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Arrêt pilule : gérer les effets secondaires et retrouver un cycle au naturel

arrêt pilule

Les idées clés

  • À l’arrêt de la pilule contraceptive, le cycle menstruel (qui était éteint par cette contraception hormonale) reprend et les hormones féminines (FSH, LH, oestrogènes et progestérone) sont à nouveau sécrétées.
  • Il faut néanmoins parfois attendre un peu avant que l’ovulation et le cycle reprennent de manière optimale : en attendant, les cycles peuvent être irréguliers et certains effets de l’arrêt de la pilule peuvent se faire ressentir : prise de poids, acné, perte de cheveux.
  • Les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont transitoires et pas inévitables.
  • Arrêter la pilule permet également de se reconnecter à son cycle au naturel et à sa fertilité, et repérer certains dysfonctionnements masqués par la pilule, sur lesquels on peut travailler pour véritablement améliorer son équilibre hormonal (chose importante, que l’on soit en essai bébé après l’arrêt de la pilule ou pas !).
  • Après la pilule, la symptothermie est une méthode très fiable sur le plan contraceptif et permet également d’observer son cycle menstruel pour mieux le comprendre.

Selon une enquête menée conjointement par l’INSERM et l’ARNS, la pilule n’est plus le moyen de contraception préféré des Françaises : en effet, c’est désormais le stérilet au cuivre qui est la méthode contraceptive la plus utilisée dans notre pays.

Toutefois, bien que de plus en plus de femmes expriment leur désir d’arrêter la pilule contraceptive, il n’est pas forcément évident de franchir le pas et d’opter pour un autre moyen de contraception !

La peur la plus courante étant bien sûr celle des effets secondaires de l’arrêt de la pilule, tels que les règles douloureuses, le syndrome prémenstruel ou encore l’acné (qui sont parfois autant de raisons pour lesquelles notre gynécologue nous a prescrit la pilule en premier lieu !). Et si on vous disait que ces effets secondaires ne sont pas du tout systématiques, qu’ils sont dans tous les cas transitoires, et qu’il s’agit même des signaux utiles à écouter ?

L’autre crainte lorsque l’arrêt n’est pas guidé par un désir de grossesse, est celle de ne pas trouver une méthode non hormonale aussi efficace ! Là encore, on vous rassure : si, il existe bien une contraception tout aussi fiable, garantie sans hormones de synthèse et sans effets secondaires 🙂



cycle menstruel

Pilule et cycle menstruel

Le cycle menstruel, au naturel, sans pilule contraceptive

En première partie de cycle, le corps prépare l’ovulation

Lorsqu’on ne prend pas de contraception hormonale, le cycle menstruel se déroule grâce à un dialogue constant entre notre cerveau (et plus précisément l’hypothalamus et l’hypophyse) et notre système reproducteur (ovaires, utérus).

Le cycle menstruel démarre le premier jour des règles : alors que notre muqueuse utérine est évacuée grâce à nos menstruations, notre hypothalamus prépare tranquillement l’ovulation suivante (ovulation qui est le point d’orgue du cycle menstruel). Pour ce faire, il sécrète une hormone, la GnRH, qui est captée par l’hypophyse, qui ensuite, envoie une autre hormone, la FSH, aux ovaires, afin qu’ils fassent maturer des follicules ovariens, contenant chacun un ovocyte.

En se développant, les follicules sécrètent des oestrogènes. Ces oestrogènes ont notamment pour rôle d’épaissir la muqueuse utérine et d’améliorer la qualité de la glaire cervicale, mucus essentiel à la fécondation et qui devient de plus en plus abondant, translucide lubrifié et étirable au fur et à mesure que l’ovulation approche.

À un moment donné, un follicule devient dominant et produit beaucoup d’oestrogènes : ce seuil hormonal est détecté par l’hypophyse qui comprend que l’ovocyte est prêt à être libéré et qui sécrète alors de la LH. Quand tout va bien, le follicule expulse son ovocyte dans les 16 heures qui suivent le pic de LH.

En deuxième partie de cycle, le corps prépare une grossesse

Après l’ovulation, l’ovule a une durée de vie d’environ 18 heures et doit être fécondé dans ce laps de temps. Sinon, il se désagrège et notre fenêtre de fertilité se referme avec sa disparition, jusqu’au cycle suivant !

Pendant ce temps, le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète de la progestérone. Son rôle est de créer toutes les conditions propices à une grossesse : elle maintient l’endomètre en place et le vascularise, l’étoffe pour accueillir un embryon. Elle augmente également notre température, entre autres.

En cas de fécondation, la nidation a lieu environ 6-7 jours après l’ovulation : le corps jaune se maintient, grâce à la sécrétion de l’hormone de grossesse, la beta hCG, et la progestérone continue d’être sécrétée.

