Emancipées

Préservatif : fiabilité, avantages et limites

préservatif fiabilité

Les idées clés

  • Le préservatif masculin présente une efficacité pratique de 85%.
  • Son efficacité est souvent diminuée par une mauvaise utilisation : il peut être mal posé, périmé, mis trop tard, ne pas être à la bonne taille, ou craquer pendant le rapport. Il est également important de le stocker et de l’ouvrir correctement !
  • En revanche, c’est le seul moyen de contraception, avec son homologue féminin,  qui protège des infections sexuellement transmissibles (IST), ce qui le rend indispensable en début de relation et avant un dépistage.
  • Chez un couple stable, après un dépistage des deux partenaires, si on n’a pas envie de prendre d’hormones, il est possible d’envisager d’autres méthodes de contraception plus efficaces, comme la symptothermie.

Le préservatif masculin est sans conteste l’un des moyens de contraception masculine les plus populaires, autant chez les hommes que chez les femmes ! Et on le comprend, car il est plutôt simple d’utilisation, assez accessible, protège des IST et a le bon goût de ne pas interférer avec nos hormones féminines.

Néanmoins, son fonctionnement et sa bonne utilisation ne sont pas toujours bien compris, ce qui explique notamment que sa fiabilité ne soit pas toujours au rendez-vous. Quels sont ses avantages, ses limites et les erreurs les plus fréquentes à éviter ? Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le préservatif masculin !

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Symptothermie & fiabilité : une méthode de contraception naturelle qui a fait ses preuves

symptothermie fiabilité

Les idées clés

  • La symptothermie est la méthode de contraception naturelle la plus fiable lorsqu’elle est correctement apprise et appliquée, avec une efficacité pratique de 98,2 %.
  • Elle ne repose pas des calculs de dates, mais sur l’observation quotidienne de trois indicateurs physiologiques : la glaire cervicale, la température basale et/ou le col de l’utérus.
  • Elle identifie la fertilité au lieu de la prédire : la méthode s’adapte aux cycles irréguliers, au post-partum, au SMOP (ex-SOPK) ou à la périménopause.
  • La fiabilité dépend de la qualité de l’apprentissage : une formation rigoureuse et le respect des règles de la méthode sont indispensables.
  • Elle est dépourvue d’hormones et de dispositif médical, sans modifier le fonctionnement naturel du cycle menstruel./li>
  • Il ne faut pas la confondre avec la méthode du calendrier ou les applications de prédiction de l’ovulation, qui reposent sur des estimations et sont nettement moins fiables.

Lorsqu’on parle de contraception naturelle, les réactions sont souvent les mêmes : « Ça ne marche pas, « C’est la méthode du calendrier ? », On connaît toutes quelqu’un qui est tombé enceinte avec… »

En réalité, ces affirmations mélangent souvent plusieurs méthodes qui n’ont absolument rien à voir les unes avec les autres !

Pour être très claire, la symptothermie ne consiste pas à compter les jours de son cycle, ni à laisser une application « deviner » votre ovulation à partir des cycles précédents. Et contrairement à certaines idées reçues, elle ne repose pas uniquement sur la prise de température !

La symptothermie est une méthode d’observation du cycle menstruel fondée sur plusieurs paramètres physiologiques dont la fiabilité a été évaluée dans des études scientifiques.

Lorsqu’elle est correctement apprise et appliquée, la méthode symptothermique affiche une efficacité pratique de 98,2%, ce qui la place parmi les méthodes contraceptives les plus efficaces, tout en étant totalement dépourvue d’hormones et de dispositifs médicaux.

Alors comment est-ce possible ? Comment cette méthode fonctionne-t-elle ? Et dans quelles conditions peut-on réellement lui faire confiance ? C’est ce que nous allons voir tout de suite !

