Les idées clés
- Les hormones féminines (oestrogènes et progestérone) signalent leur présence dans notre corps via différents symptômes, tels que la présence ou l’absence de glaire cervicale, notre température basale, l’abondance et la couleur de nos règles, notre humeur, etc.
- La symptothermie permet d’observer en temps réel l’activité des œstrogènes et de la progestérone tout au long du cycle, et donc de repérer certains déséquilibres hormonaux à l’oeuvre.
- En cas de symptômes d’un déséquilibre hormonal mis en lumière grâce à la symptothermie, il est possible de pousser les investigations auprès d’un professionnel de santé, notamment via un examen et un bilan sanguin.
Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal sans prise de sang ? Cette question fait partie des nombreuses interrogations que l’on peut avoir sur son cycle menstruel, surtout quand on a des symptômes qui posent question !
À ce titre, la symptothermie qui s’appuie sur l’observation quotidienne de nos signes de fertilité, est une méthode plutôt fiable pour savoir, en toute autonomie, si nos cycles se déroulent sans accroc, ou si un grain de sable vient gripper les rouages.
Dans cet article, on vous explique clairement quels sont les symptômes d’un dérèglement hormonal qui se lisent sur votre cyclogramme de symptothermie !
Sommaire
ToggleLe cycle menstruel : un reflet direct de vos hormones
Le cycle menstruel est mis en place et régulé grâce à des échanges hormonaux constants entre notre cerveau et nos ovaires, via notre circulation sanguine.
En phase pré-ovulatoire (qu’on appelle aussi phase folliculaire), l’hypophyse et les ovaires oeuvrent ensemble pour permettre l’ovulation (moment charnière du cycle menstruel) et les hormones dominantes sont les oestrogènes, sécrétés par les follicules en développement, puis par le follicule dominant.
Enphase post-ovulatoire (ou phase lutéale), l’hormone prépondérante est la progestérone, sécrétée par le corps jaune. Les oestrogènes restent présents, mais plutôt en arrière-plan !
En fin de cycle menstruel (au bout de 12-14 jours après l’ovulation en moyenne), le corps jaune régresse et produit donc moins de progestérone : la chute hormonale provoque le détachement de l’endomètre, la muqueuse utérine. Ce sont les règles !

On peut penser que tout ceci se passant à l’intérieur de nous, dans notre utérus et nos ovaires, on ne peut pas vraiment être sûre de notre activité hormonale au jour le jour : pourtant, les oestrogènes et la progestérone indiquent leur présence dans notre corps grâce à des signaux assez spécifiques !
Les oestrogènes épaississent la muqueuse utérine, fluidifient la glaire cervicale et impactent aussi notre humeur (on est généralement plus sociables et enjouées avant l’ovulation !), entre autres. Les oestrogènes contribuent aussi à la beauté de notre peau (qui est généralement plus lumineuse, hydratée et rebondie en période ovulatoire), et limitent la sécheresse de nos muqueuses. Sous l’influence des oestrogènes, le col de l’utérus a tendance à être plus mou, plus ouvert et plus haut, voire aligné avec le vagin !
La progestérone, quant à elle, vient vasculariser et maintenir l’endomètre en place (ce qui explique pourquoi la chute hormonale de la fin du cycle provoque les règles) et assécher la glaire cervicale, par exemple. C’est également une hormone très apaisante, comme un « Valium » naturel ! Elle fait aussi monter notre température corporelle au repos de quelques dixièmes de degré, subtilité qui, vous allez le comprendre en lisant ce qui suit, a une importance majeure pour repérer son ovulation !

