Les chances de tomber enceinte sont de 25-30% environ chez un couple à la fertilité optimale, ayant des rapports au bon moment du cycle menstruel.
Selon les études, un couple met en moyenne 7 mois pour concevoir, et 90% des couples ont un premier test de grossesse positif dans les 12 premiers mois d’essais.
Pour les couples pratiquant la symptothermie, des études suggèrent qu’ils peuvent atteindre des taux similaires en environ 6 mois, grâce à un meilleur ciblage des rapports.
C’est ce qui explique qu’on recommande aux couples d’attendre 1 an avant de consulter un professionnel de santé, même si ce délai peut être réduit en fonction de l’âge de la future maman ou en cas de problèmes de fertilité identifiés (SOPK, endométriose, etc.)
La PMA ne permet pas de tomber enceinte plus vite, mais peut être une aide précieuse pour contourner un problème de fertilité.
Il est possible d’ajuster son hygiène de vie et d’observer son cycle menstruel pour optimiser ses chances de tomber enceinte, réduire le délai avec une grossesse, mais aussi repérer un éventuel déséquilibre, et se sentir plus actrice de son projet bébé.
Lorsque l’on souhaite tomber enceinte, on peut avoir l’impression que nos amies, nos proches, nos collègues parviennent à concevoir très rapidement, parfois dès le premier cycle, pendant que de notre côté, les cycles s’enchaînent sans l’ombre d’un « + » à l’horizon.
Il est temps de rétablir une réalité : tomber enceinte peut arriver en un cycle, mais cela peut aussi prendre plusieurs mois. Et dans la grande majorité des cas, c’est parfaitement normal et cela ne veut pas dire que vous ayez un problème de fertilité.
Contrairement à ce qu’on imagine souvent, concevoir un enfant n’est pas instantané, même quand tout fonctionne parfaitement. Pourquoi ?
C’est ce qu’on vous explique dans ce qui suit ! L’idée ici est de vous rassurer à ce sujet, de vous expliquer tout ce que vous pouvez faire pendant cette période de « latence » marquée par les essais (et les montagnes russes émotionnelles ❤️🩹) et de vous expliquer à quel moment il peut être intéressant de consulter pour creuser 🙂
La pré ménopause (ou périménopause) est une période naturelle de transition, durant laquelle le cycle menstruel peut commencer à être perturbé par les fluctuations hormonales.
Elle ne signe pas pour autant la fin de la fertilité, d’autant plus que les premiers symptômes peuvent survenir jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
Pour tomber enceinte pendant la préménopause, il est important de réaliser un bilan de fertilité, de soutenir sa qualité ovocytaire et de savoir repérer sa période de fertilité avec précision.
Si on ne souhaite pas tomber enceinte, une contraception reste indispensable en préménopause.
Cycles qui raccourcissent, syndrome prémenstruel plus marqué, sommeil perturbé… Beaucoup de femmes commencent à ressentir les premiers signes de la périménopause autour de la quarantaine !
Et une question revient souvent : est-il encore possible de tomber enceinte pendant cette période ?
La réponse peut surprendre, mais oui ! Tant que l’ovulation continue de se produire, une grossesse reste possible. La préménopause ne signifie pas que la fertilité s’arrête du jour au lendemain, même si les cycles deviennent souvent plus imprévisibles.
Alors comment fonctionne la fertilité pendant cette phase de transition hormonale ? Et comment soutenir sa fertilité et repérer son ovulation lorsque les cycles deviennent irréguliers ? On fait le point !
La prise de compléments alimentaires peut être bienvenue pour augmenter ses chances de concevoir, grâce à leur impact sur la qualité des ovocytes ou sur l’équilibre hormonal, par exemple.
Une alimentation équilibrée ne suffit en effet pas toujours pour couvrir ses besoins journaliers en nutriments essentiels pour la fertilité féminine, comme la vitamine B9, la vitamine D, l’iode ou le zinc, par exemple.
