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fertilité femme

Fertilité femme : comprendre, préserver et booster naturellement ses chances de conception

Les idées clés

  • À chaque cycle menstruel, nos hormones féminines et notre système reproducteur travaillent ensemble pour permettre l’ovulation, la fécondation et l’implantation d’un embryon.
  • La fenêtre de fertilité féminine dure environ 6-7 jours par cycle menstruel, autour de l’ovulation. Savoir la repérer est un enjeu clé pour concevoir !
  • L’ovulation ne peut pas se calculer ou se prédire, mais elle peut s’observer grâce aux signaux de fertilité, que sont la glaire cervicale et la température.
  • En dehors de l’âge, d’autres paramètres peuvent altérer la fécondité : un déséquilibre hormonal, une pathologie, un souci de qualité ovocytaire, ou encore une anomalie anatomique. L’hygiène de vie est également primordiale !
  • Des solutions sont disponibles pour améliorer la fertilité de la femme, qu’elles soient médicales et/ou naturelles, liées à l’hygiène de vie.

A l’école, on nous apprend des choses aussi utiles au quotidien que les grands lacs d’Amérique, le théorème de Thalès ou encore comment doser un solvant par étalonnage (si si, rappelez vous !) : en revanche, la fertilité de la femme et le fonctionnement du corps féminin sont largement survolés, ce qui explique que quand on veut concevoir, on n’a généralement aucune idée sur comment et quand on ovule, quand et au bout de combien de temps on peut tomber enceinte et quand il faut commencer à s’inquiéter.

Ainsi, une étude menée par l’Université de Yale a révélé que 40% des femmes en âge de concevoir sont préoccupées quant à leur capacité à avoir un bébé, que 50% ont des perceptions erronées sur l’optimisation de la conception et ignorent l’importance de préparer son corps à une grossesse ou encore que 20% n’ont pas conscience des effets négatifs du vieillissement sur la fécondité.

Cela conduit près d’un couple sur quatre à rencontrer des difficultés à concevoir pendant plus d’un an et c’est ce qui a poussé les plus hautes instances de notre gouvernement à proposer un bilan de fertilité à 25 ans (avec tous les avantages et inconvénients de ce dispositif !).

Si vous souhaitez concevoir un enfant et mettre toutes les chances de votre côté, mais également comprendre comment cette formidable machine qu’est notre système reproducteur fonctionne, vous êtes au bon endroit ! Nous allons revenir ensemble sur tous les paramètres qui peuvent améliorer ou freiner la fertilité de la femme, et ce que vous pouvez faire concrètement si vous êtes en désir de grossesse 🙂



Comment fonctionne la fertilité chez la femme ?

On appelle “fertilité féminine” la capacité d’une femme à se reproduire. 

Pour ce faire, il faut que ses ovaires (ou plutôt ses follicules ovariens) soient en mesure de libérer un ovule sain (ou ovocyte) qui va migrer dans l’une des trompes utérines, où il pourra être fécondé par un spermatozoïde. Si cette fécondation a lieu, l’embryon ira se loger dans l’utérus environ 7 jours plus tard. 

Une fertilité féminine optimale implique donc tout d’abord un appareil reproductif en bon état et un jeu hormonal bien réglé, puisque tout cela est guidé par des hormones féminines : la FSH et la LH sécrétées par l’hypophyse (dans le cerveau) et les oestrogènes + la progestérone au niveau ovarien (respectivement par les follicules ovariens et par le corps jaune, qui est le résidu du follicule une fois que l’ovulation a bien eu lieu).

hormones féminies cycle menstruel

Lors de chaque cycle menstruel, votre corps travaille d’arrache-pied pour concevoir un bébé :

  • La première partie du cycle menstruel est régie par les oestrogènes et consacrée à la préparation d’un ovule, et à l’ovulation.
  • Une fois l’ovulation passée, la seconde partie du cycle s’attache à construire un nid pour accueillir un éventuel embryon, si l’ovule devait être fécondé par un spermatozoïde, et ce, grâce à la progestérone !

