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prolactine

L’essentiel à savoir sur la prolactine et son impact sur la fertilité

Les idées clés

  • La prolactine, l’hormone de la lactation, peut également être sécrétée par les femmes non enceintes ou allaitantes et impacter leur fertilité, car cette hormone perturbe voire bloque l’ovulation.
  • Des symptômes cliniques comme la galactorrhée (un écoulement de lait) et un dosage sanguin de la prolactine permettent de repérer un taux de prolactine trop élevé.
  • Les causes de l’hyperprolactinémie sont multiples : adénome, stress et hypothyroïdie sont trois pistes à creuser !
  • Des solutions médicales et naturelles peuvent aider en cas de prolactine trop élevée.

La prolactine est une hormone dont on parle essentiellement aux femmes enceintes et aux jeunes mamans qui allaitent leur enfant. Dans ce cas, il est tout à fait normal que cette hormone soit présente en grande quantité dans l’organisme ! Là où c’est plus problématique, c’est quand la prolactine est sécrétée par des femmes qui ne sont ni enceintes ni allaitantes.

Pourquoi ? Comment la prolactine peut entraver le bon fonctionnement du cycle menstruel et notre fertilité féminine ? On décortique tout ça avec vous !



prolactine

Prolactine, définition

La prolactine est une hormone sécrétée par les cellules lactotropes de l’hypophyse, une glande située dans notre cerveau. Elle stimule la lactation, et est normalement sécrétée en quantité seulement en période de grossesse (notamment par le placenta) et d’allaitement !

Les ovaires et l’utérus jouent aussi un rôle dans sa production, même si leur sécrétion de prolactine est bien moindre. Mais cela démontre bien le lien entre la prolactine et notre système ovarien 🙂


Pourquoi la prolactine peut impacter le cycle menstruel et la fertilité ?

C’est démontré, la prolactine impacte la fertilité des femmes (et des hommes aussi, on en parle plus loin !).

Et oui, outre la création de lait, la prolactine, à un certain niveau, bloque l’ovulation : en effet, pour le cerveau, si on est enceinte et qu’on allaite, ce n’est pas le moment de mener à bien une grossesse.

Plus précisément, la prolactine inhibe la GnRH, une hormone sécrétée par l’hypothalamus et qui est à l’origine de toute la cascade hormonale nécessaire à l’ovulation et au cycle menstruel. Sans GnRH, l’hypothalamus ne commande pas à l’hypophyse (tiens tiens, on la retrouve) de sécréter de la FSH, l’hormone envoyée ensuite aux ovaires pour que des follicules ovariens maturent. Sans maturation des follicules, pas d’oestrogènes (puisque ce sont les follicules qui les sécrètent en se développant) et pas de pic de LH pour déclencher l’ovulation.

dialogue hormonal ovulation

C’est d’ailleurs sur ce mécanisme d’inhibition de l’ovulation par la prolactine que repose la méthode MAMA, la Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée : il s’agit d’une méthode de contraception naturelle accessible aux mamans dont le bébé a moins de 6 mois, qui n’ont pas encore eu leur retour de couches et qui allaitent leur enfant toutes les 4 heures en journée et toutes les 6 heures la nuit (entre autres conditions). C’est aussi pour cela que le retour de couches est retardé chez les femmes qui allaitent, puisque les règles sont toujours la conséquence d’une ovulation réussie 🙂


Dosage de la prolactine : comment ça se passe ?

Si vous avez un doute sur votre taux de prolactine et souhaitez le contrôler par prise de sang, sachez que le dosage de la prolactine doit respecter certaines conditions :

  • Il doit être réalisé plutôt le matin, après 20 minutes au repos, à jeun.

  • Il faut éviter de boire de la bière la veille : l’alcool augmente les taux de prolactine, et la bière a, en plus, des propriétés galactogènes grâce au malt qu’elle contient. En effet, le malt d’orge est riche en bêta-glucanes, des molécules qui stimulent l’hypophyse et augmentent la sécrétion de prolactine.

  • La prolactine peut être dosée à n’importe jour du cycle menstruel, mais si vous avez d’autres bilans hormonaux à faire (oestrogènes, LH, FSH, hormones thyroïdiennes, etc.), n’hésitez pas à mutualiser, surtout que généralement, en cas de prolactine élevée, la FSH et la LH sont basses (il est donc intéressant de les doser en même temps).

