Les idées clés
- Le cycle menstruel est régi par les hormones ovariennes (oestrogènes et progestérone) et hypophysaires (LH et FSH), même si d’autres hormones, comme les hormones thyroïdiennes ou androgènes par exemple, peuvent aussi impacter son bon fonctionnement.
- En cas de symptômes évocateurs (règles irrégulières, douloureuses, SPM, acné hormonale, etc.) ou de difficultés à concevoir, on peut réaliser un bilan hormonal.
- Ce bilan est plutôt réalisé en tout début de cycle (entre le 2ème et le 5ème jour), même si un dosage de la progestérone et des oestrogènes 7 jours après l’ovulation est également recommandé pour compléter l’analyse.
- Si le bilan hormonal revient anormal, on peut travailler sur le déséquilibre hormonal constaté grâce à un traitement médical et/ou des solutions basées sur l’hygiène de vie (en fonction de la cause !)
- Si le bilan hormonal est normal mais que les symptômes persistent, il peut être pertinent de creuser en dosant d’autres hormones (notamment celles de la thyroïde si elles ne faisaient pas partie du bilan initial), en cherchant d’éventuelles carences alimentaires ou en faisant d’autres examens, notamment des examens d’imagerie.
Il arrive parfois que notre cycle menstruel connaisse quelques heurts et déclenche des symptômes plus ou moins pénibles (boutons, douleurs, irritabilité, etc.) qui nous poussent à nous demander si tout se passe normalement du côté de nos hormones. C’est aussi la question que l’on peut se poser lorsque les essais bébé s’éternisent.
Hormis la prise en notes de vos symptômes (tellement précieuse !), vous pouvez également réaliser un bilan hormonal, afin de savoir, de manière claire et objective, si vous présentez un déséquilibre hormonal ou non.
Dans ce qui suit, on vous explique quelles hormones sont généralement dosées, celles qui peuvent mériter d’être ajoutées à votre bilan, mais également quand et comment le réaliser. Et bien sûr, on vous expliquera comment réagir si le bilan montre un dérèglement hormonal, mais aussi (et c’est le plus frustrant !) quelles pistes creuser si les résultats sont normaux (alors que vos symptômes sont toujours aussi présents !).
🍿 Si vous préférez, voici la version vidéo de cet épisode (avec un petit cadeau dedans !) :
Table des matières
ToggleLe cycle menstruel est régi par nos hormones
Avant d’expliquer pourquoi il peut être important de faire un bilan hormonal, voyons ce qu’est une hormone 🙂 Une hormone est une molécule, une substance chimique sécrétée par une glande (une glande endocrine), une sorte de messagère qui diffuse son message aux organes cibles via la circulation sanguine.
C’est pour cela qu’un bilan hormonal se fait classiquement par prise de sang, car les hormones sont présentes et circulent dans notre sang 🙂 (ceci dit, il existe de plus en plus de kits pour faire un bilan hormonal par voie urinaire, de façon autonome, chez soi, et ça peut être très pratique, on en reparle en fin d’article !).
Nos hormones régulent beaucoup de réactions chimiques dans notre corps : faim, glycémie, température, cycle veille/sommeil, mais également le cycle menstruel (entre bien d’autres mécanismes !)
Le fonctionnement du cycle menstruel

5 hormones sont aux manettes du cycle menstruel, et permettent au cerveau et aux ovaires de communiquer efficacement pour permettre l’ovulation (qui est LE moment charnière du cycle menstruel) :
- GnRH : c’est par elle que tout commence ! Elle est sécrétée par l’hypothalamus, une glande de notre cerveau qui est le carrefour entre le système nerveux et hormonal, pour « ordonner » à la glande hypophyse (aussi située dans le cerveau), de sécréter de la FSH.
- FSH (hormone folliculo stimulante) : cette hormone produite par l’hypophyse commande aux ovaires de recruter et faire maturer des follicules ovariens, chacun contenant un ovocyte.
