Les idées clés
- Un fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on peut retrouver dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux), dans son épaisseur (fibrome intra-mural) ou à l’extérieur de l’utérus (fibrome sous séreux)
- La formation d’un fibrome utérin est liée aux hormones du cycle menstruel (et notamment aux oestrogènes). L’âge, l’hérédité, le surpoids peuvent aussi être des facteurs !
- La présence de fibromes utérins est confirmée par imagerie (échographie, IRM), mais quelques symptômes peuvent être assez évocateurs, tels que les saignements entre les règles et les règles très abondantes.
- Un fibrome sous muqueux peut altérer la fertilité : néanmoins, des solutions médicales et naturelles existent, soit pour en réduire la taille, soit pour les retirer !
- La présence d’un fibrome pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, mais généralement, tout se passe très bien !
Les fibromes utérins sont assez courants, car ils concerneraient environ 20 à 30% des femmes, avec une prévalence chez les femmes d’ascendance africaine : néanmoins, ces petites excroissances qui se logent dans notre utérus peuvent soulever beaucoup de questions et générer beaucoup d’inquiétude, surtout quand on souhaite avoir un enfant.
Dans ce qui suit, nous allons voir clairement quel est le lien entre fibrome utérin et grossesse, fibrome utérin et fertilité, et tout ce qu’il est possible de faire pour le retirer si besoin, ou ralentir sa croissance. Let’s go !
Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, on a également parlé des fibromes avec Félicité, qui est à la fois médecin et concernée par les fibromes à titre personnel 🙂 Cet épisode de podcast vous apportera un éclairage complémentaire ultra intéressant !
L'article, en bref
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Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?
Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du myomètre (la couche musculaire de l’utérus) qui peuvent se développer à l’intérieur de la cavité utérine même, dans l’épaisseur ou à l’extérieur de l’utérus. Ainsi, selon la classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens), il existe 3 types de fibromes utérins, en fonction de leur localisation :
- Fibrome sous séreux, à l’extérieur de la paroi utérine
- Fibrome intra-mural, au milieu de la paroi de l’ utérus
- Fibrome sous muqueux, à l’intérieur de l’utérus, sous l’endomètre (la muqueuse utérine). C’est celui qui pose des problèmes de fertilité, car ils modifient la cavité utérine et la vascularisation de l’endomètre.
Fibrome, polype, kyste : quelle différence ?
On peut parfois confondre ces trois termes, et pourtant ils ne désignent pas du tout la même chose !
- Le polype utérin naît non pas dans le muscle mais dans la muqueuse de l’utérus (endomètre). C’est une petite excroissance molle, souvent bénigne, qui peut provoquer des saignements entre les règles ou après les rapports. Il est généralement retiré par hystéroscopie, un geste simple et rapide.
- Le kyste ovarien se forme sur ou dans les ovaires, pas dans l’utérus. Il s’agit d’une poche remplie de liquide, souvent liée au cycle ovarien (kyste fonctionnel). La plupart disparaissent spontanément, mais certains types de kystes (endométriosiques, dermoïdes, etc.) nécessitent un suivi plus attentif.
En résumé : le fibrome est un “muscle en trop”, le polype est une “muqueuse en trop” et le kyste est une “poche de liquide ». Ce sont trois phénomènes bénins, mais très différents dans leur origine et leur prise en charge 🙂

Quels sont les symptômes déclenchés par un fibrome utérin ?
Seule une échographie permet de confirmer la présence de fibromes utérins, mais certains symptômes peuvent être évocateurs :
- Règles abondantes
- Saignements entre les règles (métrorragies)
- Sensation de pesanteur dans le bas ventre
- Douleurs pelviennes
- Fatigue, possiblement liée à une anémie (carence en fer) due aux règles très abondantes
- Ventre gonflé, ballonnements
- Envies plus fréquentes d’uriner, douleurs au moment d’aller à la selle / constipation
- Douleurs pendant les rapports
Il peut aussi arriver qu’un fibrome “souffre” d’un manque d’irrigation : une partie de ses tissus meurt, ce qu’on appelle une nécrose. C’est notamment le cas des fibromes pédiculés, qui sont comme reliés à l’utérus par un petit “cordon” et qui peuvent parfois se tordre sur eux-mêmes (on parle alors de torsion du pédicule). Cela peut provoquer une douleur vive et soudaine dans le bas-ventre, parfois avec une petite fièvre ou des nausées. C’est impressionnant mais rarement grave : le plus souvent, la douleur passe en quelques jours avec un traitement adapté.
