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stimulation ovarienne

Stimulation ovarienne : l’essentiel à savoir

Les idées clés

  • La stimulation ovarienne booste le développement des follicules ovariens, afin de permettre l’ovulation.
  • Elle peut être préconisée en cas de troubles de l’ovulation au niveau du cerveau (stress intense, excès de prolactine, problème de thyroïde, etc.) ou des ovaires (SOPK, kyste ovarien, insuffisance ovarienne précoce, etc.)
  • La stimulation peut être simple et réalisée par votre gynécologue de ville, ou intégrée à un protocole PMA (FIV ou insémination).
  • Le déroulé et le traitement d’une stimulation ovarienne dépendent de si elle s’intègre dans un parcours PMA ou non.
  • Certaines stimulations ovariennes ne fonctionnent pas, et il est alors important d’ajuster le protocole.
  • L’observation du cycle menstruel et certaines habitudes d’hygiène de vie peuvent permettre d’optimiser les chances de réussite d’une stimulation ovarienne.

Après plusieurs mois d’essais bébé infructueux, votre gynécologue peut vous proposer de réaliser une stimulation ovarienne pour augmenter vos chances de concevoir, dans le cadre d’un parcours PMA ou non.

Mais en quoi ça consiste, exactement, une stimulation ovarienne ? Quelles en sont les grandes étapes, quels sont les effets des différentes molécules injectées dans notre corps ? Et surtout, comment est-ce qu’on peut faire en sorte qu’une stimulation ovarienne soit réussie ? On vous explique tout !



ovulation

Comment fonctionne l’ovulation naturelle ?

Le phénomène de l’ovulation est le résultat de tout un ballet hormonal entre le cerveau et les ovaires :

  • En début de cycle (qui démarre avec les règles), l’hypothalamus, une glande située dans notre cerveau sécrète de la GnRH, une hormone captée par une autre glande cérébrale, l’hypophyse.
  • L’ hypophyse réagit à cette stimulation en produisant une seconde hormone, la FSH, qui est envoyée aux ovaires pour lancer la maturation des 15-20 follicules en lice pour le cycle en cours (environ 8-10 par ovaire). Chaque follicule contient un ovocyte.
  • En se développant, les follicules sécrètent des oestrogènes, dont la production est proportionnelle au développement des ovocytes. Au bout de quelques jours, l’un d’eux prend l’avantage et grandit plus que tous les autres : c’est le follicule de De Graaf, le follicule dominant qui ovulera sur ce cycle et qui sécrète beaucoup d’oestrogènes.

Lorsque l’hypophyse détecte une dose maximale d’oestrogènes, il envoie une seconde hormone, la LH, pour permettre la rupture de la membrane du follicule et donc la libération de l’ovocyte environ 16 heures plus tard. L’ovulation a eu lieu !

dialogue cerveau ovaires

Après l’ovulation, pendant que l’ovocyte attend d’être fécondé dans la trompe utérine (il a maximum 24 heures d’espérance de vie !), le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète de la progestérone.


définition stimulation ovarienne

Qu’est-ce qu’une stimulation ovarienne ?

La stimulation ovarienne est un protocole qui vise à provoquer le développement des follicules ovariens de manière contrôlée au moyen d’hormones de synthèse, dans le but de déclencher l’ovulation.

Souvent associée à un protocole de procréation médicalement assistée (PMA ou AMP), la stimulation ovarienne peut néanmoins être réalisée en dehors de ce cadre, par un gynécologue de ville. Quand c’est le cas, on parle de stimulation simple : les follicules sont stimulés, mais les rapports ont ensuite lieu naturellement, durant la fenêtre de fertilité. C’est souvent le premier recours avant de basculer en protocole PMA, en tout cas quand il existe un trouble de l’ovulation ! On parle aussi de stimulation simple car on stimule doucement les ovaires, dans le but d’avoir 1 ou 2 follicules matures.

Dans le cadre d’un protocole PMA, la stimulation ovarienne peut être suivie d’une insémination artificielle (avec le sperme du conjoint ou d’un donneur, directement injectés dans l’utérus pour faciliter la rencontre avec l’ovule) et la fécondation a lieu naturellement, dans la trompe utérine. La seule différence avec la stimulation simple est qu’on a préparé le sperme en amont, puis on l’a injecté, pour sélectionner les meilleurs spermatos ! Mais sinon côté stimulation, c’est la même chose, on ne veut qu’un voire deux follicules grand maximum, pour qu’après l’arrivée de spermatos, on n’ait qu’un voire deux embryons qui se développent. 

La stimulation ovarienne peut enfin précéder une fécondation in vitro (FIV) : dans ce dernier cas, la stimulation est plus intense, car on cherche à avoir un maximum de follicules matures, puisqu’on va les ponctionner dans le but d’obtenir un maximum d’embryons (on a une intervention chirurgicale avec la ponction, donc on veut optimiser au mieux le protocole et en obtenir le plus possible !). Les ovocytes sont ainsi ponctionnés juste avant l’ovulation pour être mis au contact des spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur dans une petite éprouvette, pour qu’une fécondation ait lieu. L’un des embryons formés est ensuite transféré dans l’utérus de la future maman quelques jours après la fécondation, et les autres sont congelés. Il est aussi possible de faire un transfert d’embryon congelé, et dans ce cas ils sont tous mis en congélation, puis l’un deux sera transféré sur un prochain cycle.


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Stimulation ovarienne : dans quels cas peut-elle être proposée ?