Sans fécondation, le corps jaune finit, lui aussi, par se déliter et ce, au maximum 16 jours après l’ovulation. La progestérone chute (les oestrogènes aussi) et la muqueuse utérine se détache : les règles font leur retour.

fluctuations hormonales cycle menstruel naturel

Le cycle menstruel est bloqué par la pilule contraceptive

Sous la majorité des pilules contraceptives, tout cet incroyable ballet hormonal entre le cerveau et notre système reproducteur est tout simplement à l’arrêt : en effet, leur rôle est de bloquer l’ovulation !

La pilule contraceptive (notamment la pilule combinée avec des oestrogènes et de la progestérone de synthèse) crée un cycle artificiel, avec des dosages hormonaux extraordinairement linéaires (surtout pour les pilules comprenant la même dose d’hormones par comprimé) simulant un état de grossesse, dans lequel les ovaires sont mis sur pause et ne peuvent plus lancer d’ovulation. Et sans ovulation, pas de règles ! Ainsi, les saignements observés sont en réalité une hémorragie de privation, seulement due à la pause entre deux plaquettes.

hormones féminines sous pilule


raisons arrêt pilule

Pourquoi arrêter la pilule contraceptive ?

Certaines femmes décident d’arrêter la pilule contraceptive, pour différentes raisons ! On ne peut bien sûr pas toutes les citer car toutes les histoires sont différentes, mais voici les raisons principales 🙂

Désir de grossesse

La première des raisons est évidemment l’ envie de faire un bébé !

En effet, pour pouvoir concevoir, il est essentiel d’ovuler, mais aussi d’avoir un endomètre et une glaire cervicale fonctionnels : or, même les pilules qui n’empêchent pas l’ovulation (notamment certaines pilules progestatives, contenant seulement de la progestérone de synthèse) font en sorte d’atrophier la muqueuse utérine et d’épaissir la glaire cervicale, afin de limiter les risques de nidation et de fécondation.

Effets secondaires de la pilule et/ou contre-indications

Certaines femmes préfèrent également arrêter la pilule en raison des effets secondaires qu’elles peuvent expérimenter : chute de la libido, prise de poids, SPM sous pilule, migraines hormonales, etc.

Par ailleurs, la contraception hormonale peut également ne pas être recommandée à certaines femmes, notamment aux fumeuses, à celles ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant ou encore des troubles cardio-vasculaires. Dans ce cas, il est impératif de trouver une alternative à la pilule !

Recherche d’une contraception sans hormones

Enfin, certaines femmes souhaitent simplement arrêter les hormones de synthèse pour maîtriser leur fertilité. Elles souhaitent retrouver le cycle naturel et ses fluctuations, et, si besoin, adopter une contraception non hormonale, très souvent le stérilet au cuivre (ce qui est d’ailleurs confirmé par l’étude citée en introduction !).

Réduire la charge mentale liée à la contraception

Quand on parle de cycle menstruel et de contraception, il y a une notion importante à connaître : la fenêtre de fertilité. Chez la femme, cette période durant laquelle nous pouvons concevoir est limitée et dure seulement 6-7 jours par cycle :

  • Environ 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale
  • Jusqu’au lendemain de l’ovulation, le temps que l’ovule reste en vie.

Sachant cela, certaines femmes peuvent estimer qu’il est étrange de devoir prendre un comprimé tous les jours de leur cycle, alors qu’elles ne sont pas fertiles tout le temps (et que leur partenaire lui, est fertile tous les jours et devrait donc, en toute logique, prendre sa part dans la charge contraceptive du couple).


effets secondaires arrêt pilule

Quels sont les effets secondaires après l’arrêt de la pilule ?

Sauf que, bien qu’on soit souvent très motivée à arrêter la pilule, on peut avoir très peur des effets secondaires de l’arrêt de la pilule et du retour à un cycle menstruel naturel. Et c’est légitime, car ces effets secondaires peuvent effectivement exister !

Un cycle menstruel un peu « chaotique », avec des règles irrégulières

Sous pilule, le cycle menstruel est à l’arrêt et quand on cesse la prise de la pilule, le cycle menstruel ne reprend pas toujours de manière optimale tout de suite 🙂 Ainsi, l’ovulation, aboutissement de la collaboration cerveau/ovaires, peut mettre du temps à reprendre et à retrouver son rythme de croisière. Or, si l’ovulation est bloquée, les règles le sont également ! Idem si l’ovulation est irrégulière, les règles seront moins prévisibles.

Attention néanmoins : à l’état naturel, le cycle menstruel n’est pas non plus réglé au jour près ! Ainsi, l’ovulation peut être avancée ou reculée d’un cycle à l’autre et ceci est tout à fait normal et physiologique. Un cycle menstruel est considéré comme irrégulier si la longueur des cycles varie de plus de 7 jours 🙂

Cette irrégularité post-pilule est généralement transitoire. Néanmoins, il peut persister en cas de souci hormonal qui était masqué par la pilule (et qui n’a donc pas été traité), ou si la pilule a été prise trop tôt dans l’adolescence (en effet, dans ce cas le cycle menstruel n’était alors pas assez mature pour être régulier et lui faut encore du temps pour finir son développement, finalement).

