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Trop d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions !

Les idées clés

  • Les oestrogènes sont les hormones de la première phase du cycle menstruel, des règles à l’ovulation. Ils restent présents ensuite, mais en quantité plus faible, puisque c’est ensuite la progestérone qui devient dominante, de l’ovulation aux règles.
  • L’hyperoestrogénie peut être « vraie » ou relative après l’ovulation : on peut avoir effectivement trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone (hyperoestrogénie vraie), ou c’est la progestérone qui peut être insuffisante face à des oestrogènes normaux (hyperoestrogénie relative).
  • Un listing des symptômes ressentis et surtout un bilan hormonal 7 jours après l’ovulation peuvent confirmer le diagnostic.
  • L’adolescence, la préménopause, l’arrêt d’une contraception hormonale, la période du post-partum et/ou une exposition trop fréquente aux perturbateurs endocriniens peuvent expliquer un déséquilibre oestrogénique.
  • On peut corriger ce dérèglement hormonal via des traitements médicaux et/ou des habitudes liées à l’hygiène de vie (gestion du stress, limitation des perturbateurs endocriniens, soutien de la progestérone et/ou élimination des oestrogènes).

Seins douloureux, maux de tête, irritabilité, règles douloureuses, SPM… sont autant de symptômes désagréables et qui peuvent évoquer un excès d’oestrogènes. En effet, nos hormones féminines ont toutes un rôle dans le cycle menstruel et la santé féminine, mais il est important qu’elles soient produites au bon moment et en quantité raisonnable !

Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’excès d’oestrogènes (ou hyperoestrogénie), qui est mine de rien, assez fréquent chez les femmes que l’on accompagne dans nos clubs : quels sont les signes évocateurs, comment confirmer un trop-plein d’oestrogènes, quels sont les facteurs qui le favorise et surtout, comment faire pour revenir à l’équilibre 🙂



Les oestrogènes, une hormone clé du cycle menstruel

Le cycle menstruel se déroule en deux parties : la phase pré-ovulatoire (du début des règles à l’ovulation) et la phase post-ovulatoire (de l’ovulation à la veille des règles suivantes).

Les oestrogènes sont les hormones de la phase pré-ovulatoire, sécrétés par les follicules ovariens en développement. En effet, à chaque début de cycle menstruel, le cerveau relance une ovulation : pour ce faire, l’hypothalamus donne le « go » en envoyant une hormone, la GnRH à une autre glande cérébrale, l’hypophyse. L’hypophyse donne alors l’ordre aux ovaires de faire maturer des follicules ovariens, en leur envoyant une autre hormone, la FSH. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, les follicules produisent des oestrogènes : l’un d’entre eux finit par s’imposer face aux autres et il sécrète une dose massive d’oestrogènes. L’hypophyse « capte » cet afflux d’oestrogènes et envoie une autre hormone, la LH, qui permet la rupture de la membrane du follicule et donc l’ovulation.

dialogue cerveau ovaires ovulation

En deuxième partie de cycle menstruel, l’ancien follicule, une fois qu’il a libéré son ovocyte, devient le corps jaune, qui sécrète l’hormone dominante après l’ovulation : la progestérone. Les oestrogènes restent présents, mais ils sont environ 100 fois moins importants que la progestérone (ou du moins, ils doivent l’être pour respecter l’équilibre hormonal de la phase post-ovulatoire).

Si on veut être tout à fait précis, les oestrogènes sécrétés par les follicules ovariens sont en fait de l’estradiol, qui représente la majeure partie des oestrogènes présents dans le corps féminin. On retrouve également l’estrone, sécrété par les glandes surrénales et le tissu adipeux, ainsi que l’estriol et l’estétrol pendant la grossesse.

hormones cycle menstruel

Les oestrogènes ont plusieurs rôles :

  • Épaissir la muqueuse utérine (l’endomètre), qui est à son maximum au moment de l’ovulation
  • Permettre la production de glaire cervicale par les cryptes du col de l’utérus : cette perte vaginale facilite la fécondation, en protégeant les spermatozoïdes pendant plusieurs jours ! Elle vient aussi les trier, les nourrir et les guider jusqu’à l’ovule. Plus les oestrogènes sont présents, plus la glaire cervicale devient étirable, transparente et lubrifiée !
  • Répartir le tissu adipeux sur nos cuisses et nos hanches, en plus de favoriser le développement mammaire

En dehors de ces fonctions liées à notre système reproducteur, les oestrogènes contribuent également à d’autres mécanismes physiologiques, et sont impliqués dans notre santé cardiovasculaire, ostéo-articulaire, la régulation de notre température, etc. Ils sont donc partie prenante de notre équilibre global, et un excès d’oestrogènes peut avoir des répercussions insoupçonnées !


symptômes excès oestrogènes

Les symptômes d’un excès d’œstrogènes

Voici les symptômes les plus courants d’une hyperoestrogénie :

  • Seins tendus et douloureux
  • Règles abondantes et/ou longues, avec des caillots
  • Syndrome prémenstruel marqué (irritabilité, anxiété, rétention d’eau)
  • Migraine en phase lutéale (aussi appelée migraine hormonale ou migraine cataméniale)
  • Prise de poids (surtout hanches/fesses)
  • Fatigue
  • Troubles du sommeil
  • Kystes, fibromes, polypes

Ces signes d’un excès d’oestrogènes peuvent se manifester au moment de l’ovulation, car il s’agit du moment où ils sont à leur plus haut niveau (certaines femmes ressentent même une sorte de SPM d’ovulation), d’autant que leur production est corrélée à celle de l’histamine, la molécule que l’on sécrète en cas d’allergie !

Toutefois, ces symptômes (douleurs mammaires, migraines, irritabilité, SPM) peuvent également faire leur apparition plutôt en fin de cycle, avant les règles. Mais qu’est-ce qui peut expliquer un excès d’oestrogènes durant une phase durant laquelle ils sont censés se faire plus discrets ?


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Excès d’œstrogènes ou dominance œstrogénique ?