Une stimulation ovarienne simple peut être recommandée en cas de troubles de l’ovulation, au niveau du cerveau ou des ovaires :

  • Au niveau du cerveau : une période de stress intense (émotionnel ou physique, comme une perte de poids très rapide) peut conduire l’hypothalamus à freiner sa sécrétion de GnRH pour préserver nos ressources. Un surplus de prolactine (produite par l’hypophyse) ou un souci de thyroïde peuvent aussi interférer avec l’ovulation.
  • Au niveau des ovaires : le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), une insuffisance ovarienne précoce, un kyste ovarien fonctionnel ou encore tout simplement le ralentissement de l’activité des ovaires lié à l’âge peuvent rendre l’ovulation plus difficile.

Les troubles de l’ovulation peuvent se manifester par des cycles longs et irréguliers (notamment en cas de SOPK), qui sont le reflet d’une ovulation elle-même irrégulière, qui a du mal à se faire. Quand l’ovulation est complètement bloquée, les règles sont absentes pendant plusieurs semaines/mois : si cette attente de menstruations dépasse 3 mois, on est en situation d’aménorrhée secondaire.


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Quelles sont les étapes d’un protocole de stimulation ovarienne ?

Etape préalable : le bilan hormonal

Dans un premier temps, il est indispensable pour votre équipe médicale de réaliser un bilan hormonal : en effet, il permet de savoir si les troubles de l’ovulation viennent d’un problème de la commande centrale (du cerveau) ou d’une mauvaise réponse des ovaires. Il permet également d’évaluer la réserve ovarienne, via l’AMH et la FSH notamment.

Ce bilan est réalisé en début de cycle (entre le 2ème et le 5ème jour) et comprend souvent les éléments de base, à savoir la FSH, la LH, l’estradiol (les oestrogènes produits par les follicules). Il peut être complété par la prolactine, les hormones androgènes et thyroïdiennes (TSH, T3 et T4) + la glycémie à jeun. Pour avoir un panorama complet de l’équilibre hormonal, le mieux est de faire un deuxième bilan 7 jours après l’ovulation, en mesurant les oestrogènes et la progestérone.

La prise de sang est généralement complétée par une échographie endo-pelvienne, notamment pour écarter/confirmer un SOPK, vérifier la présence d’un kyste ovarien, ou mesurer l’épaisseur de l’endomètre, par exemple. L’échographie permet aussi d’évaluer la réserve ovarienne via le compte des follicules antraux (AFC).

Hormis le bilan hormonal, certains protocoles (notamment en FIV) démarrent avant la fin du cycle précédent la stimulation, en déclenchant les « règles » avec la prise d’une pilule contraceptive ou d’un progestatif. L’arrêt de la prise de ces hormones de synthèse provoque une hémorragie de privation, qui sera considérée comme le démarrage du cycle. Cela permet de synchroniser le cycle stimulé avec le protocole choisi !

Etape 1 : blocage du cycle naturel (seulement en FIV)

Dans les protocoles de fécondation in vitro, l’ovulation spontanée est mise sur pause pour contrôler toute la fenêtre de croissance folliculaire.

Deux scénarios sont possibles :

  • Le protocole court : dans ce cas, on utilise de la FSH recombinante (type Gonal-f®, Puregon®, Bemfola®…), pour stimuler rapidement les ovaires, sans bloquer tout l’axe cerveau/ovaires au préalable. Une fois que les follicules commencent à bien se développer (généralement autour de J6–J7), on ajoute un antagoniste de la GnRH (Orgalutran® ou Cetrotide®) pour empêcher un pic de LH spontané, qui déclencherait l’ovulation trop tôt.
  • Le protocole long : ici, on va mettre complètement l’axe cerveau ovaires au repos, en administrant en continu un agoniste de la GnRH (ex : Décapeptyl®), ce qui va désensibiliser les récepteurs de la GnRH au niveau de l’hypophyse. Ce dernier cesse de sécréter de la FSH et et de la LH, mettant l’ovaire au repos complet (plus de croissance folliculaire spontanée, plus de risque d’ovulation imprévue). Cela permet de démarrer ensuite une stimulation ovarienne sur un terrain parfaitement « neutralisé ».

Ces deux protocoles sont réservés aux FIV : en cas de stimulation simple ou d’insémination, on soutient plutôt le corps dans son processus d’ovulation. Le cycle n’est donc pas mis en pause, et aucune étape de « blocage » n’est nécessaire.

Etape 2 : stimulation ovarienne proprement dite + suivi

Vient ensuite la fameuse étape de la stimulation ovarienne !

Lors d’une stimulation ovarienne simple, le médecin recommande généralement le Clomid® ou le Létrozole®, pour le développement d’1 ou 2 follicules (on ne sur-stimule pas, on encourage l’ovulation). Le Clomid® agit en leurrant l’hypothalamus : il lui cache la présence des oestrogènes, ce qui le conduit à produire davantage de GnRH, ce qui augmente la sécrétion de FSH par l’hypophyse et donc la stimulation des ovaires.

En cas de protocole PMA et de FIV, la stimulation est plus soutenue, car on cherche à avoir le plus de follicules possible. Ainsi, elle prend la forme d’auto-injections sous-cutanées quotidiennes de FSH recombinante (Gonal-f®, Puregon®, Bemfola®) pour stimuler le développement folliculaire (ou parfois d’un mélange FSH + LH, comme avec Menopur®) pendant une durée variable, en moyenne entre 8 et 12 jours.

