Les idées clés
- Le cycle menstruel est tout un processus hormonal qui permet à une femme d’ovuler et de démarrer une grossesse.
- Il suit 4 phases : les règles, la phase pré-ovulatoire, l’ovulation et la phase post-ovulatoire, durant lesquelles le cerveau et les ovaires communiquent.
- Un cycle menstruel « classique » dure entre 21 et 35 jours. L’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle, ni 14 jours avant les règles suivantes.
- Le cycle menstruel démarre à la puberté et s’arrête à la ménopause. Les processus de démarrage et d’arrêt du cycle menstruel prennent des années !
- Le cycle menstruel s’arrête pendant la grossesse et sous contraception hormonale. Il peut être entravé en cas de troubles du cycle comme le SOPK ou après un accouchement.
- Il existe des solutions, médicales et naturelles, pour apaiser le cycle menstruel.
Entre ses 12 ans et ses 52 ans en moyenne, une femme a ses règles près de 450 fois, lui rappelant avec plus ou moins de bonheur que son corps est fertile et qu’il se prépare d’arrache pied, chaque mois, à accueillir une grossesse. Car oui, on l’oublie souvent, mais le rôle du cycle menstruel n’est autre que d’accueillir un embryon dans le cas où une fécondation aurait eu lieu. Contrairement aux hommes qui sont fertiles de leur puberté jusqu’à leur mort, et ce, absolument tous les jours sans qu’un mécanisme hormonal n’entre en jeu, les femmes ne peuvent concevoir que quelques jours par mois (la fameuse fenêtre de fertilité) pendant une quarantaine d’années, grâce à un subtil dialogue entre leurs hormones.
Hélas, on connaît souvent peu les mécanismes qui guident ce cycle et on peut voir débarquer nos règles sans réellement comprendre toutes les étapes par lesquelles le corps est passé pour en arriver là.
Vous avez peut-être cette sensation d’être une spectatrice passive de votre cycle menstruel et de le subir sans la moindre clé de compréhension ou marge de manoeuvre ? Or, quand on le connaît un peu mieux, on découvre une artillerie merveilleusement bien huilée, qui guide à la fois notre fertilité, mais aussi notre énergie, notre confiance en nous et notre santé plus globale. On vous propose donc de lever le voile sur les secrets du cycle menstruel et de vous partager toutes ses subtilités !
L'article, en bref
ToggleLes 4 hormones principales et leurs rôles tout au long du cycle menstruel
- FSH : elle démarre le recrutement des follicules en début de cycle et stimule leur maturation dans les ovaires. Elle est sécrétée par l’hypophyse, dans le cerveau !
- Œstrogènes : ils augmentent progressivement pendant toute la phase folliculaire, et sont sécrétés par les follicules en développement dans les ovaires. Ils épaississent l’endomètre, modifient la glaire cervicale pour améliorer sa qualité et, à partir d’un certain seuil, provoquent le pic de LH.
- LH : cette seconde hormone hypophysairedéclenche l’ovulation !
- Progestérone : sécrétée par le corps jaune, elle prépare notre corps à la grossesse, en stabilisant l’endomètre, notamment. La période fertile se referme après l’ovulation, car la progestérone verrouille la sécrétion de FSH et de LH par l’hypophyse, jusqu’aux règles suivantes.
Si vous souhaitez comprendre en détail le rôle de chacune de ces hormones, retrouvez nos guides complets sur les œstrogènes, la progestérone, la FSH et la LH !
Les 4 phases du cycle menstruel, en un coup d’œil
Le cycle menstruel se divise en quatre phases principales, que voici !
| Phase | Hormone dominante | Ce qu’il se passe |
|---|---|---|
| 💧Menstruelle | Chute des œstrogènes et de la progestérone |
Élimination de l’endomètre |
| 🌱Folliculaire | Montée progressive des œstrogènes |
Maturation des follicules, épaississement de l’endomètre |
| ◎Ovulatoire | Pic de LH | Libération de l’ovocyte |
| 🛡Lutéale | Progestérone | Préparation de l’utérus à une grossesse |
Comment savoir si mon cycle menstruel est normal ? Quelques repères
Toutes les femmes n’ont pas le même cycle menstruel, et c’est parfaitement normal ! Si certaines caractéristiques sont considérées comme physiologiques, il existe en réalité une grande variabilité d’une femme à l’autre, et même d’un cycle à l’autre. Voici les principaux repères à connaître pour savoir si votre cycle se situe dans les normes habituellement observées 🙂
| Élément | Ce qui est généralement considéré comme normal |
|---|---|
| Durée du cycle | 21 à 35 jours |
| Variation entre les cycles | Moins de 7 à 9 jours selon les recommandations |
| Durée des règles | 2 à 8 jours |
| Quantité des règles | Environ 40 à 80 mL |
| Phase lutéale | 11 à 16 jours |
Qu’est-ce qu’un cycle irrégulier ?
On parle de cycle irrégulier lorsqu’il y a plus de 7 jours d’écart entre les cycles : ainsi, si vous avez un cycle qui dure 24, puis 28, puis 30, puis 26 jours, votre cycle menstruel n’est pas considéré comme irrégulier. Il s’agit simplement de petites variations physiologiques, dans la date de votre ovulation ou la durée de votre phase post ovulatoire, qui n’ont rien de grave et sont naturelles chez la femme 🙂
Quelle est la durée du cycle menstruel ? Le mythe des 28 jours
Vous l’avez probablement remarqué, on n’a pas indiqué de jours pour chaque phase du cycle. Et pour cause !! Les sites ou livres dans lesquels on vous parle d’une phase pré-ovulatoire du jour 1 au jour 14, puis d’une phase post-ovulatoire du jour 14 au jour 28 ont apparemment des pouvoirs divinatoires que votre propre corps n’a pas !
Aucune femme n’a un cycle réglé comme du papier à musique, chaque femme est différente et pour chacune, chaque cycle peut être différent. Les fluctuations sont tout à fait normales et peuvent résulter d’une période de stress, d’un changement important dans l’alimentation, d’une maladie, de la pré-ménopause, etc. Il est impossible d’identifier à l’avance le moment où votre cycle va briser la routine.
La longueur normale d’un cycle est en réalité comprise entre 21 et 35 jours. Disons que 28 jours est la moyenne (et la règle sous pilule), qui ne concerne que 15% des femmes !