Après l’ovulation, la progestérone prend normalement le pas sur les oestrogènes : toutefois, ce n’est pas toujours le cas ! On peut alors se retrouver en situation d’hyperoestrogénie, avec une nuance essentielle :

  • Hyperoestrogénie vraie : les oestrogènes sont vraiment encore trop présents après l’ovulation et la progestérone, bien que sécrétée dans des proportions correctes, ne parvient pas à imposer sa présence et ses effets sur notre corps. La progestérone est une hormone apaisante, qui vient également contrebalancer les effets oestrogéniques : elle est par exemple diurétique quand les oestrogènes favorisent la rétention d’eau, et assèche la glaire cervicale quand les oestrogènes la rendent plus crémeuse, laiteuse, voire semblable à du blanc d’oeuf cru (par exemple).
  • Hyperoestrogénie relative : les oestrogènes sont présents en quantité normale après l’ovulation, mais une insuffisance en progestérone bouleverse l’équilibre hormonal. Ainsi, le corps jaune n’est pas assez puissant pour produire suffisamment de progestérone, ce qui explique que l’on ressente des symptômes d’un excès d’oestrogènes.

Cette notion d’hyperœstrogénie relative est bien documentée dans les approches fonctionnelles et est soutenue par des cliniciennes comme la Dre Lara Briden, la Dre Jerilynn Prior (que l’on a reçue dans un épisode de podcast passionnant !), ou encore dans des travaux en médecine fonctionnelle.

Cette nuance est hyper importante à comprendre, car en fonction de notre hyperostrogénie, le travail sur l’équilibre hormonal après l’ovulation est tout à fait différent : dans un cas, on va travailler sur la « détox » des oestrogènes et dans le second cas, on va plutôt venir soutenir la progestérone.


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Quand et comment faire un bilan hormonal pour vérifier le taux d’œstrogènes ?

Pour vérifier où vous en êtes du côté des oestrogènes et/ou si vous avez des symptômes évocateurs, le mieux est de faire un bilan hormonal. Les médecins ont souvent le réflexe de le recommander en début de cycle menstruel (entre le 2ème et le 5ème jour), en mesurant également d’autres hormones, le plus souvent la LH, la FSH, la prolactine et l’AMH.

Toutefois, vous pouvez également faire doser vos oestrogènes 7 jours après votre ovulation (si possible, validée avec la glaire cervicale et la température), avec la progestérone, ce qui vous permettra de savoir si vous présentez effectivement une hyperoestrogénie en phase post-ovulatoire, et ensuite, s’il s’agit d’une hyperoestrogénie vraie (trop d’oestrogènes/progestérone OK) ou relative (oestrogènes OK/progestérone insuffisante).

Comme évoqué plus haut, la progestérone doit être environ 100 fois supérieure aux oestrogènes 7 jours après l’ovulation : l’idéal est d’avoir entre 15 et 20 ng/ml de progestérone, et entre 50 à 200 pg/ml d’estradiol (soit environ 150 ng/l). Attention, ces chiffres sont une fourchette indicative et l’interprétation dépend aussi de votre contexte personnel (âge, symptômes, moment de vie, etc.) !


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Quelles peuvent être les causes d’un excès d’œstrogènes ?

Il existe plein de raisons, plein de facteurs qui peuvent expliquer que les oestrogènes sont un peu trop présents, donc voici les principales !

L’adolescence

L’adolescence, ou la puberté, correspond au moment où le cycle menstruel s’éveille : les follicules ovariens auparavant en dormance commencent à être stimulés par l’hypophyse pour tenter une ovulation, et toute la cascade hormonale qui permet cette petite prouesse se met doucement en place.

Sauf que ce dialogue cerveau/ovaires est au départ un peu balbutiant ! Ainsi, au début de la puberté, le corps peut tenter plusieurs fois d’ovuler avant d’y arriver, et quand il y parvient, l’ovulation peut être de moindre qualité. La jeune fille peut se retrouver en situation d’hyperoestrogénie car la progestérone n’est soit pas encore sécrétée (le système « s’emballe » avant de retomber, et retenter sa chance), soit pas sécrétée de manière suffisante.

C’est ce qui peut expliquer qu’on ait beaucoup de pertes blanches à l’adolescence (qui correspond en fait à la glaire cervicale, qui reflète la présence des oestrogènes) et que les cycles soient assez irréguliers. Il faut en moyenne 2 ans au cycle menstruel pour trouver son rythme et son équilibre 🙂

La pré-ménopause

La préménopause (ou périménopause) est un processus qui s’étend sur plusieurs années, car le cycle menstruel ne se stoppe pas du jour au lendemain 🙂

Au moment où le cycle menstruel commence à faiblir (jusqu’à 10 ans avant la ménopause proprement dite, soit vers 35-40 ans selon les femmes), les ovulations deviennent moins fréquentes et de moins bonne qualité : ainsi, la progestérone devient insuffisante ! C’est ce qui explique que certaines femmes voient leur cycle se raccourcir (avec parfois des cycles anovulatoires) et souffrent de règles plus abondantes, plus douloureuses, voire d’un syndrome prémenstruel. Les œstrogènes peuvent rester dans une fourchette raisonnable ou augmenter si l’hypophyse sur-stimule les ovaires pour compenser.

Ensuite, en deuxième partie de préménopause, le dialogue cerveau/ovaires s’essouffle et les oestrogènes entament également leur chute, avec les désagréments associés : sueurs nocturnes, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, etc.

La période du post-partum

Après l’accouchement, le cycle doit reprendre après 9 mois d’arrêt ! C’est ce qui explique, une nouvelle fois, que le redémarrage puisse être un peu « laborieux », avec des tentatives d’ovulation qui n’aboutissent pas toujours et une situation de dominance oestrogénique. Cette période est tout à fait transitoire, on vous rassure !

Par ailleurs, la prolactine, dont la production est stimulée en cas d’allaitement, interfère avec le cycle menstruel et l’ovulation.

L’arrêt de la pilule (ou d’une contraception hormonale)

Idem ici ! La contraception hormonale bloque l’ovulation la plupart du temps, et il faut donc un temps d’ajustement pour que le cerveau et les ovaires retrouvent leurs marques et que les hormones soient sécrétées de manière équilibrée.

Un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques)

Le SOPK est un syndrome qui, dans une grande partie des cas, se manifeste par des cycles longs et irréguliers (pas toujours cela dit !).

En effet, dans le cadre du SOPK, l’hormone LH est souvent constamment élevée, ce qui perturbe l’équilibre LH/FSH en début de cycleet, par ricochet, tout le ballet hormonal permettant le développement des follicules. De plus, la rupture de la membrane du follicule peine à se faire, puisque la LH est haute, certes, mais sans faire un pic.

Ainsi, les femmes souffrant de SOPK peuvent avoir des difficultés à ovuler, ce qui explique que la progestérone soit absente, ou faiblement sécrétée si l’ovulation a eu lieu mais qu’elle était pas très qualitative.