La stimulation ovarienne est ensuite suivie de près, grâce à des échographies pelviennes régulières (tous les 2-3 jours) pour mesurer la taille et le nombre de follicules et des dosages hormonaux (œstradiol, LH et progestérone) pour ajuster les doses. Cette surveillance permet de voir si les ovaires répondent, mais également de limiter le risque de sur-stimulation !

Etape 3 : le déclenchement de l’ovulation

Une fois que les follicules sont prêts, ont atteint une taille jugée optimale (généralement entre 17 et 20 mm) et que les taux d’estradiol sont cohérents, vient le moment de déclencher l’ovulation.

Pour être plus précise, le but est de finaliser la maturation des ovocytes et de provoquer le processus d’ovulation, qui se produira environ 36 heures plus tard. Pour cela, on utilise une injection :

  • soit de hCG (ex : Ovitrelle®), qui mime le pic naturel de LH et agit directement sur l’ovaire,
  • soit d’un agoniste de la GnRH (ex : Décapeptyl®), qui stimule un pic de LH naturel, via l’hypophyse.

En PMA, ce déclenchement est précisément programmé, car la ponction ovocytaire (en FIV) ou l’insémination a lieu 36 heures après l’injection, juste avant que les ovocytes ne soient libérés.

En revanche, dans une stimulation simple, on peut soit attendre le pic de LH naturel, soit déclencher artificiellement l’ovulation pour maîtriser le timing des rapports, notamment quand les cycles sont irréguliers.

Etape 4 : Phase post-ovulatoire

Une fois que la stimulation ovarienne est finalisée, que se passe-t-il ? Encore une fois, tout dépend de s’il agit d’une stimulation simple, ou si elle est intégrée dans un protocole PMA, et notamment un protocole de FIV.

En cas de stimulation simple, on peut éventuellement contrôler le taux de progestérone 7 jours après l’ovulation, afin de voir si l’ovulation a effectivement eu lieu et si le corps jaune est suffisamment puissant pour sécréter suffisamment de progestérone, condition capitale pour le maintien d’un début de grossesse. Cette prise de sang n’est malheureusement pas toujours proposée et la phase post-ovulatoire ressemble surtout à de longues journées d’attente avant de pouvoir enfin faire un test de grossesse !

À noter que si une injection d’Ovitrelle® a été utilisée pour déclencher l’ovulation, mieux vaut attendre environ 14 jours après l’injection pour faire un test, car ce médicament contient de la bêta-hCG de synthèse qui pourrait provoquer un faux positif si le test est fait trop tôt.

En cas de FIV, les follicules ponctionnés sont mis au contact des spermatozoïdes du conjoint ou du donneur, pour qu’une (ou plusieurs !) fécondation(s) puisse(nt) avoir lieu. Quelques jours plus tard, le ou les embryon(s) sont transférés dans l’utérus de la femme et il ne reste alors plus qu’à attendre la nidation… et à faire le test de grossesse au bon moment (souvent entre 10 et 14 jours après le transfert), en croisant les doigts pour que ce soit positif si vous êtes concernée !!

Si vous préférez les versions audio ou vidéo, voici notre épisode de podcast avec Imane Lalami, gynécologue spécialisée en PMA !


effets secondaires stimulation ovarienne

Les possibles effets secondaires de la stimulation ovarienne

L’injection d’hormones de synthèse peut présenter certains effets secondaires à connaître : ils ne sont ni graves, ni systématiques, mais il est important de les avoir en tête pour s’y préparer !

  • Fatigue : les variations hormonales rapides (notamment les pics d’oestrogènes) peuvent entraîner une fatigue physique et émotionnelle, parfois comparable à un syndrome prémenstruel puissance 10.
  • Pesanteur, douleurs dans le bas-ventre : les ovaires stimulés prennent du volume (plusieurs follicules grossissent en même temps), ce qui peut provoquer une gêne pelvienne, des tiraillements ou une sensation de ballonnement.
  • Sècheresse vaginale, glaire cervicale absente : il s’agit notamment d’un effet secondaire connu du Clomid. Si vous êtes en stimulation simple avec des rapports naturels, on vous recommande de prendre de l’huile d’onagre ou de la mauve pour fluidifier un peu la glaire ou d’utiliser ou encore un lubrifiant fertilité, tel que Ferti-Lily.
  • Hyperstimulation ovarienne : dans ce cas, les ovaires développent un grand nombre de follicules, bien au-delà de ce qu’on visait, ce qui peut augmenter le risque de complications.
  • Syndrome d’hyper-stimulation ovarienne (SHO) :  il survient quand l’excès de follicules et l’hormone hCG entraînent une réaction vasculaire anormale. Cet effet secondaire est rare (environ 2 à 5 % des stimulations), mais il est le plus surveillé, car il peut provoquer des douleurs, une prise de poids rapide, un gonflement abdominal important, des nausées, voire un essoufflement et augmente le risque de thrombose. Le SHO est plus fréquent en FIV, car la stimulation est plus forte ; si vous ressentez ces symptômes, on vous recommande d’en parler avec votre équipe médicale, car une hospitalisation est nécessaire.

échec stimulation ovarienne

Est-ce qu’une stimulation ovarienne garantit une ovulation ?

