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Symptothermie & PMA : ce que l’observation de son cycle peut réellement apporter

Les idées clés

  • En parcours PMA, le cycle menstruel peut être plus ou moins « guidé » par les traitements hormonaux mis en place.
  • La symptothermie est une méthode d’observation du cycle menstruel basée sur la glaire cervicale et la température corporelle, fiable à 98%.
  • Cette méthode peut être utile en PMA pour repérer l’ovulation, évaluer la durée de la phase lutéale et éventuellement avoir des indices sur un début de grossesse. Elle permet aussi de retrouver un sentiment de prise en main de son parcours PMA, qui peut être très médicalisé.
  • Néanmoins, il faut prendre en compte les potentielles perturbations engendrées par les traitements hormonaux sur la glaire cervicale et la température.

Lorsque l’on souhaite tomber enceinte, devoir intégrer un parcours PMA peut faire un peu peur et surtout, donner le sentiment que l’on remet complètement son projet bébé aux médecins qui nous accompagnent, qu’il nous échappe un peu.

Dans ce cadre, la symptothermie peut aider car en observant son cycle menstruel, sa glaire cervicale, sa température, son ovulation, sa phase post-ovulatoire, on peut renouer avec son corps, faire équipe avec lui et l’accompagner d’une certaine manière dans ce qu’il va traverser. Et ça peut totalement changer sa façon de vivre sa PMA !

Néanmoins, les observations réalisées peuvent aussi être impactées par les protocoles mis en place : dans cet article, on fait le point et on voit ensemble en quoi la symptothermie peut vraiment vous aider en PMA et quelles peuvent être ses limites 🙂



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Cycle naturel vs cycle stimulé en PMA : ce que ça change

Avant d’expliquer en quoi la symptothermie peut être utile en parcours PMA, il est important de comprendrecomment les traitements hormonaux peuvent modifier (ou non) le cycle menstruel !

Cycle naturel en PMA : un fonctionnement proche du cycle spontané

Certains protocoles de PMA peuvent être réalisés sur des cycles peu ou pas stimulés : c’est parfois le cas de certaines inséminations voire de transferts d’embryon sur cycle naturel.

Dans ce cas, l’équipe médicale surveille le cycle menstruel grâce à des dosages hormonaux (notamment des œstrogènes et de la LH) et des échographies permettant d’évaluer la croissance des follicules et l’épaisseur de l’endomètre.

Mais malgré cette surveillance, l’ovulation reste spontanée ! Le dialogue entre le cerveau et les ovaires continue de fonctionner naturellement, avec une production hormonale encore majoritairement naturelle.

Cycle stimulé : un cycle sous contrôle hormonal

À l’inverse, certains protocoles de PMA sont plus « invasifs » et modifient davantage le fonctionnement spontané du cycle menstruel.

En effet, l’objectif est de contrôler la croissance folliculaire et de pouvoir déclencher l’ovulation de manière programmée, grâce à des traitements hormonaux précisément dosés et monitorés.

Cette prise de contrôle du cycle peut aller de la “simple” stimulation ovarienne avec des rapports programmés jusqu’au protocole de fécondation in vitro (FIV), qui est plus lourd : les ovaires sont stimulés, les follicules sont ponctionnés, puis la fécondation a lieu en laboratoire avant le transfert de l’embryon dans l’utérus.

Dans les deux cas, que le cycle naturel soit préservé ou non, la phase post-ovulatoire (ou phase lutéale) est souvent soutenue par un traitement hormonal (Duphaston ou progestérone bio-identique), qui compléter la production naturelle de progestérone, hormone très précieuse en début de grossesse !

On ne rentre pas davantage dans le détail des protocoles ici, mais si le sujet vous intéresse, on vous renvoie vers notre article entièrement dédié à la PMA !


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Rappel rapide : comment fonctionne la symptothermie ?