Et pourtant, de nombreuses applications de suivi de cycle aujourd’hui largement utilisées pour contrôler sa fertilité se basent sur cette donnée erronée (qui était à l’origine de la méthode Ogino, unanimement admise comme désuète) et représentent en danger par la fausse information qu’elles fournissent aux femmes, surtout en contraception.

Comment se déroule le cycle menstruel ?
Si on devait résumer le cycle menstruel en une seule phrase, à chaque cycle, le corps de la femme libère un ovule, et son utérus se prépare à l’accueillir s’il devait être fécondé par un spermatozoïde. On peut d’ailleurs aussi parler de cycle ovarien 🙂
S’il y a fécondation, la grossesse démarre et le cycle sera à l’arrêt jusqu’au retour de couches (lien). En revanche, si l’ovule n’est pas fécondé, l’utérus évacue le “nid” qu’il a construit, donnant lieu aux menstruations et le cycle menstruel redémarre.

Sans rentrer dans le détail, sachez que le cycle menstruel est orchestré par quatre principales hormones féminines qui dialoguent entre elles et qui, à différents moments du mois, disent à votre corps comment agir :
Au pilotage, se trouve le cerveau (plus précisément l’hypophyse), qui émet deux hormones, la FSH qui fait maturer les follicules et la LH, qui, quand le follicule dominant est prêt à expulser son ovocyte, déclenche l’ovulation.
À l’exécution, se trouvent les ovaires et à l’intérieur, et les follicules qui sécrètent des œstrogènes principalement pendant la première partie du cycle. Une fois l’ovulation passée, le corps jaune (l’enveloppe qui contenait l’ovule) se met à sécréter de la progestérone, dont le rôle est de maintenir l’endomètre en cas de grossesse.
Ce jeu hormonal rythme l’ensemble du cycle menstruel, que l’on peut découper en quatre grandes phases, comparables aux saisons (on aime bien cette analogie qui permet de saisir toute la subtilité du cycle, aussi bien mécaniquement qu’émotionnellement).

Règles
Si elles lancent le début d’un nouveau cycle, les règles sont en fait le résultat de l’ovulation et de l’absence de fécondation lors du cycle précédent. Loin d’être “sales” ou honteuses, elles sont le signe que votre corps fait peau neuve pour accueillir un nouveau cycle.
Plus concrètement, les menstruations sont provoquées par la chute de la progestérone qui intervient en l’absence de grossesse. En effet, sans fécondation, le corps jaune a une durée de vie de 16 jours maximum et cesse donc de produire cette précieuse hormone, qui maintient la muqueuse utérine en place. L’endomètre (autre nom de la muqueuse utérine), n’est plus nécessaire et il s’évacue par votre vagin : les saignements correspondent donc à la libération de cette couche.
Les règles durent entre 2 et 8 jours et on ne perd que 40 à 80 ml de sang, soit l’équivalent de 2 à 3 cuillères à soupe. Elles peuvent néanmoins être très douloureuses pour certaines femmes (et ce n’est pas normal !).
On qualifie cette phase d’hiver du cycle car elle peut être marquée par une hibernation, un besoin de se replier sur soi, de se reposer et de se préserver pour retrouver l’énergie qui n’est en général pas au rendez-vous.
D’autres saignements et spottings peuvent apparaître au cours du cycle, mais il ne s’agit pas forcément des règles (qui, elles, sont toujours précédées d’une ovulation).

