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Cycle menstruel plus court que d’habitude : pourquoi et que faire ?

cycle menstruel plus court que d'habitude

Les idées clés

  • On parle de cycle menstruel court lorsqu’il dure entre 21 et 24 jours.
  • Cela signifie le plus souvent que l’ovulation a eu lieu plus tôt dans le cycle ou que la phase après l’ovulation (phase lutéale) est plus courte.
  • Dans certains cas, ces règles rapprochées peuvent aussi correspondre à des saignements entre les règles et non à un véritable nouveau cycle.
  • Un cycle menstruel court ne signale pas forcément un problème hormonal et n’est pas nécessairement un obstacle à une grossesse. Néanmoins, si vos règles tendent à se rapprocher avec le temps par exemple, il peut être intéressant de creuser !
  • L’observation de votre cycle grâce à la symptothermie est idéale pour repérer l’ovulation et comprendre si c’est la phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire qui dure moins longtemps (les deux sont possibles aussi !).

Votre cycle menstruel habituellement assez régulier se met soudain à raccourcir, avec des règles qui arrivent désormais au bout de 24, 23 voire 21 jours ? Cela peut vous interroger et c’est complètement légitime : est-ce normal d’avoir un cycle menstruel plus court que d’habitude ?

Le cycle menstruel n’est pas une mécanique parfaitement réglée : sa durée peut varier d’un mois à l’autre ! Mais lorsque le cycle se raccourcit de manière répétée, cela peut révéler un changement dans votre fonctionnement hormonal.

Dans la plupart des cas, la durée du cycle dépend surtout du moment de l’ovulation. Si celle-ci survient plus tôt dans votre cycle, ou si la phase après l’ovulation est plus courte, les règles peuvent arriver plus rapidement que d’habitude.

Stress, fatigue, déséquilibres hormonaux ou encore début de périménopause sont autant de situations qui peuvent expliquer ce phénomène. Mais trêve de spoilers, on vous explique pourquoi un cycle menstruel peut devenir plus court, et ce que cela signifie pour votre santé hormonale et votre fertilité !

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Test d’ovulation ou symptothermie : quelle méthode est la plus fiable pour détecter l’ovulation ?

test d'ovulation symptothermie

Les idées clés

  • Le test d’ovulation permet de connaître la date de son ovulation en détectant une hormone bien particulière, la LH : le pic de LH précède en effet l’ovulation !
  • En pratique, les tests d’ovulation ne sont pas toujours fiables : ils peuvent en effet être réalisés trop tôt ou trop tard au cours du cycle, ou encore ne pas détecter la LH correctement, induisant des faux positifs ou des faux négatifs.
  • En ne se basant que sur la LH, un test d’ovulation permet seulement d’indiquer que l’ovulation est en approche, en oubliant qu’une femme est également fertile 5 jours avant l’ovulation et le lendemain de celle-ci.
  • La symptothermie, qui se base sur deux bio-marqueurs de l’ovulation (la glaire cervicale + la température) semble bien plus fiable pour reconnaître l’ovulation et identifier la période de fertilité.

Quand on cherche à tomber enceinte, on connaît l’importance cruciale d’identifier avec précision sa période de fertilité et le jour de l’ovulation pour augmenter ses chances de grossesse 🙂 C’est la raison pour laquelle on trouve aujourd’hui des tests d’ovulation en pharmacie (ou en ligne), qui, sur le papier, nous indiquent clairement les jours durant lesquels on est fertile, et les jours où on ne l’est pas, histoire d’« optimiser » les rapports.

Mais une question demeure : les tests d’ovulation sont-ils vraiment fiables ? Dans cet article, on va vous expliquer comment ils fonctionnent et pourquoi parfois (souvent), ils se trompent et vous induisent en erreur (et oui :s).

Pour info, si vous cherchez à comprendre en détail comment fonctionne un test d’ovulation, quand le faire et comment interpréter le résultat, nous avons consacré un guide complet à ce sujet ! Ici, on se concentre plus sur leur fiabilité et en quoi la symptothermie est quant à elle bien plus fiable pour déterminer le jour de l’ovulation et donc, vous permettre de tomber enceinte 😉

🎞 Si vous souhaitez une version vidéo de l’article, elle est disponible sur Youtube ! 🎧 Et pour celles qui sont plutôt team « podcast », l’épisode sur ce sujet est disponible sur toutes les plateformes d’écoute 🙂

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Comparatif Oura Ring / Tempdrop : lequel est le plus fiable pour détecter l’ovulation et suivre son cycle menstruel ?

comparatif oura ring tempdrop

Les idées clés

  • La température est un biomarqueur clé pour repérer l’ovulation, car elle augmente légèrement sous l’influence de la progestérone.
  • Selon les règles symptothermiques élaborées dans les années 70, la température doit être prise au réveil et à heure fixe.
  • Aujourd’hui, des outils connectés comme le Tempdrop ou la Oura Ring captent la température tout au long de la nuit, ce qui allège la contrainte de la prise au réveil à heure fixe.
  • Le Tempdrop mesure la température axillaire pendant la nuit, une zone plus proche de la température corporelle centrale, tandis que la Oura Ring mesure une température cutanée périphérique au niveau du doigt.
  • Néanmoins, le suivi de la température basale (BBT) est beaucoup plus fiable lorsqu’il est combiné à l’observation d’autres signes de fertilité, comme la glaire cervicale.
  • Aucun thermomètre connecté ne remplace une formation sérieuse en symptothermie et ces dispositifs doivent être utilisés avec prudence.

Quand on veut observer son cycle menstruel grâce à la symptothermie, on peut être confrontée à un écueil : la prise de température au réveil et à heure fixe ! Pour certaines femmes, cela ajoute une charge mentale et un stress qui peuvent bloquer, surtout si on a des nuits hachées, compliquées (coucou les jeunes mamans) ou des horaires de sommeil irréguliers.

Heureusement, la technologie progresse, et il existe aujourd’hui des thermomètres connectés qui facilitent grandement la prise de température !Parmi les plus répandus, on retrouve le Tempdrop (un brassard à porter au niveau de l’aisselle) et la Oura Ring (une bague connectée) : néanmoins, sont-ils adaptés à la méthode symptothermique et suffisamment fiables pour repérer l’ovulation ? Réponse tout de suite !