Faisons un rapide rappel des bases de la symptothermie, pour que vous puissiez comprendre comment elle peut vous aider en parcours PMA 🙂

La symptothermie est une méthode d’observation du cycle menstruel (MOC) basée sur deux indicateurs de fertilité, qui sont un peu le reflet de nos hormones féminines :

  • La glaire cervicale : ce mucus produit par les cryptes du col de l’utérus change de consistance tout au long du cycle menstruel, et devient plus translucide, glissant et élastique à l’approche de l’ovulation. C’est un indicateur clé de fertilité, car sa sécrétion est directement corrélée aux oestrogènes : plus elle présente cet aspect « blanc d’oeuf cru », plus l’ovulation approche ! Elle s’assèche ensuite après l’ovulation.
  • La température basale : elle augmente d’environ 0,2-0,5 degré après l’ovulation, ce qui permet de confirmer que l’ovulation a eu lieu. Pourquoi ? Parce que cette légère augmentation est l’oeuvre de la progestérone, qui n’est sécrétée qu’après l’ovulation et nous place dans des conditions optimales pour la grossesse (qu’elle soit attendue ou non !). Une fois l’ovulation passée, cette hormone nous transforme en couveuse !
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L’observation combinée de la température basale et de la glaire cervicale permet de déterminer la période fertile, qui commence environ 5 jours avant l’ovulation (grâce à la glaire cervicale qui maintient les spermatozoïdes en vie) et se termine 24 heures après (ce qui correspond à la durée de vie de l’ovule).

À noter que certaines femmes préfèrent surveillerleur col de l’utérus, à la place de leur glaire ! En effet, observer la position et la texture du col de l’utérus peut également fournir des informations sur la phase fertile du cycle, le col étant plus haut, plus mou et légèrement ouvert pendant cette période. Lui aussi est impacté par la production des oestrogènes 🙂

L’ indice de Pearl de la méthode symptothermique est de 98,2% en pratique, ce qui signifie que moins de 2 femmes sur 100 tombent enceintes en utilisant cette méthode pendant un an, lorsqu’elle est utilisée comme méthode de contraception naturelle. Cette méthode naturelle d’observation du cycle peut être utilisée en pré-conception, en visant la période fertile pour les rapports (alors qu’en toute logique, on évite d’avoir un rapport non protégé sur ces jours à risque quand on pratique la symptothermie en guise de contraception).

La symptothermie est notamment particulièrement utile pour les femmes ayant des cycles irréguliers, comme celles atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), car elle permet de détecter les signes d’ovulation malgré l’irrégularité des cycles.


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En quoi la symptothermie peut-elle être utile en PMA ?

C’est LÀ toute la question : comment l’observation de votre glaire cervicale et de votre température peut-elle réellement vous apporter quelque chose en parcours PMA ?

Stimulation ovarienne / insémination

Si votre cycle se déroule naturellement ou avec une simple stimulation ovarienne, la symptothermie peut vous aider à repérer votre fenêtre de fertilité et à placer les rapports au bon moment.

Concrètement, l’apparition d’une glaire cervicale crémeuse, laiteuse ou de type blanc d’œuf cru signale que les oestrogènes sont hauts et donc que l’ovulation se prépare : c’est généralement le moment où les chances de grossesse sont les plus élevées !

En cas d’insémination, même si le cycle menstruel est déjà monitoré par l’équipe médicale, l’observation de la glaire cervicale peut aussi vous aider à mieux comprendre où vous en êtes dans votre fenêtre de fertilité, en complément des échographies et des dosages hormonaux.

Par ailleurs, l’observation du cycle permet parfois de “corriger” un protocole, lorsque la femme réalise par exemple que sa glaire s’emballe bien avant le moment où était prévu la piqure d’Ovitrelle pour déclencer l’ovulation par exemple, ou alors quand elle constate que sa température n’est pas montée alors que l’ovulation aurait du avoir lieu.

