Les idées clés
- Une grossesse extra utérine (ou grossesse ectopique) est caractérisée par une implantation de l’embryon en dehors de l’utérus, le plus souvent dans l’une des trompes utérines.
- Elle peut être asymptomatique ou se manifester par des saignements de couleur noire et des douleurs pelviennes intenses, plutôt sur un côté. Dans les cas les plus graves, les saignements sont plus abondants et on peut faire un malaise. Elle est confirmée uniquement avec une échographie.
- La grossesse extra utérine est une urgence vitale, qui doit être prise en charge rapidement, soit par voie médicamenteuse, soit par voie chirurgicale.
- La grossesse extra utérine est relativement peu fréquente : elle concerne environ 2% des grossesses.
- Les chances de fertilité ne sont pas forcément réduites< drastiquement à la suite d’une grossesse extra utérine, même si la trompe est retirée.
Une grossesse extra utérine est une grossesse qui, malheureusement, ne démarre pas là où elle le devrait : l’embryon fraîchement créé suite à la fécondation ne parvient pas à rejoindre l’utérus, et se niche là où il peut sur le moment, le plus souvent dans la trompe utérine.
C’est une complication de la grossesse qui fait souvent un peu peur (et c’est normal) et on reçoit beaucoup de questions, ici ou sur Instagram à ce sujet ! Ainsi, dans ce qui suit, on va vous expliquer clairement et simplement ce qu’est une grossesse extra-utérine, pourquoi ça arrive, comment elle est diagnostiquée, quels sont les traitements, et surtout ce que cela signifie (ou pas) pour la suite (et votre fertilité). En tout cas, rassurez-vous : vous pouvez tout à fait tomber enceinte après une grossesse extra-utérine et si vous êtes passées par là, on vous embrasse fort ❤️
Table des matières
ToggleGrossesse extra utérine : qu’est-ce que c’est ?
Une grossesse extra-utérine est une grossesse qui démarre en dehors de l’ utérus, le plus souvent dans l’une des trompes utérines (anciennement appelées trompes de Fallope), et plus rarement dans le col de l’utérus, l’ovaire ou l’abdomen. On parle aussi de grossesse ectopique (voire de grossesse tubaire lorsque l’ œuf s’implante dans la trompe).
Une grossesse extra utérine n’est malheureusement pas une grossesse qui peut arriver à terme 🙁 Il est également important de la repérer assez rapidement, car la rupture de la trompe par exemple peut entraîner une hémorragie interne et constituer, malheureusement, une urgence vitale.
Si vous êtes enceinte et que les paragraphes précédents vous effraient, on vous rassure tout de suite : les grossesses extra-utérines sont plutôt rares et concernent seulement 2% des grossesses 🙂 Ne soyez pas trop inquiètes ❤️
Pour bien comprendre, voyons comment se déroule la fécondation puis la nidation dans le cadre d’une grossesse normale (intra-utérine) et dans le cadre d’une grossesse extra utérine.
Comment se passe la nidation de l’embryon lors d’une grossesse normale ?
Une fois libéré hors du follicule lors de l’ovulation, l’ovule (ou ovocyte) est « happé » par la trompe utérine, et c’est ici qu’il va attendre d’être fécondé par un spermatozoïde (plus précisément, dans le premier tiers de la trompe). Une fois que la fécondation a eu lieu, l’embryon remonte toute la trompe pour gagner l’utérus et s’y implanter. L’ implantation a lieu environ 6-7 jours après l’ovulation et la fécondation.
À partir de la nidation, le trophoblaste de l’embryon (qui deviendra plus tard le placenta) sécrète de la beta hCG, l’hormone détectée par les tests de grossesse.

Comment se passe la nidation de l’embryon lors d’une grossesse extra-utérine ?
Dans le cadre d’une grossesse extra utérine, les choses sont un peu différentes : en effet, le plus souvent, l’embryon reste coincé dans la trompe utérine après la fécondation, et c’est donc ici qu’il va s’implanter, sans jamais migrer dans l’utérus.
Le problème, c’est que la trompe (ou tout autre organe) n’est pas faite pour s’étirer au fur et à mesure du développement de l’embryon : seul l’utérus en est capable.

Quels sont les symptômes d’une grossesse extra utérine ?