La symptothermie : l’outil le plus concret pour observer ses hormones
Pour se repérer dans son cycle menstruel et éventuellement déceler un déséquilibre hormonal, observer tous ces signaux envoyés par nos hormones peut s’avérer riche d’informations !
L’une des méthodes les plus fiables pour suivre son cycle menstruel est la symptothermie, qui s’appuie sur l’observation de :
- la glaire cervicale, reflet des œstrogènes et donc plus abondante avant l’ovulation
- et la température basale qui elle, est le reflet de la progestérone, sécrétée uniquement après l’ovulation.
- Le col de l’utérus peut également être observé, en complément ou à la place de la glaire cervicale, car comme dit plus haut, sa position, son ouverture et sa consistance sont modulés par les oestrogènes.
Le croisement de ces indicateurs permet de repérer l’ovulation avec précision, puisque la symptothermie est fiable à 98,2% en pratique.
L’ovulation étant le moment charnière du cycle menstruel (il y a clairement un avant/après ovulation sur le plan hormonal), c’est une information essentielle à connaître pour s’assurer que nos hormones sont équilibrées !

Les 9 signes d’un déséquilibre hormonal visibles sur un cyclogramme
En symptothermie, les observations de glaire cervicale et de température (et éventuellement de col) sont reportées tous les jours sur ce que l’on appelle un cyclogramme, un document qui montre l’évolution de la glaire cervicale (sa montée en qualité avant l’ovulation, puis son assèchement ensuite) et notre courbe de température (qui monte après l’ovulation).
Quand on sait le décrypter, notre cyclogramme nous donne beaucoup d’infos sur la qualité de notre cycle menstruel et peut révéler quelques dysfonctionnements et déséquilibres. Voici les 9 signes d’alerte !
Pas de décalage thermique
Vous l’avez compris, la température monte après l’ovulation sous l’influence de la progestérone, et se maintient sur un plateau et stable d’au moins +0,2°C par rapport à la phase pré-ovulatoire.
Or, certaines courbes de température sont monophasiques, la température n’augmente pas : dans ce cas, on peut se dire que l’ovulation n’a pas encore eu lieu, puisque la progestérone n’est pas encore entrée en jeu !
Le retard d’ovulation peut se produire de manière normale et transitoire à l’adolescence, en post-partum ou après l’arrêt d’une contraception hormonale, car le cycle menstruel a alors besoin d’un peu de temps pour démarrer ou retrouver son rythme de croisière. L’ovulation peut aussi être bloquée/retardée en cas de SOPK (ce qui peut se traduire par des cycles longs et irréguliers), d’excès de prolactine, de souci de thyroïde, etc.
Une absence d’ovulation signale généralement undéséquilibre hormonal (comme un manque ou un excès de FSH, ou un manque d’oestrogènes, par exemple), qu’il soit transitoire et physiologique, ou plus pathologique.
Sur le cyclogramme, une absence d’ovulation est donc visible grâce à une courbe de température « plate », sans double plateau.

Phase lutéale courte
Après l’ovulation, la durée de la phase lutéale est conditionnée à la durée de vie du corps jaune, puisque c’est lui qui sécrète la progestérone. La phase lutéale peut durer 11 à 16 jours, mais elle peut aussi être plus courte chez les femmes qui ont une insuffisance en progestérone et/ou un excès d’oestrogènes après l’ovulation.
Pour connaître la durée exacte de sa phase lutéale grâce à son cyclogramme, il suffit de compter tous les points hauts de température entre l’ovulation et les règles, à partir de la première température haute après l’ovulation.

Spotting prémenstruel
Comme expliqué plus haut, c’est la progestérone qui maintient la muqueuse utérine en place dans l’utérus et quand elle baisse en fin de cycle, on peut avoir de petits saignements (des spottings) avant les règles proprement dites.
Des spottings observés 2-3 jours avant les règles sont donc tout à fait compréhensibles, mais lorsque vous en avez plus tôt en phase lutéale, ces petites pertes de sang peuvent signaler un manque de progestérone à creuser !
Là encore, le cyclogramme permet de les repérer, car toutes les pertes de sang (règles, spottings) sont à renseigner. C’est souvent grâce à ça qu’on se rend compte de leur récurrence et de leur cyclicité !