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Perte blanc d’oeuf : elle apparait combien de temps avant l’ovulation ?

perte blanc d'oeuf combien de temps avant ovulation

Les idées clés

  • La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus (donc un peu différente d’une perte vaginale, même si elle s’écoule par le vagin) qui a pour particularité d’évoluer au cours du cycle menstruel sous l’influence des oestrogènes : elle tend donc à être plus présente, étirable, glissante et transparente juste avant l’ovulation.
  • La glaire cervicale joue un rôle essentiel pour la fécondation, car sa consistance toute particulière protège et nourrit les spermatozoïdes et ce, pendant plusieurs jours avant l’ovulation ! C’est la raison pour laquelle une femme est fertile bien avant que l’ovocyte ne soit libéré.
  • Néanmoins, la glaire cervicale seule ne suffit pas à confirmer l’ovulation, même si elle présente un aspect blanc d’oeuf cru. La température basale est un second indicateur à également prendre en compte !
  • Toutes les femmes n’ovulent pas avec une glaire cervicale à l’aspect du blanc d’oeuf cru : leur pic de glaire peut correspondre à une glaire plus laiteuse / crémeuse (et donc à une qualité de glaire a priori moindre), ou à une glaire huileuse / aqueuse (qui est une glaire encore plus qualitative !).

Certaines femmes attentives aux signaux envoyés par leur corps ont pu remarquer qu’en milieu de cycle, leurs « pertes blanches » sont souvent plus abondantes et ont un aspect très caractéristique : élastique, translucide et glissant.

Ces pertes correspondent en fait à de la glaire cervicale, qui évolue tout au long du cycle menstruel en fonction des hormones en présence. Et cette glaire cervicale « blanc d’œuf cru » peut apparaître entre 1 et 5 jours avant l’ovulation, le pic de glaire survenant le plus souvent dans les 24–48 h qui la précèdent.Elle est un marqueur de fertilité hyper précieux à observer !

Il y a toutefois des exceptions à cette règle, car qui dit glaire « blanc d’oeuf cru » ne dit pas forcément ovulation. On vous explique 🙂

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Combien de temps dure une ovulation ?

combien de temps dure une ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation est un phénomène très bref au cours du cycle menstruel, puisque la libération de l’ovocyte ne dure que quelques instants. L’ovule a ensuite 12/18 heures environ pour être fécondé !
  • Néanmoins, la période d’ovulation (ou fenêtre de fertilité) n’est pas restreinte à la durée de vie de l’ovule : grâce à la glaire cervicale qui maintient les spermatozoïdes en vie dans les cryptes du col de l’utérus, une femme est fertile 6 jours par cycle menstruel environ.
  • L’observation des signaux de fertilité (glaire cervicale + température basale) grâce à la symptothermie est la méthode la plus fiable pour repérer l’ovulation.

L’ovulation, pour beaucoup, reste un concept un peu flou et une question revient souvent : “combien de temps dure une ovulation, en vrai ?”

Cette question en cache en réalité souvent une autre : « pendant combien de temps suis-je fertile au cours de mon cycle ?« , que ce soit pour augmenter ses chances de grossesse si on a envie d’avoir un enfant, ou au contraire éviter un rapport à risque.

Dans cet article, on va parler de la durée exacte de l’ovulation, mais surtout de la fenêtre de fertilité, cette période cruciale qui détermine quand il est possible de tomber enceinte ou non, en fonction des différentes phases du cycle menstruel.



définition ovulation

Qu’est-ce que l’ovulation ?

L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel et correspond à la libération de l’ ovocyte hors de son follicule. En amont, le follicule a maturé et s’est développé pendant plusieurs jours, pendant toute la phase pré-ovulatoire (ou phase folliculaire) qui s’étend du premier jour des règles jusqu’à l’ovulation.

En effet, pour parvenir à l’ovulation, chacun des deux ovaires recrutent environ une dizaine de follicules en tout début de cycle, sous l’influence de la FSH sécrétée par l’hypophyse (dans le cerveau) : ces follicules se développent et sécrètent des oestrogènes de manière exponentielle, au rythme de leur maturation. Au bout de quelques jours, le follicule dominant (aussi appelé follicule de De Graaf) produit beaucoup d’oestrogènes et l’hypophyse sécrète alors l’hormone LH, permettant la rupture de la membrane folliculaire environ 36 heures plus tard. L’ovulation a lieu !

En phase post-ovulatoire (ou phase lutéale), le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète la deuxième hormone clé du cycle menstruel, la progestérone.

durée ovulation

En tant que telle, l’ovulation dure seulement quelques instants, le temps que l’ovocyte rompe la membrane de son follicule, puis celle de l’ovaire (oui, c’est assez fou !) ! Une fois libéré, l’ovule est capturé par la trompe utérine (ou « trompe de Fallope ») et il attend une potentielle fécondation, au cas où un spermatozoïde passerait par là. Le compte à rebours est alors lancé, car la durée de vie de l’ovule est de 12 heures environ, 24 heures grand maximum : si l’ovule n’est pas fécondé par un spermatozoïde dans ce délai, il meurt ! Il n’est pas évacué par les règles comme on l’entend souvent, mais s’auto-détruit (la mort programmée d’une cellule s’appelle l’apoptose).

Notion très importante ! L’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle menstruel, ni 14 jours avant les règles. Pour en savoir plus sur le timing de l’ovulation et quand survient l’ovulation après les règles, on vous explique tout ça dans notre article : Ovulation : combien de jours après les règles ?


fenêtre de fertilité

Ne pas confondre ovulation et fenêtre de fertilité

Vous l’avez compris, l’ovulation est brève, elle dure quelques minutes, et l’ovule vit ensuite entre 12 et 24 heures ! Toutefois, la fenêtre de fertilité féminine ne se résume pas à ces 12-24 heures dans le cycle 🙂

En réalité, une femme est fertile pendant 6 jours environ, quand on croise la durée de vie des spermatozoïdes dans le vagin (5 jours environ) et celle de l’ovule (1 jour maximum), condition indispensable pour que les deux gamètes aient une chance de fusionner et de créer un embryon !

Les spermatozoïdes peuvent en effet rester en vie plusieurs jours grâce à la glaire cervicale, ces « pertes blanches » qui les protègent de l’acidité du vagin, les nourrit et leur permet de nager jusqu’aux cryptes du col de l’utérus en attendant l’instant T de l’ovulation 🙂

La période fertile démarre donc 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale qui peut maintenir un spermato en vie aussi longtemps, et se referme 1 jour après, grâce à la durée de vie de l’ovule dans la trompe. Pendant toute cette période, si un spermatozoïde arrive, il peut tôt ou tard féconder l’ovule.

Cette distinction entre ovulation et fenêtre de fertilité explique pourquoi on peut parfois tomber enceinte sans rapport le jour exact de l’ovulation. Donc, si vous avez envie d’optimiser vos chances de tomber enceinte, c’est bien cette fenêtre de 6 jours qu’il faut viser, et pas seulement le moment de l’ovulation ! Au contraire, si vous ne souhaitez pas d’enfant, on évite les rapports non protégés durant ces jours à risque.