- Oestrogènes : ils sont sécrétés par les follicules en développement dans les ovaires (en réponse à la FSH). Plus les follicules se développent, plus l’ovulation approche, plus la production d’oestrogènes est importante. Au bout de quelques jours, un follicule prend la tête de la course, devient plus gros que les autres et sécrète une quantité importante d’oestrogènes. Les oestrogènes favorisent la sécrétion de glaire cervicale et l’épaississement de l’endomètre (la muqueuse utérine).
- LH (hormone lutéinisante) : quand l’hypophyse détecte cet afflux massif d’oestrogènes, il envoie une dose importante de LH, l’hormone qui permet l’ovulation, et notamment la rupture du follicule, (quand tout se passe bien, la libération de l’ovocyte a lieu environ 16-18 heures après le pic de LH)
- Progestérone : c’est l’hormone de la phase post-ovulatoire, sécrétée par le corps jaune, le corps jaune étant ce qu’il reste du follicule ovarien une fois qu’il a expulsé son ovocyte. La progestérone prépare le corps à la nidation d’un éventuel embryon et assure le maintien et la vascularisation de l’endomètre (en plus d’avoir plein d’effets positifs sur notre santé physique et mentale, comme les oestrogènes !).
Chacune de ces 5 hormones doit être sécrétée au bon moment et en quantité suffisante ! C’est notamment ce que l’on cherche à déterminer lors d’un bilan hormonal.
D’autres hormones peuvent interférer
Cette chorégraphie hormonale entre le cerveau et les ovaires fait également intervenir ou peut être perturbée par d’autres hormones :
- Les hormones androgènes (telles que la testostérone) : ces hormones mâles sont aussi présentes dans le corps de la femme et on observe d’ailleurs un pic de testostérone juste avant l’ovulation, qui explique notre pic de libido à ce moment là.Toutefois, elles peuvent perturber l’ovulation quand elles sont sécrétées en trop grande quantité.
- Les hormones thyroïdiennes (T3 et T4, et TSH pour l’hypophyse) : la thyroïde régule le métabolisme global et est aux manettes d’un grand nombre de mécanismes physiologiques, dont le cycle menstruel ! Ainsi, une thyroïde au ralenti (hypothyroïdie) viendra ralentir aussi le cycle, tandis qu’une thyroïde en sur-régime (hyperthyroïdie) peut également tout perturber.
- La prolactine : il s’agit de l’hormone de l’allaitement, que les jeunes mamans connaissent bien et qui est, elle aussi, sécrétée par l’hypophyse ! Il est important de la surveiller en cas de troubles du cycle, car elle peut être produite en dehors de tout allaitement et a alors tendance à interférer avec l’ovulation.
- L’insuline : cette hormone est sécrétée par le pancréas, afin de réguler le taux de sucre dans le sang. Et comme tout est connecté dans notre corps, elle peut impacter notre cycle menstruel, car une résistance à l’insuline (même avec une glycémie normale) peut encourager une trop grande production d’androgènes, tandis que l’insuline en excès perturbe la signalisation hormonale entre le cerveau et les ovaires !
- L’AMH : elle n’influence pas directement le cycle menstruel et l’ovulation, mais elle est très souvent dosée en cas de problème de fertilité. En effet, elle est sécrétée par les follicules en attente dans les ovaires et est un marqueur de la réserve ovarienne ! Néanmoins, elle ne suffit pas pour dire qu’une grossesse naturelle sera possible ou non, et doit être analysée en prenant en compte toutes les autres citées précédemment ! On peut très bien ovuler ET tomber enceinte avec un nombre limité de follicules, tant que ceux-ci sont de bonne qualité 😉
D’autres hormones, telles que le cortisol ou encore la mélatonine, interviennent également de façon très importante dans le cycle féminin, mais on ne va pas aussi facilement les doser (on les aborde toutefois en détail dans le Fertility Club pour info, en plus de toutes les autres citées juste avant !).