Malheureusement, le protocole de stimulation ovarienne peut ne pas réussir, pour plusieurs raisons :

  • Une absence de réponse aux hormones injectées : certaines femmes (ayant une FSH très élevée, une réserve ovarienne très basse, ou un SOPK résistant par exemple) peuvent ne pas développer de follicules malgré la stimulation.
  • Une réponse ovarienne insuffisante : on peut observer un début de croissance folliculaire mais sans atteindre une taille suffisante pour déclencher l’ovulation (follicules trop petits ou arrêtés en cours de route).
  • Un blocage de l’ovulation non maîtrisé : si un pic de LH spontané survient avant le déclenchement, cela peut entraîner une ovulation prématurée ou anarchique, rendant le cycle inutilisable (surtout en cas d’insémination ou en FIV).
  • Une mauvaise réponse au déclenchement : même si les follicules sont là, certaines femmes n’ovulent pas correctement après l’injection d’hCG ou de Decapeptyl (surtout dans certaines pathologies comme le SOPK ou l’insuffisance hypophysaire).

On sait à quel point ces protocoles peuvent être éprouvants et combien ce peut être rageant quand ils ne fonctionnent pas… Si vous êtes concernée, on vous envoie toute notre tendresse et on est de tout coeur avec vous !


Que faire en cas d’échec de la stimulation ovarienne ?

Si la stimulation ovarienne ne fonctionne pas, votre gynécologue va vous proposer d’adapter le protocole, ce qui peut passer par un blocage du cycle menstruel naturel (s’il n’avait pas été mis en place), un changement de molécule ou de dosage (ex : passer du Clomid à la FSH injectable) ou encore par une optimisation du timing ou du schéma de déclenchement.

Votre médecin peut également également explorer les causes de l’inefficacité du protocole : réserve ovarienne vraiment insuffisante, mauvaise qualité ovocytaire, déterminer si la cause est finalement plutôt à chercher au niveau de l’hypophyse (et non seulement au niveau des ovaires), etc.

En parallèle, vous pouvez également travailler sur certains paramètres (micronutrition, stress, etc.), ce qui nous conduit directement à la partie suivante de cet article !


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Comment être actrice de son protocole de stimulation ovarienne ?

Lorsqu’on a envie d’avoir un enfant et que l’on doit être soutenue par un protocole médicalisé, on peut se sentir dépossédée de son projet de maternité. C’est tout à fait compréhensible, mais si on vous disait que vous avez un rôle central à jouer, au-delà de vous rendre à vos rendez-vous et réaliser vos injections ? 🙂

Comprendre le protocole

Dans un premier lieu, la meilleure manière d’être pleinement actrice de votre parcours est de vous renseigner à ce sujet (comme ce que vous êtes en train de faire !) pour bien tout comprendre. Le savoir, c’est le pouvoir ! Et si certains éléments restent flous, surtout n’hésitez pas à poser vos questions à votre équipe médicale, qui sera sûrement tout à fait OK de vous éclairer 🙂

Observer son cycle menstruel

Vous pouvez également observer votre cycle menstruel grâce à la symptothermie pour voir si vous avez bien ovulé et ainsi vous assurer que le protocole a fonctionné !

La symptothermie permet de confirmer l’ovulation grâce à la glaire cervicale (qui devient élastique, glissante et transparente au fur et à mesure que l’ovulation approche) et à la température, qui s’élève d’environ 0,3 degrés une fois que l’ovulation a bien eu lieu.

Travailler sur la qualité ovocytaire

Au-delà de booster la maturation des follicules, il est également possible d’améliorer sa qualité ovocytaire en amont ! En effet, un ovocyte en pleine forme optimisera sa réponse à la stimulation, les chances de fécondation et permettra d’avoir un corps jaune suffisamment puissant pour sécréter suffisamment de progestérone une fois l’ovulation réussie.

Une préparation de 2 à 3 mois minimum est recommandée avant toute stimulation, car c’est le temps nécessaire au développement du follicule jusqu’à l’ovulation. Des compléments comme la coenzyme Q10, la myo-inositol, le resvératrol ou des multivitamines conception ciblés montrent des effets positifs sur la qualité ovocytaire, surtout chez les femmes qui ont plus de 35 ans ou un SOPK.

Soigner son hygiène de vie pendant le protocole

Vous avez également la possibilité de prendre soin de vous, de votre corps et de vos follicules grâce à une routine adaptée pendant le protocole. Cela vous permettra de limiter la fatigue (physique et émotionnelle), ainsi que les éventuels effets secondaires de la stimulation ovarienne et d’optimiser la réponse de vos follicules aux traitements.

Pour ce faire, voici quelques clés que vous pouvez actionner :

  • Limiter les perturbateurs endocriniens (qui peuvent être présents dans les cosmétiques, plastiques, produits ménagers, les poêles et casseroles, entre autres) : une petite détox de ces molécules qui détraquent votre système hormonal en amont d’une stimulation ovarienne ne peut pas faire de mal !
  • Optimiser votre sommeil : non seulement vous serez mieux protégée de la fatigue, mais un sommeil régulier et de bonne qualité a un impact direct sur l’axe hormonal ;
  • Réduire le stress oxydatif (ennemi numéro 1 des ovocytes) grâce à une alimentation riche en antioxydants et des exercices de respiration par exemple
  • Avoir un apport suffisant en protéines, en bons gras et en micro-nutriments (vitamine B9 méthylée, zinc, sélénium, B12, etc.), qui sont les briques constituant nos hormones et nos follicules
  • Adopter une activité physique douce et régulière (marche, yoga, Pilates…), sauf contre-indication médicale
  • Hydratation ++, surtout autour des ponctions et en cas de risque d’hyperstimulation
  • Ne pas négliger la sphère émotionnelle et l’importance d’être bien entourée.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée sur tout ça, sachez qu’on a l’habitude d’accompagner des femmes/couples en stimulation / parcours PMA grâce au Fertility Club ! On pourra creuser votre situation personnelle avec vous et vous donner des conseils ajustés, notamment par rapport à votre protocole médical <3


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


La stimulation ovarienne peut être un sujet technique, qui peut sembler un peu effrayant de prime abord : on espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre en quoi elle consiste, quelles formes elle peut prendre et dans quels cas elle peut être préconisée 🙂

Et bien sûr, vous pouvez rester maîtresse de votre cycle, même s’il est stimulé ! L’observation des signaux de l’ovulation et une routine quotidienne adaptée peuvent faire la différence, ne serait-ce qu’en termes de (re)prise en main de votre projet d’enfant. Encore une fois, en cas de besoin, on est à vos côtés dans le Fertility Club 🙂

Qu’en pensez-vous ? Vous avez d’autres questions ? Si oui, l’espace Commentaires est là pour vous !