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Huile d’onagre & règles douloureuses : quels bienfaits en cas de douleurs menstruelles ?

huile d'onagre règles douloureuses

Les idées clés

  • Les règles douloureuses sont en partie liées à une production importante de prostaglandines inflammatoires, responsables des contractions de l’utérus.
  • L’huile d’onagre est riche en acide gamma-linolénique (GLA), un acide gras essentiel impliqué dans certaines voies de régulation de l’inflammation.
  • Plusieurs études présentent un intérêt de l’huile d’onagre pour améliorer le confort menstruel, même si d’autres études de plus grande ampleur manquent encore.
  • L’huile d’onagre ne constitue pas une solution miracle, mais elle peut représenter une piste intéressante dans une approche plus globale de la santé hormonale et du cycle menstruel.

Quand on a l’impression que son utérus se recroqueville sur lui-même tous les mois tel un origami maléfique, on comprend vite pourquoi tant de femmes cherchent des solutions naturelles pour soulager leurs règles douloureuses.

Parmi elles, l’huile d’onagre revient très souvent, notamment quand il est question du syndrome prémenstruel (SPM), de l’équilibre hormonal, de la fertilité, de la ménopause, mais aussi des douleurs menstruelles.

Alors, l’onagre, simple effet de mode ou véritable alliée du cycle menstruel ?

Comme souvent en santé féminine, la réalité se situe probablement entre les deux extrêmes : l’huile d’onagre n’est pas un antidouleur miracle capable de faire disparaître instantanément les crampes menstruelles, mais grâce à sa richesse en acides gras essentiels et notamment en acide gamma-linolénique (GLA), elle pourrait contribuer à limiter les douleurs que certaines d’entre nous ressentent au cours de nos règles.

Que disent réellement les études ? Comment l’huile d’onagre agit-elle dans l’organisme ? Comment l’utiliser au quotidien ? On fait le point !

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Comparatif Oura Ring / Tempdrop : lequel est le plus fiable pour détecter l’ovulation et suivre son cycle menstruel ?

comparatif oura ring tempdrop

Les idées clés

  • La température est un biomarqueur clé pour repérer l’ovulation, car elle augmente légèrement sous l’influence de la progestérone.
  • Selon les règles symptothermiques élaborées dans les années 70, la température doit être prise au réveil et à heure fixe.
  • Aujourd’hui, des outils connectés comme le Tempdrop ou la Oura Ring captent la température tout au long de la nuit, ce qui allège la contrainte de la prise au réveil à heure fixe.
  • Le Tempdrop mesure la température axillaire pendant la nuit, une zone plus proche de la température corporelle centrale, tandis que la Oura Ring mesure une température cutanée périphérique au niveau du doigt.
  • Néanmoins, le suivi de la température basale (BBT) est beaucoup plus fiable lorsqu’il est combiné à l’observation d’autres signes de fertilité, comme la glaire cervicale.
  • Aucun thermomètre connecté ne remplace une formation sérieuse en symptothermie et ces dispositifs doivent être utilisés avec prudence.

Quand on veut observer son cycle menstruel grâce à la symptothermie, on peut être confrontée à un écueil : la prise de température au réveil et à heure fixe ! Pour certaines femmes, cela ajoute une charge mentale et un stress qui peuvent bloquer, surtout si on a des nuits hachées, compliquées (coucou les jeunes mamans) ou des horaires de sommeil irréguliers.

Heureusement, la technologie progresse, et il existe aujourd’hui des thermomètres connectés qui facilitent grandement la prise de température !Parmi les plus répandus, on retrouve le Tempdrop (un brassard à porter au niveau de l’aisselle) et la Oura Ring (une bague connectée) : néanmoins, sont-ils adaptés à la méthode symptothermique et suffisamment fiables pour repérer l’ovulation ? Réponse tout de suite !