Pourquoi faire un bilan hormonal ? Les symptômes à prendre en compte
En cas de problèmes de fertilité
On s’intéresse souvent à son cycle menstruel lorsque l’on rencontre des difficultés à concevoir, et un bilan hormonal permet de s’assurer que les hormones féminines sont sécrétées dans les bonnes proportions pour permettre l’ovulation, et éventuellement de confirmer qu’elle a eu lieu en dosant la progestérone : elle est en effet l’hormone phare de la phase post-ovulatoire, sécrétée uniquement après l’ovulation. Les œstrogènes, eux, continuent d’être produits à plus faible dose.
En cas d’autres signes évocateurs
Néanmoins, on peut aussi faire un bilan hormonal si on se rend compte que notre cycle menstruel ne se déroule pas comme il le devrait, et en présence de certains symptômes :
- Absence de règles depuis plus de 3 mois (ou aménorrhée), qui peut venir du cerveau (la GnRH ou la FSH ne sont pas suffisamment produites, ou la prolactine est trop élevée) ou des ovaires (avec un défaut d’oestrogènes)
- Cycles irréguliers (avec plus de 7 jours d’écart entre deux cycles), pouvant s’expliquer par un excès d’androgènes ou de prolactine qui bloquent l’ovulation (mais ce ne sont pas les seules raisons qui peuvent expliquer l’irrégularité de l’ovulation !)
- Syndrome prémenstruel ou SPM (qui se présente souvent en cas de déséquilibre hormonal après l’ovulation, souvent en défaveur de la progestérone)
- Règles douloureuses
- Règles très abondantes (avec possiblement un excès d’oestrogènes, qui ont trop épaissi l’endomètre)
- Règles rosées et/ou peu abondantes (dues à un endomètre trop fin, et qui peuvent être liées à une carence en oestrogènes, ou en GnRH/FSH si les follicules ne sont pas assez stimulés et ne produisent pas assez d’oestrogènes).
- Symptômes d’hyperandrogénie : acné, perte de cheveux, pilosité au niveau du visage ou du torse par exemple, peuvent mettre sur la piste d’une sécrétion trop importante d’hormones androgènes.
- Spottings entre les règles : ils peuvent signaler la présence d’un kyste, d’un polype ou d’un fibrome (souvent dûs à un excès d’oestrogènes et à confirmer avec un examen d’imagerie) ou d’un manque de progestérone après l’ovulation (cette hormone est normalement chargée de maintenir l’endomètre dans l’utérus et s’il se détache en partie avant les règles, c’est qu’elle n’est pas sécrétée en quantité suffisante).
Dans le cadre d’un parcours PMA
En cas de stimulation ovarienne, d’insémination ou de fécondation in vitro, l’équipe médicale surveille les hormones du cycle menstruel afin de mettre en place les protocoles au bon moment et d’évaluer ensuite s’ils ont fonctionné ou non.
En cas de parcours PMA, le cycle est également monitoré par échographie, notamment pour suivre le développement des follicules ovariens, afin de pouvoir prévoir une insémination au bon moment ou les prélever quand ils sont prêts pour la FIV.

Quand faire un bilan hormonal et comment ça se passe ?
Le bilan hormonal est généralement prescrit par un professionnel de santé (médecin traitant, gynécologue, sage femme, voire endocrinologue ou médecin spécialiste). Il est possible de le faire de son propre chef en se rendant directement dans son laboratoire d’analyses, mais dans ce cas, le bilan hormonal ne sera pas remboursé !
Le bilan de base est à réaliser entre le 2ème et le 5ème jour du cycle menstruel (= le 2ème et le 5ème jour de vos règles).
Il est fait par prise de sang et il n’est pas forcément nécessaire d’être à jeun, sauf si le bilan comprend la glycémie à jeun et éventuellement pour les androgènes selon les laboratoires. Pour la prolactine, on préfère la doser après une période de repos d’au moins 20 minutes, car elle peut être plus élevée en cas de stress.
Quelles hormones sont dosées par la prise de sang ?
Généralement, le bilan hormonal classique de fertilité chez la femme et prescrit par les médecins comprend la LH, la FSH, les oestrogènes (estradiol), l’AMH et parfois la testostérone, la TSH et la prolactine.