36 réflexions au sujet de “Stimulation ovarienne : l’essentiel à savoir”

  1. Bonjour Laurène,
    Après plus d’un an d’essais, mon conjoint et moi avons fait des bilans de fertilités, qui sont bons. Rien à signaler des deux côtés si ça n’est que j’ai une adenomyose diffuse (et très douloureuse). J’ai des cycles plutôt réguliers 28-32j, et pas de trompes bouchées. Je sens que j’ovule bien tous les mois (notamment grâce à l’observation de la glaire), pas de SOPK…Le mois prochain nous commençons une stimulation simple, traitement recommandé par notre gyneco (centre PMA)… mais au vu de nos résultats, je ne comprends pas vraiment l’interêt ?

    Répondre
    • Coucou Pauline ! Déjà merci beaucoup pour ta confiance.
      Est ce que tu prends ta température en parallèle de l’observation de ta glaire ? Cela te permettrait de bien validé que ton ovulation a bien lieu ?
      Je te joins aussi juste ici un article que l’on a sur l’endométriose et l’adénomyose, qui je l’espère te donnera quelques pistes !
      https://www.emancipees.com/endometriose-fertilite/
      Belle journée !

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  2. Bonjour 🙂
    J’ai réalisé une stimulation avec Bemfola 75, qui a donné deux follicule de 18 et 16mm, déclenchement Ovitrelle le 21/04. Je soupçonne une ovulation le 22/04 vers 22h aux vues de fortes douleurs à droite, typique de mon ovulation.
    Mais ce qui me chafouine, c’est que ma température basale n’a pas augmenté depuis… En tout cas, je n’ai pas ce beau plateau haut que j’ai habituellement. Est ce que mon ovulation serait ratée ?
    Merci d’avance et merci pour tout ce travail <3

    Répondre
    • Coucou Laura ! Je comprends ton questionnement et pour te répondre, les douleurs que tu décris peuvent effectivement correspondre à une activité ovarienne (croissance folliculaire, tension, ovulation…), mais ce n’est pas un indicateur fiable à lui seul pour confirmer qu’une ovulation a bien eu lieu.
      Concernant la température, sur un cycle naturel, l’absence de montée peut suggérer qu’il n’y a pas encore eu d’ovulation, mais dans ton cas, avec une stimulation par Bemfola et un déclenchement par Ovitrelle, il y a deux nuances importantes :
      – l’ovulation est “forcée” par le déclenchement (en général 36h après), mais elle n’est pas garantie à 100 %
      – la qualité de la phase lutéale (et donc la montée de température) peut parfois être un peu différente ou plus discrète sous stimulation
      Donc on ne peut pas conclure trop vite à une “ovulation ratée”, mais l’absence de plateau haut mérite d’être surveillée.
      Le mieux serait soit de réaliser une échographie pour vérifier la présence d’un corps jaune, soit un dosage de progestérone environ 7 jours après l’ovulation supposée 🙂 Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

      Répondre
  3. Bonjour, je souhaiterais savoir ce qu’il se passe si l’injection d’ovitrelle est fait alors qu’une ovulation naturelle a déjà eu lieu: est il possible d’ovuler deux fois dans ce cas? Merci beaucoup

    Répondre
    • Bonjour Lina ! Normalement non, car la progestérone sécrétée bloque la sécrétion de LH au niveau du cerveau 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  4. Bonjour, et merci pour le travail formidable que vous faites 😍
    Je fais actuellement des tentatives d’IAC avec stimulation ovarienne. Un premier contrôle écho à j7, pas de follicule dominant identifié, je crois que le plus gros devait faire 8/9 mm. Deuxième contrôle à j12, un follicule de 15/16 mm, et une image qui ressemble à un corps jaune de l’autre côté..les conditions semblent bien pour le déclenchement mais les résultats de la PDS tombent : ‘on a raté le coche désolée votre ovulation est passée la progestérone est à 50 ng 😳’
    Je suis dans le flou total sur ce qui a pu se passer et on ne m’a pas donné d’explication très claire. Est-ce que l’écho a pu rater un follicule ? Est ce que j’ai pu ovuler avec un follicule très petit et le cas échéant, y’a il la moindre chance de fécondation naturelle (j’ai eu un rapport à j8) quid du follicule de 15 mm vu au deuxième contrôle ?
    Bref, bcp de frustration et d’incompréhension, si vos lumières peuvent m’aider!🙏
    Un grand merci

    Répondre
    • Coucou Marie ! Merci beaucoup pour ton message 💛 je comprends vraiment la frustration, c’est hyper déroutant comme situation…
      Ce que tu décris est possible : même sous stimulation, une ovulation peut parfois survenir plus tôt que prévu, et une progestérone à 50 ng/mL confirme clairement qu’elle est déjà passée. L’image vue à l’écho à J12 pourrait correspondre à un corps jaune débutant, donc à une ovulation récente.
      L’échographie n’est qu’une photo à un instant T, et les follicules peuvent évoluer très vite, donc oui, un follicule a pu être “raté” ou ovuler plus tôt que prévu, parfois même à une taille un peu plus petite.
      Pour le rapport à J8, ce n’est pas impossible, en effet !
      N’hésite pas à en reparler avec ton équipe pour ajuster le timing des prochains contrôles 🤍 Et je croise quand même les doigts pour toi !! Tu me diras ? 🙂

      Répondre
      • Merci beaucoup, oui clairement il a manqué un contrôle je pense 🙁 Je trouve étonnant aussi que la progestérone soit si haute. Je vous dirai, même si à mon avis ce sera plutôt un cycle fichu pour le coup..Belle journée !!