Phase pré ovulatoire (ou phase folliculaire)
On l’appelle aussi phase folliculaire, puisque c’est à ce moment là que se préparent les follicules, dont un deviendra l’ovule dominant. Cette phase folliculaire dure jusqu’à l’ovulation.
Il s’agit de la période durant laquelle une vingtaine de follicules s’activent, sous l’action de la FSH, et où l’endomètre commence à s’épaissir pour accueillir le follicule élu, appelée l’ovocyte, s’il devait être fécondé.
C’est à ce moment là que les œstrogènes commencent à monter, provoquant une production de glaire cervicale qui, lorsqu’elle s’écoule par le vagin, permet à la femme de déterminer qu’elle entre dans sa fenêtre de fertilité. Cette glaire est différente des pertes blanches présentes chez certaines femmes tout au long du cycle et est marqueur indéniable de fécondité, que les œstrogènes montent et que le corps prépare l’ovulation. Grâce à la glaire cervicale, une femme est fertile jusqu’à 5 jours environ avant son ovulation.
Cette étape est la plus aléatoire du cycle menstruel, qui peut être très courte, comme très longue. En effet, dans un cycle court, l’ovulation peut intervenir quelques jours seulement après les règles, ce qui explique que certaines femmes puissent tomber enceinte pendant leurs règles.
D’où l’importance de bien savoir observer son cycle et notamment ses sécrétions, pour savoir où l’on en est, car le mythe de l’ovulation le jour 14 est loin d’être une science exacte ! Des études ont toutefois démontré qu’en moyenne, la phase pré-ovulatoire dure 16 jours. Mais il s’agit d’une moyenne, car il arrive aussi, chez les femmes qui ont des cycles menstruels très longs, que l’ovulation soit bien plus tardive et que la phase folliculaire soit bien plus longue.
En termes d’énergie, on la qualifie de printemps du cycle car elle correspond à une remontée de la vitalité, du dynamisme, une ouverture vers l’extérieur et une créativité en effervescence.

Ovulation (ou phase ovulatoire)
L’ovulation correspond à la libération de l’ovocyte par le follicule dominant dans la trompe utérine, où il pourra éventuellement être fécondé par un spermatozoïde. Cette étape ne dure que quelques instants, mais l’ovocyte ne survit qu’environ 18 heures.
Comment le corps déclenche-t-il l’ovulation ? Au cours de la phase folliculaire, les follicules sécrètent progressivement de plus en plus d’œstrogènes. Lorsqu’un follicule devient suffisamment mature, cette hausse d’œstrogènes provoque un pic de LH, qui déclenche la libération de l’ovocyte. C’est d’ailleurs cette hormone que détectent les tests d’ovulation !
Si l’ovulation n’a pas forcément lieu au 14ᵉ jour du cycle, elle est néanmoins identifiable grâce à plusieurs signes : la glaire cervicale devient très abondante, transparente et glissante, le col de l’utérus remonte, s’ouvre et s’assouplit, et certaines femmes observent un léger spotting. Elle est ensuite suivie d’une augmentation de la température corporelle sous l’effet de la progestérone.
L’ovulation correspond aussi au sommet de la fenêtre de fertilité. C’est souvent une période où la libido, l’énergie et le sentiment de confiance en soi sont au plus haut, sous l’influence des hormones.
Quelle est la différence entre l’ovulation et la fenêtre de fertilité ?
L’ovulation ne dure que quelques instants, mais la période fertile est plus longue.
- Les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 5 jours dans la glaire cervicale.
- L’ovocyte peut être fécondé pendant 12 à 24 heures après son expulsion.
Autrement dit, une grossesse peut débuter après un rapport ayant eu lieu jusqu’à cinq jours avant l’ovulation, mais aussi dans les heures qui la suivent.

Phase post ovulatoire (ou phase lutéale)
La phase lutéale débute juste après l’ovulation et se termine au premier jour des règles. Contrairement à la phase folliculaire, sa durée est relativement stable : on dit qu’elle dure environ 14 jours (selon une étude), mais c’est une moyenne, car elle dure généralement entre 11 et 16 jours.
Après l’ovulation, le follicule vidé de son ovocyte se transforme en corps jaune, qui sécrète de la progestérone. Cette hormone prépare l’utérus à une éventuelle grossesse et provoque plusieurs changements facilement observables :
- une augmentation de la température basale
- une disparition progressive de la glaire cervicale, avec souvent une sensation de sécheresse
- un col de l’utérus qui redescend, se ferme et se raffermit.
Deux situations sont alors possibles :
- S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune cesse progressivement de produire de la progestérone. L’endomètre n’étant plus maintenu, il s’élimine : ce sont les règles.
- S’il y a fécondation, le corps jaune poursuit sa production de progestérone et d’œstrogènes afin de favoriser la nidation, jusqu’à ce que le relais soit pris par le placenta.
Une fois l’ovulation passée, il n’est plus possible de concevoir au cours de ce cycle : cette phase correspond donc à une période d’infertilité.
Sur le plan du ressenti, la phase lutéale est souvent associée au syndrome prémenstruel (SPM), avec des symptômes très variables d’une femme à l’autre : fatigue, douleurs, irritabilité ou au contraire besoin de ralentir et de se recentrer.
Voici un tableau récapitulatif pour résumer tout ça !
| Phase | Hormone dominante | Fertilité | Énergie |
|---|---|---|---|
| 💧 Règles | Chute des hormones | Très faible | Basse |
| 🌱 Folliculaire | Œstrogènes | Augmente | Augmente |
| ◎ Ovulation | LH | Maximale | Maximale |
| 🛡 Lutéale | Progestérone | Nulle | Plus calme |
Et voilà, vous connaissez toutes les grandes phases du cycle menstruel ! Pour autant, s’il répond à une séquence digne d’une horloge suisse, chaque cycle est unique et faire des prédictions (notamment en considérant qu’un cycle dure forcément 28 jours avec une ovulation au 14e jour) est aussi fiable que de prévoir la météo sur une semaine à Paris !

