Le préservatif masculin présente une efficacité pratique de 85%.
Son efficacité est souvent diminuée par une mauvaise utilisation : il peut être mal posé, périmé, mis trop tard, ne pas être à la bonne taille, ou craquer pendant le rapport. Il est également important de le stocker et de l’ouvrir correctement !
En revanche, c’est le seul moyen de contraception, avec son homologue féminin, qui protège des infections sexuellement transmissibles (IST), ce qui le rend indispensable en début de relation et avant un dépistage.
Chez un couple stable, après un dépistage des deux partenaires, si on n’a pas envie de prendre d’hormones, il est possible d’envisager d’autres méthodes de contraception plus efficaces, comme la symptothermie.
Le préservatif masculin est sans conteste l’un des moyens de contraception masculine les plus populaires, autant chez les hommes que chez les femmes ! Et on le comprend, car il est plutôt simple d’utilisation, assez accessible, protège des IST et a le bon goût de ne pas interférer avec nos hormones féminines.
Néanmoins, son fonctionnement et sa bonne utilisation ne sont pas toujours bien compris, ce qui explique notamment que sa fiabilité ne soit pas toujours au rendez-vous. Quels sont ses avantages, ses limites et les erreurs les plus fréquentes à éviter ? Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le préservatif masculin !
Les hormones féminines fluctuent naturellement au fil du cycle menstruel : les besoins du corps ne sont pas les mêmes avant et après l’ovulation.
Les règles sont la conséquence d’une ovulation survenue en amont.
Certaines plantes sont traditionnellement utilisées avant l’ovulation (achillée millefeuille, framboisier, trèfle rouge), tandis que d’autres sont davantage utilisées après l’ovulation (alchémille, gattilier, verveine).
Le syndrome prémenstruel, les règles douloureuses, la périménopause et la ménopause peuvent parfois être accompagnés par certaines plantes adaptées à chaque situation.
Naturel ne signifie pas sans risque : certaines plantes sont déconseillées pendant la grossesse, l’allaitement ou certains traitements médicaux.
Les plantes donnent généralement les meilleurs résultats lorsqu’elles s’intègrent dans une approche globale associant alimentation, sommeil, gestion du stress et activité physique.
Nos hormones féminines nous mènent parfois la vie dure : syndrome prémenstruel, règles douloureuses, fatigue, troubles de l’humeur, prise de poids, cycles irréguliers, bouffées de chaleur, etc. et face à ces symptômes, nous sommes nombreuses à nous tourner vers la phytothérapie à la recherche de solutions naturelles !
Mais peut-on réellement réguler ses hormones par les plantes ? La réponse est oui, elles peuvent être de précieuses alliées, à condition de respecter certaines conditions !
Certaines plantes possèdent en effet, des propriétés très intéressantes pour soutenir notre système hormonal en fonction des phases de notre cycle menstruel, ou contribuer à soulager certains symptômes liés.
Mais encore faut-il savoir lesquelles choisir, à quel moment du cycle les utiliser et dans quels cas elles sont les plus pertinentes ! D’autant plus que les besoins d’une femme ne sont pas les mêmes avant l’ovulation, après l’ovulation, ou lors de l’entrée en périménopause ou à la ménopause 🙂
Dans ce guide complet, nous allons voir ensemble quelles plantes peuvent accompagner les différentes phases du cycle menstruel, comment les utiliser de manière cohérente et quelles précautions garder à l’esprit avant toute utilisation !
Les chances de tomber enceinte sont de 25-30% environ chez un couple à la fertilité optimale, ayant des rapports au bon moment du cycle menstruel.
Selon les études, un couple met en moyenne 7 mois pour concevoir, et 90% des couples ont un premier test de grossesse positif dans les 12 premiers mois d’essais.
Pour les couples pratiquant la symptothermie, des études suggèrent qu’ils peuvent atteindre des taux similaires en environ 6 mois, grâce à un meilleur ciblage des rapports.
C’est ce qui explique qu’on recommande aux couples d’attendre 1 an avant de consulter un professionnel de santé, même si ce délai peut être réduit en fonction de l’âge de la future maman ou en cas de problèmes de fertilité identifiés (SMOP (ex SOPK), endométriose, etc.)
La PMA ne permet pas de tomber enceinte plus vite, mais peut être une aide précieuse pour contourner un problème de fertilité.