Le retour du syndrome prémenstruel

La pilule est parfois prescrite par les médecins pour apaiser des inconforts avant et pendant les règles : douleurs de règles, tensions mammaires ou lombaires, maux de tête, troubles de l’humeur, voire, carrément, un syndrome prémenstruel (SPM) !

Ainsi, on peut craindre que tous ces symptômes reviennent une fois qu’on arrête de prendre la pilule : et en effet, cela peut se produire, puisque la pilule ne soigne pas, elle camoufle ces symptômes qui peuvent revenir tel un boomerang à l’arrêt. Toutefois, on vous rassure, ce n’est pas une fatalité et il est tout à fait possible d’apaiser ces désagréments sans pilule, on en parle un peu plus loin !

Des fluctuations de poids

C’est un fait : certaines femmes peuvent perdre du poids après l’arrêt de la pilule, quand d’autres au contraire, peuvent en prendre. Mais pourquoi ?

Il faut savoir que la pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) modifie le métabolisme en augmentant la rétention d’eau chez certaines femmes (notamment à cause des oestrogènes). Ainsi, à l’arrêt, certaines perdent donc quelques kilos d’eau !

D’autres, au contraire, peuvent prendre du poids en raison d’un déséquilibre hormonal post-pilule (ex : excès d’œstrogènes non compensé par la progestérone naturelle, tant que l’ovulation ne parvient pas à se faire de manière optimale), favorisant la rétention d’eau ou des ballonnements.

Certaines femmes rapportent aussi un besoin accru de sucre ou de gras pendant les semaines qui suivent l’arrêt de la pilule, un peu comme dans le SPM !

Par ailleurs, l’arrêt de la pilule entraîne une reprise progressive de la production naturelle d’hormones, dont la testostérone, qui peut impacter la masse musculaire (et donc indirectement la dépense énergétique au repos, et donc le poids qui va diminuer)).

Enfin, le foie doit aussi éliminer les résidus hormonaux, et s’il est surchargé, ça peut jouer sur le poids via des mécanismes inflammatoires ou digestifs.

On ne peut pas savoir à l’avance comment réagira votre corps à l’arrêt de la pilule, mais en tout cas, là encore, tout devrait se réguler dans les cycles qui suivent.

Acné

S’il y a bien un effet secondaire de l’arrêt de la pilule que les femmes redoutent, c’est le retour des boutons d’acné ! En effet, la pilule contraceptive masque l’acné pendant sa prise et ce, pour une raison simple : elle réduit la testostérone libre et on peut donc avoir un effet rebond à l’arrêt de la pilule, surtout si on en avait déjà avant de la prendre (certaines femmes prennent d’ailleurs la pilule uniquement pour se débarrasser de leur acné) et/ou un terrain à dominance androgénique (les hormones androgènes sont les hormones dites « mâles », dont fait partie la testostérone).

De plus, après la pilule, il faut un petit temps avant que le cycle ne redémarre : or, sans ovulation, pas de progestérone et un excès d’oestrogènes ! Or la progestérone naturelle freine les androgènes et stabilise la production de sébum (attention, ce n’est pas le cas de la progestérone de synthèse !).

Perte de cheveux

La pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) stabilise artificiellement les hormones sexuelles, notamment en diminuant la testostérone libre, on l’a dit. Résultat : chez certaines femmes dont les follicules pileux sont sensibles aux androgènes, la pilule peut limiter la chute de cheveux. Mais quand on arrête cette contraception, le corps reprend sa production naturelle de testostérone, ce qui a pour effet d’augmenter l’un de ses dérivés, la DHT (ou dihydrotestostérone), qui est bien plus puissante et a tendance à « miniaturiser les follicules pileux », rendant les cheveux plus fins.

Cet impact sur les cheveux en post-pilule s’explique plus fréquemment par ce qu’on appelle l’effluvium télogène : il s’agit d’une chute de cheveux diffuse, réactionnelle, qui survient 2 à 3 mois après l’arrêt, due à la chute brutale des œstrogènes de synthèse. Néanmoins, elle reste transitoire !

Une carence en fer, zinc, vitamine B8 (biotine) ou en vitamine D (souvent causées par la prise de pilule elle-même) peuvent être des facteurs aggravants.


avantages arrêt pilule

Quels sont les avantages à arrêter la pilule ?

Maintenant qu’on a vu les effets indésirables de l’arrêt de la pilule, voyons tout de même ce qu’il y a de bon avec l’arrêt de la pilule (et les avantages qu’on en tire ne sont pas négligeables !).

Un retour de libido

Avec le retour du cycle menstruel et notamment de l’ovulation, on observe généralement un retour de la libido, notamment grâce aux oestrogènes, mais aussi et surtout grâce à la testostérone (oui, encore elle, elle ne fait pas que nous donner des boutons !), qui connaît un petit pic juste avant l’ovulation.

