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Ovulation : calcul, symptômes, date – les mythes et la réalité !

ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation se produit une fois par cycle menstruel, grâce à un dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires.
  • Elle n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle : sa date dépend des femmes et des cycles.
  • Une femme n’est pas seulement fertile le jour de l’ovulation, mais 5 jours avant environ et le lendemain.
  • L’ovulation est importante, même si on ne souhaite pas avoir d’enfant, car les hormones féminines naturelles ont un rôle à jouer dans notre santé globale.
  • Il peut arriver que l’ovulation soit absente de manière isolée, mais une absence d’ovulation répétée est un motif de consultation médicale.
  • Il est préférable de ne pas se baser sur des règles de calcul pour repérer l’ovulation, mais plutôt d’observer les signes envoyés par le corps : la glaire cervicale et la température, et les symptômes complémentaires que l’on ressent.

Quand on souhaite avoir un bébé, il y a deux éléments indispensables à réunir : le bon partenaire et le bon timing ! On vous fait confiance sur le 1er point, mais on sait que le second n’est pas évident pour tout le monde. 

Or, que l’on cherche à favoriser ou au contraire à éviter une grossesse, connaître sa période d’ovulation est indispensable pour savoir quand privilégier les rapports sexuels.  

En effet, combien de femmes croient qu’elles ont des difficultés à tomber enceinte alors qu’elles n’ont simplement pas identifié leur fenêtre de fertilité ? Quand on sait que cette période ne s’étend que sur 6 jours maximum, on comprend l’importance de bien la repérer !

On vous explique tout sur ce moment sommet de votre cycle menstruel !

Psst ! Si le sujet de l’ovulation vous intéresse, cette vidéo devrait vous plaire ! 😇

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Les règles : on démêle le vrai du faux !

règles

Les idées clés

  • Les règles sont un phénomène physiologique normal et la résultante de toute une cascade hormonale, signifiant qu’il n’y a pas eu de fécondation lors du cycle précédent.
  • Elles démarrent à la puberté et s’arrêtent à la ménopause. Entre temps, les femmes ont environ 450 fois leurs règles dans leur vie, hors périodes de grossesse et/ou prise de contraceptifs hormonaux !
  • Les règles sous pilule ne sont effectivement pas de véritables règles, puisque le contraceptif bloque l’ovulation.
  • Il n’est pas possible de calculer la date de ses prochaines règles, mais l’observation de son cycle menstruel et l’apparition de certains symptômes permettent de les voir arriver.
  • Les règles « normales » durent 2 à 7 jours, sont rouges et surviennent tous les 21 à 35 jours, tout étant régulières.
  • Les règles ne sont pas censées être trop douloureuses : si c’est votre cas, il est important de consulter un professionnel de santé. Idem si vos règles ont une couleur, une durée ou une abondance qui sortent de la norme, afin d’écarter tout éventuel problème de santé.

Règles, menstruations, menstrues, ragnagnas, etc., s’il existe de nombreux termes pour les décrire, une de leurs caractéristiques fait l’unanimité (ou presque) : on se passerait souvent bien volontiers d’elles !

Et pourtant, les règles sont loin d’être un phénomène inutile, aléatoire voire, pire, sale ou honteux. 

Elles sont le signe que chaque mois, notre corps est fertile. Elles jouent un rôle de premier plan dans notre fécondité mais aussi dans notre féminité et notre santé en général ! C’est en quelque sorte un super pouvoir que les hommes n’ont pas ; )

Le souci est que la grande majorité des femmes ne sont pas armées pour écouter leur cycle menstruel et n’entendent donc pas tout ce que leurs règles ont à leur dire (en tout cas de positif !). En effet, l’UNESCO a révélé que 2 femmes sur 3 n’ont aucune idée de ce qui se passe dans leur corps quand leurs règles arrivent

Vous voulez comprendre ce que signifient vos règles, pourquoi elles sont parfois douloureuses, comment elles pourraient l’être moins ? Comment il est possible de les anticiper ? Pourquoi, parfois, elles sont aux abonnées absentes ? On vous explique tout !



Le mécanisme physiologique des règles

Le déroulé du cycle menstruel

phases du cycle menstruel

On l’a dit, les règles n’interviennent pas par hasard. Elles sont le signe que, pendant le cycle précédent, on a ovulé mais aucune fécondation n’a eu lieu.

Raison pour laquelle les femmes qui ont “pris un risque” sont soulagées de les voir arriver, tandis que celles qui espèrent une grossesse les interprètent comme un difficile constat d’échec. 

Plus concrètement, chaque cycle menstruel se découpe en 4 phases :

  • Les règles, qui démarrent un nouveau cycle, mais sont en fait l’achèvement du cycle précédent (on y revient !).

  • La phase pré-ovulatoire (ou phase folliculaire), au cours de laquelle, sous l’effet d’hormones, les oestrogènes, votre corps fait maturer un ovule dans l’un de vos ovaires et fait grossir la muqueuse de votre utérus pour qu’en cas de fécondation, un embryon puisse venir s’y implanter. En quelque sorte, il commence à préparer un nid bien douillet pour un futur bébé.