  • Il arrive parfois que certains médecins et/ou laboratoires recommandent plusieurs dosages à 15 minutes d’intervalle pour atténuer l’effet du stress sur la prolactine, mais cela arrive assez rarement.


résultats dosage

Comment interpréter les résultats d’un test de prolactine ?

Voici quelques fourchettes concernant la concentration normale de prolactine dans le sang, en fonction de votre situation :

  • Femmes en âge de procréer : 5 à 20 ng/mL (100 à 500 mUI/L)

  • Femmes ménopausées : 1 à 15 ng/mL

  • Femmes enceintes : le taux peut atteindre 250 ng/mL en fin de grossesse !

Une hyperprolactinémie, qui peut donc bloquer l’ovulation et perturber le cycle menstruel, est définie par un taux supérieur aux valeurs normales. On distingue :

  • Hyperprolactinémie légère : taux compris entre 20 et 50 ng/mL

  • Hyperprolactinémie modérée : taux compris entre 50-100 ng/mL

  • Hyperprolactinémie importante : taux supérieur à 100 ng/mL. Si le taux est supérieur à 250 ng/mL, les médecins creuseront la piste d’un prolactinome, une tumeur bénigne (adénome) de l’hypophyse qui sécrète un excès de prolactine.


symptômes

Quels sont les symptômes d’une prolactine élevée ?

Voici les symptômes les plus courants, qui peuvent évoquer un taux de prolactine un peu trop élevé.

Un écoulement de lait

La galactorrhée est le symptôme le plus courant : il s’agit d’un écoulement de lait chez une femme qui n’est ni enceinte, ni allaitante.

Des troubles neurologiques

La présence de prolactinomes peut faire pression sur la boîte crânienne et certaines régions du cerveau ou certains nerfs : ainsi, chez les femmes qui en sont atteintes, cet excès de prolactine peut se manifester par des troubles de la vision ou des maux de tête.

Des effets secondaires liés au manque d’hormones féminines

Dans la mesure où la prolactine inhibe le cycle menstruel et les hormones féminines, et notamment le développement des follicules ovariens, un taux de prolactine trop élevé peut se traduire par la présence de symptômes liés à un manque d’oestrogènes : perte de libido, acné, bouffées de chaleur, etc. Les femmes qui pratiquent la symptothermie pourront également constater un retour de glaire cervicale crémeuse et une température irrégulière après l’ovulation.

De plus, comme l’ovulation est entravée, le corps jaune (l’enveloppe du follicule ovarien après l’ovulation) ne sécrète pas assez de progestérone, ce qui peut générer un syndrome prémenstruel très marqué, avec des douleurs et des troubles de l’humeur avant les règles.

Troubles du cycle menstruel, de l’ovulation et de la fertilité

L’excès de prolactine est à l’origine d’un tiers des cas d’aménorrhée, ce qui est loin d’être négligeable ! L’aménorrhée désigne l’absence de règles depuis au moins de 3 mois, ce qui signifie, de facto, une absence d’ovulation (puisque les règles en sont la conséquence). Or, sans ovulation, forcément, les chances de concevoir sont fortement réduites…

Parfois, la prolactine ne bloque pas complètement l’ovulation, mais peut la rendre plus aléatoire : les cycles sont ainsi plus irréguliers. De plus, l’ovulation peut être de moins bonne qualité, avec, là encore, un corps jaune en berne qui a du mal à sécréter assez de progestérone : or, la progestérone est THE hormone de grossesse, car elle permet (entre autres), la préparation correcte de l’endomètre et la nidation.


causes

Quelles sont les causes d’une hyperprolactinémie ?

Maintenant que l’on a vu ensemble comment il était possible de détecter une prolactine trop élevée (même si le diagnostic doit absolument être réalisé par un médecin), voyons les causes possibles !

Un adénome hypophysaire

Comme expliqué précédemment, des tumeurs (bénignes) de l’hypophyse, que l’on appelle prolactinomes ou adénomes, peuvent tout à fait expliquer cette sur-production de prolactine.

Une macroprolactinémie

Une macroprolactinémie est une cause de « fausse hyperprolactinémie » car elle n’entraîne généralement pas de symptômes cliniques malgré des taux élevés de prolactine mesurés. En fait, chez les femmes souffrant de macroprolactinémie, la concentration de prolactine biologiquement active est souvent normale, et c’est en réalité un complexe de prolactine biologiquement inactive qui est élevée.