Quand faut-il consulter un médecin ?
Il est important d’aller consulter dès que votre cycle menstruel impacte trop votre vie quotidienne : si vos règles sont trop douloureuses, trop abondantes ou absentes, si vous avez une ovulation douloureuse ou un syndrome prémenstruel trop intense, surtout, demandez conseil à votre gynécologue, votre sage-femme ou votre médecin traitant pour qu’il puisse creuser avec vous.
En complément, sachez que nous avons créé un programme dédié à l’apaisement du cycle menstruel, le Moody Club, qui vous donne toutes les clés pour comprendre et surtout apaiser votre cycle en fonction de vos problématiques. On est là pour vous ! <3

L’absence de règles (ou quand le cycle est à l’arrêt !)
On parle de cycle irrégulier lorsqu’il y a plus de 7 jours d’écart entre les cycles : ainsi, si vous avez un cycle qui dure 24, puis 28, puis 30, puis 26 jours, votre cycle menstruel n’est pas considéré comme irrégulier. Il s’agit simplement de petites variations physiologiques, dans la date de votre ovulation ou la durée de votre phase post ovulatoire, qui n’ont rien de grave et sont naturelles chez la femme 🙂
Si vous n’avez plus vos règles depuis plus de 3 mois, vous êtes en aménorrhée et cela signifie que votre ovulation est bloquée et que vous restez dans votre phase pré-ovulatoire (phase folliculaire).L’ovulation est naturellement bloquée en cas de grossesse, par exemple ! Elle peut aussi être perturbée si :
vous êtes en post-partum et que vous allaitez votre bébé (la prolactine, l’hormone de la lactation, bloque l’ovulation),
après l’arrêt d’un contraceptif hormonal (le temps que le cycle menstruel redémarre)
mais également en cas de SOPK, par exemple.
Par ailleurs, sachez aussi qu’il est tout à fait possible de suivre son ovulation en ayant un cycle irrégulier, grâce à la symptothermie !
Le cycle menstruel peut aussi être mis totalement sur pause pour d’autres raisons, notamment un excès de stress ou une sous nutrition, et on parle alors d’aménorrhée, si le cycle est bloqué pendant plus de 3 mois.
En tout cas, si votre cycle menstruel est réellement irrégulier ou si vos règles sont aux abonnées absentes, n’hésitez pas à consulter votre médecin, sage femme ou gynécologue pour voir d’où peut venir le souci.

Comment calculer son cycle menstruel et la date de l’ovulation ?
La convention est qu’un cycle commence le premier jour des règles et s’achève le premier jour des règles suivantes. C’est ce nombre de jours qui correspond à la durée de votre cycle !
En revanche, contrairement à une idée reçue, on ne peut pas calculer sa date d’ovulation. La méthode du calendrier (ou méthode Ogino), qui consiste à prédire l’ovulation à partir de la durée des cycles précédents, est aujourd’hui considérée comme peu fiable. En effet, l’ovulation dépend d’une cascade hormonale dont le timing peut naturellement varier d’un cycle à l’autre, même chez une même femme.
Alors, comment savoir où l’on en est dans son cycle ?