En santé fonctionnelle, et dans le Fertility Club notamment, on va beaucoup plus loin, car un tel bilan de base peut être lacunaire pour comprendre le cycle et la fertilité de beaucoup de femmes.

Comment améliorer un bilan hormonal ?
Si les résultats montrent un déséquilibre hormonal, votre médecin pourra vous proposer un traitement médical pour le corriger, notamment en cas de souci de thyroïde, par exemple !
Plus rarement, une intervention chirurgicale pourra être recommandée, notamment si un adénome hypophysaire est responsable d’une prolactine trop élevée. Une PMA peut aussi être envisagée en cas de réserve ovarienne effondrée ou de difficultés à ovuler (dans ce deuxième cas, il peut simplement s’agir d’une stimulation ovarienne).
Il est également possible de travailler en micro-nutrition, sur l’hygiène de vie et/ou avec certaines plantes pour corriger certains déséquilibres, tels qu’un manque de progestérone ou un excès d’oestrogènes ou pour accompagner une résistance à l’insuline.
On ne vous donne pas de conseils tout prêts, car l’usage des plantes et des compléments alimentaires dépend beaucoup de votre déséquilibre hormonal à vous et de vos problématiques personnelles, mais sachez là encore que, si vous êtes en désir de grossesse, c’est tout l’objet du Fertility Club 🙂

Troubles du cycle menstruel, difficultés à concevoir : quelles pistes creuser si le bilan hormonal est normal ?
Il n’est pas rare qu’un bilan hormonal semble normal, alors que l’on rencontre des soucis pour concevoir ou que notre cycle nous en fait voir de toutes les couleurs. #frustration
Dans ce cas, il peut être intéressant de creuser, notamment en mesurant certaines hormones qui ne sont pas forcément prévues dans le bilan hormonal « de base », telles que les hormones thyroïdiennes (T3, T4, T3 reverse, anticorps anti TPO) ou l’insuline. On l’a vu plus haut, elles peuvent clairement impacter nos hormones et notre cycle !
La progestérone est également capitale à évaluer : c’est elle qui limite les risques de syndrome prémenstruel, car elle contrebalance les œstrogènes après l’ovulation et limite ainsi les symptômes liés au SPM ! Et surtout, elle favorise l’implantation d’un embryon, donc une bonne sécrétion de progestérone est indispensable pour qu’une grossesse puisse démarrer. Cette hormone doit être dosée 7 jours après l’ovulation (validée par la glaire cervicale et la température si possible), aux côtés des oestrogènes. Essentielle pour l’équilibre hormonal chez la femme, elle est pourtant très souvent manquante dans les bilans préconisés par les professionnels de santé :s, ou alors elle est prescite systématiquement le 21e jour du cycle, considérant que toutes les femmes ovulent le 14e jour (spoiler alert : c’est faux !).
De plus, il ne faut pas oublier que les fourchettes des laboratoires ne sont pas des normes santé, mais des fourchettes statistiques, basées sur des échantillons hétérogènes (âge, statut hormonal, etc.). Ainsi, un taux dans la fourchette ne signifie aucunement un taux optimal, pour la santé et la fertilité. Dès lors, le bilan hormonal ne dit pas forcément tout, et la clinique (c’est-à-dire les symptômes que vous observez) est tout aussi importante !
Même si un bilan hormonal normal ne signifie qu’il n’y a aucune origine hormonale à vos symptômes, les autres pistes à creuser quand une grossesse n’arrive pas sont notamment :
- une mauvaise estimation de la date de l’ovulation (les couples ratent le coche et n’ont pas de rapports au bon moment),
- un problème mécanique (trompes bouchées ou non perméables, anomalie utérine, etc.),
- une mauvaise réceptivité de l’endomètre,
- un sperme de qualité insuffisante
- une glaire cervicale également de mauvaise qualité
- ou encore des carences alimentaires, par exemple !