La macroprolactinémie n’a donc généralement pas d’impact significatif sur le cycle menstruel et la fertilité, contrairement à l’hyperprolactinémie classique, dans lequel la prolactine biologiquement active est élevée.

Le stress

Et oui, encore et toujours le stress ! En fait, la sécrétion de prolactine et la régulation du système nerveux partagent un même circuit au niveau de l’hypothalamus, une autre aire cérébrale qui est le carrefour entre le système nerveux et hormonal.

Ainsi, le stress active l’axe hypothalamo-hypophysaire, ce qui stimule la libération de prolactine par l’hypophyse antérieure. Par ailleurs, le stress peut réduire la production de dopamine par l’hypothalamus : or, la dopamine inhibe la sécrétion de prolactine et sa diminution entraîne donc une augmentation de la prolactine.

Sans oublier que les oestrogènes boostent la production de dopamine : sauf que, le cycle menstruel étant au ralenti à cause de la prolactine, on a donc moins d’oestrogènes et moins de dopamine, ce qui laisse le champ libre à la prolactine. #cerclevicieux

Précisons que quand on parle de stress, on parle de stress émotionnel, mais aussi de stress physique, un stress pour l’organisme. Le sport en excès, par exemple, peut être un stress pour le corps et provoquer une hausse de la prolactine.

Une hypothyroïdie

La thyroïde et la prolactine sont clairement liées ! En effet, l’hypothyroïdie (quand la thyroïde est au ralenti) provoque une élévation de la TRH par l’hypothalamus, qui stimule non seulement la production de TSH (l’hormone que l’hypophyse sécrète au max pour essayer de réveiller la thyroïde), mais aussi celle de prolactine !

Par ailleurs, l’hypothyroïdie peut réduire la sensibilité de la prolactine à l’action inhibitrice de la dopamine, et pour ne rien gâcher, chez les patients hypothyroïdiens, l’élimination de la prolactine peut être ralentie.

C’est la raison pour laquelle en cas de prolactine élevée, on checke aussi les hormones thyroïdiennes et vice-versa.

Un déséquilibre hormonal global

On a vu le lien entre hyperprolactinémie et stress ou thyroïde, mais une prolactine trop élevée peut aussi s’inscrire dans un tableau de déséquilibre hormonal plus global, car tout est connecté dans notre corps ! Une trop forte sécrétion de prolactine est rarement un problème isolé 🙂

Le SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques peut augmenter les taux de prolactine, notamment à cause de la résistance à l’insuline et de l’augmentation de la LH qui peuvent booster la production de prolactine.

Il faut préciser que l’hyperprolactinémie chez les femmes atteintes de SOPK est généralement légère (5-30% des cas selon certaines sources) et une hyperprolactinémie importante n’est pas caractéristique du SOPK.

Anorexie mentale

L’anorexie mentale provoque un stress chronique et donc une perturbation de l’axe hypothalamo-hypohysaire, accentuée par la malnutrition.

Certains traitements médicaux

Certains médicaments comme les hypotenseurs, les opoïdes, les antidépresseurs ou les neuroleptiques peuvent agir sur l’hypophyse et les neurotransmetteurs et donc, par ricochet, sur la sécrétion de prolactine. Les traitements anti-nauséeux comme le métoclopramide peuvent également faire augmenter la prolactine.

Il s’agit de raisons parmi d’autres ! Les causes d’une trop forte sécrétion de prolactine sont toujours à creuser et diagnostiquer avec votre équipe médicale 🙂


traitements

Quels sont les traitements de l’hyperprolactinémie ?

En cas d’adénome, les médecins peuvent préconiser un traitement médicamenteux (et notamment des agonistes dopaminergiques, qui vont inhiber la prolactine en augmentant la dopamine), une intervention chirurgicale pour retirer la tumeur, voire de la radiothérapie si nécessaire (mais c’est plus rare).

Ensuite, une trop forte sécrétion de prolactine sera traitée en fonction de la cause du problème : régulation des hormones thyroïdiennes si hypothyroïdie, gestion du stress, modification des traitements médicamenteux pouvant interagir, etc.

Il existe également des pistes naturelles comme le gattilier qui augmente la dopamine (mais comme elle agit sur le cerveau, il est important de ne pas se complémenter seule !)