Il est possible d’ajuster son hygiène de vie et d’observer son cycle menstruel pour optimiser ses chances de tomber enceinte, réduire le délai avec une grossesse, mais aussi repérer un éventuel déséquilibre, et se sentir plus actrice de son projet bébé.
Lorsque l’on souhaite tomber enceinte, on peut avoir l’impression que nos amies, nos proches, nos collègues parviennent à concevoir très rapidement, parfois dès le premier cycle, pendant que de notre côté, les cycles s’enchaînent sans l’ombre d’un « + » à l’horizon.
Il est temps de rétablir une réalité : tomber enceinte peut arriver en un cycle, mais cela peut aussi prendre plusieurs mois. Et dans la grande majorité des cas, c’est parfaitement normal et cela ne veut pas dire que vous ayez un problème de fertilité.
Contrairement à ce qu’on imagine souvent, concevoir un enfant n’est pas instantané, même quand tout fonctionne parfaitement. Pourquoi ?
C’est ce qu’on vous explique dans ce qui suit ! L’idée ici est de vous rassurer à ce sujet, de vous expliquer tout ce que vous pouvez faire pendant cette période de « latence » marquée par les essais (et les montagnes russes émotionnelles ❤️🩹) et de vous expliquer à quel moment il peut être intéressant de consulter pour creuser 🙂
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un acte médical permettant de mettre fin à une grossesse non désirée. En France, elle est légale et son accès est protégé par la Constitution depuis 2024.
Deux méthodes existent : l’IVG médicamenteuse, possible jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée (7 semaines de grossesse), et l’IVG instrumentale, réalisable jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée (14 semaines de grossesse).
Une IVG réalisée dans de bonnes conditions médicales n’altère pas la fertilité. L’ovulation peut reprendre rapidement, parfois dès les 2 à 3 semaines suivant l’intervention.
Les saignements qui suivent une IVG ne correspondent pas à de véritables règles. Les premières menstruations surviennent généralement entre 4 et 8 semaines plus tard.
Après une IVG, certains signes doivent conduire à consulter rapidement : une fièvre persistante, des douleurs très importantes, des saignements extrêmement abondants ou un malaise.
Chaque année en France, près de 240 000 femmes ont recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Pourtant, lorsqu’on est directement concernée, les questions sont souvent nombreuses : jusqu’à quand est-il possible d’avorter ? Quelle méthode choisir ? Est-ce douloureux ? Mon cycle menstruel va-t-il être perturbé ? Une IVG peut-elle avoir un impact sur ma fertilité ?
Entre les idées reçues, les informations parfois contradictoires et l’émotion que peut susciter cette situation, il n’est pas toujours facile de trouver des réponses claires, fiables et rassurantes.
Dans cet article, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur l’IVG : les différentes méthodes, les délais légaux, le déroulement de la prise en charge, les effets secondaires possibles, les signes qui doivent amener à consulter, mais aussi ce qui se passe ensuite dans votre corps, avec un focus sur la reprise du cycle menstruel et de la fertilité.
Et comme toujours, notre objectif est de vous donner des informations claires, scientifiques, objectives et fiables afin que vous puissiez prendre vos décisions de manière libre et éclairée 🙂
L’endométrite chronique est une inflammation persistante et souvent silencieuse de l’endomètre, la plupart du temps liée à une infection (mais pas toujours !)
Elle est fréquemment mise en évidence lors de problèmes de fertilité, notamment en cas d’arrêts de grossesse précoces à répétition ou d’échecs d’implantation en PMA.
Il est souvent difficile de diagnostiquer une endométrite chronique de manière claire, car elle peut être asymptomatique ou se manifester via des symptômes non spécifiques, comme des douleurs utérines ou des saignements entre les règles.
Une cure d’antibiotiques ciblés peut être proposée, mais elle n’est pas toujours suffisante et ne constitue pas un traitement au long cours. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits (notamment en parcours PMA, au moment du transfert de l’embryon) et on peut également atténuer l’inflammation via de bonnes habitudes d’hygiène de vie.
Troubles de la fertilité inexpliqués, arrêts de grossesse précoces à répétition, échecs d’implantation… derrière ces situations éprouvantes peut se cacher une pathologie féminine encore peu connue : l’endométrite chronique !