En deuxième partie de phase ovulatoire, 2 scénarios sont possibles :

  • L’ovule n’a pas été fécondé par un spermatozoïde : la progestérone et les oestrogènes chutent et l’endomètre se détache, les règles surviennent 16 jours maximum après l’ovulation
  • L’ovule a été fécondé : une grossesse démarre et la nidation a lieu environ 7 jours après l’ovulation, la beta hCG est sécrétée et la progestérone se maintient !

Le saviez-vous ? Tout est en place dès la naissance de la femme : elle a en stock près de 2 millions de follicules à l’intérieur de ses ovaires, dont environ 450 deviendront des ovules. Les autres sont détruits au fil des années. Incroyable non ? Tout est là dès l’origine !


La période de fécondité de chaque cycle ne dure que 6 jours

Les femmes ne sont fertiles qu’une partie de leur vie, environ 40 ans entre leur puberté et leur ménopause, contrairement aux hommes qui restent fertiles jusqu’à leur mort.

Autre différence de taille entre les deux sexes : les hommes peuvent concevoir n’importe quel jour, alors que les femmes n’ont qu’une période de fécondité limitée chaque mois.

phases de fertilité de la femme au cours du cycle féminin
Période de fécondité de la femme en rose foncé (autour de l’ovulation)

période de fertilité des hommes, en continu
Période de fécondité de l’homme, en continu

En effet, l’ovulation n’a lieu qu’une fois par cycle et l’ovule ne vit que 12 à 24h. C’est donc à ce moment-là et lui seul qu’il faut qu’un spermatozoïde vienne à sa rencontre !

Pour autant, la fenêtre de fertilité est plus large que cela pour deux raisons : 

  • Les spermatozoïdes ont une durée de vie allant jusqu’à 5 jours lorsqu’ils sont dans un environnement propice, grâce à la glaire cervicale. Autrement dit, un rapport 5 jours avant l’ovulation peut donner lieu à une grossesse, un spermatozoïde ayant potentiellement sagement attendu jusque-là !
  • L’ovule peut vivre environ 18 heures (maximum 24h), donc un rapport le lendemain de l’ovulation peut également être fécondant.

Cela donne une fenêtre de fertilité qui s’étale sur 6-7 jours qu’il est important de bien identifier lorsque l’on souhaite tomber enceinte. Or, cette information n’est pas encore très connue des femmes ! L’étude citée plus haut ayant révélé que seules 10% des femmes savent à quel moment précis elles doivent privilégier les rapports pour optimiser la conception

probabilité de grossesse à chaque jour du cycle

Cette fenêtre de fertilité encadre l’ovulation (environ 5 jours avant et 1 jour après), mais il n’existe absolument pas de règle absolue selon laquelle l’ovulation interviendrait le 14e jour du cycle ou 14 jours avant les règles. Chaque femme et chaque cycle sont uniques ! Pas de panique pour autant, on vous explique comment identifier que vous vous apprêtez à ovuler 🙂


Comment repérer sa période de fertilité avec précision ?

Quand on cherche à tomber enceinte, on a tendance à se ruer sur des applications de suivi de cycle menstruel permettant d’anticiper la fenêtre d’ovulation, ce qui n’est absolument pas fiable !

