Les idées clés
- L’insuffisance ovarienne précoce se définit comme un dysfonctionnement ovarien prématuré, avant l’âge de 40 ans.
- Elle est différente de la ménopause, dans la mesure où le cycle menstruel n’est pas définitivement stoppé, mais fortement ralenti, avec des impacts sur la santé globale et la fertilité.
- L’insuffisance ovarienne prématurée est une trouble de santé reproductive qui peut être dû à une anomalie génétique, un trouble immunitaire ou faire suite à une chimiothérapie ou une radiothérapie. Toutefois, 70% des IOP sont encore à ce jour inexpliquées !
- En cas d’IOP et de désir d’enfant, un parcours PMA peut être envisagé, même si une grossesse naturelle reste possible.
Quand on souhaite avoir un enfant et que les essais se prolongent, on peut craindre d’avoir un souci de fertilité et notamment, quand on avance en âge, de souffrir d’une insuffisance ovarienne précoce (ou IOP).
Déjà, rappelons que l’IOP est relativement peu fréquente, car elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans 🙂 Néanmoins, comme elle soulève des questions très légitimes à son sujet, on va dans cet article, vous expliquer concrètement ce que c’est (et ce que ce n’est pas !), comment elle se manifeste et comment on peut la contourner quand on a envie de faire un bébé 🙂
L'article, en bref
ToggleL’ovulation : comment ça se passe ?

Le cycle menstruel tourne essentiellement autour, non pas des règles, mais de l’ovulation : la libération d’un ovocyte prêt à être fécondé est l’objectif principal de notre cerveau et de nos ovaires !
Au départ, tout commence dans notre cerveau : à chaque début de cycle, l’hypothalamus sécrète une hormone qui déclenche toute la cascade hormonale de l’ovulation : la GnRH. Cette GnRH est captée par l’hypophyse, son sous-chef, qui comprend qu’il doit aller stimuler les ovaires : il communique donc directement avec eux en leur envoyant une deuxième hormone, la FSH.
Quand les ovaires reçoivent ce message, ils lancent le recrutement d’une quinzaine de follicules environ (7-8 par ovaire) : pendant tout leur processus de maturation, les follicules sécrètent des œstrogènes.
Au bout d’un certain temps, un follicule, le follicule de De Graaf, gagne la course : il se met à sécréter plus d’oestrogènes que les autres et quand un seuil maximal a été atteint, l’hypophyse sécrète de la LH. Cette hormone LH est sécrétée de manière massive et ce pic permet la rupture de la membrane du follicule environ 16-18 heures plus tard : c’est l’ovulation !

Qu’est-ce que l’insuffisance ovarienne ?
En cas d’insuffisance ovarienne, les ovaires répondent mal aux signaux du cerveau (FSH, LH), parce que les follicules restants sont trop peu nombreux ou ne fonctionnent plus correctement : on ne parle pas d’une incapacité totale à ovuler, mais plutôt d’un dysfonctionnement ovarien.
Pour être plus précise, l’IOP ne se résume pas à un problème de stock d’ovocytes : parfois, les follicules sont encore là mais ne répondent pas bien aux signaux hormonaux. Parfois, le stock est trop bas pour assurer un fonctionnement normal, mais dans tous les cas, c’est bien la capacité de l’ovaire à ovuler régulièrement qui est altérée. L’insuffisance est donc plutôt liée à la fonction ovarienne qu’au stock de follicules 🙂
L’insuffisance ovarienne précoce (IOP) est par ailleurs différente du vieillissement ovarien physiologique, qui est un processus inéluctable qui mène à la ménopause (vers 51 ans environ). En cas d’IOP, l’insuffisance ovarienne survient trop tôt (d’où son nom), avant 40 ans.
