Emancipées

Quelle est la durée moyenne pour tomber enceinte ?

durée moyenne pour tomber enceinte

Les idées clés

  • Les chances de tomber enceinte sont de 25-30% environ chez un couple à la fertilité optimale, ayant des rapports au bon moment du cycle menstruel.
  • Selon les études, un couple met en moyenne 7 mois pour concevoir, et 90% des couples ont un premier test de grossesse positif dans les 12 premiers mois d’essais.
  • Pour les couples pratiquant la symptothermie, des études suggèrent qu’ils peuvent atteindre des taux similaires en environ 6 mois, grâce à un meilleur ciblage des rapports.
  • C’est ce qui explique qu’on recommande aux couples d’attendre 1 an avant de consulter un professionnel de santé, même si ce délai peut être réduit en fonction de l’âge de la future maman ou en cas de problèmes de fertilité identifiés (SOPK, endométriose, etc.)
  • La PMA ne permet pas de tomber enceinte plus vite, mais peut être une aide précieuse pour contourner un problème de fertilité.
  • Il est possible d’ajuster son hygiène de vie et d’observer son cycle menstruel pour optimiser ses chances de tomber enceinte, réduire le délai avec une grossesse, mais aussi repérer un éventuel déséquilibre, et se sentir plus actrice de son projet bébé.

Lorsque l’on souhaite tomber enceinte, on peut avoir l’impression que nos amies, nos proches, nos collègues parviennent à concevoir très rapidement, parfois dès le premier cycle, pendant que de notre côté, les cycles s’enchaînent sans l’ombre d’un « + » à l’horizon.

Il est temps de rétablir une réalité : tomber enceinte peut arriver en un cycle, mais cela peut aussi prendre plusieurs mois. Et dans la grande majorité des cas, c’est parfaitement normal et cela ne veut pas dire que vous ayez un problème de fertilité.

Contrairement à ce qu’on imagine souvent, concevoir un enfant n’est pas instantané, même quand tout fonctionne parfaitement. Pourquoi ?

C’est ce qu’on vous explique dans ce qui suit ! L’idée ici est de vous rassurer à ce sujet, de vous expliquer tout ce que vous pouvez faire pendant cette période de « latence » marquée par les essais (et les montagnes russes émotionnelles ❤️‍🩹) et de vous expliquer à quel moment il peut être intéressant de consulter pour creuser 🙂

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Endométrite chronique : ses impacts sur le cycle menstruel et la fertilité

endométrite chronique

Les idées clés

  • L’endométrite chronique est une inflammation persistante et souvent silencieuse de l’endomètre, la plupart du temps liée à une infection (mais pas toujours !)
  • Elle est fréquemment mise en évidence lors de problèmes de fertilité, notamment en cas d’arrêts de grossesse précoces à répétition ou d’échecs d’implantation en PMA.
  • Il est souvent difficile de diagnostiquer une endométrite chronique de manière claire, car elle peut être asymptomatique ou se manifester via des symptômes non spécifiques, comme des douleurs utérines ou des saignements entre les règles.
  • Une cure d’antibiotiques ciblés peut être proposée, mais elle n’est pas toujours suffisante et ne constitue pas un traitement au long cours. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits (notamment en parcours PMA, au moment du transfert de l’embryon) et on peut également atténuer l’inflammation via de bonnes habitudes d’hygiène de vie.

Troubles de la fertilité inexpliqués, arrêts de grossesse précoces à répétition, échecs d’implantation… derrière ces situations éprouvantes peut se cacher une pathologie féminine encore peu connue : l’endométrite chronique !

Souvent silencieuse, cette inflammation persistante de la muqueuse utérine passe fréquemment inaperçue. Elle n’entraîne pas toujours de symptômes évidents et peut être diagnostiquée assez tardivement, souvent un peu « par hasard » lors d’un bilan de fertilité ! Pourtant, ces dernières années, de plus en plus d’études s’intéressent à son rôle potentiel dans les difficultés de conception, notamment en PMA.

Dans cet article, l’objectif est de faire le point de manière claire sur ce que l’on sait aujourd’hui de l’endométrite chronique : ses mécanismes, ses symptômes, son diagnostic, son impact sur la fertilité, mais aussi comment on peut faire en sorte de la tempérer, médicalement ou par le biais de son hygiène de vie 🙂

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Libido & cycle menstruel : l’impact de nos hormones sur notre désir sexuel

libido cycle menstruel

Les idées clés

  • La libido fluctue souvent en fonction des phases du cycle menstruel : elle est généralement plus élevée pendant la phase ovulatoire, sous l’influence des oestrogènes et de la testostérone. Elle peut aussi revenir pendant les règles !
  • En cas de baisse de la libido, il peut donc être intéressant d’explorer son équilibre hormonal et d’observer son cycle menstruel, afin de repérer certains dysfonctionnements.
  • La prise d’une contraception hormonale peut engendrer une baisse de libido.
  • Néanmoins, notre libido ne dépend pas que de nos hormones : un blocage psychologique, une fatigue importante, un stress intense ou des problèmes dans notre relation de couple peuvent avoir des conséquences non négligeables !
  • Que le souci soit hormonal, lié à notre rythme de vie ou à un problème psychologique, des solutions existent pour booster sa libido, si on en ressent le besoin.

Est-ce que vous aussi, vous sentez que votre libido est on fire pendant certains jours, avant d’être portée disparue les jours suivants ? Si oui, c’est totalement normal et physiologique : notre cycle menstruel impacte notre libido !

En effet, notre cerveau et nos ovaires font équipe pour lancer une ovulation à chaque cycle : mais comme ils ne font pas les choses à moitié, ils font aussi en sorte que l’on ait envie de se reproduire au moment où un ovule pourra être fécondé ! On dit souvent que la Nature est bien faite, même si ça dépend du point de vue que l’on adopte (désir de grossesse ou pas du tout !).