Il est un peu délicat de répondre de manière tranchée, car il n’existe pas de symptômes ultra-spécifiques à la grossesse extra-utérine. Néanmoins, voici quelques indices qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille :
- des douleurs abdominales ou lombaires, surtout d’un côté. Les douleurs peuvent être sourdes, continues, avec parfois des « lancées », des « éclairs » de douleur vive
- des saignements noirâtres, souvent moins abondants que les règles
- des douleurs à l’épaule (souvent à droite) en cas d’hémorragie interne, dans l’abdomen. Cela peut paraître assez étrange, puisque l’appareil reproducteur est plutôt loin des épaules ! En réalité, cela se produit parce que le diaphragme est irrité par le saignement : or, il est innervé par un nerf bien particulier, le nerf phrénique, qui a la particularité d’envoyer aussi des signaux vers l’épaule droite. C’est d’ailleurs un phénomène que certaines femmes atteintes d’endométriose connaissent aussi très bien.
- En cas de rupture de la trompe, les douleurs sont plus vives, les pertes de sang plus abondantes et on peut également faire un malaise. Dans ce cas, il faut consulter assez rapidement !
Il arrive aussi que la grossesse extra utérine soit asymptomatique, et qu’elles soit repérée à l’échographie de datation.
Précisons également que les saignements sont fréquents en début de grossesse et tout à fait bénins dans l’immense majorité des cas : ainsi, si vous êtes enceinte et constatez de petites pertes de sang, ne stressez pas outre mesure et demandez simplement un avis médical pour faire le point, afin de vous rassurer 🙂 Par ailleurs, si vous êtes en début de grossesse et avez besoin de soutien durant votre premier trimestre, le Mama Club est là pour ça !

Quelles sont les causes d’une grossesse extra utérine ?
Les causes d’une grossesse extra-utérine sont multiples, mais ont en commun d’entraver la migration normale de l’embryon vers l’utérus. Voici les principales :
- Une infection sexuellement transmissible telle que la chlamydia, qui enflamme, endommage la trompe et détruit les cils qui en tapissent la muqueuse : en effet, l’embryon est aidé dans sa migration vers l’utérus par le mouvement de ces petits cils qui le poussent vers la cavité utérine.
- Une endométriose, si les lésions sont situées dans la trompe (ce qui crée des adhérences et bloque la bonne progression de l’embryon), mais également dans le péritoine, car les adhérences péritonéales peuvent tirer, déformer les trompes ou perturber leur orientation. De plus, l’inflammation que l’endométriose génère peut entraver le bon fonctionnement des cils et les contractions de la trompe (qui elles aussi, aident l’embryon à trouver son chemin vers l’utérus).
- Le tabac, car il altère la mobilité des cils des trompes
- Les séquelles d’une chirurgie sur une trompe, qui peuvent également créer des adhérences venant « emprisonner » l’embryon. Une césarienne peut également générer des adhérences entre l’utérus et les organes voisins, y compris les trompes.
- Une malformation des trompes ou une trompe bouchée
- Cela arrive aussi parfois après une fécondation in vitro, accompagnée d’une grossesse intra-utérine.
- La pose d’un DIU (stérilet) ne cause pas une grossesse extra-utérine à proprement parler, mais si une grossesse survient malgré le DIU, le risque qu’elle soit extra-utérine est plus élevé.
Ainsi, si vous avez déjà vécu une grossesse extra utérine, ne vous flagellez surtout pas : ce n’est en aucun cas de votre faute, les raisons sont très souvent d’ordre mécanique et liées à une pathologie sous-jacente dont vous n’êtes pas responsable ❤️

Diagnostic : comment repérer une grossesse extra utérine ?
Le diagnostic d’une grossesse extra utérine requiert une consultation médicale : généralement, en cas de doute, le médecin réalise une échographie pelvienne pour vérifier la présence d’un sac gestationnel dans l’utérus : en cas de grossesse extra utérine, l’utérus est vide et on peut voir comme une sorte de masse dans la trompe utérine.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en cas d’absence de symptômes, une grossesse extra utérine n’est parfois décelée qu’à la première échographie du suivi de grossesse, l’échographie de datation (qui est généralement réalisée vers 6 à 7 SA (semaines d’aménorrhée), soit 4 à 5 semaines de grossesse réelle).
Le médecin demande également une prise de sang, pour vérifier qu’il y a bien une sécrétion de beta hCG et donc confirmer qu’une grossesse est en cours.
