Les femmes produisent de la testostérone, via les ovaires et les glandes surrénales.
La testostérone a un rôle à jouer sur le cycle menstruel, notamment en raison de son implication dans la croissance des follicules ovariens et de sa conversion en oestrogènes.
Elle a également un impact sur notre santé globale et plus particulièrement sur notre santé osseuse, notre masse musculaire, notre libido et notre énergie. Son influence sur notre santé mentale et cognitive fait pour le moment encore débat, mais certaines études prouvent un effet protecteur de la testostérone.
Une carence ou un excès de testostérone ont tous les deux un impact sur l’ovulation et la fertilité, via différents mécanismes.
Des solutions médicales et des pistes d’hygiène de vie aident à retrouver un taux de testostérone optimal
La testostérone n’est pas une hormone que l’on associe spontanément à la féminité et à la fertilité : en effet, on en parle surtout quand il est question de la sexualité, de la fertilité, et de la musculature des hommes !
Pourtant, les femmes produisent bel et bien de la testostérone, et généralement, quand le corps dépense de l’énergie pour produire quelque chose, c’est qu’il y a une raison : et la testostérone ne fait pas exception, car elle a un vrai rôle à jouer dans le cycle menstruel, l’ovulation et notre fertilité, et pas seulement en stimulant notre libido ;)) !
Une ovulation qui a lieu après le 14ème jour n’est pas forcément une ovulation tardive.
Une ovulation est a priori tardive si le cycle menstruel dure plus de 35 jours.
Une ovulation tardive n’est pas forcément problématique, car chez certaines femmes, leur cycle menstruel fonctionne très bien comme ça ! Néanmoins, il s’agit d’un signal toujours intéressant à creuser, pour écarter la présence d’un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), d’une insuffisance ovarienne précoce, d’un excès de prolactine ou d’un souci de thyroïde, par exemple.
L’hygiène de vie a également son rôle à jouer dans le bon déroulé de l’ovulation, car le stress, des carences ou un manque de sommeil peuvent tout à fait compliquer le processus ovulatoire.
Le meilleur moyen de repérer une ovulation tardive est d’observer ses bio-marqueurs, à savoir la glaire cervicale + la température au réveil.
L’ovulation tardive est un concept qui interroge un grand nombre d’entre nous et on reçoit beaucoup de questions à ce sujet : est-ce qu’une ovulation qui a lieu après le 14ème jour du cycle est forcément problématique ? Est-ce que ça veut dire que j’ai un problème, que j’ovule moins bien, que mes ovaires sont fatigués ?
Autant vous le dire tout de suite : non, une ovulation qui a lieu le 15ème, le 16ème, le 18ème, voire le 20ème jour du cycle n’a rien de problématique ! De la même manière, si vous ovulez le 25ème jour, avec des cycles toujours réguliers de 40 jours depuis votre puberté, il est possible que ce soit votre mode de fonctionnement à vous, sans forcément qu’il y ait un quelconque souci.
Néanmoins, une ovulation tardive doit toujours questionner, car elle peut aussi être le symptôme d’un souci plus profond ; par ailleurs, pour optimiser vos chances de tomber enceinte ou au contraire, éviter une grossesse non désirée, il est crucial de savoir quand vous ovulez ! Dans cet article, on fait le point sur l’ovulation tardive 😉
La fenêtre de fertilité d’une femme est d’environ 6 jours par cycle : 5 jours avant l’ovulation + le lendemain.
Ovulation ne veut donc pas forcément dire fécondation, même quand tout va bien !
Un couple qui n’a pas de difficultés particulières a 20-30% de chances de concevoir par cycle, même en ayant des rapports sexuels pendant la phase de fertilité.
Une mauvaise estimation de la date de l’ovulation, l’arrêt d’une contraception hormonale ou un problème de fertilité féminine et/ou masculine peuvent expliquer que les rapports ne donnent pas lieu à une grossesse.
Il peut donc être intéressant d’investiguer avec son équipe médicale, en réalisant un bilan hormonal, une échographie des ovaires et de l’utérus, mais aussi un spermogramme côté masculin. Si la cause n’est pas trouvée sur le plan médical, se pencher sur son hygiène de vie peut changer la donne !
Il n’est pas rare que certaines femmes se disent « J’ai des cycles réguliers et des rapports au bon moment… et pourtant, toujours rien.” Cette phrase, on la lit très souvent dans nos mails et messages privés ! Et c’est tout à fait normal, car on pense parfois qu’il suffit de « viser juste » pour tomber enceinte.