Bref, trève de spoiler : si vous avez envie de tout comprendre sur le lien entre la libido et le cycle menstruel, l’influence de vos hormones sur votre désir sexuel, vous êtes au bon endroit 😉

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Douleur aux seins avant les règles : explications (et solutions !)

douleur sein avant règles

Les idées clés

  • Les douleurs aux seins avant les règles sont très fréquentes et toucheraient près de 3 femmes sur 4.
  • L’augmentation de la progestérone et de la prolactine peut expliquer les douleurs mammaires ressenties après l’ovulation, mais le plus souvent, elles sont plutôt liées à un excès d’oestrogènes en deuxième partie de cycle, voire à un syndrome prémenstruel.
  • Si les douleurs sont réellement gênantes, il est possible de travailler sur son équilibre hormonal et son niveau d’inflammation pour soulager cet inconfort (et tous les autres symptômes prémenstruels pouvant être liés !).
  • Dans tous les cas, des douleurs aux seins méritent toujours un avis médical, pour s’assurer que la cause est bien hormonale. Si oui, certaines modifications dans votre hygiène de vie et des astuces naturelles (comme l’huile d’onagre) peuvent être de vrais « game-changers » !

Vos seins sont tendus, « lourds », gonflés, douloureux et/ou hypersensibles avant les règles ? Vous n’êtes pas la seule ! Selon une étude récente, 67 à 75 % des femmes ressentent une douleur aux seins avant les règles (ou mastodynies cycliques) : il s’agit donc d’un symptôme très fréquent (qui fait d’ailleurs partie des symptômes du syndrome prémenstruel) et clairement lié aux changements hormonaux à l’oeuvre en fin de cycle.

Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi nos hormones féminines peuvent avoir un tel impact sur nos seins, mais également vous donner des conseils pour soulager vos douleurs et améliorer votre confort avant vos règles 🙂

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Pourquoi a-t-on le ventre gonflé avant/pendant les règles ?

ventre gonflé règles

Les idées clés

  • En fin de cycle menstruel, les ballonnements peuvent s’expliquer par le ralentissement du transit intestinal, l’inflammation générée par l’évacuation de l’endomètre, ainsi que par la rétention d’eau.
  • En cas de syndrome prémenstruel, de déséquilibre hormonal, d’une inflammation généralisée déjà présente, voire d’endométriose, les ballonnements peuvent être plus présents, gênants et douloureux.
  • Des ajustements d’hygiène de vie peuvent grandement soulager les ballonnements, notamment en termes d’alimentation et d’activité douce. La bouillotte peut aussi être une grande alliée, ainsi que certaines plantes comme le gingembre et le cumin !
  • Si ces ballonnements sont trop douloureux et handicapants, il est recommandé d’en parler à son médecin pour en connaître la cause exacte.

Si vous avez déjà eu l’impression de ressembler à un ballon de baudruche avant et pendant vos règles, vous n’êtes pas seule ! En effet, les ballonnements sont assez fréquents à cette période du cycle menstruel, en raison de l’impact de nos hormones féminines sur notre organisme à ce moment-là.

Mais heureusement, on peut également mettre en place de petites choses pour limiter cette sensation de ventre gonflé, qui n’est jamais très agréable ! On vous explique tout ça dans ce qui suit 🙂

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Hypothyroïdie : son impact méconnu sur les règles et la fertilité

hypothyroïdie et règles

Les idées clés

  • La thyroïde régit un grand nombre de métabolismes dans notre corps et a un impact direct sur notre cycle menstruel, notamment grâce à sa contribution à la maturation folliculaire.
  • En cas d’hypothyroïdie, les hormones thyroïdiennes sont trop basses, tandis que la TSH (l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec la thyroïde) est trop élevée.
  • Une hypothyroïdie peut avoir une cause auto-immune (hypothyroïdie d’Hashimoto), génétique ou venir d’un stress chronique, d’une carence en cofacteurs essentiels, d’une insuffisance en progestérone ou d’un déséquilibre du microbiote intestinal.
  • Une prise de sang permet de détecter une hypothyroïdie, mais les symptômes cliniques (fatigue inexpliquée, frilosité, difficulté à perdre du poids, etc.) sont tout aussi importants pour établir un diagnostic.
  • Le ralentissement de la thyroïde a un impact sur les règles, qui peuvent devenir plus abondantes, plus légères, voire irrégulières ou absentes. Preuve que thyroïde et cycle menstruel sont liés !
  • Les femmes enceintes doivent également surveiller leur thyroïde, dont le bon fonctionnement est important pour le bon déroulé de la grossesse.
  • Un traitement médical adapté et de bonnes habitudes d’hygiène de vie sont essentiels pour soutenir la thyroïde.

Fatigue, frilosité, règles irrégulières, difficultés à tomber enceinte ? Et si c’était la thyroïde ? Bien qu’elle soit située loin de nos ovaires, cette glande a un lien très étroit avec notre système reproducteur et nos hormones féminines. Quand elle ralentit comme en cas d’hypothyroïdie, cela peut clairement mettre le bazar et compromettre l’ovulation, perturber nos règles et impacter notre fertilité.

Dans cet article, on va essayer de vous expliquer le plus simplement possible ce qu’est l’hypothyroïdie, et par quels mécanismes elle se répercute sur nos ovaires, notre utérus et nos menstruations. On va aussi revenir sur les causes potentielles d’un ralentissement de la thyroïde et bien sûr, lister les traitements et les solutions plus naturelles envisageables pour revenir à l’équilibre !

