Le col de l’utérus évolue au fil du cycle menstruel, sous l’influence des oestrogènes : son observation quotidienne permet de repérer l’ovulation, mais aussi un début de grossesse.
En cas de nidation, le col est haut, mou et fermé. Ces modifications du col en début de grossesse varient d’une femme à l’autre, surtout en termes de timing !
Le col de l’utérus fait partie des signes précoces de grossesse, mais ne permet pas de valider (ou non) une grossesse à lui seul.
On ne peut pas valider une ovulation, ni ouvrir et refermer sa fenêtre de fertilité en n’observant que le col de l’utérus : cela doit toujours se faire en double contrôle avec la température, et le col peut alors se substituer à l’observation de la glaire cervicale comme second indicateur de symptothermie.
Le col de l’utérus subit aussi des variations tout au long de la grossesse et après l’accouchement.
Ah le col de l’utérus ! Un concept bien connu des femmes qui ont déjà accouché (et qui ont appris à compter en “doigts”), mais souvent totalement obscur pour toutes les autres !
Et pour cause, niché au fond de notre vagin, cette porte d’entrée vers notre utérus est une zone secrète que personne, à part votre gynéco muni de son fameux spéculum, n’a pu entrevoir… Il faut donc faire preuve d’une grande imagination pour le visualiser, et la féérie atteint des sommets quand il s’agit d’aller le toucher.
Pourtant, si vous vous intéressez aux méthodes naturelles pour gérer votre fertilité comme lasymptothermie, vous avez forcément entendu parler du concept d’auto-palpation du col de l’utérus, permettant de savoir si vous approchez ou non de l’ovulation, voire, et c’est moins connu, si vous êtes enceinte.
Le col de l’utérus vous intrigue et vous voulez comprendre comment distinguer s’il est haut, bas, décalé, mou, dur, ouvert, fermé, sec, lubrifié, etc. pour pouvoir déterminer si vous êtes dans votre période fertile ou si une grossesse a démarré ? On va tout vous expliquer 😉
Les œstrogènes sont des hormones féminines, capitales pour notre fertilité et notre cycle menstruel.
Il existe 4 types d’œstrogènes naturels : l’estradiol (sécrété par les ovaires), l’estrone (produit par les glandes surrénales et le tissu adipeux), l’estriol et l’estétrol (uniquement présents pendant la grossesse).
Ils ont également des impacts positifs sur notre santé physique et mentale (système cardiovasculaire, ostéo-articulaire, peau, cheveux, humeur, etc.)
Les œstrogènes de synthèse, que l’on trouve dans les contraceptifs notamment, n’ont pas les mêmes effets bénéfiques.
L’excès ou la carence en oestrogènes se manifestent par certains symptômes caractéristiques, mais se décèlent aussi par prise de sang.
Quand on s’intéresse un tant soit peu à notre cycle menstruel et notre fertilité, on entend forcément parler des oestrogènes. Ces hormones féminines sont en effet essentielles à l’ovulation et donc, à la conception ! Néanmoins, le rôle des œstrogènes ne s’arrête pas là et ils ont véritablement un impact sur tout notre organisme. Ainsi, un manque d’oestrogènes, tout comme un excès de ceux-ci, peut avoir des répercussions sur notre santé hormonale, physique et mentale.
Pourquoi, comment ? Préparez-vous, on va tout vous dire sur les oestrogènes !
Les œstrogènes, définition
Les œstrogènes font partie des hormones féminines, essentielles au cycle menstruel et à la fertilité. Ce sont des hormones stéroïdiennes, car elles sont synthétisées à partir du cholestérol (et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il ne faut pas bannir les bons gras de votre alimentation !).
Les œstrogènes sont fabriqués à partir des hormones dites « hormones mâles » ou androgènes, comme la testostérone ou l’androstènedione, qui sont converties en oestrogènes grâce à une enzyme bien particulière appelée l’aromatase.
Trois types d’oestrogènes
On parle des œstrogènes au sens large, mais en réalité, il faut distinguer 3 types d’oestrogènes bien distincts :
Estradiol (E2) : chez la femme, c’est celui qui est sécrété par les follicules en développement dans les ovaires au cours du cycle menstruel. C’est aussi le plus puissant, qui a le plus de retentissements sur le corps.
Estrone (E1) : il est sécrété par les glandes surrénales et le tissu adipeux et lorsque le cycle menstruel s’arrête à la ménopause, il s’agit de la principale (et seule) source d’oestrogènes. Sa puissance oestrogénique est modérée.
Estriol (E3) : il s’agit d’un type d’oestrogènes particulier, sécrété par le placenta au cours de la grossesse à partir des cellules stéroïdiennes foetales (du bébé). Sa puissance oestrogénique est faible, il sert surtout d’indicateur de la santé du placenta et du fœtus.
On a aussi découvert un quatrième type d’oestrogènes, l’estétrol (E4), lui aussi synthétisé pendant la grossesse, par le foie du bébé. Les recherches sont à leurs débuts, mais il servirait au développement du foetus ! Plus puissant que l’estriol mais moins que l’estradiol (les oestrogènes sécrétés par nos follicules ovariens), les scientifiques travaillent sur son utilité dans les traitements hormonaux de la ménopause, car il présenterait moins d’effets secondaires de part son « action sélective sur certains récepteurs œstrogéniques ».
L’évolution des oestrogènes au cours du cycle menstruel
Les œstrogènes (ou plutôt l’estradiol, donc) sont les hormones prédominantes pendant la première moitié du cycle, du premier jour des règles à l’ovulation.
Ils sont sécrétés par les follicules ovariens en développement, et plus ces derniers maturent, plus ils en sécrètent. D’ailleurs, le follicule dominant, appelé follicule de De Graaf et qui libérera son ovocyte lors de l’ovulation, en sécrète énormément. Lorsque le cerveau détecte un certain seuil d’oestrogènes, quand leur production est au maximum à l’approche de l’ovulation, il envoie l’hormone LH pour permettre cette dite ovulation.
Les œstrogènes sont donc produits de manière exponentielle sur toute la première moitié du cycle menstruel, avant de diminuer ensuite pendant la phase post-ovulatoire (qui est plutôt la phase de la progestérone) même s’ils restent présents.
En réalité, en phase post-ovulatoire, les oestrogènes sont bien moins importants que la progestérone ! Voici à quoi ressemble, en vrai, le ratio oestrogènes / progestérone après l’ovulation :
Quel est le rôle des œstrogènes ?
Pour la fertilité
On l’a dit, les œstrogènes sont essentiels au cycle menstruel et à la fertilité féminine et voici pourquoi ! C’est une vraie hormone de croissance, qui agit à différents niveaux pour permettre l’implantation d’un embryon, à chaque cycle.
Tout d’abord, ils permettent l’épaississement de l’endomètre : l’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus et il est capital qu’il soit suffisamment épais, douillet et « accueillant » pour un futur embryon. En effet, l’embryon s’accroche à l’endomètre, puis reçoit tous les nutriments dont il a besoin pour se développer au cours de la grossesse. Les œstrogènes sont chargés de superviser la mise en place de couches de muqueuse, qui est au max de son épaisseur aux alentours de l’ovulation ; en phase post-ovulatoire, la progestérone vient peaufiner le travail en ajoutant des vaisseaux sanguins dans cette couche épaisse.