Si vous souhaitez aller plus loin, voici un récapitulatif complet de toutes les pistes à creuser en cas d’infertilité, à télécharger ci-dessous ! Et bien sûr, le Fertility Club est aussi là pour vous 🙂

Les examens complémentaires au bilan hormonal
Ce sont essentiellement les examens d’imagerie, tels que l’hystéroscopie, l’hystéro salpingographie ou l’hyfosy.
Ces examens permettent de voir si une anomalie anatomique au niveau des trompes utérines ou de l’utérus peut être la cause d’une infertilité. Un kyste ou un fibrome peuvent également provoquer des soucis de nidation ou des saignements entre les règles, tandis qu’un endomètre peu ou trop épais peut compliquer les chances d’implantation d’un embryon !
Un IRM spécifique réalisé par un professionnel de santé formé peut également déceler des lésions d’endométriose, par exemple, qu’on ne voit pas à l’échographie.
Si vous voulez tout comprendre sur ces examens (qui peuvent parfois faire un peu peur, on vous comprend), n’hésitez pas à écouter notre épisode de podcast avec le Dr Jonas Benguigui, gynécologue spécialiste en infertilité.
Faut-il refaire un bilan hormonal régulièrement ?
Oui, cela peut être intéressant, car le bilan hormonal est une photo à l’instant T, qu’il peut être utile de le refaire selon les symptômes, l’âge, un arrêt de contraception, etc.

Les outils complémentaires pour suivre ses hormones
Certes, il est intéressant de « tracker » ses hormones grâce à un bilan hormonal, mais nous ne pouvons pas toutes aller faire une prise de sang deux fois par cycle, et vous l’avez compris, on ne voit pas forcément tout dans un bilan sanguin ! Voici d’autres outils qui peuvent vous aider à vous situer 🙂
La symptothermie
La symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui permet de repérer l’ovulation, grâce à la glaire cervicale et la température. Ainsi, elle vous permet :
- de vous assurer que vous ovulez bien (la température monte d’environ 0,3 degrés une fois que l’ovulation a eu lieu et dans ce cas, on voit bien un plateau bas puis un plateau haut)
- d’estimer la phase post-ovulatoire, qui pourra être inférieure à 11 jours en cas de carence en progestérone
- de repérer des tentatives d’ovulation qui n’aboutissent pas (pic de glaire cervicale non suivi d’une montée de température), souvent présentes en cas de cycle irrégulier
- de voir si les spottings sont liés à l’ovulation (et le spotting d’ovulation est normal) ou s’ils surviennent en phase post-ovulatoire (possible insuffisance en progestérone) ou à n’importe quel moment du cycle (éventuellement plutôt lié à un kyste, un polype ou un fibrome).
Entre autres ! La symptothermie vous permet d’avoir une « cartographie » de votre cycle (surtout si vous remplissez votre cyclogramme sérieusement) et de repérer, visuellement, des soucis dans équilibre hormonal. Attention, on ne tire pas de conclusions sur la base d’un seul cycle ! Néanmoins, ces observations peuvent être extrêmement précieuses pour votre soignant, qui pourra ensuite vous orienter vers un bilan hormonal.
Les tests de progestérone
Une fois que l’ovulation est validée, vous pouvez également mesurer votre progestérone, grâce à des dispositifs urinaires comme Proov (le code EMANCIPEES vous offre 20% de réduction) ou Mira (le code EMANCIPEES25 vous offre 25% de réduction) ! C’est également une manière de vous assurer que vous avez bien ovulé :)
Ils ne dosent alors pas les hormones dans le sang, mais leurs métabolites urinaires (par exemple la PdG pour la progestérone), qui révèlent davantage leur niveau sur la journée (là où une prise de sang est vraiment une photo à un instant T).
Les tests d’ovulation, fausse bonne idée !
En revanche, on vous déconseille l’utilisation de tests d’ovulation : ces tests réagissent à l’hormone LH (et parfois aux oestrogènes, selon les modèles), mais leur sensibilité diffère d’une marque à l’autre et la Direction Générale des Fraudes a déclaré que 4 tests sur 10 seraient non conformes.
