Emancipées

L’hormone FSH, essentielle pour la fertilité (féminine et masculine !)

hormones fsh

Les idées clés

  • La FSH est une hormone sécrétée par l’hypophyse, afin de stimuler le développement des follicules ovariens en début de cycle menstruel, et donc de permettre l’ovulation. Elle est donc capitale pour un dialogue cerveau/ovaires optimal !
  • La FSH est une hormone fréquemment dosée en cas de troubles de la fertilité, en sachant que le taux de FSH varie en fonction de la phase du cycle menstruel, mais aussi de l’âge.
  • Elle peut être trop basse ou trop élevée et dans les deux cas, les follicules ne sont pas correctement stimulés pour permettre l’ovulation.
  • FSH et réserve ovarienne sont liés, car une FSH trop haute peut refléter un effort supplémentaire du cerveau pour compenser une mauvaise réponse ovarienne. Néanmoins, on peut avoir une AMH basse (l’AMH étant l’un des marqueurs de la réserve ovarienne) et une FSH normale, prouvant que le corps se débrouille très bien avec un stock de follicules réduit.
  • La FSH est également une hormone essentielle de la fertilité masculine, car elle agit sur la production des spermatozoïdes.

En matière d’hormones féminines, on parle beaucoup des œstrogènes et de la progestérone, qui sont sécrétées au niveau ovarien. Néanmoins, le cycle menstruel est avant tout piloté par le cerveau et par deux hormones en particulier : la LH et la FSH !



rôles FSH

Vous le savez peut-être, mais le cycle menstruel et l’ovulation se déroulent grâce à un dialogue continu entre les ovaires et le cerveau, qui coordonnent ensemble tout le processus. Cette communication a lieu grâce à des hormones qui circulent dans notre sang et qui envoient un message dans un sens ou dans l’autre : soit du cerveau aux ovaires, soit des ovaires au cerveau.

Les rôles de la FSH

En gros, le cerveau commande le processus ovulatoire et les ovaires lui font des rapports en tant réel de l’avancée du processus ! Ainsi, en tout début de cycle menstruel, l’hypothalamus (dans le cerveau) sécrète une hormone, la GnRH, qui est envoyée à une autre de nos glandes cérébrales, l’hypophyse, qui comprend alors qu’elle doit demander aux ovaires de lancer une nouvelle ovulation.

Et pour communiquer avec les ovaires, l’hypophyse sécrète l’hormone qui nous intéresse dans cet article, la FSH ! Plus concrètement, la FSH a deux rôles : permettre la maturation des follicules ovariens et réguler la mort programmée de ceux qui finalement, n’ovuleront pas.

dialogue cerveau ovaires

Stimulation des follicules

Le rôle majeur de la FSH est la maturation folliculaire : son nom complet est d’ailleurs, en anglais, Follicle Stimulating Hormone, ou hormone folliculo stimulante en français.

Elle est donc sécrétée par l’hypophyse en début de cycle menstruel pour stimuler les ovaires et commander le recrutement et la maturation de plusieurs follicules par ovaire. Chaque follicule est une sorte de petit sac, contenant un ovocyte et plusieurs follicules (environ 5 à 20 par ovaire selon la réserve) se mettent à croître sous l’effet de la FSH, mais un seul sera sélectionné pour devenir dominant.

Il faut savoir que plus les follicules se développent, plus leur sécrétion d’œstrogènes augmente : or, cette montée des oestrogènes provoque une baisse de la FSH (c’est un rétrocontrôle négatif), puisque cette présence des œstrogènes prouve à l’hypophyse que les ovaires ont bien reçu le message et qu’ils « travaillent bien ».

Néanmoins, au bout de quelques jours, un follicule tire son épingle du jeu et sera celui qui pourra ovuler! Il produit beaucoup d’œstrogènes, et ce rétrocontrôle négatif (beaucoup d’œstrogènes = baisse de la FSH) s’inverse temporairement juste avant l’ovulation : la FSH connaît un petit pic, qui contribue à la maturation finale du follicule et une seconde hormone est sécrétée de manière massive par l’hypophyse, la LH. Ce pic de LH provoque la rupture de la membrane folliculaire : c’est l’ovulation.

