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Symptothermie & PMA : ce que l’observation de son cycle peut réellement apporter

symptothermie PMA

Les idées clés

  • En parcours PMA, le cycle menstruel peut être plus ou moins « guidé » par les traitements hormonaux mis en place.
  • La symptothermie est une méthode d’observation du cycle menstruel basée sur la glaire cervicale et la température corporelle, fiable à 98%.
  • Cette méthode peut être utile en PMA pour repérer l’ovulation, évaluer la durée de la phase lutéale et éventuellement avoir des indices sur un début de grossesse. Elle permet aussi de retrouver un sentiment de prise en main de son parcours PMA, qui peut être très médicalisé.
  • Néanmoins, il faut prendre en compte les potentielles perturbations engendrées par les traitements hormonaux sur la glaire cervicale et la température.

Lorsque l’on souhaite tomber enceinte, devoir intégrer un parcours PMA peut faire un peu peur et surtout, donner le sentiment que l’on remet complètement son projet bébé aux médecins qui nous accompagnent, qu’il nous échappe un peu.

Dans ce cadre, la symptothermie peut aider car en observant son cycle menstruel, sa glaire cervicale, sa température, son ovulation, sa phase post-ovulatoire, on peut renouer avec son corps, faire équipe avec lui et l’accompagner d’une certaine manière dans ce qu’il va traverser. Et ça peut totalement changer sa façon de vivre sa PMA !

Néanmoins, les observations réalisées peuvent aussi être impactées par les protocoles mis en place : dans cet article, on fait le point et on voit ensemble en quoi la symptothermie peut vraiment vous aider en PMA et quelles peuvent être ses limites 🙂

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Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal avec la symptothermie ?

Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal avec la symptothermie

Les idées clés

  • Les hormones féminines (oestrogènes et progestérone) signalent leur présence dans notre corps via différents symptômes, tels que la présence ou l’absence de glaire cervicale, notre température basale, l’abondance et la couleur de nos règles, notre humeur, etc.
  • La symptothermie permet d’observer en temps réel l’activité des œstrogènes et de la progestérone tout au long du cycle, et donc de repérer certains déséquilibres hormonaux à l’oeuvre.
  • En cas de symptômes d’un déséquilibre hormonal mis en lumière grâce à la symptothermie, il est possible de pousser les investigations auprès d’un professionnel de santé, notamment via un examen et un bilan sanguin.

Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal sans prise de sang ? Cette question fait partie des nombreuses interrogations que l’on peut avoir sur son cycle menstruel, surtout quand on a des symptômes qui posent question !

À ce titre, la symptothermie qui s’appuie sur l’observation quotidienne de nos signes de fertilité, est une méthode plutôt fiable pour savoir, en toute autonomie, si nos cycles se déroulent sans accroc, ou si un grain de sable vient gripper les rouages.

Dans cet article, on vous explique clairement quels sont les symptômes d’un dérèglement hormonal qui se lisent sur votre cyclogramme de symptothermie !

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Saignement intermenstruel : comment le différencier des règles ?

saignement intermenstruel

Les idées clés

  • Tous les saignements vaginaux ne sont pas des règles.
  • Les règles sont la conséquence d’une ovulation survenue en amont.
  • Tous les saignements entre les règles ne racontent pas la même chose : spotting d’ovulation, pertes avant les règles, saignement de nidation, saignement sous contraception, saignement anovulatoire, etc, ont des explications physiologiques distinctes !
  • Le vrai enjeu est donc de distinguer un saignement menstruel normal des autres saignements du cycle.
  • Un saignement semblable aux menstruations peut survenir sans ovulation : on parle alors de saignement anovulatoire.
  • En cas de saignements répétés, abondants, douloureux ou inhabituels, un avis médical est nécessaire.

Observer du sang dans ses sous-vêtements ne signifie pas forcément que les règles sont arrivées ! Au cours d’un cycle menstruel, plusieurs types de saignements peuvent survenir, et ils n’ont pas tous la même signification.

C’est justement là que la confusion s’installe : on a tendance à appeler “règles” tout saignement rouge, alors qu’il peut s’agir d’un spotting d’ovulation, de pertes avant les règles, d’un saignement lié à une contraception, de saignements de début de grossesse, entre autres !

Le problème, c’est que ce terme de “saignement intermenstruel” est souvent utilisé comme un fourre-tout, alors que, sur le plan physiologique, ces saignements ne correspondent pas du tout aux mêmes mécanismes.