Par ailleurs, il est tout à fait possible d’ovuler avec un taux de LH trop bas pour être détecté par les tests et en cas de SOPK, le test peut aussi réagir en permanence si la LH est constamment élevée. Enfin, un pic de LH n’est pas forcément suivi d’une ovulation, car cette dernière peut être stoppée dans la dernière ligne droite pour plein de raisons !

Pour résumer – Questions fréquentes
Quand faire un bilan hormonal ?
On peut faire un bilan hormonal en cas de :
- Difficultés à concevoir
- Cycles irréguliers
- Règles absentes
- Douleurs de règles, règles trop /pas assez abondantes
- Symptômes désagréables à l’approche des règles, voire un syndrome prémenstruel (douleurs, troubles de l’humeur, etc.)
- Etc.
Qui prescrit le bilan hormonal pour une femme ?
Si vous souhaitez faire un bilan hormonal, vous pouvez en parler avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme.
Que faire si mon médecin refuse de me prescrire un bilan hormonal ?
Il arrive qu’on ressente des symptômes gênants, mais que notre médecin estime que “tout va bien” ou “qu’il faut attendre” avant d’investiguer. Dans ce cas, vous pouvez :
- Aller directement en laboratoire, mais vous devrez régler votre examen
- Lui expliquer que vos symptômes ont un véritable impact sur votre qualité de vie (douleurs intenses, règles trop abondantes, troubles de l’humeur difficiles à gérer pour vous et votre entourage, etc.), et que le plus tôt sera le mieux pour vous soulager.
Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal ?
Si vous avez des doutes au regard de vos symptômes, vous pouvez creuser la piste d’un déséquilibre hormonal en :
- notant tous vos symptômes et le moment du cycle menstruel où ils apparaissent
- suivant votre ovulation et votre cycle avec la symptothermie
- faisant un bilan hormonal par prise de sang.
Et bien sûr, les trois sont cumulables !
Peut-on faire un bilan hormonal sans ordonnance ?
Oui, vous pouvez tout à fait vous rendre en laboratoire sans ordonnance, mais il n’y aura pas de prise en charge par l’Assurance Maladie.
Quel est le prix d’un bilan hormonal ?
En France, le coût d’un bilan hormonal varie beaucoup selon quels dosages sont réalisés, s’il y a ordonnance, et selon le type de laboratoire (conventionné ou non).
Ainsi, certains dosages hormonaux “conventionnés” (remboursés partiellement) peuvent s’élever entre 7 € et 40 € selon l’hormone testée (il faut compter environ 15-20 euros par hormone), mais si vous faites un bilan “hors nomenclature” (non remboursé par la Sécurité sociale), les prix peuvent rapidement grimper.
Est-ce qu’un homme peut faire un bilan hormonal ?
Oui, absolument, car un trouble hormonal peut aussi survenir chez l’homme ! La production de spermatozoïdes peut être impactée par un problème hormonal, au niveau de la LH et de la FSH par exemple (oui, ils en produisent aussi !), mais aussi de la testostérone.
Par ailleurs, un homme peut réaliser un spermogramme (examen du sperme) en complément dans les cas de problèmes de fertilité, afin de vérifier que les spermatozoïdes soient suffisamment nombreux et fonctionnels.
Quel est le meilleur moment du cycle pour doser la progestérone ?
La progestérone atteint son pic 7 jours après l’ovulation, puis redescend progressivement jusqu’aux règles : il faut donc la mesurer au moment de son pic, en validant l’ovulation avec la glaire cervicale + la montée de température.
On ne la dose donc pas forcément le 21ème jour du cycle, car on n’ovule pas toutes le 14ème jour 😉
Bilan hormonal après arrêt de pilule : utile ou pas ?
Après la pilule, le cycle menstruel peut mettre du temps à retrouver ses marques et son rythme de croisière, puisque le dialogue entre le cerveau et les ovaires a été totalement coupé pendant la prise de cette contraception. L’équilibre hormonal n’est donc pas au top à ce moment-là, mais c’est normal et transitoire 🙂
Ainsi, un bilan réalisé trop tôt est parfois peu interprétable et il vaut mieux attendre 2-3 mois/cycles avant de doser ses hormones !