Cela dit, un fibrome peut aussi tout à fait être asymptomatique !
Comment savoir si on a un fibrome utérin ?
La présence de fibromes est généralement détectée lors d’une échographie pelvienne, complétée si besoin par une IRM pour préciser leur localisation, leur nombre et leur taille, notamment avant une chirurgie ou un projet de grossesse.
En l’absence de symptômes, les fibromes sont très souvent remarqués lors d’un examen de routine chez le gynécologue !
Un fibrome fait en effet partie des éléments recherchés en cas de problème de fertilité par exemple, parmi toutes les autres pistes qui peuvent expliquer que les essais bébé durent un peu, que vous pouvez retrouver dans la check-list ci-dessous 🙂

Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?
Différents facteurs peuvent favoriser la création et le développement de fibromes utérins :
- Un excès d’oestrogènes, ce qui explique qu’ils dégénèrent souvent d’eux-mêmes à la ménopause, quand notre production hormonale chute avec l’arrêt du cycle menstruel. En effet, les fibromes sont des tumeurs hormono-dépendantes qui se développent sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone, et un excès relatif d’œstrogènes ou une carence en progestérone peut favoriser leur croissance.
- L’ âge : chaque cycle est une mini “stimulation” du muscle utérin, et plus le temps passe, plus le risque qu’une cellule du myomètre mute et prolifère augmente. De plus, après 35 ans, il est assez courant que la progestérone ne soit pas suffisante pour contrebalancer les oestrogènes. Ainsi, le risque de fibrome augmente durant la périménopause, puis régresse ensuite une fois qu’on entre en ménopause.
- Le surpoids : le tissu adipeux est un organe sécréteur d’oestrogènes, ce qui peut favoriser le déséquilibre hormonal favorable aux fibromes utérins.
- L’absence de grossesse : chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants, l’imprégnation oestrogénique est continue et non interrompue par une ou plusieurs grossesse. C’est d’ailleurs pour cela que les fibromes sont rares avant 20 ans !
- Les règles précoces, survenues avant l’âge de 12 ans (encore une fois, en raison d’une imprégnation oestrogénique plus longue)
- L’hérédité : une femme a plus de risques de développer un fibrome si sa mère, sa grand-mère ou sa soeur en ont eu
- Les femmes d’origine africaine ou sud-américaine semblent également davantage concernées par les fibromes utérins.

Comment soigner un fibrome utérin ?
Solutions médicales
Souvent, en l’absence de symptômes et de projet d’enfant, et si leur taille est restreinte, ces tumeurs bénignes sont simplement surveillées par votre gynécologue pendant vos examens de routine.
En revanche, en cas de symptômes et/ou de désir d’enfant, il existe plusieurs options de prise en charge :
- Traitement médicamenteux : on peut arrêter totalement le cycle menstruel et mettre le corps en ménopause artificielle, en utilisant des analogues ou des antagonistes à la GnRH (l’hormone sécrétée par le cerveau pour lancer tout la cascade hormonale menant à l’ovulation), comme l’ Enantone®, le Décapeptyl®, ou le Zoladex®. Cette technique entraîne généralement une diminution temporaire du volume du fibrome, mais en revanche, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement.
- Contraception oestroprogestative : elle peut également être proposée, avec des anti-inflammatoires. Les hormones de synthèse viennent ainsi éteindre le cycle naturel pour créer un cycle artificiel, permettant généralement de réduire le volume des saignements. Cela ne soigne pas directement le fibrome utérin, mais peut soulager les symptômes !
- Ultrasons focalisés : cette intervention courte et monitorée par IRM permet de détruire le fibrome en utilisant de la chaleur. Néanmoins, cette technique est encore peu disponible en France (elle est disponible dans quelques centres situés à Lyon, Paris ou Lille), et son indication principale est pour des fibromes uniques, de taille modérée, chez des femmes sans projet immédiat de grossesse.
- Embolisation : ici, on introduit des petites billes dans le vaisseau sanguin qui nourrit le fibrome afin qu’il ne soit plus irrigué par la circulation sanguine, et meurt. Toutefois, cette technique est de moins en moins fréquente, car elle peut réduire la fertilité, en réduisant la vascularisation de l’endomètre. Elle doit donc être discutée au cas par cas !
- Myomectomie : il s’agit du retrait du fibrome par opération chirurgicale, tout en conservant l’utérus. Le problème, c’est qu’il existe un risque de récidive, et de fragilisation de la paroi utérine si le fibrome retiré est sous muqueux ou intra-mural. Par ailleurs, des adhérences avec les organes voisins peuvent se créer :s
Hystérectomie : il s’agit de la solution la plus efficace mais aussi de la plus radicale, car elle consiste au retrait total de l’utérus. Elle élimine le risque de récidive, mais empêche aussi toute grossesse future.