Un cycle menstruel au naturel

En redonnant libre cours à nos hormones féminines, on retrouve notre cycle naturel ainsi que toutes ses fluctuations, que l’on peut ressentir au niveau de notre énergie, de notre corps, de nos envies d’interagir ou non avec les autres, etc.

Bien sûr, cela nous met parfois face à ses failles ! Toutefois, il faut voir cela comme des signaux qui nous alertent sur un souci de santé hormonale et la bonne nouvelle, c’est que l’on peut très souvent agir dessus. Il n’y a en effet pas de fatalité, notamment en cas d’acné ou de SPM qui nous poussent souvent à prendre la pilule, alors que l’on peut trouver des solutions médicales ou naturelles plus appropriées.

Nos vraies hormones ont de véritables effets sur notre humeur, notre énergie et quand elles sont bien équilibrées, c’est un vrai outil sur lequel s’appuyer au quotidien ! Et quand elles dysfonctionnent, on peut s’en rendre compte et aller régler le souci à la source, ce qui peut être précieux quand on veut concevoir par exemple, car parfois, on peut découvrir un problème de fertilité à l’arrêt de la pilule.

Les bénéfices de nos hormones féminines naturelles

Les oestrogènes et la progestérone n’ont pas pour unique rôle de nous permettre d’ovuler et d’enfanter. On retrouve des récepteurs de ces deux hormones féminines un peu partout dans notre corps et elles ont des effets positifs sur notre système nerveux, nos neurotransmetteurs, notre système cardio-vasculaire, notre système ostéo-articulaires, notre thyroïde, l’élasticité de notre peau, la beauté de nos cheveux, notre métabolisme, notre température… pour ne citer qu’eux !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre corps de femme est différent à la ménopause, quand nos hormones féminines ont disparu (ou du moins, en très grande partie !) et que l’on peut avoir des effets secondaires comme de l’ostéoporose, des troubles de l’humeur, une sécheresse des muqueuses ou encore des bouffées de chaleur.

Or, sous pilule, ces hormones sont en dormance et on ne bénéficie plus de leurs bienfaits.

L’éviction des effets secondaires des hormones de synthèse

S’affranchir de la pilule, c’est également écarter les effets secondaires des hormones synthétiques, qui sont assez nombreux !

En effet, de nombreuses femmes souffrent de SPM sous pilule, par exemple, tandis que l’ANSM alerte sur un risque aggravé de méningiome sous pilule progestative. La pilule majorerait également les risques de cancer du sein (qui diminue après l’arrêt), et peut présenter des risques cardiovasculaires.

Enfin, la pilule provoquerait également des carences micro-nutritionnelles, notamment en vitamines B6, B9 et B12, en magnésium et en zinc… qui sont justement des éléments essentiels à notre fertilité, mais aussi à la bonne santé de notre peau et de nos cheveux ! (entre autres).

Une meilleure connaissance de soi et de son corps

Retrouver son cycle naturel est un excellent pas pour apprendre à se connaître et comprendre notre corps fonctionne, surtout si on adopte une méthode d’observation du cycle menstruel comme la symptothermie !


contraception après pilule

Quelle méthode de contraception choisir après avoir arrêté la pilule ?

La fertilité peut revenir assez vite après l’arrêt de la pilule (parfois même dès le cycle suivant pour certaines) : il faut donc prévoir une contraception alternative immédiate si on ne souhaite pas tomber enceinte !

La meilleure méthode de contraception est véritablement celle qui vous convient 🙂 Très souvent, les femmes décident de remplacer la pilule contraceptive par le stérilet au cuivre, qui a également quelques effets indésirables à connaître.

Voici néanmoins les véritables fausses bonnes idées, qu’on ne vous recommande vraiment pas !

  • La méthode du retrait, qui n’est pas fiable du tout : en effet, on peut retrouver des spermatozoïdes vivants dans le liquide pré-séminal et c’est également une méthode qui demande beaucoup de self control à votre partenaire pour savoir se retirer au bon moment
  • Les méthodes douteuses de calcul de l’ovulation, sur lesquelles se basent, hélas, les applis de suivi de cycle (surtout au vu de l’irrégularité des cycles en post-pilule) : en effet, l’ovulation ne se calcule pas et ne répond pas à de sombres calculs d’apothicaire, même chez des femmes ayant des cycles réguliers !
  • Le préservatif, qui peut notamment craquer et qu’il faut vraiment mettre dès le début du rapport, toujours parce que des spermatos peuvent se retrouver dans le liquide pré-séminal. Mais il s’agit néanmoins de la seule méthode qui protège des IST !