Un kyste fonctionnel

Certains kystes, notamment les kystes folliculaires, peuvent sécréter de l’œstradiol, surtout s’ils persistent. Résultat : cela peut faire monter les taux d’œstrogènes et déséquilibrer le cycle.

Ainsi, ils peuvent à la fois être causés par un déséquilibre hormonal et l’aggraver.

Notre hygiène de vie

Notre hygiène de vie peut, bien malgré nous, causer un déséquilibre hormonal et un excès d’oestrogènes :

  • Les perturbateurs endocriniens peuvent mettre le bazar dans le processus ovulatoire. Le souci, c’est qu’ils sont partout ! Il existe heureusement des tips pour les éviter un peu, on vous les donne juste après 🙂
  • Le stress peut bloquer l’ovulation et/ou conduire à une carence en progestérone, car le cortisol (l’hormone de la résistance au stress) et la progestérone ont besoin de la même hormone-mère, la prégnénolone, pour être produite. Par stress, on entend le stress émotionnel bien sûr, mais aussi un stress physiologique : trop de sport, un régime trop restrictif, un manque de sommeil, un non respect du rythme jour/nuit, etc.
  • Une mauvaise évacuation des oestrogènes (liée à un manque d’activité physique quotidienne et/ou à un système digestif débordé par exemple) peut remettre les oestrogènes usagés en circulation : ils sont alors stockés dans nos graisses, mais conservent leurs effets sur notre corps !


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Que faire si on a trop d’oestrogènes ?

Pistes médicales

Si vous avez effectivement trop d’oestrogènes au regard de votre bilan sanguin, votre médecin (généraliste, gynécologue, sage-femme) peut vous proposer plusieurs solutions.

Progestatifs / progestérone bio-identique

Ici, la stratégie de ce traitement hormonal est de contrebalancer les oestrogènes par de la progestérone, pour revenir à l’équilibre. Néanmoins il ne fait donc pas baisser les œstrogènes directement !

Quelle est la différence entre les progestatifs et la progestérone bio-identique ?

  • Les progestatifs sont des dérivés synthétiques de la progestérone, comme le Duphaston ou le Lutényl. Leur structure chimique diffère plus ou moins de la progestérone naturelle, ce qui peut entraîner des effets secondaires plus marqués chez certaines femmes !
  • Les médicaments à base de progestérone bio-identique (Utrogestan, Progestan) contiennent une molécule qui est tout à fait similaire à notre vraie progestérone, avec moins d’effets secondaires indésirables.

Attention toutefois dans les deux cas à bien prendre votre progestérone une fois l’ovulation confirmée, si possible par la glaire cervicale + la température (et donc pas forcément à partir du 15ème jour du cycle ;)).

Contraception oestro-progestative (pilule, implant, etc.)

Dans certains cas (notamment chez les femmes qui souffrent de règles hémorragiques ou très douloureuses), les médecins mettent le cycle menstruel en repos forcé au moyen d’une contraception hormonale.

Le hic, c’est que cette solution n’est pas appropriée en cas de désir de grossesse et surtout, elle ne résout pas vraiment le déséquilibre hormonal : elle vient plutôt soulager les symptômes en arrêtant tout le cycle menstruel.

Anti-œstrogènes / Modulateurs des récepteurs aux œstrogènes

Dans leur arsenal thérapeutique, les soignants disposent également d’anti-oestrogènes et de modulateurs des récepteurs aux oestrogènes, comme le tamoxifène ou le raloxifène. Ces traitements ne font pas baisser les œstrogènes dans le sang, mais empêchent leur action au niveau cellulaire, au niveau des récepteurs des oestrogènes sur nos cellules.

Ces traitements sont réservés à des situations précises (souvent pathologiques), notamment :

  • Endométriose sévère
  • Adénomyose
  • Cancers hormono-dépendants (comme le cancer du sein)

Inhibiteurs de l’aromatase

L’aromatase est l’enzyme qui permet à notre corps de convertir la testostérone en oestrogènes. Ainsi, en seconde intention, certains soignants peuvent prescrire du nastrozole, du létrozole, ou de l’exemestane pour enrayer ce mécanisme et limiter les oestrogènes.

Chirurgie

En dehors des traitements médicaux, une procédure chirurgicale peut être envisagée pour réduire les oestrogènes ou soulager les symptômes associés :

  • Kystes ovariens sécrétants
  • Fibromes très symptomatiques
  • Endométriose très invasive (cette pathologie semble être davantage se développer dans un climat hyperoestrogénique)

Nuance néanmoins : ces traitements chirurgicaux ne modifient pas toujours le climat hormonal de fond !

solutions naturelles hyperoestrogénie

Pistes naturelles

Quelques bonnes habitudes d’hygiène de vie peuvent également aider pour favoriser un bon équilibre hormonal :

  • Limiter les perturbateurs endocriniens (plastique alimentaire chauffé, pesticides, conserves, etc.) : bien qu’ils soient très difficiles à éviter, il est possible par exemple d’opter pour des cosmétiques sans perturbateurs endocriniens ou des poêles sans PFAS 🙂 Par ailleurs, évitez de réchauffer vos plats dans un récipient en plastique (quel qu’il soit) et/ou recouverts avec du cellophane.
  • Soutenir le système digestif pour que les oestrogènes en excès puissent être correctement éliminés : on peut par exemple aider le foie avec des plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut, et en mangeant des crucifères, riches en indole 3-carbinol et en DIM, deux molécules qui soutiennent la détox des oestrogènes par la bonne voie hépatique. Les intestins doivent être également opérationnels et les fibres et probiotiques aident à avoir un bon transit, ainsi qu’une bonne hydratation et la pratique d’une activité sportive au quotidien ! De plus, le microbiote intestinal (surtout l’ »œstrobolome ») joue aussi un rôle : s’il est déséquilibré, certains microbes réactivent les œstrogènes via une enzyme appelée β-glucuronidase et les œstrogènes peuvent alors être réabsorbés au lieu d’être éliminés.
  • Si vous voyez que votre ovulation est laborieuse, voire totalement bloquée, on vous recommande de travailler sur la cause de cette absence d’ovulation. Est-ce vous n’êtes pas trop stressée ? Est-ce que vous mangez suffisamment ? Est-ce que vous ne faites pas trop de sport ?
  • Si vous ovulez bien, mais que votre phase post-ovulatoire est trop courte, par exemple, que vous avez des spottings avant vos règles, des règles douloureuses, un syndrome prémenstruel fort ou que votre bilan hormonal a clairement montré que votre progestérone n’était pas suffisante, dans ce cas, c’est cette hormone qu’il faut soutenir ! Certaines plantes comme l’alchémille peuvent aider, ainsi que d’autres routines à retrouver dans notre mini-programme pour booster sa progestérone en phase lutéale 😉