Solutions naturelles
Outre ces solutions médicales, que peut-on faire, de son côté, en cas de fibrome utérin ? On précise d’emblée que ces pistes naturelles peuvent aider à ralentir le développement d’un fibrome utérin, mais ne font pas disparaître un fibrome déjà constitué (surtout s’il est volumineux). Ces axes de travail sont plutôt pertinents en prévention et/ou en complément d’une prise en charge médicale 🙂
- Réduire l’inflammation : les études récentes montrent que les fibromes se comportent comme des tissus inflammatoires chroniques. Ainsi, le fibrome crée une inflammation locale dans le muscle utérin et cette inflammation favorise à son tour la croissance du fibrome. De plus, réduire l’inflammation permet généralement de réduire le volume des menstruations et les douleurs associées 🙂
Pour ce faire, vous pouvez intégrer davantage d’oméga-3 et d’antioxydants dans votre alimentation (ou via des compléments alimentaires de qualité), tout en évitant le tabac, l’alcool et les aliments ultra transformés. La gestion du stress est également capitale ! - Soutenir le foie et l’élimination hormonale : les fibromes sont dépendants de nos hormones féminines et surtout des oestrogènes, c’est la raison pour laquelle il faut veiller qu’ils soient bien éliminés après l’ovulation ! Ici, on va donc soutenir le foie qui est en charge de cette détoxification hormonale, grâce à la consommation de crucifères et de plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut. Veillez aussi à bien vous hydrater et à prendre soin de votre microbiote intestinal, pour que les oestrogènes usagés traités par le foie soient bien dirigés vers la sortie.
- Surveiller son équilibre hormonal : certaines femmes développent des fibromes dans un contexte d’insuffisance lutéale (trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone) après l’ovulation. Il existe heureusement plusieurs pistes pour soutenir la progestérone, avec notamment des plantes comme l’alchémille, prise en deuxième partie de cycle, mais aussi le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, par exemple. Si vous êtes concernée, notre mini-programme consacré à la progestérone devrait vous aider 😉
- Agir sur le terrain métabolique (poids, glycémie, stress) : comme expliqué plus haut, les oestrogènes se logent dans le tissu adipeux, qui est aussi un lieu de production des oestrogènes. Ainsi, maintenir un poids stable et éviter les pics de glycémie (qui peuvent être induits par la consommation de sucre, mais aussi par la libération de cortisol en cas de stress) peut clairement aider à maintenir un taux d’oestrogènes normal (tout en réduisant aussi l’inflammation globale !).
- Surveiller son statut en vitamine D, car une carence pourrait favoriser la création de fibromes.
Faut-il réduire les phytoestrogènes ? Certaines plantes comme le lin ou le soja contiennent des molécules semblables à nos oestrogènes : on peut donc se dire qu’en cas d’excès, il vaut mieux les éviter ! Néanmoins, les études semblent démontrer qu’ils peuvent aussi être régulateurs, dans la mesure où ils viennent se loger sur les récepteurs des oestrogènes, certes, mais en ayant un pouvoir oestrogénique moins important. Ainsi, la réponse à cette question doit être clairement personnalisée !
En ce sens, si vous souhaitez être accompagnée de près sur toutes ces problématiques liées à la fertilité, c’est tout l’objet du Fertility Club ! On a à coeur de vous donner toutes les clés d’hygiène de vie que vous pouvez actionner pour mener votre projet de grossesse à bien, en complément d’un suivi médical ou d’un parcours PMA 🙂

Fibrome utérin : quel impact sur la fertilité ?
Si vous êtes en projet bébé, découvrir un ou plusieurs fibrome(s) peut clairement vous stresser. Si on peut vous rassurer, ce sont surtout les fibromes sous muqueux qui peuvent poser problème, c’est moins le cas des fibromes situés dans le muscle de l’utérus (les fibromes intra-muraux), voire à l’extérieur (les fibromes sous séreux).
Les fibromes intra-muraux (dans l’épaisseur du myomètre, sans atteindre la cavité) peuvent gêner la fertilité si leur taille est importante (supérieure à 4 cm, même si le seuil de 4 cm est indicatif : c’est surtout la déformation de la cavité utérine qui compte !) ou modifier la contractilité utérine, la vascularisation, voire comprimer les trompes. Mais ils ne posent généralement pas de problème pour tomber enceinte !
