Les idées clés
- L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 10% des femmes en âge de procréer.
- Elle se caractérise par la présence de cellules semblables à celles de l’endomètre en dehors de la cavité utérine.
- Ces cellules réagissent aux fluctuations hormonales, créant des lésions, kystes et adhérences qui peuvent être extrêmement douloureux et causer des problèmes d’infertilité (entre autres).
- Il n’existe pas encore de traitement spécifique contre l’endométriose. Néanmoins, des solutions médicales sont proposées, telles que la prise d’une contraception hormonale, une intervention chirurgicale et/ou un parcours PMA lorsqu’elle entraine une infertilité.
- Il est également possible d’ajuster son hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires etc.) pour apaiser l’endométriose et temporiser l’inflammation et le déséquilibre hormonal sous-jacents dans la maladie.
L’endométriose est une maladie gynécologique qui concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer. Lorsqu’un désir de grossesse apparaît, une question revient systématiquement : l’endométriose empêche-t-elle de tomber enceinte ?
La réponse est nuancée : oui, l’endométriose peut impacter la fertilité, mais non, elle ne rend pas systématiquement infertile (et c’est important de le rappeler !) De nombreuses femmes atteintes d’endométriose tombent enceintes spontanément, parfois même sans le savoir 🙂
Dans cet article, on fait le point sur le lien entre endométriose et fertilité, les mécanismes en jeu, les options médicales et les leviers complémentaires !
🍿🎞️ Pour info, on a aussi échangé autour du sujet de l’endométriose avec le Dr Jonathan Cohen, qui nous donne son point de vue de gynécologue sur cette maladie gynécologique et ses potentiels impacts sur la fertilité féminine. Il est top à écouter, car il est très complémentaire à cet article 🙂
🎧 Il est également dispo sur toutes les plateformes de podcast !
Qu’est-ce que l’endométriose ?
L’endométriose se caractérise par la présence de cellules semblables à celles de l’endomètre (aussi appelé muqueuse utérine) dans d’autres endroits que l’utérus. Généralement, on les retrouve dans des organes proches, comme la sphère digestive (les intestins, le rectum), mais aussi dans la vessie, ou au niveau des trompes ou des ovaires, par exemple.
Table des matières
ToggleLe problème, c’est que ces cellules réagissent aux variations hormonales du cycle menstruel (et notamment aux œstrogènes), ce qui peut provoquer une inflammation chronique, des douleurs parfois sévères, des adhérences entre les organes et des saignements internes.

Les lésions d’endométriose atteignent parfois la couche musculeuse de l’utérus, le myomètre, qui permet à l’utérus de se contracter au moment des règles ou de l’accouchement : cette endométriose particulière est dénommée l’adénomyose (ou endométriose interne). On peut avoir une adénomyose seule, ou elle peut être associée à de l’endométriose.
Pour bien faire la différence entre l’endomètre et le myomètre, le myomètre est le muscle de l’utérus tandis que l’endomètre est sa muqueuse superficielle, qui évolue au cours du cycle : elle s’épaissit sous l’influence des oestrogènes, se vascularise grâce à la progestérone et, sans grossesse, se détache au moment des règles lorsque les hormones chutent en fin de cycle menstruel.
OK, ça fait beaucoup de concepts tout ça ! Donc quelle est la différence entre les lésions, les adhérences et les kystes que l’on peut retrouver en cas d’endométriose ?
Les lésions correspondent aux zones où l’on retrouve des cellules endométriosiques. Ces lésions peuvent être superficielles (notamment lorsqu’elles sont localisées sur le péritoine) ou profondes, lorsqu’elles touchent des organes comme l’intestin ou la vessie. Elles réagissent aux hormones du cycle menstruel, ce qui peut provoquer inflammation et douleurs.
Les adhérences apparaissent quand deux organes se collent entre eux, un peu comme des cicatrices internes. Elles peuvent relier et « coller » entre eux différents organes ou tissus, limitant leur mobilité et pouvant provoquer des douleurs et des problèmes fonctionnels (comme une gêne digestive si les intestins sont touchés).
Les kystes, quant à eux, sont des poches remplies de sang oxydé qui se forment principalement sur les ovaires. On parle alors d’endométriomes, qui sont spécifiques à l’endométriose ovarienne et peuvent affecter la fertilité. On parle aussi de « kystes chocolat », en rapport avec le sang brun qu’ils contiennent.

Comment diagnostiquer une endométriose ?