Ensuite, les œstrogènes permettent la sécrétion d’une glaire cervicale propice à une fécondation : la glaire cervicale est un mucus sécrété par les cryptes du col de l’utérus, chargé de protéger et nourrir les spermatozoïdes, en plus de les escorter vers l’ovule pendant la période fertile. Au fur et à mesure que l’ovulation approche, la glaire devient plus translucide et lubrifiée, comme du blanc d’oeuf cru et ce, grâce aux oestrogènes ! En modifiant la composition de la glaire, les œstrogènes la rendent plus accueillante pour les spermatozoïdes, ce qui signifie qu’ils peuvent mieux s’y déplacer et y survivre. D’autres études ont même démontré que la glaire cervicale favorise la capacitation des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à féconder l’ovule.
Les œstrogènes ont aussi un impact sur la position du col de l’utérus: sous leur influence, il remonte, devient plus mou, plus doux et s’entrouvre un peu, en plus de s’aligner avec le vagin ! C’est un peu comme si le pont-levis était abaissé pour permettre aux spermatozoïdes de rentrer dans le château qu’est l’utérus 🙂
De plus, les œstrogènes influencent l’expression desrécepteurs de la progestérone dans l’endomètre,hormone essentielle du cycle menstruel et de la grossesse ! Ainsi, si la progestérone est essentielle au maintien d’une grossesse parce qu’elle stabilise et maintient l’endomètre, les oestrogènes lui préparent le terrain en amont 🙂
D’ailleurs, chez la femme enceinte,les œstrogènes permettent aussi le bon développement du placenta, la croissance de l’utérus et sa vascularisation. Avec la progestérone, ils stimulent aussi les canaux galactophores en prévision de l’allaitement.
Enfin, les œstrogènes ont également une influence sur la répartition des graisses et c’est pour ça que nous les femmes, avons des hanches et des fesses plus développées que les hommes ! Cette répartition des graisses ne doit rien au hasard, car elle nous permet d’augmenter nos chances de reproduction, notamment pour fournir de l’énergie pendant la grossesse et l’allaitement 😉 Ils développent aussi la glande mammaire !
Pour la santé générale
Hormis la fertilité, les œstrogènes sont essentiels pour notre santé globale ! On s’en aperçoit d’ailleurs à la ménopause, quand la production d’estradiol se tarit et qu’il ne reste que l’estrone, un oestrogène beaucoup moins puissant.
Les oestrogènes sont essentiels à la santé cardiovasculaire : ils permettent la bonne dilatation des vaisseaux sanguins et une bonne circulation sanguine, ce qui réduit les risques d’hypertension artérielle. Ils améliorent aussi les contractions du coeur, qui est donc plus « efficace » pour envoyer le sang dans les artères. Les oestrogènes permettent aussi de faire baisser le mauvais cholestérol et donc de limiter les plaques d’athérome et réguleraient aussi la coagulation du sang, et réduisant ainsi le risque de caillots.
Les oestrogènes participent aussi à une bonne santé ostéo-articulaire: en effet, ils inhibent les cellules responsables de la destruction du tissu osseux (les ostéoclastes) et soutiennent celles qui, au contraire, favorisent la construction osseuse (les ostéoblastes). C’est d’ailleurs pour cela que le risque d’ostéoporose augmente à la ménopause, puisque les oestrogènes ne sont quasiment plus là ! Ils ont aussi des propriétés anti-inflammatoires, stimulent la production de collagène et modulent l’activité des enzymes qui dégradent le cartilage. Néanmoins, selon une étude, ils ont aussi tendance à trop assouplir nos articulations pendant la phase ovulatoire par exemple, durant laquelle les femmes sont davantage exposées au risque de blessure.
Par ailleurs, les œstrogènessont impliqués dans notre bonne santé mentale : il se trouve qu’ils ont des effets positifs sur nos neurotransmetteurs, comme la dopamine (le neurotransmetteur de la bonne humeur et de la motivation) et la sérotonine (neurotransmetteur de l’apaisement), en améliorant à la fois leur sécrétion et notre sensibilité à leurs effets ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on est généralement de meilleure humeur, plus conciliante et pleine de projets à l’approche de l’ovulation 🙂 Les oestrogènes réduiraient aussi le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez la femme.
Enfin, comme collagène, acide hyaluronique et œstrogènes sont liés, ces derniers permettent une bonne élasticité de notre peau. Ils sont aussi responsables de la beauté de nos cheveux à l’approche de l’ovulation, car ils diminuent la sécrétion de sébum 🙂 Ils permettent aussi de maintenir nos muqueuses bien hydratées, en activant les glandes responsables des sécrétions (comme la glaire cervicale) et en améliorant la circulation sanguine, ce qui favorise un apport constant en nutriments et en humidité.
Quels sont les signes d’hypoœstrogénie ou d’hyperoestrogénie ?
Maintenant qu’on a dit tout ça, vous avez compris à quel point il est crucial d’avoir suffisamment d’œstrogènes, mais il est surtout essentiel que leur quantité soit équilibrée, sous peine d’être en situation de déséquilibre hormonal. En effet, avoir trop d’oestrogènes n’est pas non plus souhaitable !
D’où peut venir cette carence en œstrogènes ? Cela dépend de chaque femme et elle peut être multifactorielle, mais on peut citer : les carences alimentaires (notamment en protéines et en bons gras), l’insuffisance ovarienne précoce, la périménopause (notamment en deuxième partie, quand le cycle commence à vraiment ralentir) et tout ce qui peut bloquer l’ovulation et la sécrétion d’oestrogènes par les follicules, comme une prise de poids soudaine, l’anorexie mentale, l’excès de sport et des problèmes de la commande centrale (au niveau du cerveau) pour déclencher l’ovulation.
Hyperoestrogénie
Beaucoup de femmes souffrent aussi d’un excès d’ œstrogènes, dont voici les principaux symptômes :
Entre autres ! L’hyperoestrogénie, notamment en deuxième partie de cycle, peut être réelle (la progestérone est OK, mais les oestrogènes sont trop hauts) ou relative (les oestrogènes sont tout à fait dans les normes, mais il y a une carence en progestérone).
Cette prédominance des œstrogènes peut, là encore, être multifactorielle : elle peut venir d’une exposition aux perturbateurs endocriniens, à un certain surpoids (puisque le tissu adipeux stocke et sécrète des oestrogènes), ou encore à un souci de détoxification des oestrogènes.
En effet, une fois que l’ovulation est passée, le corps doit éliminer les oestrogènes : pour ce faire, ils doivent passer par le foie pour être transformés en déchets hydrosolubles (éliminables par les urines). Le foie en profite pour les désactiver grâce à ce qu’on appelle un processus de conjugaison. Ensuite, plusieurs voies d’élimination des oestrogènes sont possibles : la voie 2-OH, qui est la plus protectrice, la voie 4-OH (qui est neutre) et 16-OH, la plus dangereuse. Lorsque les oestrogènes prennent cette troisième voie, ils sont dégradés sous forme de métabolites toujours actifs, assez agressifs et potentiellement cancérigènes.