Pour compléter la lecture de cet article, surtout n’hésitez pas à écouter/regarder notre échange avec le Dr Yoni Assouly, qui nous explique les 4 grands liens entre thyroïde et fertilité !

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Fibrome utérin et grossesse : quel impact sur la fertilité et comment agir ?

fibrome utérin grossesse

Les idées clés

  • Un fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on peut retrouver dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux), dans son épaisseur (fibrome intra-mural) ou à l’extérieur de l’utérus (fibrome sous séreux)
  • La formation d’un fibrome utérin est liée aux hormones du cycle menstruel (et notamment aux oestrogènes). L’âge, l’hérédité, le surpoids peuvent aussi être des facteurs !
  • La présence de fibromes utérins est confirmée par imagerie (échographie, IRM), mais quelques symptômes peuvent être assez évocateurs, tels que les saignements entre les règles et les règles très abondantes.
  • Un fibrome sous muqueux peut altérer la fertilité : néanmoins, des solutions médicales et naturelles existent, soit pour en réduire la taille, soit pour les retirer !
  • La présence d’un fibrome pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, mais généralement, tout se passe très bien !

Les fibromes utérins sont assez courants, car ils concerneraient environ 20 à 30% des femmes, avec une prévalence chez les femmes d’ascendance africaine : néanmoins, ces petites excroissances qui se logent dans notre utérus peuvent soulever beaucoup de questions et générer beaucoup d’inquiétude, surtout quand on souhaite avoir un enfant.

Dans ce qui suit, nous allons voir clairement quel est le lien entre fibrome utérin et grossesse, fibrome utérin et fertilité, et tout ce qu’il est possible de faire pour le retirer si besoin, ou ralentir sa croissance. Let’s go !



définition fibrome utérin

Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?

Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du myomètre (la couche musculaire de l’utérus) qui peuvent se développer à l’intérieur de la cavité utérine même, dans l’épaisseur ou à l’extérieur de l’utérus. Ainsi, selon la classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens), il existe 3 types de fibromes utérins, en fonction de leur localisation :

  • Fibrome sous séreux, à l’extérieur de la paroi utérine
  • Fibrome intra-mural, au milieu de la paroi de l’ utérus
  • Fibrome sous muqueux, à l’intérieur de l’utérus, sous l’endomètre (la muqueuse utérine). C’est celui qui pose des problèmes de fertilité, car ils modifient la cavité utérine et la vascularisation de l’endomètre.

Fibrome, polype, kyste : quelle différence ?

On peut parfois confondre ces trois termes, et pourtant ils ne désignent pas du tout la même chose !

  • Le polype utérin naît non pas dans le muscle mais dans la muqueuse de l’utérus (endomètre). C’est une petite excroissance molle, souvent bénigne, qui peut provoquer des saignements entre les règles ou après les rapports. Il est généralement retiré par hystéroscopie, un geste simple et rapide.
  • Le kyste ovarien se forme sur ou dans les ovaires, pas dans l’utérus. Il s’agit d’une poche remplie de liquide, souvent liée au cycle ovarien (kyste fonctionnel). La plupart disparaissent spontanément, mais certains types de kystes (endométriosiques, dermoïdes, etc.) nécessitent un suivi plus attentif.

En résumé : le fibrome est un “muscle en trop”, le polype est une “muqueuse en trop” et le kyste est une “poche de liquide ». Ce sont trois phénomènes bénins, mais très différents dans leur origine et leur prise en charge 🙂


symptômes fibrome utérin

Quels sont les symptômes déclenchés par un fibrome utérin ?

Seule une échographie permet de confirmer la présence de fibromes utérins, mais certains symptômes peuvent être évocateurs :

  • Règles abondantes
  • Saignements entre les règles (métrorragies)
  • Sensation de pesanteur dans le bas ventre
  • Douleurs pelviennes
  • Fatigue, possiblement liée à une anémie (carence en fer) due aux règles très abondantes
  • Ventre gonflé, ballonnements
  • Envies plus fréquentes d’uriner, douleurs au moment d’aller à la selle / constipation
  • Douleurs pendant les rapports

Il peut aussi arriver qu’un fibrome “souffre” d’un manque d’irrigation : une partie de ses tissus meurt, ce qu’on appelle une nécrose. C’est notamment le cas des fibromes pédiculés, qui sont comme reliés à l’utérus par un petit “cordon” et qui peuvent parfois se tordre sur eux-mêmes (on parle alors de torsion du pédicule). Cela peut provoquer une douleur vive et soudaine dans le bas-ventre, parfois avec une petite fièvre ou des nausées. C’est impressionnant mais rarement grave : le plus souvent, la douleur passe en quelques jours avec un traitement adapté.

Cela dit, un fibrome peut aussi tout à fait être asymptomatique !


Comment savoir si on a un fibrome utérin ?

La présence de fibromes est généralement détectée lors d’une échographie pelvienne, complétée si besoin par une IRM pour préciser leur localisation, leur nombre et leur taille, notamment avant une chirurgie ou un projet de grossesse.

En l’absence de symptômes, les fibromes sont très souvent remarqués lors d’un examen de routine chez le gynécologue !

Un fibrome fait en effet partie des éléments recherchés en cas de problème de fertilité par exemple, parmi toutes les autres pistes qui peuvent expliquer que les essais bébé durent un peu, que vous pouvez retrouver dans la check-list ci-dessous 🙂


causes fibrome utérin

Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?