En effet, partir du principe que le cycle de la femme est prévisible est assez utopique, et seule une observation au jour le jour des signes renvoyés par son corps permet d’identifier l’ovulation avec certitude :

  • La production de glaire cervicale, qui est sécrétée par le col de l’utérus dans les jours qui précèdent l’ovulation, et qui devient de plus en plus étirable, transparente et glissante pour atteindre un pic le jour de l’ovulation. Seule une glaire cervicale suffisamment abondante et (surtout !) qualitative permet de conserver les spermatozoïdes en vie jusqu’à 5 jours : en effet, en période infertile, l’acidité du vagin les tue en quelques minutes !
  • La courbe de température au réveil, qui permet de confirmer l’ovulation (la température augmente de 0,2 à 0,5°C juste après l’ovulation sous l’effet de la progestérone, sécrétée uniquement en deuxième partie de cycle).
  • En complément, on peut s’appuyer sur la position et la consistance du col de l’utérus, qui est fermé, dur et bas pendant la période infertile et qui s’ouvre, remonte et se ramollit lors de l’ovulation ;
  • Les signaux renvoyés par le corps peuvent également confirmer l’analyse (douleurs d’ovulation, seins tendus, ganglions au niveau de l’aine, spotting d’ovulation, libido en flèche, vulve plus douce et plus gonflée). Attention toutefois ! Ces indicateurs ne suffisent pas, seuls, à valider une ovulation : la glaire cervicale + la température sont les signaux à observer en priorité pour savoir si on a ovulé ou non.
signaux fertilité femme

Cette observation et ce croisement des signaux de fertilité sont le socle d’une méthode appelée symptothermie, dont la fiabilité pratique est évaluée à 98,2% selon Santé Publique France et l’OMS.

Ainsi, lorsqu’on est à l’écoute de son corps, il est donc tout à fait possible de connaître son pic de fertilité en toute autonomie et d’adapter sa sexualité en conséquence (favoriser les rapports sexuels si on cherche à tomber enceinte, ou au contraire éviter les rapports non protégés si on est dans une logique de contraception). 

Que penser des tests d’ovulation ? Malheureusement, ces dispositifs ne sont pas aussi fiables qu’il n’y paraît et la Direction Générale des Fraudes a même publié un rapport indiquant que 4 tests d’ovulation et de grossesse sur 10 seraient défectueux :s De plus, ces tests détectent uniquement la LH et les oestrogènes, dont la présence indique que l’ovulation se prépare, mais elle peut finalement ne pas aboutir. Ils ne sont également pas adaptés aux femmes souffrant de SOPK par exemple, puisque la LH peut être constamment élevée, faisant sur-réagir les tests.


âge fertilité féminine

La femme n’est fertile qu’entre la puberté et la ménopause, et sa fertilité décroît avec l’âge

Vous l’avez compris, la fécondité d’une femme n’est pas un processus continu, contrairement à celle de l’homme. Elle s’étend entre la puberté, à partir de 11 ans environ, et la ménopause vers 50 ans, et va decrescendo pendant cette période, la réserve d’ovules diminuant progressivement, en quantité et surtout en qualité. 

L’âge joue donc un rôle majeur dans la fertilité féminine. Ainsi, selon une étude américaine

  • Jusqu’à 26 ans, la probabilité de grossesse serait de 50% par cycle 
  • Entre 27 ans et 34 ans elle serait de 40%
  • Entre 35 ans et 39 ans elle passerait à 30%
  • Après 40 ans, la fertilité déclinerait lentement jusqu’à la ménopause

Ces chiffres varient d’une étude à l’autre, ils sont donc à prendre avec des pincettes. La seule conclusion à en tirer : plus on avance en âge, plus on peut mettre de temps avant de tomber enceinte !

Néanmoins, voici un chiffre à garder en tête : avec deux partenaires n’ayant absolument aucun souci de fertilité et des rapports dans la fenêtre de fécondité, la probabilité de concevoir un enfant à chaque cycle est de 25-30%. Donc ne vous alarmez pas outre-mesure si les essais ne sont pas concluants au premier cycle et ne pensez pas forcément que c’est parce que vous êtes “trop vieille” pour concevoir 🙂


causes baisse fertilité féminine

Les autres causes de baisse de la fertilité chez la femme

Si malgré tout, en ayant des rapports pile au bon moment, vous rencontrez des difficultés à concevoir pendant plus d’un an, il est conseillé de faire un bilan de fertilité auprès d’un gynécologue. Plusieurs facteurs peuvent en effet expliquer une fertilité réduite, en sachant qu’on peut clairement jouer sur pas mal d’entre eux, sans forcément devoir passer par la case PMA 🙂