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Trackle ou Tempdrop : quel thermomètre connecté choisir en symptothermie ? (comparatif complet)

Les idées clés

  • Après l’ovulation, la progestérone fait augmenter la température basale de 0,2 à 0,5°C :la hausse de température confirme donc que l’ovulation a eu lieu.
  • Pour être fiable, la température doit être prise dans des conditions strictes (au réveil, dans la même fenêtre d’1h30, avec une précision à double décimale, par voie interne voire axillaire). La hausse étant subtile, la rigueur est indispensable !
  • Même si des études de grande ampleur manquent encore, un consensus apparaît progressivement pour admettre que les thermomètres Trackle (voie vaginale) et Tempdrop (voie axillaire), qui mesurent la température en continu la nuit, sont compatibles avec la symptothermie, avec une fiabilité comparable aux thermomètres classiques pour détecter l’ovulation.
  • La température seule ne suffit toutefois pas pour confirmer l’ovulation : selon la méthode symptothermique, la présence de glaire cervicale ouvre la fenêtre fertile, puis la combinaison assèchement de glaire + hausse de température sur 3 jours referme la période fertile sur le cycle en cours. Le double contrôle est donc indispensable et, aussi intelligent soit-il, un thermomètre n’est pas suffisant pour suivre son cycle.
  • Un thermomètre est en effet un outil, pas une méthode : seule une formation rigoureuse en symptothermie permet d’interpréter correctement une courbe de température et d’éviter les erreurs.

Lorsque l’on souhaite suivre de près son cycle menstruel et son ovulation, on peut avoir envie (et c’est bien normal !) de se faciliter la vie en prenant sa température avec un thermomètre connecté, tel que le Tempdrop ou le Trackle.

Toutefois, est-ce que ces deux dispositifs respectent bien les règles de la symptothermie? Sont-ils vraiment fiables à 100% ou vaut-il mieux opter pour une prise de température « à l’ancienne », avec un bon vieux thermomètre basal classique ? Lequel des deux est le meilleur ? On fait le point !

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Compléments alimentaires fertilité : nos recos !

complément alimentaire fertilité

Les idées clés

  • La prise de compléments alimentaires peut être bienvenue pour augmenter ses chances de concevoir, grâce à leur impact sur la qualité des ovocytes ou sur l’équilibre hormonal, par exemple.
  • Une alimentation équilibrée ne suffit en effet pas toujours pour couvrir ses besoins journaliers en nutriments essentiels pour la fertilité féminine, comme la vitamine B9, la vitamine D, l’iode ou le zinc, par exemple.
  • Un « bon » complément alimentaire fertilité doit contenir de la vitamine B9 méthylée (et non simplement de l’acide folique), du zinc, du magnésium, des vitamines du groupe B, de l’iode (sauf cas particuliers comme l’hyperthyroïdie), de la vitamine D et de la choline, entre autres.
  • Certains composants sont plus optionnels, comme le fer, les oméga-3 ou le myo-inositol.
  • Il est important de bien choisir son complément alimentaire, en faisant attention aux nutriments présents dans la composition, mais également à leur forme et leur dosage.

Lorsque l’on souhaite tomber enceinte et que les essais durent un peu plus longtemps que prévu, on cherche forcément des solutions pour « booster sa fertilité« , augmenter ses chances de concevoir. Et c’est vrai que cela peut être hyper intéressant de prendre un complément alimentaire, on vous en parlait dans notre article sur les vitamines et les minéraux indispensables en pré-conception !

Face à ce besoin, on retrouve désormais pléthore de compléments alimentaires, avec des produits aux allégations toujours plus prometteuses. Néanmoins, si on veut vraiment se donner un coup de pouce, il est important de ne pas se rabattre sur le premier complément venu et vraiment choisir en ayant toutes les cartes en main : quels composants, quel dosage, sous quelle forme, dans quel objectif ?

Et c’est ce que l’on vous propose dans cet article : vous donner toutes les clés pour bien choisir votre complément alimentaire fertilité ! On vous donne aussi nos 5 recommandations de compléments testés et validés en fin d’article, avec un code promo 🙂

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Vitamines et nutriments pour tomber enceinte : lesquels privilégier ?

vitamine pour tomber enceinte

Les idées clés

  • En pré-conception, les besoins en vitamines et minéraux sont augmentés pour favoriser les chances de grossesse et une alimentation équilibrée peut ne pas suffire.
  • Parmi les vitamines incontournables pendant les essais bébé, on retrouve la vitamine B9 méthylée, une forme bien plus efficace que l’acide folique régulièrement prescrit.
  • La choline, le zinc, le magnésium, la vitamine D, les vitamines du groupe B, les antioxydants, les oméga-3 ou encore l’iode et le sélénium sont également réputés pour soutenir l’organisme durant les essais bébé.