L’endométriose est une maladie gynécologique encore relativement peu connue, même si la recherche avance ! Elle est donc souvent diagnostiquée au moment d’un bilan d’infertilité et les femmes qui en souffrent sont confrontées à une certaine errance médicale qui retarde le diagnostic et la prise en charge : il faut compter environ 7 ans pour diagnostiquer une endométriose.
Les professionnels de santé peuvent néanmoins s’appuyer sur certains paramètres pour détecter cette pathologie.
Premièrement, certains symptômes évocateurs peuvent les mettre sur la piste, tels que des douleurs de règles intenses, des règles abondantes, ainsi que des douleurs localisées en dehors de l’utérus, mais qui semblent se déclencher à certains moments du cycle : des douleurs urinaires, digestives ou encore au moment d’aller à la selle ou des rapports sexuels, par exemple.
Votre médecin (gynécologue, sage-femme) peut également demander un examen d’imagerie, tel qu’un IRM pour repérer les lésions, ou une échographie pelvienne pour détecter des endométriomes sur les ovaires. Il est hyper important de choisir un médecin et/ou un radiologue formé à détecter les lésions d’endométriose, car tous ne sont pas capables de bien les identifier, ce qui peut fausser le diagnostic.
Il est parfois possible de réaliser une coelioscopie, qui est un examen chirurgical sous anesthésie générale qui permet de confirmer le diagnostic et de directement retirer des lésions. On peut également procéder à une coloscopie en cas de suspicion d’une atteinte digestive.
Il faut néanmoins savoir que l’étendue ou la profondeur des lésions n’est pas corrélée à la sévérité des symptômes. Certaines endométrioses sont d’ailleurs asymptomatiques !
Enfin, un test salivaire a également été mis au point ! Appelé l’Endotest, il est permet de détecter l’endométriose de manière très fiable et bonne nouvelle, il est actuellement accessible (comprendre remboursé) à 25 000 femmes dans le cadre du forfait innovation, afin que les autorités de santé puissent confirmer son efficacité et étendre sa prise en charge à toutes les femmes atteintes d’endométriose à court-moyen terme.
Si vous souhaitez en savoir plus, nous avions reçu le Dr Léa Delbos, praticienne hospitalière qui a participé aux recherches cliniques sur l’Endotest dans un épisode de podcast dédié !
En revanche, il n’existe à ce jour aucun bilan hormonal fiable pour détecter l’endométriose : la dominance œstrogénique est tout à fait possible, mais cet excès d’œstrogènes n’est pas toujours détectable dans le sang (notamment si le taux d’oestrogènes est correct mais que c’est la progestérone qui est trop basse). On peut également observer une CRP un peu élevée (la CRP est le marqueur de l’inflammation). Toutefois, ces deux éléments (inflammation et hyperoestrogénie) ne sont pas spécifiques à l’endométriose et peuvent être expliqués par une autre pathologie.

Comment l’endométriose peut réduire la fertilité ?
L’endométriose est une cause d’infertilité et peut diminuer les chances de grossesse, en fonction de sa sévérité et de l’étendue des lésions. Selon les études, 30 à 40% des femmes souffrant d’endométriose auraient des problèmes de fertilité. Néanmoins, même en cas d’endométriose sévère, une grossesse spontanée reste possible, donc ne désespérez pas, vraiment <3
Qu’est-ce qui peut expliquer que l’endométriose ait un impact sur la fertilité ? Elle peut en fait empêcher une grossesse à chaque étape du processus, qu’il s’agisse de l’ovulation, de la fécondation et de la nidation.
Les endométriomes (les kystes ovariens spécifiques à l’endométriose) perturbent le développement folliculaire et l’ovulation, en exerçant une pression sur l’ovaire et les follicules : cette inflammation locale peut altérer la qualité des ovocytes stockés dans l’ovaire !
L’ablation d’un kyste ovarien peut quant à elle réduire le stock d’ovocytes, car il est nécessaire de retirer une partie du tissu sain de l’ovaire. Par ailleurs, ces kystes empêchent parfois une bonne vascularisation de l’ovaire, ce qui limite l’apport en oxygène et nutriments.
Enfin, l’endométriose est souvent associée à un déséquilibre hormonal lié à un excès d’œstrogènes, en partie dû à une augmentation de l’aromatase (enzyme qui convertit les androgènes en œstrogènes). Ce déséquilibre peut interférer avec la régulation de la FSH par l’hypophyse, perturbant ainsi la stimulation folliculaire et l’ovulation.