L’importance d’observer son cycle menstruel
Si on ne peut pas prédire son ovulation, il est néanmoins tout à fait possible d’identifier sa période de fertilité grâce à l’observation de ses signaux de fertilité, qui sont directement corrélés aux hormones du cycle menstruel :
- La montée des oestrogènes en phase folliculaire modifie la glaire cervicale, mucus sécrété par les cryptes du col de l’utérus. En période ovulatoire, elle est plus glissante, élastique et transparente
- Dans le même temps, le col de l’utérus change aussi : il remonte, s’ouvre et se ramollit à l’approche de l’ovulation
- Après l’ovulation, la progestérone provoque une légère augmentation de notre température basale, au repos, de l’ordre de 0,2 à 0,5 degré.
L’observation combinée de ces trois indicateurs s’appelle la symptothermie, méthode fiable à 98,2% ! Elle permet aussi de déceler certains troubles du cycle menstruel : absence d’ovulation, ovulation tardive, phase lutéale trop courte, etc.
Par ailleurs, ces observations permettent également de comprendre pourquoi notre niveau d’énergie fluctue selon les phases du cycle, pourquoi on se sent belle et très à l’aise au moment de l’ovulation et que nos cheveux tirent la tronche (comme nous d’ailleurs !) avant les menstruations. Que nos seins, notre ventre et notre humeur changent du tout au tout au cours du cycle est la chose la plus normale (et scientifique !) qui soit.
Quel est le lien entre l’hygiène de vie et le cycle menstruel ?
Le cycle menstruel est particulièrement sensible à notre environnement. Notre cerveau adapte en permanence la production des hormones en fonction des informations qu’il reçoit : qualité de l’alimentation, niveau de stress, sommeil, activité physique… Autrement dit, notre mode de vie peut influencer directement notre équilibre hormonal !
L’alimentation
Les hormones sexuelles sont fabriquées à partir des nutriments que nous apportons à notre organisme : les protéines, les bons gras, mais aussi de nombreux vitamines et minéraux sont indispensables à leur production !
À l’inverse, une sous-alimentation ou une disponibilité énergétique insuffisante (lorsque les apports alimentaires ne couvrent pas les dépenses de l’organisme) peuvent perturber l’ovulation, voire entraîner un arrêt du cycle.
Le stress
Le système nerveux et le système hormonal sont étroitement liés, notamment au niveau de l’hypothalamus, véritable chef d’orchestre du cycle menstruel. En période de stress important ou prolongé, le cerveau peut retarder, voire bloquer l’ovulation afin de privilégier les fonctions jugées essentielles à la survie.
Le sommeil et la lumière
Le sommeil participe au bon fonctionnement de nombreuses hormones impliquées dans le cycle menstruel. Les rythmes veille-sommeil, fortement influencés par l’exposition à la lumière, jouent eux aussi un rôle dans la synchronisation de notre horloge biologique et de notre équilibre hormonal !
L’activité physique
Une activité physique régulière est généralement bénéfique pour la santé hormonale. En revanche, un entraînement très intense, surtout lorsqu’il s’accompagne d’un déficit énergétique, peut perturber l’ovulation et entraîner des cycles irréguliers, voire une aménorrhée.

Comment se déroule le cycle menstruel sous pilule ?
Il est fréquent d’entendre que la pilule contraceptive vient réguler le cycle menstruel. Mais c’est faux ! En réalité, les contraceptifs hormonaux peuvent modifier ou supprimer les cycles naturels. Ainsi, sous pilule, le cycle est mis en pause, car l’ovulation est bloquée : et, oui, c’est tout « l’intérêt » de prendre un contraceptif hormonal.
La pilule va ensuite imiter le cycle naturel chez la femme, grâce aux saignements provoqués tous les 28 jours ; saignements qui ne sont pas des règles, mais seulement une hémorragie de privation due à la semaine de pause ou aux comprimés placebo. D’ailleurs, les femmes qui prennent la pilule en continu n’ont généralement plus leurs règles.
Ainsi, si vous avez des soucis liés à votre cycle menstruel (cycle irrégulier, syndrome prémenstruel, endométriose, phase folliculaire trop longue…), la pilule ne vient pas réellement les régler, mais les camoufle (elle peut néanmoins être une béquille nécéssaire, et on vous comprend !)
Le cycle menstruel tout au long de la vie fertile
Notre cycle menstruel nous accompagne tout au long de notre vie fertile, pendant près de 40 ans 🙂

Adolescence
L’adolescence, et surtout la puberté, sont généralement le moment où le cycle menstruel démarre : ce sont les ménarches, qui ont lieu vers 11-12 ans en moyenne. En amont, les premiers signes de la puberté apparaissent (poils, seins, pertes blanches plus abondantes, etc.) et on estime que les premières règles surviennent environ 2 ans après ces premiers signes.
Au début de la vie menstruelle, il est normal que les cycles menstruels soient irréguliers, car il faut un peu de temps pour que le dialogue cerveau / ovaires soit fluide, qu’il mûrisse et se cale correctement. Il est donc un peu improductif de prescrire une pilule à une jeune fille pour réguler ses cycles, puisque, nous l’avons vu, elle met le cycle en pause et empêche l’aboutissement de sa mise en place à l’adolescence.

Ménopause
Le cycle menstruel s’arrête avec la ménopause, qui survient chez la femmevers 51 ans environ. Néanmoins, de la même manière que le cycle menstruel met un peu de temps à se mettre véritablement en place à l’adolescence,il met aussi plusieurs années à s’arrêter complètement : cette période, qui peut durer 10 ans, s’appelle la périménopause. Elle se déroule généralement en deux temps :
Au début, les ovulations sont moins qualitatives : la progestérone est donc moins présente, et les cycles menstruels ont tendance à se raccourcir (et le SPM à s’accentuer par exemple).
Ensuite, les ovaires et les follicules fatiguent et répondent moins bien à la commande du cerveau : les ovulations sont plus rares et les cycles s’allongent.
Lorsque les ovaires ne répondent plus du tout et que le stock de follicules est au plus bas, c’est la ménopause.