Ensuite, les oestrogènes doivent passer par les intestins pour être éliminés ! Or, notre microbiote abrite l’estrobolome, qui sont des bactéries capables de déconjuguer les œstrogènes grâce à une enzyme, la bêta-glucuronidase : cela leur permet de rejoindre la circulation sanguine sous leur forme active ! Ils peuvent ensuite se loger dans le tissu adipeux et continuer à avoir un impact sur l’équilibre hormonal féminin. Le système digestif est donc primordial pour une bonne régulation des oestrogènes.
Voici donc quelques symptômes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille, mais attention, ne faites pas d’auto-diagnostic : parlez-en à votre médecin (gynécologue, sage-femme ou endocrinologue) ! Il peut vous proposer de faire doser vos oestrogènes par prise de sang au troisième jour de votre cycle, mais aussi 7 jours après votre ovulation, pour évaluer le ratio œstrogènes / progestérone.
L’évolution des oestrogènes au cours de la vie d’une femme
Les œstrogènes nous accompagnent tout au long de notre vie de femme : cependant, ils ne sont pas présents dans les mêmes proportions selon les périodes !
Généralement, nous en sécrétons peu avant l’adolescence, car les follicules ovariens sont en dormance. Puis, au moment de la puberté, les follicules s’activent, mais l’ovulation peut avoir du mal à se faire : il n’est donc pas rare que les adolescentes souffrent d’hyperoestrogénie relative, car sans ovulation, pas de progestérone pour contrebalancer les œstrogènes ! Néanmoins, cette situation est normale et transitoire : les cycles mettent plusieurs années à se caler 🙂
Ensuite, une fois que nos ovaires ont trouvé leur rythme de croisière, les œstrogènes (et plus précisément l’estradiol) fluctuent au fil des cycles, en étant prédominants en phase pré-ovulatoire (sauf si déséquilibre).
Suit la périménopause, la phase de transition entre le cycle « normal » et son arrêt définitif. Durant cette période, les œstrogènes varient de deux manières distinctes :
En première partie, les femmes sont souvent en hyperoestrogénie relative, car l’ovulation est de moindre qualité et la progestérone devient insuffisante. Le cerveau peut aussi sur-stimuler les follicules pour permettre l’ovulation, ce qui conduit à une plus grande sécrétion d’œstrogènes.
En deuxième partie, les follicules sont de moins en moins stimulés et les oestrogènes sont en berne. Néanmoins, la FSH (l’hormone que l’hypophyse envoie aux ovaires pour les stimuler) est élevée, comme si le cerveau criait sur les ovaires pour se faire entendre.
À la ménopause, les ovaires ne sécrètent plus d’estradiol et il ne reste que l’estrone, produit en moindre quantité et à la puissance oestrogénique bien moindre, ce qui explique tous les effets secondaires pas cools du tout que beaucoup de femmes ménopausées subissent (insomnies, bouffées de chaleur, problèmes cardio-vasculaires, ostéoporose, etc.).
Que penser des oestrogènes de synthèse ?
Quand les œstrogènes viennent à manquer, on propose souvent aux femmes de prendre un médicament avec des oestrogènes de synthèse. Ces œstrogènes « chimiques » sont également présents dans la pilule contraceptive : si la progestérone synthétique bloque l’ovulation, les oestrogènes de synthèse, eux, permettent d’épaissir l’endomètre et donc d’avoir des saignements en fin de plaquette (les fameuses « hémorragies de privation »).
Néanmoins, ces œstrogènes synthétiques (souvent de l’éthinylestradiol (EE)), n’ont pas du tout les mêmes effets positifs que les oestrogènes naturels sur notre fertilité et notre santé globale, car leur structure moléculaire est trop différente !
Ils ne sont également pas dénués d’effets secondaires :
Risques cardiovasculaires majorés (alors que les « vrais » œstrogènes sont protecteurs !), ce qui explique qu’ils soient contre-indiqués aux femmes ayant des problématiques cardiaques et/ou circulatoires, aux fumeuses, etc.
Troubles de l’humeur
Acné
Maux de tête
Modification de la libido
Tensions mammaires
Prise de poids
Entre autres !
C’est la raison pour laquelle certaines pilules plus récentes contiennent plutôt de l’estradiol bio-identique ou de l’estétrol, notamment dans les traitements hormonaux de la ménopause « à la française ».
Questions fréquentes
Quand et comment doser les oestrogènes ?
Chez la femme, on dose les œstrogènes par prise de sang au 3ème jour du cycle (qui correspond au troisième jour des règles), puis 7 jours après l’ovulation, pour observer leur taux par rapport à celui de la progestérone.
Quel est le taux d’œstrogènes normal ?
Tout dépend du moment du cycle menstruel, mais aussi des normes des laboratoires. Par ailleurs, il est toujours intéressant d’évaluer le taux d’oestrogènes en fonction de ceux d’autres hormones (comme la LH, la FSH et la progestérone).
Le soja peut-il augmenter le taux d’œstrogènes ?
Sur ce point des phytoestrogènes, les études sont partagées : ils peuvent tout à fait s’ajouter à nos œstrogènes et créer un climat hyperoestrogénique, mais peuvent aussi avoir une fonction régulatrice en se plaçant sur leurs récepteurs. Ainsi, il vaut peut-être mieux adapter sa consommation de soja par exemple au cas par cas !
Les hommes ont-ils des oestrogènes ?
Oui, les hommes ont aussi un petit peu d’oestrogènes ! En effet, leur testostérone est convertie en œstrogènes grâce à l’aromatase.
Comme chez les femmes, les oestrogènes participent à la santé cardiovasculaire et ostéo-articulaire des hommes. Il peut aussi arriver qu’ils aient trop d’oestrogènes, ce que l’on peut repérer grâce à la présence de « seins » chez l’homme, ou une répartition gynoïde des graisses (sur les fesses, les cuisses et les hanches, comme chez les femmes). Cela peut d’ailleurs perturber leur libido et leur fertilité !
Les oestrogènes provoquent-ils des cancers ?
Non, les œstrogènes naturels ne sont pas intrinsèquement dangereux, et bien équilibrés, ils jouent un rôle protecteur dans d’autres contextes.
Les études démontrent que les oestrogènes peuvent augmenter le cancer du sein et de l’endomètre, qui sont deux tissus influencés par ces hormones. Néanmoins, cela dépend aussi de la durée d’exposition aux œstrogènes au cours de la vie (puberté précoce, ménopause tardive, grossesses ou non), de leur quantité (à toujours corréler avec la quantité de progestérone) et de facteurs génétiques. Par ailleurs, l’exposition aux oestrogènes diminuerait le risque de cancer de l’ovaire et du côlon.
Tout dépend également de la manière dont sont éliminés les oestrogènes : les hormones sont en effet éliminés par le foie, qui filtre le sang et fait en sorte que les déchets métaboliques soient éliminés par les selles ou les urines. Or, pour éliminer les oestrogènes, le foie a trois manières de le faire, trois « voies » d’élimination : la voie 2-OH, la voie 4-OH et la voie 16-OH (c’est un petit peu technique, on vous le concède !). Or, la voie d’élimination par le foie 2-OH serait protectrice, alors que la voie 16-OH peut au contraire stimuler la croissance anormale de tissus (fibromes, kystes ovariens, endométriose) et de cellules cancéreuses.