Souvent silencieuse, cette inflammation persistante de la muqueuse utérine passe fréquemment inaperçue. Elle n’entraîne pas toujours de symptômes évidents et peut être diagnostiquée assez tardivement, souvent un peu « par hasard » lors d’un bilan de fertilité ! Pourtant, ces dernières années, de plus en plus d’études s’intéressent à son rôle potentiel dans les difficultés de conception, notamment en PMA.
Dans cet article, l’objectif est de faire le point de manière claire sur ce que l’on sait aujourd’hui de l’endométrite chronique : ses mécanismes, ses symptômes, son diagnostic, son impact sur la fertilité, mais aussi comment on peut faire en sorte de la tempérer, médicalement ou par le biais de son hygiène de vie 🙂
La libido fluctue souvent en fonction des phases du cycle menstruel : elle est généralement plus élevée pendant la phase ovulatoire, sous l’influence des oestrogènes et de la testostérone. Elle peut aussi revenir pendant les règles !
En cas de baisse de la libido, il peut donc être intéressant d’explorer son équilibre hormonal et d’observer son cycle menstruel, afin de repérer certains dysfonctionnements.
La prise d’une contraception hormonale peut engendrer une baisse de libido.
Néanmoins, notre libido ne dépend pas que de nos hormones : un blocage psychologique, une fatigue importante, un stress intense ou des problèmes dans notre relation de couple peuvent avoir des conséquences non négligeables !
Que le souci soit hormonal, lié à notre rythme de vie ou à un problème psychologique, des solutions existent pour booster sa libido, si on en ressent le besoin.
Est-ce que vous aussi, vous sentez que votre libido est on fire pendant certains jours, avant d’être portée disparue les jours suivants ? Si oui, c’est totalement normal et physiologique : notre cycle menstruel impacte notre libido !
En effet, notre cerveau et nos ovaires font équipe pour lancer une ovulation à chaque cycle : mais comme ils ne font pas les choses à moitié, ils font aussi en sorte que l’on ait envie de se reproduire au moment où un ovule pourra être fécondé ! On dit souvent que la Nature est bien faite, même si ça dépend du point de vue que l’on adopte (désir de grossesse ou pas du tout !).
Bref, trève de spoiler : si vous avez envie de tout comprendre sur le lien entre la libido et le cycle menstruel, l’influence de vos hormones sur votre désir sexuel, vous êtes au bon endroit 😉
Les douleurs aux seins avant les règles sont très fréquentes et toucheraient près de 3 femmes sur 4.
L’augmentation de la progestérone et de la prolactine peut expliquer les douleurs mammaires ressenties après l’ovulation, mais le plus souvent, elles sont plutôt liées à un excès d’oestrogènes en deuxième partie de cycle, voire à un syndrome prémenstruel.
Si les douleurs sont réellement gênantes, il est possible de travailler sur son équilibre hormonal et son niveau d’inflammation pour soulager cet inconfort (et tous les autres symptômes prémenstruels pouvant être liés !).
Dans tous les cas, des douleurs aux seins méritent toujours un avis médical, pour s’assurer que la cause est bien hormonale. Si oui, certaines modifications dans votre hygiène de vie et des astuces naturelles (comme l’huile d’onagre) peuvent être de vrais « game-changers » !
Vos seins sont tendus, « lourds », gonflés, douloureux et/ou hypersensibles avant les règles ? Vous n’êtes pas la seule ! Selon une étude récente, 67 à 75 % des femmes ressentent une douleur aux seins avant les règles (ou mastodynies cycliques) : il s’agit donc d’un symptôme très fréquent (qui fait d’ailleurs partie des symptômes du syndrome prémenstruel) et clairement lié aux changements hormonaux à l’oeuvre en fin de cycle.
Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi nos hormones féminines peuvent avoir un tel impact sur nos seins, mais également vous donner des conseils pour soulager vos douleurs et améliorer votre confort avant vos règles 🙂
En fin de cycle menstruel, les ballonnements peuvent s’expliquer par le ralentissement du transit intestinal, l’inflammation générée par l’évacuation de l’endomètre, ainsi que par la rétention d’eau.
En cas de syndrome prémenstruel, de déséquilibre hormonal, d’une inflammation généralisée déjà présente, voire d’endométriose, les ballonnements peuvent être plus présents, gênants et douloureux.