Que penser du soja, du lin et autres phyto-oestrogènes ? De prime abord, à première vue, on pourrait croire qu’il faut éviter le soja si on a trop d’œstrogènes : pourtant, les phyto-œstrogènes qu’il contient ont une action modulatrice et se fixent sur les récepteurs aux œstrogènes, mais avec une activité beaucoup plus faible que les œstrogènes humains. Résultat : ils peuvent parfois limiter les effets d’une hyperœstrogénie, en occupant les récepteurs sans les surstimuler. Cela dépend de chacune : le mieux est d’observer comment votre corps réagit 🙂

En tout cas, si vos oestrogènes posent problème, des solutions sont à votre portée, médicales ou non (qui peuvent aussi se compléter !) 🙂 Selon votre objectif (projet bébé ou apaisement du syndrome prémenstruel / péri-ovulatoire), le Fertility Club et le Moody Club sont deux programmes dans lesquels on vous aide à construire une routine efficace pour vos hormones !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Voici tout ce que l’on pouvait vous dire sur l’excès d’oestrogènes, comment il se manifeste, pourquoi il peut être présent et ce que l’on peut faire pour le limiter 🙂 Ce sujet est vaste, mais passionnant, et surtout, des solutions existent si ce dérèglement hormonal vous fait souffrir ou perturbe votre bien-être. Si vous êtes en essai bébé, on peut travailler là-dessus avec vous dans le Fertility Club et si vous souffrez de symptômes pénibles après votre ovulation/avant vos règles, le Moody Club vous aide à apaiser votre SPM 🙂

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas bien sûr à les poser en commentaires, on apprécie toujours d’échanger avec vous !

42 réflexions au sujet de “Trop d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions !”

  1. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article détaillé.
    Cela fait 1 an que je suis en essai bébé, sans résultats. J’ai un cycle régulier, entre 26 et 28 jours en moyenne, avec des règles normales. Je perds parfois des caillots de sang en revanche.
    Ma phase lutéale dure entre 11 et 13 jours.
    Mais j’ai un syndrome prémenstruel assez fort, avec des maux de dos très forts, des maux de ventre, les seins douloureux. Et cela commence toujours 4, 5 jours après l’ovulation.
    J’ai également un fibrome.
    Je n’ai pas fait de bilan encore, mais je pense à un excès d’oestrogène avec une progestérone OK, car je n’ai pas une petite phase lutéale.
    Il faut savoir que j’ai un syndrome de l’intestin irritable et un foie qui ne fonctionne pas très bien.
    Qu’en pensez vous ?
    Qu’est ce que je pourrais faire pour améliorer l’équilibre hormonal ? Je vais chez ma gynéco bientôt.

    Répondre
  2. Bonjour
    Je suis une jeune femme de 28 ans. Lors d’un contrôle gynécologique en faisant l’échographie ma gynécologue m’a dit que mon endomètre est épais par rapport à la normale en phase lutéale. J’étais à 30mm vraiment au dessus de la moyenne. Vous pensez que ça se serait lié à un dérèglement hormonal svp ? Forte hausse d’œstrogènes et faible quantité en progestérone.
    Je vous remercie par avance.
    Fefe

    Répondre
    • Coucou,
      Déjà, merci beaucoup pour ton message et ta confiance.
      Effectivement au dessus de 15mm on considère l’endomètre comme un peu trop épais, ce qui peut être lié à des oestrogènes trop élevés après l’ovulation, ou trop peu de progestérone pour contre balancer. L’excès d’oestrogènes comme on l’explique peut avoir plusieurs causes, et l’inflammation peut aussi provoquer un sur épaississement de l’endomètre. Ce n’est heureusement pas une fatalité, et il est possible de mettre des choses en place pour changer la donne et augmenter les chances de nidation, si projet bébé il y a !
      En tout cas, cela mériterait effectivement peut être de faire un bilan hormonal et de creuser un peu !
      Je suis de tout coeur avec toi !
      A bientôt !

      Répondre
  3. Bonjour Laurène,
    J’ai depuis quelques mois un dérèglement hormonal qui s’est sans doute installé avec le stress (situation professionnelle non stable). Ma gynécologue m’a prescrit un bilan hormonal en suspectant un SOPK. Mes symptômes sont : acné localisé sur le bas du visage, cycles plus longs que d’habitude (35 jours ou plus au lieu de 28 jours avant), sueurs nocturnes en phase lutéale.
    Le bilan hormonal est revenue plutôt normal, ne permettant pas à la gynécologue de posé un diagnostique franc pour un SOPK. Cependant mes symptômes sont bien présents et je me pose beaucoup de questions. J’ai commencé à me former à la symptothermie avec ma sage femme afin de comprendre ce qui n’allait pas. Je constate en phase lutéale une éventuelle hyperoestrogenie (température qui redescend de 0,3 degrés après ovulation confirmée, tensions mammaires, retour de glaire crémeuse). Mes taux de Progestérone et d’Estradiol ont été testés à J-7 après ovulation le cycle précédent : Estradiole = 197ng/L (723pmol/L) et Progestérone = 41,57nmol/L (13,05ug/L).
    Le taux de progestérone étant élevé nous avons vérifié si une grossesse était en cours mais non. Je ne comprends donc pas ce taux aussi élevé de progestérone ? (Je précise que le projet bébé n’est pas pour tout de suite, et que ma préoccupation première est de me débarrasser de mes symptômes qui me gênent au quotidien)
    Que faut il penser ?
    Un grand merci pour ton travail et ton engagement auprès de la santé féminine 🙏

    Répondre
    • Coucou Lucille et merci pour ton petit mot ! 🙂
      Pour te répondre, ton taux de progestérone à 7 jours après l’ovulation n’a rien d’inquiétant en soi, au contraire. Une progestérone autour de 13 ng/mL est tout à fait dans la norme et ce chiffre n’est pas du tout trop élevé 🙂

      Ce que tu décris (cycles qui s’allongent, acné bas du visage, signes ressentis comme une “remontée œstrogénique” en phase lutéale) fait plutôt penser à une ovulation un peu tardive et à un équilibre œstrogènes / progestérone qui peut fluctuer, possiblement sous l’effet du stress. Le stress est bien connu pour perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien, ce qui peut allonger les cycles et modifier la qualité de la phase lutéale, même avec une progestérone correcte sur le papier. Les recommandations sur le syndrome des ovaires polykystiques rappellent d’ailleurs qu’un diagnostic ne repose pas uniquement sur les symptômes ou un dosage isolé, mais sur un faisceau d’arguments. Il faut avoir 2 de ces 3 symptômes pour être en situation de SOPK : troubles de l’ovulation, hyperandrogénie clinique (symptômes) ou visible sur prise de sang et/ou des ovaires à l’aspect multi folliculaire.