Concernant les oestrogènes de synthèse (EE), ils seraient en revanche liés à un sur-risque de cancer du sein, du col de l’utérus et du foie, par exemple si la femme a pris la pilule pendant plusieurs années ou un traitement hormonal substitutif « à l’américaine », sans oestrogènes bio-identiques (ce qui n’est pas le cas avec le THM « à la française », qui emploie des hormones bio-identiques). Néanmoins, le niveau de risque redevient similaire à celles des femmes qui n’en ont pas pris au bout de 10 ans d’arrêt.
Nous avons terminé notre plongée passionnante au coeur des œstrogènes ! Ces hormones, absolument clés pour notre fertilité ont également des effets parfois insoupçonnés sur notre corps tout entier, et même sur notre cerveau. Et on en découvrira sans doute de nouveaux à l’avenir !
Qu’en pensez-vous ? Si vous avez des questions ou des remarques à apporter, surtout, n’hésitez pas nous les partager en commentaires 😉
La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) est une méthode de contraception naturelle qui repose sur l’allaitement exclusif du bébé.
La prolactine sécrétée durant la période de l’allaitement bloque / entrave l’ovulation et le cycle menstruel.
Cette méthode est très efficace, avec un taux de fiabilité de 98%.
Néanmoins, la MAMA répond à des critères d’application bien définis : allaitement exclusif, pendant les 6 premiers mois du bébé, sur un rythme de 6 tétées toutes les 24 heures et tant que la maman n’a pas eu son retour de couches.
Une fois les 6 premiers mois de l’enfant écoulés, d’autres moyens de contraception sont disponibles en post-partum, qu’ils soient hormonaux ou naturels.
Saviez-vous que l’allaitement peut être un moyen de contraception très efficace ? C’est sur cette base que repose la méthode MAMA, la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. En effet, l’allaitement bloque, sous certaines conditions bien précises, le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires qui aboutit en temps normal sur une ovulation : or, sans ovulation, pas de chances de fécondation !
Dans cet article, on va vous expliquer en détail comment la méthode MAMA fonctionne et pourquoi elle peut être efficace pour empêcher une grossesse en post-partum. On va aussi revenir sur les quelques règles que cette méthode impose et qui ont une importance capitale pour sa fiabilité 🙂
Le cycle menstruel et la santé féminine sont gouvernés par un dialogue permanent entre notre cerveau, notre système reproducteur et nos différentes hormones, qui se répondent entre elles.
Les principales hormones féminines sont la LH et la FSH (qui sont deux hormones sécrétées par l’hypophyse, située dans notre cerveau), mais aussi et surtout les œstrogènes et la progestérone, sécrétées au niveau ovarien.
Les hormones féminines fluctuent tout au long du cycle menstruel et de la vie d’une femme, de la puberté à la ménopause.
Nos hormones féminines nous permettent de démarrer une grossesse, mais elles ont des retentissements sur tout notre organisme.
Il arrive que nos hormones soient en déséquilibre, en raison du stress, de notre hygiène de vie et/ou des perturbateurs endocriniens : dans ce cas, des solutions médicamenteuses et naturelles existent !
Ah, les femmes et leurs hormones !! On a souvent l’impression qu’il s’agit d’un binôme inséparable et infernal, responsable de toutes nos sautes d’humeur et autres contrariétés.
Si les femmes sont, comme les hommes, régulées par ces subtils messagers (qui activent le sommeil, la digestion ou encore le désir sexuel !), elles ont quelques hormones bien spécifiques qui les distinguent de leurs homologues masculins.
Or, ces hormones féminines ne sont pas qu’un “truc” de femme enceinte, ménopausée ou qui a ses règles. Elles jouent un rôle considérable dans notre fertilité, notre féminité, notre énergie et notre santé en général.
Vous vous demandez comment fonctionne ce subtil jeu hormonal ? Vous voulez savoir en quoi elles sont loin d’être un ennemi, mais au contraire un super pouvoir ? On vous explique !
Hormones féminines : qui sont-elles et comment évoluent-elles au fil du cycle menstruel ?
Les hormones sexuelles féminines ne sont pas un long fleuve tranquille : leur niveau varie à chaque étape de la vie d’une femme, et à chaque phase de son cycle menstruel.
Sauf avec une contraception hormonale, où les fluctuations hormonales sont bloquées et où le cycle devient lisse et linéaire (on y revient plus bas !), nos hormones font donc le roller coaster avec un objectif bien précis : nous rendre fertile et permettre l’ovulation, puis la nidation !
GnRH, FSH et LH : notre fertilité commence dans notre cerveau
Chose qui peut paraître étrange, mais notre cycle menstruel démarre, non pas dans nos ovaires, mais dans notre tête !
En effet, c’est le cerveau qui lance l’ovulation : dès le début des règles, notre hypothalamus lance le cycle en sécrétant une hormone, la GnRH (gonadolibérine) à destination d’une autre zone cérébrale, l’hypophyse.
À son tour, l’hypophyse sécrète de la FSH, qui commande aux ovaires de se réveiller : cette hormone stimule les follicules, afin qu’ils maturent. Au bout de quelques jours, un follicule connaît une croissance plus rapide que les autres (c’est le follicule de De Graaf) : mais pour pouvoir être libéré de l’ovaire jusqu’à la trompe utérine (où il pourra, le cas échéant, rencontrer un spermatozoïde), l’ovule a besoin d’un nouveau message venant du cerveau : c’est là qu’intervient l’autre hormone hypophysaire, l’hormone lutéinisante (LH). Elle est sécrétée en quantités importantes environ 18 heures avant l’ovulation, lorsque l’hypophyse perçoit un pic d’œstrogènes. C’est d’ailleurs elle que l’on mesure avec les tests urinaires d’ovulation, puisqu’elle est présente en grande quantité juste avant la libération de l’ovule.
La LH et la FSH ne sont pas des hormones purement féminines (les hommes en ont aussi afin de créer des spermatozoïdes), mais ce sont elles qui parlent avec nos ovaires et nos hormones ovariennes : les œstrogènes et la progestérone.
Les œstrogènes, les hormones qui préparent l’ovulation
Lorsque les follicules commencent à être stimulés par le cerveau (et plus précisément la FSH) en début de cycle, on entre alors dans la phase pré-ovulatoire (ou phase folliculaire), durant laquelle dans chaque ovaire, un petit groupe de follicules sont stimulés : ce sont eux qui produisent des œstrogènes (lien), en quantité croissante au fur et à mesure qu’ils maturent.
Plus précisément, les follicules ovariens produisent un type d’oestrogène très particulier, l’ estradiol. En effet, les femmes sécrètent aussi 3 autres types d’œstrogènes, qui n’ont pas la même force de frappe : l’ estriol (par les glandes surrénales et le tissu adipeux), l’ estrone et l’estétrol (sécrétés uniquement pendant la grossesse). Ainsi, le cycle menstruel est le plus grand pourvoyeur d’oestrogènes naturels, autant en termes de quantité que de puissance oestrogénique.
Le rôle des œstrogènes est de préparer à la fois l’ovule, mais aussi la paroi de l’utérus (appelée endomètre), qui va s’épaissir pour qu’un embryon puisse venir s’y implanter, dans le cas où il y aurait une fécondation. Les oestrogènes sont aussi à l’origine de la glaire cervicale, qui permet d’identifier que l’on entre dans sa fenêtre de fertilité, grâce à sa texture qui devient plus étirable et translucide.