Dans cet article, on va donc voir comment différencier un vrai saignement menstruel d’un saignement intermenstruel, et comprendre pourquoi certains saignements qui ressemblent à s’y méprendre à des règles sont en réalité des saignements anovulatoires.

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Peut-on tomber enceinte en préménopause ?

peut on tomber enceinte en préménopause

Les idées clés

  • La pré ménopause (ou périménopause) est une période naturelle de transition, durant laquelle le cycle menstruel peut commencer à être perturbé par les fluctuations hormonales.
  • Elle ne signe pas pour autant la fin de la fertilité, d’autant plus que les premiers symptômes peuvent survenir jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
  • Pour tomber enceinte pendant la préménopause, il est important de réaliser un bilan de fertilité, de soutenir sa qualité ovocytaire et de savoir repérer sa période de fertilité avec précision.
  • Si on ne souhaite pas tomber enceinte, une contraception reste indispensable en préménopause.

Cycles qui raccourcissent, syndrome prémenstruel plus marqué, sommeil perturbé… Beaucoup de femmes commencent à ressentir les premiers signes de la périménopause autour de la quarantaine !

Et une question revient souvent : est-il encore possible de tomber enceinte pendant cette période ?

La réponse peut surprendre, mais oui ! Tant que l’ovulation continue de se produire, une grossesse reste possible. La préménopause ne signifie pas que la fertilité s’arrête du jour au lendemain, même si les cycles deviennent souvent plus imprévisibles.

Alors comment fonctionne la fertilité pendant cette phase de transition hormonale ? Et comment soutenir sa fertilité et repérer son ovulation lorsque les cycles deviennent irréguliers ? On fait le point !

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Cycle menstruel plus court que d’habitude : pourquoi et que faire ?

cycle menstruel plus court que d'habitude

Les idées clés

  • On parle de cycle menstruel court lorsqu’il dure entre 21 et 24 jours.
  • Cela signifie le plus souvent que l’ovulation a eu lieu plus tôt dans le cycle ou que la phase après l’ovulation (phase lutéale) est plus courte.
  • Dans certains cas, ces règles rapprochées peuvent aussi correspondre à des saignements entre les règles et non à un véritable nouveau cycle.
  • Un cycle menstruel court ne signale pas forcément un problème hormonal et n’est pas nécessairement un obstacle à une grossesse. Néanmoins, si vos règles tendent à se rapprocher avec le temps par exemple, il peut être intéressant de creuser !
  • L’observation de votre cycle grâce à la symptothermie est idéale pour repérer l’ovulation et comprendre si c’est la phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire qui dure moins longtemps (les deux sont possibles aussi !).

Votre cycle menstruel habituellement assez régulier se met soudain à raccourcir, avec des règles qui arrivent désormais au bout de 24, 23 voire 21 jours ? Cela peut vous interroger et c’est complètement légitime : est-ce normal d’avoir un cycle menstruel plus court que d’habitude ?

Le cycle menstruel n’est pas une mécanique parfaitement réglée : sa durée peut varier d’un mois à l’autre ! Mais lorsque le cycle se raccourcit de manière répétée, cela peut révéler un changement dans votre fonctionnement hormonal.

Dans la plupart des cas, la durée du cycle dépend surtout du moment de l’ovulation. Si celle-ci survient plus tôt dans votre cycle, ou si la phase après l’ovulation est plus courte, les règles peuvent arriver plus rapidement que d’habitude.

Stress, fatigue, déséquilibres hormonaux ou encore début de périménopause sont autant de situations qui peuvent expliquer ce phénomène. Mais trêve de spoilers, on vous explique pourquoi un cycle menstruel peut devenir plus court, et ce que cela signifie pour votre santé hormonale et votre fertilité !

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Test d’ovulation ou symptothermie : quelle méthode est la plus fiable pour détecter l’ovulation ?