Différents facteurs peuvent favoriser la création et le développement de fibromes utérins :

  • Un excès d’oestrogènes, ce qui explique qu’ils dégénèrent souvent d’eux-mêmes à la ménopause, quand notre production hormonale chute avec l’arrêt du cycle menstruel. En effet, les fibromes sont des tumeurs hormono-dépendantes qui se développent sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone, et un excès relatif d’œstrogènes ou une carence en progestérone peut favoriser leur croissance.
  • L’ âge : chaque cycle est une mini “stimulation” du muscle utérin, et plus le temps passe, plus le risque qu’une cellule du myomètre mute et prolifère augmente. De plus, après 35 ans, il est assez courant que la progestérone ne soit pas suffisante pour contrebalancer les oestrogènes. Ainsi, le risque de fibrome augmente durant la périménopause, puis régresse ensuite une fois qu’on entre en ménopause.
  • Le surpoids : le tissu adipeux est un organe sécréteur d’oestrogènes, ce qui peut favoriser le déséquilibre hormonal favorable aux fibromes utérins.
  • L’absence de grossesse : chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants, l’imprégnation oestrogénique est continue et non interrompue par une ou plusieurs grossesse. C’est d’ailleurs pour cela que les fibromes sont rares avant 20 ans !
  • Les règles précoces, survenues avant l’âge de 12 ans (encore une fois, en raison d’une imprégnation oestrogénique plus longue)
  • L’hérédité : une femme a plus de risques de développer un fibrome si sa mère, sa grand-mère ou sa soeur en ont eu
  • Les femmes d’origine africaine ou sud-américaine semblent également davantage concernées par les fibromes utérins.


traitement fibrome utérin

Comment soigner un fibrome utérin ?

Solutions médicales

Souvent, en l’absence de symptômes et de projet d’enfant, et si leur taille est restreinte, ces tumeurs bénignes sont simplement surveillées par votre gynécologue pendant vos examens de routine.

En revanche, en cas de symptômes et/ou de désir d’enfant, il existe plusieurs options de prise en charge :

  • Traitement médicamenteux : on peut arrêter totalement le cycle menstruel et mettre le corps en ménopause artificielle, en utilisant des analogues ou des antagonistes à la GnRH (l’hormone sécrétée par le cerveau pour lancer tout la cascade hormonale menant à l’ovulation), comme l’ Enantone®, le Décapeptyl®, ou le Zoladex®. Cette technique entraîne généralement une diminution temporaire du volume du fibrome, mais en revanche, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement.
  • Contraception oestroprogestative : elle peut également être proposée, avec des anti-inflammatoires. Les hormones de synthèse viennent ainsi éteindre le cycle naturel pour créer un cycle artificiel, permettant généralement de réduire le volume des saignements. Cela ne soigne pas directement le fibrome utérin, mais peut soulager les symptômes !
  • Ultrasons focalisés : cette intervention courte et monitorée par IRM permet de détruire le fibrome en utilisant de la chaleur. Néanmoins, cette technique est encore peu disponible en France (elle est disponible dans quelques centres situés à Lyon, Paris ou Lille), et son indication principale est pour des fibromes uniques, de taille modérée, chez des femmes sans projet immédiat de grossesse.
  • Embolisation : ici, on introduit des petites billes dans le vaisseau sanguin qui nourrit le fibrome afin qu’il ne soit plus irrigué par la circulation sanguine, et meurt. Toutefois, cette technique est de moins en moins fréquente, car elle peut réduire la fertilité, en réduisant la vascularisation de l’endomètre. Elle doit donc être discutée au cas par cas !
  • Myomectomie : il s’agit du retrait du fibrome par opération chirurgicale, tout en conservant l’utérus. Le problème, c’est qu’il existe un risque de récidive, et de fragilisation de la paroi utérine si le fibrome retiré est sous muqueux ou intra-mural. Par ailleurs, des adhérences avec les organes voisins peuvent se créer :s

Hystérectomie : il s’agit de la solution la plus efficace mais aussi de la plus radicale, car elle consiste au retrait total de l’utérus. Elle élimine le risque de récidive, mais empêche aussi toute grossesse future.

fibrome utérin solutions naturelles

Solutions naturelles

Outre ces solutions médicales, que peut-on faire, de son côté, en cas de fibrome utérin ? On précise d’emblée que ces pistes naturelles peuvent aider à ralentir le développement d’un fibrome utérin, mais ne font pas disparaître un fibrome déjà constitué (surtout s’il est volumineux). Ces axes de travail sont plutôt pertinents en prévention et/ou en complément d’une prise en charge médicale 🙂

  • Réduire l’inflammation : les études récentes montrent que les fibromes se comportent comme des tissus inflammatoires chroniques. Ainsi, le fibrome crée une inflammation locale dans le muscle utérin et cette inflammation favorise à son tour la croissance du fibrome. De plus, réduire l’inflammation permet généralement de réduire le volume des menstruations et les douleurs associées 🙂
    Pour ce faire, vous pouvez intégrer davantage d’oméga-3 et d’antioxydants dans votre alimentation (ou via des compléments alimentaires de qualité), tout en évitant le tabac, l’alcool et les aliments ultra transformés. La gestion du stress est également capitale !
  • Soutenir le foie et l’élimination hormonale : les fibromes sont dépendants de nos hormones féminines et surtout des oestrogènes, c’est la raison pour laquelle il faut veiller qu’ils soient bien éliminés après l’ovulation ! Ici, on va donc soutenir le foie qui est en charge de cette détoxification hormonale, grâce à la consommation de crucifères et de plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut. Veillez aussi à bien vous hydrater et à prendre soin de votre microbiote intestinal, pour que les oestrogènes usagés traités par le foie soient bien dirigés vers la sortie.
  • Surveiller son équilibre hormonal : certaines femmes développent des fibromes dans un contexte d’insuffisance lutéale (trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone) après l’ovulation. Il existe heureusement plusieurs pistes pour soutenir la progestérone, avec notamment des plantes comme l’alchémille, prise en deuxième partie de cycle, mais aussi le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, par exemple. Si vous êtes concernée, notre mini-programme consacré à la progestérone devrait vous aider 😉
  • Agir sur le terrain métabolique (poids, glycémie, stress) : comme expliqué plus haut, les oestrogènes se logent dans le tissu adipeux, qui est aussi un lieu de production des oestrogènes. Ainsi, maintenir un poids stable et éviter les pics de glycémie (qui peuvent être induits par la consommation de sucre, mais aussi par la libération de cortisol en cas de stress) peut clairement aider à maintenir un taux d’oestrogènes normal (tout en réduisant aussi l’inflammation globale !).
  • Surveiller son statut en vitamine D, car une carence pourrait favoriser la création de fibromes.

