Emancipées

Symptothermie : notre comparatif des formations disponibles

comparatif formations symptothermie

Les idées clés

  • La symptothermie figure parmi les méthodes les plus fiables (98,2% d’efficacité réelle), mais son efficacité n’est garantie qu’après une formation sérieuse.
  • En plus d’être fiable, la symptothermie est une méthode qui s’adresse à toutes les femmes et qui peut servir d’aide à la conception, de moyen de contraception naturel ou simplement pour observer son cycle menstruel.
  • Différentes formations en symptothermie existent, en ligne ou en présentiel, en France et ailleurs.
  • Chaque formation propose un accompagnement différent, selon les préférences de chacune : à connotation religieuse ou non, en ligne ou en présentiel, intégrant des conseils pour équilibrer son cycle ou non, etc.

Quand on décide de se former de manière sérieuse en symptothermie, on peut vite se retrouver dépassée par la multitude des formations qui existent et avoir du mal à se décider…

Dans cet article, on vous aide à y voir clair en comparant les formations les plus connues (Cyclamen, Eden Fertilité, Sensiplan®, etc.), avec les critères qui comptent vraiment : durée, accompagnement, prix, approche (plus ou moins holistique ou religieuse)… Let’s go !

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Peut-on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule ?

Peut-on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule

Les idées clés

  • La majorité des pilules contraceptives bloquent l’ovulation, ce qui explique qu’en théorie, une grossesse est impossible avec ce mode de contraception.
  • Mais, en cas d’oubli de pilule, le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires peut reprendre et mener à une ovulation réussie !
  • Le risque de grossesse suite à un oubli de pilule est plus important en début et en fin de plaquette, car, en comptant les jours de pause (ou la prise de comprimés placebo), cela laisse plusieurs jours à l’axe cerveau/ovaires pour redémarrer.
  • Les oublis de pilule sont l’une des raisons pour lesquelles la pilule est efficace à seulement 93% en usage typique, c’est-à-dire dans la vraie vie.

Dès que l’on commence à prendre la pilule, on pense souvent « et si je l’oublie une fois ou deux, c’est grave ? » et la réponse est… comme souvent, ça dépend ! En réalité, oui, un seul oubli de pilule dans tout le cycle peut mener à une grossesse non désirée, en fonction du type de pilule et du moment de l’oubli.

Mais comment un seul oubli de pilule peut avoir de si lourdes conséquences, alors qu’il y a 21 (voire 28) autres comprimés à prendre dans un cycle sous pilule ? On vous explique concrètement pourquoi 🙂

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Serenity Club : on répond à toutes vos questions !

FAQ Serenity Club

Le Serenity Club est notre formation en symptothermie, à destination des femmes et des couples qui souhaitent reprendre en main leur contraception et adopter une méthode naturelle, sans hormones. La symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui a fait ses preuves en termes de fiabilité (98,2% en usage réel).

Néanmoins, avant de franchir le pas et de rejoindre la prochaine session de formation, vous avez probablement des questions (et c’est normal !) : voici nos réponses !

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Fonctionnement de la pilule : les réponses aux 10 questions les plus fréquentes

pilule contraceptive fonctionnement

La pilule contraceptive est une méthode de contraception figurant parmi les plus populaires en France, utilisée par 26,8% des femmes (juste derrière le dispositif intra utérin au cuivre) : et pourtant c’est aussi l’un des plus méconnus quant à son fonctionnement !

Comment cette contraception hormonale agit-elle concrètement sur notre cycle, sur notre ovulation et sur nos règles ? Quels sont ses risques et effets secondaires avérés ? Comment optimiser sa prise pour ne pas courir de risque (notamment de grossesse non désirée !) ? On vous partage des réponses aux questions les plus courantes sur la pilule !

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Vasectomie : tout ce qu’il faut savoir en 5 minutes

vasectomie

Les idées clés

  • Efficace à plus de 99%, la vasectomie est une méthode de contraception définitive, qui se développe rapidement en France.
  • Elle consiste à empêcher les spermatozoïdes de rejoindre le sperme, en sectionnant les canaux déférents. En revanche, l’érection et l’éjaculation restent inchangées !
  • L’intervention chirurgicale en elle-même est rapide, mais en France, il faut respecter un délai de réflexion de 4 mois avant l’opération. Il faut ensuite compter 3 mois après l’opération pour qu’elle soit pleinement efficace.
  • En cas de doute sur une paternité future, d’autres méthodes de contraception tout aussi efficaces et n’agissant pas sur la physiologie des femmes peuvent être envisagées, telles que la symptothermie (plus efficace que le retrait ou le préservatif).

La vasectomie est une méthode de contraception masculine définitive de plus en plus choisie par les hommes. En effet, bien qu’elle soit autorisée en France depuis 2001, selon une étude Epi-Phare, le nombre de vasectomies a été multiplié par 15 entre 2010 et 2020 dans notre pays, et il y a même eu plus de vasectomies que de ligatures de trompes en 2021 et 2022 !