De plus, on va le voir dans ce qui suit, l’âge n’est pas le seul facteur jouant sur la fertilité de la femme et il n’y a donc pas de « fatalité » absolue par rapport au temps qui passe 🙂

Une glaire cervicale insuffisante ou de mauvaise qualité

La glaire cervicale est essentielle à la fécondation, puisqu’elle donne aux spermatozoïdes tout ce dont ils ont besoin pour survivre dans le vagin et rejoindre l’ovule dans la trompe utérine.

Ainsi, il est important de veiller à avoir suffisamment de glaire, mais aussi à ce qu’elle soit de qualité ! Son pH par exemple doit rester basique, afin de permettre aux spermatozoïdes de ne pas se faire attaquer par l’acidité du vagin (elle a un rôle de « bouclier »). Elle doit être également suffisamment filante pour que les spermatozoïdes puissent franchir le col de l’utérus : quand elle est pâteuse (lors des phases infertiles), son maillage resserré bloque le passage !

Enfin, la glaire cervicale est d’autant plus facile à observer lorsqu’elle est abondante et qu’elle évolue bien en fonction des oestrogènes (qui lui confèrent son aspect étirable, transparent et glissant à l’approche de l’ovulation), afin de bien repérer sa phase fertile.

Si vous ne voyez pas de glaire ou qu’elle ne monte pas en qualité chez vous, pas de panique : il existe des moyens d’améliorer sa glaire cervicale !

Une mauvaise qualité ovocytaire

La qualité des ovocytes est également primordiale pour favoriser une grossesse : en effet, si l’ovule fécondé présente une anomalie chromosomique par exemple, l’embryon peut ne pas se développer correctement, ce qui peut provoquer un arrêt de grossesse précoce.

La qualité des ovocytes (comme celle des spermatozoïdes) décroît avec l’âge, mais il est également possible d’améliorer sa qualité ovocytaire naturellement 🙂

Un déséquilibre hormonal et des troubles de l’ovulation

Le cycle menstruel, l’ovulation et l’implantation sont régis par nos hormones féminines. On l’a vu, ces hormones dialoguent tout au long du cycle menstruel, avec des timings et des niveaux de sécrétion précis. Un souci de timing ou un déséquilibre hormonal, et tout le process peut se bloquer ou dysfonctionner, pouvant mener à des troubles ovulatoires, voire à une absence d’ovulation !

Une insuffisance en progestérone après l’ovulation peut également entraver l’implantation ou la poursuite optimale de la grossesse.

Il est donc important de veiller à cet équilibre entre nos hormones féminines pour ovuler de manière optimale et permettre la nidation d’un embryon 🙂

Une mauvaise réceptivité de l’endomètre

Justement, en parlant de nidation, la qualité de l’endomètre est aussi un paramètre important !

La muqueuse utérine est, elle aussi, préparée tout au long du cycle menstruel pour permettre une grossesse :

  • Elle s’épaissit sous l’influence des oestrogènes
  • Elle se vascularise et est maintenue en place par la progestérone, qui crée également des aspérités permettant à l’oeuf de s’accrocher.

L’endomètre doit être suffisamment épais, mais pas que ! Il faut savoir que le système immunitaire a également son rôle à jouer sur la préparation de l’endomètre, dans la mesure où le bébé est à 50% étranger à sa maman. Il y a également un timing à respecter, qu’on appelle fenêtre d’implantation et qui correspond aux jours durant lesquels l’endomètre est réceptif et prêt à accueillir un embryon après l’ovulation 🙂

La muqueuse utérine est donc aussi importante que les ovocytes ou nos hormones féminines dans la conception et pour en savoir plus, vous pouvez écouter notre épisode de podcast avec le Dr Ledée, qui nous explique tout sur l’endomètre et l’implantation (et c’est passionnant !).