Certains utilisent le terme « ménopause précoce » pour parler de l’IOP, mais il s’agit d’un abus de langage : en effet, le fonctionnement ovarien est fluctuant et se traduit par des ovulations beaucoup moins fréquentes, mais le processus ovulatoire n’est pas forcément définitivement stoppé. Et une grossesse spontanée est observée dans environ 4 à 10% des cas d’IOP ! Précisons qu’il s’agit des cas de vraies IOP sachant qu’avoir seulement une AMH basse par exemple n’est pas forcément synonyme d’une insuffisance ovarienne prématurée 🙂
L’insuffisance ovarienne précoce (ou insuffisance ovarienne prématurée) peut survenir à plusieurs niveaux :
- Accélération du vieillissement des follicules
- Blocage de la maturation des follicules
- Naissance avec peu de follicules : un bébé fille naît avec son stock d’ovocytes, qui ne se renouvelle pas au cours de la vie. Au début de sa vie fertile, une femme dispose d’environ 400 000 follicules, mais certaines femmes ont une réserve ovarienne plus basse dès le départ.
L’IOP peut être primitive (se manifester dès la puberté), ou survenir plus tard. En termes de chiffres, elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans, et 1 femme de moins de 30 ans sur 1000.

Les causes possibles de l’insuffisance ovarienne précoce
Quand les ovaires ne répondent plus très bien, plusieurs causes sont possibles.
Génétiques
Parmi les causes génétiques d’IOP, on retrouve le plus souvent le syndrome de Turner, qui est une anomalie génétique rare qui touche uniquement les filles/femmes, et une cause connue d’insuffisance ovarienne prématurée primitive.
Chez les femmes concernées, les ovaires sont souvent remplacés par un tissu fibreux non fonctionnel et la perte des follicules est extrêmement précoce, souvent dès la vie fœtale ou l’enfance. Par ailleurs, la puberté peut ne pas démarrer spontanément et un traitement hormonal substitutif peut être nécessaire.
Auto-immunes
Notre système immunitaire est un mécanisme formidable, qui nous permet de lutter contre bien des agents pathogènes venus de l’extérieur (un virus, une bactérie, etc.) : néanmoins, il arrive parfois qu’il se retourne contre nous et qu’il attaque des cellules tout à fait saines, qui n’ont absolument rien demandé !
Quel est le lien avec nos ovaires ? Et bien les ovaires et les glandes surrénales (situées sur nos reins) sont deux glandes qui produisent les hormones stéroïdes comme le cortisol mais aussi, bien sûr, nos hormones sexuelles : androgènes, oestrogènes, progestérone. Les femmes ayant une IOP peuvent présenter des anticorps dirigés contre les ovaires et contre les surrénales.
Ainsi, il arrive parfois de retrouver des anticorps anti-21-hydroxylase (enzyme clé des surrénales) dans les analyses des femmes souffrant d’IOP. Ainsi, le système immunitaire attaque à la fois les ovaires et les surrénales, ce qui conduit à une destruction progressive des follicules ovariens et des cellules corticosurrénaliennes.
On peut également faire le lien avec l’hypothyroïdie d’Hashimoto : dans ce cas, les anticorps sont dirigés vers la thyroïde ! Et il y a une vraie corrélation avec l’IOP, car environ 15 à 20% des patientes avec IOP présentent une hypothyroïdie auto-immune. Pourquoi ? Parce que souvent, les maladies auto-immunes ne s’arrêtent pas à une seule glande et les ovaires font partie des glandes à risque.
De plus, une hypothyroïdie, en plus de ralentir tout le métabolisme, vient aussi perturber le dialogue cerveau ovaires : comme elle ne sécrète pas assez d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4), l’hypothalamus réagit en sécrétant de la TRH en direction de l’hypophyse, qui sur-stimule la thyroïde en envoyant davantage de TSH. Or, l’augmentation de la TRH a aussi pour effet d’augmenter la prolactine, ce qui perturbe l’ovulation.
Les maladies auto-immunes sont retrouvées chez 10 à 30% des femmes avec IOP.