En effet, la courbe de température basale, quant à elle, peut apporter un indice supplémentaire qu’une ovulation a bien eu lieu, grâce à l’apparition d’un deuxième plateau de température plus élevé ! Les dés sont jetés, c’est, si besoin, le moment du repos des guerriers (et ça, ça peut être appréciable après une série de rapports programmés !).

FIV (fécondation in vitro)

En cas de fécondation in vitro (FIV), la symptothermie n’est pas utile pour programmer les rapports, puisque la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes a lieu en laboratoire.

En revanche, certaines femmes continuent à observer leur cycle pendant le protocole, notamment pour mieux comprendre les réactions de leur corps aux traitements hormonaux.

La courbe de température peut également confirmer que l’ovulation a bien eu lieu après le déclenchement. En effet, on l’a vu, dans certains cas, l’ovulation peut ne pas se dérouler exactement comme prévu malgré les traitements :s

Par ailleurs, dans certains protocoles, la symptothermie peut aussi aider à repérer le bon moment pour débuter la progestérone, toujours en concertation avec votre équipe médicale. La prise de progestérone trop tôt avant l’ovulation peut en effet perturber le déroulement du cycle et de l’ovulation !

Enfin, elle est un formidable outil pour mieux vivre la période d’attente du test de grossesse, en se sentant actrice et en ayant d’éventuels indicateurs précoces à observer (cf. ci-après : retour de glaire, chute de température avant une remontée, plateau de plus de 16 températures hautes qui ne laissent pas de place au doute, etc.).


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Ce que la symptothermie permet concrètement de voir (et que les examens ne montrent pas toujours)

Hormis la confirmation de l’ovulation, l’observation de son cycle avec la symptothermie permet d’avoir des indices sur d’autres éléments clés de la fertilité :

  • Un trouble de l’ovulation : repérer des cycles avec ovulation tardive, irrégulière ou possiblement absente peut être très utile pour l’équipe médicale ! En effet, vos courbes de symptothermie peuvent aider votre gynécologue à affiner vos bilans hormonaux 🙂
  • La durée de la phase lutéale : cette phase entre l’ovulation et les règles peut durer entre 11 et 16 jours. Si elle est plus courte, en cycle naturel ou stimulé, cela peut compromettre la bonne nidation de l’embryon ! En effet, une fois qu’il est créé dans la trompe utérine après la fécondation, il lui faut au moins 6 jours pour redescendre dans l’utérus et il ne faut pas que l’endomètre commence à se détacher trop tôt. Une phase lutéale trop courte est l’un des signes d’un manque de progestérone, à creuser avec votre médecin !
  • Un saignement de nidation : il n’est pas observé chez toutes les femmes enceintes, mais il arrive qu’au moment de l’implantation, on puisse observer un très léger saignement, qui intervient environ une semaine après l’ovulation.
  • Un début de grossesse : une phase lutéale qui se prolonge au-delà de 16 jours peut être un signe précoce de grossesse. Attention néanmoins : en cas de prise de progestérone bio-identique, votre muqueuse utérine est maintenue par le traitement. Et bien sûr, seul un test de grossesse permettra de confirmer si vous êtes bien enceinte !

En résumé, dans les cycles totalement monitorés (comme en fécondation in vitro), la symptothermie ne remplace pas le suivi médical, mais peut vous apporter une lecture complémentaire de votre cycle, avec plus d’autonomie 🙂

Si vous souhaitez en apprendre plus sur cette méthode d’observation du cycle, n’hésitez pas à télécharger gratuitement notre Guide de démarrage de la symptothermie, disponible ci-dessous !


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Les limites de la symptothermie en PMA

La symptothermie est une alliée formidable lors d’un parcours PMA, mais bien sûr, cette méthode comporte aussi quelques limites !

Tout d’abord, il faut savoir que certains traitements hormonaux peuvent modifier la glaire cervicale et la température, ce qui peut rendre leur interprétation plus complexe et donc brouiller certains repères habituels du cycle.