      En tout cas, continue clairement la symptothermie, c’est un excellent outil pour objectiver ce qu’il se passe vraiment sur plusieurs cycles. Et si les symptômes persistent, ça peut valoir le coup d’explorer plus loin (androgènes, SHBG, insuline, cortisol…) avec un professionnel pour comprendre ce qui se joue derrière cet équilibre hormonal un peu chahuté. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

      Répondre
  4. Bonjour,
    Merci pour le travail et les infos de qualité.
    Je me demande s’il est possible d’être « en manque » d’œstrogènes en phase folliculaire (24 ng/L à J5) + symptômes variés : phase folliculaire longue (21 jours environ) + libido et énergie faible + peu de glaire cervicale + ovulation compliquée, etc. Et pour autant être en hyperœstrogènie en phase lutéale (280pg/mL et progestérone 18,1ng/mL) ? Sachant que je pense être en légère hypothyroïdie avec une TSH à 3,26mUi/L qui met clairement une petite pagaille au niveau hormonal > selon moi faible production d’œstrogènes mais également faiblesse du foie pour s’en débarrasser ensuite, sachant que j’ai mis pas mal de choses en place pour soutenir la progestérone que j’ai fait remonter de 12 à 18…
    Merci d’avance 🙏🙏

    Répondre
    • Coucou Chloé ! Oui, c’est tout à fait possible, mais ce que tu décris ressemble moins à un manque d’œstrogènes qu’à une montée lente en phase folliculaire. Une phase folliculaire longue (21 jours), une glaire pauvre, une ovulation tardive évoquent souvent des ovaires qui mettent du temps à répondre, notamment en lien avec la thyroïde ou le niveau d’énergie global (la TSH que tu mentionnes peut clairement jouer un rôle là-dedans, car elle est assez haute).
      Et à l’inverse, avoir des œstrogènes plus élevés en phase lutéale n’est pas incohérent : ils sont alors produits par le corps jaune, donc si ton follicule a fini par bien maturer, ça peut donner une phase lutéale hormonale correcte : ton taux de progestérone à 18 ng/l est très bien, et en regard, tes oestrogènes sont certes hauts, mais le ratio n’est pas catastrophique non plus 🙂 J’espère avoir répondu à ta question, bonne journée !

      Répondre
      • Merci beaucoup pour cet éclairage, je pense effectivement être dans le cas d’une montée lente. Je vais essayer de travailler là dessus avec un peu d’alchillée-millefeuille par exemple 🙂

        Répondre
        • Coucou Chloé ! Oui, ça peut aider, le framboisier également 🙂 En revanche, n’hésite pas à bien regarder les contre-indications et éventuellement à en parler avec ton gynécologue, ta sage-femme ou ton médecin 🙂 Bonne journée !

          Répondre
  5. Bonjour,

    La gynécologue m’a prescrit un test pour la progestérone à J22. Elle était à 9,37 en phase lutéale, donc. Selon les normes du labo, c’est suffisant, mais je lis que les autres filles ont un taux bien plus élevé. J’ai mené une grossesse à terme en 2023, depuis j’ai vécu une MFIU et une FC en 2025. Je me pose beaucoup de questions quant à une nouvelle conception. Merci de ta réponse.

    Répondre
    • Coucou Amélie ! Pour commencer, je t’envoie tout mon réconfort <3 Ensuite, effectivement, ce taux est un peu bas en pré-conception (on préfère que la progestérone soit aux alentours de 15, voire 20), mais il faudrait savoir si tu l'as bien dosée au bon moment. En effet, elle doit être dosée 7 jours après l'ovulation et on ovule pas forcément toutes à J14 ou J15, donc ton dosage à J22 était peut-être réalisé soit trop tôt, soit trop tard. Est-ce que tu as l'habitude d'observer ton ovulation ? Bonne journée !

      Répondre
  6. Bonjour,

    En essai bébé depuis 10 mois.
    J’ai fait un dosage 7 jours après ovulation validée par pic de glaire : progestérone 18,70ng/mL et oestradiol 278pg/m. Cela veut-il dire que j’ai une hyperestrogenie? Je suis inscrite en liste d’attente pour le FC en espérant pouvoir y participer. Merci en tout cas pour tout votre contenu très instructif.

    Répondre
    • Coucou Christelle ! Tes oestrogènes sont peut-être effectivement un peu hauts, mais dans le même temps, ta progestérone est canon 🙂 Donc affaire à suivre sur les prochains cycles (car on ne peut pas forcément tout diagnostiquer avec un seul dosage sur un seul cycle, et il faut également prendre en compte tes symptômes éventuels :)), on sera ravies de t’accompagner dans le cadre du Fertility Club 🙂 D’ailleurs, si tu souhaites toujours faire partie de la prochaine promotion, pense à confirmer ton inscription par ici ! https://fertility.emancipees.com/ Très bonne journée !

      Répondre
  7. Bonjour Laurène,

    Je pense bien souffrir d’une hyperoestrogenie vraie.
    J’ai depuis plusieurs années souffert de tous les symptomes d’un manque de progesterone comme de recurrentes tensions mammaires et soignées par le progestogel.
    Aujourd’hui je suis en essai bébé depuis un an et je prends pas mal de complement ( omega 3, Q10, magnesium, vitamine D, concept femme, etc)
    Sur mes derniers cycles je n’avais plus de SPM mais ce cycle avec boost hypophysaire en phase folliculaire, et depuis mon ovulation il y’a 5 jours, j’ai des SPO ( mal de bas de dos et tension/douleur mammaire). J’ai acheté le programme « Booster sa progestérone en phase lutéale » qui est super.
    On est d’accord que l’onagre n’est conseillé pour le profil de hyperoestrogenie ? que puis-je faire pour apaiser ces symptomes ?
    De ce que j’ai compris de vos articles, il y’a eu une chute d’oestrogène sans montée de progesterone ? cela peut expliquer ces symptomes ?
    Désolée pour le pavé.