Plusieurs pics de glaire cervicale
Il peut arriver sur certains cycles d’observer plusieurs montées en qualité de la glaire cervicale suivies d’un assèchement, sans montée de température : cela peut vous indiquer que votre corps a tenté d’ovuler, que les oestrogènes étaient bien présents, mais que pour une raison X ou Y, l’ovulation n’a pas abouti. Cela peut arriver en cas de SOPK, de post-partum ou de préménopause, par exemple.
La tenue d’un cyclogramme vous permet de bien croiser glaire + température et de voir concrètement si un pic de glaire signalait une ovulation réussie (la température monte ensuite), ou non (la température reste basse).

Glaire cervicale absente
Un cyclogramme doit contenir vos observations de glaire cervicale… même quand vous n’en voyez pas ! En effet, le fait que votre glaire ne s’extériorise pas bien fait partie des signes envoyés par votre cycle menstruel à prendre en compte.
Une absence de glaire cervicale peut refléter deux choses :
- Un manque d’oestrogènes, car pour rappel, plus les oestrogènes grimpent à l’approche de l’ovulation, plus la glaire cervicale est abondante et présente un aspect étirable, transparent et lubrifié
- Une mauvaise qualité de glaire cervicale, qui ne s’extériorise simplement pas bien. Dans ce cas, on peut faire en sorte d’améliorer sa glaire cervicale, notamment avec une hydratation suffisante et pourquoi pas un petit boost avec de l’huile d’onagre !
À noter tout de même : la sensation est aussi importante que le visuel pour votre analyse. En effet, ne pas voir de glaire mais avoir une sensation humide/mouillée, et ne pas voir de glaire mais avoir une sensation sèche/neutre n’envoie pas le même message : dans le premier cas, il y a tout de même une activité oestrogénique, alors que dans le second cas, les oestrogènes semblent absents.
Retour de glaire cervicale après l’ovulation
En phase lutéale, les oestrogènes tirent leur révérence et laissent leur place à la progestérone : par conséquent, la glaire cervicale s’assèche et redevient beaucoup plus pâteuse/collante, voire disparait.
Toutefois, lorsque l’on manque de progestérone ou que les oestrogènes sont trop présents, la glaire cervicale peut faire un petit come-back en phase lutéale !

Température instable
Après l’ovulation, la température est censée être plus haute, mais également plus stable : si votre courbe est en dents de scie en phase lutéale, c’est peut-être que votre progestérone a du mal à être suffisante pour maintenir la température sur un plateau haut !

Cycles très longs ou irréguliers
En tenant votre cyclogramme à jour, vous vous apercevrez peut-être de manière plus claire que vos cycles durent plus de 35 jours, ou sont très irréguliers (avec plus de 7 jours d’écart entre deux cycles).
Il s’agit une nouvelle fois d’une information précieuse, surtout qu’en connaissant bien la date de votre ovulation, vous pourrez repérer si c’est votre phase pré-ovulatoire qui est trop longue/variable, ou si c’est votre phase post-ovulatoire qui est parfois trop courte (elle ne peut pas être trop longue et excéder 16 jours, car hors grossesse, le corps jaune ne peut pas survivre plus longtemps).
Règles trop/pas assez abondantes
Enfin, vos règles ont des choses à dire sur votre cycle menstruel : et ça tombe bien, car il s’agit du symptôme le plus facilement observable 🙂
- Des règles trop abondantes et/ou trop longues : probable excès d’oestrogènes et/ou insuffisance en progestérone
- Des règles peu abondantes et/ou rosées : probables manque d’oestrogènes.
- Présence de caillots : possible insuffisance en progestérone / excès d’oestrogènes.
Des règles trop courtes (inférieures à 2 jours) peuvent aussi signaler un manque d’oestrogènes, tandis que les règles trop longues (plus de 7 jours) peuvent indiquer un excès d’oestrogènes.
Vous pouvez également ajouter d’autres symptômes sur votre cyclogramme, comme des troubles de l’humeur, de l’irritabilité, des règles douloureuses, une fatigue inexpliquée, de l’ acné, etc. Ces symptômes prennent tout leur sens lorsqu’ils sont corrélés à vos observations du cycle : c’est le croisement entre signes physiques et cyclogramme qui permet une vraie lecture hormonale !
Par exemple :
- Règles peu abondantes + manque de glaire cervicale + manque/baisse de libido + ovulation un peu laborieuse = cela peut orienter vers un manque d’oestrogènes
- Règles abondantes + retour de glaire après l’ovulation + spottings en phase lutéale + fatigue et troubles de l’humeur avant les règles : possible hyperoestrogénie / manque de progestérone.
Si vous souhaitez en apprendre plus sur la symptothermie et commencer à vous familiariser avec la méthode, voici notre Guide de démarrage, à télécharger gratuitement ci-dessous !