        Répondre
        • Coucou Marie ! Si tes ovaires ont été bien stimulés, donc ton corps jaune devait être assez « puissant », ce qui peut expliquer ce taux de progestérone 🙂 On ne sait jamais, je t’envoie toutes mes bonnes ondes !

          Répondre
  5. Bonjour Laurène,
    J’ai 30 ans et un SOPK. Conjoint sans soucis de fertilité. Le centre de PMA m’a proposé une stimulation simple par Clomid 1/2 comprimé/j. Devant la bonne maturation folliculaire et un pic de LH spontanée sur ce premier cycle, pas d’Ovitrelle réalisé.
    J’ai eu la mauvaise surprise d’apprendre qu’il faudrait un mois de pause entre chaque cycle stimulé (long mois dans mon cas).. Es ce vraiment dangereux de les enchaîner ? Y a t il vraiment un risque d’hyperstimulation sous Clomid seul à cette dose ?
    Quand je vois le nombre de commentaires, je me dis que je suis pas la seule qui éprouve un manque d’explications de la part de la PMA.
    Merci de ce que vous faites

    Répondre
    • Coucou Estelle ! Pour te répondre et pour commencer, ton premier cycle est très encourageant : bonne maturation + pic de LH spontané, c’est exactement ce qu’on cherche 🙂
      Ensuite, pour le mois de pause, ce n’est pas complètement arbitraire : dans le SOPK, les ovaires sont souvent très sensibles, et l’idée est d’éviter une réponse excessive au cycle suivant ou un effet cumulatif du Clomid. Le risque d’hyperstimulation avec Clomid seul reste faible, surtout à cette dose — mais il n’est pas nul, et il y a aussi la question des grossesses multiples.
      En pratique, certains centres enchaînent les cycles, d’autres non : il n’y a pas une seule façon de faire, c’est souvent une question de prudence et de stratégie.
      Mais tu as raison sur un point essentiel : le manque d’explications est hyper fréquent en PMA, alors que comprendre ce qu’on fait change vraiment l’expérience ! En tout cas, rien ne vous empêche d’essayer de « viser » juste de votre côté, notamment en observant ta glaire + température, même sur un cycle + long et/ou irrégulier comme ça arrive souvent en cas de SOPK. Voici notre article sur le sujet, si jamais 🙂 https://www.emancipees.com/sopk-fertilite/ Il y a aussi plein d’autres choses que tu peux faire du côté de ton hygiène de vie pour prendre soin de ta fertilité et optimiser tes chances en PMA : on en parle dans l’article et on voit ceci bien sûr en détail et de manière plus personnalisée dans le Fertility Club 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

      Répondre
  6. Bonjour,
    Apres plusieurs FC et GEE, on essai bb2 depuis 2 ans, j ai fait 2 cycle de simulation simple mais est ce que la simulation peut favoriser la nidation au bon endroit?

    Répondre
    • Coucou Maryne ! Je t’envoie sincèrement tout mon réconfort suite à ce que tu as traversé ❤️‍🩹 Non, je ne pense pas que la stimulation garantisse que la grossesse se développe bien dans l’utérus, mais en tout cas, tu pourras en parler avec ton équipe médicale qui pourra suivre cela plus attentivement 🙂 Plein de bonnes ondes en tout cas !!

      Répondre
  7. Bonjour et merci pour tout. Actuellement sous
    Clomid, j’ai eu mon pic de LH le samedi à 14 h (prise de sang) et j’ai observé la courbe de température aujourd’hui, lundi, qui reste basse.
    Cela pourrait-il expliquer une ovulation tardive si celle-ci ne monte pas d’ici demain matin ? Clomid peut modifier la courbe de température ?

    Répondre
    • Coucou Lila ! Généralement, l’ovulation a lieu dans les 36 heures suivant le pic de LH, mais il arrive parfois qu’elle n’ait finalement pas lieu :s Est-ce que ta température a augmenté depuis ? Bonne journée !

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  8. Bonjour,
    En essai bébé depuis plus d’un an avec mon conjoint, nous avons commencé la stimulation ovarienne ce cycle ci. Injection ovitrelle à J13, j’ai commencé à avoir des pertes légèrement « rosées » vers j20/21. Suite à un rapport à j23, perte de sang rouge et depuis (J24/25) pertes marrons très légères. Je suis perdue, j’ai l’impression que mes règles vont arriver. Ma gynécologue m’a indiqué de faire un test de grossesse 15 jours après Ovitrelle. Peut-il s’agir de saignements de nidation ? Merci d’avance pour votre réponse ☺️

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    • Coucou Juliette ! Ces saignements peuvent être effectivement liés à une nidation, ou être un effet secondaire du protocole ou signaler l’arrivée prochaine de tes règles. On ne peut en effet rien affirmer avec certitude à ce stade et c’est la raison pour laquelle ta gynéco t’a dit d’attendre pour faire un test de grossesse :s Je suis navrée de na pas pouvoir t’en dire plus ! Tu me diras ce qu’il en est ? Je t’envoie toutes mes bonnes ondes en tout cas !!