Quand on est en désir de grossesse, on a généralement envie de mettre toutes les chances de son côté et de « booster » son corps, ses hormones et sa fertilité. Sauf que bien souvent, on ne sait pas véritablement quels sont les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) à privilégier, surtout face au nombre colossal de compléments alimentaires qui existent !

Dans cet article, on vous facilite la tâche, en vous listant les nutriments vraiment indispensables en essai bébé, pourquoi ils sont utiles, leurs sources alimentaires et les formes à privilégier dans vos compléments alimentaires.

En complément (sans jeu de mots !), pour celles qui cherchent plutôt à trouver des recommandations de compléments alimentaires pro-fertilité de qualité, on vous suggère la lecture de notre article dédié !

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Symptothermie : notre comparatif des formations disponibles

comparatif formations symptothermie

Les idées clés

  • La symptothermie figure parmi les méthodes les plus fiables (98,2% d’efficacité réelle), mais son efficacité n’est garantie qu’après une formation sérieuse.
  • En plus d’être fiable, la symptothermie est une méthode qui s’adresse à toutes les femmes et qui peut servir d’aide à la conception, de moyen de contraception naturel ou simplement pour observer son cycle menstruel.
  • Différentes formations en symptothermie existent, en ligne ou en présentiel, en France et ailleurs.
  • Chaque formation propose un accompagnement différent, selon les préférences de chacune : à connotation religieuse ou non, en ligne ou en présentiel, intégrant des conseils pour équilibrer son cycle ou non, etc.

Quand on décide de se former de manière sérieuse en symptothermie, on peut vite se retrouver dépassée par la multitude des formations qui existent et avoir du mal à se décider…

Dans cet article, on vous aide à y voir clair en comparant les formations les plus connues (Cyclamen, Eden Fertilité, Sensiplan®, etc.), avec les critères qui comptent vraiment : durée, accompagnement, prix, approche (plus ou moins holistique ou religieuse)… Let’s go !

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Serenity Club : on répond à toutes vos questions !

FAQ Serenity Club

Le Serenity Club est notre formation en symptothermie, à destination des femmes et des couples qui souhaitent reprendre en main leur contraception et adopter une méthode naturelle, sans hormones. La symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui a fait ses preuves en termes de fiabilité (98,2% en usage réel).

Néanmoins, avant de franchir le pas et de rejoindre la prochaine session de formation, vous avez probablement des questions (et c’est normal !) : voici nos réponses !

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Température pendant les règles : théorie et exceptions !

température pendant les règles

Les idées clés

  • La température du corps évolue au cours du cycle menstruel, sous l’influence des hormones féminines et surtout de la progestérone.
  • Après l’ovulation, la température augmente, en réaction à la sécrétion de progestérone qui nous prépare à la grossesse. Si l’ovule n’a pas été fécondé, la progestérone chute et la température redescend juste avant les règles.
  • Certaines femmes constatent néanmoins que leur température reste haute pendant leurs règles, alors que la progestérone est censée être au plus bas : cela peut venir d’une inflammation sous-jacente (causée par une endométriose, des douleurs de règles ou autre), d’une légère fièvre ou encore d’un début de grossesse !

Lorsqu’on s’intéresse un peu à son cycle menstruelet à la symptothermie, on ne peut pas passer à côté dela température, qui évolue au fil du cycle menstruel, avant et surtout après l’ovulation. En effet, cette méthode d’observation du cycle combine l’observation de la glaire cervicaleet de la température pour confirmer qu’on a bien ovulé, et s’avère précieuse pour suivre sa fertilité.

En symptothermie, on apprend aussi que la température baisse au moment des règles, ce qui témoigne de la chute hormonale de la fin du cycle menstruel (et permet de savoir quand glisser une serviette dans son sac à main ou enfiler une culotte de règles, juste avant leur arrivée !). Néanmoins, il arrive parfois que la température ne suive pas cette tendance et qu’elle se maintienne haute pendant les règles !