Faut-il réduire les phytoestrogènes ? Certaines plantes comme le lin ou le soja contiennent des molécules semblables à nos oestrogènes : on peut donc se dire qu’en cas d’excès, il vaut mieux les éviter ! Néanmoins, les études semblent démontrer qu’ils peuvent aussi être régulateurs, dans la mesure où ils viennent se loger sur les récepteurs des oestrogènes, certes, mais en ayant un pouvoir oestrogénique moins important. Ainsi, la réponse à cette question doit être clairement personnalisée !

En ce sens, si vous souhaitez être accompagnée de près sur toutes ces problématiques liées à la fertilité, c’est tout l’objet du Fertility Club ! On a à coeur de vous donner toutes les clés d’hygiène de vie que vous pouvez actionner pour mener votre projet de grossesse à bien, en complément d’un suivi médical ou d’un parcours PMA 🙂


fibrome utérin et fertilité

Fibrome utérin : quel impact sur la fertilité ?

Si vous êtes en projet bébé, découvrir un ou plusieurs fibrome(s) peut clairement vous stresser. Si on peut vous rassurer, ce sont surtout les fibromes sous muqueux qui peuvent poser problème, c’est moins le cas des fibromes situés dans le muscle de l’utérus (les fibromes intra-muraux), voire à l’extérieur (les fibromes sous séreux).

Les fibromes intra-muraux (dans l’épaisseur du myomètre, sans atteindre la cavité) peuvent gêner la fertilité si leur taille est importante (supérieure à 4 cm, même si le seuil de 4 cm est indicatif : c’est surtout la déformation de la cavité utérine qui compte !) ou modifier la contractilité utérine, la vascularisation, voire comprimer les trompes. Mais ils ne posent généralement pas de problème pour tomber enceinte !

Idem pour les fibromes sous-séreux : situés à l’extérieur de l’utérus, ils ne perturbent donc ni la fécondation ni la nidation. Toutefois, s’ils sont très gros ou pédiculés, ils peuvent gêner la croissance de l’utérus pendant la grossesse ou provoquer des douleurs si le pédicule se tord (torsion du fibrome). Mais c’est rare !

Concernant les fibromes sous muqueux, tout dépend de leur taille et de leur localisation. En fonction, ils peuvent effectivement réduire les chances de tomber enceinte, en modifiant la vascularisation de l’endomètre ou la contractilité utérine, et surtout en entravant l’implantation de l’embryon. C’est la raison pour laquelle les recommandations officielles conseillent de les retirer avant un projet de grossesse ou une FIV.

Pour résumer, la majorité des femmes atteintes de fibromes conçoivent sans difficulté 🙂 Le risque d’infertilité dépend surtout de leur localisation, plus que de leur taille. Seuls certains fibromes, en particulier ceux situés dans la cavité utérine, peuvent nécessiter une prise en charge avant la conception, souvent avec d’excellents résultats 🙂


grossesse fibrome complications

Fibrome utérin et grossesse : quelles complications possibles ?

Si un fibrome est découvert pendant la grossesse, il sera surveillé de près, d’autant que les fibromes peuvent parfois légèrement augmenter de taille pendant les deux premiers trimestres de la grossesse, sous l’effet des hormones. Mais dans la grande majorité des cas, ils se stabilisent ensuite et régressent après l’accouchement 🙂

Voici les complications qui peuvent se présenter (dans de rares cas) :

  • Un arrêt de grossesse
  • Une mauvaise position du bébé (qui peut se présenter en siège, par exemple)
  • Un accouchement prématuré
  • La nécessité d’un accouchement par césarienne, si le fibrome est proche du col de l’utérus
  • L’augmentation du risque d’hémorragie pendant l’accouchement.

Néanmoins, rassurez-vous : généralement, la grossesse se déroule sans souci et vous serez suivie par votre équipe médicale 🙂 Cette étude par exemple, démontre que les risques ne sont pas forcément ultra-majorés chez les femmes porteuses d’un fibrome, comparativement aux femmes qui n’en ont pas.

Par ailleurs, le fibrome n’est généralement pas retiré pendant la grossesse (sauf urgence vitale), car le fibrome est souvent alimenté par les mêmes vaisseaux que le placenta, et toute manipulation pourrait entraîner des contractions, un décollement placentaire ou un arrêt de grossesse.

Si le fibrome utérin est douloureux (notamment en cas de nécrose liée à une mauvaise irrigation), votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques compatibles avec la grossesse.


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des fibromes utérins ! On espère de tout coeur que cet article vous aura rassurée si vous êtes concernée : un fibrome utérin ne réduit pas de manière drastique vos chances de concevoir, et des solutions existent pour retirer / réduire un fibrome, qu’elles soient médicales ou « naturelles », du moins axées sur votre hygiène de vie.