Un « bon » complément alimentaire fertilité doit contenir de la vitamine B9 méthylée (et non simplement de l’acide folique), du zinc, du magnésium, des vitamines du groupe B, de l’iode (sauf cas particuliers comme l’hyperthyroïdie), de la vitamine D et de la choline, entre autres.
Certains composants sont plus optionnels, comme le fer, les oméga-3 ou le myo-inositol.
Il est important de bien choisir son complément alimentaire, en faisant attention aux nutriments présents dans la composition, mais également à leur forme et leur dosage.
Lorsque l’on souhaite tomber enceinte et que les essais durent un peu plus longtemps que prévu, on cherche forcément des solutions pour « booster sa fertilité« , augmenter ses chances de concevoir. Et c’est vrai que cela peut être hyper intéressant de prendre un complément alimentaire, on vous en parlait dans notre article sur les vitamines et les minéraux indispensables en pré-conception !
Face à ce besoin, on retrouve désormais pléthore de compléments alimentaires, avec des produits aux allégations toujours plus prometteuses. Néanmoins, si on veut vraiment se donner un coup de pouce, il est important de ne pas se rabattre sur le premier complément venu et vraiment choisir en ayant toutes les cartes en main : quels composants, quel dosage, sous quelle forme, dans quel objectif ?
Et c’est ce que l’on vous propose dans cet article : vous donner toutes les clés pour bien choisir votre complément alimentaire fertilité ! On vous donne aussi nos 5 recommandations de compléments testés et validés en fin d’article, avec un code promo 🙂
En pré-conception, les besoins en vitamines et minéraux sont augmentés pour favoriser les chances de grossesse et une alimentation équilibrée peut ne pas suffire.
Parmi les vitamines incontournables pendant les essais bébé, on retrouve la vitamine B9 méthylée, une forme bien plus efficace que l’acide folique régulièrement prescrit.
La choline, le zinc, le magnésium, la vitamine D, les vitamines du groupe B, les antioxydants, les oméga-3 ou encore l’iode et le sélénium sont également réputés pour soutenir l’organisme durant les essais bébé.
Quand on est en désir de grossesse, on a généralement envie de mettre toutes les chances de son côté et de « booster » son corps, ses hormones et sa fertilité. Sauf que bien souvent, on ne sait pas véritablement quels sont les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) à privilégier, surtout face au nombre colossal de compléments alimentaires qui existent !
Dans cet article, on vous facilite la tâche, en vous listant les nutriments vraiment indispensables en essai bébé, pourquoi ils sont utiles, leurs sources alimentaires et les formes à privilégier dans vos compléments alimentaires.
En complément (sans jeu de mots !), pour celles qui cherchent plutôt à trouver des recommandations de compléments alimentaires pro-fertilité de qualité, on vous suggère la lecture de notre article dédié !
Un fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on peut retrouver dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux), dans son épaisseur (fibrome intra-mural) ou à l’extérieur de l’utérus (fibrome sous séreux)
La formation d’un fibrome utérin est liée aux hormones du cycle menstruel (et notamment aux oestrogènes). L’âge, l’hérédité, le surpoids peuvent aussi être des facteurs !
La présence de fibromes utérins est confirmée par imagerie (échographie, IRM), mais quelques symptômes peuvent être assez évocateurs, tels que les saignements entre les règles et les règles très abondantes.
Un fibrome sous muqueux peut altérer la fertilité : néanmoins, des solutions médicales et naturelles existent, soit pour en réduire la taille, soit pour les retirer !
La présence d’un fibrome pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, mais généralement, tout se passe très bien !
Les fibromes utérins sont assez courants, carils concerneraient environ 20 à 30% des femmes, avec une prévalence chez les femmes d’ascendance africaine: néanmoins, ces petites excroissances qui se logent dans notre utérus peuvent soulever beaucoup de questions et générer beaucoup d’inquiétude, surtout quand on souhaite avoir un enfant.