Sauf que dans les faits, la réalité est tout autre ! En effet, même en ayant des rapports non protégés pendant la phase ovulatoire, on ne tombe pas systématiquement enceinte. Comment expliquer cela ? La fusion des gamètes n’est pas une science exacte, et faire un bébé est l’aboutissement de tout un processus qui n’a rien d’infaillible, même sans souci de fertilité !
Ensuite, bien sûr, des problèmes d’infertilité, chez l’homme comme chez la femme, peuvent expliquer que les rapports ne donnent rien, sans oublier une clé essentielle : une mauvaise estimation de l’ovulation ! Bref, trêve de bavardages, on vous explique tout ça en détail 🙂
Le cycle menstruel peut connaître des variations tout à fait normales, et tous les cycles ne se ressemblent pas forcément. L’ovulation peut par exemple être décalée de quelques jours, de manière physiologique !
Un cycle est réellement irrégulier quand sa longueur varie de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre.
L’irrégularité du cycle est généralement liée à une irrégularité de l’ovulation, qui décale la survenue des règles.
L’ovulation peut être irrégulière à la puberté, en post-partum, en périménopause ou après l’arrêt d’une contraception hormonale : ces causes sont normales !
L’irrégularité du cycle peut également être liée à un déséquilibre hormonal : SOPK, endométriose, excès de prolactine, problème de thyroïde ou encore au stress.
On peut travailler sur la régularité de l’ovulation via des solutions médicales ou de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.
On peut tomber enceinte avec un cycle irrégulier, à condition de travailler sur la cause de cette irrégularité et en sachant repérer nos signaux de fertilité.
En tant que femme, avoir ses règles est rarement un moment qu’on adore… mais quand elles sont irrégulières et totalement imprévisibles, c’est encore pire ! De plus, avoir un cycle irrégulier soulève forcément des questions : est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est forcément lié à un problème de santé ? Est-ce que je vais connaître des difficultés pour tomber enceinte ? Comment faire pour « viser juste » si je veux avoir un bébé ?
Dans cet article, on va répondre à ces questions très fréquentes (et totalement légitimes !) 🙂
Il faut distinguer la « fausse couche précoce » et la grossesse biochimique, car c’est plutôt la deuxième qui peut être confondue avec les règles, dans la mesure où le timing est similaire.
Dans le cas d’une grossesse biochimique, la grossesse s’arrête d’elle-même au bout de seulement quelques jours après la nidation de l’embryon. Les saignements surviennent donc à peu près au même moment que les règles.
La seule manière de distinguer une grossesse biochimique et des règles est la réalisation d’un test de grossesse positif juste avant l’arrivée des saignements. Sans cela, impossible d’en avoir le coeur net !
Sur le plan médical, il n’y a généralement rien à faire, surtout qu’une très grande majorité des femmes qui vivent une grossesse biochimique ne s’en aperçoivent pas. Néanmoins, il est possible de prendre soin de soi sur le plan émotionnel (tout arrêt de grossesse peut être très dur à vivre) et de mettre en place une routine dans son hygiène de vie permettant de prendre soin de son cycle menstruel et de ses hormones féminines pour permettre un début de grossesse réussi. Si c’est votre cas, on est de tout notre coeur avec vous ❤️
« Fausse couche précoce ou règles ? » figure parmi les questions qui reviennent le plus souvent dans nos échanges mails ou Insta : et cela est parfaitement compréhensible, dans la mesure où, dans le cas d’un arrêt de grossesse ultra précoce comme dans celui des règles, le principal symptôme visible reste les saignements, qui surviennent à peu près au même moment.
Ainsi, on s’est dit qu’un article sur le sujet vous sera certainement très utile ! Dans ce qui suit, on va vous expliquer comment, concrètement, vous pouvez faire la différence entre une « fausse couche » précoce (on met toujours ces mots entre guillemets tant on les déteste, il n’y a rien de faux dans une “fausse couche”) et vos règles (en sachant qu’un seul élément suffit pour bien les distinguer !) et la conduite à tenir s’il s’avère qu’il s’agit effectivement d’un arrêt de grossesse (et dans ce cas, on vous envoie toute notre tendresse). Let’s go !