S’il vous reste encore des questions au sujet des fibromes utérins, n’hésitez pas à les poser en commentaire, en sachant qu’on ne pourra pas vous donner un avis médical, mais plutôt des éléments de compréhension supplémentaires 🙂

L’hormone FSH, essentielle pour la fertilité (féminine et masculine !)

hormones fsh

Les idées clés

  • La FSH est une hormone sécrétée par l’hypophyse, afin de stimuler le développement des follicules ovariens en début de cycle menstruel, et donc de permettre l’ovulation. Elle est donc capitale pour un dialogue cerveau/ovaires optimal !
  • La FSH est une hormone fréquemment dosée en cas de troubles de la fertilité, en sachant que le taux de FSH varie en fonction de la phase du cycle menstruel, mais aussi de l’âge.
  • Elle peut être trop basse ou trop élevée et dans les deux cas, les follicules ne sont pas correctement stimulés pour permettre l’ovulation.
  • FSH et réserve ovarienne sont liés, car une FSH trop haute peut refléter un effort supplémentaire du cerveau pour compenser une mauvaise réponse ovarienne. Néanmoins, on peut avoir une AMH basse (l’AMH étant l’un des marqueurs de la réserve ovarienne) et une FSH normale, prouvant que le corps se débrouille très bien avec un stock de follicules réduit.
  • La FSH est également une hormone essentielle de la fertilité masculine, car elle agit sur la production des spermatozoïdes.

En matière d’hormones féminines, on parle beaucoup des œstrogènes et de la progestérone, qui sont sécrétées au niveau ovarien. Néanmoins, le cycle menstruel est avant tout piloté par le cerveau et par deux hormones en particulier : la LH et la FSH !



rôles FSH

Vous le savez peut-être, mais le cycle menstruel et l’ovulation se déroulent grâce à un dialogue continu entre les ovaires et le cerveau, qui coordonnent ensemble tout le processus. Cette communication a lieu grâce à des hormones qui circulent dans notre sang et qui envoient un message dans un sens ou dans l’autre : soit du cerveau aux ovaires, soit des ovaires au cerveau.

Les rôles de la FSH

En gros, le cerveau commande le processus ovulatoire et les ovaires lui font des rapports en tant réel de l’avancée du processus ! Ainsi, en tout début de cycle menstruel, l’hypothalamus (dans le cerveau) sécrète une hormone, la GnRH, qui est envoyée à une autre de nos glandes cérébrales, l’hypophyse, qui comprend alors qu’elle doit demander aux ovaires de lancer une nouvelle ovulation.

Et pour communiquer avec les ovaires, l’hypophyse sécrète l’hormone qui nous intéresse dans cet article, la FSH ! Plus concrètement, la FSH a deux rôles : permettre la maturation des follicules ovariens et réguler la mort programmée de ceux qui finalement, n’ovuleront pas.

dialogue cerveau ovaires

Stimulation des follicules

Le rôle majeur de la FSH est la maturation folliculaire : son nom complet est d’ailleurs, en anglais, Follicle Stimulating Hormone, ou hormone folliculo stimulante en français.

Elle est donc sécrétée par l’hypophyse en début de cycle menstruel pour stimuler les ovaires et commander le recrutement et la maturation de plusieurs follicules par ovaire. Chaque follicule est une sorte de petit sac, contenant un ovocyte et plusieurs follicules (environ 5 à 20 par ovaire selon la réserve) se mettent à croître sous l’effet de la FSH, mais un seul sera sélectionné pour devenir dominant.

Il faut savoir que plus les follicules se développent, plus leur sécrétion d’œstrogènes augmente : or, cette montée des oestrogènes provoque une baisse de la FSH (c’est un rétrocontrôle négatif), puisque cette présence des œstrogènes prouve à l’hypophyse que les ovaires ont bien reçu le message et qu’ils « travaillent bien ».

Néanmoins, au bout de quelques jours, un follicule tire son épingle du jeu et sera celui qui pourra ovuler! Il produit beaucoup d’œstrogènes, et ce rétrocontrôle négatif (beaucoup d’œstrogènes = baisse de la FSH) s’inverse temporairement juste avant l’ovulation : la FSH connaît un petit pic, qui contribue à la maturation finale du follicule et une seconde hormone est sécrétée de manière massive par l’hypophyse, la LH. Ce pic de LH provoque la rupture de la membrane folliculaire : c’est l’ovulation.

Après l’ovulation, la FSH et la LH diminuent sous l’effet de la progestérone sécrétée par le corps jaune, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse pour empêcher toute nouvelle ovulation.

Sélection du follicule dominant

Un autre rôle moins connu de la FSH, c’est son impact sur l’atrésie folliculaire (la mort cellulaire programmée des follicules, qu’on appelle aussi apoptose) : elle agit en effet comme un bouclier anti-apoptose (donc anti-mort !) sur les follicules en croissance. C’est grâce à cette fine régulation que notre corps ne libère qu’un seul ovocyte par cycle !

Comment cette régulation s’opère-t-elle ? Au départ, tous les follicules ne naissent pas égaux : en effet, certains présentent plus de récepteurs à la FSH, une meilleure vascularisation et donc une meilleure capacité à produire des œstrogènes.

Or, plus un follicule produit d’œstrogènes, plus il renforce sa propre survie, puisque les œstrogènes augmentent l’expression des récepteurs à la FSH, et diminuent la FSH dans le sang via un rétrocontrôle sur l’hypophyse. 

Le follicule le plus performant « capte » davantage de FSH que ses petits camarades, qui se lie à ses récepteurs, ce qui a pour effet de baisser la FSH globale et prive les autres follicules de stimulation. Comme ils ne sont plus assez stimulés, ils entrent en atrésie, arrêtent de grandir et finissent par mourir.