Dans ce qui suit, nous allons voir clairement quel est le lien entre fibrome utérin et grossesse, fibrome utérin et fertilité, et tout ce qu’il est possible de faire pour le retirer si besoin, ou ralentir sa croissance. Let’s go !
Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?
Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du myomètre (la couche musculaire de l’utérus)quipeuvent se développer à l’intérieur de la cavité utérine même, dans l’épaisseur ou à l’extérieur de l’utérus. Ainsi, selon la classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens), il existe 3 types de fibromes utérins, en fonction de leur localisation :
Fibrome sous séreux, à l’extérieur de la paroi utérine
Fibrome intra-mural, au milieu de la paroi de l’ utérus
Fibrome sous muqueux, à l’intérieur de l’utérus, sous l’endomètre (la muqueuse utérine). C’est celui qui pose des problèmes de fertilité, car ils modifient la cavité utérine et la vascularisation de l’endomètre.
Fibrome, polype, kyste : quelle différence ?
On peut parfois confondre ces trois termes, et pourtant ils ne désignent pas du tout la même chose !
Le polype utérin naît non pas dans le muscle mais dans la muqueuse de l’utérus (endomètre). C’est une petite excroissance molle, souvent bénigne, qui peut provoquer des saignements entre les règles ou après les rapports. Il est généralement retiré par hystéroscopie, un geste simple et rapide.
Le kyste ovarien se forme sur ou dans les ovaires, pas dans l’utérus. Il s’agit d’une poche remplie de liquide, souvent liée au cycle ovarien (kyste fonctionnel). La plupart disparaissent spontanément, mais certains types de kystes (endométriosiques, dermoïdes, etc.) nécessitent un suivi plus attentif.
En résumé : le fibrome est un “muscle en trop”, le polype est une “muqueuse en trop” et le kyste est une “poche de liquide ». Ce sont trois phénomènes bénins, mais très différents dans leur origine et leur prise en charge 🙂
Quels sont les symptômes déclenchés par un fibrome utérin ?
Seule une échographie permet de confirmer la présence de fibromes utérins, mais certains symptômes peuvent être évocateurs :
Envies plus fréquentes d’uriner, douleurs au moment d’aller à la selle / constipation
Douleurs pendant les rapports
Il peut aussi arriver qu’un fibrome “souffre” d’un manque d’irrigation : une partie de ses tissus meurt, ce qu’on appelle une nécrose. C’est notamment le cas des fibromes pédiculés, qui sont comme reliés à l’utérus par un petit “cordon” et qui peuvent parfois se tordre sur eux-mêmes (on parle alors de torsion du pédicule). Cela peut provoquer une douleur vive et soudaine dans le bas-ventre, parfois avec une petite fièvre ou des nausées. C’est impressionnant mais rarement grave : le plus souvent, la douleur passe en quelques jours avec un traitement adapté.
Cela dit, un fibrome peut aussi tout à fait être asymptomatique !
Comment savoir si on a un fibrome utérin ?
La présence de fibromes est généralement détectée lors d’une échographie pelvienne, complétée si besoin par une IRM pour préciser leur localisation, leur nombre et leur taille, notamment avant une chirurgie ou un projet de grossesse.
En l’absence de symptômes, les fibromes sont très souvent remarqués lors d’un examen de routine chez le gynécologue !
Un fibrome fait en effet partie des éléments recherchés en cas de problème de fertilité par exemple, parmi toutes les autres pistes qui peuvent expliquer que les essais bébé durent un peu, que vous pouvez retrouver dans la check-list ci-dessous 🙂
Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?
Différents facteurs peuvent favoriser la création et le développement de fibromes utérins :
Un excès d’oestrogènes, ce qui explique qu’ils dégénèrent souvent d’eux-mêmes à la ménopause, quand notre production hormonale chute avec l’arrêt du cycle menstruel. En effet, les fibromes sont des tumeurs hormono-dépendantes qui se développent sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone, et un excès relatif d’œstrogènes ou une carence en progestérone peut favoriser leur croissance.