Bon là, vous vous dites peut-être : si on enlève le retrait, le calcul des jours risqués et la capote, il ne reste donc que la pilule ?! Et bien non ! Il existe bien une méthode naturelle, sans hormones de synthèse, aussi fiable que les méthodes hormonales (voire plus !) : la symptothermie.

symptothermie

Son principe est simple : elle permet de repérer l’ovulation de manière fiable, grâce à ses deux biomarqueurs, que sont la glaire cervicale (qui, souvenez-vous, indique que l’ovulation approche quand elle devient fluide, transparente, étirable sous l’influence des oestrogènes) et la température (qui, on l’a dit, augmente un peu sous l’effet de la progestérone après l’ovulation). Ces deux indices permettent de baliser la fenêtre de fertilité de manière fiable et la symptothermie présente ainsi un taux d’efficacité pratique de 98,2%, contre seulement 93% pour la pilule !

L’observation du cycle menstruel avec la symptothermie permet aussi de repérer les signes d’un déséquilibre hormonal, tels qu’une absence d’ovulation, par exemple, ou une phase post-ovulatoire trop courte.

Néanmoins, pour être tout à fait fiable, la symptothermie doit absolument être appliquée après une formation sérieuse, dispensée par des professionnels certifiés. Si vous souhaitez vous y mettre, c’est justement toute la mission du Serenity Club !


gynécologue

Arrêt de la pilule : quand consulter un professionnel de santé ?

On peut arrêter la pilule contraceptive quand on veut :

  • Si on l’arrête en cours de plaquette, on risque juste d’avoir des saignements dans les jours qui suivent, un peu comme des règles artificielles.
  • On peut aussi aller au bout de sa plaquette pour un arrêt plus « propre », mais ce n’est pas nécessaire.
  • Contrairement à certaines idées reçues, on n’a pas besoin d’arrêter progressivement sa pilule, on peut l’arrêter d’un seul coup.

Et tout ceci vaut aussi bien pour les pilules combinées (œstroprogestatives) que pour les pilules progestatives seules !

Si le cycle menstruel n’est pas revenu à la normale au bout de 3-6 mois, on peut consulter sa sage-femme ou son gynécologue afin de vérifier qu’il n’y ait pas un problème hormonal sous jacent. En effet, un cycle bloqué peut être le symptôme d’un déséquilibre hormonal plus profond, et ne pas avoir de cycle menstruel est délétère en termes de fertilité, mais également pour notre santé globale, au vu de tous les effets positifs de nos hormones féminines. L’ovulation est d’ailleurs le 5ème signe vital selon le Collège Américain des Gynécologues et Obstétriciens !

On peut également consulter un professionnel de santé si les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont trop intenses, ou persistent pendant plusieurs mois : là encore, votre gynécologue ou sage-femme peut vous proposer un bilan hormonal pour faire le point, par exemple.


solutions effets indésirables arrêt pilule

Comment gérer les effets secondaires après l’arrêt de la pilule ?

Outre un accompagnement médical, on peut également apaiser les effets secondaires post-pilule avec des solutions plus naturelles et/ ou axées sur l’hygiène de vie.

Attention, il n’y a pas de recette magique qui fonctionne pour toutes les femmes, car tout dépend de vos symptômes, certes, mais également de vos problématiques et de votre physiologie personnelles (notamment si vous avez un SPM, une endométriose ou un SOPK, par exemple !).

Voici néanmoins quelques éléments de réponse :

  • Vous pouvez soutenir votre foie pour éventuellement éliminer les restes de pilule
  • Opter pour un complément alimentaire vous permettant de combler des carences éventuelles (et potentiellement causées par la pilule !)
  • Le zinc est un oligo-élément allié de votre cycle, de vos ovocytes, de votre peau et de vos cheveux.
  • Prenez soin de votre alimentation, allégez votre niveau de stress et veillez à dormir et à vous reposer suffisamment, mais également à pratiquer une activité physique régulière.

Si vous souhaitez aller plus loin, c’est également un axe que l’on travaille dans le Serenity Club !

🍿🎞 Pour info, on a aussi dédié toute une vidéo à ce sujet, sur le fait retrouver son cycle menstruel après la pilule et l’apaiser en cas de besoin, pour éviter les effets secondaires et l’effet rebond 😊


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous savez désormais tout ce qu’il faut savoir sur l’arrêt de la pilule : ce que cela produit dans votre corps de femme (le retour de vos vraies hormones) et les effets indésirables potentiels suite à l’arrêt de la pilule. Néanmoins, ces effets secondaires, qui généralement ne durent pas sont surtout le signe que votre corps reprend la main, pas forcément qu’il dysfonctionne !