Nos hormones féminines chutent en fin de cycle menstruel, provoquant le détachement de l’endomètre et, en amont, certains éventuels signes annonciateurs de l’arrivée des règles (acné, fatigue, augmentation de l’appétit, douleurs, etc.)
Pour savoir si nos menstruations sont en approche, il est important de connaître son cycle menstruel : cela peut passer par le suivi de ses symptômes (à noter par exemple dans un carnet), et par une méthode d’observation du cycle comme la symptothermie, permettant de connaître la date de l’ovulation de manière fiable, et, par ricochet, le timing approximatif des règles suivantes (et leur arrivée exacte, avec la chute de température qui les précède).
Les règles surviennent 11 à 16 jours après l’ovulation, parfois moins (en cas de déséquilibre hormonal), mais jamais plus (sauf en cas de grossesse !).
Chez la jeune fille, les premières règles apparaissent après la première ovulation, ce qui peut prendre un peu de temps (2 ans environ après l’arrivée des premiers poils pubiens et le développement mammaire). Les tentatives d’ovulation se manifestent par une production accrue de glaire cervicale (pertes blanches).
« Comment savoir si on va avoir ses règles » : n’est-ce pas une question universelle ? On a toutes envie de s’éviter une tâche de sang inopinée ou de savoir si un rapport non protégé a pu provoquer un début de grossesse (qu’on le désire, ou pas du tout !).
Dans cet article, on vous explique de manière simple ce qu’il se passe dans notre corps juste avant les règles et quels signaux peuvent nous mettre la puce à l’oreille. Et bien sûr, on évoque aussi le cas des toutes premières règles, qui interrogent beaucoup d’adolescentes (et leurs mamans !).
L’ovulation est le moment du cycle menstruel où la femme atteint son pic de fertilité.
Dans un couple n’ayant aucun souci de fertilité et des rapports sexuels pile au bon moment, la probabilité de concevoir un bébé est d’environ 25-30%.
La femme n’est pas fertile uniquement le jour de son ovulation : grâce à la glaire cervicale, la fenêtre de fertilité peut s’ouvrir 5 jours avant l’ovulation et, compte tenu de la durée de vie de l’ovule, elle se referme environ 18 heures après l’ovulation.
Savoir repérer son ovulation est crucial pour déterminer sa fenêtre de fertilité, et ainsi adapter le timing des rapports sexuels selon l’objectif visé (conception/contraception).
La symptothermie, qui couple l’observation de la glaire cervicale et de la température, est à ce jour la méthode la plus fiable pour repérer son ovulation (elle est efficace à 98,2%).
L’ovulation est le climax de la fertilité féminine : en effet, c’est à ce moment-là qu’un ovule est libéré et qu’il peut être fécondé s’il croise la route d’un spermatozoïde !
Quand on est en désir de grossesse, on peut mettre beaucoup d’enjeu (et de pression) sur ce moment si particulier du cycle menstruel : et si on vous disait que oui, déterminer le jour de l’ovulation est hyper important pour concevoir, mais que votre fertilité ne se réduit pas seulement à ce jour en particulier ?
Dans ce qui suit, on va revenir sur ce concept-clé de l’ovulation, mais aussi sur celui de la fenêtre de fertilité : combien de temps dure-t-elle et comment peut-on la repérer pour optimiser ses chances de tomber enceinte ? On va également évoquer les autres paramètres qui peuvent influer sur vos chances de concevoir 🙂 Prêtes ?
Un retard de règles, hormis en cas de grossesse, ça n’existe pas vraiment. C’est en général un retard de l’ovulation qui vient retarder les règles.
L’ovulation peut être décalée par un état de stress, qui peut impacter plusieurs mécanismes physiologiques en lien avec l’ovulation : l’axe cerveau/ovaires (via l’hypothalamus), la régulation de la glycémie, le fonctionnement de la thyroïde ou encore la sécrétion de prolactine.
En cas de stress intense, notre corps nous protège et se concentre sur ses fonctions essentielles, dont l’ovulation et la reproduction ne font pas partie !
Le stress est un mécanisme physiologique normal quand il est ponctuel et maîtrisé : c’est lorsqu’il est continu qu’il peut devenir néfaste pour l’organisme, l’ovulation et le cycle féminin.
Il existe des solutions pour abaisser son niveau de stress, notamment en termes d’hygiène de vie.