Parmi les raisons invoquées par les hommes qui y ont recours, on retrouve bien sûr l’assurance de ne pas / plus vouloir d’enfants (l’âge moyen des hommes choisissant la vasectomie est de 41 ans, toujours selon l’étude Epi-Phare) mais aussi la volonté de partager la charge contraceptive avec leur compagne, surtout au vu des effets secondaires des méthodes hormonales sur la santé des femmes.

Toutefois, en quoi consiste exactement la vasectomie ? Est-elle réversible ? Quels sont ses effets secondaires ? On vous explique tout dans cet article !

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Contraception féminine : panorama de toutes les méthodes disponibles

contraception femme

Les idées clés

  • Chez la femme, les principaux moyens de contraception proposés empêchent une grossesse non désirée en bloquant l’ovulation, en entravant la fécondation et/ou en rendant la nidation d’un embryon particulièrement difficile.
  • Différents types de moyens de contraception existent : la contraception hormonale (pilule, patch, implant, DIU), les méthodes barrières (préservatif féminin, cape cervicale, dispositif intra utérin au cuivre, etc), la ligature des trompes, les méthodes naturelles et la contraception d’urgence (la pilule du lendemain).
  • Il est important de choisir son moyen de contraception en tenant compte de son taux de fiabilité, de son mode d’action, de ses contre-indications, mais aussi de son ressenti !

Dès que l’on démarre sa vie sexuelle, il est essentiel d’opter pour un moyen de contraception adapté à son mode de vie et ses besoins ! Or, si la pilule est bien implantée dans nos esprits, on oublie qu’il existe toute une palette de moyens de contraception féminine, qu’ils soient à base d’hormones de synthèse, logés à l’intérieur de nos corps ou reposant sur la connaissance de notre cycle menstruel.

Comme il nous tient à coeur que toutes les femmes fassent les choix qui les concernent de manière libre et éclairée, voici un panorama de toutes les méthodes de contraception à la disposition des femmes !

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Stérilet cuivre : effets secondaires et risques à connaître

stérilet au cuivre effets secondaires

Les idées clés

  • Le DIU au cuivre est un moyen de contraception sans hormones, qui se présente sous la forme d’une tige en plastique recouverte de cuivre, insérée à l’intérieur de l’utérus.
  • Il s’agit d’un des moyens de contraception les plus fiables, avec un taux d’efficacité pratique de plus de 99%.
  • Néanmoins, il ne convient pas forcément à toutes les femmes et comporte certains effets secondaires et contre-indications à connaître : règles plus abondantes et/ou plus douloureuses, inflammation sous-jacente, douleurs pendant les rapports, etc.

Selon une étude conjointe de l’INSERM et de l’ANRS parue en 2024, le DIU au cuivre est désormais le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes en France ! Si on ne peut que se réjouir de voir qu’une contraception sans hormones (qui plus est tout à fait fiable) parvienne à séduire de plus en plus de femmes, le stérilet au cuivre peut parfois ne pas convenir à certaines (comme c’est le cas pour toutes les méthodes contraceptives !)

Dans cet article, on va donc vous parler de tous les effets secondaires du stérilet au cuivre, qui peuvent se présenter tout de suite après sa pose, s’estomper avec le temps ou persister (ce qui est plus embêtant !). Ainsi, si vous souhaitez adopter une contraception non hormonale, vous aurez toutes les clés en main pour décider d’opter ou non pour un DIU au cuivre 🙂

🎧🍿 Pour celles et ceux qui sont plus audio/vidéo, on a consacré tout un épisode de podcast au stérilet au cuivre et à ses effets secondaires (démontrés par la science et/ou rapportés par les femmes !).

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Contraception masculine : le point sur les méthodes existantes et celles à venir

contraception masculine

Les idées clés

  • Les méthodes de contraception masculine généralement proposées sont le préservatif masculin, le retrait et la stérilisation à visée contraceptive, aka la vasectomie.
  • Le préservatif masculin et le retrait ne sont pas des méthodes reconnues comme très efficaces, tandis que la vasectomie est une méthode contraceptive considérée comme définitive.
  • D’autres moyens de contraception sont à l’étude, qu’il s’agisse d’une pilule contraceptive masculine (sur le même modèle que la pilule contraceptive féminine) ou de traitements venant bloquer la production des spermatozoïdes. Les méthodes thermiques, comme le slip chauffant ou l’anneau thermique, sont également des pistes explorées.

Généralement, quand on parle de contraception, on s’adresse principalement aux femmes : en effet, ce sont les femmes qui sont en première ligne en cas de grossesse non désirée ! Donc, très souvent, dans un couple, la femme prend la pilule (ou un autre moyen de contraception) et l’homme reste un peu passif sur cette question. Pourtant, outre la charge mentale que cela peut engendrer (devoir penser à prendre son comprimé tous les jours, par exemple), les contraceptifs féminins ne sont pas dénués d’effets secondaires sur la santé hormonale et générale. On peut donc se retrouver un peu démunie lorsqu’on a envie d’arrêter sa contraception pour ne plus avoir à les subir, sans savoir quelles solutions s’offrent à notre partenaire pour qu’il puisse prendre le relais.