Après l’ovulation, la FSH et la LH diminuent sous l’effet de la progestérone sécrétée par le corps jaune, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse pour empêcher toute nouvelle ovulation.

Sélection du follicule dominant

Un autre rôle moins connu de la FSH, c’est son impact sur l’atrésie folliculaire (la mort cellulaire programmée des follicules, qu’on appelle aussi apoptose) : elle agit en effet comme un bouclier anti-apoptose (donc anti-mort !) sur les follicules en croissance. C’est grâce à cette fine régulation que notre corps ne libère qu’un seul ovocyte par cycle !

Comment cette régulation s’opère-t-elle ? Au départ, tous les follicules ne naissent pas égaux : en effet, certains présentent plus de récepteurs à la FSH, une meilleure vascularisation et donc une meilleure capacité à produire des œstrogènes.

Or, plus un follicule produit d’œstrogènes, plus il renforce sa propre survie, puisque les œstrogènes augmentent l’expression des récepteurs à la FSH, et diminuent la FSH dans le sang via un rétrocontrôle sur l’hypophyse. 

Le follicule le plus performant « capte » davantage de FSH que ses petits camarades, qui se lie à ses récepteurs, ce qui a pour effet de baisser la FSH globale et prive les autres follicules de stimulation. Comme ils ne sont plus assez stimulés, ils entrent en atrésie, arrêtent de grandir et finissent par mourir.

Le follicule dominant est celui qui a accumulé suffisamment de récepteurs à la FSH pour rester stimulé même lorsque la FSH redescend (environ une semaine après le début du cycle), et qui a acquis des récepteurs à la LH, essentiels pour permettre la rupture de sa membrane au moment de l’ovulation.

Pour résumer, la FSH lance un signal général, et seul le follicule le plus sensible et performant réussit à maintenir sa croissance quand la FSH redescend. C’est lui qui devient dominant et qui libère un ovocyte à l’ovulation ! On pourrait presque dire que la FSH crée une compétition, et que le follicule dominant la gagne grâce à ses “récepteurs d’élite”.


taux de FSH normal

Taux de FSH : qu’est-ce qu’un taux normal ?

Vous l’avez compris, la FSH est une hormone capitale du cycle menstruel, de l’ovulation et de la fertilité. Pour s’assurer qu’elle est sécrétée en juste quantité, il est possible d’effectuer un bilan hormonal et un dosage de la FSH par prise de sang en début de cycle menstruel (entre le 2ème et le 5ème jour), en sachant que la FSH fluctue selon l’âge et la réserve ovarienne

Voici les valeurs de référence de la FSH :

  • Phase folliculaire (J2–J5 du cycle) : 3 à 10 UI/L
  • Pic ovulatoire : 6 à 20 UI/L (parfois jusqu’à 25)
  • Phase lutéale : 1,5 à 9 UI/L
  • Périménopause : souvent supérieure à 10–20 UI/L
  • Ménopause : supérieure à 25–30 UI/L (souvent entre 50 et 100 UI/L)
  • Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : supérieure à 25 UI/L à deux reprises à 4 semaines d’intervalle
  • Aménorrhée hypothalamique (le cycle menstruel est bloqué en raison d’un défaut de commande au niveau de l’hypothalamus) : inférieure à 3 UI/L.

Ces chiffres sont bien sûr donnés à titre indicatif, peuvent dépendre des laboratoires et sont surtout à interpréter à l’aide de votre médecin, en fonction de votre contexte personnel. Et surtout, une mesure de FSH ne veut rien dire seule et est toujours mesurée aux côtés d’autres hormones : les œstrogènes, la LH, mais aussi les hormones androgènes, les hormones thyroïdiennes et la prolactine, entre autres.

D’ailleurs, si vous souhaitez réaliser un bilan hormonal 100% utile (réalisé au bon moment du cycle, avec les bonnes hormones, dont fait bien sûr partie la FSH, mais pas que) et comprendre vos résultats, voici notre guide Bilan hormonal, disponible gratuitement !