Par ailleurs, en cas de grossesse extra-utérine, les taux de bêta-hCG augmentent souvent plus lentement que dans une grossesse intra-utérine normale : cela s’explique notamment par le fait que les autres organes dans lequel l’embryon peut se nicher (comme la trompe) sont moins adaptés et moins vascularisés pour soutenir le développement embryonnaire.

Quelle prise en charge en cas de grossesse extra utérine ?
On l’a dit, une grossesse extra utérine est une urgence médicale, car l’embryon va se développer et gagner en volume. Or l’utérus est le seul organe conçu pour se distendre au fur et à mesure de l’avancement de la grossesse ! La trompe utérine peut donc se rompre si la grossesse extra utérine n’est pas interrompue à temps, avec des conséquences potentiellement fatales (oui, ce n’est pas très joyeux, on est navrées pour ça 🙈).
Pour ce faire, les médecins doivent interrompre la grossesse (qui ne peut de toute façon pas arriver à terme) et peuvent procéder de deux manières.
Un traitement médicamenteux
Si la grossesse n’est pas trop avancée et que la trompe n’est pas rompue, il est possible d’avoir recours à une injection de méthotrexate (par voie intramusculaire), pour stopper le développement de l’embryon.
Ensuite, l’équipe médicale mesure les bêta-hCG 4 et 7 jours après l’injection, pour s’assurer que leur taux commence à diminuer. Si ce n’est pas le cas, une seconde injection peut être nécessaire.
Pendant ce traitement, il est recommandé d’éviter les rapports sexuels, l’alcool, les anti-inflammatoires, et d’attendre au moins 3 mois avant de retenter une grossesse, le temps que le méthotrexate soit complètement éliminé.
Cette injection n’est en revanche pas pratiquée en cas d’allaitement, de grossesse intra-utérine en cours, d’insuffisance hépatique ou rénale, mais aussi si la grossesse s’est implantée dans l’ovaire (entre autres !).
Une intervention chirurgicale
Si la grossesse extra-utérine est plus avancée, que la trompe est sur le point de se rompre (ou déjà rompue), ou que le traitement médical au méthotrexate n’est pas possible ou a échoué, les médecins procèdent à une intervention chirurgicale.
Cette opération se fait généralement par cœlioscopie (une chirurgie mini-invasive sous anesthésie générale) : le chirurgien fait 2 ou 3 petites incisions dans l’abdomen pour introduire une caméra et des instruments fins. Deux options principales selon l’état de la trompe :
- Une salpingotomie : le chirurgien incise la trompe pour aspirer l’embryon tout en conservant la trompe.
- Une salpingectomie : si la trompe est trop abîmée, rompue ou saigne abondamment, il est parfois nécessaire de retirer toute la trompe concernée pour éviter les complications. Ce geste n’empêche pas une future grossesse, tant que l’autre trompe est fonctionnelle.
Dans tous les cas, une surveillance des bêta-hCG est mise en place après l’intervention pour s’assurer que la grossesse est bien stoppée.
Par ailleurs, qu’il soit question de traitement médical ou d’une intervention chirurgicale, les médecins procèdent à une injection d’immunoglobuline Rho(D) si la mère est de rhésus négatif (de groupe sanguin A-, B-, AB-, O-) et que le père est de rhésus positif ou inconnu : en effet, ce rhésus provoque la production d’anticorps anti-D par le système immunitaire de la mère et ces anticorps pourraient attaquer les globules rouges d’un futur bébé au rhésus positif lors d’une prochaine grossesse (ce qui peut avoir de grosses conséquences sur le bébé). Or, une seule exposition (même lors d’une grossesse extra-utérine très précoce) peut suffire à déclencher cette réponse immunitaire, donc, par précaution, on réalise cette injection dans les 72 heures.
Est-il possible qu’une grossesse extra utérine soit stoppée naturellement ?
Bien sûr, ll arrive que certains arrêts de grossesse spontanés surviennent à la suite d’une grossesse extra utérine qui s’arrête donc d’elle-même avant qu’elle ne soit diagnostiquée. Dans ces cas-là, on ne saura jamais avec certitude où était la grossesse.
Par ailleurs, si on ne souhaite pas avoir recours ni à l’injection, ni à l’intervention chirurgicale, certaines grossesses extra-utérines peuvent s’évacuer spontanément. Néanmoins, les conditions de suivi sont très strictes pour que les médecins acceptent de ne pas intervenir !