Une pathologie

Parfois, un souci médical peut mettre à mal un projet bébé : c’est le cas des maladies ou syndromes affectant l’appareil reproductif (l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) une insuffisance ovarienne précoce, ou encore une infection au chlamydia qui affecte les trompes, etc.) ou d’autres maladies chroniques (un souci de thyroïde ou de diabète notamment, ou encore une maladie auto-immune).

Dans ce cas, il est important d’avoir un suivi médical et un traitement adapté, pour améliorer les chances de grossesse 🙂

Un souci anatomique

Une infertilité peut également s’expliquer par un problème anatomique ou mécanique :

  • Des polypes ou fibromes sur la muqueuse utérine qui empêchent l’implantation, ainsi que des adhérences dans la cavité utérine (qu’on appelle synéchies)
  • Des trompes bouchées ou l’absence de l’une des trompes (ou des deux). A ce sujet, sachez qu’il est tout de même possible de tomber enceinte avec une seule trompe 🙂
  • Des anomalies utérines, telles qu’un utérus cloisonné (une cloison fibreuse divise la cavité utérine), un utérus bicorne ou utérus unicorne (qui peut limiter l’espace pour une grossesse) ou encore un utérus didelphe, avec deux cavités utérines séparées et parfois deux cols !

Un poids inadapté

Le poids est un critère important pour la fertilité de la femme, et pas seulement pour répondre aux stéréotypes de beauté actuels 😉 En effet :

  • Un poids insuffisant et une masse graisseuse trop faible peuvent bloquer l’ovulation, car le cerveau estime que nous n’avons pas les ressources énergétiques nécessaires pour mener une grossesse à bien
  • Un poids trop important peut signifier qu’il y a un problème sous-jacent nuisant à la fertilité, tel qu’un déséquilibre hormonal (un excès d’oestrogènes ou une thyroïde au ralenti, voire un SOPK).

L’hygiène de vie

Notre mode de vie et nos habitudes quotidiennes peuvent aussi impacter notre fertilité féminine !

  • Le stress, qui réduirait de 40% les chances de concevoir selon une étude
  • La fatigue
  • Les carences alimentaires et micro-nutritionnelles
  • L’exposition aux perturbateurs endocriniens
  • La consommation de tabac, qui peut altérer le mouvement des cils des trompes utérines et la migration de l’embryon vers l’utérus, par exemple.

Entre autres !

réserve ovarienne

Quid de la réserve ovarienne et de la pré-ménopause ?

Contrairement à ce que l’on entend beaucoup, ces deux paramètres n’ont pas un impact si flagrant sur nos chances de concevoir un enfant 🙂

En effet, tant qu’on ovule bien et que nos ovocytes sont de bonne qualité (et qu’on n’a pas de pathologie, d’anomalie ou de déséquilibre), all is fine ! Ainsi, il n’est pas forcément pertinent de se fier uniquement à l’AMH par exemple : elle est un reflet de notre réserve ovarienne mais ne doit pas être analysée seule, mais en parallèle de la FSH, de la LH et des oestrogènes.

Quant à la pré-ménopause, dont la simple évocation peut faire très peur (on vous comprend !), il faut savoir qu’elle peut démarrer dès la fin de la trentaine, et se manifester par des cycles irréguliers / plus courts : néanmoins, on continue bien d’ovuler et on peut donc tomber enceinte !


solutions pour améliorer fertilité féminine

Les solutions pour améliorer la fertilité féminine

Maintenant qu’on a vu tous les éléments qui peuvent altérer la fécondité, voyons comment on peut concrètement agir pour l’améliorer (car oui, c’est possible !).

Solutions médicales

En cas de souci de fertilité, quand on voit que les essais s’éternisent, il est important de se tourner vers un professionnel de santé compétent : il peut s’agir de votre médecin traitant, de votre gynécologue ou de votre sage-femme (et les trois peuvent être très complémentaires !)