FSH, AMH, réserve ovarienne

Le lien entre FSH, réserve ovarienne et AMH

Une FSH élevée est souvent le reflet indirect d’une réserve ovarienne diminuée : l’hypophyse sécrète davantage de FSH pour compenser la moindre sensibilité des ovaires.

En effet, lorsque la FSH augmente, c’est le signe que les ovaires répondent moins bien au signal du cerveau : la stimulation doit être plus forte pour déclencher l’ovulation, ce qui traduit une baisse d’efficacité de la réponse ovarienne, possiblement en raison d’un stock réduit (mais parfois aussi à une moindre sensibilité des ovaires au signal hormonal).

La réserve ovarienne est mesurée par l’AMH, sécrétée par les petits follicules antraux, les follicules en attente, dans les ovaires. C’est une sorte de « photo » du stock restant à un instant t, c’est-à-dire reflétant les follicules en pré croissance sur ce cycle là !

Cela dit, on peut aussi avoir une AMH basse avec une FSH tout à fait normale ! En effet, dans ce cas, les ovaires, même avec peu de follicules, répondent encore bien à la stimulation. Il faut bien comprendre que l’AMH ne dit rien sur la qualité de l’ovulation ni sur la qualité des ovocytes et renseigne seulement sur le nombre de tentatives possibles. Une réserve ovarienne basse n’empêche pas une ovulation normale 🙂

Ainsi, si votre AMH est basse mais que votre FSH est encore tout à fait dans les normes, pas de panique, tout va bien ! En revanche, si votre AMH est basse et votre FSH trop haute, cela signale un souci au niveau ovarien, possiblement au niveau de la réserve ovarienne (mais pas forcément).

Par ailleurs, on peut aussi avoir une AMH basse et une FSH basse ! Dans ce cas, ce n’est pas la réserve ovarienne qui pose problème, mais plutôt le cerveau qui n’envoie pas le signal pour stimuler les ovaires. Résultat : les follicules “dorment”, ils produisent peu d’AMH, mais la réserve n’est pas forcément épuisée 🙂


traitements FSH

FSH trop basse / trop élevée : que faire ?

Il peut arriver qu’au bilan sanguin, le taux de FSH revienne trop bas ou trop haut :

  • Un taux de FSH trop bas signifie que le “problème” vient du cerveau (de l’hypophyse) qui n’en sécrète pas suffisamment. Cela peut notamment arriver en cas d’aménorrhée, quand le cycle est totalement mis à l’arrêt par le chef de l’hypophyse, l’hypothalamus, notamment en raison d’un stress (physique ou émotionnel) trop intense.
  • Un taux de FSH trop élevé reflète plutôt un souci au niveau de la réponse ovarienne : malgré les sollicitations de l’hypophyse, les follicules ne se développent pas / pas suffisamment pour permettre l’ovulation. Une insuffisance ovarienne précoce ou la périménopause, peuvent, entre autres, être en cause.

Dans les deux cas, les symptômes sont assez similaires et corrélés à une carence en oestrogènes : ovulation absente / irrégulière, peu de glaire cervicale, sécheresse de la peau et des muqueuses, bouffées de chaleur, règles absentes ou peu abondantes, etc.

Il existe des solutions pour pallier à un manque ou un excès de FSH, autant du côté de la médecine (traitement hormonal, PMA) que de l’hygiène de vie (gestion des émotions, sommeil réparateur, soutien de la qualité ovocytaire, alimentation équilibrée et suffisamment nutritive, etc.).

Si vous êtes concernée par un déséquilibre de la FSH (que ce soit un manque ou un excès), on en parle beaucoup plus en détail dans notre article FSH élevée ou trop basse, que faire ?,  donc n’hésitez pas à le consulter, il pourra vous apporter certaines pistes très utiles !


FSH homme

L’hormone FSH chez l’homme

On ne le sait pas toujours, mais les hommes produisent aussi de la FSH : en effet, chez eux, elle stimule la production de spermatozoïdes par les testicules car elle agit sur les cellules de Sertoli ! Comme chez la femme, elle est donc essentielle à la création des gamètes (ovules et spermatozoïdes).