Pourquoi, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce forcément le signe d’un déséquilibre hormonal ? On vous explique !



définition température basale

La température basale : qu’est-ce que c’est ?

Pour bien comprendre, reprenons les bases : qu’est-ce que la température basale ? Il s’agit tout simplement de notre température corporelle au repos, notre température de base quand on ne fait rien.

On la mesure généralement au réveil car c’est là où elle est la plus basse, avec un thermomètre à double décimale. Néanmoins, grâce aux avancées technologiques et aux thermomètres connectés comme le Trackle ou le Tempdrop, on peut désormais la mesurer tout au long de la nuit, quand on dort (et qu’on est vraiment en période d’inactivité physique !).

La température basale est l’un des deux critères de la symptothermie pour repérer l’ovulation, avec la glaire cervicale. En effet, sous l’effet de la progestérone sécrétée après l’ovulation, notre température corporelle augmente légèrement, d’environ 0,3 degrés.


conseils prise température symptothermie

Comment prendre sa température pour suivre son cycle menstruel et son ovulation ?

La température corporelle est donc un indicateur précieux de l’ovulation, qui nous permet de savoir si on est en phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire. Néanmoins, pour qu’elle soit la plus fiable possible, il est important de respecter certains principes pour la prendre correctement :

  • Il faut la prendre tous les matins au réveil, sans poser le pied par terre, après minimum 1h de sommeil ou de repos allongée.

  • Il est important de prendre sa température toujours à la même heure, ou du moins dans une fenêtre d’1h30, avant ou après son heure de prise habituelle.

  • Il est essentiel d’utiliser un thermomètre basal à double décimale : en effet, l’augmentation de température est subtile, de l’ordre de quelques dixièmes ! Un thermomètre classique ne sera pas assez précis pour vous indiquer la hausse de température basale liée à l’ovulation.

  • Vous pouvez prendre votre température par voie buccale, vaginale ou rectale.

  • On ne change pas de thermomètre ou de zone de prise de température en cours de cycle, au risque de tout fausser !

Cela peut paraître un peu rigide, mais cela demande plutôt de la rigueur sur les premiers cycles : une fois que vous aurez pris l’habitude de checker votre température quotidiennement, cela deviendra un réflexe (comme celui de vous brosser les dents ou de prendre votre pilule à heure fixe ;)).

Et, comme évoqué plus haut, on peut désormais se faciliter la vie, en utilisant un thermomètre connecté qui prend votre température pendant votre sommeil. D’ailleurs, si le Tempdrop vous intéresse, on a imaginé un mini-atelier pour vous permettre de vous en servir de manière fiable pour la symptothermie !


Comment évolue la température au cours du cycle menstruel et pendant les règles ?

Notre température corporelle évolue tout au long du cycle, sous l’influence des hormones en présence selon les phases du cycle menstruel !

Durant la phase folliculaire (pré-ovulatoire et ovulatoire), ce sont les oestrogènes qui sont prédominants, sécrétés par les follicules en développement dans nos ovaires. Les oestrogènes n’ont pas de réel impact sur la température corporelle au réveil.

En revanche, une fois que l’ovulation a eu lieu, les choses changent ! Pendant la phase lutéale (ou phase post-ovulatoire), la progestérone est sécrétée par le corps jaune (l’enveloppe du follicule qui a libéré son ovocyte) : le rôle de cette précieuse hormone est de maintenir une éventuelle grossesse, et elle a pour effet (entre autres) de provoquer une augmentation de la température. Elle nous met en mode « couveuse » pour qu’un embryon puisse se développer !

Ainsi, sur la courbe de température, on peut clairement voir un plateau bas (qui correspond à la phase pré-ovulatoire) et un plateau haut, qui prouve que l’ovulation a bien eu lieu (toujours en double contrôle avec la glaire cervicale bien sûr !). La température monte de 0,3 degrés environ et se maintient sur un plateau stable jusqu’aux règles. Ce décalage thermique est un bel indicateur de la fertilité et que l’ovulation est derrière nous !