On le sait souvent de manière intuitive, sans réellement comprendre les mécanismes derrière ce phénomène : le stress a un impact sur notre cycle menstruel et nos règles ! Ainsi, une question revient souvent : le stress peut il provoquer un retard de règles et si oui, pendant combien de temps ?
Dans ce qui suit, on fait le point sur tous les liens entre le stress et le cycle féminin, et toutes les manières dont nos émotions peuvent impacter la durée de notre cycle et le timing de l’arrivée de nos menstruations 🙂 Prêtes ?
Les pertes blanches sont tout à fait normales et souvent le signe du bon fonctionnement de notre système reproducteur et de notre cycle menstruel.
La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus qui évolue en fonction du cycle menstruel et de la quantité d’oestrogènes sécrétée. Elle est donc davantage présente au moment de l’ovulation et plus discrète une fois que la fenêtre de fertilité est refermée, quand la progestérone prend le pas sur les oestrogènes.
Néanmoins, on peut de nouveau observer de la glaire cervicale avant les règles, notamment en raison de la chute hormonale et d’un déséquilibre hormonal transitoire (et normal) en fin de cycle.
La sécrétion plus importante de glaire cervicale avant les règles peut également signaler un début de grossesse ou un déséquilibre hormonal plus installé, si ces pertes blanches font leur retour plus tôt avant les règles.
En tant que femme, il n’est pas rare que le contenu de nos sous-vêtements nous questionne, qu’il s’agisse des règles ou des pertes blanches. C’est d’autant plus le cas lorsque l’on remarque des sécrétions vaginales plutôt abondantes avant nos règles ! Sont-elles un signe des règles qui arrivent ? Comment savoir si ce sont bien les règles ou… un début de grossesse ?
Quand on sait les décrypter, nos pertes vaginales (ou celles produites par le col de notre utérus) peuvent effectivement nous donner des indices précieux sur ce qui se passe dans notre corps et on va tout de suite vous expliquer ce qu’elles peuvent avoir à vous dire quand elles débarquent en fin de cycle menstruel !
Quels sont les différents types de pertes ?
Tout d’abord, de quelles pertes parle-t-on ? Il est question de pertes vaginales (ou encore « leucorrhées ») ou de pertes cervicales (produites non pas par le vagin mais par le col de l’utérus, au fond du vagin), qu’on appelle aussi souvent communément pertes blanches, et ces sécrétions peuvent donc être de natures différentes :
La cyprine, qui est une perte vaginale plutôt liquide et liée à l’excitation sexuelle (qui n’évolue donc pas au fil ducycle menstruel)
Les pertes blanches liées à l’ auto nettoyage du vagin : tout à fait naturelles et physiologiques, elles sont souvent pâteuses et blanches et n’évoluent pas au fil du cycle menstruel. Ces sécrétions sont très importantes pour notre santé, car elles nous protègent des agents pathogènes et des infections grâce à leur pH acide (qui peut d’ailleurs décolorer nos culottes !)
La glaire cervicale, dont la production est quant à elle liée à nos hormones féminines et donc à notre cycle menstruel. Et ce n’est pas vraiment une perte vaginale, puisque c’est le col de l’utérus qui la produit. C’est surtout d’elle dont il va être question dans cet article !
La glaire cervicale, messagère de notre fertilité et du cycle menstruel
La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’ utérus tout au long du cycle menstruel, dont la texture et l’aspect évoluent en fonction des hormones en présence. En théorie :
Elle est absente ou pâteuse/collante lors des phases d’infertilité (avant et après l’ ovulation)
Sous l’influence des oestrogènes, elle devient crémeuse, laiteuse, voire d’aspect blanc d’oeuf cru, lorsque nous sommes fertiles et pendant l’ ovulation.
La glaire cervicale est donc un indicateur précieux de notre fertilité : en effet, il faut savoir qu’une femme n’est pas fertile tous les jours du cycle menstruel ! La période de fécondité démarre environ 5 jours avant l’ ovulation (justement grâce à cette glaire cervicale plus étirable, translucide et lubrifiée, qui nourrit et protège les spermatozoïdes en attendant qu’un ovule soit libéré) et se termine le lendemain de l’ ovulation, puisque l’ovule a une durée de vie d’environ 12 heures (jusqu’à 18 heures !).