L’hygiène de vie et la régulation des émotions peuvent également avoir un rôle à jouer, puisque le stress a un impact direct sur la prolactine : dans ce cadre, vous pouvez essayer d’intégrer des exercices de respiration, de méditation, mais aussi des séances de sport (sans excès) pour faire retomber la pression ! Idem, contre le stress, le magnésium, la vitamine B6 et les omégas 3 peuvent être vos meilleurs alliés !

Si cela vous intéresse, sachez que la prolactine est l’un des axes de travail que l’on explore dans le cadre du Fertility Club 🙂


homme

Prolactine et infertilité masculine

Et oui, la prolactine peut aussi être trop élevée chez les hommes et peut, là encore, se répercuter sur leur fertilité !

Comme chez les femmes, la prolactine excessive inhibe la sécrétion de GnRH par l’hypothalamus chez l’homme, ce qui réduit la production de LH et FSH par l’hypophyse. Cela entraîne une baisse de la production de testostérone par les testicules, ce qui perturbe la production de spermatozoïdes.

Un spermogramme peut révéler une oligospermie, voire une azoospermie. Les hommes atteints peuvent aussi souffrir de troubles de l’érection et d’une baisse de la libido (ce qui n’augmente pas les chances de reproduction :s).


Et quand la prolactine est trop basse ?

On s’est beaucoup attardés sur les causes et les conséquences d’une prolactine trop haute sur la fertilité, mais qu’en est-il quand elle est trop basse ?

On vous rassure tout de suite, il est bien plus rare d’avoir une prolactine inférieure aux normes attendues, mais cela peut se produire dans les cas suivants :

  • une insuffisance hypophysaire

  • la prise d’un traitement dopaminergique (car la dopamine freine la prolactine)

  • une hyperthyroïdie

Entre autres ! Une prolactine trop basse peut poser des problèmes à l’allaitement, mais aussi des soucis de fertilité : en effet, si la cause est liée à un dysfonctionnement hypophysaire, cela peut engendrer une fatigue chronique, de l’hypotension artérielle, une production insuffisance d’oestrogènes et de testostérone et potentiellement un manque de libido.

Par ailleurs, la prolactine semble jouer un rôle protecteur contre la dépression post-partum en soutenant l’allaitement, en régulant l’humeur et en favorisant l’attachement au bébé. Une baisse anormale ou une mauvaise régulation de cette peut perturber tous ces mécanismes et augmenter par ricochet le risque de dépression post partum :s


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous l’aurez compris, la prolactine est une hormone très importante pour notre fertilité, dont la sécrétion doit être mesurée et équilibrée pour ne pas fragiliser notre équilibre hormonal. Qu’en dites-vous ? Est-ce que vous aviez conscience de l’importance de la prolactine, en dehors de l’allaitement après l’accouchement ? 🙂

29 réflexions au sujet de “L’essentiel à savoir sur la prolactine et son impact sur la fertilité”

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant !
    Dans le cas d’une hyperprolactinémie modérée avec un SOPK (résistance à l’insuline et aménorrhée totale), sans adénome hypophysaire, y a t-il des choses à mettre en place pour faire diminuer le taux de prolactine ? Est-ce que ce taux un peu trop élevé peut impacter des traitements de PMA ? Ou la PMA peut permettre une grossesse malgré un taux trop élevé ? Merci beaucoup !

    Répondre
    • Coucou Cam et merci à toi ! C’est une question assez complexe, qui mérite vraiment d’être personnalisée 🙂 On sait que le stress peut jouer sur la prolactine, cela peut être un axe, mais le traitement du SOPK en est un également et me parait important de creuser ! Voici notre article à ce sujet, si jamais : https://www.emancipees.com/sopk-fertilite/
      Concernant le protocole de PMA, oui, un taux de prolactine un peu élevé peut jouer, même si ton équipe médicale doit normalement ajuster le protocole en tenant compte de cette problématique.
      Je suis navrée de ne pas pouvoir t’en dire plus en commentaire, mais si tu le souhaites, on peut t’accompagner sur ces sujets (SOPK, prolactine, PMA, etc.) dans le cadre du Fertility Club 🙂 Je te souhaite une bonne journée et t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