Au fur et à mesure que les follicules maturent, ils libèrent de plus en plus d’oestrogènes : le follicule de De Graaf en produit énormément et c’est ce pic oestrogénique qui déclenche le pic de LH du côté du cerveau.
Si on récapitule : lorsqu’on a un pic de LH et d’oestrogènes, c’est que l’ovulation est imminente ! Le grand moment de l’ovulation arrive alors : l’ovule est libéré et il va vivre entre 12 et 24 heures seulement.
Les oestrogènes sont les hormones du plaisir, de la sexualité et de la fertilité par excellence ! En effet, ces hormones féminines ont d’autres fonctions annexes liées à la reproduction :
Ils développent nos organes féminins et caractères sexuels secondaires à la puberté (seins, utérus, endomètre, poils)
Ils nous font nous sentir belle, attirante, sexuellement excitée(libido en folie avant l’ovulation !)
Ils entraînent donc la production de glaire cervicale, qui nous rend fertile et nourrit les spermatozoïdes
Ils répartissent nos graisses sur nos hanches et nos cuisses et élargissent nos hanches, pour nous permettre de porter un enfant.
La progestérone, l’hormone de la grossesse
La progestérone est la deuxième hormone du cycle menstruel, aussi importante que les oestrogènes !
Une fois l’ovulation passée, on entre dans la phase lutéale ou phase post-ovulatoire : l’enveloppe du follicule (vidé de son ovule qui est parti attendre un spermatozoïde dans la trompe utérine) est transformée en corps jaune : c’est lui qui sécrète la progestérone.
Le rôle de la progestérone est de maintenir le nid au cas où l’ovule aurait été fécondé par un spermatozoïde (en gros, c’est un peu Jean-Claude Dusse tous les mois : “sur un malentendu, ça peut marcher” !). Sauf que la plupart du temps, il n’y a pas eu de fécondation.
La progestérone a aussi un effet bloquant de la FSH et la LH, pour empêcher toute nouvelle stimulation des ovaires et maturation d’un nouveau follicule. Elle n’a qu’un seul et unique but : préserver l’éventuelle grossesse en cours et éviter toute perturbation (elle ne sait pas encore si ça a marché ou pas…).
La phase post ovulatoire dure entre 11 et 16 jours et pendant cette période, le corps est dans l’incertitude quant à cette possible fécondation. La progestérone reste donc élevée, et les oestrogènes remontent un peu aussi. La FSH et la LH sont inhibées par la progestérone.
Au bout des 14 jours, tout le monde fait le point : s’il n’y a pas eu fécondation, le corps jaune bat en retraite et se désintègre, entraînant une chute brutale de la progestérone.
En conséquence, le nid qui tapissait l’endomètre et qui était entretenu par la progestérone n’est plus maintenu et se désintègre lui aussi. Les couches vascularisées de l’utérus se détachent et descendent par le vagin : ce sont les règles qui arrivent !
Et voilà, la boucle est bouclée, on repart pour un tour ! Du fait de la chute de la progestérone, la FSH et la LH ne sont plus inhibées, elles reprennent donc du service pour qu’un nouvel ovule soit préparé. Et ainsi de suite…, jusqu’à la ménopause (ou une grossesse bien sûr !).
Fait chuter notre libido (c’est à cause d’elle qu’on est souvent moins open en seconde partie de cycle, avant les règles…).
La testostérone
La testostérone est une hormone que l’on retrouve en grande quantité chez les hommes, mais les femmes en ont aussi un petit peu, produite par les ovaires et les glandes surrénales.
Elle participe à notre fertilité, car elle stimule la croissance des follicules ovariens et augmente notre libido autour de l’ovulation (timing parfait, quand on veut concevoir), mais aussi avant nos règles ! Elle a aussi un rôle à jouer sur notre masse musculaire et c’est aussi et surtout à partir de cette hormone androgène (entre autres) que sont produits les oestrogènes, grâce au processus de l’aromatase.
Les impacts des hormones féminines sur notre santé globale
Maintenant qu’on a vu ensemble à quoi servent nos hormones féminines pour notre fertilité, il faut aussi qu’on aborde us bienfaits pour notre santé en général !le Car oui, elles ont un impact sur une multitude de mécanismes dans notre corps, ce qui les rend d’autant plus essentielles pour notre équilibre global.
L’impact des oestrogènes sur notre santé globale
Voici une liste non exhaustive des effets positifs des œstrogènes dans notre organisme :
Ils améliorent notre santé cardiovasculaire, notamment en permettant une bonne dilatation de nos vaisseaux sanguins
Ils consolident nos os, en favorisant l’activité des ostéoblastes, les cellules qui construisent nos os
Ils stimulent la production de collagène, ce qui améliore la qualité de notre peau et de nos cheveux (sympa !), surtout que ce sont aussi de très bons antioxydants
Les œstrogènes sont aussi liés à notre humeur, notamment grâce à leur action sur notre dopamine et notre sérotonine
Enfin, ils seraient neuro-protecteurs.
Entre autres ! N’hésitez vraiment pas à lire notre article dédié aux œstrogènes pour tout savoir sur tous leurs impacts sur notre corps 🙂
L’impact de la progestérone sur notre santé globale
La progestérone, hormone de la seconde partie du cycle menstruel est également tellement précieuse !
Elle a un effet anxiolytique et sédatif, grâce à son effet sur le récepteur cérébral GABA, qui active notre système para-sympathique (la pédale de frein de notre sytème nerveux). Une étude a même révélé que les femmes sous contraceptif hormonal sont plus susceptibles de souffrir de dépression, du fait du blocage de la progestérone.
Elle participe à notre santé cardiovasculaire, notamment par son action diurétique, qui permet de faire baisser la pression artérielle.
Elle permet d’équilibrer l’action des oestrogènes : ces derniers peuvent par exemple provoquer de la rétention d’eau, que la progestérone vient « annuler », une nouvelle fois grâce à son action diurétique.
Ces deux hormones sont donc très complémentaires : si elles sont équilibrées, notre cycle (et notamment nos règles) se déroulent sans encombre. En cas de déséquilibre, des désagréments peuvent intervenir.
Comment évoluent les hormones féminines au cours de la vie d’une femme ?
Nos hormones sexuelles féminines évoluent tout au long de notre vie et leur présence ne se fait pas ressentir de la même manière quand on a 12 ans, 25 ans, 36 ans ou 45 ans 🙂
Puberté
Au moment de la puberté, nos follicules ovariens, auparavant endormis, sont réveillés par le cerveau (et la fameuse FSH) : le cycle commence doucement à se mettre en route et il va lui falloir plusieurs années avant de trouver son rythme de croisière.
Durant ce laps de temps, les follicules sont donc stimulés, des oestrogènes sont sécrétés, mais le système n’est pas encore suffisamment mûr : l’ovulation peut donc avoir du mal à se produire. Ainsi, les jeunes filles peuvent être en situation d’hyperoestrogénie, car comme l’ovulation ne se fait pas (ou pas bien), beaucoup d’oestrogènes sont sécrétés, sans qu’il n’y ait suffisamment de progestérone.