À quoi ressemble un cycle “équilibré” en symptothermie ?
Un cycle menstruel tout à fait équilibré se reflète ainsi sur un cyclogramme :
- une montée progressive de glaire avant l’ovulation
- un pic clair juste avant l’ovulation
- un décalage thermique net après l’ovulation (+0.2 degré)
- un assèchement de la glaire après l’ovulation
- une phase lutéale comprise entre 11 et 16 jours (pas forcément de 14 jours)
- des spottings limités à 2-3 jours avant les règles, ou pas de spottings du tout
- des règles qui durent entre 2 et 7 jours.
En revanche, une ovulation « précoce » (avant le 14ème jour du cycle) ou « tardive » (entre le 15ème et le 25ème jour du cycle par exemple) ne sont pas un problème ! C’est lorsque l’ovulation est vraiment tardive (après le 25ème jour, par exemple) qu’on peut creuser.
Idem pour le spotting d’ovulation, qui n’est pas du tout mauvais signe !

Ce que la symptothermie ne peut pas détecter
Le cyclogramme de symptothermie est une sorte de « carte » qui permet de déchiffrer son cycle grâce à des indices et des signaux objectifs, de bâtir un état des lieux.
Ainsi, la symptothermie permet de mettre le doigt sur un déséquilibre hormonal, mais pas d’en identifier l’origine.
Les causes d’un dérèglement hormonal peuvent être naturelles, comme la puberté, la grossesse et la préménopause ou pathologiques, incluant des conditions telles que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’hypothyroïdie et le diabète.
Le stress chronique peut aussi entraîner une insuffisance en progestérone par exemple et les perturbateurs endocriniens (des substances chimiques présentes dans de nombreux produits de consommation courante) peuvent imiter nos hormones naturelles et comme leur nom l’indique, perturber le système endocrinien, contribuant ainsi à des déséquilibres hormonaux !
Plusieurs éléments peuvent expliquer un dérèglement hormonal, et pour comprendre et retrouver les principales causes d’un dérèglement hormonal chez la femme, on vous renvoie vers notre article dédié 😉