Vous savez désormais tout ce qu’il faut savoir sur le bilan hormonal : quelles hormones sont généralement mesurées, lesquelles peuvent être intéressantes à ajouter et à quel moment du cycle réaliser votre prise de sang 🙂
En tout cas, vous avez raison de vous y intéresser, car nos hormones sont de précieux signaux : elles reflètent le bon fonctionnement du corps… ou révèlent un déséquilibre à corriger, que ce soit par l’intermédiaire d’un traitement médical ou de solutions axées sur l’hygiène de vie !
Si vous avez d’autres questions auxquelles on n’a pas répondu dans cet article, l’espace Commentaires ci-dessous est là pour vous !
Et si vous souhaitez toutes les pistes à creuser quand les essais bébé semblent un peu trop longs, voici notre ressource à ce sujet 🙂
Les sources complémentaires
12 réflexions au sujet de “Bilan hormonal femme : quand le faire et quelles hormones doser ?”
Hello la team Emancipées,
Quand DPO7 tombe un dimanche et qu’on ne peut pas faire sa prise de sang ce jour-la, vaut-il mieux faire le bilan à DPO6 (le samedi) ou à DPO8 (lundi) ?
J’ai une phase lutéale de 12 à 14 jours sur ces derniers cycles (validés par la prise de température basale).
Merci 🙂
Coucou Marianne ! Il vaut mieux faire la prise de sang 6 jours après l’ovulation dans ce cas, en sachant qu’elle ne sera pas forcément à son niveau maximum 🙂 Bonne journée !
Bonjour, merci pour tout ce contenu qui éclaire un peu mes questions ! J’ai pris rdv chez ma généraliste pour demander un bilan hormonal : j’ai des règles extrêmement abondantes avec caillots (adenomyose et endo), mal aux seins, spotting au moins 5j avant mes règles… je pense à un déséquilibre hormonal mais j’aimerais savoir si je dois soutenir la progestérone ou réguler les œstrogènes en excès. Dois je demander le bilan hormonal pour le début de cycle et 7 jours apres l’ovulation ? Ou juste le bilan le 7eme jour après ovulation sera suffisant ?
Je me suis remise à la symptothermie récemment, j’ovule bien donc cela sera facile de calculer les jours pour le bilan en phase lutéale.
Merci d’avance pour votre réponse 🙂
Coucou Agathe ! Oui, tout à fait, tu peux voir avec ta gynéco pour faire un bilan en début de cycle + un autre 7 jours après ton ovulation pour voir si tu es en situation d’hyperoestrogénie absolue (trop d’oestrogènes) ou relative (oestrogènes OK, mais progestérone un peu basse, inférieure à 15). Et effectivement, on remarque qu’en cas d’endométriose/adénomyose, il y a souvent un excès d’oestrogènes. Et bravo à toi pour tes observations en symptothermie, cela va effectivement t’aider à faire le bilan au bon moment (entre autres !). Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!
Hello la team Emancipées,
J’ai 30 ans et j’ai arrêté la pilule début janvier 2026 (ça faisait 14 ans que je la prenais avec un arrêt d’1 an entre temps). Mes règles ont l’air d’être régulières (21 janvier, 17 février et 16 mars : donc plutôt un cycle de 27 jours). On commence doucement à s’y mettre avec mon compagnon pour avoir un enfant, mais quand je regarde l’aspect de ma glaire cervicale à l’approche de la période d’ovulation + pic d’ovulation, elle n’est pas du tout transparente et filante type « blanc d’oeuf » mais plutôt « laiteuse » et légèrement gluante ou glissante. Enfin, dans les autres symptômes énoncés pour t’aider à repérer ton pic d’ovulation il y a la libido qui est censée être + stimulée mais là aussi, ce n’est pas mon cas.
Je ne sais pas trop quoi en penser !