    En vous remerciant par avance.
    Cordialement.
    Aline

    Répondre
    • Coucou Aline ! Le mieux serait de faire un bilan hormonal en début de cycle et après l’ovulation pour savoir comment sont tes oestrogènes et si, après l’ovulation, tu as trop d’oestrogènes ou pas assez de progestérone. Les tensions mammaires sont généralement liées à un excès d’oestrogènes, mais il peut être vrai (on a vraiment trop d’oestrogènes) ou relatif (c’est plutôt la progestérone qui est trop basse, mais les oestrogènes sont OK). En tout cas, l’onagre est assez réputée pour les tensions mammaires, donc tu peux en prendre, soit sur tout le cycle, soit après l’ovulation jusqu’aux règles ! Voici notre article sur le bilan hormonal : https://www.emancipees.com/bilan-hormonal-femme/ et celui sur l’onagre : https://www.emancipees.com/huile-onagre-bienfaits/ Je t’envoie toutes mes bonnes ondes et ne t’excuse surtout pas ! 🙂

      Répondre
  8. Bonjour Laurène,
    D’abord un grand merci pour ton travail! Je viens de prendre ton mini programme booster au maximum sa progestérone.. je suis un peu désespérée.. ça fait plusieurs mois maintenant que je galère.. j’ai un sopk et après l’arrêt de mon allaitement, cela a été le début de l’enfer : des épisodes de cystites récidivantes (donc antibio +++); a la suite de ça j’ai commencé à avoir des troubles du cycles plus importants, notamment des SPM accentués et des pertes blanches très très abondantes au moment de l’ovulation associées avec des brûlures. Des prélèvements vaginaux ont étés fait mais sont revenus exempts de détection de bactéries ou candida mais je me demande si ce n’est pas lié à une hyperoestrogenie au vu des éléments mentionnés dans tes articles. j’espère trouver des solutions qui m’aideront à apaiser ces symptômes et retrouver une vie normale car cela me mine la vie. Pense tu que cela puisse être une piste exploitable ? Merci beaucoup et bonnes fêtes de fin d’année.

    Répondre
    • Coucou Constance ! Je comprends complètement ton ressenti et je t’envoie toute ma tendresse <3 Pour te répondre, des prélèvements vaginaux négatifs n’excluent pas une origine hormonale ou inflammatoire que tu peux en effet explorer 🙂 Par ailleurs, les antibiotiques ont également pu déséquilibrer ta flore tandis qu'un excès d'oestrogènes peut aussi influencer la sensibilité au niveau de la vulve. Donc effectivement, tu peux creuser la piste hormonale et si tu es en essai bébé, on pourra t'accompagner dans le Fertility Club pour aller au fond des choses 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !

      Répondre
  9. Bonjour Laurène, est ce que ton programme « booster la progesterone » est efficace pour une hyperoesteogénie vraie et relative ?
    Je pense (auto diagnostic en lisant tes arricles) que jai un déséquilibre oestrogene/progesterone mais je ne sais pas dans quel cas je suis et me demande si ton programme peut être adapté.

    Je me suis également inscrite à la liste d’attente du prochain fertility club.
    Merci pour ton aide,
    Marie

    Répondre
    • Coucou Marie ! Oui, car dans tous les cas, ta progestérone a besoin d’être soutenue, notamment si tu as une phase lutéale trop courte (moins de 11 jours), plusieurs jours de spottings avant tes règles, une température qui fluctue après l’ovulation, un SPM, des troubles de l’humeur, etc. Tu peux également travailler sur tes oestrogènes et tu trouveras des pistes (moins concrètes et actionnables que dans le mini-programme, mais quand même) dans cet article : https://www.emancipees.com/trop-oestrogenes-symptomes/ Bonne journée !

      Répondre
  10. Bonjour,
    Je fais régulièrement des prises de sang à DPO 7 , depuis plusieurs cycles avec des taux d’oestradiol autour de 140-150 voir 170pg, et des taux d’oestradiol autour de 15-17ng.
    Je suis en projet bebe, et depuis 2 cycles je suis sous progestan 200mg vaginal mais les taux de progesterone restent les meme malgré tout , ils n’ont pas augmenté.
    Pour le cycle actuel, je remarque beaucoup plus de glaire que d’habitude de j10 a j14, et un pic de lh beaucoup plus long que d’habitude, 2 jours entiers que le test d’ovulation est positif et douleurs d’ovulation en même temps….Cela signifie-t-il que les oestrogenes peuvent etre plus élevés voir meme trop elevés sur ce cycle? (D’habitude 3 jours de glaire, pic de lh sur le 3e jour et ovulation 3e jour)
    Est-ce un probleme davoir trop de glaire?
    Merci

    Répondre
    • Coucou Eloïse ! Non, ce n’est pas du tout un problème, je te rassure ! 🙂 En revanche, est-ce que tu valides ton ovulation seulement avec des tests, ou est-ce que tu prends ta température en parallèle ? Je ne suis pas une grande fan des tests d’ovulation qui peuvent nous induire en erreur et même la Direction Des Fraudes a publié un rapport à ce sujet : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-autotests-de-fertilite-au-banc-dessai Donc fie-toi surtout à ta glaire et si possible, à ta température 🙂

      Répondre
  11. Bonjour

    Je me présente je suis Jennifer FAGNONI, je suis infirmière. Je suis allée voir ma sage femme récemment car j’ai des spm assez sévère. Elle m’a conseillé vos podcasts , je tenais à vous dire que je les ai dévoré.

    Je voulais vous parler de mon profil : j’ai 39 ans, et je suis très sportive (course à pied, trail, vélo, VTT au moins un jour sur deux). J’ai toujours eu des règles très douloureuses et très abondantes, avec énormément de caillots. J’ai eu deux enfants sans problème.

    Mais j’avoue que depuis avoir fait les vaccins contre le COVID, j’ai la sensation que cela a aggravé mes symptômes : caillots avec perte de morceaux d’endomètre, poitrine intouchable tellement douloureuse, nausées, migraines, fatigue intense avec brouillard mental, dépersonnalisation, gonflement du visage et des yeux, deux fibromes utérin etc…

    J’en ai fait part à une de mes gynécologues, qui m’a confirmé qu’au début elle avait des doutes, mais qu’au fur et à mesure qu’elle voyait des patientes, elle pense que le vaccin du COVID a pu avoir un impact, malheureusement impossible à prouver.