Entre temps : la grossesse et le post partum
Pour les femmes qui ont des enfants, le cycle menstruel est interrompu pendant la grossesse et, on l’a vu ensemble, est bloqué/perturbé par la prolactine en cas d’allaitement. Le retour de couches (lien), aka le retour des règles qui signe la reprise du cycle et de l’ovulation, dépend des femmes et de la durée de l’allaitement 🙂

Pour résumer – Questions fréquentes
Quelles sont les 4 phases du cycle menstruel ?
Il s’agit des règles, de la phase pré-ovulatoire (ou phase folliculaire régie par les œstrogènes – les follicules maturent jusqu’à ce que l’un d’eux, le follicule dominant, distance les autres), l’ovulation (durant laquelle le follicule expulse son ovule dans la trompe utérine) et la phase post-ovulatoire (le corps se prépare à la nidation d’un éventuel embryon, grâce à la progestérone).
Comment savoir si on a un cycle de 21 ou 28 jours ?
Il suffit de compter les jours entre le premier jour des règles et le premier jour des règles suivantes.
Quel est le cycle normal d’une femme ?
Il n’y a pas réellement de cycle menstruel « normal », car nous sommes toutes différentes.
Néanmoins, voici quelques tendances :
- Les règles durent entre 2 et 7 jours
La phase pré-ovulatoire a une durée assez variable selon les femmes et selon les cycles.
La phase lutéale dure entre entre 11 et 16 jours.
Le cycle menstruel dure entre 21 et 35 jours.
Quels sont les jours de danger après les règles ?
Tout dépend de la date d’ovulation, qui, encore une fois, n’a pas forcément lieu à J14.
Après les règles, les jours à risque sont ceux qui encadrent l’ovulation : 5 jours avant et 1 jour après.
Pour les femmes qui pratiquent la symptothermie, la fertilité démarre dès le premier jour de glaire crémeuse/laiteuse après les règles.
Quelles sont les meilleures applications de suivi de cycle menstruel ?
Les meilleures applications sont celles qui vous conviennent 🙂 Néanmoins, on se doit de vous faire un gros warning sur les applications de suivi de cycle menstruel.En effet, dans la mesure où elles se basent en grande partie sur la méthode du calendrier, elles peuvent mal (voire très mal) estimer votre date d’ovulation et votre véritable fenêtre de fertilité.
Si vous les utilisez pour concevoir, elles peuvent du coup vous faire rater « la fenêtre de tir » ; et si vous êtes en mode contraception, vous faire prendre de vrais risques ! Donc, le mieux est plutôt de vous former en symptothermie pour apprendre à reconnaître les signaux envoyés par votre corps (glaire, température, col, etc.) et les reporter dans votre application, tout en ayant votre propre interprétation de votre fertilité du moment.
Quel est l’impact du cycle menstruel sur notre humeur ?
Et oui, le cycle menstruel est certes, tout un processus pour permettre une grossesse, mais il a aussi des impacts importants sur d’autres mécanismes de notre corps. Et il peut impacter notre humeur ! On a dédié tout un post Instagram à ce sujet, mais globalement :
Pendant la phase pré-ovulatoire, les œstrogènes sont aux manettes et boostent la sécrétion de dopamine, qui nous met de bonne humeur, et de sérotonine, qui nous apaise
Pendant la phase post-ovulatoire, la progestérone a plutôt un effet apaisant, relaxant, grâce à son impact sur le GABA
En fin de cycle et pendant les règles, la chute hormonale provoque la chute de sérotonine, dopamine et GABA, ce qui peut nous rendre plus triste, anxieuse ou stressée.
Pourquoi mon cycle change-t-il d’un mois à l’autre ?
Il est tout à fait normal que votre cycle menstruel ne soit pas exactement identique chaque mois ! L’ovulation dépend en effet, d’un dialogue complexe entre le cerveau et les ovaires, qui peut être influencé par de nombreux facteurs : stress, maladie, voyage, modification de l’alimentation, activité physique intense, manque de sommeil ou encore périménopause.
Tant que vos cycles restent généralement compris entre 21 et 35 jours et que leurs variations restent modérées, il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter !
Peut-on ovuler deux fois dans un même cycle ?
Non, il n’est pas possible d’ovuler deux fois à plusieurs jours d’intervalle au cours d’un même cycle. En revanche, plusieurs ovocytes peuvent être libérés dans les 24 heures qui entourent la même ovulation : c’est notamment ce qui peut conduire à une grossesse gémellaire dizygote (les « faux jumeaux ») !
Une fois l’ovulation passée, la progestérone bloque le recrutement de nouveaux follicules jusqu’au cycle suivant.
Pourquoi n’ai-je pas toujours les mêmes symptômes d’un cycle à l’autre ?
Tout simplement parce que deux cycles ne sont jamais parfaitement identiques ! La qualité de l’ovulation, les niveaux d’œstrogènes et de progestérone, mais aussi le stress, le sommeil, l’alimentation ou certaines maladies peuvent faire varier l’intensité du syndrome prémenstruel, des douleurs, de la glaire cervicale ou encore de votre niveau d’énergie.