L’ âge : chaque cycle est une mini “stimulation” du muscle utérin, et plus le temps passe, plus le risque qu’une cellule du myomètre mute et prolifère augmente. De plus, après 35 ans, il est assez courant que la progestérone ne soit pas suffisante pour contrebalancer les oestrogènes. Ainsi, le risque de fibrome augmente durant la périménopause, puis régresse ensuite une fois qu’on entre en ménopause.
Le surpoids : le tissu adipeux est un organe sécréteur d’oestrogènes, ce qui peut favoriser le déséquilibre hormonal favorable aux fibromes utérins.
L’absence de grossesse : chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants, l’imprégnation oestrogénique est continue et non interrompue par une ou plusieurs grossesse. C’est d’ailleurs pour cela que les fibromes sont rares avant 20 ans !
Les règles précoces, survenues avant l’âge de 12 ans (encore une fois, en raison d’une imprégnation oestrogénique plus longue)
L’hérédité : une femme a plus de risques de développer un fibrome si sa mère, sa grand-mère ou sa soeur en ont eu
Les femmes d’origine africaine ou sud-américaine semblent également davantage concernées par les fibromes utérins.
Comment soigner un fibrome utérin ?
Solutions médicales
Souvent, en l’absence de symptômes et de projet d’enfant, et si leur taille est restreinte, ces tumeurs bénignes sont simplement surveillées par votre gynécologue pendant vos examens de routine.
En revanche, en cas de symptômes et/ou de désir d’enfant, il existe plusieurs options de prise en charge :
Traitement médicamenteux : on peut arrêter totalement le cycle menstruel et mettre le corps en ménopause artificielle, en utilisant des analogues ou des antagonistes à la GnRH (l’hormone sécrétée par le cerveau pour lancer tout la cascade hormonale menant à l’ovulation), comme l’ Enantone®, le Décapeptyl®, ou le Zoladex®. Cette technique entraîne généralement une diminution temporaire du volume du fibrome, mais en revanche, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement.
Contraception oestroprogestative : elle peut également être proposée, avec des anti-inflammatoires. Les hormones de synthèse viennent ainsi éteindre le cycle naturel pour créer un cycle artificiel, permettant généralement de réduire le volume des saignements. Cela ne soigne pas directement le fibrome utérin, mais peut soulager les symptômes !
Ultrasons focalisés : cette intervention courte et monitorée par IRM permet de détruire le fibrome en utilisant de la chaleur. Néanmoins, cette technique est encore peu disponible en France (elle est disponible dans quelques centres situés à Lyon, Paris ou Lille), et son indication principale est pour des fibromes uniques, de taille modérée, chez des femmes sans projet immédiat de grossesse.
Embolisation : ici, on introduit des petites billes dans le vaisseau sanguin qui nourrit le fibrome afin qu’il ne soit plus irrigué par la circulation sanguine, et meurt. Toutefois, cette technique est de moins en moins fréquente, car elle peut réduire la fertilité, en réduisant la vascularisation de l’endomètre. Elle doit donc être discutée au cas par cas !
Myomectomie : il s’agit du retrait du fibrome par opération chirurgicale, tout en conservant l’utérus. Le problème, c’est qu’il existe un risque de récidive, et de fragilisation de la paroi utérine si le fibrome retiré est sous muqueux ou intra-mural. Par ailleurs, des adhérences avec les organes voisins peuvent se créer :s
Hystérectomie : il s’agit de la solution la plus efficace mais aussi de la plus radicale, car elle consiste au retrait total de l’utérus. Elle élimine le risque de récidive, mais empêche aussi toute grossesse future.