Les adhérences dans les trompes quant à elles, entraînent une perturbation de la migration de l’embryon dans l’utérus : en effet, quand il est expulsé, l’ovule est capté par la trompe utérine pour potentiellement être fécondé. Si c’est le cas, l’embryon se déplace ensuite dans l’utérus pour s’y nicher, notamment grâce aux petits cils mobiles présents dans les trompes qui le « poussent » vers la cavité utérine. Mais si les trompes présentent des lésions et des adhérences (voire si elles sont partiellement ou totalement bouchées), elles peuvent avoir du mal à remplir ce rôle ! Par ailleurs, les adhérences peuvent également affecter leur mobilité, ce qui peut les empêcher de bien récupérer l’ovule (des adhérences externes (péritonéales) peuvent les fixer à d’autres organes (utérus, intestins, paroi pelvienne)).
Lorsque les lésions sont localisées dans l’utérus (en cas d’adénomyose par exemple), elles peuvent altérer la réceptivité de l’endomètre et compliquer la nidation. De plus, l’hyperœstrogénie souvent observée peut empêcher la progestérone de réaliser son travail de vascularisation de l’utérus.
Par ailleurs, l’endométriose va souvent de pair avec un climat inflammatoire dans l’utérus et le corps tout entier : cette inflammation chronique peut totalement chambouler notre équilibre hormonal. Les douleurs ressenties peuvent aussi perturber le sommeil, créer du stress et une fatigue intense, ce qui n’est jamais bon pour le cycle menstruel. En effet, ce stress active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, entraînant une augmentation du cortisol, qui peut perturber l’ovulation et la régularité du cycle menstruel.
Sans compter que les douleurs peuvent aussi rendre les rapports sexuels très douloureux lorsque les lésions d’endométriose sont situées au niveau du vagin, du cul-de-sac de Douglas (la zone entre l’utérus et le rectum) et/ou les ligaments utéro-sacrés.

Améliorer sa fertilité quand on a une endométriose
Tout ceci étant dit, quelles sont les solutions qui s’offrent aux femmes atteintes d’endométriose qui souhaitent avoir un enfant ? Car oui, elles existent ! 🙂
Chirurgie
La chirurgie est parfois nécessaire pour retirer les lésions, les adhérences et les endométriomes qui altèrent la fertilité.
Elle est particulièrement recommandée si l’endométriose altère la mobilité des trompes ou provoque des adhérences importantes, si un endométriome est volumineux et réduit la réserve ovarienne ou encore si les douleurs sont trop intenses et altèrent la qualité de vie.
La chirurgie n’est pas toujours proposée, car chaque intervention risque aussi d’altérer la réserve ovarienne (notamment en cas d’endométriome), ou de dégrader la muqueuse des trompes ou de l’utérus. Il est également très important de faire appel à un chirurgien spécialisé en endométriose !
Il faut également noter qu’il existe deux types d’intervention chirurgicale en cas d’endométriose :
Une intervention assez rapide (2 heures environ), qui, bien que moins invasive, reste superficielle et expose à un risque élevé de récidive, car les lésions ne sont pas totalement retirées.
Une intervention plus longue mais plus efficace, car les médecins retirent les lésions en profondeur, en retirant une partie de tissu sain.
PMA (Procréation médicalement assistée)
Lorsque l’endométriose est plus sévère et altère véritablement les chances de grossesse, il est possible de recourir à l’aide médicale à la procréation, c’est-à-dire à un protocole PMA. Deux options sont possibles :
L’insémination intra-utérine, qui consiste à directement injecter les spermatozoïdes au plus près de l’ovule, directement dans l’utérus. Cela permet de contourner les problèmes de douleurs pendant les rapports sexuels, par exemple. On peut procéder, ou non, à une stimulation ovarienne en amont.
La fécondation in vitro (FIV), recommandée si l’endométriose est sévère, si les trompes sont altérées, ou si la réserve ovarienne est faible. Le protocole inclut une stimulation ovarienne, suivie d’un prélèvement des ovocytes, qui sont ensuite fécondés en laboratoire. L’embryon obtenu est transféré directement dans l’utérus, contournant ainsi les obstacles liés à l’endométriose pelvienne.
Hygiène de vie
Enfin, dernier paramètre à ne pas négliger en cas d’endométriose : l’hygiène de vie ! En effet, à ce jour, il n’existe pas vraiment de traitement pour soulager les symptômes, hormis les anti-douleurs et la pilule contraceptive. Toutefois, si cette dernière peut être une aide plus que bienvenue en cas de grosses douleurs, elle est incompatible avec le désir de grossesse :s
Ainsi, en parallèle des médicaments et/on dans l’attente d’une chirurgie, on peut également venir travailler sur le niveau d’inflammation (qui favorise l’endométriose et fait flamber les symptômes) et l’équilibre hormonal, en essayant de limiter l’hyperoestrogénie.