Des ajustements d’hygiène de vie peuvent grandement soulager les ballonnements, notamment en termes d’alimentation et d’activité douce. La bouillotte peut aussi être une grande alliée, ainsi que certaines plantes comme le gingembre et le cumin !
Si ces ballonnements sont trop douloureux et handicapants, il est recommandé d’en parler à son médecin pour en connaître la cause exacte.
Si vous avez déjà eu l’impression de ressembler à un ballon de baudruche avant et pendant vos règles, vous n’êtes pas seule ! En effet, les ballonnements sont assez fréquents à cette période du cycle menstruel, en raison de l’impact de nos hormones féminines sur notre organisme à ce moment-là.
Mais heureusement, on peut également mettre en place de petites choses pour limiter cette sensation de ventre gonflé, qui n’est jamais très agréable ! On vous explique tout ça dans ce qui suit 🙂
La thyroïde régit un grand nombre de métabolismes dans notre corps et a un impact direct sur notre cycle menstruel, notamment grâce à sa contribution à la maturation folliculaire.
En cas d’hypothyroïdie, les hormones thyroïdiennes sont trop basses, tandis que la TSH (l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec la thyroïde) est trop élevée.
Une hypothyroïdie peut avoir une cause auto-immune (hypothyroïdie d’Hashimoto), génétique ou venir d’un stress chronique, d’une carence en cofacteurs essentiels, d’une insuffisance en progestérone ou d’un déséquilibre du microbiote intestinal.
Une prise de sang permet de détecter une hypothyroïdie, mais les symptômes cliniques (fatigue inexpliquée, frilosité, difficulté à perdre du poids, etc.) sont tout aussi importants pour établir un diagnostic.
Le ralentissement de la thyroïde a un impact sur les règles, qui peuvent devenir plus abondantes, plus légères, voire irrégulières ou absentes. Preuve que thyroïde et cycle menstruel sont liés !
Les femmes enceintes doivent également surveiller leur thyroïde, dont le bon fonctionnement est important pour le bon déroulé de la grossesse.
Un traitement médical adapté et de bonnes habitudes d’hygiène de vie sont essentiels pour soutenir la thyroïde.
Fatigue, frilosité, règles irrégulières, difficultés à tomber enceinte ? Et si c’était la thyroïde ? Bien qu’elle soit située loin de nos ovaires, cette glande a un lien très étroit avec notre système reproducteur et nos hormones féminines. Quand elle ralentit comme en cas d’hypothyroïdie, cela peut clairement mettre le bazar et compromettre l’ovulation, perturber nos règles et impacter notre fertilité.
Dans cet article, on va essayer de vous expliquer le plus simplement possible ce qu’est l’hypothyroïdie, et par quels mécanismes elle se répercute sur nos ovaires, notre utérus et nos menstruations. On va aussi revenir sur les causes potentielles d’un ralentissement de la thyroïde et bien sûr, lister les traitements et les solutions plus naturelles envisageables pour revenir à l’équilibre !
Pour compléter la lecture de cet article, surtout n’hésitez pas à écouter/regarder notre échange avec le Dr Yoni Assouly, qui nous explique les 4 grands liens entre thyroïde et fertilité !
Un fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on peut retrouver dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux), dans son épaisseur (fibrome intra-mural) ou à l’extérieur de l’utérus (fibrome sous séreux)
La formation d’un fibrome utérin est liée aux hormones du cycle menstruel (et notamment aux oestrogènes). L’âge, l’hérédité, le surpoids peuvent aussi être des facteurs !
La présence de fibromes utérins est confirmée par imagerie (échographie, IRM), mais quelques symptômes peuvent être assez évocateurs, tels que les saignements entre les règles et les règles très abondantes.
Un fibrome sous muqueux peut altérer la fertilité : néanmoins, des solutions médicales et naturelles existent, soit pour en réduire la taille, soit pour les retirer !
La présence d’un fibrome pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, mais généralement, tout se passe très bien !
Les fibromes utérins sont assez courants, carils concerneraient environ 20 à 30% des femmes, avec une prévalence chez les femmes d’ascendance africaine: néanmoins, ces petites excroissances qui se logent dans notre utérus peuvent soulever beaucoup de questions et générer beaucoup d’inquiétude, surtout quand on souhaite avoir un enfant.