Idem pour les fibromes sous-séreux : situés à l’extérieur de l’utérus, ils ne perturbent donc ni la fécondation ni la nidation. Toutefois, s’ils sont très gros ou pédiculés, ils peuvent gêner la croissance de l’utérus pendant la grossesse ou provoquer des douleurs si le pédicule se tord (torsion du fibrome). Mais c’est rare !
Concernant les fibromes sous muqueux, tout dépend de leur taille et de leur localisation. En fonction, ils peuvent effectivement réduire les chances de tomber enceinte, en modifiant la vascularisation de l’endomètre ou la contractilité utérine, et surtout en entravant l’implantation de l’embryon. C’est la raison pour laquelle les recommandations officielles conseillent de les retirer avant un projet de grossesse ou une FIV.
Pour résumer, la majorité des femmes atteintes de fibromes conçoivent sans difficulté 🙂 Le risque d’infertilité dépend surtout de leur localisation, plus que de leur taille. Seuls certains fibromes, en particulier ceux situés dans la cavité utérine, peuvent nécessiter une prise en charge avant la conception, souvent avec d’excellents résultats 🙂

Fibrome utérin et grossesse : quelles complications possibles ?
Si un fibrome est découvert pendant la grossesse, il sera surveillé de près, d’autant que les fibromes peuvent parfois légèrement augmenter de taille pendant les deux premiers trimestres de la grossesse, sous l’effet des hormones. Mais dans la grande majorité des cas, ils se stabilisent ensuite et régressent après l’accouchement 🙂
Voici les complications qui peuvent se présenter (dans de rares cas) :
- Un arrêt de grossesse
- Une mauvaise position du bébé (qui peut se présenter en siège, par exemple)
- Un accouchement prématuré
- La nécessité d’un accouchement par césarienne, si le fibrome est proche du col de l’utérus
- L’augmentation du risque d’hémorragie pendant l’accouchement.
Néanmoins, rassurez-vous : généralement, la grossesse se déroule sans souci et vous serez suivie par votre équipe médicale 🙂 Cette étude par exemple, démontre que les risques ne sont pas forcément ultra-majorés chez les femmes porteuses d’un fibrome, comparativement aux femmes qui n’en ont pas.
Par ailleurs, le fibrome n’est généralement pas retiré pendant la grossesse (sauf urgence vitale), car le fibrome est souvent alimenté par les mêmes vaisseaux que le placenta, et toute manipulation pourrait entraîner des contractions, un décollement placentaire ou un arrêt de grossesse.
Si le fibrome utérin est douloureux (notamment en cas de nécrose liée à une mauvaise irrigation), votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques compatibles avec la grossesse.

Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce que je peux tomber enceinte avec un fibrome ?
Oui, bien sûr ! La présence d’un fibrome utérin dans la cavité utérine peut compliquer la bonne implantation de l’embryon et sa vascularisation, mais elle ne réduit pas vos chances de grossesse à néant 🙂 Néanmoins, votre gynécologue vous proposera certainement de le retirer pour mettre toutes les chances de votre côté.
Les fibromes situés à l’extérieur de l’utérus (sous-séreux) ou dans son épaisseur (intra-muraux, sans déformation de la cavité) ont un impact bien moindre sur la fertilité.
Comment gérer une grossesse avec un fibrome ?
Si un fibrome est présent dans l’utérus pendant la grossesse, votre équipe médicale va simplement vous surveiller de plus près, notamment par échographie. Aucun retrait du fibrome n’est envisagé, sauf en cas d’urgence vitale !
Quelles sont les complications possibles du fibrome pendant la grossesse ?
Un fibrome utérin peut augmenter légèrement certains risques pendant la grossesse : fausse couche précoce, accouchement prématuré, position anormale du bébé, césarienne ou hémorragie de la délivrance. Mais ces complications restent rares, et dans l’immense majorité des cas, la grossesse se déroule sans problème particulier !
Est-ce qu’un fibrome de 2 cm peut affecter ma grossesse ?
En général, un petit fibrome de 2 cm n’a pas d’impact sur la grossesse, sauf s’il est situé à l’intérieur de la cavité utérine : dans ce cas, il peut légèrement gêner la nidation. Mais rassurez-vous : ces situations sont bien connues et généralement très prises en charge par les médecins !
C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des fibromes utérins ! On espère de tout coeur que cet article vous aura rassurée si vous êtes concernée : un fibrome utérin ne réduit pas de manière drastique vos chances de concevoir, et des solutions existent pour retirer / réduire un fibrome, qu’elles soient médicales ou « naturelles », du moins axées sur votre hygiène de vie.