Il est délicat de proposer une recette magique qui viendrait à bout de tous les symptômes, car l’endométriose est une maladie complexe et il existe autant d’endométriose que de femmes. Néanmoins, voici quelques habitudes et compléments alimentaires qui peuvent aider :
L’ortie, en infusion, aide à reminéraliser et donc à temporiser l’inflammation
Le bourgeon de cassis est également réputé pour faire baisser l’inflammation
Les omégas 3, qui sont de bons acides gras anti-inflammatoires ! De plus, nos hormones féminines sont composées de gras, donc autant leur apporter des briques utiles 😉 On en trouve notamment dans les petits poissons gras, comme les sardines, les maquereaux ou les harengs (évitez le saumon, qui contient des métaux lourds), mais aussi dans les huiles de lin et de colza (à choisir bio, de première pression à froid, dans une bouteille en verre fumé et à conserver au frais)
Consommer des crucifères : les choux et les brocolis contiennent une molécule (l’indole 3-carbinol) qui soutient le foie dans son travail de détoxification des oestrogènes
Limiter les perturbateurs endocriniens, qui favorisent l’hyperoestrogénie et alimentent le déséquilibre hormonal
Essayer d’avoir une alimentation la moins inflammatoire possible, en limitant les produits laitiers, le sucre blanc, la viande rouge, le café et l’alcool (et éventuellement le gluten, si vous y êtes sensible).
Intégrer également des aliments antioxydants est également une bonne idée : on pense aux légumes et fruits colorés en priorité, ainsi qu’au thé vert !
La vitamine D, qui est anti-inflammatoire, en plus de réguler la production des oestrogènes et diminuerait la prolifération des cellules d’endométriose
Le zinc, qui est un bel antioxydant et anti-inflammatoire, tout comme la quercétine.
Le magnésium peut aider en cas de crampes douloureuses, tout en apaisant la sphère nerveuse
Utiliser un dispositif comme le TENS peut également aider pour soulager les douleurs : il s’agit d’un petit dispositif à poser sur le ventre (ou à tout autre endroit douloureux) qui envoie de légères décharges électriques détournant le message de la douleur.
Sinon, la bouillotte est également un indispensable !
Si vous êtes en essai bébé et souhaitez aller plus loin pour améliorer votre fertilité tout en composant avec votre endométriose, le Fertility Club vous est ouvert 💜
Dans tous les cas, l’endométriose est une pathologie qui nécessite une approche multidisciplinaire, intégrant la médecine (gynécologue et pourquoi pas un algologue, spécialiste de la douleur) et une approche davantage axée sur l’hygiène de vie. Incorporer l’acupuncture et l’ostéopathie dans son parcours de soin peut également aider !

Grossesse et endométriose : à quoi s’attendre ?
Comme expliqué plus haut, il est tout à fait possible de tomber enceinte en étant atteinte d’endométriose ! Dans ce cas, la grossesse devra être suivie de manière adaptée, pour écarter tout risque d’arrêt de grossesse précoce ou de grossesse extra-utérine, par exemple.
Les symptômes de l’endométriose peuvent être plus forts en début de grossesse, même si cela varie beaucoup d’une femme à l’autre, et qu’ils ont tout de même tendance à être très atténués par la suite, puisque le cycle menstruel est à l’arrêt jusqu’au retour de couches 🙂
De plus, une prise en charge spécifique est importante en post-partum, pour éviter que l’endométriose ne revienne en force après la grossesse.

Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce que l’endométriose empêche de tomber enceinte ?
L’endométriose a effectivement un certain retentissement sur la fertilité, mais cela dépend de la localisation des lésions, kystes et adhérences, et de leur sévérité.
Si l’endométriose a des conséquences sur les chances de grossesse, il est possible d’avoir recours à une assistance médicale, prenant la forme d’une intervention chirurgicale ou d’une aide médicale à la procréation, comme la fécondation in vitro (FIV) ou l’insémination artificielle.
En parallèle, des ajustements d’hygiène de vie (notamment en jouant sur l’équilibre hormonal et le niveau d’inflammation) peuvent tout à fait aider à soulager l’endométriose.
Quels sont les signes de l’infertilité ?
L’infertilité ayant plusieurs origines, elle peut se manifester de différentes façons : certaines femmes vont voir leurs cycles se raccourcir, se rallonger et/ou devenir irréguliers, tandis que d’autres vont constater que leurs règles jouent aux abonnées absentes (par exemple !).