De légères différences d’un cycle à l’autre sont donc parfaitement physiologiques.
Le cycle menstruel influence-t-il le sommeil ?
Oui, car les hormones du cycle menstruel influencent aussi notre cerveau ! Après l’ovulation, la progestérone a généralement un effet apaisant et favorise le sommeil chez de nombreuses femmes.
À l’inverse, en fin de cycle, la chute des hormones peut entraîner davantage de réveils nocturnes ou un sommeil de moins bonne qualité, en particulier chez les femmes souffrant de syndrome prémenstruel ou en périménopause.
Pourquoi mes règles arrivent-elles en avance ou en retard ?
Dans la plupart des cas, ce n’est pas la date des règles qui change, mais celle de l’ovulation : en effet, la phase folliculaire (avant l’ovulation) est la partie la plus variable du cycle, tandis que la phase lutéale dure généralement entre 11 et 16 jours.
Un stress important, une maladie, un voyage, une perte de poids ou encore certains changements hormonaux peuvent retarder ou avancer l’ovulation, et donc l’arrivée des règles.
Peut-on avoir un cycle normal sans ovuler ?
Non, un cycle menstruel normal comprend une ovulation (on devrait même parler de cycle ovulatoire !).
En revanche, il peut arriver qu’un cycle soit exceptionnellement anovulatoire, notamment à l’adolescence, en périménopause, ou après un accouchement. Certaines situations de stress important peuvent aussi perturber l’ovulation.
Si ces cycles sans ovulation deviennent fréquents ou s’accompagnent de troubles des règles, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
Peut-on avoir des règles sans ovulation ?
Non, car les vraies règles correspondent à l’élimination de l’endomètre après une ovulation non suivie d’une fécondation.
En revanche, il est possible d’avoir des saignements en l’absence d’ovulation : on parle alors de saignements anovulatoires. De la même manière, sous contraception hormonale, les saignements observés pendant la semaine d’arrêt ne sont pas de véritables règles, mais une hémorragie de privation liée à l’arrêt temporaire des hormones.
Et voici ! On espère que ce guide complet vous aura éclairé sur le fonctionnement de votre cycle menstruel, ses éventuels troubles, les mythes qui existent autour de lui et les meilleures manières de l’observer, voire de l’apaiser. Vous avez d’autres techniques pour mieux le cerner ou d’autres questions ? Nous sommes à votre disposition dans les commentaires !
21 réflexions au sujet de “Cycle menstruel : tout comprendre sur ses différentes phases et les hormones en jeu !”
Bonjour Laurène,
Je suis déjà venu sur votre blog il y a presque 5 ans pour bébé 1 qui à maintenant 4ans et demi : )
Nous somme en projet bébé 2 depuis peu et j’aurai une question, j’ai eu mes règles le 3/09 et je pense avoir ovulée le 12 ou 13/09. Depuis mon col reste haut, mou et ouvert, pense tu qu’une fécondation a pus avoir lieu ? Je sais qu’il est trop tôt encore pour faire un test donc je vais patienter et voir si mes règles arrive d’ici la fin du mois environs mais ça me questionne ^^.
Merci d’avance et bonne journée 🙂
Emilie
Coucou Emilie ! Il est très délicat de te répondre, car j’aimerais savoir comment tu as validé ton ovulation et si tu as pris l’habitude d’observer ton col sur plusieurs cycles, avant et après l’ovulation 🙂 Normalement, en cas de fécondation, il se referme et redescend après l’ovulation, puis remonte quelques jours après en cas de grossesse : mais nous sommes toutes différentes ! En tout cas, n’hésite pas à me tenir au courant 😉 Bonne journée !
Bonjour Laurène, alors je penses avoir ovuler le 12 ou 13 mais sans certitude ^^ mon col était haut, mou et ouvert puis j’ai eu comme des petits saignements très léger (spotting d’ovulation ?) et de la glaire cervicale abondante ainsi que des petites douleurs au bas ventre.
Depuis mon col reste haut ouvert et mou donc je ne sais pas trop et ojd j’ai eu comme un genre de blanc d’œuf avec un peu de sang en m’essuyant (spotting de nidation ou d’ovulation ?)
J’ai toujours des douleurs au bas ventre ou en bas du dos depuis donc je ne sais pas si mes règles se prépare ou si une fécondation à eu lieu. Je vais attendre la fin du moi voir si mes règles arrivent et en fonction je ferai un test.
Je te tiendrais au courant pas de soucis, bonne journée 🙂
Coucou Emilie ! Pas de souci 🙂 Alors, la glaire abondante, le spotting et les tiraillements permettent de voir que les ovaires travaillent mais âs forcément que l’ovulation a bien eu lieu : d’où l’importance de coupler les observations de glaire (ce que tu fais déjà, bravo !) avec la température, qui augmente après l’ovulation 🙂 Donc affaire à suivre en effet, et je t’envoie plein de bonnes ondes !!