Dans ce qui suit, nous allons voir clairement quel est le lien entre fibrome utérin et grossesse, fibrome utérin et fertilité, et tout ce qu’il est possible de faire pour le retirer si besoin, ou ralentir sa croissance. Let’s go !
Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, on a également parlé des fibromes avec Félicité, qui est à la fois médecin et concernée par les fibromes à titre personnel 🙂 Cet épisode de podcast vous apportera un éclairage complémentaire ultra intéressant !
Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?
Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du myomètre (la couche musculaire de l’utérus)quipeuvent se développer à l’intérieur de la cavité utérine même, dans l’épaisseur ou à l’extérieur de l’utérus. Ainsi, selon la classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens), il existe 3 types de fibromes utérins, en fonction de leur localisation :
Fibrome sous séreux, à l’extérieur de la paroi utérine
Fibrome intra-mural, au milieu de la paroi de l’ utérus
Fibrome sous muqueux, à l’intérieur de l’utérus, sous l’endomètre (la muqueuse utérine). C’est celui qui pose des problèmes de fertilité, car ils modifient la cavité utérine et la vascularisation de l’endomètre.
Fibrome, polype, kyste : quelle différence ?
On peut parfois confondre ces trois termes, et pourtant ils ne désignent pas du tout la même chose !
Le polype utérin naît non pas dans le muscle mais dans la muqueuse de l’utérus (endomètre). C’est une petite excroissance molle, souvent bénigne, qui peut provoquer des saignements entre les règles ou après les rapports. Il est généralement retiré par hystéroscopie, un geste simple et rapide.
Le kyste ovarien se forme sur ou dans les ovaires, pas dans l’utérus. Il s’agit d’une poche remplie de liquide, souvent liée au cycle ovarien (kyste fonctionnel). La plupart disparaissent spontanément, mais certains types de kystes (endométriosiques, dermoïdes, etc.) nécessitent un suivi plus attentif.
En résumé : le fibrome est un “muscle en trop”, le polype est une “muqueuse en trop” et le kyste est une “poche de liquide ». Ce sont trois phénomènes bénins, mais très différents dans leur origine et leur prise en charge 🙂
Quels sont les symptômes déclenchés par un fibrome utérin ?
Seule une échographie permet de confirmer la présence de fibromes utérins, mais certains symptômes peuvent être évocateurs :
Envies plus fréquentes d’uriner, douleurs au moment d’aller à la selle / constipation
Douleurs pendant les rapports
Il peut aussi arriver qu’un fibrome “souffre” d’un manque d’irrigation : une partie de ses tissus meurt, ce qu’on appelle une nécrose. C’est notamment le cas des fibromes pédiculés, qui sont comme reliés à l’utérus par un petit “cordon” et qui peuvent parfois se tordre sur eux-mêmes (on parle alors de torsion du pédicule). Cela peut provoquer une douleur vive et soudaine dans le bas-ventre, parfois avec une petite fièvre ou des nausées. C’est impressionnant mais rarement grave : le plus souvent, la douleur passe en quelques jours avec un traitement adapté.
Cela dit, un fibrome peut aussi tout à fait être asymptomatique !
Comment savoir si on a un fibrome utérin ?
La présence de fibromes est généralement détectée lors d’une échographie pelvienne, complétée si besoin par une IRM pour préciser leur localisation, leur nombre et leur taille, notamment avant une chirurgie ou un projet de grossesse.
En l’absence de symptômes, les fibromes sont très souvent remarqués lors d’un examen de routine chez le gynécologue !
Un fibrome fait en effet partie des éléments recherchés en cas de problème de fertilité par exemple, parmi toutes les autres pistes qui peuvent expliquer que les essais bébé durent un peu, que vous pouvez retrouver dans la check-list ci-dessous 🙂
Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?
Différents facteurs peuvent favoriser la création et le développement de fibromes utérins :
Un excès d’oestrogènes, ce qui explique qu’ils dégénèrent souvent d’eux-mêmes à la ménopause, quand notre production hormonale chute avec l’arrêt du cycle menstruel. En effet, les fibromes sont des tumeurs hormono-dépendantes qui se développent sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone, et un excès relatif d’œstrogènes ou une carence en progestérone peut favoriser leur croissance.