Radiothérapie, chimiothérapie et certains traitements médicaux
Enfin, certains traitements notamment contre le cancer (radiothérapie, chimiothérapie) peuvent endommager les follicules de manière irréversible. C’est la raison pour laquelle on propose souvent aux femmes concernées de congeler leurs ovocytes en amont, afin de conserver leurs chances de concevoir naturellement. Néanmoins, le risque dépend du type de chimio, de la dose cumulée, de l’âge et de la partie du corps irradiée.
Voici pour les causes principales ! Néanmoins, gardez en tête que selon la Haute Autorité de Santé, 70% des IOP sont idiopathiques, c’est-à-dire qu’on ne sait pas vraiment pourquoi une insuffisance ovarienne prématurée s’est installée :s

Les conséquences de l’insuffisance ovarienne prématurée
Infertilité
La conséquence majeure de l’IOP est l’infertilité (et non la stérilité, nuance), car les ovulations sont plus rares et peu prévisibles.
Néanmoins, les ovulations spontanées sont possibles et comme expliqué plus haut, 4 à 10% des femmes ayant une réelle insuffisance ovarienne prématurée tombent enceintes naturellement 🙂
Mais aussi…
Nos hormones féminines (œstrogènes et progestérone) ont également des effets positifs sur notre santé générale, qu’elle soit physique ou mentale. C’est la raison pour laquelle ovuler est important pour une femme, que l’on souhaite avoir un enfant ou non !
La majeure partie de la sécrétion de ces hormones est assurée par les ovaires (et une toute petite partie par les glandes surrénales et le tissu adipeux) : mais s’ils répondent moins bien, notre taux d’oestrogènes sera trop bas et la progestérone sera quasiment inexistante, dans la mesure où elle n’est produite qu’après l’ovulation par le corps jaune. C’est ce qui explique qu’à la ménopause, les femmes connaissent certains effets secondaires dont elles se passeraient bien !
Ainsi, en cas d’IOP, on peut plus facilement être sujette aux maladies cardiovasculaires, à la perte de densité osseuse ou encore à certains troubles de l’humeur, par exemple. Les études suggèrent aussi un risque accru de troubles neurologiques (maladie de Parkinson, troubles cognitifs), liés à une carence en oestrogènes.

Comment diagnostiquer une insuffisance ovarienne prématurée ?
Pour savoir si vous êtes concernée par l’insuffisance ovarienne prématurée, plusieurs étapes sont nécessaires !
Les symptômes de l’IOP
Pour commencer, vous pouvez observer et noter vos symptômes, en sachant que ceux qui peuvent faire penser à une IOP sont les suivants :
- Aménorrhée (absence de règles) de plus de 4 mois
- Règles irrégulières et/ou très peu fréquentes, avec des cycles menstruels longs
- Symptômes liés à un manque d’oestrogènes : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, problèmes ostéo-articulaires, troubles de l’humeur, baisse de libido, sécheresse vaginale, etc.
- Des difficultés à concevoir (qui sont souvent le motif de consultation)
Un bilan hormonal
Ensuite, votre médecin (gynécologue ou sage-femme) peut vous prescrire un bilan hormonal par prise de sang, comprenant un dosage :
- de la FSH (le taux est souvent élevé, supérieur à 25 UI/L) en cas d’IOP), car le cerveau « hurle » sur les ovaires pour qu’ils se réveillent
- de l’estradiol (oestrogènes sécrétés par les ovaires), dont le taux est bas en cas d’IOP.
Deux prises de sang sont réalisées à plusieurs semaines d’intervalle pour confirmer les résultats, hors traitement hormonal ou contraception hormonale, par exemple.
Ce bilan initial est complété par un dosage :
- des hormones thyroïdiennes : TSH, T3, T4 et les anticorps antithyroïdiens (anti-TPO) pour exclure une hypothyroïdie d’Hashimoto
- des anticorps anti-surrénaliens (anticorps anti-21-hydroxylase) pour écarter une cause auto-immune au niveau des glandes surrénales
- de la testostérone, notamment pour éliminer d’autres causes comme le SOPK
- de l’AMH, qui est un marqueur de la réserve ovarienne, sécrétée par une partie des follicules en dormance.