Coucou Charlotte ! Il est possible que tu sois encore en transition hormonale après ton arrêt de pilule, le cycle ne reprend pas forcément de manière optimale tout de suite 🙂 Ainsi, ta glaire de qualité moyenne, ton manque de libido peuvent orienter vers des oestrogènes un peu en berne, mais il est possible que tout rentre dans l’ordre dans les prochaines semaines 🙂 Pour ta glaire, si tu le souhaites, voici nos conseils pour la booster un peu : https://www.emancipees.com/ameliorer-glaire-cervicale/ Bonne journée !
Bonjour,
Il est clair pour moi que le J1 du cycle est le 1er jour des règles. Facile donc de prévoir le bilan de début de cycle.
Mais grande interrogation pour la phase lutéale, et je ne trouve aucune réponse !
Considère-t-on J1 le jour de l’ovulation (donc la veille de la montée de température+glaire en sympto), ou le lendemain ? Concrètement : j’ai ovulé un vendredi sur mon dernier cycle (confirmé test LH, douleurs d’ovulation, glaire blanc d’oeuf et montée de la température en flèche le samedi matin) ; mon J1 est donc vendredi, ou samedi ?
Cette info me permettra aussi de calculer plus précisément ma phase lutéale qui tire plus vers les 11jours que 14, et de viser juste pour le dosage progestérone que je prévois de faire sur le cycle qui vient de débuter !
Merci pour tout !
Coucou Julie ! Le premier jour de la phase lutéale est le premier jour de température haute 🙂 Avec grand plaisir ! 🙂
Bonjour, et merci, une fois encore, pour la qualité de vos contenus!
Je dois réaliser un bilan hormonal dans le cadre d’un parcours PMA. J’en avais fait un il y a un an, qui montrait une AMH très faible (j’ai 38 ans). Entre temps, je suis tombée enceinte naturellement, mais la grossesse a due être interrompue à 4 mois 🙁 . L’IMG a eu lieu fin juillet, et en ce moment j’ai mes règles pour la deuxième fois depuis, donc je devrais normalement faire ce bilan ces jours ci. Je me demande si le fait d’avoir eu une grossesse récemment risque de fausser les résultats, car je ne sais pas ce qu’il en est du processus de maturation des ovocytes pendant la grossesse, est-il en pause ou quelque chose comme ça ?
C’est un examen qui avait été vraiment anxiogène pour moi par le passé, c’est pour ça que je ne veux pas risquer de le faire au mauvais moment (j’y vais vraiment à reculons!!..)
Merci d’avance <3
Marie
Coucou Marie ! Merci pour ton adorable message et on t’envoie toute notre tendresse pour ce que tu as traversé <3
Pour te répondre, pendant la grossesse, la maturation ovocytaire est effectivement en pause et ce n’est qu’après le retour de cycles ovulatoires réguliers que la reprise de croissance des follicules se remet vraiment en route.
Après une grossesse, les taux hormonaux mettent un peu de temps à se rééquilibrer (œstrogènes, progestérone, mais aussi l’AMH et la FSH peuvent fluctuer). En général, on conseille d’attendre au moins 2 à 3 cycles naturels avant de refaire un bilan hormonal interprétable, le temps que l’activité ovarienne reprenne un rythme stable.
Donc si tu n’as eu que deux cycles depuis ton IMG, les résultats risquent encore d’être un peu fluctuants et pas forcément représentatifs de ta “vraie” réserve. Si ce bilan est source d’anxiété, tu peux tout à fait en parler avec ton médecin ou ton centre de PMA pour convenir du meilleur moment (parfois ils préfèrent attendre un cycle de plus). On t'embrasse fort et on t'envoie plein de bonnes ondes !!
Merci infiniment pour votre réponse 🙏, du coup je vais attendre au moins un cycle de plus histoire que tout se remette bien en place 😊
Coucou Marie ! Avec grand plaisir et oui, n’hésite pas à en reparler avec ton équipe médicale, pour éventuellement décaler un peu 🙂 Bonne journée !