La bonne nouvelle, c’est que des méthodes de contraception masculine existent bel et bien, telles que le préservatif masculin, le retrait ou encore la vasectomie ! D’autres, comme la fameuse « pilule masculine », sont l’objet de recherches et d’essais cliniques, afin d’être proposées aux hommes qui ne veulent pas concevoir à l’avenir. D’autres méthodes naturelles, comme l’anneau thermique ou le slip chauffant, sont également prometteuses !

Dans cet article, nous allons décrypter chacune de ces méthodes de contraception masculine, afin que vous puissiez, comme pour la contraception féminine, avoir toutes les cartes en main pour faire vos choix en toute conscience 🙂



Spermatozoïdes et fertilité masculine

Avant de nous lancer dans l’explication des différents moyens de contraception mis à la disposition des hommes, faisons un tour du côté de leur physiologie et de leur fertilité 🙂

Une fertilité permanente

Il se trouve tout d’abord que les hommes sont fertiles 365 jours par an, à la différence des femmes qui, elles, ne peuvent concevoir que 5-6 jours par cycle menstruel : le jour de leur ovulation (qui correspond à l’expulsion de l’ovule, qui doit être fécondé dans les 12 heures qui suivent avant de mourir), et environ 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale qui maintient les spermatozoïdes en vie dans le vagin.

fertilité masculine

Les hommes quant à eux, produisent des spermatozoïdes de leur puberté jusqu’à leur mort, de manière continue, au rythme de 1500 spermatozoïdes par seconde environ ! En effet, contrairement aux femmes qui naissent avec leur stock d’ovocytes (stock qui arrive à épuisement au moment de la ménopause), les hommes produisent des gamètes tout au long de leur vie (même si leur quantité et leur qualité baissent avec l’âge).

La spermatogénèse

Comment se déroule la fabrication des spermatozoïdes ? Comme chez la femme, tout démarre dans le cerveau, puisque l’hypophyse envoie de la LH et de la FSH aux testicules, pour les stimuler. En réponse, ils vont alors sécréter de la testostérone, responsable de la maturation des spermatozoïdes, qui se déroule en 4 phases :

  • Au premier stade, les gamètes mâles sont des spermatogonies : ce sont des cellules souches en dormance jusqu’à la puberté.

  • Ensuite, au deuxième stade, les gamètes deviennent des spermatocytes de premier ordre. Ils vont se diviser en deux cellules strictement identiques : l’un des spermatcytes va poursuivre le process de développement, quand l’autre sera gardé en stock.

  • Au troisième stade, les spermatocytes de premier ordre subissent une deuxième division cellulaire, pour devenir des spermatocytes de deuxième ordre. Chacun des spermatocytes de deuxième ordre contient la moitié du patrimoine génétique.

  • Une autre division cellulaire permet aux spermatocytes de type 2 de devenir des spermatides : on passe de 2 cellules à 4 cellules, de deux spermatocytes à 4 spermatides.

  • Enfin, au dernier stade, le spermatide devient spermatozoïde en acquérant une tête, un corps et un flagelle.

spermatogénèse

Tout ce processus, de l’éveil de la spermatogonie à la finalisation du spermatozoïde, prend environ 3 mois (74 jours environ, pour être plus précis).

Tout ceci se passe dans les tubes séminifères, à l’intérieur des testicules : plus la division cellulaire est avancée, plus les spermatozoïdes se rapprochent du centre du tube. Lorsqu’ils sont complètement formés, ils se détachent du tube et sont expulsés vers l’épididyme (un tube qui relie les testicules et le canal déférent) par des contractions du testicule, pour être stockés et finir leur maturation. Ainsi, une fois fabriqués, au bout de 60 jours, ils restent encore 14 jours dans l’épididyme pour les “peaufiner” et les rendre plus aptes que jamais à la fécondation !


Les méthodes de contraception masculine disponibles

Ces bases étant posées, voyons ensemble quels sont les moyens de contraception masculine disponibles ! Comme vous allez pouvoir le constater, le choix est plus restreint que chez les femmes, essentiellement parce qu’aucune contraception hormonale ne leur est proposée à ce jour.

préservatif masculin

Le préservatif masculin

On connaît tous le préservatif masculin, notamment parce qu’il s’agit de la seule méthode contraceptive à protéger des infections sexuellement transmissibles.

Concernant son taux de fiabilité pratique, il est de 85% : pourquoi parler de fiabilité « pratique » ? Il se trouve que pour évaluer l’efficacité d’un moyen de contraception, féminine ou masculine, on se base sur l’Indice de Pearl : cet indice, nous donne, sur 100 personnes utilisant un moyen de contraception donné, combien d’entre elles ont tout de même conçu un enfant au cours de l’année écoulée.