Néanmoins, attention avec l’AMH, car son lien n’est pas forcément direct avec l’IOP ! En effet, selon la Haute Autorité de Santé, « il est important de distinguer l’IOP de la diminution de la réserve ovarienne (DOR) » et « l’AMH ne fait donc pas partie à l’heure actuelle de la définition de l’IOP« , car « la réserve ovarienne peut être variable chez des patientes avec IOP ». Dans certains cas d’insuffisance ovarienne précoce, l’AMH est totalement normale : la réserve ovarienne est correcte, mais les ovaires ne réagissent pas bien. A contrario, l’AMH peut être basse sans qu’il y ait la moindre IOP. C’est un faisceau d”indicateurs qui permet de la diagnostiquer, pas l’AMH seule.
Néanmoins, l’AMH permet de freiner la déperdition en follicules (car elle freine le recrutement initial des follicules et diminue la sensibilité à la FSH) et elle est souvent basse en cas d’IOP. Toutefois, là encore, on peut avoir un nombre de follicules bas, mais ovuler normalement et régulièrement ! Ce n’est pas le stock seul qui fait l’IOP, c’est le dysfonctionnement global et la mauvaise réponse des ovaires aux stimulations de l’hypophyse.
Une échographie pelvienne
Certains médecins complètent la prise de sang avec une échographie pelvienne par voie transvaginale, surtout pour voir la taille des ovaires et celle de l’utérus, qui sont le reflet de leur imprégnation oestrogénique. S’ils sont trop petits, c’est que la production d’oestrogènes est trop faible !
Le comptage des follicules antraux, en revanche, n’entre pas dans les critères de diagnostic de l’IOP.
L’observation du cycle menstruel
Surtout, le critère le plus important pour diagnostiquer une IOP, c’est le cycle, et plus précisément la présence ou non d’ovulations ! Si une femme a une réserve très réduite mais des ovulations qui continuent d’être régulières, alors elle n’est pas en IOP et a juste un capital plus restreint, mais qui ne l’empêche pas de parvenir à ovuler !
Ostéodensitométrie
Les oestrogènes étant très importants pour nos os, les médecins peuvent évaluer les conséquences d’une carence en oestrogènes en réalisant un examen d’ostéodensitométrie, afin d’évaluer la porosité osseuse (et bien sûr, assurer une prise en charge en cas de problème avéré de ce côté là aussi !).
Un bilan génétique
Enfin, la réalisation d’un caryotype et une recherche de la prémutation du gène FMR1 (entre autres) permettent aussi d’écarter ou de confirmer une cause génétique de l’insuffisance ovarienne prématurée, comme le syndrome de Turner (ou d’autres anomalies sur le chromosome X) ou encore un syndrome de l’X fragile prémuté.

Insuffisance ovarienne prématurée : quels sont les traitements ?
En cas d’absence de désir de grossesse
Chez une femme qui n’a pas de désir de grossesse et qui présente une IOP, les médecins recommandent le plus souvent un traitement hormonal substitutif jusqu’à l’âge moyen de la ménopause (51 ans), pour éviter les conséquences d’une absence d’oestrogènes (maladies cardiovasculaires, neurologiques, ostéo-articulaires, etc.)
Par ailleurs, une contraception hormonale est possible avec un dosage au cas par cas car la protection d’une grossesse non désirée est une question qui reste importante en cas d’IOP, dans la mesure où une ovulation reste toujours possible. Même si évidemment, d’autres solutions sans hormones existent, comme le stérilet au cuivre ou le préservatif !
En cas de désir de grossesse
Si une femme touchée par l’IOP souhaite concevoir, les choses sont bien sûr très différentes !