- Absence de douleurs intenses
- Absence de saignement important
- Trompe non rompue à l’échographie
- Taux de bêta-hCG bas (< 1 000 UI/L) et en baisse spontanée
- La patiente est OK pour les contrôles réguliers (échos, prises de sang, etc.)
Néanmoins, une grossesse extra utérine est généralement stoppée médicalement pour ne prendre aucun risque.

Peut-on retomber enceinte après une grossesse extra utérine ?
Oui ! Tant que l’ovulation se passe bien et qu’une au moins des trompes reste fonctionnelle, tout est possible 🙂 L’essentiel est aussi de savoir pourquoi l’embryon est resté bloqué dans la trompe et éventuellement corriger ce souci (déboucher la trompe, par exemple).
En tout cas, selon l’INSERM, les deux types de traitement (chirurgie ou injection) donnent les mêmes chances de grossesse après une grossesse extra utérine.
Par ailleurs, même si la trompe est retirée, une grossesse reste possible car l’autre trompe prend le relais : en effet, contrairement à ce que l’on peut penser en voyant les planches anatomiques, les trompes ne sont pas figées, ni « collées » à l’ovaire adjacent. Ainsi, elles peuvent tout à fait bouger et aller récupérer l’ovule expulsé par l’ovaire opposé 🙂 Si vous voulez aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre article Peut-on tomber enceinte avec une seule trompe utérine ?
Ainsi, selon une étude, environ 60 à 70 % des femmes tombent à nouveau enceintes dans les 2 ans qui suivent une grossesse extra utérine 🙂
Et pour info, si vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour soutenir naturellement votre corps et vos hormones afin de concevoir, le Fertility Club vous est ouvert 🙂

Pour résumer – Questions fréquentes
Quels sont les signes de grossesse extra utérine ?
Une grossesse extra-utérine peut se manifester par la présence de saignements noirâtres et des douleurs pelviennes et lombaires, souvent d’un seul côté, parfois à l’épaule droite. On peut également faire face à un malaise, un étourdissement, voire à une perte de connaissance.
Néanmoins, elle doit être confirmée par échographie, qui montre qu’il n’y a pas d’embryon dans l’utérus, alors qu’une grossesse est en cours (avec, en parallèle, un dosage des beta hCG).
Une grossesse extra utérine peut également être asymptomatique et décelée lors de l’échographie de datation : néanmoins, une GEU est plutôt rare, donc ne vous stressez pas si vous êtes en tout début de grossesse <3
Est-ce qu’on peut sauver une grossesse extra utérine ?
Malheureusement non, car une grossesse extra utérine est non évolutive 🙁
Il est par ailleurs crucial de stopper la grossesse, car le risque de rupture de la trompe et d’hémorragie interne est une urgence vitale. Les professionnels de santé en charge d’intervenir essaient au maximum de préserver la trompe utérine (il s’agit de l’endroit dans lequel l’embryon s’implante le plus souvent en cas de grossesse extra-utérine).
Quels sont les risques d’une grossesse extra utérine ?
L’utérus est le seul organe prévu pour accueillir une grossesse : sa paroi est épaisse, bien vascularisée, et capable de s’étirer progressivement pour suivre la croissance de l’embryon, puis du fœtus.
Ainsi, si l’embryon s’implante en dehors de la cavité utérine (comme dans une trompe), l’organe concerné n’a ni la structure ni la capacité d’expansion nécessaires. Ainsi, la trompe peut se distendre, puis se rompre, provoquant une hémorragie interne parfois très grave.
Une grossesse extra-utérine peut également nécessiter le retrait de la trompe concernée, mais cela n’entraîne pas automatiquement une baisse drastique de fertilité, tant que l’autre trompe et les ovaires sont fonctionnels 🙂
Est-ce que le ventre grossit en cas de grossesse extra utérine ?
Non, le ventre ne grossit pas tout à fait pas de la même manière qu’une grossesse intra-utérine : en effet, lorsque l’embryon se niche en dehors de l’utérus, cette implantation ne permet pas à la grossesse de se développer normalement, car il n’est pas aussi bien nourri et vascularisé.
Néanmoins, une sensation de ballonnement ou un ventre un peu gonflé peuvent être présents à cause de douleurs ou de saignements internes.
Peut-on détecter une grossesse extra utérine avec un test de grossesse ?