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  9. Bonsoir,

    Je suis à mon 3e cycle de stimulation. Les deux cycles précédents, ma gynécologue a prescrit un double déclenchement (ovitrelle + decapeptyl) mais pas sur ce dernier cycle où je dois déclencher seulement avec de l’ovitrelle.

    Je ne comprends pas ce changement de procédure. J’ai peur de ne pas avoir suffisamment d’ovocytes matures (j’ai lu que le double déclenchement aidait les ovocytes à arriver à maturité et pourrait aider à en récolter davantage).

    Je ne comprends pas bien pourquoi on fait un déclenchement simple ou double et dans quel cas, et surtout pourquoi ma procédure a changé.

    J’ai envie de me faire de toute façon le double déclenchement comme les fois précédentes. Qu’en pensez-vous ?

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    • Coucou Lili ! C’est complètement normal de vouloir comprendre ce changement de protocole si ta gynéco ne te l’a pas expliqué 🙂 Pour te répondre, le protocole est souvent ajusté d’un cycle à l’autre selon la réponse ovarienne observée, le nombre et la taille des follicules et la qualité des ovocytes récupérés précédemment. Le Décapeptyl, quand il est utilisé en combo avec l’Ovitrelle, provoque un pic de LH et de FSH, et peut améliorer la maturation ovocytaire chez certaines femmes 🙂
      En revanche, ne modifie pas seule ton protocole, car cela peut perturber ton déclenchement et/ou ta phase lutéale : le mieux reste vraiment de demander à ta gynécologue ce qui a motivé ce choix précis pour ce cycle, à la lumière de ton dossier 🙂 Je t’envoie en tout cas plein de bonnes ondes et n’hésite pas à me donner des nouvelles !

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  10. Bonjour Laurène,

    Merci pour cet article riche. Ma gynécologue m’a redirigé vers un centre de PMA pour une FIV avec ou sans ICSI. J’ai 37 ans et une réserve ovarienne à 0,71. Après comptage des follicules j’en ai 6 à chaque ovaire ce qui n’est pas si catastrophique d’après la gynéco. Du côté de mon conjoint RAS tout est normal. Nous avons une petite fille de 2 ans née en novembre 2023 d’une FIV avec ICSI car à l’époque mon conjoint avait une zoospermie… Disparue depuis !

    Le centre de PMA me propose une FIV en avril ou mai. Ma gynécologue m’a dit qu’on pouvait tester une stimulation simple sur le cycle de février en attendant la PMA. Est-ce judicieux de tenter la stimulation ?Cette dernière ne va pas épuiser ma réserve ovarienne avant la FIV ? Je suis un peu perdue dans tout ce processus.
    Un grand merci par avance.

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    • Coucou Aurore ! Oui, pourquoi pas 🙂 Et non, rassure-toi, ça n’épuisera pas ta réserve ovarienne 🙂 Je t’envoie plein plein de bonnes ondes en tout cas !! <3

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  11. Bonjour, merci pour cet article ! J’ai une petite question, est-ce qu ´ en stimulation simple (injection FSH), il est possible de ne pas voir sa glaire cervicale malgré un très bon taux d’œstrogènes ? Merci beaucoup, Fanny

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    • Coucou Fanny ! Oui, c’est possible, notamment si tu as eu du Clomid, qui est reconnu pour assécher la glaire 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes pour 2026 !

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  12. Bonjour,
    Sur cycle artificiel, est-ce qu’un taux d’estradiol qui monte très doucement (110pg/mL à J17) malgré la prise de Provames et de patchs, diminue les chances que le transfert d’embryon fonctionne ?
    Merci !

    Répondre
    • Coucou Alice ! Pour te répondre, sur un cycle artificiel, ce n’est pas tant la vitesse de montée de l’estradiol qui compte, c’est surtout l’épaisseur et la qualité de l’endomètre. Ton taux d’oestrogènes est peut être un peu en-dessous de ce qu’on voit habituellement, mais ça n’exclut absolument pas une bonne réponse endométriale, surtout si tu as déjà Provames + patchs 🙂 De plus, certaines femmes ont besoin de doses plus élevées, plus longtemps, ou d’une autre voie d’administration, c’est vraiment très individuel ! Le mieux est de revoir ça avec ton centre : ils pourront adapter la dose ou prolonger le protocole si nécessaire 🙂 Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

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  13. Merci pour cet article riche!
    petite question : avez-vous des conseils sur la fréquence et les horaires des rapports sexuels à avoir naturellement lors de stimulation ovarienne simple ? merci d’avance pour vos précisions, belle journée

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    • Coucou Mathilde ! Oui, l’idéal est d’avoir des rapports durant la fenêtre de fertilité (qui s’ouvre 5 jours environ avant l’ovulation proprement dite), dès que tu vois une jolie glaire de type crémeuse, blanc d’oeuf voire huileuse 🙂 J’ai publié une vidéo à ce sujet, si jamais : https://www.youtube.com/watch?v=WC_UHpn2DTE Bonne journée !