Ensuite, entre l’ ovulation et les règles, il s’écoule plusieurs jours (11 à 16 jours environ) durant lesquels nous ne sommes pas fertiles : en théorie, la glaire cervicale est donc absente ou de nouveau pâteuse et collante, comme pour former un bouchon à l’entrée du col de l’utérus empêchant le passage des spermatozoïdes (puisque sans ovule, ça ne sert à rien qu’ils puissent entrer !). Elle est en effet asséchée par la progestérone, l’hormone de la deuxième partie du cycle menstruel.
Or, de nombreuses femmes (car oui, si vous êtes concernée, vous n’êtes pas la seule !) constatent un « retour de glaire » de qualité ovulatoire juste avant l’arrivée de leurs règles !
Que signifie la présence de glaire cervicale avant les règles ?
On vous rassure tout de suite : cette présence de glaire cervicale en fin de cycle menstruel (avant vos menstruations donc) n’a rien d’alarmant (ou du moins, pas forcément !)
L’arrivée prochaine des règles
Cette glaire un peu crémeuse/laiteuse que vous pouvez observer avant vos règles (avec parfois un peu de sang) peut venir du déséquilibre temporaire entre oestrogènes et progestérone à ce moment-là, 2-3 jours avant l’arrivée des saignements.
En effet, pour rappel, les oestrogènes fluidifient la glaire et lui donnent son côté étirable, translucide et lubrifié ; la progestérone quant à elle, à plutôt tendance à l’assécher, la compacter pour qu’elle protège le col de l’utérus, au cas où un embryon serait en train d’essayer de s’installer. Après l’ ovulation, la progestérone règne en maître, mais les oestrogènes sont toujours présents ! En fin de cycle, ces deux hormones chutent, avant d’atteindre un seuil minimal qui déclenche les règles.
Lorsqu’on a un peu de glaire cervicale « crémeuse » ou « laiteuse » avant nos règles, c’est simplement que la progestérone chute un peu plus vite que les oestrogènes en fin de cycle (et ce n’est pas forcément grave !). On se retrouve donc de nouveau en situation d’oestrogènes dominants, et ils peuvent dès lors réactiver la glaire, comme avant l’ovulation !
Par ailleurs, le col de l’utérus est également un peu plus ouvert pour préparer le passage des règles, ce qui lui permet « d’évacuer » un petit peu de glaire 🙂 Ces pertes blanches plus abondantes peuvent d’ailleurs être rosées en cas de petites pertes de sang (on appelle ça des spottings et ils sont normaux 1 à 3 jours avant les règles) : cette glaire colorée laisse généralement peu à peu sa place aux saignements.
Un déséquilibre hormonal après l’ ovulation
En revanche, si vous constatez la présence d’une glaire très abondante ou persistante après l’ ovulation, cela peut être le signe d’un véritable déséquilibre hormonal en deuxième partie de cycle :
Soit un excès d’oestrogènes, qui fait que la progestérone n’est proportionnellement pas suffisante pour assécher la glaire.
Cette hyperoestrogénie vraie (trop d’oestrogènes) ou relative (pas assez de progestérone) peut également aller de pair avec des spottings qui démarrent plus de 3 jours avant les règles, et une phase post ovulatoire plutôt courte (inférieure à 11 jours).
Si vous pensez être concernée et subissez notamment un syndrome prémenstruel (SPM) assez marqué, le Moody Club peut totalement vous aider à apaiser vos hormones avant vos règles et tout au long de votre cycle menstruel 🙂
Début de grossesse
Enfin, cette glaire cervicale qui revient en force peut être le signe d’un début de grossesse, surtout si elle est d’ordinaire plutôt discrète en deuxième partie de cycle chez vous 🙂
En effet, après la nidation, la femme enceinte se met à produire une hormone tout à fait caractéristique, labêta hCG : celle-ci a pour rôle d’envoyer un message au corps jaune, pour qu’il maintienne la production de progestérone, mais aussi celle des oestrogènes ! Globalement, cette élévation hormonale peut augmenter la sécrétion de glaire cervicale, qui peut être unsigne précoce de grossesse.
Pertes avant les règles vs pertes de début de grossesse : comment faire la distinction ?
Que vous ayez envie de concevoir ou non, cette présence de glaire cervicale dans vos sous vêtements juste avant la date présumée de vos règles peut vous questionner et c’est normal !