Le follicule dominant est celui qui a accumulé suffisamment de récepteurs à la FSH pour rester stimulé même lorsque la FSH redescend (environ une semaine après le début du cycle), et qui a acquis des récepteurs à la LH, essentiels pour permettre la rupture de sa membrane au moment de l’ovulation.

Pour résumer, la FSH lance un signal général, et seul le follicule le plus sensible et performant réussit à maintenir sa croissance quand la FSH redescend. C’est lui qui devient dominant et qui libère un ovocyte à l’ovulation ! On pourrait presque dire que la FSH crée une compétition, et que le follicule dominant la gagne grâce à ses “récepteurs d’élite”.


taux de FSH normal

Taux de FSH : qu’est-ce qu’un taux normal ?

Vous l’avez compris, la FSH est une hormone capitale du cycle menstruel, de l’ovulation et de la fertilité. Pour s’assurer qu’elle est sécrétée en juste quantité, il est possible d’effectuer un bilan hormonal et un dosage de la FSH par prise de sang en début de cycle menstruel (entre le 2ème et le 5ème jour), en sachant que la FSH fluctue selon l’âge et la réserve ovarienne

Voici les valeurs de référence de la FSH :

  • Phase folliculaire (J2–J5 du cycle) : 3 à 10 UI/L
  • Pic ovulatoire : 6 à 20 UI/L (parfois jusqu’à 25)
  • Phase lutéale : 1,5 à 9 UI/L
  • Périménopause : souvent supérieure à 10–20 UI/L
  • Ménopause : supérieure à 25–30 UI/L (souvent entre 50 et 100 UI/L)
  • Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : supérieure à 25 UI/L à deux reprises à 4 semaines d’intervalle
  • Aménorrhée hypothalamique (le cycle menstruel est bloqué en raison d’un défaut de commande au niveau de l’hypothalamus) : inférieure à 3 UI/L.

Ces chiffres sont bien sûr donnés à titre indicatif, peuvent dépendre des laboratoires et sont surtout à interpréter à l’aide de votre médecin, en fonction de votre contexte personnel. Et surtout, une mesure de FSH ne veut rien dire seule et est toujours mesurée aux côtés d’autres hormones : les œstrogènes, la LH, mais aussi les hormones androgènes, les hormones thyroïdiennes et la prolactine, entre autres.

D’ailleurs, si vous souhaitez réaliser un bilan hormonal 100% utile (réalisé au bon moment du cycle, avec les bonnes hormones, dont fait bien sûr partie la FSH, mais pas que) et comprendre vos résultats, voici notre guide Bilan hormonal, disponible gratuitement !


FSH, AMH, réserve ovarienne

Le lien entre FSH, réserve ovarienne et AMH

Une FSH élevée est souvent le reflet indirect d’une réserve ovarienne diminuée : l’hypophyse sécrète davantage de FSH pour compenser la moindre sensibilité des ovaires.

En effet, lorsque la FSH augmente, c’est le signe que les ovaires répondent moins bien au signal du cerveau : la stimulation doit être plus forte pour déclencher l’ovulation, ce qui traduit une baisse d’efficacité de la réponse ovarienne, possiblement en raison d’un stock réduit (mais parfois aussi à une moindre sensibilité des ovaires au signal hormonal).

La réserve ovarienne est mesurée par l’AMH, sécrétée par les petits follicules antraux, les follicules en attente, dans les ovaires. C’est une sorte de « photo » du stock restant à un instant t, c’est-à-dire reflétant les follicules en pré croissance sur ce cycle là !

Cela dit, on peut aussi avoir une AMH basse avec une FSH tout à fait normale ! En effet, dans ce cas, les ovaires, même avec peu de follicules, répondent encore bien à la stimulation. Il faut bien comprendre que l’AMH ne dit rien sur la qualité de l’ovulation ni sur la qualité des ovocytes et renseigne seulement sur le nombre de tentatives possibles. Une réserve ovarienne basse n’empêche pas une ovulation normale 🙂

Ainsi, si votre AMH est basse mais que votre FSH est encore tout à fait dans les normes, pas de panique, tout va bien ! En revanche, si votre AMH est basse et votre FSH trop haute, cela signale un souci au niveau ovarien, possiblement au niveau de la réserve ovarienne (mais pas forcément).

Par ailleurs, on peut aussi avoir une AMH basse et une FSH basse ! Dans ce cas, ce n’est pas la réserve ovarienne qui pose problème, mais plutôt le cerveau qui n’envoie pas le signal pour stimuler les ovaires. Résultat : les follicules “dorment”, ils produisent peu d’AMH, mais la réserve n’est pas forcément épuisée 🙂


traitements FSH

FSH trop basse / trop élevée : que faire ?

Il peut arriver qu’au bilan sanguin, le taux de FSH revienne trop bas ou trop haut :

  • Un taux de FSH trop bas signifie que le “problème” vient du cerveau (de l’hypophyse) qui n’en sécrète pas suffisamment. Cela peut notamment arriver en cas d’aménorrhée, quand le cycle est totalement mis à l’arrêt par le chef de l’hypophyse, l’hypothalamus, notamment en raison d’un stress (physique ou émotionnel) trop intense.
  • Un taux de FSH trop élevé reflète plutôt un souci au niveau de la réponse ovarienne : malgré les sollicitations de l’hypophyse, les follicules ne se développent pas / pas suffisamment pour permettre l’ovulation. Une insuffisance ovarienne précoce ou la périménopause, peuvent, entre autres, être en cause.

Dans les deux cas, les symptômes sont assez similaires et corrélés à une carence en oestrogènes : ovulation absente / irrégulière, peu de glaire cervicale, sécheresse de la peau et des muqueuses, bouffées de chaleur, règles absentes ou peu abondantes, etc.