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  2. Bonjour docteur, voici les résultats de ma femme :
    Prolactine : 19,5
    T4: 11
    TSH : 3,46
    est-ce alarmant pour un désir de grossesse.
    Je souligne que nous sommes en couple depuis 10 mois maintenant

    Répondre
    • Bonjour Massa ! Je suis navrée, je ne fais pas d’analyse de bilan sanguin en commentaire 🙂 De prime abord, la TSH semble un peu haute, mais je ne peux rien affirmer avec certitude sans un suivi plus sérieux 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  3. Bonjour,
    Je trouve votre article très intéressant.
    J’ai un micro-adénome à prolactine. J’ai suivi un traitement pendant trois mois, puis je suis tombée enceinte. Mon endocrinologue m’a conseillé d’arrêter le Dostinex durant ma grossesse et mon allaitement. À la fin de ce dernier, je l’ai repris car mon taux de prolactine était très élevé. Cela fait neuf mois que je le prends et que j’ai à nouveau mes règles chaque mois, ce qui est une bonne nouvelle.
    Cependant, quelque chose m’interpelle : je suis sujette à des hypotensions et à une fatigue intense et cela de façon intermittente. Ces symptômes étaient déjà présents avant la prise du traitement et au début de celui-ci, lorsque ma prolactine était très élevée. Quand elle s’est normalisée, ils ont disparu. Or, à présent, mon taux est trop bas et ces symptômes réapparaissent.
    Pensez-vous qu’il puisse y avoir un lien ?
    Bien à vous 🙏🏼
    Judie

    Répondre
    • Coucou Judie ! Pour te répondre, les agonistes dopaminergiques (comme le Dostinex) peut faire baisser la pression artérielle possible, donc oui, il peut y avoir un lien direct entre ton traitement et les épisodes d’hypotension. En revanche, en cas de prolactine trop basse, on manque d’études sur son impact sur la pression artérielle, donc je ne saurais pas te dire avec certitude. Le mieux serait d’en discuter avec ton médecin pour peut-être revoir le dosage de ton traitement (surtout si la prolactine est vraiment trop basse) et éventuellement explorer aussi du côté de la thyroïde (une hypothyroïdie peut donner fatigue importante) et du cortisol qui peuvent aussi être impactés par l’hypophyse 🙂 Je t’envoie plein de bonnes ondes !

      Répondre
      • MERCI beaucoup pour votre retour 🙏🏼
        Ça fait du bien d’être écouté.
        Mon endocrinologue est limitée à ce qu’elle a appris et n’est pas du tout à mon écoute quand je lui parle de fatigue intense et d’hypotension.
        Je vais demander un deuxième avis et un troisième s’il le faut jusqu’à être prise au sérieux 💪🏼
        Au plaisir de vous suivre 💎

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        • Avec plaisir, je t’en prie ! Et tu as raison, c’est important d’obtenir des réponses 🙂 Plein de bonnes ondes !!

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  4. Hello !
    J’ai un taux de prolactine assez élevé (57 ng/mL), mes cycles ne semblent pas perturbés puisqu’ils durent entre 28 et 35 jours. En revanche, je ressens plutôt des effets désagréables au niveau de la poitrine comme une gène quand je bouge les bras, l’impossibilité de mettre certaines brassières de sport, parfois rien que le frottement d’un vêtement me dérange (peu importe la phase du cycle)… Je n’ai jamais été enceinte (et je ne veux pas d’enfant pour l’instant) alors je ne sais pas quelles sont les « sensations physiques » d’un excès de prolactine, peut être que certaines mamans pourraient témoigner et me rassurer (je retourne voir ma SF bientôt également)… Merci beaucoup !

    Répondre
    • Coucou Marine ! Je comprends ton questionnement ! Est-ce que tu as parlé de tes symptômes à ton médecin ? Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

      Répondre
  5. Bonjour,

    J’ai fait une fausse couche il y a une semaine, à 12+6 SA.
    À priori la grossesse s’était arrêtée à 9 SA.
    Aujourd’hui j’observe une légère galactorrhée.

    Est-ce courant après une fausse couche?

    Merci pour votre retour,

    Répondre
    • Coucou Alexandra ! Pour commencer, je t’envoie tout mon réconfort, j’espère que tu arrives à prendre soin de toi et que tu es bien entourée <3 Ensuite, pour te répondre, oui, cela est normal, car la prolactine a commencé à monter pendant ta grossesse et quand la grossesse s’arrête, la chute brutale des hormones (œstrogènes et progestérone) peut laisser la prolactine s’exprimer transitoirement, ce qui peut donner lieu à des écoulements, qui sont bénins et transitoires. Néanmoins, si tu es inquiète ou que cela persiste, n'hésite pas à en parler à ton médecin <3 Je t'embrasse !