Symptothermie vs prise de sang : comment choisir ?
En cas de symptômes ou de problèmes de fertilité par exemple, un bilan hormonal est souvent prescrit par un médecin pour évaluer les niveaux d’hormones. Il est généralement effectué entre le 2e et le 5e jour du cycle menstruel, avant que toute la cascade hormonale permettant l’ovulation ne se mette vraiment en route et que les taux soient plus fluctuants.
Ce bilan hormonal peut inclure des dosages d’œstrogènes, de FSH, de LH, de prolactine et d’hormones thyroïdiennes et androgènes comme la testostérone, selon les symptômes !
Un deuxième bilan hormonal peut également être proposé pour évaluer la progestérone 7 jours après l’ovulation (on ne peut pas la doser en début de cycle, car elle n’est pas sécrétée à ce moment-là), aux côtés des oestrogènes.
Comment choisir entre prise de sang et symptothermie ? En réalité, le cyclogramme peut parfaitement compléter un bilan hormonal, en croisant ainsi les symptômes observés + la biologie !
Et c’est d’autant plus vrai que les résultats d’un bilan hormonal peuvent parfois sembler normaux et correspondre aux normes « laboratoire », sans être physiologiquement optimaux. Pour vous donner un exemple, l’hypothyroïdie est généralement médicalement confirmée avec une prise de sang montrant une TSH supérieure à 4, mais on peut avoir des symptômes d’hypothyroïdie (prise de poids inexpliquée, fatigue, frilosité + des troubles du cycle et de l’ovulation) avec une TSH inférieure à 4, la norme « optimale santé » se situant plutôt aux alentours de 2-2,5.
Pour info, vous pouvez également doser vos hormones (et notamment la progestérone), grâce à des bandelettes urinaires : contrairement à une prise de sang qui donne une idée très ponctuelle (à l’instant T) du taux de progestérone, ces bandelettes ont l’avantage de mesurer le métabolite urinaire de cette hormone dans les urines du matin, qui est finalement plus proche de la réalité. En effet, la progestérone est une hormone pulsatile, sécrétée par à-coups et un dosage réalisé à 10h du matin par exemple peut être plus bas qu’un dosage réalisé à 16h.
Dans tous les cas, les symptômes persistants qui peuvent indiquer un déséquilibre hormonal nécessitent une investigation plus approfondie et une véritable prise en charge et la symptothermie peut être utile pour réaliser les dosages hormonaux au bon moment du cycle menstruel !

Symptothermie & déséquilibre hormonal : comment échanger avec son médecin ?
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé si plusieurs symptômes de déséquilibre hormonal sont présents.
Votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme prendra en compte l’ensemble de vos symptômes et votre cyclogramme peut lui être extrêmement précieux pour compléter son analyse ! En fonction, il/elle pourra vous proposer plusieurs choses pour revenir à l’ équilibre, et les traitements pour un déséquilibre hormonal peuvent inclure :
- des contraceptifs hormonaux, qui donnent une illusion de cycle régulier et peuvent soulager des règles douloureuses par exemple (mais ne traitent pas vraiment la cause sous-jacente du déséquilibre)
- des médicaments pour traiter un excès de prolactine ou réguler la thyroïde par exemple, si cela explique vos problèmes de cycle
- un protocole de PMA (avec notamment une stimulation ovarienne) si vous êtes en essai bébé et que votre ovulation a du mal à se faire
- des progestatifs comme le Duphaston ou de la progestérone bio-identique pour soutenir la phase lutéale.
En parallèle, une hygiène de vie adaptée, comprenant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des techniques de gestion du stress, peut aider à réduire les symptômes d’un déséquilibre hormonal.
Des traitements naturels, tels que l’utilisation de certaines plantes comme la sauge, le trèfle rouge ou l’alchémille peuvent également soutenir l’ équilibre hormonal, bien qu’ils ne remplacent pas un avis médical !
Si vous êtes en pré-conception et souhaitez optimiser votre fertilité via votre hygiène de vie et des routines claires (éventuellement en complément d’un suivi médical) c’est toute la raison d’être du Fertility Club 🙂