Dans la majorité des cas, un protocole PMA est nécessaire et peut prendre la forme d’une fécondation in vitro (FIV), éventuellement avec don d’ovocytes.
En effet, une simple stimulation ovarienne s’avère souvent inefficace, dans la mesure où comme les ovaires sont déjà hyper-stimulés naturellement (FSH très élevée), ajouter encore de la stimulation n’apporte en général pas de réponse. On peut parfois tenter une FIV avec les ovocytes de la future mère, mais là encore, leur réponse à la stimulation est souvent faible :s
Néanmoins, on l’a déjà dit, n’oubliez pas qu’une grossesse spontanée reste possible ! L’enjeu est de savoir repérer l’ovulation : dans ce cas, la symptothermie peut être une alliée précieuse (même dans le cadre d’un parcours PMA), car elle permet, grâce à la glaire cervicale de voir arriver l’ovulation et de confirmer qu’elle a eu lieu grâce à la montée de température.
De plus, vous pouvez également travailler sur votre qualité ovocytaire, via votre hygiène de vie : alimentation riche en bons gras, en protéines et en antioxydants, apports suffisants en zinc, vitamine B9 méthylée, vitamine D, vitamines du groupe B et éviction du tabac et de l’alcool, par exemple 🙂
Si vous sentez le besoin d’être accompagnée, même en parcours PMA (ne serait-ce que pour préparer le terrain et pour soutenir votre corps durant le protocole), ce sont des axes sur lesquels on travaille énormément dans le Fertility Club <3
L’annonce d’une insuffisance ovarienne prématurée pouvant être assez dure à encaisser, n’hésitez pas également à bien vous entourer et à opter pour un suivi psychologique si vous sentez que cela peut vous faire du bien <3

Pour résumer – Questions fréquentes
Quels sont les signes de l’insuffisance ovarienne ?
En cas d’insuffisance ovarienne précoce, on peut constater une absence de règles depuis plus de 4 mois, des cycles menstruels longs, ainsi que des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une baisse de libido, sécheresse cutanée, etc. qui reflètent une carence en oestrogènes.
À la prise de sang, la FSH (l’hormone sécrétée par l’hypophyse pour stimuler les ovaires) est élevée, tandis que les oestrogènes sont bas, preuve que les ovaires ne réagissent pas, ou pas suffisamment, et surtout les ovulations sont rares, voire absentes.
Comment savoir si j’ai une insuffisance ovarienne prématurée ?
Un suivi du cycle menstruel (avec notamment la notation des menstruations et de leur récurrence) et des symptômes rencontrés peut mettre sur la piste d’une IOP, qui sera ensuite confirmée ou non par une prise de sang mesurant les oestrogènes et la FSH.
Quelle différence entre insuffisance ovarienne et ménopause précoce ?
En cas d’insuffisance ovarienne précoce, les ovulations sont rares mais possibles ; en cas de ménopause précoce, le cycle est complètement stoppé bien avant l’âge de 50 ans !
Une ménopause précoce peut être provoquée par le retrait des ovaires, mais aussi par les mêmes facteurs que l’IOP (causes génétiques, auto-immunes, suite à un traitement anti-cancer), mais dans le cas de la ménopause précoce, l’atteinte est plus sévère qu’en présence d’une IOP : on n’est pas sur un ralentissement du cycle, mais sur un arrêt total.
Quelle est la différence entre IOP et périménopause ?
L’IOP peut ressembler à la périménopause en termes de symptômes, sauf qu’elle survient avant l’âge de 40 ans !
La différence, c’est que la périménopause est un phénomène normal qui précède la ménopause, alors que l’IOP est un trouble prématuré du fonctionnement ovarien. De plus, la préménopause est un processus global de l’arrêt progressif du cycle, alors que l’IOP concerne vraiment un problème folliculaire : le reste de l’axe (hypothalamus, hypophyse) fonctionne normalement, mais “parle dans le vide”.
Peut-on tomber enceinte avec une insuffisance ovarienne prématurée ?