      Répondre
  6. Coucou !
    C’est un article très intéressant !
    Mon taux est autour de 30, avec 2 prises de sang. Du coté de thyroïde, il n’y a pas de soucis car je suis suivi de près, je prends du lithium.
    J’espère que ma gynéco PMA pourra rectifier ce taux.
    Merci pour votre soutiens

    Répondre
    • Coucou Margaux ! Un taux de prolactine autour de 30 peut effectivement suffire à perturber l’ovulation ou la phase lutéale, même quand tout le reste est bien suivi. Le fait que la thyroïde soit surveillée est déjà un très bon point !
      Le lithium peut, dans certains cas et contextes cliniques, contribuer à une élévation de la prolactine : ta gynéco pourra tout à fait évaluer la pertinence d’un ajustement ou d’une prise en charge spécifique, en lien avec ton contexte global 🙂 Je t’envoie plein de bonnes ondes pour la suite ! 🤍

      Répondre
  7. Bonjour, je m’inquiète de l’impact de la prolactine sur mes chances de grossesse (bebe 2). J’allaite toujours mon premier, j’ai eu un retour de couche avec des cycles menstruelles très reguliers. Nous sommes en essai depuis 6 mois avec controle de l’ovulation mais je ne suis toujours pas enceinte. Mon taux de prolactine Peut il etre la cause? Merci de votre retour

    Répondre
    • Coucou Nasria ! Oui, effectivement, la prolactine peut perturber/bloquer l’ovulation pendant l’allaitement : comment valides-tu ton ovulation ? 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  8. Bonjour,
    J’ai effectué deux PDS une le mois dernier avec un résultat à 39,5 ng/ml pour la prolactine à J28 (peut être un peu stressée) j’ai eu mes règles à J32 (j’avais une TSH haute).
    Je l’ai refaite à J21 ce mois et je suis à 17,5 ng/ml. Est ce que c’est un taux correct pour un projet bébé ?
    Merci d’avance pour les réponses

    Répondre
    • Coucou Bérengère ! Pour te répondre, la prolactine peut effectivement beaucoup varier d’une prise de sang à l’autre (stress, heure du prélèvement, moment du cycle, sommeil, même la pose du garrot peuvent l’influencer !). Chez une femme en âge de concevoir, on considère généralement que la prolactine est dans la norme quand elle reste sous les 25 ng/ml (hors grossesse et allaitement). Ton résultat à 17,5 ng/ml est donc tout à fait dans la fourchette attendue et compatible avec un projet bébé 🙂
      Ton premier dosage un peu plus haut (39,5 ng/ml) peut tout à fait s’expliquer par le stress du prélèvement, d’autant qu’il s’est normalisé ensuite.
      Par contre, comme tu le mentionnes, la TSH joue aussi un rôle important dans la fertilité et peut influencer la prolactine. Ça vaut le coup d’en discuter avec ton médecin/endocrino pour voir si un suivi ou un ajustement est nécessaire côté thyroïde 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !

      Répondre
  9. Hello, est-ce qu’en taux de prolactine+ progestérone à respectivement 39,5 ng et 8,91 ng mais un test bêta hCG négatif peut être quand-même les prémices d’une grossesse à J28 du cycle (sans confirmation de l’ovulation mais avec une température haute depuis 5 jours) ?
    Merci d’avance

    Répondre
  10. Salut Clémence je un soucis pour la prolactine élevée j’ai été diagnostiqué par un gynécologue il m’ont prescrit le dostinex je finis toute la boîte mais rien ne marche je sais pas si vous pouvez m’orienter par une autre médicament moi et mon mari on a vraiment besoin d’avoir enfants mais à cause de la prolactine je n’arrive toujours pas a tomber enceinte veuillez m’aider svp

    Répondre
    • Bonjour Arlette ! N’étant pas médecins, nous ne pouvons pas t’orienter vers un autre médicament 🙂 Néanmoins, tu peux en parler avec ton gynécologue, pour voir si la prolactine est effectivement maîtrisée ! Après, si la prolactine est OK, mais que vous n’arrivez pas à concevoir, le souci peut être ailleurs, et notamment dans la détermination de la fenêtre de fertilité et le timing des rapports, entre plein d’autres choses 🙂 Bonne journée, je vous envoie toutes mes bonnes ondes !