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Les idées clés

  • Le test d’ovulation permet de connaître la date de son ovulation en détectant une hormone bien particulière, la LH : le pic de LH précède en effet l’ovulation !
  • En pratique, les tests d’ovulation ne sont pas toujours fiables : ils peuvent en effet être réalisés trop tôt ou trop tard au cours du cycle, ou encore ne pas détecter la LH correctement, induisant des faux positifs ou des faux négatifs.
  • En ne se basant que sur la LH, un test d’ovulation permet seulement d’indiquer que l’ovulation est en approche, en oubliant qu’une femme est également fertile 5 jours avant l’ovulation et le lendemain de celle-ci.
  • La symptothermie, qui se base sur deux bio-marqueurs de l’ovulation (la glaire cervicale + la température) semble bien plus fiable pour reconnaître l’ovulation et identifier la période de fertilité.

Quand on cherche à tomber enceinte, on connaît l’importance cruciale d’identifier avec précision sa période de fertilité et le jour de l’ovulation pour augmenter ses chances de grossesse 🙂 C’est la raison pour laquelle on trouve aujourd’hui des tests d’ovulation en pharmacie (ou en ligne), qui, sur le papier, nous indiquent clairement les jours durant lesquels on est fertile, et les jours où on ne l’est pas, histoire d’« optimiser » les rapports.

Mais une question demeure : les tests d’ovulation sont-ils vraiment fiables ? Dans cet article, on va vous expliquer comment ils fonctionnent et pourquoi parfois (souvent), ils se trompent et vous induisent en erreur (et oui :s).

Pour info, si vous cherchez à comprendre en détail comment fonctionne un test d’ovulation, quand le faire et comment interpréter le résultat, nous avons consacré un guide complet à ce sujet ! Ici, on se concentre plus sur leur fiabilité et en quoi la symptothermie est quant à elle bien plus fiable pour déterminer le jour de l’ovulation et donc, vous permettre de tomber enceinte 😉

🎞 Si vous souhaitez une version vidéo de l’article, elle est disponible sur Youtube ! 🎧 Et pour celles qui sont plutôt team « podcast », l’épisode sur ce sujet est disponible sur toutes les plateformes d’écoute 🙂

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Perte blanc d’oeuf : elle apparait combien de temps avant l’ovulation ?

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Les idées clés

  • La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus (donc un peu différente d’une perte vaginale, même si elle s’écoule par le vagin) qui a pour particularité d’évoluer au cours du cycle menstruel sous l’influence des oestrogènes : elle tend donc à être plus présente, étirable, glissante et transparente juste avant l’ovulation.
  • La glaire cervicale joue un rôle essentiel pour la fécondation, car sa consistance toute particulière protège et nourrit les spermatozoïdes et ce, pendant plusieurs jours avant l’ovulation ! C’est la raison pour laquelle une femme est fertile bien avant que l’ovocyte ne soit libéré.
  • Néanmoins, la glaire cervicale seule ne suffit pas à confirmer l’ovulation, même si elle présente un aspect blanc d’oeuf cru. La température basale est un second indicateur à également prendre en compte !
  • Toutes les femmes n’ovulent pas avec une glaire cervicale à l’aspect du blanc d’oeuf cru : leur pic de glaire peut correspondre à une glaire plus laiteuse / crémeuse (et donc à une qualité de glaire a priori moindre), ou à une glaire huileuse / aqueuse (qui est une glaire encore plus qualitative !).

Certaines femmes attentives aux signaux envoyés par leur corps ont pu remarquer qu’en milieu de cycle, leurs « pertes blanches » sont souvent plus abondantes et ont un aspect très caractéristique : élastique, translucide et glissant.

Ces pertes correspondent en fait à de la glaire cervicale, qui évolue tout au long du cycle menstruel en fonction des hormones en présence. Et cette glaire cervicale « blanc d’œuf cru » peut apparaître entre 1 et 5 jours avant l’ovulation, le pic de glaire survenant le plus souvent dans les 24–48 h qui la précèdent.Elle est un marqueur de fertilité hyper précieux à observer !

Il y a toutefois des exceptions à cette règle, car qui dit glaire « blanc d’oeuf cru » ne dit pas forcément ovulation. On vous explique 🙂

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Endométrite chronique : ses impacts sur le cycle menstruel et la fertilité

endométrite chronique

Les idées clés

  • L’endométrite chronique est une inflammation persistante et souvent silencieuse de l’endomètre, la plupart du temps liée à une infection (mais pas toujours !)
  • Elle est fréquemment mise en évidence lors de problèmes de fertilité, notamment en cas d’arrêts de grossesse précoces à répétition ou d’échecs d’implantation en PMA.
  • Il est souvent difficile de diagnostiquer une endométrite chronique de manière claire, car elle peut être asymptomatique ou se manifester via des symptômes non spécifiques, comme des douleurs utérines ou des saignements entre les règles.
  • Une cure d’antibiotiques ciblés peut être proposée, mais elle n’est pas toujours suffisante et ne constitue pas un traitement au long cours. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits (notamment en parcours PMA, au moment du transfert de l’embryon) et on peut également atténuer l’inflammation via de bonnes habitudes d’hygiène de vie.