Dans un premier temps, il est bienvenu de faire un bilan hormonal, ainsi que des examens d’imagerie pour voir comment se comportent nos hormones et s’assurer qu’il n’y a pas de souci anatomique au niveau des trompes, des ovaires ou de l’utérus. En fonction des résultats, votre médecin dispose d’un « arsenal » thérapeutique :

  • Un traitement médical pour soigner la pathologie identifiée ou rétablir l’équilibre hormonal
  • Une intervention chirurgicale pour retirer un polype/fibrome ou déboucher une trompe par exemple
  • Des techniques de PMA (Procréation médicalement assistée) en cas de mauvaise réceptivité endométriale, de troubles hormonaux et de l’ovulation ou de mauvais spermogramme (entre autres), qui peuvent prendre la forme d’une stimulation ovarienne, d’une insémination ou d’une fécondation in vitro, voire d’un don d’ovocytes.

Solutions liées à l’hygiène de vie

Toutefois, il arrive que les examens médicaux reviennent tout à fait normaux, au vu des critères en vigueur et les médecins peuvent alors parler « d’infertilité inexpliquée« , puisque la cause ne semble pas médicale (ce qui est généralement assez frustrant :s).

C’est là que l’hygiène de vie entre en ligne de compte ! En effet, il existe de nombreuses techniques qui ne dépendent que de vous pour booster votre fertilité et optimiser vos chances de tomber enceinte 🙂 En voici quelques unes :

  • Bien choisir son acide folique (et surtout choisir une vitamine B9 méthylée)
  • Evacuer son stress, notamment grâce au sport
  • Contrôler son poids (ni trop ni pas assez)
  • Adopter une alimentation réellement nutritive, qui vous apporte tout ce dont vous avez besoin, notamment en termes de bons gras, de protéines de qualité, de vitamines et de minéraux (cela augmenterait de 69% les chances d’avoir un bébé !)
  • Bien dormir 
  • Diminuer votre exposition aux perturbateurs endocriniens (notamment dans la nourriture, les cosmétiques, les produits ménagers, etc.)
  • Limiter l’alcool
  • Arrêter la cigarette et les drogues
  • Éviter les infections sexuellement transmissibles en se protégeant lors des rapports
  • Faire des check-up réguliers avec votre gynéco / sage femme
  • Si besoin, rétablir un bon équilibre hormonal grâce à certaines plantes et un complément alimentaire fertilité bien choisi.
  • Suivre votre cycle menstruel et votre ovulation avec la symptothermie, afin de bien repérer votre fenêtre de fertilité et vous assurer que vous ovulez bien !

Pour compléter, voici l’une de mes vidéos Youtube avec le Dr Jonas Benguigui, qui nous donne son point de vue de gynécologue spécialisé en fertilité sur l’importance de l’hygiène de vie pendant les essais bébé !

Si vous ne savez pas par quoi commencer pour optimiser votre fertilité et que vous ressentez le besoin d’être accompagnée, le Fertility Club est justement là pour vous 🙂 Notre équipe d’expertes vous aide à faire le point et à adopter une routine adaptée à vos besoins personnels pour améliorer votre fertilité, parfois en complémentarité d’un parcours médical ou PMA 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Notre voyage au coeur de la fertilité féminine s’achève ici ! Vous l’aurez compris, si notre fécondité est bien sûr liée au temps qui passe, notre âge est loin d’être le seul paramètre à prendre en considération. Elle n’est donc pas aussi vouée au destin qu’on ne l’imagine 🙂

Ainsi, chaque femme peut prendre sa fertilité en main, l’observer et la booster, pour accentuer ses chances de tomber enceinte. Cela peut passer par un soutien médical, mais aussi l’adoption de bonnes habitudes d’hygiène de vie 🙂

Si vous souhaitez être actrice de votre projet bébé, on vous a préparé une check-list de toutes les pistes qu’il est possible de creuser, à retrouver ci-dessous ! Voyez-le comme votre support de référence, votre point de départ pour mettre toutes les chances de votre côté 🙂 Et bien sûr, le Fertility Club reste à votre disposition 🙂

On espère que cet article vous aura été utile 🙂 S’il a soulevé des questions auxquelles nous n’aurions pas répondu, n’hésitez pas à les poser en commentaire !