Là encore, si vous souhaitez creuser, on détaille ce point ici : Peut-on tomber enceinte hors ovulation ?


repérer ovulation

Apprendre à repérer son ovulation

En plus d’être plutôt brève, l’ovulation peut passer inaperçue… sauf si on sait la repérer !

Pour ce faire, il « suffit » d’observer ses signaux de fertilité, les « symptômes de l’ovulation », et notamment ceux qui ont été étudiés et validés scientifiquement :

  • la glaire cervicale : comme précisé plus haut, elle intervient avant l’ovulation, pour protéger les spermatozoïdes. Pourquoi ? Parce qu’elle est sécrétée par le col de l’utérus sous l’influence des oestrogènes, ce qui signifie que plus l’ovulation approche, plus les follicules sécrètent d’oestrogènes, plus on produit de glaire cervicale. Au-delà de sa plus grande abondance, ce mucus change également d’aspect, en devenant plus élastique, lubrifié et translucide, comme du blanc d’oeuf cru, juste avant la libération de l’ovule. Une fois l’ovulation passée, les oestrogènes redescendent et la glaire cervicale disparaît, ou devient plus collante, pâteuse, sèche.
  • la température basale, qui monte dès que l’ovulation a eu lieu et se maintient sur un plateau haut jusqu’aux règles, sous l’effet de la progestérone, sécrétée par le corps jaune, résidu du follicule vidé de son ovule. Tenir une courbe de température vous permet de voir un plateau bas (avant l’ovulation) et un plateau haut (après l’ovulation) ! On sait que l’ovulation est passée lorsque la glaire s’assèche après avoir connu un pic et que la température basale augmente de minimum 0,2 degrés, sur au moins 3 jours consécutifs après l’ovulation.

La méthode d’observation combinée de ces deux indicateurs s’appelle la symptothermie (« sympto » pour la glaire et « thermie » pour la température) et s’avère fiable à 98% quand elle est appliquée correctement. En revanche, le calcul des jours ou la méthode du calendrier pour connaître sa date d’ovulation (largement utilisée par les applis de suivi de cycle) n’est fiable qu’à 75% (chiffres publiés par Santé Publique France).

On ne vous recommande pas non plus d’avoir recours à un test d’ovulation, qui indique seulement que vous sécrétez bien de la LH, sans confirmer que l’ovocyte a bien été libéré : en effet, un pic de LH ne provoque pas toujours une ovulation, pour plein de raisons ! La Direction des Fraudes alerte également sur leur fiabilité.

Idem pour les sensations dans le bas-ventre, voire les douleurs unilatérales (d’un seul côté) qui peuvent encadrer l’ovulation, sans forcément la confirmer (surtout qu’elles peuvent varier d’une femme à l’autre, voire d’un cycle à l’autre !).

Si vous voulez apprendre à repérer votre ovulation de manière fiable et précise, et commencer à vous familiariser avec votre glaire cervicale et votre température, on a créé pour vous ce Guide de démarrage de la Symptothermie ! Il est disponible gratuitement ci-dessous 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article aura répondu à votre question sur la durée exacte de l’ovulation ! L’ovulation est donc un événement très bref, mais la fenêtre de fertilité qui l’entoure s’étend quant à elle sur plusieurs jours. Comprendre cette distinction permet de mieux situer quand on ovule et quand une grossesse est possible !

Si vous souhaitez aller plus loin et savoir précisément quand cette fenêtre s’ouvre et se referme au cours du cycle menstruel, le mieux est de lire notre article Ovulation : combien de jours après les règles ? : on vous spoile un tout petit peu, mais il n’y a pas de timing universel et la date d’ovulation n’est pas immuable, ce qui signifie que la fenêtre de fertilité peut être décalée d’un cycle à l’autre 🙂

Encore une fois, le mieux reste d’apprendre à observer les signes de l’ovulation pour la voir arriver, puis la confirmer. Pour vous aider à mettre le pied à l’étrier, on vous donne gratuitement accès à notre Guide de démarrage de la Symptothermie, qui va vous permettre de vous sentir plus actrice de votre cycle 🙂

Si vous avez des questions qui subsistent, surtout, n’hésitez pas à les poser en commentaires, on répond à tous vos petits mots !

Ovulation : combien de jours après les règles ?

ovulation combien de temps après les règles

Les idées clés

  • L’ovulation est un phénomène unique par cycle menstruel, et la durée de vie de l’ovule est de 12-24 heures.
  • Néanmoins, une femme est fertile environ 6 jours par cycle, car la glaire cervicale crée les conditions propices à la survie des spermatozoïdes dans le vagin en attendant l’ovulation proprement dite.
  • Le timing de l’ovulation après les règles n’est pas universel, ni immuable : la date de l’ovulation peut varier d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre.
  • Chez les femmes qui ont un cycle court, la période d’ovulation peut chevaucher celle des règles ; en revanche, chez les femmes qui ont un cycle long, l’ovulation survient bien après les règles !
  • Pour repérer l’ovulation, on peut s’appuyer sur les signaux de fertilité visibles et scientifiquement prouvés : la glaire cervicale et la température.

On lit souvent que l’ovulation a lieu 14 jours après les règles : il n’y a rien de plus faux ! Selon cette étude, la durée de la phase pré-ovulatoire (entre les règles et l’ovulation) serait en moyenne de 17 jours.

Toutefois, attention : aucun calcul ne permet de connaître la date de l’ovulation avec précision, et la date des dernières règles ne dit rien de l’ovulation suivante : ni quand elle se déroulera, ni même si elle aura bien lieu (oui, certains cycles peuvent être anovulatoires) ! Par ailleurs, l’ovulation le 14e jour dans un cycle de 28 jours ne concerne que 13% des cycles ! C’est donc loin d’être une norme.

Dans ce cas, comment faire pour savoir quand on ovule après ses règles ? Il existe un moyen simple de le savoir : observer quotidiennement ses marqueurs de fertilité ! Ce n’est pas si compliqué (promis !) : on vous explique tout ça dans ce qui suit 😉



ovulation

Ovulation : que se passe-t-il dans notre corps ?

Un dialogue cerveau-ovaires finement rodé

Il faut bien comprendre que tout l’objectif du cycle menstruel, ce ne sont pas les menstruations, mais bien l’ovulation : et pour cela, le cerveau et les ovaires travaillent main dans la main !

En tout début de cycle menstruel, pendant les règles, l’hypothalamus (sorte de tour de contrôle qui fait le lien entre notre système nerveux et notre système hormonal) sécrète une hormone qui lance le processus ovulatoire : la GnRH. Cette hormone GnRH est captée par une autre glande du cerveau, l’hypophyse, qui communique directement avec les ovaires en leur envoyant une deuxième hormone, la FSH.