La subtilité, c’est que cet indice de Pearl a l’intelligence de distinguer :

  • L’efficacité théorique d’un moyen de contraception, quand il est utilisé dans des conditions absolument parfaites de laboratoire

  • Mais aussi son efficacité pratique, en prenant en compte la manière dont il est utilisé dans la « vraie vie », avec toutes les erreurs et tous les aléas possibles.

Ainsi, en pratique, sur 100 couples ayant utilisé un préservatif masculin dans l’année, 15 d’entre eux ont vécu une grossesse non prévue (ce qui est loin d’être négligeable). En effet, le préservatif peut glisser ou se craquer durant le rapport, par exemple, ce qui permet aux spermatozoïdes de se frayer un chemin jusqu’à l’ovule si la femme est dans sa période de fertilité !

retrait

Le retrait

Le retrait ou « coitus interruptus » est une méthode de contraception masculine assez répandue : elle consiste tout simplement pour l’homme à se retirer avant l’éjaculation, pour éviter que les spermatozoïdes ne puisse entrer en contact avec l’ovule, si ovule il y a.

Le problème, c’est que cette méthode n’a rien de réellement efficace : en effet, son taux d’efficacité pratique n’est que de 78% ! Pourquoi ? Les raisons sont multiples :

  • Il peut être délicat pour un homme de se retirer à temps.

  • Les spermatozoïdes n’ont pas besoin d’être déposés tout au fond du vagin pour aller féconder l’ovule : même s’ils sont seulement présents au niveau de la vulve, ils peuvent nager jusqu’au col de l’utérus. Ils sont littéralement faits pour ça (grâce à leur flagelle) et la glaire cervicale peut aussi les y aider si la femme est en période fertile.

  • Des spermatozoïdes peuvent aussi être présents dans le liquide pré-séminal, qui est le liquide d’excitation sexuelle sécrété par les hommes dès le début d’un rapport. Il y en a moins que dans le sperme, certes, mais il suffit d’un spermatozoïde pour féconder l’ovule !

La méthode du retrait est donc plutôt réservée aux couples qui ne sont pas contre une grossesse imprévue 🙂

vasectomie

La vasectomie

Bien qu’elle existe depuis les années 20 (mais elle est légale en France depuis 2001 seulement), la vasectomie est une méthode de contraception masculine dont on entend de plus en plus parler ! Il s’agit d’une stérilisation à visée contraceptive : cette intervention, assez rapide et très souvent réalisée sous anesthésie locale (plus rarement sous anesthésie générale), consiste à bloquer ou couper les canaux déférents, afin que les spermatozoïdes ne puissent pas rejoindre le pénis et être éjectés par l’urètre lors de l’éjaculation.

Il faut préciser que les spermatozoïdes sont bien toujours produits, mais on bloque leur passage dans le liquide séminal. Au bout d’un moment, les spermatozoïdes finissent par s’auto-détruire et ne s’accumulent pas dans les testicules.

De plus, l’homme continue bien à éjaculer, mais son sperme ne contient aucun spermatozoïde : un spermogramme est d’ailleurs réalisé trois mois après l’intervention (puisqu’il s’agit du délai pour fabriquer des spermatozoïdes complets, souvenez-vous) pour s’assurer que la vasectomie a bien fonctionné. Le volume d’éjaculat n’est pas impacté, car le sperme est surtout composé de liquide séminal et les spermatozoïdes n’en représentent qu’une petite partie (moins de 1%).

Cette méthode de contraception masculine est la plus fiable à ce jour, avec une efficacité théorique comme pratique de 99,8%. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’elle est considérée comme définitive : en effet, si en théorie, on peut rétablir les canaux déférents, en pratique, l’opération est délicate et ne se solde pas forcément par une réussite. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle en France, seuls les hommes majeurs y ont accès, après un délai de réflexion de 4 mois suivant la première visite chez l’urologue. Chez la femme, son équivalent est la ligature des trompes.

Si vous voulez en savoir davantage sur la vasectomie, n’hésitez pas à regarder ou écouter notre épisode de podcast La vasectomie en 10 idées reçues, réalisée avec l’ urologue et andrologue Valentine Frydman !


Les futures méthodes de contraception masculine ?

Bref, vous l’aurez compris, à part des méthodes moyennement efficaces ou définitives, il est compliqué pour les hommes de choisir une méthode de contraception aussi sûre que réversible… Toutefois, la recherche et les essais cliniques avancent pour pallier cet écueil !

pilule masculine

La pilule masculine

La pilule masculine est régulièrement évoquée, mais à ce jour, aucune n’est commercialisée. Pourtant, une pilule contenant des androgènes (hormones mâles) et parfois des progestatifs pour supprimer la production de spermatozoïdes a démontré son efficacité ! En effet, en réduisant la sécrétion des gonadotrophines (LH et FSH, qui sont les hormones envoyées par le cerveau aux testicules), essentielles à la spermatogenèse, ces traitements diminuent la production de spermatozoïdes à des niveaux infertiles.