Il est très délicat d’apporter une réponse tranchée, car on l’a vu, ce retour de glaire peut signaler les deux phénomènes, à la fois les règles et le début de grossesse :s
Pour y voir plus clair, vous pouvez vous dire que si vous ne voyez habituellement pas de glaire à ce moment de votre cycle, cela peut signaler un début de grossesse (mais à prendre avec de grosses pincettes, car les choses peuvent varier d’un cycle à l’autre !).
Le timing peut également vous mettre la puce à l’oreille, car la nidation a lieu 6-7 jours après l’ovulation, alors qu’on l’a dit, le retour de glaire « normal » en fin de cycle survient plus tôt 2-3 avant les règles, et donc un peu plus tard.
Vous pouvez aussi croiser cet indice avec d’autres éléments, comme lesaignement de nidation ou la présence de tubercules de Montgomery sur vos seins (de petits points blancs sur vos mamelons) qui sont des indices plus spécifiques d’un début de grossesse. Et bien sûr, vous pouvez faire untest de grossesse, qui est fiable à partir du dixième jour après l’ ovulation (si possible, plutôt un test sanguin)!
Comment sont les pertes avant les règles sous pilule ou stérilet ?
Nous nous sommes attardées sur la présence de glaire cervicale avant les règles lors d’un cycle menstruel naturel, quand on ne prend aucune contraception : mais que se passe-t-il sous pilule ou stérilet hormonal par exemple ?
Les pertes blanches avant les règles sous pilule oestro-progestative
Quand on prend la pilule (qu’elle soit combinée ou progestative), il n’y a pas de cycle menstruel naturel : le cycle est à l’arrêt et « remplacé » par un cycle factice, rythmé par la prise d’hormones de synthèse. L’ovulation est donc bloquée, ce qui signifie que la glaire cervicale ne présente pas les mêmes caractéristiques (autant en termes de quantité que de consistance) que lors d’un cycle menstruel normal.
Certaines femmes observent quand même des pertes, mais ce sont alors :
des pertes vaginales physiologiques, liées à l’auto-nettoyage du vagin
ou des pertes liées à la muqueuse fragilisée par les hormones de synthèse.
En fin de plaquette (les 4 à 7 jours sans pilule), certaines femmes constatent une augmentation de pertes blanches, qui correspond à la chute hormonale induite par l’arrêt de la prise des comprimés, une réaction au sevrage temporaire. Ces pertes ne sont pas un signe de fertilité ni d’ovulation dans ce contexte, mais plutôt une réaction physiologique à la chute hormonale provoquée par la pause de pilule.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet hormonal / pilule progestative
Avec un stérilet hormonal (Mirena, Kyleena…), ou une pilule progestative, le cycle peut être partiellement ou totalement inhibé, selon les femmes. L’ovulation peut donc être maintenue !
Le progestatif agit en épaississant la glaire cervicale (qui va donc moins bien s’extérioriser et rester à l’entrée du col de l’utérus pour entraver le passage des spermatozoïdes), et parfois en bloquant l’ovulation (selon les dosages et la sensibilité individuelle)
Ainsi, les pertes sont souvent moins abondantes, plus collantes, voire absentes, car la glaire typique est en général très altérée.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet au cuivre
Le stérilet au cuivre, lui, n’a pas d’effet hormonal : l’ovulation a lieu, le cycle se déroule normalement !
Donc, en théorie, la glaire cervicale évolue comme dans un cycle naturel, avec, potentiellement un retour de glaire cervicale avant les règles. Toutefois, le cuivre a un effet spermicide et inflammatoire local, ce qui peut parfois épaissir la glaire cervicale !
Vous l’aurez compris, les pertes vaginales, qu’elles soient liées à l’auto nettoyage du vagin ou à notre glaire cervicale, sont tout à fait normales (et même plutôt le signe que tout fonctionne bien !).
Néanmoins, si vous présentez des symptômes plus embêtants comme des douleurs, des irritations ou de la fièvre, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre professionnel de santé, car ces pertes blanches peuvent être le signe d’une infection. Idem si vous voyez que vos sécrétions vaginales sont mousseuses ou grumeleuses par exemple, ou qu’elles sont de couleur grise ou verte !
Si vous avez un doute, on a détaillé tout ceci dans notre article sur les pertes vaginales, qui récapitule comment reconnaître les sécrétions plus problématiques, ce qu’elles peuvent signifier et les pistes pour les soigner 🙂
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce normal d’avoir des pertes blanches avant les règles ?