évolution température cycle menstruel

Néanmoins, si vous voyez que votre température vient de monter et que vous souhaitez tomber enceinte, ne jetez pas l’éponge tout de suite : en effet, l’ovule ayant une durée de vie de 24 heures (grand maximum), vous restez fertile le premier jour de votre phase lutéale (votre premier point haut) ! D’ailleurs, en symptothermie, on considère que la fenêtre de fertilité ne se referme qu’après 3 points hauts sur la courbe de température, par précaution.

À noter également que la hausse de la température se produit généralement le lendemain de l’ovulation (29% des cas selon le graphique ci-dessous) : toutefois, elle peut aussi survenir le jour de l’ovulation proprement dite (27%) ou le surlendemain (24%). Plus rarement, l’ovulation peut aussi se produire le lendemain de la hausse de la température, au deuxième point haut (11% des cas observés), d’où l’intérêt d’avoir 3 points hauts pour bien valider la clôture de la fenêtre de fertilité !).

ovulation température

S’il n’y a pas eu de grossesse, le corps jaune, qui a une durée de vie limitée (maximum 16 jours) s’essouffle au bout de quelques jours et la progestérone commence à diminuer : quand elle atteint un seuil minimal, la température corporelle baisse à nouveau. C’est un indice que les règles sont sur le point de débarquer !

En revanche, en cas de grossesse, la température basale se maintient sur un plateau haut. En effet, la beta hCG sécrétée par le trophoblaste (le futur placenta) commande au corps jaune de se maintenir et de continuer à sécréter de la progestérone !

Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article sur la température corporelle au fil du cycle menstruel !


Pourquoi la température corporelle ne baisse pas pendant les règles ?

On vient de le dire, la température basale est censée redescendre à l’approche des règles, la veille ou le jour J, signe que la progestérone n’est plus là pour maintenir l’endomètre et qu’il peut se détacher. Cependant, il y a des exceptions à cette règle ! Certaines femmes constatent en effet que leur température basale se maintient sur un plateau haut, alors qu’elles ne sont pas enceintes et que leurs menstruations ont débuté. Quelles sont les raisons à cela ?

inflammation utérus

Une inflammation

La température basale peut mettre un peu plus de temps à redescendre en cas d’inflammation : en effet, cet état d’hyper-vigilance et de réparation du corps provoque elle aussi une légère montée de température. C’est notamment le cas si vous souffrez d’endométriose, de syndrome prémenstruel ou « simplement » de règles douloureuses.

Pour évacuer l’endomètre (la muqueuse utérine), le corps fait intervenir des prostaglandines, qui provoquent les contractions de l’utérus. Pour être plus précise, on a deux types de prostaglandines : des prostaglandines inflammatoires (qui sont nécessaires en cas de blessure et dans les processus de réparation/guérison du corps, ou pour permettre les contractions utérines, par exemple) et des prostaglandines anti-inflammatoires, qui temporisent leurs consoeurs et évitent notamment des contractions trop violentes, qui seraient trop douloureuses.

Sauf qu’en cas d’endométriose, de SPM ou de règles douloureuses, on constate qu’elles ont du mal à faire « tampon » et qu’il y a un déséquilibre entre prostaglandines anti et pro-inflammatoires ! On est donc en situation d’inflammation au moment des règles, qui va faire monter un peu la température, et donner l’impression de retarder la baisse de la température basale liée à la chute de la progestérone. En fait on serait plutôt sur une sorte de “relai”, la progestérone cédant la place à l’inflammation pour faire grimper légèrement la température.

grossesse biochimique

Une grossesse biochimique

Il arrive parfois qu’il y ait une fécondation lors de l’ovulation, mais que l’ovule fécondé s’implante dans l’utérus sans parvenir à se développer. Dans ce cas, on parle de grossesse biochimique, lorsque la grossesse est arrêtée à un stade très précoce, tellement précoce qu’on ne s’en rend parfois pas compte, car l’embryon est directement « évacué » avec le sang des règles (règles qui peuvent d’ailleurs être légèrement en retard).