La FSH est l’hormone qui stimule les follicules ovariens afin qu’ils se développent : environ 10-15 follicules sont ainsi recrutés et stimulés (répartis dans les 2 ovaires) et en grossissant, ils sécrètent des oestrogènes.

C’est lorsque l’un des follicules devient dominant et sécrète beaucoup d’oestrogènes qu’on entre en période d’ovulation : l’hypophyse détecte ce niveau important d’oestrogènes et comprend que le follicule est mûr, prêt à libérer son ovocyte. En réponse, il produit une dose très importante de LH, qui permet la rupture de la membrane folliculaire et la libération de l’ovule environ 18-36 heures plus tard (en théorie et quand tout se passe bien) !

Une fois que l’ovulation a eu lieu, l’ovule est capté par la trompe utérine pour attendre d’être fécondé dans un délai de 24 heures maximum. Le follicule vide devient quant à lui le corps jaune, qui sécrète de la progestérone, l’hormone principale de la phase post-ovulatoire.

Ce dialogue cerveau/ovaires et la maturation des follicules se déroulent sur plusieurs jours pour aboutir à l’ovulation, et ce nombre de jours n’est ni fixe, ni universel : il faut donc clairement oublier l’idée reçue selon laquelle l’ovulation aurait lieu, chez toutes les femmes, le 14ème jour du cycle menstruel !

dialogue cerveau ovaires

Un moment unique dans le cycle menstruel

Comme expliqué précédemment, l’ovulation est LE moment-clé du cycle menstruel et c’est également un événement qui ne peut se produire qu’une seule fois par cycle : une fois que la progestérone est sécrétée, elle bloque l’hypophyse et la sécrétion de FSH et de LH ! Deux ovules peuvent être libérés (pouvant donner lieu à des faux jumeaux), mais c’est alors dans le même processus ovulatoire, sous l’effet du même pic de LH, donc dans les mêmes 24h grand maximum. 

En effet, le rôle de la progestérone est de nous mettre dans les conditions propices à un début de grossesse : elle vascularise et maintient la muqueuse utérine en place, nous apaise, détend nos muscles et verrouille le cerveau pour que l’embryon formé en cas de fécondation puisse s’implanter tranquillement dans l’utérus et s’y développer, sans qu’un autre embryon ne puisse gêner la grossesse déjà en cours.

Le processus ovulatoire ne peut reprendre qu’une fois que la progestérone est de nouveau à un stade minimal, en toute fin de cycle. Quand c’est le cas, l’endomètre se détache (puisque la « gardienne du temple » a levé le camp), les règles surviennent au plus tard 16 jours après l’ovulation, et le dialogue cerveau-ovaires peut reprendre.

En cas de fécondation en revanche, le corps jaune se maintient grâce à l’hormone de grossesse, la bêta hCG sécrétée par le trophoblaste (qui deviendra le placenta), et la progestérone continue d’être sécrétée.


fenêtre de fertilité

Ovulation et fenêtre de fertilité

L’ovulation en elle-même dure seulement quelques instants et l’ovule reste en vie seulement 24 heures maximum… mais la fenêtre de fertilité, durant laquelle on peut tomber enceinte s’étend sur 6-7 jours !

  • 5 jours environ avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale
  • Le jour de l’ovulation et le lendemain, grâce à la durée de vie de l’ovule de 24h grand maximum.

L’ovulation est un événement très bref, tandis que la fenêtre de fertilité s’étend sur plusieurs jours.

Cette distinction est essentielle pour comprendre pourquoi un rapport sexuel peut parfois être fécondant sans avoir lieu le jour exact de l’ovulation, mais uniquement s’il a lieu pendant la fenêtre de fertilité. On en parle de manière plus précise dans notre article Peut-on tomber enceinte hors ovulation ? 🙂


délai entre règles et ovulation

L’ovulation a lieu combien de jours après les règles ?

Ça dépend ! Certaines femmes ovulent très vite après leurs règles, tandis que d’autres femmes observeront une phase de latence entre les règles et la période d’ovulation. Au risque de se répéter (mais c’est important !), il n’y a pas vraiment de règle universelle qui s’appliquerait à toutes les femmes et à tous les cycles 🙂

En effet, on ne peut pas prédire l’ovulation à partir des règles, car ce qui varie le plus d’une femme à l’autre, c’est la phase pré-ovulatoire, qui peut durer de quelques jours à plusieurs semaines pour les cycles très longs. Tout dépend de la rapidité et de la fluidité du dialogue entre le cerveau et les ovaires !

Ce dialogue peut se faire vite sur certains cycles et chez certaines femmes, ou nécessiter plus de temps (voire être carrément plus laborieux) pour d’autres femmes et sur certains cycles (le stress peut décaler les règles et l’ovulation, par exemple !).

La seule « constante » physiologique, c’est que l’ovulation survient environ 11 à 16 jours AVANT les règles suivantes, et non après celles qui viennent de se terminer. Et même là, il faut apporter une nuance importante : quand on manque de progestérone après l’ovulation, la phase lutéale peut être raccourcie et durer moins de 11 jours !

Donc le mieux reste d’observer son ovulation avec ses bio-marqueurs plutôt que de faire des calculs d’apothicaire !


comment savoir si on est en période d'ovulation

Comment savoir si on est en période d’ovulation ?

Concrètement, comment peut-on repérer qu’on entre dans la phase ovulatoire, puis que l’ovulation est derrière nous (et donc qu’on ne peut plus tomber enceinte sur ce cycle) ? Bien que l’ovulation soit moins visible que les règles, son déroulement ne passe pas inaperçu quand on sait reconnaître les signaux de fertilité envoyés par le corps 😉

Les symptômes de l’ovulation qui ne trompent pas

Si vous avez bien suivi, la période ovulatoire est marquée par une très forte sécrétion d’oestrogènes ! Or, ces hormones manifestent leur présence au travers de :

  • La glaire cervicale (les « pertes blanches ») qui devient plus abondante, mais aussi plus étirable, transparente et glissante. Comme du blanc d’oeuf cru ! Cela dit, certaines femmes ovulent aussi avec une glaire crémeuse, laiteuse, voire carrément huileuse ou liquide. Ce qui compte c’est qu’elle monte en qualité avant l’ovulation, et qu’elle s’assèche une fois qu’elle a eu lieu.
  • Le col de l’utérus : en période d’ovulation, ce petit « donut » qui fait la jonction entre le vagin et l’utérus remonte, s’entrouvre pour laisser passer les spermatozoïdes et la glaire cervicale, et se ramollit. Le col peut également s’aligner avec le vagin !