Troubles de la fertilité inexpliqués, arrêts de grossesse précoces à répétition, échecs d’implantation… derrière ces situations éprouvantes peut se cacher une pathologie féminine encore peu connue : l’endométrite chronique !

Souvent silencieuse, cette inflammation persistante de la muqueuse utérine passe fréquemment inaperçue. Elle n’entraîne pas toujours de symptômes évidents et peut être diagnostiquée assez tardivement, souvent un peu « par hasard » lors d’un bilan de fertilité ! Pourtant, ces dernières années, de plus en plus d’études s’intéressent à son rôle potentiel dans les difficultés de conception, notamment en PMA.

Dans cet article, l’objectif est de faire le point de manière claire sur ce que l’on sait aujourd’hui de l’endométrite chronique : ses mécanismes, ses symptômes, son diagnostic, son impact sur la fertilité, mais aussi comment on peut faire en sorte de la tempérer, médicalement ou par le biais de son hygiène de vie 🙂

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Mycose avant les règles : que faire ?

mycose avant les règles que faire

Les idées clés

  • Une mycose avant les règles est fréquente et s’explique souvent par les fluctuations hormonales de la phase prémenstruelle, en particulier la progestérone et l’équilibre œstrogènes / progestérone.
  • La mycose vaginale est une prolifération excessive de Candida albicans, un champignon naturellement présent dans la flore vaginale. Ce n’est ni une IST, ni un problème d’hygiène, ni une infection bactérienne.
  • Une mycose ne dérègle pas le cycle menstruel : elle n’impacte ni l’ovulation ni la date des règles. En revanche, elle peut être associée à des déséquilibres (hormonaux, métaboliques, immunitaires) qui, eux, influencent le cycle.
  • Les œstrogènes favorisent la prolifération de Candida en augmentant le glycogène, tandis que la progestérone module l’immunité locale en fin de cycle, ce qui peut expliquer les récidives avant les règles.
  • Les traitements antifongiques soulagent les symptômes, mais ne suffisent pas toujours à prévenir les récidives lorsqu’une mycose revient chaque mois.
  • En cas de mycoses récidivantes, il est essentiel de travailler également sur le terrain : glycémie, microbiote intestinal et vaginal, équilibre hormonal, immunité, stress et hygiène intime adaptée.
  • En cas de symptômes persistants, il faut toujours vérifier le diagnostic par un prélèvement vaginal, car d’autres pathologies peuvent imiter une mycose.

Démangeaisons, brûlures, pertes vaginales épaisses… et toujours le même constat : cette satanée mycose qui revient juste avant les règles (aussi appelée mycose prémenstruelle) !

Elle est très fréquente (75% des femmes connaîtront une mycose vaginale dans leur vie), n’a rien d’un problème d’hygiène et ce que l’on ne sait pas toujours, c’est que les fluctuations hormonales du cycle menstruel (en particulier en fin de cycle) peuvent favoriser l’apparition d’une mycose chez certaines femmes.

Dans cet article, on fait le point sur les liens entre la mycose vaginale et le cycle menstruel, les raisons pour lesquelles une mycose peut revenir à certains moments du cycle (avant les règles, mais aussi pendant les règles ou au moment de l’ovulation !). Et bien sûr, on va surtout voir ensemble quoi faire concrètement pour limiter les récidives 🙂

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Combien de temps dure une ovulation ?

combien de temps dure une ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation est un phénomène très bref au cours du cycle menstruel, puisque la libération de l’ovocyte ne dure que quelques instants. L’ovule a ensuite 12/18 heures environ pour être fécondé !
  • Néanmoins, la période d’ovulation (ou fenêtre de fertilité) n’est pas restreinte à la durée de vie de l’ovule : grâce à la glaire cervicale qui maintient les spermatozoïdes en vie dans les cryptes du col de l’utérus, une femme est fertile 6 jours par cycle menstruel environ.
  • L’observation des signaux de fertilité (glaire cervicale + température basale) grâce à la symptothermie est la méthode la plus fiable pour repérer l’ovulation.