Toutefois, si l’ovule a été fécondé mais que la nidation n’a pas tenu, le corps jaune peut encore produire un peu de progestérone pendant quelques jours, maintenant la température élevée, même si des saignements surviennent.

perturbations température

D’autres éléments perturbateurs qui faussent la courbe de température

Un sommeil de mauvaise qualité/agité (ce qui arrive souvent lorsque nos règles nous font souffrir !), la consommation d’alcool, un dîner un peu trop lourd ou encore le stress (qu’il soit physique ou émotionnel) peuvent aussi perturber la température basale et retarder sa baisse.

Une infection ou une maladie (un rhume, une grippe, une angine, etc.) peuvent potentiellement provoquer un peu de fièvre (même légère) qui vient totalement perturber la température corporelle à la hausse. Dans ce cas ce sera une exception, sur un cycle, avec une température qui ne chute pas avant les règles, du fait de cette légère fièvre.

spotting prémenstruel

Des « règles » qui sont en fait des spottings de fin de cycle menstruel

En fin de cycle menstruel, nous sommes nombreuses à remarquer des petites pertes de sang (souvent brun), qui font de légères tâches dans nos sous-vêtements : on pense alors que les règles ont démarré, mais il n’en est rien !

En effet, les spottings ne sont pas des menstruations : ces légers saignements proviennent de la baisse de la progestérone, qui n’est plus suffisamment présente pour bien maintenir l’endomètre, qui commence à se détacher. Mais la progestérone ne chute pas encore totalement, donc les règles n’arrivent pas tout de suite, ce sont juste des petites pertes de sang. 

Ces spottings font partie de la fin de la phase post-ovulatoire et les règles démarrent véritablement au premier jour du saignement bien franc, qui nécessite une protection menstruelle 🙂 Il est donc normal que la température basale ne chute pas encore en cas de spottings.

grossesse

Un début de grossesse

Certaines femmes, en revanche, remarquent des saignements légers et un maintien de leur température corporelle sur un plateau haut, tout simplement parce qu’elles sont enceintes ! Les pertes de sang observées ne sont donc pas des règles, mais des saignements de début de grossesse.

Si vous avez un doute sur un potentiel rapport fécondant et votre température qui ne chute pas 16 jours après l’ovulation, n’hésitez pas à faire un test de grossesse, qui pourra confirmer si une grossesse a débuté !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On l’a vu, sous l’influence de nos hormones féminines (et surtout de leur chute en fin de cycle), notre température est généralement basse pendant les règles. Néanmoins, on a aussi balayé ensemble toutes les situations qui peuvent expliquer que votre température corporelle ne baisse pas pendant vos règles, ce qui arrive à un certain nombre de femmes ! Si cela se produit à chaque cycle, cela peut venir d’une inflammation sous-jacente ; si c’est plus ponctuel, il est possible qu’un élément perturbateur soit venu chambouler votre courbe de température, ou qu’une grossesse ait débuté !

On espère en tout cas que cela vous aura permis de comprendre qu’au delà des règles très théoriques de la symptothermie, certaines subtilités de nos corps de femme peuvent faire émerger des exceptions à ces règles 🙂 Tenir une courbe de température peut aussi vous aider à comprendre votre corps à vous et déceler d’éventuels signaux qu’il vous envoie sur votre équilibre hormonal, voire à augmenter vos chances de concevoir, en croisant ce précieux indicateur avec la glaire cervicale, selon les règles de la symptothermie pour repérer l’ovulation.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous faites partie des femmes qui voient leur température corporelle chuter en fin de cycle et donc leurs règles se profiler avant la première goutte de sang, ou bien de celles qui constatent que leur courbe de température se maintient pendant les règles, pour chuter ensuite ? Dites-nous tout en commentaire !

Les sources complémentaires

  • Stanford et al : Obstetrics and Gynecology Vol.101 No 6 pp.1285-1293, 2003.