Solutions naturelles
Outre ces solutions médicales, que peut-on faire, de son côté, en cas de fibrome utérin ? On précise d’emblée que ces pistes naturelles peuvent aider à ralentir le développement d’un fibrome utérin, mais ne font pas disparaître un fibrome déjà constitué (surtout s’il est volumineux). Ces axes de travail sont plutôt pertinents en prévention et/ou en complément d’une prise en charge médicale 🙂
Réduire l’inflammation : les études récentes montrent que les fibromes se comportent comme des tissus inflammatoires chroniques. Ainsi, le fibrome crée une inflammation locale dans le muscle utérin et cette inflammation favorise à son tour la croissance du fibrome. De plus, réduire l’inflammation permet généralement de réduire le volume des menstruations et les douleurs associées 🙂 Pour ce faire, vous pouvez intégrer davantage d’oméga-3 et d’antioxydants dans votre alimentation (ou via des compléments alimentaires de qualité), tout en évitant le tabac, l’alcool et les aliments ultra transformés. La gestion du stress est également capitale !
Soutenir le foie et l’élimination hormonale : les fibromes sont dépendants de nos hormones féminines et surtout des oestrogènes, c’est la raison pour laquelle il faut veiller qu’ils soient bien éliminés après l’ovulation ! Ici, on va donc soutenir le foie qui est en charge de cette détoxification hormonale, grâce à la consommation de crucifères et de plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut. Veillez aussi à bien vous hydrater et à prendre soin de votre microbiote intestinal, pour que les oestrogènes usagés traités par le foie soient bien dirigés vers la sortie.
Surveiller son équilibre hormonal : certaines femmes développent des fibromes dans un contexte d’insuffisance lutéale (trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone) après l’ovulation. Il existe heureusement plusieurs pistes pour soutenir la progestérone, avec notamment des plantes comme l’alchémille, prise en deuxième partie de cycle, mais aussi le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, par exemple. Si vous êtes concernée, notre mini-programme consacré à la progestérone devrait vous aider 😉
Agir sur le terrain métabolique (poids, glycémie, stress) : comme expliqué plus haut, les oestrogènes se logent dans le tissu adipeux, qui est aussi un lieu de production des oestrogènes. Ainsi, maintenir un poids stable et éviter les pics de glycémie (qui peuvent être induits par la consommation de sucre, mais aussi par la libération de cortisol en cas de stress) peut clairement aider à maintenir un taux d’oestrogènes normal (tout en réduisant aussi l’inflammation globale !).
Surveiller son statut en vitamine D, car une carence pourrait favoriser la création de fibromes.
Faut-il réduire les phytoestrogènes ? Certaines plantes comme le lin ou le soja contiennent des molécules semblables à nos oestrogènes : on peut donc se dire qu’en cas d’excès, il vaut mieux les éviter ! Néanmoins, les études semblent démontrer qu’ils peuvent aussi être régulateurs, dans la mesure où ils viennent se loger sur les récepteurs des oestrogènes, certes, mais en ayant un pouvoir oestrogénique moins important. Ainsi, la réponse à cette question doit être clairement personnalisée !
En ce sens, si vous souhaitez être accompagnée de près sur toutes ces problématiques liées à la fertilité, c’est tout l’objet du Fertility Club ! On a à coeur de vous donner toutes les clés d’hygiène de vie que vous pouvez actionner pour mener votre projet de grossesse à bien, en complément d’un suivi médical ou d’un parcours PMA 🙂
Fibrome utérin : quel impact sur la fertilité ?
Si vous êtes en projet bébé, découvrir un ou plusieurs fibrome(s) peut clairement vous stresser. Si on peut vous rassurer, ce sont surtout les fibromes sous muqueux qui peuvent poser problème, c’est moins le cas des fibromes situés dans le muscle de l’utérus (les fibromes intra-muraux), voire à l’extérieur (les fibromes sous séreux).
Les fibromes intra-muraux (dans l’épaisseur du myomètre, sans atteindre la cavité) peuvent gêner la fertilité si leur taille est importante (supérieure à 4 cm, même si le seuil de 4 cm est indicatif : c’est surtout la déformation de la cavité utérine qui compte !) ou modifier la contractilité utérine, la vascularisation, voire comprimer les trompes. Mais ils ne posent généralement pas de problème pour tomber enceinte !