Cela peut provoquer des symptômes comme des pertes blanches abondantes (qui sont en réalité de la glaire cervicale), des règles abondantes et douloureuses, un syndrome prémenstruel marqué etc. C’est normal et souvent transitoire !
Grossesse
Pendant la grossesse, la progestérone, hormone de la gestation, est sécrétée en grande quantité. Les oestrogènes suivent le mouvement, ce qui explique que notre peau et nos cheveux soient on fire, mais aussi que l’on produise souvent beaucoup de glaire cervicale et que l’ait éventuellement des petits soucis de constipation, par exemple.
Les femmes enceintes sécrètent aussi de la beta hCG durant leur premier trimestre de grossesse, qui peut générer des nausées.
Périménopause
Lorsqu’une femme entre dans sa période de périménopause, son cycle menstruel commence à dysfonctionner. En effet, il ne s’arrête pas d’un coup et met même parfois une dizaine d’années pour le faire ! Entre-temps, on subit un peu une « puberté à l’envers », avec un arrêt progressif de notre activité ovarienne.
La périménopause se déroule généralement en deux temps :
Les ovulations sont de moins bonne qualité, ce qui conduit à une carence en progestérone, avec tous les symptômes associés (notamment, un syndrome prémenstruel assez prononcé et des cycles courts). On a donc des oestrogènes en excès par rapport à la progestérone.
Puis, les ovulations vont se faire de plus en plus rares, car nos follicules sont moins bien stimulés par le cerveau et/ou réagissent moins à la FSH. Les oestrogènes se mettent donc eux aussi à chuter progressivement.
Ménopause
Au bout d’un moment, le cycle menstruel s’arrête :totalement on estime qu’une femme est ménopausée quand elle n’a pas eu ses règles pendant plus d’un an.
Qu’est-ce qui peut perturber / déséquilibrer nos hormones féminines ?
Règles douloureuses, syndrome prémenstruel, cycles irréguliers, acné hormonale, etc. sont autant de symptômes qui peuvent signifier qu’un déséquilibre hormonal est à l’oeuvre.
Une déficience en oestrogènes peut par exemple provoquer des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une sécheresse vaginale, entraîner de l’anxiété voire une dépression, faire chuter la libido, l’appétit ou la mémoire, etc.
Au contraire, un excès d’oestrogènes ou une carence en progestérone peuvent être la cause du fameux syndrome prémenstruel (lien) (maux de ventre, de tête, nausées, tensions dans la poitrine, irritabilité, rétention d’eau, etc.). Mais pourquoi nos hormones féminines peuvent être mises à mal, qu’est-ce qui peut venir les chambouler ?
La contraception hormonale
Cela peut paraître un peu surprenant, mais oui, les hormones de synthèse présentes dans les contraceptifs oraux viennent perturber nos « vraies » hormones féminines : c’est même leur rôle ! En effet, elles viennent bloquer les hormones féminines et les mettre en sommeil forcé, dans le but d’empêcher l’ovulation. Sous contraceptif hormonal, on ne sécrète plus d’oestrogènes, ni de progestérone !
Sauf que, point très important : les hormones naturellement produites par nos ovaires jouent un rôle fondamental dans notre santé, ce qui n’est pas le cas des hormones de synthèse apportées par un contraceptif. Tous les effets bénéfiques listés juste avant ne valent donc pas dans en cas de prise d’une contraception hormonale.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les femmes qui arrêtent lapilule contraceptive découvrent très souvent qu’elles ont une libido bien supérieure à ce qu’elles pensaient. En bloquant les oestrogènes, la pilule peut en effet avoir un effet dévastateur sur le désir sexuel (entre autres !). Par ailleurs, on préconise souvent aux femmes qui ont des règles irrégulières ou douloureuses de prendre la pilule, afin d’éteindre le cycle menstruel : sauf que cette dernière peut avoir des effets secondaires tout à fait semblables au SPM :s
Enfin, un cycle au naturel vécu sans douleurs et sans complication (c’est la norme, rappelons-le !) est un excellent marqueur de notre bonne santé. Les éventuels dysfonctionnements sont une façon de repérer des déséquilibres hormonaux, ce que l’on ne peut pas faire avec un contraceptif hormonal, qui masque les symptômes, sans les traiter à la racine.
A contrario, les méthodes de contraception barrière (préservatif, cape cervicale, diaphragme, etc.) ne viennent pas du tout perturber nos hormones féminines, puisqu’ils n’ont aucun impact sur elles. Néanmoins, on sait que ces méthodes ont des taux de fiabilité plus faibles que les méthodes hormonales !
Pour pallier cela, il est aussi possible d’opter pour une méthode d’observation du cycle menstruel, afin de repérer sa période de fertilité et son ovulation (et adapter sa sexualité en conséquence si on ne souhaite pas avoir d’enfant sur le cycle en cours). En effet, on a vu ensemble que nos hormones nous parlent, ou du moins, qu’elles signalent leur présence par des symptômes très caractéristiques !
Quand les oestrogènes sont au max avant l’ovulation, on sécrète davantage de glaire cervicale et on la voit « monter en qualité », elle devient crémeuse, laiteuse, « blanc d’oeuf cru » ;
Une fois l’ovulation passée, la progestérone augmente notre température corporelle et la glaire s’assèche.
C’est la raison pour laquelle la symptothermie par exemple, se base sur ces deux indicateurs (glaire cervicale + température) pour déterminer la date de l’ovulation. Et ce, de manière plutôt très efficace, puisque son taux de fiabilité pratique (dans la vraie vie, donc), est de 98% !
Les perturbateurs endocriniens
Tout est dit dans le mot : les perturbateurs endocriniens perturbent notre système endocrinien, c’est–à-dire notre système hormonal.
Ces substances problématiques, que l’on retrouve absolument partout (dans l’air, dans l’eau, dans nos vêtements, notre déco, nos produits de beauté et ménagers, etc.) agissent de deux manières : soit elles bloquent l’action de nos hormones en se plaçant sur leurs récepteurs, soit elles les imitent et leurrent le cerveau.
Les phases de la vie : la puberté ou la périménopause
Comme on l’a vu un peu plus haut, nos hormones féminines sont parfois en déséquilibre lorsque le cycle menstruel se lance et lorsqu’il commence à montrer des signes de fatigue. Généralement, la puberté et la périménopause sont des phases durant lesquelles les oestrogènes prédominent, même si à l’approche de la ménopause, les oestrogènes chutent également.
Une pathologie (endométriose, SOPK, etc).
Parfois, les hormones féminines peuvent aussi être déséquilibrées en raison d’une maladie génétique ou d’un trouble du cycle menstruel, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’endométriose ou une insuffisance ovarienne précoce.
Dans ce cas, des solutions médicales existent, heureusement ! Ces pistes thérapeutiques peuvent aussi être renforcées par des aménagements de l’hygiène de vie.
Notre mode de vie
En effet, notre mode de vie a un rôle immense à jouer dans notre équilibre hormonal ! Voici, entre autres, ce qui peut avoir un impact négatif sur nos hormones féminines :
L’alcool, le tabac, les drogues, etc.
Le manque d’exercice physique
Une mauvaise flore intestinale causant des inflammations
Une alimentation déséquilibrée
Le stress, les hormones du stress perturbant celles du cycle.