Ces deux indicateurs vous signalent que vous êtes entrée dans votre période de fertilité, qui dure environ 6 jours par cycle menstruel :

  • La glaire cervicale, grâce à cette consistance crémeuse/laiteuse/blanc d’oeuf cru/huile assure une réelle protection aux spermatozoïdes et leur donne la capacité d’attendre pendant plusieurs jours (5 environ) dans les cryptes du col de l’utérus en attendant l’ovulation. Sans la glaire cervicale et son pH basique, les spermatozoïdes meurent en quelques minutes, puisque le vagin est une zone bien trop acide pour eux !
  • L’ovule reste ensuite en vie pendant 24 heures grand maximum.

Néanmoins, une fois qu’on a ouvert la fenêtre de fertilité et qu’on sait que l’ovulation approche, il est important de refermer cette fenêtre, en s’assurant que l’ovulation a bien eu lieu. En effet, une montée en qualité de la glaire cervicale et/ou un col mou, ouvert et haut ne confirment pas seuls l’ovulation, qui peut ne pas aboutir pour plein de raisons : un rhume, un coup de stress, la prise de certains médicaments, par exemple !

  • On a donc besoin d’un indicateur qui reflète la présence de la progestérone : la hausse de la température corporelle au réveil ! En effet, pour permettre la nidation et le début de grossesse, la progestérone augmente très légèrement notre température (d’environ 0,2-0,3 degré), pour nous mettre en mode « couveuse ».

C’est l’observation combinée de ces signaux (glaire et/ou col + courbe de température) qui permet de voir l’ovulation approcher et de confirmer qu’elle a bien eu lieu. Cette méthode d’observation du cycle, scientifiquement étudiée et approuvée, s’appelle la symptothermie et elle est fiable à 98% quand elle est bien appliquée !

Si vous avez envie d’en savoir davantage à ce sujet et faire vos premiers pas dans l’observation de vos signaux d’ovulation, téléchargez gratuitement notre Guide de Démarrage ci-dessous !

faux symptômes de l'ovulation

Les « faux » symptômes de l’ovulation

D’autres méthodes sont très populaires pour repérer la période d’ovulation, sans pourtant briller par leur efficacité :

  • Le calcul des jours : cette méthode du calendrier ou méthode Ogino part du principe que l’ovulation a lieu 14 jours avant les règles, de manière immuable. C’est tout à fait faux, puisque la phase post-ovulatoire dure 11 à 16 jours, voire moins en cas de manque de progestérone.
  • L’ovulation estimée par une application de suivi de cycle : les applications s’appuient sur la méthode Ogino pour faire des estimations de votre date d’ovulation. Elles sont donc tout aussi inefficaces, et la Direction des fraudes a d’ailleurs émis un rapport à ce sujet !
  • Un test d’ovulation positif : cela signifie que vous sécrétez de la LH, l’hormone qui permet la rupture de la membrane du follicule. Sauf que pour plusieurs raisons, ces tests d’ovulation peuvent vous induire en erreur : vous pouvez sécréter de la LH sans ovuler ensuite, par exemple ! Vous pouvez aussi ovuler avec un taux de LH moins haut que celui détecté par le test (qui sera négatif alors que vous ovulez bien) ou faire réagir le test en permanence si vous êtes atteinte de SOPK avec une LH constamment haute. La Direction des Fraudes a également mis en lumière leur manque d’efficacité ! Donc oubliez les tests d’ovulation (vous ferez en plus des économies) 🙂
  • Des sensations, tiraillements dans les ovaires, voire une ovulation douloureuse : ce sont des symptômes d’ovulation à prendre en compte, mais ils ne suffisent pas seuls, à valider l’ovulation.

fécondation après ovulation

La fécondation a lieu combien de temps après l’ovulation ?

La fécondation se fait dans les heures qui suivent l’ovulation, compte tenu de la durée de vie de l’ovule qui est au mieux de 24 heures.

Pour comprendre la durée exacte de l’ovulation et de la survie de l’ovule, on détaille tout dans cet article Combien de temps dure une ovulation ? 🙂

En revanche, la nidation, l’implantation de l’embryon dans l’utérus, a lieu plusieurs jours après, 6-7 jours après environ ! En effet, la fécondation a lieu dans la trompe utérine et il faut plusieurs jours à l’embryon pour faire le trajet jusqu’à l’utérus.

Ce n’est qu’à partir de l’implantation que le trophoblaste (le futur placenta) commence à sécréter des beta hCG, l’hormone détectée par les tests de grossesse.


absence d'ovulation

Est-ce qu’il est possible de ne pas ovuler après les règles ?

Oui, certains cycles peuvent être anovulatoires : si cela est ponctuel, ce n’est pas forcément problématique ! Une période un peu stressante, un choc émotionnel, une maladie avec de la fièvre, la prise de certains médicaments comme des anti-inflammatoires peuvent tout à fait contrecarrer l’ovulation.

En revanche, si l’anovulation est chronique, si vous n’ovulez jamais ou très rarement, il est important de consulter votre médecin, sage-femme ou gynécologue car cela réduit fortement vos chances de tomber enceinte et de concevoir un enfant. En général, une absence d’ovulation se reflète par une absence de règles mais pas toujours, car on peut également avoir des saignements inter-menstruels : ce ne sont pas des règles car il n’y a pas eu d’ovulation en amont, mais l’endomètre peut se détacher et provoquer des saignements.

Le mieux encore une fois est d’observer votre cycle menstruel avec la symptothermie : si vous n’ovulez pas, vous n’aurez pas de hausse de température, votre courbe de température ne présentera pas deux plateaux distincts.


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous avez désormais votre réponse à cette question que l’on s’est toutes déjà posée sur le timing de l’ovulation après les règles ! Vous l’avez compris, il n’y a pas de réponse 100% universelle et en réalité, ce sont les marqueurs de fertilité (la glaire cervicale/le col de l’utérus, puis la température) qui permettent d’avoir une réponse précise et surtout, totalement personnalisée et tout à fait fiable.

Pour compléter la lecture de cet article, n’hésitez pas à lire notre article Combien de temps dure l’ovulation ? et Est-ce qu’il est possible de tomber enceinte hors ovulation ?, qui vous apporteront d’autres éclairages précieux sur l’ovulation et la fenêtre de fertilité !