Oui, bien sûr, dans la mesure où, même si les ovulations ne sont pas très fréquentes, elles peuvent quand même avoir lieu si on a un rapport au bon moment 🙂
Voici tout ce que l’on pouvait vous dire sur l’insuffisance ovarienne prématurée ou IOP 🙂 Si vous êtes concernée, en vous envoie sincèrement toute notre force et notre réconfort <3 Et surtout, n’oubliez pas qu’un diagnostic d’IOP ne signifie pas que tout est figé et que vous n’aurez jamais d’enfant : un suivi adapté, des traitements personnalisés et un accompagnement global permettent de préserver votre santé globale et parfois même une partie de votre fertilité. Ne perdez pas espoir, on est avec vous !
6 réflexions au sujet de “Insuffisance ovarienne précoce : causes, diagnostic et traitements”
Bonjour,
J’ai une iop fsh à plus de 10 décelée sur plusieurs prises de sang, amh à 1 et Oestradiol autour de 20 au 3eme jour des règles, j’ai du spotting après mes règles chaque cycle depuis plus de 3 ans maintenant mais j’ai tout de même mes règles chaque mois comment cela s’explique-t-il ?
La majorité de mes cycles ne devraient-ils pas être anovulatoires et donc sans règles ?
Je pense également avoir une progestérone basse car ma température fluctue en phase lutéale
Je n’ai aucun désir de grossesse mais j’ai hâte que ce processus s’achève
Merci par avance pour votre retour 😊
Coucou Ines,
Alors non pas forcément, tu peux quand même ovuler malgré tout.
Et pour les spotting, est ce que c’est juste après tes règles ou bien plutôt quelques jours après ? Car tes règles peuvent aussi se terminer petit à petit. Mais s’il y a une interruption entre tes règles et le spotting, voir si cela est cohérent avec ton ovulation, car cela peut être un spotting d’ovulation. On a un article à ce sujet justement : https://www.emancipees.com/spotting-ovulation/
Effectivement si ta température fluctue, ça peut avoir un lien avec ta progestérone, et il peut être intéressant d’en parler avec ton médecin !
J’espère que ça répond à ta question !
A bientôt !
Merci pour cet article ! J’ai eu une radiothérapie enfant et depuis j’ai dû être sous traitement d’hormone substitutif mais je ne me suis jamais sentie » bien dosée », et ni très bien suivie, à 18 ans j’ai été mise sous une pilule basique et depuis je subi plusieurs symptômes de sous dosage, est ce qu’il existe d’autres moyens que les hormones de synthèse ? Quelque chose de plus naturel ? Est ce que c’est possible de ne pas prendre d’hormone et vivre avec ? Merci d’avance pour vos réponses !
Coucou Maryse,
Déjà, merci pour ta confiance !
Alors cela relève bien sûr vraiment d’un avis médical et de la raison pour laquelle tu as été mise sous traitement d’hormones substitutif ! Car il est évidemment possible de vivre sans pilule, mais c’est vraiment important de te rapprocher de la personne qui te suis, ton médecin ou gynécologue afin de trouver ce qui est le plus adapté pour toi aujourd’hui.
A bientôt !
J’ai beaucoup apprécié la clarté de votre article, notamment la distinction entre IOP, périménopause et ménopause. Cette différence est essentielle, car elle conditionne aussi la manière dont le corps peut être soutenu. Dans l’IOP, il reste une activité ovarienne à stimuler et à préserver, tandis qu’en périménopause, on accompagne davantage la transition hormonale.
Dans mon approche naturopathique, je travaille beaucoup sur la nutrition anti-inflammatoire, le soutien hépatique et la régulation du système nerveux pour restaurer le dialogue hormonal naturel. Votre article m’a donné envie d’approfondir ce sujet dans un futur contenu, pour montrer comment médecine conventionnelle et hygiène de vie peuvent se compléter harmonieusement.
Merci Aurélie ! 🙂