On espère que cet article aura répondu à vos questions ! S’il en reste une en suspens, n’hésitez pas à la poser en commentaire 🙂

Grossesse extra-utérine : symptômes à repérer et causes à connaître

grossesse extra-utérine

Les idées clés

  • Une grossesse extra utérine (ou grossesse ectopique) est caractérisée par une implantation de l’embryon en dehors de l’utérus, le plus souvent dans l’une des trompes utérines.
  • Elle peut être asymptomatique ou se manifester par des saignements de couleur noire et des douleurs pelviennes intenses, plutôt sur un côté. Dans les cas les plus graves, les saignements sont plus abondants et on peut faire un malaise. Elle est confirmée uniquement avec une échographie.
  • La grossesse extra utérine est une urgence vitale, qui doit être prise en charge rapidement, soit par voie médicamenteuse, soit par voie chirurgicale.
  • La grossesse extra utérine est relativement peu fréquente : elle concerne environ 2% des grossesses.
  • Les chances de fertilité ne sont pas forcément réduites< drastiquement à la suite d’une grossesse extra utérine, même si la trompe est retirée.

Une grossesse extra utérine est une grossesse qui, malheureusement, ne démarre pas là où elle le devrait : l’embryon fraîchement créé suite à la fécondation ne parvient pas à rejoindre l’utérus, et se niche là où il peut sur le moment, le plus souvent dans la trompe utérine.

C’est une complication de la grossesse qui fait souvent un peu peur (et c’est normal) et on reçoit beaucoup de questions, ici ou sur Instagram à ce sujet ! Ainsi, dans ce qui suit, on va vous expliquer clairement et simplement ce qu’est une grossesse extra-utérine, pourquoi ça arrive, comment elle est diagnostiquée, quels sont les traitements, et surtout ce que cela signifie (ou pas) pour la suite (et votre fertilité). En tout cas, rassurez-vous : vous pouvez tout à fait tomber enceinte après une grossesse extra-utérine et si vous êtes passées par là, on vous embrasse fort ❤️

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Fonctionnement de la pilule : les réponses aux 10 questions les plus fréquentes

pilule contraceptive fonctionnement

La pilule contraceptive est une méthode de contraception figurant parmi les plus populaires en France, utilisée par 26,8% des femmes (juste derrière le dispositif intra utérin au cuivre) : et pourtant c’est aussi l’un des plus méconnus quant à son fonctionnement !

Comment cette contraception hormonale agit-elle concrètement sur notre cycle, sur notre ovulation et sur nos règles ? Quels sont ses risques et effets secondaires avérés ? Comment optimiser sa prise pour ne pas courir de risque (notamment de grossesse non désirée !) ? On vous partage des réponses aux questions les plus courantes sur la pilule !

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Fertilité femme : comprendre, préserver et booster naturellement ses chances de conception

fertilité femme

Les idées clés

  • À chaque cycle menstruel, nos hormones féminines et notre système reproducteur travaillent ensemble pour permettre l’ovulation, la fécondation et l’implantation d’un embryon.
  • La fenêtre de fertilité féminine dure environ 6-7 jours par cycle menstruel, autour de l’ovulation. Savoir la repérer est un enjeu clé pour concevoir !
  • L’ovulation ne peut pas se calculer ou se prédire, mais elle peut s’observer grâce aux signaux de fertilité, que sont la glaire cervicale et la température.
  • En dehors de l’âge, d’autres paramètres peuvent altérer la fécondité : un déséquilibre hormonal, une pathologie, un souci de qualité ovocytaire, ou encore une anomalie anatomique. L’hygiène de vie est également primordiale !
  • Des solutions sont disponibles pour améliorer la fertilité de la femme, qu’elles soient médicales et/ou naturelles, liées à l’hygiène de vie.

A l’école, on nous apprend des choses aussi utiles au quotidien que les grands lacs d’Amérique, le théorème de Thalès ou encore comment doser un solvant par étalonnage (si si, rappelez vous !) : en revanche, la fertilité de la femme et le fonctionnement du corps féminin sont largement survolés, ce qui explique que quand on veut concevoir, on n’a généralement aucune idée sur comment et quand on ovule, quand et au bout de combien de temps on peut tomber enceinte et quand il faut commencer à s’inquiéter.

Ainsi, une étude menée par l’Université de Yale a révélé que 40% des femmes en âge de concevoir sont préoccupées quant à leur capacité à avoir un bébé, que 50% ont des perceptions erronées sur l’optimisation de la conception et ignorent l’importance de préparer son corps à une grossesse ou encore que 20% n’ont pas conscience des effets négatifs du vieillissement sur la fécondité.

Cela conduit près d’un couple sur quatre à rencontrer des difficultés à concevoir pendant plus d’un an et c’est ce qui a poussé les plus hautes instances de notre gouvernement à proposer un bilan de fertilité à 25 ans (avec tous les avantages et inconvénients de ce dispositif !).