L’ âge : chaque cycle est une mini “stimulation” du muscle utérin, et plus le temps passe, plus le risque qu’une cellule du myomètre mute et prolifère augmente. De plus, après 35 ans, il est assez courant que la progestérone ne soit pas suffisante pour contrebalancer les oestrogènes. Ainsi, le risque de fibrome augmente durant la périménopause, puis régresse ensuite une fois qu’on entre en ménopause.
Le surpoids : le tissu adipeux est un organe sécréteur d’oestrogènes, ce qui peut favoriser le déséquilibre hormonal favorable aux fibromes utérins.
L’absence de grossesse : chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants, l’imprégnation oestrogénique est continue et non interrompue par une ou plusieurs grossesse. C’est d’ailleurs pour cela que les fibromes sont rares avant 20 ans !
Les règles précoces, survenues avant l’âge de 12 ans (encore une fois, en raison d’une imprégnation oestrogénique plus longue)
L’hérédité : une femme a plus de risques de développer un fibrome si sa mère, sa grand-mère ou sa soeur en ont eu
Les femmes d’origine africaine ou sud-américaine semblent également davantage concernées par les fibromes utérins.
Comment soigner un fibrome utérin ?
Solutions médicales
Souvent, en l’absence de symptômes et de projet d’enfant, et si leur taille est restreinte, ces tumeurs bénignes sont simplement surveillées par votre gynécologue pendant vos examens de routine.
En revanche, en cas de symptômes et/ou de désir d’enfant, il existe plusieurs options de prise en charge :
Traitement médicamenteux : on peut arrêter totalement le cycle menstruel et mettre le corps en ménopause artificielle, en utilisant des analogues ou des antagonistes à la GnRH (l’hormone sécrétée par le cerveau pour lancer tout la cascade hormonale menant à l’ovulation), comme l’ Enantone®, le Décapeptyl®, ou le Zoladex®. Cette technique entraîne généralement une diminution temporaire du volume du fibrome, mais en revanche, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement.
Contraception oestroprogestative : elle peut également être proposée, avec des anti-inflammatoires. Les hormones de synthèse viennent ainsi éteindre le cycle naturel pour créer un cycle artificiel, permettant généralement de réduire le volume des saignements. Cela ne soigne pas directement le fibrome utérin, mais peut soulager les symptômes !
Ultrasons focalisés : cette intervention courte et monitorée par IRM permet de détruire le fibrome en utilisant de la chaleur. Néanmoins, cette technique est encore peu disponible en France (elle est disponible dans quelques centres situés à Lyon, Paris ou Lille), et son indication principale est pour des fibromes uniques, de taille modérée, chez des femmes sans projet immédiat de grossesse.
Embolisation : ici, on introduit des petites billes dans le vaisseau sanguin qui nourrit le fibrome afin qu’il ne soit plus irrigué par la circulation sanguine, et meurt. Toutefois, cette technique est de moins en moins fréquente, car elle peut réduire la fertilité, en réduisant la vascularisation de l’endomètre. Elle doit donc être discutée au cas par cas !
Myomectomie : il s’agit du retrait du fibrome par opération chirurgicale, tout en conservant l’utérus. Le problème, c’est qu’il existe un risque de récidive, et de fragilisation de la paroi utérine si le fibrome retiré est sous muqueux ou intra-mural. Par ailleurs, des adhérences avec les organes voisins peuvent se créer :s
Hystérectomie : il s’agit de la solution la plus efficace mais aussi de la plus radicale, car elle consiste au retrait total de l’utérus. Elle élimine le risque de récidive, mais empêche aussi toute grossesse future.
Solutions naturelles
Outre ces solutions médicales, que peut-on faire, de son côté, en cas de fibrome utérin ? On précise d’emblée que ces pistes naturelles peuvent aider à ralentir le développement d’un fibrome utérin, mais ne font pas disparaître un fibrome déjà constitué (surtout s’il est volumineux). Ces axes de travail sont plutôt pertinents en prévention et/ou en complément d’une prise en charge médicale 🙂
Réduire l’inflammation : les études récentes montrent que les fibromes se comportent comme des tissus inflammatoires chroniques. Ainsi, le fibrome crée une inflammation locale dans le muscle utérin et cette inflammation favorise à son tour la croissance du fibrome. De plus, réduire l’inflammation permet généralement de réduire le volume des menstruations et les douleurs associées 🙂 Pour ce faire, vous pouvez intégrer davantage d’oméga-3 et d’antioxydants dans votre alimentation (ou via des compléments alimentaires de qualité), tout en évitant le tabac, l’alcool et les aliments ultra transformés. La gestion du stress est également capitale !