Idem pour les fibromes sous-séreux : situés à l’extérieur de l’utérus, ils ne perturbent donc ni la fécondation ni la nidation. Toutefois, s’ils sont très gros ou pédiculés, ils peuvent gêner la croissance de l’utérus pendant la grossesse ou provoquer des douleurs si le pédicule se tord (torsion du fibrome). Mais c’est rare !
Concernant les fibromes sous muqueux, tout dépend de leur taille et de leur localisation. En fonction, ils peuvent effectivement réduire les chances de tomber enceinte, en modifiant la vascularisation de l’endomètre ou la contractilité utérine, et surtout en entravant l’implantation de l’embryon. C’est la raison pour laquelle les recommandations officielles conseillent de les retirer avant un projet de grossesse ou une FIV.
Pour résumer, la majorité des femmes atteintes de fibromes conçoivent sans difficulté 🙂 Le risque d’infertilité dépend surtout de leur localisation, plus que de leur taille. Seuls certains fibromes, en particulier ceux situés dans la cavité utérine, peuvent nécessiter une prise en charge avant la conception, souvent avec d’excellents résultats 🙂
Fibrome utérin et grossesse : quelles complications possibles ?
Si un fibrome est découvert pendant la grossesse, il sera surveillé de près, d’autant que les fibromes peuvent parfois légèrement augmenter de taille pendant les deux premiers trimestres de la grossesse, sous l’effet des hormones. Mais dans la grande majorité des cas, ils se stabilisent ensuite et régressent après l’accouchement 🙂
Voici les complications qui peuvent se présenter (dans de rares cas) :
Un arrêt de grossesse
Une mauvaise position du bébé (qui peut se présenter en siège, par exemple)
Un accouchement prématuré
La nécessité d’un accouchement par césarienne, si le fibrome est proche du col de l’utérus
L’augmentation du risque d’hémorragie pendant l’accouchement.
Néanmoins, rassurez-vous : généralement, la grossesse se déroule sans souci et vous serez suivie par votre équipe médicale 🙂 Cette étude par exemple, démontre que les risques ne sont pas forcément ultra-majorés chez les femmes porteuses d’un fibrome, comparativement aux femmes qui n’en ont pas.
Par ailleurs, le fibrome n’est généralement pas retiré pendant la grossesse (sauf urgence vitale), car le fibrome est souvent alimenté par les mêmes vaisseaux que le placenta, et toute manipulation pourrait entraîner des contractions, un décollement placentaire ou un arrêt de grossesse.
Si le fibrome utérin est douloureux (notamment en cas de nécrose liée à une mauvaise irrigation), votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques compatibles avec la grossesse.
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce que je peux tomber enceinte avec un fibrome ?
Oui, bien sûr ! La présence d’un fibrome utérin dans la cavité utérine peut compliquer la bonne implantation de l’embryon et sa vascularisation, mais elle ne réduit pas vos chances de grossesse à néant 🙂 Néanmoins, votre gynécologue vous proposera certainement de le retirer pour mettre toutes les chances de votre côté.
Les fibromes situés à l’extérieur de l’utérus (sous-séreux) ou dans son épaisseur (intra-muraux, sans déformation de la cavité) ont un impact bien moindre sur la fertilité.
Comment gérer une grossesse avec un fibrome ?
Si un fibrome est présent dans l’utérus pendant la grossesse, votre équipe médicale va simplement vous surveiller de plus près, notamment par échographie. Aucun retrait du fibrome n’est envisagé, sauf en cas d’urgence vitale !
Quelles sont les complications possibles du fibrome pendant la grossesse ?
Un fibrome utérin peut augmenter légèrement certains risques pendant la grossesse : fausse couche précoce, accouchement prématuré, position anormale du bébé, césarienne ou hémorragie de la délivrance. Mais ces complications restent rares, et dans l’immense majorité des cas, la grossesse se déroule sans problème particulier !
Est-ce qu’un fibrome de 2 cm peut affecter ma grossesse ?