La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de soulager ce déséquilibre grâce à un traitement hormonal (en choisissant bien des hormones bio-identiques), mais aussi plus naturellement en modifiant son alimentation et ses habitudes de vie !
C’est d’ailleurs tout l’objectif du Moody Club : vous aider à identifier vos déséquilibres hormonaux et surtout les pistes à creuser chez vous (car ces pistes ne sont malheureusement pas universelles !) pour atténuer tous leurs effets secondaires négatifs et mieux vivre avec votre corps, votre esprit et vos hormones 🙂
Pour résumer – Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une hormone ?
Les hormones sont des substances sécrétées par nos glandes endocrines, comme le pancréas pour l’insuline, les glandes surrénales pour le cortisol ou les follicules ovariens pour les oestrogènes. Elles véhiculent des messages chimiques auprès de leurs cellules cibles en circulant dans le sang.
Quelles sont les hormones chez la femme ?
Chez la femme, les hormones sexuelles féminines sont essentiellement les oestrogènes et la progestérone.
Les femmes ont-elles de la testostérone ?
Oui, les femmes sécrètent un petit peu de testostérone (qui a un rôle à jouer sur notre libido et notre masse musculaire), tout comme les hommes ont un petit peu d’oestrogènes et de progestérone, sécrétés par leurs glandes surrénales.
Quels sont les effets des hormones ?
Les effets des hormones en général sont multiples, car elles gouvernent un grand nombre de réactions biochimiques dans notre corps : notre glycémie, notre température, notre appétit, etc.
Si on s’en tient aux hormones sexuelles féminines que sont les oestrogènes et la progestérone, leurs effets se font sentir sur notre fertilité (la FSH, la LH et les oestrogènes permettent l’ovulation) et sur notre capacité à mener à bien une grossesse (surtout grâce à la progestérone).
Les oestrogènes boostent la sécrétion de la glaire cervicale, épaississent l’endomètre, modifient le col de l’utérus pour permettre le passage des spermatozoïdes, mais ils sont aussi responsables de la répartition des graisses sur nos hanches par exemple, et le développement de nos seins. Entre autres !
De son côté, la progestérone prépare la grossesse en augmentant notre température, en vascularisant l’endomètre et en détendant nos muscles et notre esprit. Elle prépare aussi nos seins à l’allaitement !
Ces quelques effets sont assez réducteurs, car nos hormones féminines jouent aussi sur tout notre équilibre global, ce dont on s’aperçoit souvent au moment de la ménopause, quand elles ne sont plus là :s
Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal (et comment le résoudre ?)
Pour savoir si on a un déséquilibre hormonal, on peut faire plusieurs choses :
Prêter attention aux symptômes que l’on ressent tout au fil du cycle et les noter : si on voit que certains reviennent toujours au même moment, il se peut qu’ils aient une cause hormonale !
Observer son cycle menstruel grâce à une méthode comme la symptothermie : en plus de permettre de repérer l’ovulation, elle vous donnera la possibilité de voir si vous avez du mal à ovuler ou une phase post-ovulatoire un peu courte, par exemple, qui pourrait expliquer des problèmes de fertilité et/ou un SPM.
En parler à votre médecin et éventuellement réaliser un bilan hormonal : on peut doser la LH, la FSH et les œstrogènes au 3ème jour du cycle, ainsi que la progestérone et une nouvelle fois, les œstrogènes 7 jours après l’ovulation.
La résolution du déséquilibre dépend de sa cause première et de votre physiologie propre ! Il n’y a donc pas de solution miracle, ou toute faite, malheureusement 🙁 Néanmoins, des solutions sont possibles, qu’elles soient médicales ou basées sur votre hygiène de vie (en sachant que les deux sont tout à fait complémentaires !). Si vous souhaitez creuser la deuxième option, on a créé pour vous, le Moody Club 🙂
Quelle est l’hormone du désir chez la femme ?
Les oestrogènes et la testostérone (qui sécrète, comme par hasard juste avant l’ovulation) sont deux hormones qui font grimper la libido 😉
Bref, on s’arrête ici parce que l’article est déjà très long (bravo à vous si vous êtes arrivée jusque là, d’ailleurs !), mais il y a tellement de choses à dire sur nos hormones féminines !
Les œstrogènes et la progestérone sont deux hormones fascinantes, qui ont des rôles riches et complexes sur nos organes reproducteurs et dont il est important de prendre soin. En effet, quand le fonctionnement de ces hormones est perturbé, tout notre corps, notre fertilité et notre bien être s’en trouvent perturbés ! Elles sont en tout cas de formidables messagères de ce qu’il se passe dans notre corps et nous permettent, quand on sait les écouter, de repérer les moments clés de notre cycle menstruel.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous connaissiez toutes ces subtilités de nos hormones ? 🙂
Juste avant et pendant les règles, nos hormones féminines chutent et atteignent leur niveau minimal : ce shift hormonal n’est pas sans conséquences sur notre cerveau et notre digestion.
Les nausées avant et pendant les règles ne sont pas normales ou physiologiques : elles traduisent une difficulté pour le corps à s’adapter à la chute hormonale et sont l’un des symptômes du syndrome prémenstruel (SPM).
Elles peuvent aussi être liées à l’activité des prostaglandines, les molécules pro-inflammatoires nécessaires aux contractions utérines, mais qui peuvent avoir un impact sur notre estomac et nos intestins.
Des solutions médicamenteuses et naturelles existent pour soulager le SPM et/ou les nausées associées.
Avant nos règles, il n’est pas rare qu’on ne se sente pas très bien, qu’on ait comme une sensation de malaise général, voire carrément des nausées ! Ces nausées peuvent aussi se faire ressentir pendant nos règles, pour notre plus grand bonheur (non).
Ces nausées ont donc clairement un lien avec notre cycle menstruel, mais on est en droit de se demander pourquoi ? Les douleurs utérines, les maux de tête, la fatigue and co qu’on subit aussi parfois avant nos règles ne sont-ils pas suffisants ? Dans ce qui suit, on va décortiquer les mécanismes à l’oeuvre qui expliquent ces nausées et surtout, on va aussi lister les solutions qui existent pour les soulager 🙂
La prolactine, l’hormone de la lactation, peut également être sécrétée par les femmes non enceintes ou allaitantes et impacter leur fertilité, car cette hormone perturbe voire bloque l’ovulation.
Des symptômes cliniques comme la galactorrhée (un écoulement de lait) et un dosage sanguin de la prolactine permettent de repérer un taux de prolactine trop élevé.
Les causes de l’hyperprolactinémie sont multiples : adénome, stress et hypothyroïdie sont trois pistes à creuser !
Des solutions médicales et naturelles peuvent aider en cas de prolactine trop élevée.
La prolactine est une hormone dont on parle essentiellement aux femmes enceintes et aux jeunes mamans qui allaitent leur enfant. Dans ce cas, il est tout à fait normal que cette hormone soit présente en grande quantité dans l’organisme ! Là où c’est plus problématique, c’est quand la prolactine est sécrétée par des femmes qui ne sont ni enceintes ni allaitantes.
Pourquoi ? Comment la prolactine peut entraver le bon fonctionnement du cycle menstruel et notre fertilité féminine ? On décortique tout ça avec vous !