Si vous souhaitez concevoir un enfant et mettre toutes les chances de votre côté, mais également comprendre comment cette formidable machine qu’est notre système reproducteur fonctionne, vous êtes au bon endroit ! Nous allons revenir ensemble sur tous les paramètres qui peuvent améliorer ou freiner la fertilité de la femme, et ce que vous pouvez faire concrètement si vous êtes en désir de grossesse 🙂

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Fausse couche : symptômes, causes et traitements en cas de grossesse arrêtée

fausse couche

Les idées clés

  • Une fausse couche est une grossesse qui s’arrête de manière spontanée (les médecins parlent désormais plutôt d’arrêt de grossesse, et on préfère évidemment ces termes, car il n’y a rien de faux dans une “fausse couche”). Beaucoup parlent toutefois encore de “fausse couche”, raison pour laquelle on peut avoir tendance à encore utiliser cette expression, pas abus de langage.
  • Lorsqu’une grossesse s’arrête, cela est généralement dû à une anomalie chromosomique de l’embryon, qui arrive hélas plus souvent qu’on ne l’imagine, la fusion de deux cellules pour en créer une seule restant une prouesse génétique incroyable qui ne se passe malheureusement pas toujours parfaitement. En cas de fausses couches à répétition, on peut aussi investiguer du côté de l’endomètre, d’une insuffisance en progestérone ou d’un autre problème de santé sous-jacent.
  • Une grossesse arrêtée peut s’évacuer seule (mot terrible aussi, mais hélas aussi très employé…), ou nécessiter un traitement médical ou une intervention chirurgicale.
  • Des ressources existent si vous êtes face à cette épreuve, vous n’avez pas à la surmonter seule et on est de tout notre coeur avec vous !
  • En cas de test de grossesse positif, la joie d’être enceinte peut être teintée d’une certaine appréhension : en effet, la crainte de la « fausse couche » est bien réelle, surtout si on est déjà passée par là.

    L’article qui suit a pour objectif premier de vous rassurer : la majorité des grossesses se passent très bien 🙂 On va également faire le point sur les symptômes évocateurs d’une fausse couche (et ceux qui n’en sont pas) et quelle prise en charge est possible si cela se produit.

    Si vous êtes stressée par votre début de grossesse, ne poursuivez pas forcément votre lecture, on ne voudrait pas exacerber vos craintes 🙈 Prenez soin de vous surtout et gardez en tête que vous êtes entre de bonnes mains avec votre équipe médicale 🙂

    🎧🍿 En complément de cet article, on vous recommande chaudement d’écouter cet épisode de podcast que nous avons enregistré avec le Dr Jonathan Cohen, spécialiste des grossesses arrêtées, qui saura vous apporter des informations concrètes, mais aussi vous rassurer <3

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    Vasectomie : tout ce qu’il faut savoir en 5 minutes

    vasectomie

    Les idées clés

    • Efficace à plus de 99%, la vasectomie est une méthode de contraception définitive, qui se développe rapidement en France.
    • Elle consiste à empêcher les spermatozoïdes de rejoindre le sperme, en sectionnant les canaux déférents. En revanche, l’érection et l’éjaculation restent inchangées !
    • L’intervention chirurgicale en elle-même est rapide, mais en France, il faut respecter un délai de réflexion de 4 mois avant l’opération. Il faut ensuite compter 3 mois après l’opération pour qu’elle soit pleinement efficace.
    • En cas de doute sur une paternité future, d’autres méthodes de contraception tout aussi efficaces et n’agissant pas sur la physiologie des femmes peuvent être envisagées, telles que la symptothermie (plus efficace que le retrait ou le préservatif).

    La vasectomie est une méthode de contraception masculine définitive de plus en plus choisie par les hommes. En effet, bien qu’elle soit autorisée en France depuis 2001, selon une étude Epi-Phare, le nombre de vasectomies a été multiplié par 15 entre 2010 et 2020 dans notre pays, et il y a même eu plus de vasectomies que de ligatures de trompes en 2021 et 2022 !

    Parmi les raisons invoquées par les hommes qui y ont recours, on retrouve bien sûr l’assurance de ne pas / plus vouloir d’enfants (l’âge moyen des hommes choisissant la vasectomie est de 41 ans, toujours selon l’étude Epi-Phare) mais aussi la volonté de partager la charge contraceptive avec leur compagne, surtout au vu des effets secondaires des méthodes hormonales sur la santé des femmes.

    Toutefois, en quoi consiste exactement la vasectomie ? Est-elle réversible ? Quels sont ses effets secondaires ? On vous explique tout dans cet article !

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    Don de sperme : tout savoir sur les conditions et les étapes du protocole

    don de sperme

    Les idées clés

    • Le don de sperme peut être proposé en cas d’anomalies sévères du spermogramme ou de risque de transmission d’une maladie grave ou génétique. Il est également ouvert aux couples de femmes et aux femmes seules depuis 2022.
    • En France, tout homme âgé de 18 à 45 ans peut donner son sperme, à condition de ne pas être porteur d’une anomalie génétique ou d’une infection sexuellement transmissible (des bilans médicaux sont réalisés pour s’en assurer).
    • En France, le don de sperme est non rémunéré. Il est également anonyme, même si la loi de bioéthique donne maintenant la possibilité à l’enfant issu du don de connaître l’identité du donneur à sa majorité.
    • Les CECOS et les centres PMA sont les établissements habilités à gérer les dons de sperme, à la fois pour les donneurs et les couples/femmes qui reçoivent le don.