En général, un petit fibrome de 2 cm n’a pas d’impact sur la grossesse, sauf s’il est situé à l’intérieur de la cavité utérine : dans ce cas, il peut légèrement gêner la nidation. Mais rassurez-vous : ces situations sont bien connues et généralement très prises en charge par les médecins !
C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des fibromes utérins ! On espère de tout coeur que cet article vous aura rassurée si vous êtes concernée : un fibrome utérin ne réduit pas de manière drastique vos chances de concevoir, et des solutions existent pour retirer / réduire un fibrome, qu’elles soient médicales ou « naturelles », du moins axées sur votre hygiène de vie.
S’il vous reste encore des questions au sujet des fibromes utérins, n’hésitez pas à les poser en commentaire, en sachant qu’on ne pourra pas vous donner un avis médical, mais plutôt des éléments de compréhension supplémentaires 🙂
L’insuffisance ovarienne précoce se définit comme un dysfonctionnement ovarien prématuré, avant l’âge de 40 ans.
Elle est différente de la ménopause, dans la mesure où le cycle menstruel n’est pas définitivement stoppé, mais fortement ralenti, avec des impacts sur la santé globale et la fertilité.
L’insuffisance ovarienne prématurée est une trouble de santé reproductive qui peut être dû à une anomalie génétique, un trouble immunitaire ou faire suite à une chimiothérapie ou une radiothérapie. Toutefois, 70% des IOP sont encore à ce jour inexpliquées !
En cas d’IOP et de désir d’enfant, un parcours PMA peut être envisagé, même si une grossesse naturelle reste possible.
Quand on souhaite avoir un enfant et que les essais se prolongent, on peut craindre d’avoir un souci de fertilité et notamment, quand on avance en âge, de souffrir d’une insuffisance ovarienne précoce (ou IOP).
Déjà, rappelons que l’IOP est relativement peu fréquente, car elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans 🙂 Néanmoins, comme elle soulève des questions très légitimes à son sujet, on va dans cet article, vous expliquer concrètement ce que c’est (et ce que ce n’est pas !), comment elle se manifeste et comment on peut la contourner quand on a envie de faire un bébé 🙂
La stimulation ovarienne booste le développement des follicules ovariens, afin de permettre l’ovulation.
Elle peut être préconisée en cas de troubles de l’ovulation au niveau du cerveau (stress intense, excès de prolactine, problème de thyroïde, etc.) ou des ovaires (SOPK, kyste ovarien, insuffisance ovarienne précoce, etc.)
La stimulation peut être simple et réalisée par votre gynécologue de ville, ou intégrée à un protocole PMA (FIV ou insémination).
Le déroulé et le traitement d’une stimulation ovarienne dépendent de si elle s’intègre dans un parcours PMA ou non.
Certaines stimulations ovariennes ne fonctionnent pas, et il est alors important d’ajuster le protocole.
L’observation du cycle menstruel et certaines habitudes d’hygiène de vie peuvent permettre d’optimiser les chances de réussite d’une stimulation ovarienne.
Après plusieurs mois d’essais bébé infructueux, votre gynécologue peut vous proposer de réaliser une stimulation ovarienne pour augmenter vos chances de concevoir, dans le cadre d’un parcours PMA ou non.
Mais en quoi ça consiste, exactement, une stimulation ovarienne ? Quelles en sont les grandes étapes, quels sont les effets des différentes molécules injectées dans notre corps ? Et surtout, comment est-ce qu’on peut faire en sorte qu’une stimulation ovarienne soit réussie ? On vous explique tout !
La PMA est accessible à toutes les femmes, de 18 à 45 ans (43 au moment de l’inscription au parcours), et est surtout préconisée en cas de problème de fertilité venant d’un facteur masculin, féminin, ou mixte, ou encore d’infertilité inexpliquée.