Pour résumer – Questions fréquentes
La symptothermie est-elle une méthode fiable ?
AccordioOui, la symptothermie est une méthode scientifiquement prouvée, avec une fiabilité de 98,2% en usage pratique, c’est-à-dire en conditions réelles. Attention, ce chiffre concerne les femmes formées de manière sérieuse auprès d’une conseillère !
À ce propos, si vous souhaitez être formée à nos côtés, vous pouvez rejoindre le Fertility Club (pour apprendre à « viser juste » lors de vos essais !) mais également le Serenity Club (pour au contraire éviter une grossesse non désirée !).n Content
Comment lire une courbe de température ?
De manière simple,une courbe de température biphasique, avec un plateau haut à +0,3°C par rapport au plateau bas, signifie que le cycle a bien été ovulatoire.
Lorsque la courbe reste plate sans décalage thermique franc et stable sur plusieurs jours), l’ovulation n’a pas (encore) eu lieu.
Néanmoins, pour tracer et analyser sa courbe de température sans erreur, il est vivement recommandé de suivre une vraie formation en symptothermie, avec une conseillère qui pourra vous apprendre à exclure les températures perturbées à la hausse et à repérer votre décalage thermique.
Comment savoir si on ovule ?
L’une des méthodes les plus fiables est d’observer son cycle menstruel avec la symptothermie, qui s’appuie sur les deux bio-marqueurs de la fertilité, la glaire cervicale et la température.
Un pic de glaire suivi d’un assèchement + une montée de température au réveil sur minimum 3 jours permettent de confirmer l’ovulation !
La symptothermie est-elle compatible avec un cycle irrégulier ?
Tout à fait ! Avec un cycle irrégulier, l’ovulation nous prend souvent par surprise et il est donc impossible de « calculer » quoi que ce soit (en sachant qu’aucune méthode de calcul n’a fait ses preuves même sur cycle régulier, mais bref !).
Grâce à la symptothermie, on observe ses signaux de fertilité (glaire + température) au jour le jour : on voit donc arriver l’ovulation grâce à l’évolution de la glaire cervicale, puis on la confirme de manière certaine grâce à la montée de température + l’assèchement de la glaire. Et ce, que votre cycle dure 24, 26, 28, 35 ou 72 jours, peu importe sa durée !
Ensuite, une fois que l’ovulation est confirmée, on sait que les règles surviendront dans les 16 jours (sauf grossesse, of course), ce qui évite de se faire surprendre 🙂
Pour conclure, vous n’avez pas besoin de faire des prises de sang à chaque cycle pour savoir si vos hormones sont bien équilibrées ou non ! Savoir observer votre cycle menstruel de manière fiable (votre glaire cervicale, votre température et tous vos symptômes) vous donne des infos précieuses pour savoir dans quelle phase de votre cycle vous êtes et si un dérèglement hormonal semble installé.
Votre cyclogramme de symptothermie est donc une base essentielle pour faire le point et éventuellement investiguer aux côtés de votre médecin si besoin !
On espère que vous vous sentez désormais mieux « armées » pour décrypter votre cycle menstruel grâce à la symptothermie ! Si vous souhaitez passer de la théorie à la pratique, le Fertility Club et le Serenity Club vous sont ouverts et vous permettront d’intégrer la symptothermie dans votre vie, que vous soyez en projet bébé ou pas du tout 🙂
Les sources complémentaires
2 réflexions au sujet de “Comment savoir si on a un déséquilibre hormonal avec la symptothermie ?”
Bonjour,
Une ovulation à J23 ne signifie donc pas un déséquilibre hormonal ? (Phase lutéale de 14 jours)
Je pensais que l’ovulation était considérée comme tardive et possiblement comme perturbée à partir de J22. Comment peut on avancer l’ovulation ?
Merci beaucoup pour vos retours et merci pour votre travail !!
Coucou,
Non pas du tout, une ovulation tardive n’est pas forcément problématique, car chez certaines femmes leur cycle fonctionne très bien comme ça ! L’hygiène de vie peut avoir un rôle à jouer dans de le bon déroulé de l’ovulation, car le stress, un manque de sommeil ou des carences peuvent tout à fait compliquer le processus ovulatoire par exemple.
Néanmoins, il s’agit d’un signal toujours intéressant à creuser, pour écarter la présence d’un souci plus profond parfois. Mais si depuis la puberté tes cycles ont toujours été de 37 jours par exemple, il est possible que ce soit ton mode de fonctionnement à toi, sans qu’il y ait de souci particulier.
A bientôt !!