6 réflexions au sujet de “Fertilité femme : comprendre, préserver et booster naturellement ses chances de conception”

  1. Je bois 2 tasses de café par jour, chaque tasse contenant 2 shots d’espresso. Cette quantité peut-elle avoir un impact négatif sur ma fertilité?

    Répondre
    • Coucou Diane ! Il est délicat de te répondre, car cela dépend vraiment de toi, de ta physiologie et de ta sensibilité à la caféine 🙂 Les recommandations officielles sont plutôt de 2-3 tasses de café par jour (400 mg de caféine par jour). Par ailleurs, la fertilité dépend de plein d’autres choses également, comme ton équilibre hormonal, l’intégrité de tes trompes, de ton utérus et ton hygiène globale, entre autres. Est-ce que tu as repéré des troubles de ton cycle, un déséquilibre hormonal ? Tu peux peut-être aussi interroger ton besoin de boire du café : est-ce que c’est parce que tu aimes le café et que c’est ton petit « moment plaisir », ou est-ce que tu en prends parce que tu es fatiguée ? Une chose est sûre : évite d’en boire le matin au petit déjeuner, car cela perturbe le système hormonal, notamment en impactant le cortisol. Idem, si tu es une personne anxieuse, il est préférable de ne pas en abuser 🙂 J’espère t’avoir apporté des éléments de réponse ? Je t’envoie toutes mes bonnes ondes en tout cas !!

      Répondre
  2. Bonjour!

    Je suis en essai bb 2 avec mon conjoint depuis plus d’un an, j’ai appris depuis décembre 2024 que je fais un prolapsus (ce qui je pense ne m’aide pas à me détendre et être à l’aise pour cet essai bb) je prend des vitamines depuis 6 mois maintenant pour donner un petit coup de pouce.
    Ce mois ci j’ai ovulé autour du 30/12, 2 rapports les 30 et 31/12, puis gastro … Le 06/01 au soir j’ai eu une douleur dans le bas du ventre pendant un petit moment, au réveil plus rien… Mes cycles varient entre 28 et 30 jours mes règles arrivent donc à partir du 12/01.
    Puis-je penser que cette douleur peut être signe de nidation ou simplement mon ventre qui est fatiguée de cette gastro?
    Je sais qu’il est trop tôt pour faire un test mais je me pose quand même la question…

    Bien cordialement
    Sandy

    Répondre
    • Coucou Sandy ! Il est délicat de te répondre, car effectivement, cette petite douleur peut tout à fait signaler une nidation ou l’arrivée prochaine de tes règles ou encore être liée à ta gastro :s Le mieux sera de faire un test de grossesse d’ici quelques jours pour en avoir le coeur net 🙂 Tu me tiendras au courant ? 🙂 Bonne journée et surtout plein de bonnes ondes !!

      Répondre
  3. Bonjour
    Je serai intéressé pour avoir un lien pour me procurer des tests urinaires ou salivaires pourchasser la progesterone svp ?
    Je vous suis sur YouTube depuis un moment. Bravo pour votre travail
    Bien cordialement
    Mathilde

    Répondre
    • Coucou Mathilda ! Oh super, ravie que la chaîne Youtube te plaise ! <3 Oui, tu peux en retrouver chez Mira et Proov et on a même des codes promo :
      - Mira : 25 euros de réduction avec le code EMANCIPEES25
      - Proov : 20% avec le code EMANCIPEES

      Bonne journée ! 🙂

      Répondre

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.