Et comme chez les femmes, la FSH peut aussi être trop haute ou trop basse chez les hommes :

  • FSH basse : cela signifie un signal cérébral insuffisant, souvent avec une LH et une testostérone basse. Parmi les causes possibles : une GnRH basse (donc un blocage au niveau de l’hypothalamus), une atteinte hypophysaire, un excès de prolactine, le stress ou encore un déficit énergétique important.
  • FSH élevée : dans ce cas, ce sont les testicules qui ne répondent plus bien, avec souvent une LH haute et une testostérone normale ou basse. Cela peut venir de l’âge (la FSH augmente aussi avec l’âge, car l’hypophyse sur-stimule les testicules), d’une anomalie génétique, d’une exposition trop fréquente à la chaleur, aux perturbateurs endocriniens, ou encore des suites d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie.

En parallèle du bilan sanguin, la réalisation d’un spermogramme révèle souvent une oligospermie, voire une azoospermie, c’est-à-dire un manque de spermatozoïdes, voire une absence totale.

Néanmoins, un homme peut aussi présenter un spermogramme anormal avec une FSH normale ! La fertilité masculine peut être impactée par d’autres choses, et dans ce, on explore d’autres causes (mécaniques, génétiques ou liées à l’hygiène de vie, par exemple).


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous savez désormais tout sur la FSH ! Cet article était parfois un peu technique, mais il est souvent essentiel (et passionnant !) de se pencher davantage sur les mécanismes physiologiques qui s’opèrent dans notre corps 🙂

En résumé, vous l’aurez compris, la FSH est un messager précieux de la communication entre le cerveau et les ovaires. En ce sens, si votre FSH vous envoie des signaux indiquant un déséquilibre chez vous, on peut se pencher dessus ensemble dans le cadre du Fertility Club, afin de vous donner plein de clés pour revenir à l’équilibre 🙂

Testostérone chez la femme : rôle, symptômes d’un déséquilibre et solutions

testostérone femme

Les idées clés

  • Les femmes produisent de la testostérone, via les ovaires et les glandes surrénales.
  • La testostérone a un rôle à jouer sur le cycle menstruel, notamment en raison de son implication dans la croissance des follicules ovariens et de sa conversion en oestrogènes.
  • Elle a également un impact sur notre santé globale et plus particulièrement sur notre santé osseuse, notre masse musculaire, notre libido et notre énergie. Son influence sur notre santé mentale et cognitive fait pour le moment encore débat, mais certaines études prouvent un effet protecteur de la testostérone.
  • Une carence ou un excès de testostérone ont tous les deux un impact sur l’ovulation et la fertilité, via différents mécanismes.
  • Des solutions médicales et des pistes d’hygiène de vie aident à retrouver un taux de testostérone optimal

La testostérone n’est pas une hormone que l’on associe spontanément à la féminité et à la fertilité : en effet, on en parle surtout quand il est question de la sexualité, de la fertilité, et de la musculature des hommes !

Pourtant, les femmes produisent bel et bien de la testostérone, et généralement, quand le corps dépense de l’énergie pour produire quelque chose, c’est qu’il y a une raison : et la testostérone ne fait pas exception, car elle a un vrai rôle à jouer dans le cycle menstruel, l’ovulation et notre fertilité, et pas seulement en stimulant notre libido ;)) !

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Insuffisance ovarienne précoce : causes, diagnostic et traitements

insuffisance ovarienne

Les idées clés

  • L’insuffisance ovarienne précoce se définit comme un dysfonctionnement ovarien prématuré, avant l’âge de 40 ans.
  • Elle est différente de la ménopause, dans la mesure où le cycle menstruel n’est pas définitivement stoppé, mais fortement ralenti, avec des impacts sur la santé globale et la fertilité.
  • L’insuffisance ovarienne prématurée est une trouble de santé reproductive qui peut être dû à une anomalie génétique, un trouble immunitaire ou faire suite à une chimiothérapie ou une radiothérapie. Toutefois, 70% des IOP sont encore à ce jour inexpliquées !
  • En cas d’IOP et de désir d’enfant, un parcours PMA peut être envisagé, même si une grossesse naturelle reste possible.