    Depuis les vaccins, j’ai des SPM assez sévères, et le gynécologue m’a proposé une pilule pour les atténuer ou, vu la sévérité de mon cas, de faire une hystérectomie totale. On a essayé plusieurs pilules, mais ma sage-femme a dû les arrêter à cause du gonflement du visage, des malaises et de douleurs thoraciques avec les pilules combinées. Avec les progestatifs, j’avais des saignements continus, sachant que j’ai une carence en fer génétique.

    J’ai également eu une GEU ovarienne avec hémorragie interne, et la poche de la GEU s’est cicatrisée autour de ma trompe.

    J’ai effectivement commencé à me soigner par moi-même, car les médecins ne savaient pas comment m’aider. Pour ma carence en fer, j’ai dû gérer le problème moi-même, car pour eux ce n’était pas grave que je sois en dessous de la norme, vu que je saigne beaucoup. Mais ma sage-femme m’a précisé que cela n’était pas normal et que je devais être complémentée à vie, compte tenu de mes antécédents.

    J’ai commencé par là et j’ai déjà constaté une amélioration au niveau physique. Il est très important de choisir la forme du fer, car certaines se s’assimilent très peu. Ayant un profil hyperoestrogenie, je prend dim en complément avec du magnésium, omega 3 et b6. La progestérone serait elle importante pour garder un équilibre ? Car une semaine avant mes règles, c’est explosif niveau symptômes.

    Répondre
    • Coucou Jennifer ! Merci pour ton partage et je t’envoie toute ma force, car tout cela ne doit pas être évident au quotidien <3 Oui, on manque encore de recul sur le vaccin contre le Covid et son effet sur les hormones féminines... En tout cas pour te répondre, oui, il est important de doser également ta progestérone et si tu as une carence, tu peux tout à fait prendre de la progestérone bio-identique après ton ovulation, par exemple 🙂 Est-ce que tu as l'habitude de suivre ton cycle en symptothermie, pour bien repérer ton ovulation ? Bonne journée !

      Répondre
      • Alors j’ai eu récemment plusieurs prises de sang pour mes hormones. On constate surtout qui a une prédominance en oestrogènes comparé a la progestérone, ma progestérone est dans les normes. J’ai eu dans un premier temps de la progestérone naturelle pour m’aider, à prendre après l’ovulation jusqu’aux règles, cela a m’a aidé légèrement sur les spm rien de transcendant et quand je la met en pause, j’ai des symptômes de sevrage assez marqué.

        Mon cycle est très régulier, je ne fais pas la symptothermie, j’ai énormément de perte cervicales au moment de l’ovulation très abondantes très transparentes et quand c’est fini elle est toujours abondantes mais très blanche, j’arrive à détecter quand j’ovule.

        Je prend le complément dim, du coup il serait intéressant aussi de reprendre ma progestérone naturelle en post ovulation, pour qu’il y est une équilibre entre oestrogènes et progestérone ?

        J’avoue mon cas est difficile et ça m’attriste car ça fait depuis février et j’avoue le vivre mal.

        Merci pour votre écoute

        Répondre
        • Coucou Jennifer ! Oui, tu peux demander à avoir un traitement à base de progestérone bio-identique, mais l’idée serait aussi de travailler sur ton excès d’oestrogènes : soutien du foie dans sa détox (le DIM est bien pour ça, ainsi que l’indole 3-carbinol contenu dans les crucifères, et la vitamine B6, entre autres), éviction des perturbateurs endocriniens, soutien du microbiote intestinal, etc. Voici notre article sur l’excès d’oestrogènes, si jamais : https://www.emancipees.com/trop-oestrogenes-symptomes/ 🙂 Si tu veux aller plus loin, le Moody Club peut aussi t’aider 🙂 https://www.emancipees.com/moody-club/
          Concernant ton ovulation, c’est top que tu observes ta glaire ! Quand tu te sentiras, tu pourras coupler avec la température, qui est le seul indicateur que la progestérone est sécrétée (quand la glaire est plutôt liée aux oestrogènes) et donc que tu as bien ovulé 🙂
          Je comprends, mais ne perds pas espoir ! Des solutions existent 🙂 Tu peux aussi signaler les effets secondaires générés par le vaccin sur ce portail : https://signalement.social-sante.gouv.fr/espace-declaration/guidage?profil=USAGER 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

          Répondre
          • Merci pour ta réponse.

            J’ai commencé le complément DIM, vous sauriez me dire la dose idéal. Ils préconisent entre 100 et 200mg. Je ne sais pas si le dosage doit être fait en fonction du poids. Je prend effectivement aussi de la vitamine B6.

            J’ai effectivement une prescription de progestérone naturelle, mais je n’ai pas repris le traitement pour le moment. Je me suis dis que le Dim magnésium b6 omega3 seraient suffisant.

            Je vous remercie pour les liens 🙏
            Merci infiniment pour votre écoute et la prise de temps pour répondre.

          • Coucou Jennifer ! Non, je suis navrée, sans te suivre personnellement dans un club, je ne peux pas me prononcer sur la posologie d’une complémentation, je risquerais de te dire des bêtises 🙂 Mais n’hésite pas à suivre les recommandations du fabricant ! Ton traitement à base de progestérone peut te faire le plus grand bien, à condition, encore une fois de bien le prendre après ton ovulation 🙂 Avec plaisir, j’espère que tout ceci pourra t’aider <3 Bonne journée !

  12. Bonjour !
    Merci pour vos supers articles très clairs et enrichissant, je suis sage femme et je trouve que c’est vraiment parfait pour moi même et pour mes patientes !
    Me concernant j’ai 35 ans et je suis en essai bébé depuis 18 mois,
    J’ai plusieurs fois testé ma progestérone qui est toujours correcte autour de 10-15 à 7 dpo.
    Mais je n’avais jamais testé mon estradiol et depuis quelques mois j’ai des tentions mammaires de plus en plus forte avant les règles et ce moi ci ça a été dès l’ovulation !
    Du coup une amie m’a conseillé de tester ce mois ci
    J’ai fait une prise de sang 6 jours après l’ovulation du coup et voici mes taux :
    Progestérone 12 ng
    Estradiol 228 pg
    Qu’en pensez vous ?
    Je précise que je fais régulièrement des kystes fonctionnels et j’ai de l’endométriose superficielle (pas de symptômes pourtant!)

    Merci beaucoup !

    Répondre
    • Coucou Camille ! Oh merci pour ton retour, ça fait super plaisir! 🙂 Il est délicat de commenter des taux sans contexte, mais tu as peut-être un léger déséquilibre hormonal, avec une progestérone un peu moyenne, avec des oestrogènes un peu hauts, ce qui peut aussi expliquer tes kystes et ton endométriose (les deux se développent plus facilement dans un climat oestrogénique). Très bonne journée !