Différentes techniques existent, plus ou moins invasives : la stimulation ovarienne (qui n’entre techniquement pas dans la PMA), l’insémination artificielle, la fécondation in vitro (FIV), le don de gamètes, ou encore l’accueil d’embryon. Ainsi, on peut utiliser les gamètes des futurs parents, ou celles d’un donneur et/ou d’une donneuse, voire un embryon de donneurs.
Il faut en général compter un délai de plusieurs mois entre l’inscription dans un centre de PMA agréé et le lancement du protocole.
Il est également possible de faire un parcours PMA en clinique privée ou à l’étranger, où les délais d’attente peuvent être plus courts, et d’autres examens complémentaires sont proposés.
Les chances de réussite varient selon les centres et les problématiques personnelles des futurs parents, mais l’hygiène de vie peut également beaucoup aider !
Lorsque les essais bébé s’éternisent, la PMA semble être une option aussi prometteuse que vertigineuse : examens, injections, hormones de synthèse, rapports programmés, insémination, voire fécondation dans un tube à essais, médecins en blouse blanche… tout ceci peut être très intimidant, et donner un peu le tournis, la sensation qu’on ne va pas savoir comment prendre les choses en main, voire être dépossédée de son projet bébé.
Dans cet article, on va faire le point sur tous les protocoles existants, leur déroulé et dans quels cas ils peuvent être proposés ; nous allons aussi vous expliquer comment, pas à pas, un protocole PMA démarre et se déroule, et voir ensemble comment vous, vous pouvez influer sur les chances de réussite de votre parcours ! 🙂
Bref on va dédiaboliser la PMA, pour vous permettre de l’aborder le plus objectivement possible, le cas échéant <3
🎧🍿 Et pour compléter la lecture de cet article, on ne peut que vous recommander l’écoute de cet épisode de podcast, dans lequel le Dr Imane Lalami nous explique, concrètement et avec son expertise de médecin, en quoi consistent les différents protocoles de PMA !
À chaque cycle menstruel, nos hormones féminines et notre système reproducteur travaillent ensemble pour permettre l’ovulation, la fécondation et l’implantation d’un embryon.
La fenêtre de fertilité féminine dure environ 6-7 jours par cycle menstruel, autour de l’ovulation. Savoir la repérer est un enjeu clé pour concevoir !
L’ovulation ne peut pas se calculer ou se prédire, mais elle peut s’observer grâce aux signaux de fertilité, que sont la glaire cervicale et la température.
En dehors de l’âge, d’autres paramètres peuvent altérer la fécondité : un déséquilibre hormonal, une pathologie, un souci de qualité ovocytaire, ou encore une anomalie anatomique. L’hygiène de vie est également primordiale !
Des solutions sont disponibles pour améliorer la fertilité de la femme, qu’elles soient médicales et/ou naturelles, liées à l’hygiène de vie.
A l’école, on nous apprend des choses aussi utiles au quotidien que les grands lacs d’Amérique, le théorème de Thalès ou encore comment doser un solvant par étalonnage (si si, rappelez vous !) : en revanche, la fertilité de la femme et le fonctionnement du corps féminin sont largement survolés, ce qui explique que quand on veut concevoir, on n’a généralement aucune idée sur comment et quand on ovule, quand et au bout de combien de temps on peut tomber enceinte et quand il faut commencer à s’inquiéter.
Ainsi, une étude menée par l’Université de Yale a révélé que 40% des femmes en âge de concevoir sont préoccupées quant à leur capacité à avoir un bébé, que 50% ont des perceptions erronées sur l’optimisation de la conception et ignorent l’importance de préparer son corps à une grossesse ou encore que 20% n’ont pas conscience des effets négatifs du vieillissement sur la fécondité.
Si vous souhaitez concevoir un enfant et mettre toutes les chances de votre côté, mais également comprendre comment cette formidable machine qu’est notre système reproducteur fonctionne, vous êtes au bon endroit ! Nous allons revenir ensemble sur tous les paramètres qui peuvent améliorer ou freiner la fertilité de la femme, et ce que vous pouvez faire concrètement si vous êtes en désir de grossesse 🙂