Non, pas vraiment ! Un test de grossesse permet bien sûr de détecter la grossesse, mais pas forcément sa localisation, surtout avec un test urinaire.
En revanche, des prises de sang répétées pour doser les bêta-hCG peuvent aiguiller le diagnostic. En cas de grossesse extra-utérine, le taux n’augmente généralement pas de façon normale : au lieu de doubler toutes les 48 heures (comme on l’observe souvent jusqu’à 6-7 SA dans une grossesse évolutive), il stagne, augmente lentement ou même diminue si la grossesse s’arrête spontanément.
Cela dit, pas de panique si le taux ne double pas pile au chiffre près : il peut aussi y avoir des variations dans le cadre d’une grossesse intra-utérine normale. C’est vraiment l’évolution du taux et la corrélation avec l’échographie qui comptent !
Attention, le diagnostic d’une grossesse extra-utérine requiert toujours de réaliser une échographie, qui permet de confirmer la localisation de la grossesse.
Généralement, lorsque le taux de bêta hCG dépasse un seuil de 1 500 à 2 000 UI/L, on peut voir le sac gestationnel dans l’utérus (auparavant l’embryon est trop petit pour être visible à l’échographie). Si ce n’est pas le cas, on peut suspecter une grossesse extra utérine (et donc ensuite confirmer le diagnostic avec une échographie).
Comment éviter une grossesse extra utérine ?
On ne peut pas vraiment éviter une grossesse extra-utérine à 100 %, parce que ce n’est pas quelque chose que l’on peut « contrôler » directement. Par contre, on peut réduire certains facteurs de risque (ce qui est déjà très bien !) en arrêtant par exemple le tabac, qui compromet le bon fonctionnement des cils dans les trompes utérines.
Il est également possible de faire des dépistages réguliers d’ infections sexuellement transmissibles, afin de les soigner rapidement en cas de besoin et éviter de trop gros dommages sur les trompes.
Pour conclure, la grossesse extra utérine est une complication qui est heureusement peu fréquente, donc si vous êtes actuellement enceinte ou souhaitez concevoir, ne soyez pas trop inquiète par rapport à ça 🙂
On espère néanmoins que cet article vous aura été utile et encore une fois, si jamais vous êtes en train de vivre une grossesse extra utérine ou venez d’en vivre une, on vous envoie toute notre tendresse ❤️
Si vous avez des questions, des remarques, surtout n’hésitez pas à nous en faire part dans l’espace commentaires ci-dessous ! En gardant en tête que si vous avez une question personnelle d’ordre médical, il est préférable de la poser à votre professionnel de santé, qui sera le plus à même de vous répondre et de vous suivre si besoin 🙂 Mais sinon, on a hâte de vous lire !
10 réflexions au sujet de “Grossesse extra-utérine : symptômes à repérer et causes à connaître”
Bonjour, j’ai vécus une grossesse extra utérine. Le 4/09 j’ai fais min injection de methotrexate. Je suis revenu négative le 20/09. Quand vais-je re avoir mes règles ? La seconde la fertilité est-elle affecté ? Est-ce sue comme les fausses couches sommes nous beaucoup plus fertile de suite après une geu ? Je vous remercie
Coucou Camelia ! Pour commencer, je t’envoie toute ma tendresse <3 Pour te répondre, le retour du cycle dépend de chaque femme, donc je ne peux pas te donner de timing précis :s Le mieux serait de suivre ton cycle en t'aidant de la symptothermie, qui s'appuie sur les signaux de l'ovulation (https://www.emancipees.com/symptothermie/) pour la repérer et ensuite, du coup, anticiper tes règles. Concernant la fertilité, elle n’est pas forcément meilleure (ni moins bonne !) après un arrêt de grossesse ou une GEU 🙂 N’hésite pas à lire également cet article qui explique tout ça : https://www.emancipees.com/ovulation-apres-fausse-couche Bonne journée !
Bonjour l’équipe émancipées,
Voilà je viens de faire une geu et hier j’ai eu une injection de methotrexate, je lis partout qu’il faut laisser 3 mois avant de reprendre les essais mais hier la gynéco des urgences m’a dit que je pouvais reprendre tout de suite. Je suis un peu perdue qu’en pensez vous?
Coucou Lolita ! Oh mince, je t’envoie toute ma tendresse <3 Il est normalement effectivement recommandé d'attendre au moins 3 mois, n'hésite pas à demander un deuxième avis <3 Je t'envoie toutes mes bonnes ondes !