Oui, tout à fait ! Cela est dû à la chute hormonale de la fin du cycle, et plus précisément à celle de la progestérone, dont la présence a pour effet d’assécher la glaire cervicale. Si ces pertes blanches sont présentes 2-3 jours avant les règles, il est donc inutile de vous inquiéter ; en revanche, si elles font leur apparition plus tôt après l’ovulation, cela peut signaler un déséquilibre hormonal et potentiellement une carence en progestérone.
Ces pertes blanches abondantes peuvent aussi être le signe d’un début de grossesse !
Quelle différence entre pertes blanches et glaire cervicale ?
La glaire cervicale n’est en réalité pas une perte vaginale mais une perte “cervicale” (produite par le col de l’utérus). Ce qu’on appelle souvent pertes blanches, ce sont donc les pertes vaginales liées à l’auto-nettoyage naturel de notre vagin. Mais par abus de langage, beaucoup appellent la glaire cervicale pertes blanches.
Comment sont les pertes à l’approche des règles ?
En théorie, les pertes (et notamment la glaire cervicale) sont plutôt compactes, épaisses et blanches avant les règles, mais il peut arriver qu’elles soient plus crémeuses ou laiteuses sous l’influence de nos hormones.
Comment sont les pertes avant les règles si on est enceinte ?
En début de grossesse, les pertes peuvent être plus abondantes, avec un aspect « lait pour le corps », par exemple et certaines femmes décrivent une sensation d’humidité inhabituelle ou constante.
Néanmoins, cela ne vaut pas forcément pour toutes les femmes enceintes et les pertes avant les règles ne sont pas non plus un signe indéniable de grossesse, donc prudence !
Voilà pour ce panorama des pertes blanches avant les règles ! En théorie, elles sont plutôt discrètes en fin de cycle, mais vous l’aurez compris, elles peuvent aussi présenter une consistance plus crémeuse au vu de la chute hormonale de la fin du cycle. Toutefois, ces leucorrhées (vraiment ce mot est parfait pour un Scrabble) peuvent aussi faire partie des symptômes d’un dérèglement hormonal… ou d’une grossesse !
Par ailleurs, tout changement d’aspect un peu suspicieux (couleur, odeur, consistance, etc) doit vous amener à consulter, surtout si vous avez d’autres symptômes associés, comme des douleurs ou de l’inconfort.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous aviez conscience que vos sécrétions et surtout que votre glaire cervicale pouvait avoir des choses à vous dire, tout au long du cycle menstruel ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !
La fécondation est la rencontre de l’ovule et d’un spermatozoïde, donnant lieu à la formation d’un embryon.
La fécondation se produit quasiment en même temps que l’ovulation, à quelques heures d’intervalle, car l’ovule a une durée de vie assez courte (environ 12 heures).
Néanmoins, la fenêtre de fécondité s’ouvre jusqu’à 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale qui protège et nourrit les spermatozoïdes en attendant le jour J.
La fécondation peut donc avoir lieu seulement quelques heures après un rapport sexuel ou jusqu’à 5 jours après, en fonction du timing de l’ovulation.
Le seul moyen de savoir si l’ovule a été fécondé est de faire un test de grossesse à partir du 10ème jour après l’ovulation (ou 3 semaines après le rapport sexuel potentiellement fécondant si on ne connait pas la date de son ovulation).
Après un rapport non protégé, qu’on soit en essai bébé ou non, on peut se demander combien de temps il faut pour qu’une fécondation ait lieu, c’est-à-dire pour qu’un spermatozoïde rencontre un ovule ? Est-ce immédiat ? Faut-il attendre des heures, des jours ?
Dans cet article, on lève le voile sur les coulisses de la rencontre la plus incroyable du corps humain : celle entre un spermatozoïde et un ovocyte, celle qui peut donner lieu à une grossesse. Vous le verrez, le timing de la fécondation dépend de plusieurs facteurs, tels que le moment du cycle (et surtout de l’ovulation !) et de la durée de vie des gamètes (l’ovule et les spermatos).
Spoiler : les spermatozoïdes peuvent être ultra-rapides et présents à peu près tous les jours du cycle, mais l’ovule, lui, ne se pointe qu’à un moment bien précis ! Heureusement pour eux, les spermatos ont une alliée de taille pour patienter en toute sécurité, aka la glaire cervicale 😉
🍿 Psst ! Si vous préférez un format vidéo, voici la vidéo Youtube consacrée au sujet ! 😊