On peut par exemple citer le Clomid qui a pour effet secondaire d’assécher la glaire cervicale, ou la prise de progestérone bio-identique qui maintient la température basale sur un plateau haut sur toute la durée du traitement. Et si elle est prise trop tôt, on peut avoir une montée de température sans avoir vraiment ovulé ! On peut donc avoir plus de mal à ouvrir et refermer sa période fertile en PMA.


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La symptothermie augmente-elle les chances de réussite en PMA ?

C’est une question qui revient également souvent ! Encore une fois, tout dépend du protocole mis en place.

La symptothermie est une aide précieuse quand on doit programmer les rapports : comme expliqué plus haut, on sait que dès que l’on voit de la glaire cervicale, c’est le moment de « placer » des spermatozoïdes sur zone !

En revanche, sur les cycles totalement monitorés par les protocoles, ou quand la fécondation se fait en laboratoire, cette méthode est surtout un outil d’observation du cycle.

Par ailleurs, les chances de réussite en PMA dépendent bien sûr de plusieurs facteurs, dont :

  • La qualité ovocytaire
  • La qualité des spermatozoïdes
  • La réceptivité de l’endomètre
  • La durée de la phase post ovulatoire (généralement soutenue médicalement en PMA)

Entre autres ! La symptothermie ne permet pas d’agir directement sur ces paramètres qui nécessitent parfois un suivi médical, mais plutôt de mieux comprendre le fonctionnement de votre cycle, à vous.

Néanmoins, sur ces points clés, l’hygiène de vie peut faire la différence, en complément d’une prise en charge médicale ou d’un parcours PMA ! C’est notamment tout l’enjeu du Fertility Club : avec notre équipe d’expertes et de médecins, on explore avec vous toutes les pistes (gestion des émotions, alimentation, sport, micronutrition, plantes, etc.) qui peuvent jouer sur ces paramètres 🙂 En plus de vous former en symptothermie bien sûr !


Pourquoi observer son cycle peut changer l’expérience de la PMA

Hormis ces raisons très « pratico-pratiques » d’utiliser la symptothermie en PMA, cette méthode peut aussi être un soutien émotionnel précieux 🙂

En effet, le fait de mieux comprendre son corps et ses variations est une manière de reprendre du pouvoir sur un protocole très normé, de retrouver toute sa place dans son projet bébé. Et ça, ça peut vraiment aider à traverser cette étape, qui peut être très éprouvante, autant physiquement qu’émotionnellement.

C’est aussi une façon d’inclure son partenaire dans les essais, car il/elle peut vous aider dans vos observations ou du moins, savoir où vous en êtes dans votre cycle, stimulé ou non. Ça renforce souvent le couple !

Néanmoins, certaines femmes estiment que pratiquer la symptothermie en PMA peut être une charge mentale dans des périodes déjà très chargées : si c’est votre cas, écoutez-vous et n’hésitez pas à faire une pause si vous en ressentez le besoin ❤️


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Pour conclure, observer son cycle avec la symptothermie en PMA peut être hyper utile pour comprendre comment son corps et son cycle menstruel réagissent aux différents traitements hormonaux, notamment en cas de stimulation ovarienne ou de soutien en progestérone.

Néanmoins, ce n’est bien entendu pas une obligation non plus et vraiment, le seul mot d’ordre est : écoutez-vous ❤️ Si vous avez le sentiment que la symptothermie vous permet de reprendre la main sur votre projet bébé, faites-le, mais si vous préférez faire une pause, ne serait-ce que sur un cycle, c’est aussi parfaitement compréhensible ❤️

Dans tous les cas, on vous envoie sincèrement toute notre force et toutes nos bonnes ondes ! Et si vous ressentez le besoin d’être accompagnée et de voir tout ce que vous pouvez mettre en place de votre côté pour soutenir votre projet PMA, on est là pour vous, au travers du Fertility Club.

Et bien sûr, si vous avez des questions, on est à votre disposition en commentaire !

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Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.