Néanmoins, elles ne sont pour le moment pas proposées sur le marché, car les autorités scientifiques estiment qu’elles ont trop d’effets secondaires sur le désir et l’équilibre hormonal masculins (ce qui est assez curieux quand on voit tous les effets indésirables subis par les femmes qui prennent la pilule contraceptive, mais passons).

Des molécules venant bloquer la spermatogénèse

D’autres traitements contraceptifs masculins sont également à l’étude : ces derniers n’ont pas réellement une visée hormonale, mais permettraient plutôt de bloquer la spermatogénèse à la source.

Parmi ces traitements, on peut citer ceux visant une molécule bien particulière, la YCT529, qui est un antagoniste des récepteurs de l’acide rétinoïque, essentiel à la spermatogenèse. D’autres études se penchent sur les protéines BRDT et JAM-C, également indispensables à la fabrication des spermatozoïdes. Entre autres !

Les études se poursuivent pour vérifier leur absence d’effets secondaires et leur réversibilité.

Une vasectomie réversible sous forme de gel

Afin de résoudre le souci d’irréversibilité de la vasectomie, d’autres chercheurs ont mis au point un gel venant boucher les canaux déférents, le Vasalgel : il n’empêche pas l’éjaculation, car comme la vasectomie, il empêche simplement les spermatozoïdes de rejoindre le sperme.

Lorsque l’homme veut finalement concevoir, l’injection d’un solvant vient dissoudre le gel. Comme pour les méthodes précédemment citées, les essais cliniques sur l’homme sont encore à réaliser !

L’anneau thermique ou slip chauffant

Est-ce que vous savez pourquoi les testicules « pendouillent » ? Tout simplement parce que, comme nous l’expliquait Valentine Frydman dans un épisode de podcast dédié, pour pouvoir produire des spermatozoïdes, les testicules doivent être à une température légèrement inférieure à celle du corps (environ 2 à 3 degrés de moins).

C’est la raison pour laquelle certains spécialistes ont mis en place des slips « chauffants » permettant de remonter les testicules, afin de les rapprocher du corps et de les réchauffer pour entraver la spermatogénèse. Il faudrait les porter environ 15 heures par jour pour assurer l’effet contraceptif, en adoptant un moyen de contraception complémentaire durant les trois premiers mois. Un spermogramme est recommandé au bout de ce délai imparti ensuite pour être sûr que le slip fonctionne.

L’anneau thermique, comme l’Andro-switch, fonctionne sur le même principe : il est positionné à la base du pénis, en englobant le scrotum, de manière à remonter les testicules !

Le slip chauffant et l’anneau thermique sont des méthodes réversibles, puisque la fertilité revient généralement au bout de 3 mois après le port d’un de ces deux dispositifs 🙂

Là encore, les études (bien qu’encourageantes !) sont toujours en cours pour permettre leur mise sur le marché en France.

La symptothermie

On triche un peu avec cette dernière méthode, car elle n’est pas spécifiquement masculine, mais premièrement, la symptothermie est efficace (98,2% d’efficacité pratique) et deuxièmement, elle permet de faire reposer la charge contraceptive sur les deux membres du couple 🙂

Comme nous le disions au début de cet article, une femme n’est fertile que quelques jours par mois : or, cette fenêtre de fertilité est détectable, grâce à deux bio-marqueurs que sont la glaire cervicale et la température. Ainsi, lorsqu’un couple ne souhaite pas concevoir, il « suffit » de pratiquer l’ abstinence sexuelle sur ces jours fertiles, ou du moins d’éviter tout rapport pénétratif.

L’homme a donc toute sa part à jouer dans la réussite de la méthode symptothermique pour un couple, il est lui aussi acteur de cette méthode de contraception, car il doit lui aussi respecter cette période plus « slow-sex » pour éviter une grossesse non désirée. Certains couples partagent également l’accès à une application de symptothermie, pour que l’homme ait le même niveau d’information que sa partenaire concernant sa fertilité du jour 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Voici notre tour d’horizon des méthodes de contraception masculine qui peuvent être utilisées par nos +1, ou qui le seront un jour ! Parfois imparfaites, elles ont néanmoins le mérite d’exister, afin de soulager la charge contraceptive des femmes 🙂 Bien sûr, cela ne nous empêche pas, en tant que femme, d’utiliser une méthode de contraception de notre côté, mais au moins chaque membre du couple fait sa part 🙂

Quand pensez-vous ? Est-ce que dans votre couple, l’homme se pose la question de sa contraception ? Et si vous êtes vous-même un homme (on sait que vous êtes quelques-uns à nous lire !), est-ce que vous avez une méthode contraceptive, est-ce que vous vous sentez concerné par la question ? 🙂 Dites-nous tout en commentaire, on a hâte de vous lire !