Quand on souhaite avoir un enfant et que les essais se prolongent, on peut craindre d’avoir un souci de fertilité et notamment, quand on avance en âge, de souffrir d’une insuffisance ovarienne précoce (ou IOP).

Déjà, rappelons que l’IOP est relativement peu fréquente, car elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans 🙂 Néanmoins, comme elle soulève des questions très légitimes à son sujet, on va dans cet article, vous expliquer concrètement ce que c’est (et ce que ce n’est pas !), comment elle se manifeste et comment on peut la contourner quand on a envie de faire un bébé 🙂

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Ovulation tardive : timing, symptômes et conséquences

ovulation tardive

Les idées clés

  • Une ovulation qui a lieu après le 14ème jour n’est pas forcément une ovulation tardive.
  • Une ovulation est a priori tardive si le cycle menstruel dure plus de 35 jours.
  • Une ovulation tardive n’est pas forcément problématique, car chez certaines femmes, leur cycle menstruel fonctionne très bien comme ça ! Néanmoins, il s’agit d’un signal toujours intéressant à creuser, pour écarter la présence d’un SMOP (ex SOPK) (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien), d’une insuffisance ovarienne précoce, d’un excès de prolactine ou d’un souci de thyroïde, par exemple.
  • L’hygiène de vie a également son rôle à jouer dans le bon déroulé de l’ovulation, car le stress, des carences ou un manque de sommeil peuvent tout à fait compliquer le processus ovulatoire.
  • Le meilleur moyen de repérer une ovulation tardive est d’observer ses bio-marqueurs, à savoir la glaire cervicale + la température au réveil.

L’ovulation tardive est un concept qui interroge un grand nombre d’entre nous et on reçoit beaucoup de questions à ce sujet : est-ce qu’une ovulation qui a lieu après le 14ème jour du cycle est forcément problématique ? Est-ce que ça veut dire que j’ai un problème, que j’ovule moins bien, que mes ovaires sont fatigués ?

Autant vous le dire tout de suite : non, une ovulation qui a lieu le 15ème, le 16ème, le 18ème, voire le 20ème jour du cycle n’a rien de problématique ! De la même manière, si vous ovulez le 25ème jour, avec des cycles toujours réguliers de 40 jours depuis votre puberté, il est possible que ce soit votre mode de fonctionnement à vous, sans forcément qu’il y ait un quelconque souci.

Néanmoins, une ovulation tardive doit toujours questionner, car elle peut aussi être le symptôme d’un souci plus profond ; par ailleurs, pour optimiser vos chances de tomber enceinte ou au contraire, éviter une grossesse non désirée, il est crucial de savoir quand vous ovulez ! Dans cet article, on fait le point sur l’ovulation tardive 😉

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Cycle irrégulier : tout comprendre en 5 minutes

cycle irrégulier

Les idées clés

  • Le cycle menstruel peut connaître des variations tout à fait normales, et tous les cycles ne se ressemblent pas forcément. L’ovulation peut par exemple être décalée de quelques jours, de manière physiologique !
  • Un cycle est réellement irrégulier quand sa longueur varie de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre.
  • L’irrégularité du cycle est généralement liée à une irrégularité de l’ovulation, qui décale la survenue des règles.
  • L’ovulation peut être irrégulière à la puberté, en post-partum, en périménopause ou après l’arrêt d’une contraception hormonale : ces causes sont normales !
  • L’irrégularité du cycle peut également être liée à un déséquilibre hormonal : SMOP (ex SOPK), endométriose, excès de prolactine, problème de thyroïde ou encore au stress.
  • On peut travailler sur la régularité de l’ovulation via des solutions médicales ou de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.
  • On peut tomber enceinte avec un cycle irrégulier, à condition de travailler sur la cause de cette irrégularité et en sachant repérer nos signaux de fertilité.

En tant que femme, avoir ses règles est rarement un moment qu’on adore… mais quand elles sont irrégulières et totalement imprévisibles, c’est encore pire ! De plus, avoir un cycle irrégulier soulève forcément des questions : est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est forcément lié à un problème de santé ? Est-ce que je vais connaître des difficultés pour tomber enceinte ? Comment faire pour « viser juste » si je veux avoir un bébé ?