Si vous avez envie de vous lancer dans l’observation de votre glaire et de votre température pour mieux repérer votre ovulation, votre guide de la Symptothermie est à votre disposition gratuitement ! Et si des questions demeurent, surtout n’hésitez pas à les poser en commentaires 🙂

Peut-on tomber enceinte hors ovulation ?

peut-on tomber enceinte hors ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation est un phénomène unique au cours du cycle menstruel et l’ovule reste en vie 24 heures maximum.
  • La fenêtre de fertilité en revanche s’étend sur plusieurs jours et s’ouvre environ 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale. C’est la seule période du cycle durant laquelle on peut tomber enceinte !
  • La fenêtre de fertilité se referme complètement après l’ovulation, jusqu’aux règles suivantes.
  • On peut clairement identifier sa fenêtre de fertilité en observant les bio-marqueurs de l’ovulation, à savoir la glaire cervicale et la température, grâce à la symptothermie.

Que l’on cherche à avoir un enfant ou non, cette question nous a toutes traversé l’esprit : est-ce qu’on peut tomber enceinte hors période d’ovulation, en ayant des rapports sexuels « aléatoires » au cours de son cycle menstruel ?

Réponse tout de suite : non, clairement, il n’est pas possible de tomber enceinte à tout moment de son cycle, car une femme n’est pas fertile tous les jours. Elle l’est uniquement au moment où un ovule est présent dans son corps (au moment de l’ovulation) et que des spermatozoïdes sont en mesure d’entrer en contact avec lui. C’est ce qui explique que la fertilité féminine soit cantonnée aux jours qui encadrent l’ovulation !

Dans ce qui suit, on vous explique pourquoi on ne peut concevoir que quelques jours par cycle, mais aussi comment vous pouvez apprendre à décrypter vos signaux de fertilité pour savoir quand s’ouvre et se referme votre période de fécondité !

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Libido & cycle menstruel : l’impact de nos hormones sur notre désir sexuel

libido cycle menstruel

Les idées clés

  • La libido fluctue souvent en fonction des phases du cycle menstruel : elle est généralement plus élevée pendant la phase ovulatoire, sous l’influence des oestrogènes et de la testostérone. Elle peut aussi revenir pendant les règles !
  • En cas de baisse de la libido, il peut donc être intéressant d’explorer son équilibre hormonal et d’observer son cycle menstruel, afin de repérer certains dysfonctionnements.
  • La prise d’une contraception hormonale peut engendrer une baisse de libido.
  • Néanmoins, notre libido ne dépend pas que de nos hormones : un blocage psychologique, une fatigue importante, un stress intense ou des problèmes dans notre relation de couple peuvent avoir des conséquences non négligeables !
  • Que le souci soit hormonal, lié à notre rythme de vie ou à un problème psychologique, des solutions existent pour booster sa libido, si on en ressent le besoin.

Est-ce que vous aussi, vous sentez que votre libido est on fire pendant certains jours, avant d’être portée disparue les jours suivants ? Si oui, c’est totalement normal et physiologique : notre cycle menstruel impacte notre libido !

En effet, notre cerveau et nos ovaires font équipe pour lancer une ovulation à chaque cycle : mais comme ils ne font pas les choses à moitié, ils font aussi en sorte que l’on ait envie de se reproduire au moment où un ovule pourra être fécondé ! On dit souvent que la Nature est bien faite, même si ça dépend du point de vue que l’on adopte (désir de grossesse ou pas du tout !).

Bref, trève de spoiler : si vous avez envie de tout comprendre sur le lien entre la libido et le cycle menstruel, l’influence de vos hormones sur votre désir sexuel, vous êtes au bon endroit 😉

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Comment déclencher les règles naturellement ? Ce qui marche vraiment

comment déclencher les règles naturellement

Les idées clés

  • Les règles sont des saignements vaginaux qui se produisent toujours après une ovulation non suivie d’une grossesse. Pour avoir ses règles, il est donc essentiel d’ovuler !
  • Lorsque les règles sont totalement absentes ou décalées/irrégulières, il faut travailler sur l’ovulation, afin de voir si elle se produit bien et à quel moment.
  • L’absence d’ovulation est normale à la ménopause et pendant la grossesse. Le cycle menstruel peut également être perturbé en post-partum, ou après l’arrêt d’une contraception hormonale, de manière transitoire ! Les problèmes d’ovulation peuvent enfin s’expliquer par un déséquilibre hormonal (comme le SOPK), ou encore un problème au niveau du cerveau ou des ovaires.
  • L’hygiène de vie peut aussi avoir une influence non négligeable sur l’ovulation, qui peut être perturbée par un stress intense ou chronique, des carences alimentaires, etc.
  • En cas de troubles du cycle et de l’ovulation, des traitements médicaux et des pistes naturelles peuvent aider !
  • Si au contraire vous ne voulez pas faire revenir vos règles mais les avancer ou les décaler (pour éviter de les avoir pendant un évènement précis) et donc les déclencher selon votre convenance, il n’y a hélas pas de solution miracle car la date des règles ne dépend que de la date de l’ovulation.
  • Si vous ovulez bien, mais que vos règles semblent un peu « bloquées » dans le bas-ventre, vous pouvez également essayer certaines astuces naturelles, comme les plantes qui soutiennent la circulation sanguine, la bouillotte, ou encore les techniques manuelles comme le massage.
  • Pour anticiper l’arrivée de vos prochaines règles et vous assurer que vous ovulez bien, la symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui a fait ses preuves !

Les règles sont généralement un moment que l’on préférerait éviter, mais quand elles n’arrivent pas, on peut se poser quelques questions, surtout si on sait que l’on est pas enceinte…. Et parfois, on se dit aussi qu’on aimerait bien maîtriser un peu le jour de leur arrivée, pour éviter qu’elles ne débarquent pendant nos vacances, notre mariage, un déplacement professionnel… par choix ou par nécessité !

C’est la raison pour laquelle de nombreuses femmes se demandent comment déclencher leurs règles, quels remèdes de grand-mère peuvent « débloquer » l’utérus et/ou avancer la date de leurs prochaines menstruations 🙂

Dans ce qui suit, on va voir ensemble qu’en réalité, pour « maîtriser » un peu mieux ses règles (et éviter une mauvaise surprise), il faut en fait se pencher sur ce qui se passe en amont : l’ovulation. En effet, c’est cet événement central du cycle qui a un vrai impact sur l’arrivée des règles (ou leur absence !). Bref, on ne vous spoile pas davantage, place aux explications 🙂

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L’hormone FSH, essentielle pour la fertilité (féminine et masculine !)

hormones fsh

Les idées clés

  • La FSH est une hormone sécrétée par l’hypophyse, afin de stimuler le développement des follicules ovariens en début de cycle menstruel, et donc de permettre l’ovulation. Elle est donc capitale pour un dialogue cerveau/ovaires optimal !
  • La FSH est une hormone fréquemment dosée en cas de troubles de la fertilité, en sachant que le taux de FSH varie en fonction de la phase du cycle menstruel, mais aussi de l’âge.
  • Elle peut être trop basse ou trop élevée et dans les deux cas, les follicules ne sont pas correctement stimulés pour permettre l’ovulation.
  • FSH et réserve ovarienne sont liés, car une FSH trop haute peut refléter un effort supplémentaire du cerveau pour compenser une mauvaise réponse ovarienne. Néanmoins, on peut avoir une AMH basse (l’AMH étant l’un des marqueurs de la réserve ovarienne) et une FSH normale, prouvant que le corps se débrouille très bien avec un stock de follicules réduit.
  • La FSH est également une hormone essentielle de la fertilité masculine, car elle agit sur la production des spermatozoïdes.