Pourquoi est-il possible de tomber enceinte sous pilule ?

enceinte sous pilule

Les idées clés

  • La pilule contraceptive empêche une grossesse soit en supprimant l’ovulation (pilule oestro-progestative et certaines pilules progestatives), soit en modifiant la glaire cervicale et l’utérus (certaines pilules progestatives).  Quoi qu’il en soit, elle rend impossible soit une fécondation, soit l’implantation d’un embryon. 
  • Son efficacité pratique est de 93%, car elle peut être compromise par un oubli, une diarrhée, des vomissements, ou certaines interactions avec des plantes ou des médicaments.
  • Il peut être compliqué de déceler un début de grossesse sous pilule, car la pilule peut masquer les symptômes : en cas de doute, il faut réaliser un test de grossesse pour en avoir le coeur net.
  • D’autres alternatives à la pilule, qu’elles soient hormonales ou naturelles, sont également disponibles (et parfois plus efficaces).

Saviez-vous que dans plus de 66% des cas, les femmes ayant recours à l’IVG utilisaient un moyen de contraception au moment de leur grossesse ? Cela démontre bien qu’il n’existe pas de contraception absolument infaillible et la pilule contraceptive ne fait pas exception.

En théorie, la pilule empêche toute grossesse non désirée, mais dans les faits, il n’est pas rare d’entendre qu’une femme est tombée enceinte sous pilule. Comment est-ce possible ? Pourquoi, dans certains cas, la pilule n’est pas suffisamment efficace pour empêcher une fécondation ? On vous explique tout ça !



Comment la pilule, en théorie, empêche une grossesse ?

La pilule est une contraception hormonale, qui bloque la plupart du temps l’ovulation. L’ovulation se produit lorsque l’ovule s’échappe de l’ovaire et est capté par la trompe utérine. Il a ensuite 24 heures (grand maximum) pour être fécondé par un spermatozoïde.

Néanmoins, l’ovulation n’est pas un phénomène isolé sur 24 heures : en réalité, le cerveau a travaillé dès le début du cycle (le premier jour des règles) avec les ovaires pour stimuler les follicules en lice sur ce cycle. L’ovulation est donc le résultat d’une cascade hormonale qui prend des jours ! Or, sous pilule, tout ce travail est bloqué par les hormones de synthèse.

Le cycle menstruel, sans pilule

Sans pilule, le cerveau et les ovaires ont donc toute latitude pour s’atteler à l’ovulation :

  • En première partie de cycle, l’hypophyse (une glande située dans le cerveau) envoie une hormone, la FSH, pour stimuler les follicules ovariens, qui contiennent tous un ovule. Ces follicules, en se développant, sécrètent des oestrogènes ; au bout de quelques jours, un follicule devient dominant et se met à produire plein d’oestrogènes pour signaler qu’il est prêt à ovuler. En réponse, le cerveau envoie une autre hormone, la LH : quand tout va bien, l’ovulation se produit dans les 18 heures qui suivent.

  • Après l’ovulation, les oestrogènes font place à la progestérone, sécrétée par le corps jaune, qui est le résidu du follicule ovarien. La progestérone est la gardienne du temple et surtout, d’une éventuelle grossesse : elle vascularise et maintient l’endomètre (la muqueuse utérine) que les oestrogènes ont bâti, elle augmente la température et surtout, elle bloque la LH, empêchant toute nouvelle ovulation jusqu’à la fin du cycle.

Sans grossesse, le corps jaune finit par s’atrophier et la progestérone chute, comme les oestrogènes. L’endomètre se détache et est évacué grâce aux menstruations.

hormones et cycle sans pilule

Le cycle menstruel sous pilule

Sous pilule, les choses sont bien différentes ! Les comprimés contiennent un progestatif, qui a le même effet que la progestérone naturelle sur l’ovulation : il la bloque ! 

C’est le cas de toutes les pilules combinées, ou oestro-progestatives, et d’une partie des pilules progestatives. Dans le cas des pilules micro progestatives, le progestatif moins dosé peut ne pas inhiber l’ovulation, mais la pilule agit alors sur deux autres mécanismes : la glaire cervicale et l’endomètre. 

En effet, le progestatif vient également altérer la glaire cervicale (essentielle à la fécondation), en la compactant pour qu’elle rende le col de l’utérus hermétique au passage des spermatozoïdes, et « atrophier » l’endomètre, afin de réduire les chances de nidation, au cas où une fécondation aurait tout de même lieu.

La pilule étant prise tous les jours ou presque, le cycle menstruel est donc la plupart du temps complètement à l’arrêt, comme si vous étiez enceinte ou en ménopause. Cela signifie aussi que vous ne sécrétez plus d’hormones féminines naturelles : pas d’oestrogènes, ni progestérone, qui permettent bien sûr d’ovuler et de rendre une grossesse possible, mais qui ont aussi beaucoup de bienfaits sur votre santé globale (mais c’est un autre sujet :)).

cycle menstruel sous pilule

Les hormones naturelles sont à plat, mais sont donc remplacées par des hormones de synthèse :

hormones synthétiques pilule

Les pilules combinées contiennent aussi des oestrogènes de synthèse, qui sont en réalité surtout utiles pour épaissir un petit peu l’endomètre et créer de fausses règles durant la semaine d’arrêt de la prise de pilule. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les femmes qui ont une contraception contenant seulement un progestatif (pilule progestative, stérilet hormonal, etc., mais pas les certaines pilules microdosées, on l’a vu) n’ont généralement plus leurs règles, puisque sans oestrogènes, il n’y a pas (ou très peu) d’endomètre à évacuer. Néanmoins, les oestrogènes de synthèse n’épaississent pas autant l’endomètre que les « vrais » et les règles sont généralement moins abondantes sous pilule.