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  14. Bonjour,
    Merci pour votre article très détaillé et très complet. Je suis en stimulation douce en vue d’un rapport naturel programmé. À J12 j’ai 5 gros follicules: 20mm, 18mm, 17mm, 16mm et 12mm. L’épaisseur d’endomètres 7mm. Taux d’oestradiol 886 ng/l. J’ai déclenché avec l’ovitrelle le soir même à minuit. À J14 midi (l’ovulation prévu de midi à 16h), j’ai fait une échographie de contrôle. Héla on m’a trouvé 6 petits follicules: 18mm, 15mm, 14mm, 9mm, 7mm, 6mm. Il y a de la glaire et l’épaisseur d’endomètres est retombé à 6,4mm
    Cela veut dire que mes follicules ont rétréci après le déclenchement? Ou alors il y en a qui avait ovulé avant l’heure? Je précise que les 2 échographies n’ont pas été faites dans le même centre. Avez vous une explication? Merci 🙂

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    • Coucou Linh ! Avec plaisir ! 🙂 Pour te répondre, il est probable que les mesures échographiques varient d’un centre à l’autre 🙂 De plus, Après le déclenchement à l’Ovitrelle, l’ovulation a généralement lieu entre 36 et 40 heures plus tard (parfois un peu avant ou un peu après selon les femmes). Si ton écho de contrôle a eu lieu 36 h après, il est possible qu’un ou plusieurs follicules aient déjà ovulé ou commencé à se rompre, ce qui peut donner l’impression de follicules plus petits ou d’images moins nettes.
      L’endomètre un peu moins épais peut aussi s’expliquer simplement par une différence de mesure ou par le début du processus post-ovulatoire (sous l’effet de la progestérone).
      En résumé, il n’est pas du tout certain que tes follicules aient “rétréci” 🙂 et si besoin, ton centre pourra confirmer dans les jours qui suivent si un corps jaune est visible, ce qui signe que l’ovulation a bien eu lieu 🙂 Bonne journée et surtout, plein de bonnes ondes !!

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  15. Bonjour,
    Je suis tombée enceinte en juin, ce fut rapide et donc une joyeuse nouvelle.
    Mais celle-ci s’est arrêtée à environ 8 SA.
    Une FCS précoce qui s’est passée simplement, sans besoin de coup de pouce médical.
    Le mois suivant j’ai eu des saignements que j’ai interprété comme des règles.
    Puis plus rien. Pas de retour des règles, pas de grossesse, pas de signes d’ovulation.
    J’aurais bientôt 41 ans.
    J’ai une très bonne hygiène de vie et mon conjoint aussi. Nous n’avons pas de problèmes de santé.
    Nous avons un enfant de 4 ans qui a été conçu sans difficultés.
    Je suis ambivalente entre laisser mon corps relancer son cycle à son rythme, et l’aider un peu vu, mon âge (vis à vis de ma fertilité et du déroulé d’une grossesse et d’un accouchement)
    Auriez-vous des pistes de réflexion et des données à m’apporter pour m’aider?
    Merci infiniment pour votre travail précieux 🙏❤️

    Répondre
    • Coucou Léane ! Tout d’abord, on t’envoie toute notre tendresse ❤️ Ensuite, pour te répondre, le cycle peut avoir besoin d’un peu de temps pour reprendre et retrouver son rythme de croisière après un arrêt de grossesse, voici notre article à ce sujet, si tu souhaites creuser : https://www.emancipees.com/ovulation-apres-fausse-couche/ 🙂 Concernant les pistes que tu peux explorer, il y a déjà l’observation de ton cycle avec la symptothermie (mais tu le fais peut-être déjà), un bilan hormonal et l’intégration de petites routines (dans ton alimentation, avec des plantes, des compléments, la gestion du stress et des émotions, etc.) qui peuvent t’aider à mettre toutes les chances de ton côté 🙂 Concernant ce dernier point, on ne peut pas vraiment de donner des conseils tout prêts car il faudrait pouvoir creuser avec toi, mais voici notre check-list des pistes à creuser (https://go.emancipees.com/fertilite-checklist-piste-a-creuser/) et sinon, c’est toute la raison d’être du Fertility Club 🙂 On t’envoie en tout cas toutes nos bonnes ondes, n’hésite pas si besoin ! ❤️

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  16. Salut Laurène,
    J’ai une petite question, je me demandais si quand on déclanche l’ovulation les follicules continuent de grossir ou s’ils se stoppent ?

    Merci de ta réponse ☺️

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    • Coucou Claire ! Ils s’arrêtent de grossir 🙂 Comme sur un cycle naturel, le pic de LH met fin à la croissance folliculaire et une fois que l’ovulation a eu lieu, que l’ovule a été libéré, ses petits camarades se désagrègent et meurent. Bonne journée !

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    • Bonjour Laurène,
      Un grand merci pour ton article.
      Après prise de letrozole et un beau follicule de 18mm à J13 j’ai eu une injection gonadotrophine 5000 à J14 soir (ovulation normalement 36h après).
      Hors j’ai pris ma température à J15 matin et là j’ai vu une augmentation de ma température et pareil à J16..
      Je me demande si j’ai pu ovuler plus tôt ou si l’injection peu avoir un impact sur ma température..?
      Merci d’avance
      Bonne journée

      Répondre
      • Coucou Marie ! Oui, dans un cycle avec stimulation + injection d’hCG, il est tout à fait possible d’observer une montée de température plus précoce, car l’injection peut mimer l’effet du pic de LH et entraîner une augmentation rapide de la progestérone, ce qui peut faire monter la température avant même l’ovulation effective. De plus, le timing « 36 h » reste une moyenne, pas une règle absolue 🙂 L’important, c’est surtout que tu aies bien eu des rapports autour de l’injection 🙂 Je croise les doigts pour toi pour la suite !!

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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