S’il vous reste encore des questions au sujet des fibromes utérins, n’hésitez pas à les poser en commentaire, en sachant qu’on ne pourra pas vous donner un avis médical, mais plutôt des éléments de compréhension supplémentaires 🙂
Les sources complémentaires
4 réflexions au sujet de “Fibrome utérin et grossesse : quel impact sur la fertilité et comment agir ?”
Bonjour Laurène et merci pour ton article super intéressant et précis, j’ai l’impression que ce sujet n’est pas spécialement investigué en général et je trouve surprenant que les causes des fibromes (et aussi les raisons de leur croisssance) soient assez inconnus (ou du moins, pas spécialement expliqués par les gynéco). Dans mon cas je n’ai pas eu plus d’explication que « c’est comme ça ».
Je vais bientôt me faire opérer pour retirer des fibromes (4 à retirer dont certains font 7 cm) car leur taille est devenue trop importante et ils pourraient gêner voir empêcher une grossesse. Cependant seuls les gros seront retirés et j’ai peur que pendant la durée de cicatrisation (dans mon cas 1 an) les petits deviennent des gros et que ce soit l’histoire sans fin (j’ai 34 ans, donc je suis un peu inquiète).
Ma question est la suivante : que faudrait-il faire pendant l’année de cicatrisation avant projet bb pour limiter le développement des fibromes restants ? faudrait-il prendre une pilule contraceptive pour stopper les cycles / les règles ou un stérilet avec hormones ? Est-ce que le fait que j’ai des SPM assez importants peut aussi expliquer (en partie) le fait qu’ils aient grossis (au niveau du déséquilibre oestroègne / progesterone) ?
Merci beaucoup !
Coucou Fanny,
Oh je comprends, saches en tout cas que je suis de tout coeur avec toi !
Alors si tu n’es pas contre la pilule ou un DIU hormonal, cela peut effectivement freiner le développement des fibromes ! N’hésites surtout pas bien sûr à en parler avec ton médecin surtout pour voir ce qui te conviendrait le mieux !
Tiens nous au courant !
Belle journée !
Bonjour,
Merci pour cet article très intéressant.
J’ai découvert que j’avais un fibrome sous-muqueux la semaine dernière lors d’une IRM.
J’ai malheureusement vécu un arrêt de grossesse à 9 SA+4J (le cœur s’est arrêté de battre).
Et j’ai fait une hémorragie lors du curetage.. Ce qui explique les investigations et la découverte de ce fibrome non détectable avec une écho endovaginale « classique ».
Aujourd’hui, je n’arrive pas à déterminer si cela a pu empêcher le développement de l’embryon car il s’est bien implanté. Et cette question reste en suspens.. Est-ce que cela peut gêner le sac gestationnel ? Ou empêcher une bonne vascularisation ?
Ce fibrome déforme ma cavité utérine même s’il n’est pas très gros (moins de 3cm).
Dans mon quotidien, j’ai des règles hémorragiques (donc anémie en permanence) et des douleurs pelviennes donc il est fort probable que combiné à ma récente FC on me conseille de l’enlever mais les risques liées à l’opération m’effraient.
Je n’ai vu que très peu de témoignages à ce sujet.. Pendant des années, j’étais persuadée que j’avais de l’endométriose non détectée.
Comme quoi ! On devrait davantage en parler.
Au plaisir de vous lire.
Coucou Mathilde ! Merci beaucoup pour ton témoignage, et je suis vraiment désolée pour ce que tu as traversé 🤍
Sur ta question, on ne peut jamais être sûre à 100% de la cause d’un arrêt de grossesse et on ne peut pas affirmer à coup sûr que ton fibrome soit responsable.
En revanche, un fibrome sous-muqueux qui déforme la cavité, même petit, peut effectivement gêner l’implantation ou la vascularisation, et augmenter ce risque. Dans ton cas, avec les règles hémorragiques, l’anémie et les douleurs, il y a déjà une indication à s’y intéresser, indépendamment du projet de grossesse.
L’intervention proposée (souvent par hystéroscopie) est aujourd’hui bien maîtrisée et permet justement d’améliorer les conditions pour une future grossesse 🙂
Je comprends complètement tes craintes — c’est une décision importante — mais tu es typiquement dans une situation où ça vaut le coup d’en discuter sérieusement avec un spécialiste. Et tu as raison : on en parle encore trop peu ! Je t’envoie sincèrement toutes mes bonnes ondes pour la suite !