    On ne le sait pas toujours, mais il n’est pas rare que les difficultés d’un couple à concevoir soient (au moins en partie) liées à un problème de fertilité masculine et notamment à la mauvaise qualité du sperme de l’homme.

    Heureusement, très souvent, les anomalies révélées par le spermogramme sont tout à fait réversibles, et des ajustements d’hygiène de vie permettent dans l’immense majorité des cas d’inverser la tendance et de retrouver des spermatozoïdes de compet’ (c’est d’ailleurs l’un des axes du Fertility Club :)) !

    Néanmoins, il arrive aussi qu’il ne soit pas possible de résoudre le problème et dans ce cas, il est nécessaire de recourir au don de sperme pour pouvoir concevoir.

    Comme on sait à quel point ce diagnostic peut faire l’effet d’un coup de massue, on vous a préparé cet article, qui vous explique en quoi consiste le don de sperme et quelles sont les conditions et les étapes du don, pour le donneur et pour les receveurs. Vous trouverez également des témoignages précieux de couples qui ont pu « faire famille » grâce au don de sperme et on espère fort que toutes ces informations vous aideront à appréhender ce parcours en ayant toutes les cartes en main <3

    Bien sûr, on pense aussi aux couples de femmes et aux femmes seules qui nous lisent et qui se lancent dans cette aventure de la parentalité grâce au don de sperme ! Vous trouverez ici toutes les informations dont vous aurez besoin 🙂

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    Endomètre & grossesse : son rôle clé dans la fertilité et la nidation de l’embryon

    endomètre grossesse

    Les idées clés

    • L’endomètre est la muqueuse utérine qui réagit aux fluctuations hormonales tout au long du cycle menstruel : les oestrogènes l’épaississent et la progestérone est chargée de la vasculariser, de la densifier et de la maintenir.
    • La muqueuse utérine est essentielle à la nidation de l’embryon : la progestérone est également chargée de mettre en place toutes les modifications cellulaires nécessaires à l’implantation, c’est-à-dire la bonne réceptivité endométriale.
    • Le timing de la nidation est très important également : l’endomètre n’est en effet réceptif à l’embryon que sur une courte période, appelée fenêtre d’implantation, lors de laquelle une incroyable réaction immunologique se met en place pour accepter ce corps “à moitié étranger”.
    • En cas de soucis au niveau de l’endomètre (notamment en termes d’épaisseur) qui entravent les chances de concevoir, des techniques médicales et naturelles existent.

    Quand on souhaite concevoir, on s’intéresse de près à la quantité et la qualité de nos ovules, on peut aussi se pencher sur les spermatos du futur papa et scruter de près notre fenêtre de fertilité pour avoir un rapport au bon moment. Mais il y a un autre paramètre indispensable à tout début de grossesse : notre endomètre !

    En effet, il s’agit tout de même du nid dans lequel notre bébé vient se nicher, et il est important que cette muqueuse utérine soit suffisamment préparée et accueillante.

    Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi notre endomètre est clé pour notre fertilité, comment il évolue au fil du cycle menstruel et en cas de fécondation, et on va bien sûr voir ensemble quelles solutions sont possibles lorsque notre endomètre n’est pas encore tout à fait opérationnel pour favoriser l’implantation 🙂

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    Don d’ovocytes : une alternative précieuse en cas d’infertilité féminine

    don d'ovocytes

    Les idées clés

    • Lorsqu’une infertilité trouve son origine, au moins en partie, au niveau des ovocytes, il est possible d’avoir recours au don d’ovocytes.
    • Les couples hétérosexuels, ainsi que les couples de femmes et les femmes seules, ont la possibilité d’accéder au don d’ovocytes. Par ailleurs, toute femme en bonne santé entre 18 et 37 ans peut donner ses ovocytes !
    • Le protocole est encadré, autant pour la donneuse que pour les receveurs. En France, le don d’ovocytes n’est pas rémunéré.

    La fertilité d’une femme ou d’un couple peut être mise à mal par différents facteurs : des spermatozoïdes de mauvaise qualité, un déséquilibre hormonal, une anomalie anatomique… et parfois, l’origine vient (au moins en partie) des ovocytes.

    Et si la qualité ou la quantité des ovocytes sont en cause, même si cela nécessite souvent un long cheminement avant d’envisager cette option, une solution existe : le don d’ovocytes. Dans ce cas, la grossesse est rendue possible grâce aux ovocytes d’une autre femme.

    Dans ce qui suit, on va revenir ensemble sur les conditions et le déroulé du don d’ovocytes, qui pourront vous être utiles, que vous soyez en attente d’un don d’ovocytes, ou une potentielle candidate au don 🙂

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    Dérèglement hormonal : les symptômes qui alertent et les pistes pour y remédier

    symptômes de déséquilibre hormonal

    Les idées clés

    • Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
    • La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
    • L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
    • Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
    • Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂

    Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !

    Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂

    Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉

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