Dans cet article, on va répondre à ces questions très fréquentes (et totalement légitimes !) 🙂

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Stimulation ovarienne : l’essentiel à savoir

stimulation ovarienne

Les idées clés

  • La stimulation ovarienne booste le développement des follicules ovariens, afin de permettre l’ovulation.
  • Elle peut être préconisée en cas de troubles de l’ovulation au niveau du cerveau (stress intense, excès de prolactine, problème de thyroïde, etc.) ou des ovaires (SMOP (ex SOPK), kyste ovarien, insuffisance ovarienne précoce, etc.)
  • La stimulation peut être simple et réalisée par votre gynécologue de ville, ou intégrée à un protocole PMA (FIV ou insémination).
  • Le déroulé et le traitement d’une stimulation ovarienne dépendent de si elle s’intègre dans un parcours PMA ou non.
  • Certaines stimulations ovariennes ne fonctionnent pas, et il est alors important d’ajuster le protocole.
  • L’observation du cycle menstruel et certaines habitudes d’hygiène de vie peuvent permettre d’optimiser les chances de réussite d’une stimulation ovarienne.

Après plusieurs mois d’essais bébé infructueux, votre gynécologue peut vous proposer de réaliser une stimulation ovarienne pour augmenter vos chances de concevoir, dans le cadre d’un parcours PMA ou non.

Mais en quoi ça consiste, exactement, une stimulation ovarienne ? Quelles en sont les grandes étapes, quels sont les effets des différentes molécules injectées dans notre corps ? Et surtout, comment est-ce qu’on peut faire en sorte qu’une stimulation ovarienne soit réussie ? On vous explique tout !

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Pourquoi a-t-on parfois des règles peu abondantes ?

règles peu abondantes

Les idées clés

  • Des règles normales correspondent à des pertes de sang équivalentes à 8 à 16 cuillères à café par cycle environ.
  • Quand elles sont trop faibles, cela peut être lié à plusieurs causes : une carence en oestrogènes, la pré-ménopause, la prise d’une contraception hormonale ou encore des adhérences utérines ou une sténose du col de l’utérus.
  • Un bilan hormonal approfondi peut permettre d’identifier la cause des règles peu abondantes, à compléter avec des examens d’imagerie.
  • En fonction de la cause de ces règles trop peu présentes, un suivi médical peut être proposé, en complément d’une routine d’hygiène de vie favorable à un meilleur équilibre hormonal.

Si nos règles ne sont pas forcément toujours bien vécues, elles peuvent parfois nous inquiéter quand elles ne nous semblent pas assez abondantes, et surtout quand leur flux change quasiment du jour au lendemain.

Dans certains cas, les règles peu abondantes sont juste une variation naturelle, car elles ne sont pas forcément identiques d’un cycle à l’autre ! Mais parfois, c’est un signal à écouter, qui peut nous mettre sur la piste d’un dérèglement ou d’un déséquilibre hormonal

En termes médicaux, on parle d’hypoménorrhée : mais derrière ce mot savant, que se passe-t-il vraiment dans notre corps ? Et surtout, pourquoi nos règles sont moins abondantes qu’à l’accoutumée et que faire pour que les choses reviennent à la normale ? On vous explique !

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Trop d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions !

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Les idées clés

  • Les oestrogènes sont les hormones de la première phase du cycle menstruel, des règles à l’ovulation. Ils restent présents ensuite, mais en quantité plus faible, puisque c’est ensuite la progestérone qui devient dominante, de l’ovulation aux règles.
  • L’hyperoestrogénie peut être « vraie » ou relative après l’ovulation : on peut avoir effectivement trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone (hyperoestrogénie vraie), ou c’est la progestérone qui peut être insuffisante face à des oestrogènes normaux (hyperoestrogénie relative).
  • Un listing des symptômes ressentis et surtout un bilan hormonal 7 jours après l’ovulation peuvent confirmer le diagnostic.
  • L’adolescence, la préménopause, l’arrêt d’une contraception hormonale, la période du post-partum et/ou une exposition trop fréquente aux perturbateurs endocriniens peuvent expliquer un déséquilibre oestrogénique.
  • On peut corriger ce dérèglement hormonal via des traitements médicaux et/ou des habitudes liées à l’hygiène de vie (gestion du stress, limitation des perturbateurs endocriniens, soutien de la progestérone et/ou élimination des oestrogènes).