Les oestrogènes de synthèse viennent aussi contrebalancer les effets secondaires de la progestérone de synthèse (comme l’acné, par exemple) : toutefois, ils n’ont pas les mêmes bienfaits que leur version naturelle et on déconseille même à certaines femmes (qui fument ou qui ont des problèmes cardiovasculaires, par exemple) d’y avoir recours.


taux de fiabilité pilule

Quel est le taux de fiabilité de la pilule contraceptive ?

Pour évaluer le taux de fiabilité d’un moyen de contraception, les études se basent sur ce qu’on appelle l’ indice de Pearl. Cet indice donne, sur 100, le nombre de grossesses non désirées observées dans l’année par les femmes/couples qui ont utilisé ce moyen de contraception.

Pour plus de finesse, l’indice de Pearl évalue deux types de fiabilité :

  • La fiabilité théorique, quand le moyen de contraception est parfaitement utilisé (souvent en laboratoire)

  • La fiabilité pratique, qui, elle, prend en compte les aléas de la vraie vie et la manière dont les femmes/couples utilisent cette contraception (avec son lot d’erreurs et d’incompréhensions possibles).

Ainsi, la fiabilité théorique de la pilule, que l’on voit très souvent, est de 99% : en effet, sans ovulation et/ou avec une glaire bloquant l’accès à l’utérus et un endomètre hostile, les chances de fécondation sont largement réduites. Toutefois, le taux de fiabilité pratique de la pilule est de seulement 93% : cela signifie que sur 100 femmes ayant pris la pilule durant l’année écoulée, 7 d’entre elles sont tombées enceintes par accident.


causes inefficacité pilule

Qu’est-ce qui peut réduire l’efficacité de la pilule ?

Mais comment est-ce possible ? Dans quels cas la pilule contraceptive peut « faillir » et ne pas réussir à bloquer l’ovulation ?

L’ oubli de comprimé

La pilule est une contraception exigeante, puisqu’elle demande de penser à sa pilule tous les jours et de la prendre à heure fixe : en effet, les pilules combinées tolèrent un retard de 12 heures, mais les pilules progestatives, généralement, doivent être prises sous un délai de 3 heures.

C’est la raison pour laquelle les oublis sont fréquents ! Et, selon le Dr Martin Wrinkler qu’on avait reçu dans notre épisode de podcast sur les règles sous pilule, les oublis sont surtout nombreux au moment de reprendre une nouvelle plaquette. Or, il est crucial, surtout sur la première semaine de prise, d’être super rigoureuse et sérieuse dans sa prise de pilule, car si on oublie un comprimé, le dialogue cerveau/ovaires peut reprendre et mener à une ovulation.

Dès lors, si vous vous rendez compte que vous avez oublié un comprimé, prenez-le, mais surtout, utilisez une autre méthode de contraception (comme le préservatif) jusqu’à la fin de votre plaquette, car vous n’êtes potentiellement plus protégée.

Les diarrhées et vomissements

Il arrive aussi parfois que, même si on fait très attention à ne rater aucun comprimé, celui-ci soit éliminé par une diarrhée ou des vomissements, qui évacuent la pilule avant qu’elle ne soit assimilée par notre corps.

Ainsi, si vous avez une forte diarrhée ou des vomissements dans les 4 heures qui suivent la prise de votre comprimé, n’hésitez pas également à vous protéger jusqu’à la fin de votre plaquette.

Certains traitements et plantes

On ne le sait pas toujours, mais certaines plantes et certains médicaments peuvent avoir des interactions avec la pilule et minimiser son action contraceptive. C’est par exemple le cas de plantes comme le millepertuis, le gattilier ou le charbon actif, mais aussi certains antibiotiques, anticonvulsivants, antirétroviraux ou antifongiques.

De manière générale, prévenez toujours le médecin qui vous prescrit votre pilule (médecin traitement, gynécologue, sage-femme) si vous prenez certaines plantes, compléments alimentaires ou traitements médicaux 🙂

Une nidation toujours possible, malgré la prise d’une pilule micro-progestative

Pour finir, les pilules micro-progestatives, qui ne bloquent pas l’ovulation, peuvent elles aussi, dans certains cas, faillir à rendre le corps (et notamment la glaire cervicale et l’endomètre) impropre à une grossesse.

Tout d’abord, là encore, les pilules micro-progestatives nécessitent une prise très rigoureuse, souvent à heure fixe (elles ne tolèrent que 3 heures de retard de prise, contre 12 pour les pilules combinées). Par ailleurs, les variations hormonales et métaboliques propres à chaque femme peuvent influencer la manière dont la pilule agit sur la glaire et l’endomètre : la glaire peut donc rester de qualité suffisante pour permettre une fécondation, et/ou l’endomètre peut ne pas être suffisamment altéré pour empêcher la nidation.


savoir qu'on est enceinte sous pilule

Comment savoir si on est enceinte sous pilule ?