L’ovulation, pour beaucoup, reste un concept un peu flou et une question revient souvent : “combien de temps dure une ovulation, en vrai ?”

Cette question en cache en réalité souvent une autre : « pendant combien de temps suis-je fertile au cours de mon cycle ?« , que ce soit pour augmenter ses chances de grossesse si on a envie d’avoir un enfant, ou au contraire éviter un rapport à risque.

Dans cet article, on va parler de la durée exacte de l’ovulation, mais surtout de la fenêtre de fertilité, cette période cruciale qui détermine quand il est possible de tomber enceinte ou non, en fonction des différentes phases du cycle menstruel.



définition ovulation

Qu’est-ce que l’ovulation ?

L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel et correspond à la libération de l’ ovocyte hors de son follicule. En amont, le follicule a maturé et s’est développé pendant plusieurs jours, pendant toute la phase pré-ovulatoire (ou phase folliculaire) qui s’étend du premier jour des règles jusqu’à l’ovulation.

En effet, pour parvenir à l’ovulation, chacun des deux ovaires recrutent environ une dizaine de follicules en tout début de cycle, sous l’influence de la FSH sécrétée par l’hypophyse (dans le cerveau) : ces follicules se développent et sécrètent des oestrogènes de manière exponentielle, au rythme de leur maturation. Au bout de quelques jours, le follicule dominant (aussi appelé follicule de De Graaf) produit beaucoup d’oestrogènes et l’hypophyse sécrète alors l’hormone LH, permettant la rupture de la membrane folliculaire environ 36 heures plus tard. L’ovulation a lieu !

En phase post-ovulatoire (ou phase lutéale), le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète la deuxième hormone clé du cycle menstruel, la progestérone.

durée ovulation

En tant que telle, l’ovulation dure seulement quelques instants, le temps que l’ovocyte rompe la membrane de son follicule, puis celle de l’ovaire (oui, c’est assez fou !) ! Une fois libéré, l’ovule est capturé par la trompe utérine (ou « trompe de Fallope ») et il attend une potentielle fécondation, au cas où un spermatozoïde passerait par là. Le compte à rebours est alors lancé, car la durée de vie de l’ovule est de 12 heures environ, 24 heures grand maximum : si l’ovule n’est pas fécondé par un spermatozoïde dans ce délai, il meurt ! Il n’est pas évacué par les règles comme on l’entend souvent, mais s’auto-détruit (la mort programmée d’une cellule s’appelle l’apoptose).

Notion très importante ! L’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle menstruel, ni 14 jours avant les règles. Pour en savoir plus sur le timing de l’ovulation et quand survient l’ovulation après les règles, on vous explique tout ça dans notre article : Ovulation : combien de jours après les règles ?


fenêtre de fertilité

Ne pas confondre ovulation et fenêtre de fertilité

Vous l’avez compris, l’ovulation est brève, elle dure quelques minutes, et l’ovule vit ensuite entre 12 et 24 heures ! Toutefois, la fenêtre de fertilité féminine ne se résume pas à ces 12-24 heures dans le cycle 🙂

En réalité, une femme est fertile pendant 6 jours environ, quand on croise la durée de vie des spermatozoïdes dans le vagin (5 jours environ) et celle de l’ovule (1 jour maximum), condition indispensable pour que les deux gamètes aient une chance de fusionner et de créer un embryon !

Les spermatozoïdes peuvent en effet rester en vie plusieurs jours grâce à la glaire cervicale, ces « pertes blanches » qui les protègent de l’acidité du vagin, les nourrit et leur permet de nager jusqu’aux cryptes du col de l’utérus en attendant l’instant T de l’ovulation 🙂

La période fertile démarre donc 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale qui peut maintenir un spermato en vie aussi longtemps, et se referme 1 jour après, grâce à la durée de vie de l’ovule dans la trompe. Pendant toute cette période, si un spermatozoïde arrive, il peut tôt ou tard féconder l’ovule.

Cette distinction entre ovulation et fenêtre de fertilité explique pourquoi on peut parfois tomber enceinte sans rapport le jour exact de l’ovulation. Donc, si vous avez envie d’optimiser vos chances de tomber enceinte, c’est bien cette fenêtre de 6 jours qu’il faut viser, et pas seulement le moment de l’ovulation ! Au contraire, si vous ne souhaitez pas d’enfant, on évite les rapports non protégés durant ces jours à risque.