Soutenir le foie et l’élimination hormonale : les fibromes sont dépendants de nos hormones féminines et surtout des oestrogènes, c’est la raison pour laquelle il faut veiller qu’ils soient bien éliminés après l’ovulation ! Ici, on va donc soutenir le foie qui est en charge de cette détoxification hormonale, grâce à la consommation de crucifères et de plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut. Veillez aussi à bien vous hydrater et à prendre soin de votre microbiote intestinal, pour que les oestrogènes usagés traités par le foie soient bien dirigés vers la sortie.
Surveiller son équilibre hormonal : certaines femmes développent des fibromes dans un contexte d’insuffisance lutéale (trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone) après l’ovulation. Il existe heureusement plusieurs pistes pour soutenir la progestérone, avec notamment des plantes comme l’alchémille, prise en deuxième partie de cycle, mais aussi le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, par exemple. Si vous êtes concernée, notre mini-programme consacré à la progestérone devrait vous aider 😉
Agir sur le terrain métabolique (poids, glycémie, stress) : comme expliqué plus haut, les oestrogènes se logent dans le tissu adipeux, qui est aussi un lieu de production des oestrogènes. Ainsi, maintenir un poids stable et éviter les pics de glycémie (qui peuvent être induits par la consommation de sucre, mais aussi par la libération de cortisol en cas de stress) peut clairement aider à maintenir un taux d’oestrogènes normal (tout en réduisant aussi l’inflammation globale !).
Surveiller son statut en vitamine D, car une carence pourrait favoriser la création de fibromes.
Faut-il réduire les phytoestrogènes ? Certaines plantes comme le lin ou le soja contiennent des molécules semblables à nos oestrogènes : on peut donc se dire qu’en cas d’excès, il vaut mieux les éviter ! Néanmoins, les études semblent démontrer qu’ils peuvent aussi être régulateurs, dans la mesure où ils viennent se loger sur les récepteurs des oestrogènes, certes, mais en ayant un pouvoir oestrogénique moins important. Ainsi, la réponse à cette question doit être clairement personnalisée !
En ce sens, si vous souhaitez être accompagnée de près sur toutes ces problématiques liées à la fertilité, c’est tout l’objet du Fertility Club ! On a à coeur de vous donner toutes les clés d’hygiène de vie que vous pouvez actionner pour mener votre projet de grossesse à bien, en complément d’un suivi médical ou d’un parcours PMA 🙂
Fibrome utérin : quel impact sur la fertilité ?
Si vous êtes en projet bébé, découvrir un ou plusieurs fibrome(s) peut clairement vous stresser. Si on peut vous rassurer, ce sont surtout les fibromes sous muqueux qui peuvent poser problème, c’est moins le cas des fibromes situés dans le muscle de l’utérus (les fibromes intra-muraux), voire à l’extérieur (les fibromes sous séreux).
Les fibromes intra-muraux (dans l’épaisseur du myomètre, sans atteindre la cavité) peuvent gêner la fertilité si leur taille est importante (supérieure à 4 cm, même si le seuil de 4 cm est indicatif : c’est surtout la déformation de la cavité utérine qui compte !) ou modifier la contractilité utérine, la vascularisation, voire comprimer les trompes. Mais ils ne posent généralement pas de problème pour tomber enceinte !
Idem pour les fibromes sous-séreux : situés à l’extérieur de l’utérus, ils ne perturbent donc ni la fécondation ni la nidation. Toutefois, s’ils sont très gros ou pédiculés, ils peuvent gêner la croissance de l’utérus pendant la grossesse ou provoquer des douleurs si le pédicule se tord (torsion du fibrome). Mais c’est rare !