      Répondre
  13. Bonsoir Laurène

    Je me permets de te contacter car je suis dans le flou : difficultés à tomber enceinte de mon 2e enfant (j’étais tombée très vite enceinte du 1er) – pr le moment sans soutien externe.

    En t’écoutant je reconnais tous les signes d’un dérèglement hormonal depuis juillet :
    – syndromes pré menstruels très forts (seins tendus, migraines plus fréquentes, crampes au ventre, humeur en baisse, sommeil troublé…) alors que de habitude je n’en n’ai pas,
    – cycles + irréguliers (alors que je suis d’habitude très régulière),
    – difficultés à concevoir,
    – je perds plus de cheveux que d’habitude aussi.
    et tout cela est arrivé simultanément. Bref pleins de symptômes d’une baisse de Progestérone.

    Sauf que sur mes prises de sang ces taux semblent Ok :
    phase folliculaire :
    – oestradiol : 41,95 pg/mL
    – progestérone : 0,5 ng/mL
    – LH : 5,3 UI/l

    Phase lutéale (j+7 ovulation) :
    – oestradiol : 287 pg/mL (donc un peu trop élevé)
    – progestérone : 24,30 ng/mL (donc un peu trop élevé aussi)

    Qu’en penses tu ? Les deux hormones étant élevées à j+7 de l’ovulation, ne suis je donc pas en déséquilibre malgré l’ensemble de ces symptômes ?

    Merci d’avance pour ton retour 🙂
    Bonne soirée à toi

    Répondre
    • Coucou Julie ! Tes taux semblent en effet tout à fait bons ! 🙂 Néanmoins, la clinique (les symptômes) reste importante et les symptômes que tu décris ne sont pas à banaliser. Nous sommes également toutes différentes et notre corps peut réagir différemment face aux mêmes taux hormonaux que notre voisine 🙂 Est-ce que depuis juillet, des choses ont changé dans ton quotidien et ton hygiène de vie ? Est-ce que tu es plus stressée ? Il est également possible que tu expérimentes les premiers symptômes de la périménopause, qui peuvent débarquer avant 40 ans : et je te rassure, cela ne signe pas du tout la fin de ta fertilité, mais cela permet de comprendre ce qu’il se joue hormonalement. Voici notre article à ce sujet, si jamais : https://www.emancipees.com/perimenopause/ Bonne journée et surtout plein de bonnes ondes !

      Répondre
      • Coucou Laurène

        Merci beaucoup pour ton retour rapide et pour cet article que je vais lire attentivement 🙂

        Concernant les changements depuis juillet, pas spécialement, sauf peut être l’apparition de troubles digestifs importants en même temps (en cours d’investigation par mon médecin). Mon naturopathe m’avait d’ailleurs très vite « diagnostiqué » des troubles du colon pouvant impacter selon lui sur les hormones et dérégler les cycles (je suis une cure de zinc et magnésium pour réguler tout ça depuis 1 mois). Il m’avait dit de revenir vers lui pour des solutions naturelles après bilan sanguin pour réguler tout ça au vu des symptômes décrits – je pense que je vais y aller, même si mes taux sont OK sur prise de sang 🙂 Est ce déconseillé de booster sa progestérone / oestradiol à l’aide de plantes et huiles végétales si nos taux sont OK ?

        Encore merci pour tes retours en tout cas, c’est vraiment super ce que tu fais (j’ai commencé à te suivre sur conseil de ma gynécologue!) 🙂
        Bonne journée

        Répondre
        • Coucou Julie ! Oh, tu remercieras ta gynéco, ça fait toujours super plaisir ! 🙂 OK, ces troubles du cycle peuvent être liés à tes problèmes digestifs, en effet ! Le mieux serait d’observer ton cycle pour voir quand tu ovules (je ne sais pas si tu observes ta glaire + température ?) et éventuellement soutenir ton cycle avec un complément alimentaire bien choisi (le zinc et le magnésium, c’est top, mais tu as d’autres nutriments qui peuvent être intéressants, comme les vitamines du groupe B, l’iode, le sélénium, etc.). Et tu peux aussi éventuellement regarder du côté de ta thyroïde (TSH, mais aussi T3 et T4) car si elle est au ralenti, cela peut perturber le cycle et le système digestif. Bonne journée !

          Répondre
  14. Bonjour Laurène,
    Je suis en essai bb sur cycle naturel (aucun soutien externe).
    Est-ce qu’un taux d’oestrogène élevé à DPO8 (306 pg/mL (= 1125 pmol/L)) peut être un signe précoce de grossesse ?
    Ma progesterone est à 14,4 ng/mL.
    Un grand merci !

    Répondre
    • Coucou Candice, oui, c’est possible, mais ce n’est vraiment pas un signe fiable de grossesse 🙂 Le mieux serait de refaire un test de grossesse dans quelques jours, je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

      Répondre
  15. Bonjour,
    J’ai 48 ans, et j’ai un stérilet hormonal, donc pas de règles.
    J’ai un dosage trop élevé d’Oestradiol= 765.4 pg/mL. la LH est à 5.5 UI/L et Progestérone à 0.20 ng/mL.
    J’ai depuis quelques temps une énorme fatigue, des sauts d’humeur, des vértiges et des maux de tête.
    Qui dois-je consulter? et que faire pour équilibrer tout ça?
    Merci d’avance.

    Répondre
    • Coucou Soumia ! Pour te répondre, en périménopause, les dosages sont difficilement interprétables car les oestrogènes peuvent être très bas à un moment donné et très hauts à un autre :s En revanche, les symptômes que tu décris semblent être bien liés à un déséquilibre hormonal et sont fréquents en préménopause (et peuvent être aggravés par le stérilet hormonal). Il faudrait que tu consultes un gynécologue formé à la périménopause, pour évaluer si le stérilet hormonal est adapté à ton corps et tes besoins et voir avec lui s’il peut éventuellement te proposer un traitement hormonal pour accompagner ta préménopause, par exemple 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  16. Bonjour,
    Merci pour tous vos articles tellement utiles !
    J’ai fait un dosage 7 jours après ovulation (confirmée par hausse de température). Ma progestérone est à 20,5 ng/ml et l’oestradiol est à 234 pg/ml.
    Que faut-il en penser ? L’oestradiol est-il trop élevé si je souhaite tomber enceinte ? Si oui que faut-il faire ?
    Mille mercis !!

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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