      Répondre
    • Je suis en également sur Dostinex depuis 1 mois.
      Femme en désir de maternité mais tôt de prolactine hyper élevé 60,08.
      Je suis en larme

      Répondre
      • Coucou Sophie ! Je comprends ton ressenti, mais le traitement devrait fonctionner 🙂 Si ce n’est pas le cas, tu peux voir avec ton médecin si d’autres alternatives existent 🙂 En parallèle et si tu en ressens le besoin, la prolactine est une problématique que l’on aborde (entre plein d’autres choses !) dans le Fertility Club, qui ouvre bientôt ses portes 🙂 Bonne journée !

        Répondre
  11. Bonjour Laurène,
    Je me permets de te contacter car j’ai une question concernant l’allaitement et la progestérone.
    Je suis maman d’une petite fille de 18 mois. Je suis tombée enceinte plutôt rapidement, au bout de 4 mois.
    Aujourd’hui nous aimerions avoir un deuxième enfant. J’allaite toujours ma fille, 2 à 3 fois par jour maximum.
    En janvier dernier, je suis tombée enceinte, je l’allaitais alors 4-5 fois par jour. Et j’ai fait une fausse couche à 9SA. La grossesse était fragile dès le début avec une mauvaise cinétique des Bêta hcg et une progestérone basse (7,93ng/ml) a 5 SA.
    Je vois ici que l’excès de prolactine peut à empêcher la bonne sécrétion de la progestérone.
    Je me demande si mon allaitement peut donc avoir un impact sur ma fertilité et le maintien par la suite d’une grossesse?
    Merci d’avance pour tes réponses. 🤗🤗

    Répondre
    • Coucou Clémence ! On t’envoie toute notre tendresse <3 Pour te répondre, oui si tu allaites, ton ovulation peut effectivement être perturbée par la prolactine : ainsi, ton ovulation peut être de moins bonne qualité, ce qui explique que ton corps jaune ne soit pas assez "fort" pour sécréter suffisamment de progestérone. On t'embrasse, bonne journée !

      Répondre
        • Bonjour Laurène,
          Un bilan sanguin a mis en évidence un taux de prolactine élevé (54,6 ng/mL en 09/25). Un deuxième dosage m’a été demandé ce mois-ci (44,3 ng/mL), qui confirme donc ce taux élevé.
          Autres hormones dosées ce mois à J4 :
          17 Beta Oestradiol : <24,0 pg/mL
          FSH : 9,62 Ul/L
          LH : 9,94 Ul/L
          Lors du premier dosage, d’autres hormones avaient déjà été dosées et les résultats étaient OK.
          On me parle de possible tumeur hypophysaire, à vérifier par IRM. Chose que je n’ai jamais pensé à préciser à mes gynécos : je fais beaucoup de sport (tous les jours au moins une activité avec une moyenne annuelle de 50km de course à pied par semaine, et ce depuis plusieurs années). Mon activité physique pourrait-elle être à l’origine de ce taux élevé ?
          Mes cycles naturels sont assez réguliers (28 à 35 jours), j’ai commandé le thermomètre Émancipées en août, et j’observe donc depuis mes cycles grâce à la symptothermie. Chaque cycle, j’ai obtenu un plateau bas suivi d’un plateau haut + observation glaire filante, je pense donc que l’ovule bien chaque cycle.

          Répondre
          • Coucou Laurence ! Oui, il est tout à fait possible que la prolactine soit élevée en raison de ton activité physique, perçue comme un stress physiologique par ton corps (et la prolactine est très sensible au stress !). Donc n’hésite pas à en reparler avec ton équipe médicale, qui conservera sans doute l’IRM par prudence, et pour écarter la piste de l’adénome de manière définitive 🙂 Si tu n’as pas d’adénome et que tes dosages restent élevés, tu peux aussi essayer de creuser du côté de la thyroïde, car les deux sont liés 🙂 En tout cas, ce taux ne t’empêche pas d’ovuler, ce qui est très rassurant (et bravo pour tes observations !!). N’hésite pas à me tenir au courant, je te souhaite une belle journée !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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