Les vomissements et nausées pendant la grossesse sont des symptômes très répandus et sans conséquences négatives sur la maman et le bébé dans l’immense majorité des cas.
Toutes les femmes enceintes ne souffrent pas de nausées durant la grossesse et elles peuvent aussi s’arrêter du jour au lendemain.
La sensibilité et le timing de l’arrêt des nausées dépendent de chaque future maman !
La cause des nausées et vomissements au cours de la grossesse sont multiples : augmentation des hormones de grossesse, sensibilité à la protéine GDF15, prédispositions génétiques, etc. Elles sont majorées par le stress, la fatigue et certaines carences (notamment en vitamine B6).
Lorsque les nausées et les vomissements sont trop sévères, on parle d’hyperémèse gravidique, qui doit être soignée et supervisée par un professionnel de santé, pour le bon déroulement de la grossesse.
Les nausées et les vomissements font partie des symptômes les plus courants du début de grossesse ! En effet, ils touchent un très grand nombre de femmes enceintes, et peuvent faire partie des signes précoces de nidation, indiquant qu’un bébé a décidé de squatter notre utérus pendant les 9 prochains mois 🙂
Ces maux nous accompagnent généralement en début de grossesse et, bien qu’ils soient très pénibles, ils ne sont pas forcément délétères pour notre santé ou celle de notre bébé. Néanmoins, il existe des solutions pour diminuer leur fréquence et leur intensité (heureusement !) et lorsque les vomissements sont vraiment insupportables, il convient de consulter un médecin, car ils peuvent, pour une toute petite minorité de femmes enceintes, être préjudiciables.
D’où viennent les nausées de grossesse, comment les soulager et faire la distinction entre les nausées / vomissements « classiques » et ceux qui nécessitent une consultation médicale ? On fait le point 🙂
Le microchimérisme foetal est un mécanisme scientifique bien documenté, qui désigne la transmission de cellules fœtales d’un bébé à sa mère.
Les cellules fœtales peuvent migrer vers un grand nombre de tissus et d’organes de la maman, en passant par la moelle osseuse et le système immunitaire : la peau, le cerveau, le coeur, les poumons, les vaisseaux sanguins, la thyroïde, etc.
Ces cellules foetales restent dans l’organisme des mères bien longtemps après l’accouchement : ainsi, une femme porte en elle toutes les grossesses qu’elle a vécues, qu’elles aient été menées à terme ou non.
Ce transfert de cellules fœtales peut également se réaliser entre enfants d’une même fratrie (côté maternel), étant transmis par la maman.
Selon la recherche scientifique, la migration de cellules fœtales vers les tissus maternels a pour but de changer légèrement la physiologie de la maman pour assurer la survie du bébé, voire de permettre la réparation de certains organes, comme l’utérus.
On dit parfois qu’après une grossesse, on a toujours un peu l’impression de porter notre enfant en nous, de le ressentir dans nos tripes et ce, bien après sa naissance (et même jusqu’à la fin de notre vie !). Et si ce ressenti, qui peut parfois paraître un peu naïf (voire complètement perché) avait un véritable fondement scientifique ?
Est-ce que ce qu’on appelle le transgénérationnel, ou le fait que nos grossesses ont laissé une empreinte en nous, peut s’expliquer de manière biologique, tout à fait concrète et cartésienne ? A ces deux questions, on peut vous répondre oui !
En effet, les scientifiques ont démontré qu’un bébé laissait toujours une trace de son passage dans le corps de sa mère, et venait même altérer le fonctionnement de son organisme et ce, dans un but bien précis : assurer sa survie ! Ce phénomène (absolument incroyable et passionnant) s’appelle le microchimérisme foetal et sera donc le sujet de cet article 🙂
🎧🎥 Vous préféreriez une version audio ou vidéo de cet article ? Bonne nouvelle : il est aussi disponible sur Youtube et en podcast !
La périménopause survient plusieurs années avant la ménopause, parfois 10 ans auparavant !
Une femme en périménopause continue d’ovuler et reste fertile, bien que ses cycles soient plus irréguliers.
Lors de la périménopause, c’est la progestérone qui chute la première, ce qui peut raccourcir les cycles et provoquer un syndrome prémenstruel plus marqué.
Les oestrogènes suivent ensuite, rendant l’ovulation plus rare et les cycles plus longs, jusqu’à leur arrêt définitif à la ménopause.
On peut soulager les symptômes de la préménopause et de la ménopause grâce à un traitement hormonal de la ménopause bien mené et/ou des options plus naturelles.
🎧🎞 On a aussi creusé ce sujet passionnant de la périménopause en podcast avec l’une des spécialistes du sujet, l’endocrinologue canadienne Jerilynn Prior ! Elle apporte un éclairage hyper précieux sur cette phase de transition, les bouleversements hormonaux à l’oeuvre (notamment du côté de la progestérone) et le traitement hormonal que l’on peut mettre en place. Il est hyper complémentaire à cet article, n’hésitez pas à l’écouter !
Si le concept de la ménopause est généralement assez clair pour tout le monde (il s’agit de l’arrêt des règles et surtout du cycle menstruel), celui de la périménopause (ou préménopause) est généralement plus flou : on ne sait pas réellement quand elle débute, ce qu’elle englobe et comment elle se manifeste.
Pourtant, la périménopause est une étape très importante dans la vie d’une femme, qui, spoiler alert, peut démarrer dés la fin de la trentaine ! Avec, à la clé, un SPM assez vénère, des cycles irréguliers et des règles un peu différentes. En clair, on reconnaît de moins en moins notre cycle :s, et ça peut être déroutant quand on n’est pas consciente de la raison hormonale derrière ces changements. Bref, dans ce qui suit, on fait le point avec vous sur ce sujet passionnant 🙂
L’ovulation se produit une fois par cycle menstruel, grâce à un dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires.
Elle n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle : sa date dépend des femmes et des cycles.
Une femme n’est pas seulement fertile le jour de l’ovulation, mais 5 jours avant environ et le lendemain.
L’ovulation est importante, même si on ne souhaite pas avoir d’enfant, car les hormones féminines naturelles ont un rôle à jouer dans notre santé globale.
Il peut arriver que l’ovulation soit absente de manière isolée, mais une absence d’ovulation répétée est un motif de consultation médicale.
Il est préférable de ne pas se baser sur des règles de calcul pour repérer l’ovulation, mais plutôt d’observer les signes envoyés par le corps : la glaire cervicale et la température, et les symptômes complémentaires que l’on ressent.
Quand on souhaite avoir un bébé, il y a deux éléments indispensables à réunir : le bon partenaire et le bon timing ! On vous fait confiance sur le 1er point, mais on sait que le second n’est pas évident pour tout le monde.
Or, que l’on cherche à favoriser ou au contraire à éviter une grossesse, connaître sa période d’ovulation est indispensable pour savoir quand privilégier les rapports sexuels.
En effet, combien de femmes croient qu’elles ont des difficultés à tomber enceinte alors qu’elles n’ont simplement pas identifié leur fenêtre de fertilité ? Quand on sait que cette période ne s’étend que sur 6 jours maximum, on comprend l’importance de bien la repérer !
On vous explique tout sur ce moment sommet de votre cycle menstruel !
Psst ! Si le sujet de l’ovulation vous intéresse, cette vidéo devrait vous plaire ! 😇