Merci pour ton retour 🙂 au vu de ce que j’ai observé, je me suis dis que j’avais peut être plutôt ovulée hier ou ojd. Mon col est toujours haut, mou et ouvert donc je verrais bien si des changements surviennent dans les prochains jours ^^ j’ai eu un rapport hier aussi pour mettre toute les chances de mon cotés lol.
Affaires à suivre d’ici la fin du mois 🙂
Coucou Emilie ! Oui, effectivement, on en saura plus prochainement 😉 Je croise les doigts pour toi !!
Merci ! Mon col est remonté encore plus haut ojd et impossible de savoir s’il est ouvert ou pas donc verdict bientôt haha
🤞🤞🤞😊
Mon col est tjr ouvert mais glaire crémeuse au toucher de mon col ojd donc je verrai si évolue, je me dis que j’ai peut être ovuler assez tard ?
Plus qu’à attendre de voir si mes règles surviennent ou non.
A très vite 🙂
Bonjour, j’ai récemment arrêté ma pilule. Mon 1er cycle « naturel » a duré 39j, avec une 1ère tentative d’ovulation à J16 puis une seconde tentative à j27 (observation de la glaire cervicale). Cette 2ème tentative était la bonne puisque j’ai eu mes règles 12j après.
J’en suis à mon 2ème cycle mais avec cette fois-ci la prise de température (thermomètre Emancipées). Je remarque le même scénario avec une tentative d’ovulation à J14 avec de la glaire cervicale élastique puis plus rien. Je suis à j17 de mon cycle sans montée de température et une glaire aspect houmous. Je ne sais pas si cela est normal. Je bois beaucoup d’eau avec une activité sportive régulière. J’ai l’impression que mon corps essaie d’ovuler mais ça ne fonctionne pas du premier coup. Je ne sais pas ce qui peut en être la cause. Merci pour votre aide 🙂 Je redecouvrir mon corps grâce à vos articles, merci 🙂
Coucou ! Merci à toi pour ton petit mot ! Si cela peut te rassurer, il est normal que ton corps soit un peu perturbé après l’arrêt de la pilule, il faudra sûrement plusieurs cycles avant que ton ovulation soit plus fluide 🙂 Bonne journée !
Bonjour, moi je suis Africaine de 21 ans et j’ai jamais utilisé de contraceptif hormonal ou autres. Mais j’ai un cycle long et irrégulier de 34,36,37,38,39. J’ai ma glaire cervicale normalement mais ça me fait un peu peur puisque c’est long. Même mes règles durent 5,6jours. J’ai eu mes 1ère règles à 14ans.
Coucou Paula ! Des cycles de plus de 35 jours sont effectivement un peu longs, as-tu d’autres symptômes ? Bonne journée !
Non j’ai pas d’autres symptômes. C’est la longueur de mes cycles qui me font peur. Mes cycles doivent normalement être régulièrs et moins longspuisque j’ai déjà 21ans et je les ai eu à 14ans
Coucou ! Oui, c’est effectivement un peu long, mais si tu ovules bien et n’a pas d’autres symptômes, ne t’inquiète pas outre mesure 🙂 En revanche, tu peux en parler avec ton médecin, pour creuser avec lui et éventuellement faire un bilan hormonal. Bonne journée !
Bjr, sujet tjrs passionnant et très intéressant !
Question importante.
J’ai un smo très marqué avant l’arrivée de mes règles. Seins extrêmement douloureux, prise de poids, anxiété, tristesse, troubles du sommeil et j’en passe… Mon médecin me propose une pilule. La slimda.
Pensez vous que cela pourrait me soulager? Je suis très réticente à l’idée de la prendre alors même que je pratique la symptothermie.
Je ne sais plus quoi faire. Reprendre une pilule et retrouver un semblant de vie si ça me soulage pu ne rien prendre mais souffrir au point que cela impacte ma vie entière. Personnelle et professionnelle…
Coucou Annie ! Je comprends ta réticence et ton questionnement : la pilule ne guérit pas le SPM en effet, mais peut être une solution temporaire pour comprendre d’où vient ton SPM et l’apaiser 🙂 Des solutions naturelles existent pour soulager tout ça : tu peux par exemple checker l’équilibre oestrogènes/progestérone 7 jours après ton ovulation (en cas de SPM, soit la progestérone est trop basse, soit les oestrogènes sont trop hauts), afin de savoir sur quel axe travailler (soutien de la progestérone et/ou élimination des oestrogènes en excès). Si tu le souhaites, voici notre article sur le SPM (https://www.emancipees.com/spm-syndrome-premenstruel/), mais également notre programme anti-SPM justement, le Moody Club (https://www.emancipees.com/moody-club/) 🙂 Très bonne journée et courage !
Article très enrichissant
Merci beaucoup ! 🙂
Bonjour, je ne comprends pas car ma progestérone a augmenté après l’ovulation mon follicule mesurait 18mm et une semaine après l’ovulation le gyneco voit toujours mon follicule dominant a l’écho est ce normal qui n’est pas parti?
Merci beaucoup et j’aime beaucoup votre site
Coucou ! Il s’agit peut-être du corps jaune, qui a été vu à l’échographie ? Si tu as un taux suffisant de progestérone, c’est que tu as ovulé 🙂 Très bonne journée !