En matière d’hormones féminines, on parle beaucoup des œstrogènes et de la progestérone, qui sont sécrétées au niveau ovarien. Néanmoins, le cycle menstruel est avant tout piloté par le cerveau et par deux hormones en particulier : la LH et la FSH !



rôles FSH

Vous le savez peut-être, mais le cycle menstruel et l’ovulation se déroulent grâce à un dialogue continu entre les ovaires et le cerveau, qui coordonnent ensemble tout le processus. Cette communication a lieu grâce à des hormones qui circulent dans notre sang et qui envoient un message dans un sens ou dans l’autre : soit du cerveau aux ovaires, soit des ovaires au cerveau.

Les rôles de la FSH

En gros, le cerveau commande le processus ovulatoire et les ovaires lui font des rapports en tant réel de l’avancée du processus ! Ainsi, en tout début de cycle menstruel, l’hypothalamus (dans le cerveau) sécrète une hormone, la GnRH, qui est envoyée à une autre de nos glandes cérébrales, l’hypophyse, qui comprend alors qu’elle doit demander aux ovaires de lancer une nouvelle ovulation.

Et pour communiquer avec les ovaires, l’hypophyse sécrète l’hormone qui nous intéresse dans cet article, la FSH ! Plus concrètement, la FSH a deux rôles : permettre la maturation des follicules ovariens et réguler la mort programmée de ceux qui finalement, n’ovuleront pas.

dialogue cerveau ovaires

Stimulation des follicules

Le rôle majeur de la FSH est la maturation folliculaire : son nom complet est d’ailleurs, en anglais, Follicle Stimulating Hormone, ou hormone folliculo stimulante en français.

Elle est donc sécrétée par l’hypophyse en début de cycle menstruel pour stimuler les ovaires et commander le recrutement et la maturation de plusieurs follicules par ovaire. Chaque follicule est une sorte de petit sac, contenant un ovocyte et plusieurs follicules (environ 5 à 20 par ovaire selon la réserve) se mettent à croître sous l’effet de la FSH, mais un seul sera sélectionné pour devenir dominant.

Il faut savoir que plus les follicules se développent, plus leur sécrétion d’œstrogènes augmente : or, cette montée des oestrogènes provoque une baisse de la FSH (c’est un rétrocontrôle négatif), puisque cette présence des œstrogènes prouve à l’hypophyse que les ovaires ont bien reçu le message et qu’ils « travaillent bien ».

Néanmoins, au bout de quelques jours, un follicule tire son épingle du jeu et sera celui qui pourra ovuler! Il produit beaucoup d’œstrogènes, et ce rétrocontrôle négatif (beaucoup d’œstrogènes = baisse de la FSH) s’inverse temporairement juste avant l’ovulation : la FSH connaît un petit pic, qui contribue à la maturation finale du follicule et une seconde hormone est sécrétée de manière massive par l’hypophyse, la LH. Ce pic de LH provoque la rupture de la membrane folliculaire : c’est l’ovulation.

Après l’ovulation, la FSH et la LH diminuent sous l’effet de la progestérone sécrétée par le corps jaune, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse pour empêcher toute nouvelle ovulation.

Sélection du follicule dominant

Un autre rôle moins connu de la FSH, c’est son impact sur l’atrésie folliculaire (la mort cellulaire programmée des follicules, qu’on appelle aussi apoptose) : elle agit en effet comme un bouclier anti-apoptose (donc anti-mort !) sur les follicules en croissance. C’est grâce à cette fine régulation que notre corps ne libère qu’un seul ovocyte par cycle !

Comment cette régulation s’opère-t-elle ? Au départ, tous les follicules ne naissent pas égaux : en effet, certains présentent plus de récepteurs à la FSH, une meilleure vascularisation et donc une meilleure capacité à produire des œstrogènes.

Or, plus un follicule produit d’œstrogènes, plus il renforce sa propre survie, puisque les œstrogènes augmentent l’expression des récepteurs à la FSH, et diminuent la FSH dans le sang via un rétrocontrôle sur l’hypophyse. 

Le follicule le plus performant « capte » davantage de FSH que ses petits camarades, qui se lie à ses récepteurs, ce qui a pour effet de baisser la FSH globale et prive les autres follicules de stimulation. Comme ils ne sont plus assez stimulés, ils entrent en atrésie, arrêtent de grandir et finissent par mourir.

Le follicule dominant est celui qui a accumulé suffisamment de récepteurs à la FSH pour rester stimulé même lorsque la FSH redescend (environ une semaine après le début du cycle), et qui a acquis des récepteurs à la LH, essentiels pour permettre la rupture de sa membrane au moment de l’ovulation.

Pour résumer, la FSH lance un signal général, et seul le follicule le plus sensible et performant réussit à maintenir sa croissance quand la FSH redescend. C’est lui qui devient dominant et qui libère un ovocyte à l’ovulation ! On pourrait presque dire que la FSH crée une compétition, et que le follicule dominant la gagne grâce à ses “récepteurs d’élite”.


taux de FSH normal

Taux de FSH : qu’est-ce qu’un taux normal ?

Vous l’avez compris, la FSH est une hormone capitale du cycle menstruel, de l’ovulation et de la fertilité. Pour s’assurer qu’elle est sécrétée en juste quantité, il est possible d’effectuer un bilan hormonal et un dosage de la FSH par prise de sang en début de cycle menstruel (entre le 2ème et le 5ème jour), en sachant que la FSH fluctue selon l’âge et la réserve ovarienne

Voici les valeurs de référence de la FSH :

  • Phase folliculaire (J2–J5 du cycle) : 3 à 10 UI/L
  • Pic ovulatoire : 6 à 20 UI/L (parfois jusqu’à 25)
  • Phase lutéale : 1,5 à 9 UI/L
  • Périménopause : souvent supérieure à 10–20 UI/L
  • Ménopause : supérieure à 25–30 UI/L (souvent entre 50 et 100 UI/L)
  • Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : supérieure à 25 UI/L à deux reprises à 4 semaines d’intervalle
  • Aménorrhée hypothalamique (le cycle menstruel est bloqué en raison d’un défaut de commande au niveau de l’hypothalamus) : inférieure à 3 UI/L.