Là encore, si vous souhaitez creuser, on détaille ce point ici : Peut-on tomber enceinte hors ovulation ?


repérer ovulation

Apprendre à repérer son ovulation

En plus d’être plutôt brève, l’ovulation peut passer inaperçue… sauf si on sait la repérer !

Pour ce faire, il « suffit » d’observer ses signaux de fertilité, les « symptômes de l’ovulation », et notamment ceux qui ont été étudiés et validés scientifiquement :

  • la glaire cervicale : comme précisé plus haut, elle intervient avant l’ovulation, pour protéger les spermatozoïdes. Pourquoi ? Parce qu’elle est sécrétée par le col de l’utérus sous l’influence des oestrogènes, ce qui signifie que plus l’ovulation approche, plus les follicules sécrètent d’oestrogènes, plus on produit de glaire cervicale. Au-delà de sa plus grande abondance, ce mucus change également d’aspect, en devenant plus élastique, lubrifié et translucide, comme du blanc d’oeuf cru, juste avant la libération de l’ovule. Une fois l’ovulation passée, les oestrogènes redescendent et la glaire cervicale disparaît, ou devient plus collante, pâteuse, sèche.
  • la température basale, qui monte dès que l’ovulation a eu lieu et se maintient sur un plateau haut jusqu’aux règles, sous l’effet de la progestérone, sécrétée par le corps jaune, résidu du follicule vidé de son ovule. Tenir une courbe de température vous permet de voir un plateau bas (avant l’ovulation) et un plateau haut (après l’ovulation) ! On sait que l’ovulation est passée lorsque la glaire s’assèche après avoir connu un pic et que la température basale augmente de minimum 0,2 degrés, sur au moins 3 jours consécutifs après l’ovulation.

La méthode d’observation combinée de ces deux indicateurs s’appelle la symptothermie (« sympto » pour la glaire et « thermie » pour la température) et s’avère fiable à 98% quand elle est appliquée correctement. En revanche, le calcul des jours ou la méthode du calendrier pour connaître sa date d’ovulation (largement utilisée par les applis de suivi de cycle) n’est fiable qu’à 75% (chiffres publiés par Santé Publique France).

On ne vous recommande pas non plus d’avoir recours à un test d’ovulation, qui indique seulement que vous sécrétez bien de la LH, sans confirmer que l’ovocyte a bien été libéré : en effet, un pic de LH ne provoque pas toujours une ovulation, pour plein de raisons ! La Direction des Fraudes alerte également sur leur fiabilité.

Idem pour les sensations dans le bas-ventre, voire les douleurs unilatérales (d’un seul côté) qui peuvent encadrer l’ovulation, sans forcément la confirmer (surtout qu’elles peuvent varier d’une femme à l’autre, voire d’un cycle à l’autre !).

Si vous voulez apprendre à repérer votre ovulation de manière fiable et précise, et commencer à vous familiariser avec votre glaire cervicale et votre température, on a créé pour vous ce Guide de démarrage de la Symptothermie ! Il est disponible gratuitement ci-dessous 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article aura répondu à votre question sur la durée exacte de l’ovulation ! L’ovulation est donc un événement très bref, mais la fenêtre de fertilité qui l’entoure s’étend quant à elle sur plusieurs jours. Comprendre cette distinction permet de mieux situer quand on ovule et quand une grossesse est possible !

Si vous souhaitez aller plus loin et savoir précisément quand cette fenêtre s’ouvre et se referme au cours du cycle menstruel, le mieux est de lire notre article Ovulation : combien de jours après les règles ? : on vous spoile un tout petit peu, mais il n’y a pas de timing universel et la date d’ovulation n’est pas immuable, ce qui signifie que la fenêtre de fertilité peut être décalée d’un cycle à l’autre 🙂

Encore une fois, le mieux reste d’apprendre à observer les signes de l’ovulation pour la voir arriver, puis la confirmer. Pour vous aider à mettre le pied à l’étrier, on vous donne gratuitement accès à notre Guide de démarrage de la Symptothermie, qui va vous permettre de vous sentir plus actrice de votre cycle 🙂

Si vous avez des questions qui subsistent, surtout, n’hésitez pas à les poser en commentaires, on répond à tous vos petits mots !