Pour d’autres, hormis des difficultés à tomber enceinte, rien ne pourra indiquer, à première vue, qu’elles ont un souci de fertilité. Dans ce cas, des analyses hormonales et des examens d’imagerie peuvent aider à déceler des signes d’infertilité. Sans oublier qu’il arrive parfois que le problème se trouve également côté masculin !
Est-ce que l’endométriose aggrave les risques de fausse couche ?
Oui, selon une étude menée par l’INSERM, le risque d’arrêt de grossesse précoce est majoré en cas d’endométriose. En effet, un environnement inflammatoire et un excès d’œstrogènes peuvent rendre la nidation plus fragile, et l’endomètre peut également être insuffisamment préparé à la nidation d’un embryon, la progestérone n’étant pas assez présente pour « peaufiner » le cocon qu’est l’utérus. L’inflammation peut également impacter la qualité ovocytaire, empêchant la viabilité de l’embryon en cas de fécondation.
Mais surtout, n’oubliez pas que ce risque de grossesse arrêtée reste très variable d’une femme à l’autre, et un suivi adapté peut améliorer les chances de mener la grossesse à terme, donc ne vous alarmez pas outre-mesure 💛
Est-ce que l’endométriose réduit la réserve ovarienne ?
Les endométriomes ovariens et certaines chirurgies peuvent effectivement diminuer la réserve ovarienne, mesurée par l’AMH. Toutefois, rassurez-vous ! Une baisse de l’AMH ne signifie pas que vos chances de grossesse sont réduites 🙂
Voici tout ce que nous pouvions vous dire sur l’endométriose et ses implications sur la fertilité : si elle est l’un des facteurs qui peuvent expliquer une baisse de la fertilité et des difficultés à concevoir, des solutions existent et avec une prise en charge adaptée, une grossesse est tout à fait possible 🙂
Qu’en pensez-vous ? Etes-vous, vous même, concernée par l’endométriose ? Si oui, on vous envoie toute notre force, prenez soin de vous ! 💛 Et si vous avez réussi à tomber enceinte, n’hésitez pas à témoigner en commentaire, pour donner de la force à celles qui attendent leur jolie victoire 💛
3 réflexions au sujet de “Endométriose & fertilité : peut-on tomber enceinte avec une endométriose ?”
Bonjour
J’ai détecté mon endométriose juste aux commentaires d’une amie qui avait certaines douleurs lors des rapports sexuels
Et je suis allée voir mon gyneco :
Vous l’avez Mlle
J’ai eu 7 grossesses , et 4 grossesses à therme
Je m’informe chaque jour dessus
Merci les gos ( les filles ) de nous étayer dessus
Beaucoup de femmes l’ont et vivent avec des petits désagréments .
Merci pour cet article.
Toutefois, je tiens à souligner une précision importante : l’endométriose n’est plus considérée uniquement comme une maladie gynécologique. Il s’agit avant tout d’une maladie inflammatoire chronique et systémique (cf. https://endofrance.org/la-maladie-endometriose/qu-est-ce-que-l-endometriose/). Elle ne va pas seulement « souvent de pair » avec une inflammation : l’inflammation en est un élément central. D’ailleurs, certaines femmes atteintes ne présentent aucune lésion au niveau gynécologique.
Employer les bons termes est essentiel pour mieux sensibiliser et informer, car cela a un impact direct sur l’approche thérapeutique.
Parmi les pistes évoquées, il me semble pertinent de valoriser davantage l’hygiène de vie comme première étape dans la prise en charge, plutôt que de mentionner en premier la chirurgie. Bien que cette dernière puisse apporter un soulagement à court terme, son efficacité reste souvent limitée dans le temps (le taux de récidive en témoigne). Sans travail de fond sur l’hygiène de vie – équilibre hormonal, gestion du stress oxydatif, alimentation, etc. – l’inflammation persistera, et avec elle, le risque de récidive et de formation de nouvelles adhérences.
L’infertilité associée à l’endométriose est elle aussi bien souvent liée à l’état inflammatoire général, bien plus qu’aux lésions mécaniques. On observe d’ailleurs que certaines femmes présentant de nombreuses lésions mais une inflammation bien maîtrisée ont davantage de chances de concevoir naturellement que d’autres avec peu de lésions mais une inflammation sévère.
Enfin, la pilule n’est pas toujours une solution efficace pour soulager les douleurs : elle agit davantage comme un couvercle posé sur une casserole d’eau en ébullition…
Merci d’avoir abordé ce sujet sur votre blog. Plus nous en parlerons, avec précision et justesse, plus nous ferons progresser la compréhension et la prise en charge de cette maladie.
Merci beaucoup pour ce précieux éclairage ! 🙏