Il existe des solutions pour pallier à un manque ou un excès de FSH, autant du côté de la médecine (traitement hormonal, PMA) que de l’hygiène de vie (gestion des émotions, sommeil réparateur, soutien de la qualité ovocytaire, alimentation équilibrée et suffisamment nutritive, etc.).

Si vous êtes concernée par un déséquilibre de la FSH (que ce soit un manque ou un excès), on en parle beaucoup plus en détail dans notre article FSH élevée ou trop basse, que faire ?,  donc n’hésitez pas à le consulter, il pourra vous apporter certaines pistes très utiles !


FSH homme

L’hormone FSH chez l’homme

On ne le sait pas toujours, mais les hommes produisent aussi de la FSH : en effet, chez eux, elle stimule la production de spermatozoïdes par les testicules car elle agit sur les cellules de Sertoli ! Comme chez la femme, elle est donc essentielle à la création des gamètes (ovules et spermatozoïdes).

Et comme chez les femmes, la FSH peut aussi être trop haute ou trop basse chez les hommes :

  • FSH basse : cela signifie un signal cérébral insuffisant, souvent avec une LH et une testostérone basse. Parmi les causes possibles : une GnRH basse (donc un blocage au niveau de l’hypothalamus), une atteinte hypophysaire, un excès de prolactine, le stress ou encore un déficit énergétique important.
  • FSH élevée : dans ce cas, ce sont les testicules qui ne répondent plus bien, avec souvent une LH haute et une testostérone normale ou basse. Cela peut venir de l’âge (la FSH augmente aussi avec l’âge, car l’hypophyse sur-stimule les testicules), d’une anomalie génétique, d’une exposition trop fréquente à la chaleur, aux perturbateurs endocriniens, ou encore des suites d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie.

En parallèle du bilan sanguin, la réalisation d’un spermogramme révèle souvent une oligospermie, voire une azoospermie, c’est-à-dire un manque de spermatozoïdes, voire une absence totale.

Néanmoins, un homme peut aussi présenter un spermogramme anormal avec une FSH normale ! La fertilité masculine peut être impactée par d’autres choses, et dans ce, on explore d’autres causes (mécaniques, génétiques ou liées à l’hygiène de vie, par exemple).


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous savez désormais tout sur la FSH ! Cet article était parfois un peu technique, mais il est souvent essentiel (et passionnant !) de se pencher davantage sur les mécanismes physiologiques qui s’opèrent dans notre corps 🙂

En résumé, vous l’aurez compris, la FSH est un messager précieux de la communication entre le cerveau et les ovaires. En ce sens, si votre FSH vous envoie des signaux indiquant un déséquilibre chez vous, on peut se pencher dessus ensemble dans le cadre du Fertility Club, afin de vous donner plein de clés pour revenir à l’équilibre 🙂

Testostérone chez la femme : rôle, symptômes d’un déséquilibre et solutions

testostérone femme

Les idées clés

  • Les femmes produisent de la testostérone, via les ovaires et les glandes surrénales.
  • La testostérone a un rôle à jouer sur le cycle menstruel, notamment en raison de son implication dans la croissance des follicules ovariens et de sa conversion en oestrogènes.
  • Elle a également un impact sur notre santé globale et plus particulièrement sur notre santé osseuse, notre masse musculaire, notre libido et notre énergie. Son influence sur notre santé mentale et cognitive fait pour le moment encore débat, mais certaines études prouvent un effet protecteur de la testostérone.
  • Une carence ou un excès de testostérone ont tous les deux un impact sur l’ovulation et la fertilité, via différents mécanismes.
  • Des solutions médicales et des pistes d’hygiène de vie aident à retrouver un taux de testostérone optimal

La testostérone n’est pas une hormone que l’on associe spontanément à la féminité et à la fertilité : en effet, on en parle surtout quand il est question de la sexualité, de la fertilité, et de la musculature des hommes !

Pourtant, les femmes produisent bel et bien de la testostérone, et généralement, quand le corps dépense de l’énergie pour produire quelque chose, c’est qu’il y a une raison : et la testostérone ne fait pas exception, car elle a un vrai rôle à jouer dans le cycle menstruel, l’ovulation et notre fertilité, et pas seulement en stimulant notre libido ;)) !

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Insuffisance ovarienne précoce : causes, diagnostic et traitements

insuffisance ovarienne

Les idées clés

  • L’insuffisance ovarienne précoce se définit comme un dysfonctionnement ovarien prématuré, avant l’âge de 40 ans.
  • Elle est différente de la ménopause, dans la mesure où le cycle menstruel n’est pas définitivement stoppé, mais fortement ralenti, avec des impacts sur la santé globale et la fertilité.
  • L’insuffisance ovarienne prématurée est une trouble de santé reproductive qui peut être dû à une anomalie génétique, un trouble immunitaire ou faire suite à une chimiothérapie ou une radiothérapie. Toutefois, 70% des IOP sont encore à ce jour inexpliquées !
  • En cas d’IOP et de désir d’enfant, un parcours PMA peut être envisagé, même si une grossesse naturelle reste possible.

Quand on souhaite avoir un enfant et que les essais se prolongent, on peut craindre d’avoir un souci de fertilité et notamment, quand on avance en âge, de souffrir d’une insuffisance ovarienne précoce (ou IOP).

Déjà, rappelons que l’IOP est relativement peu fréquente, car elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans 🙂 Néanmoins, comme elle soulève des questions très légitimes à son sujet, on va dans cet article, vous expliquer concrètement ce que c’est (et ce que ce n’est pas !), comment elle se manifeste et comment on peut la contourner quand on a envie de faire un bébé 🙂

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