Seins douloureux, maux de tête, irritabilité, règles douloureuses, SPM… sont autant de symptômes désagréables et qui peuvent évoquer un excès d’oestrogènes. En effet, nos hormones féminines ont toutes un rôle dans le cycle menstruel et la santé féminine, mais il est important qu’elles soient produites au bon moment et en quantité raisonnable !

Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’excès d’oestrogènes (ou hyperoestrogénie), qui est mine de rien, assez fréquent chez les femmes que l’on accompagne dans nos clubs : quels sont les signes évocateurs, comment confirmer un trop-plein d’oestrogènes, quels sont les facteurs qui le favorise et surtout, comment faire pour revenir à l’équilibre 🙂

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Symptothermie : notre comparatif des formations disponibles

comparatif formations symptothermie

Les idées clés

  • La symptothermie figure parmi les méthodes les plus fiables (98,2% d’efficacité réelle), mais son efficacité n’est garantie qu’après une formation sérieuse.
  • En plus d’être fiable, la symptothermie est une méthode qui s’adresse à toutes les femmes et qui peut servir d’aide à la conception, de moyen de contraception naturel ou simplement pour observer son cycle menstruel.
  • Différentes formations en symptothermie existent, en ligne ou en présentiel, en France et ailleurs.
  • Chaque formation propose un accompagnement différent, selon les préférences de chacune : à connotation religieuse ou non, en ligne ou en présentiel, intégrant des conseils pour équilibrer son cycle ou non, etc.

Quand on décide de se former de manière sérieuse en symptothermie, on peut vite se retrouver dépassée par la multitude des formations qui existent et avoir du mal à se décider…

Dans cet article, on vous aide à y voir clair en comparant les formations les plus connues (Cyclamen, Eden Fertilité, Sensiplan®, etc.), avec les critères qui comptent vraiment : durée, accompagnement, prix, approche (plus ou moins holistique ou religieuse)… Let’s go !

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Manque d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions de ce déséquilibre hormonal

manque d'oestrogènes symptômes

Les idées clés

  • Les oestrogènes sont des hormones féminines capitales pour la mise en place de l’ovulation, mais également pour notre équilibre global. Ils sont essentiellement produits par les follicules ovariens (mais pas que !)
  • Une carence en oestrogènes peut se manifester par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des règles absentes ou peu abondantes, une sécheresse vaginale et cutanée, entre autres.
  • Les causes d’une insuffisance oestrogénique sont nombreuses : insuffisance ovarienne, adénome hypophysaire, anomalies génétiques, troubles thyroïdiens… Elles peuvent aussi être liées à notre mode de vie (stress, sous-poids, carences nutritionnelles). La préménopause et la ménopause sont également des périodes de vie durant lesquelles les oestrogènes viennent à manquer !
  • Les causes d’un manque d’oestrogènes étant multiples, les traitements le sont également. L’hygiène de vie a également son rôle à jouer, notamment grâce à un apport suffisant de nutriments, vitamines et minéraux, une limitation des sources de stress et un bon dosage de l’activité sportive.

Si l’on parle assez souvent de l’excès d’oestrogènes, une carence en oestrogènes peut être tout aussi pénible : bouffées de chaleur, peau sèche, manque d’énergie, règles irrégulières ou absentes, sont quelques-uns des symptômes qui peuvent nous gâcher la vie et/ou contrecarrer un projet d’enfant (entre autres !) !

Les oestrogènes contribuent à un nombre important de mécanismes biologiques chez les femmes : santé cardiovasculaire, ostéo-articulaire, régulation de la température… et bien sûr, le cycle menstruel et l’ovulation ! Une carence en oestrogènes n’est donc pas à prendre à la légère et dans ce qui suit, on va vous expliquer comment la reconnaître et vous donner des pistes pour retrouver un taux d’oestrogènes optimal. On y va ?

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