Bonjour on m’a fait l’injection le 16 août deux jours après j’ai des saignements mais pas de grosse douleur et la fatigue est-ce que c’est symptômes sont normal ? Je vous remercie cordialement
Bonjour Cassandra ! Je t’envoie toute ma tendresse <3 Oui, ces saignements + la fatigue sont assez typiques après une injection de méthotrexate. Je t'envoie mes meilleures ondes, j'espère que tu vas bien !
Bonjour,
Je suis tombée enceinte vers le 11 juillet et comme j’ai une endométriose et très peur de la geu, j’ai fait suivre mon taux d’hormones toutes les 48H par prise de sang. J’ai eu raison car au début le taux doublait bien mais très vite il a commencé à chuter pour 48H plus tard remonter juste un peu.
Les urgences m’ont injecté du méthotrexate samedi dernier, voilà une semaine. Depuis je dois souvent faire des prises de sang, pour l’instant le taux baisse c’est bien.
J’ai plein de questions annexes et ma gynéco est en vacances ; quel organe fabrique l’hormone beta HCG (les ovaires ? l’hypophyse ? les deux ?) ? Cette hormone est différente de la progesterone et de l’oestrogene, c’est une hormone qu’on ne fabrique qu’en étant enceinte ? Est-ce que mon corps continue à fabriquer de la progestérone et des œstrogènes comme au début de la grossesse ou est-ce qu’il a compris que je n’étais plus enceinte ?
Auriez-vous des livres (même de médecine) à conseiller sur le sujet, ou des vidéos ?
Je vous remercie beaucoup
Coucou Camille ! Oh nous sommes vraiment désolées, on t’envoie toutes nos ondes de tendresse et de réconfort… Pour te répondre, c’est le trophoblaste, le futur placenta due l’embryon, qui sécrète la beta HCG, elle n’est donc fabriquée que pendant la grossesse. Concernant les oestrogènes et la progestérone, ton cycle va reprendre à peu près normalement une fois que la beta hCG sera à un niveau minimal, ce qui signifie que tu ovuleras à nouveau. Tu sécrètes de la progestérone et des oestrogènes à tous les cycles : les oestrogènes avant l’ovulation et la progestérone après l’ovulation. Si tu le souhaites, voici notre article sur la beta hCG : https://www.emancipees.com/beta-hcg/ et sur nos hormones féminines : https://www.emancipees.com/hormones-femme/ Bonne journée et encore une fois, on t’embrasse fort !
Bonjour Laurene,
Je ne sais plus quoi penser, j ai une mes règles le 18 mai, avec une ovulation le 3 juin d’après ma courbe et suivi symptothermie.
On est le 17 juin, je n’ai pas encore eu mes règles (j’ai des cycles entre 28 et 31 jours).
J’ai eu des symptômes que je qualifierai de nidation d’abord 2 journées de coliques, puis mal en bas d un côté au dos, puis tiraillements dans le bas ventre pour finir samedi 14 juin par des douleurs de règles qui ne sont jamais arrivées.
J’ai fait un test précoce négatif le 14 juin.
J’ai fait une prise de sang hier le 17 juin et je suis à 3.2 de bêta hcg.
Je suis totalement dans le flou…
Est ce que ça peut être le début d’une grossesse, peut être avec nidation tardive ?
J’ai peur aussi des risques de grossesse extra utérine.
Je te remercie de tes conseils avisés.
J’ai pris rdv chez le médecin le 18 juin demain pour refaire une prise de sang pour voir l’évolution.
Coucou Alice ! Si tu as bien ovulé le 13 juin, compte tenu du fait que la phase lutéale peut durer jusqu’à 16 jours maximum, tu peux encore avoir tes règles d’ici demain, si tu n’es pas enceinte. Si tu n’as pas tes règles d’ici là et que le test est négatif, dans ce cas, c’est qu’il y a un souci avec l’estimation de ton ovulation, que tu as peut-être mal interprété ta glaire et ta température (ça peut arriver, surtout si tu n’as pas été formée ou si tu n’es pas accompagnée par une conseillère :)). Affaire à suivre, donc, n’hésite pas à nous tenir au courant ! Si ça peut te rassurer, en cas de grossesse extra-utérine, ton test serait positif 🙂 Bonne journée !