Il est parfois délicat de savoir si on est enceinte sous pilule, car cette dernière peut masquer les symptômes de grossesse. On peut aussi confondre les signes précoces de grossesse avec les effets secondaires de la pilule (nausées, sensibilité accrue, prise de poids, fatigue, etc.) !

De plus, comme nous l’avons dit plus haut, il est possible de ne pas avoir de règles sous pilule progestative ce qui peut rendre la détection d’une grossesse très difficile, tout comme on peut aussi avoir des saignements de grossesse que l’on prend pour des règles. Pas simple du tout !

Les envies d’uriner plus fréquentes ou une fatigue inhabituelle peuvent vous mettre la puce à l’oreille, même si ces symptômes peuvent être causés par autre chose. De manière générale, restez attentive aux changements soudains ou inhabituels 🙂

Et surtout, en cas de doute, il est recommandé de faire un test de grossesse 3 semaines après un rapport à risque. Ce test, urinaire ou sanguin, mesure les bêta hCG (une hormone sécrétée uniquement pendant la grossesse par le trophoblaste de l’embryon) et vous donnera une réponse claire 🙂 En effet, la pilule contraceptive fait beaucoup de choses dans le corps des femmes, mais ne peut pas fausser un test de grossesse 😉


risques pilule en début de grossesse

Quels sont les risques pour le bébé si on tombe enceinte sous pilule ?

Il arrive donc qu’une femme tombe enceinte alors qu’elle prend la pilule et généralement, cela n’a pas d’impact sur la santé du bébé, ni sur celle de la future maman. En effet, les contraceptifs oraux modernes contiennent des doses d’hormones relativement faibles, ce qui limite les impacts potentiels (notamment le risque de « masculiniser l’embryon » avec une pilule progestative, ou le risques de malformations congénitales).

Néanmoins, lorsqu’on tombe enceinte sous pilule, on peut découvrir sa grossesse plus tardivement et donc, entamer un suivi médical à un stade plus avancé, ce qui peut retarder les soins prénatals et une prise en charge adaptée.

De la même manière, certains aliments et l’alcool sont (entre autres) normalement déconseillés pour les femmes enceintes et si on ignore sa grossesse, on peut éventuellement exposer son bébé à certains risques. Néanmoins, on vous rassure : c’est surtout vrai si vous découvrez votre grossesse assez tardivement !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Et voici, ce point de la grossesse sous pilule, qui est donc bel et bien possible et plus fréquente qu’on pourrait le penser, est terminé ! On espère en tout cas que les choses sont plus claires pour vous, et que vous serez attentive aux éléments qui peuvent entraver l’efficacité d’une pilule contraceptive (oubli, diarrhée, vomissements, certaines plantes et médicaments), mais aussi aux signes éventuels qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

Dans tous les cas, sachez que si vous avez oublié un comprimé, des solutions, comme la pilule du lendemain, existent ; de la même manière, si vous ne souhaitez pas poursuivre votre grossesse, vous pouvez avoir recours à une interruption volontaire de grossesse jusqu’à 14 semaines (et vous avez toute notre tendresse <3). Si, en revanche, cette grossesse n’était pas prévue mais s’avère finalement être une bonne nouvelle, toutes nos félicitations !!

Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions ou des remarques, l’espace commentaire est à votre entière disposition, n’hésitez pas 🙂

Tout comprendre sur la méthode MAMA

méthode MAMA

Les idées clés

  • La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) est une méthode de contraception naturelle qui repose sur l’allaitement exclusif du bébé.
  • La prolactine sécrétée durant la période de l’allaitement bloque / entrave l’ovulation et le cycle menstruel.
  • Cette méthode est très efficace, avec un taux de fiabilité de 98%.
  • Néanmoins, la MAMA répond à des critères d’application bien définis : allaitement exclusif, pendant les 6 premiers mois du bébé, sur un rythme de 6 tétées toutes les 24 heures et tant que la maman n’a pas eu son retour de couches.
  • Une fois les 6 premiers mois de l’enfant écoulés, d’autres moyens de contraception sont disponibles en post-partum, qu’ils soient hormonaux ou naturels.

Saviez-vous que l’allaitement peut être un moyen de contraception très efficace ? C’est sur cette base que repose la méthode MAMA, la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. En effet, l’allaitement bloque, sous certaines conditions bien précises, le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires qui aboutit en temps normal sur une ovulation : or, sans ovulation, pas de chances de fécondation !

Dans cet article, on va vous expliquer en détail comment la méthode MAMA fonctionne et pourquoi elle peut être  efficace pour empêcher une grossesse en post-partum. On va aussi revenir sur les quelques règles que cette méthode impose et qui ont une importance capitale pour sa fiabilité 🙂

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