Concernant les fibromes sous muqueux, tout dépend de leur taille et de leur localisation. En fonction, ils peuvent effectivement réduire les chances de tomber enceinte, en modifiant la vascularisation de l’endomètre ou la contractilité utérine, et surtout en entravant l’implantation de l’embryon. C’est la raison pour laquelle les recommandations officielles conseillent de les retirer avant un projet de grossesse ou une FIV.
Pour résumer, la majorité des femmes atteintes de fibromes conçoivent sans difficulté 🙂 Le risque d’infertilité dépend surtout de leur localisation, plus que de leur taille. Seuls certains fibromes, en particulier ceux situés dans la cavité utérine, peuvent nécessiter une prise en charge avant la conception, souvent avec d’excellents résultats 🙂
Fibrome utérin et grossesse : quelles complications possibles ?
Si un fibrome est découvert pendant la grossesse, il sera surveillé de près, d’autant que les fibromes peuvent parfois légèrement augmenter de taille pendant les deux premiers trimestres de la grossesse, sous l’effet des hormones. Mais dans la grande majorité des cas, ils se stabilisent ensuite et régressent après l’accouchement 🙂
Voici les complications qui peuvent se présenter (dans de rares cas) :
Un arrêt de grossesse
Une mauvaise position du bébé (qui peut se présenter en siège, par exemple)
Un accouchement prématuré
La nécessité d’un accouchement par césarienne, si le fibrome est proche du col de l’utérus
L’augmentation du risque d’hémorragie pendant l’accouchement.
Néanmoins, rassurez-vous : généralement, la grossesse se déroule sans souci et vous serez suivie par votre équipe médicale 🙂 Cette étude par exemple, démontre que les risques ne sont pas forcément ultra-majorés chez les femmes porteuses d’un fibrome, comparativement aux femmes qui n’en ont pas.
Par ailleurs, le fibrome n’est généralement pas retiré pendant la grossesse (sauf urgence vitale), car le fibrome est souvent alimenté par les mêmes vaisseaux que le placenta, et toute manipulation pourrait entraîner des contractions, un décollement placentaire ou un arrêt de grossesse.
Si le fibrome utérin est douloureux (notamment en cas de nécrose liée à une mauvaise irrigation), votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques compatibles avec la grossesse.
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce que je peux tomber enceinte avec un fibrome ?
Oui, bien sûr ! La présence d’un fibrome utérin dans la cavité utérine peut compliquer la bonne implantation de l’embryon et sa vascularisation, mais elle ne réduit pas vos chances de grossesse à néant 🙂 Néanmoins, votre gynécologue vous proposera certainement de le retirer pour mettre toutes les chances de votre côté.
Les fibromes situés à l’extérieur de l’utérus (sous-séreux) ou dans son épaisseur (intra-muraux, sans déformation de la cavité) ont un impact bien moindre sur la fertilité.
Comment gérer une grossesse avec un fibrome ?
Si un fibrome est présent dans l’utérus pendant la grossesse, votre équipe médicale va simplement vous surveiller de plus près, notamment par échographie. Aucun retrait du fibrome n’est envisagé, sauf en cas d’urgence vitale !
Quelles sont les complications possibles du fibrome pendant la grossesse ?
Un fibrome utérin peut augmenter légèrement certains risques pendant la grossesse : fausse couche précoce, accouchement prématuré, position anormale du bébé, césarienne ou hémorragie de la délivrance. Mais ces complications restent rares, et dans l’immense majorité des cas, la grossesse se déroule sans problème particulier !
Est-ce qu’un fibrome de 2 cm peut affecter ma grossesse ?
En général, un petit fibrome de 2 cm n’a pas d’impact sur la grossesse, sauf s’il est situé à l’intérieur de la cavité utérine : dans ce cas, il peut légèrement gêner la nidation. Mais rassurez-vous : ces situations sont bien connues et généralement très prises en charge par les médecins !
C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des fibromes utérins ! On espère de tout coeur que cet article vous aura rassurée si vous êtes concernée : un fibrome utérin ne réduit pas de manière drastique vos chances de concevoir, et des solutions existent pour retirer / réduire un fibrome, qu’elles soient médicales ou « naturelles », du moins axées sur votre hygiène de vie.
S’il vous reste encore des questions au sujet des fibromes utérins, n’hésitez pas à les poser en commentaire, en sachant qu’on ne pourra pas vous donner un avis médical, mais plutôt des éléments de compréhension supplémentaires 🙂