Ces chiffres sont bien sûr donnés à titre indicatif, peuvent dépendre des laboratoires et sont surtout à interpréter à l’aide de votre médecin, en fonction de votre contexte personnel. Et surtout, une mesure de FSH ne veut rien dire seule et est toujours mesurée aux côtés d’autres hormones : les œstrogènes, la LH, mais aussi les hormones androgènes, les hormones thyroïdiennes et la prolactine, entre autres.

D’ailleurs, si vous souhaitez réaliser un bilan hormonal 100% utile (réalisé au bon moment du cycle, avec les bonnes hormones, dont fait bien sûr partie la FSH, mais pas que) et comprendre vos résultats, voici notre guide Bilan hormonal, disponible gratuitement !


FSH, AMH, réserve ovarienne

Le lien entre FSH, réserve ovarienne et AMH

Une FSH élevée est souvent le reflet indirect d’une réserve ovarienne diminuée : l’hypophyse sécrète davantage de FSH pour compenser la moindre sensibilité des ovaires.

En effet, lorsque la FSH augmente, c’est le signe que les ovaires répondent moins bien au signal du cerveau : la stimulation doit être plus forte pour déclencher l’ovulation, ce qui traduit une baisse d’efficacité de la réponse ovarienne, possiblement en raison d’un stock réduit (mais parfois aussi à une moindre sensibilité des ovaires au signal hormonal).

La réserve ovarienne est mesurée par l’AMH, sécrétée par les petits follicules antraux, les follicules en attente, dans les ovaires. C’est une sorte de « photo » du stock restant à un instant t, c’est-à-dire reflétant les follicules en pré croissance sur ce cycle là !

Cela dit, on peut aussi avoir une AMH basse avec une FSH tout à fait normale ! En effet, dans ce cas, les ovaires, même avec peu de follicules, répondent encore bien à la stimulation. Il faut bien comprendre que l’AMH ne dit rien sur la qualité de l’ovulation ni sur la qualité des ovocytes et renseigne seulement sur le nombre de tentatives possibles. Une réserve ovarienne basse n’empêche pas une ovulation normale 🙂

Ainsi, si votre AMH est basse mais que votre FSH est encore tout à fait dans les normes, pas de panique, tout va bien ! En revanche, si votre AMH est basse et votre FSH trop haute, cela signale un souci au niveau ovarien, possiblement au niveau de la réserve ovarienne (mais pas forcément).

Par ailleurs, on peut aussi avoir une AMH basse et une FSH basse ! Dans ce cas, ce n’est pas la réserve ovarienne qui pose problème, mais plutôt le cerveau qui n’envoie pas le signal pour stimuler les ovaires. Résultat : les follicules “dorment”, ils produisent peu d’AMH, mais la réserve n’est pas forcément épuisée 🙂


traitements FSH

FSH trop basse / trop élevée : que faire ?

Il peut arriver qu’au bilan sanguin, le taux de FSH revienne trop bas ou trop haut :

  • Un taux de FSH trop bas signifie que le “problème” vient du cerveau (de l’hypophyse) qui n’en sécrète pas suffisamment. Cela peut notamment arriver en cas d’aménorrhée, quand le cycle est totalement mis à l’arrêt par le chef de l’hypophyse, l’hypothalamus, notamment en raison d’un stress (physique ou émotionnel) trop intense.
  • Un taux de FSH trop élevé reflète plutôt un souci au niveau de la réponse ovarienne : malgré les sollicitations de l’hypophyse, les follicules ne se développent pas / pas suffisamment pour permettre l’ovulation. Une insuffisance ovarienne précoce ou la périménopause, peuvent, entre autres, être en cause.

Dans les deux cas, les symptômes sont assez similaires et corrélés à une carence en oestrogènes : ovulation absente / irrégulière, peu de glaire cervicale, sécheresse de la peau et des muqueuses, bouffées de chaleur, règles absentes ou peu abondantes, etc.

Il existe des solutions pour pallier à un manque ou un excès de FSH, autant du côté de la médecine (traitement hormonal, PMA) que de l’hygiène de vie (gestion des émotions, sommeil réparateur, soutien de la qualité ovocytaire, alimentation équilibrée et suffisamment nutritive, etc.).

Si vous êtes concernée par un déséquilibre de la FSH (que ce soit un manque ou un excès), on en parle beaucoup plus en détail dans notre article FSH élevée ou trop basse, que faire ?,  donc n’hésitez pas à le consulter, il pourra vous apporter certaines pistes très utiles !


FSH homme

L’hormone FSH chez l’homme

On ne le sait pas toujours, mais les hommes produisent aussi de la FSH : en effet, chez eux, elle stimule la production de spermatozoïdes par les testicules car elle agit sur les cellules de Sertoli ! Comme chez la femme, elle est donc essentielle à la création des gamètes (ovules et spermatozoïdes).

Et comme chez les femmes, la FSH peut aussi être trop haute ou trop basse chez les hommes :

  • FSH basse : cela signifie un signal cérébral insuffisant, souvent avec une LH et une testostérone basse. Parmi les causes possibles : une GnRH basse (donc un blocage au niveau de l’hypothalamus), une atteinte hypophysaire, un excès de prolactine, le stress ou encore un déficit énergétique important.
  • FSH élevée : dans ce cas, ce sont les testicules qui ne répondent plus bien, avec souvent une LH haute et une testostérone normale ou basse. Cela peut venir de l’âge (la FSH augmente aussi avec l’âge, car l’hypophyse sur-stimule les testicules), d’une anomalie génétique, d’une exposition trop fréquente à la chaleur, aux perturbateurs endocriniens, ou encore des suites d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie.

En parallèle du bilan sanguin, la réalisation d’un spermogramme révèle souvent une oligospermie, voire une azoospermie, c’est-à-dire un manque de spermatozoïdes, voire une absence totale.

Néanmoins, un homme peut aussi présenter un spermogramme anormal avec une FSH normale ! La fertilité masculine peut être impactée par d’autres choses, et dans ce, on explore d’autres causes (mécaniques, génétiques ou liées à l’hygiène de vie, par exemple).


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous savez désormais tout sur la FSH ! Cet article était parfois un peu technique, mais il est souvent essentiel (et passionnant !) de se pencher davantage sur les mécanismes physiologiques qui s’opèrent dans notre corps 🙂

En résumé, vous l’aurez compris, la FSH est un messager précieux de la communication entre le cerveau et les ovaires. En ce sens, si votre FSH vous envoie des signaux indiquant un déséquilibre chez vous, on peut se pencher dessus ensemble dans le cadre du Fertility Club, afin de vous donner plein de clés pour revenir à l’équilibre 🙂