  • La phase ovulatoire, lors de laquelle l’ovule est libéré et votre corps produit de la glaire cervicale : c’est là que tout se joue ! Soit l’ovule est fécondé par un spermatozoïde et c’est parti pour 9 mois de grossesse, soit il n’y a pas de fécondation, et l’ovule est détruit au bout de 12 à 24h. 

  • La phase post-ovulatoire (ou phase lutéale), au cours de laquelle votre corps n’a pas encore identifié s’il y avait eu, ou non, une fécondation. Une autre hormone entre alors en jeu, la progestérone (sécrétée par le corps jaune), pour faire en sorte que le nid reste bien en place pour accueillir l’éventuel embryon. Ce “doute” dure environ 14 jours, aux termes desquels le corps réalise s’il y a ou non un embryon.

S’il est présent, il est accueilli dans le nid qui reste en place les 9 prochains mois et les hormones (notamment la progestérone) restent élevées. C’est la raison pour laquelle on n’a pas de règles enceinte !

En revanche, en l’absence d’embryon, le nid n’a plus lieu d’être et il doit être évacué : les fameuses couches vascularisées de l’endomètre se détachent, donnant lieu aux règles, qui marquent le début d’un nouveau cycle ! Les hormones chutent d’un coup, avant de remonter progressivement pour faire mûrir un nouvel ovule. 

Et ainsi de suite, jusqu’à ce que le nid ait “enfin” une utilité et que le cycle s’interrompe le temps de la grossesse.

Les règles sont donc le signe que votre corps est bien fertile, qu’il s’est préparé à accueillir une grossesse mais que, faute de rapport fécondant, il remballe son attirail et l’évacue.

Mais les règles ne signifient pas que le corps se nettoie ou qu’il se purifie. Il reste propre et pur pendant les règles ! Ce n’est que le signe qu’il n’a pas été fécondé et qu’il doit donc se débarrasser d’une couverture qu’il a construit pour rien. C’est tout !

Les règles, conséquence de l’ovulation et d’une absence de fécondation

Les règles, ou menstruations, correspondent donc tout simplement à l‘évacuation de l’endomètre. Elles contiennent de la muqueuse utérine, du sang, des sécrétions vaginales et… des cellules souches, des cellules qui sont également produites par notre moelle osseuse et qui peuvent ensuite se différencier en différentes cellules du corps humain, ce qui permet d’ouvrir le champ des possibles à la recherche médicale, grâce à nos menstruations 🙂

En termes de quantité, même si les règles paraissent parfois impressionnantes, une femme ne perd en général que 40 à 80 ml de sang, soit l’équivalent de 8 à 16 cuillères à café environ.

Les menstruations surviennent 11 à 16 jours après l’ovulation (jamais plus, mais parfois moins). On perd peu de sang, mais il faut savoir qu’on ne le perd pas d’un coup (ce serait pourtant bien pratique !) : en effet, le flux n’est pas continu et se fait par « à coups », car si l’utérus évacuait l’entièreté des règles en une fois, les contractions seraient trop fortes et potentiellement très douloureuses. Cela nous prémunit aussi du risque d’hémorragie. Si vous le souhaitez, on a rédigé un post Instagram intitulé Pourquoi les règles durent plusieurs jours ? qui rentre davantage dans le détail 🙂

Les règles interviennent de façon cyclique, tous les 21 à 35 jours environ, la moyenne étant de 28 jours (une moyenne, mais non une normalité !). Le cycle peut bien sûr être plus court ou plus long, mais dans ce cas il sort de la “norme”. 

Quand on observe son cycle, le premier jour des règles correspond au jour 1 du cycle. Elle démarrent au premier jour de saignement franc, bien rouge, qui nécessite une protection. Les spottings qui ont lieu quelques jours avant, qui sont bruns, marrons, ne comptent pas et appartiennent au cycle précédent.

Il peut arriver qu’on observe d’autres saignements au cours du cycle menstruel, mais ce ne sont pas des règles : en effet, les règles, on l’a dit, sont toujours la conséquence d’une ovulation. Pas d’ovulation, pas de règles ! En revanche, on peut constater :

vie fertile règles adolescence ménopause

Les premières règles VS la fin du cycle menstruel

Au total, une femme a donc ses règles environ 450 fois au cours de sa vie, ce phénomène cyclique n’étant interrompu que par les grossesses et les allaitements éventuels, mais aussi par certains contraceptifs hormonaux. 

Les toutes premières règles (qu’on appelle aussi ménarches) arrivent vers 11-12 ans (même si les jeunes filles tendent à avoir leurs règles de plus en plus jeunes). Elles sont souvent très irrégulières au début, et, bien que ce soit embêtant, c’est tout à fait normal, car il faut plusieurs années au cycle pour trouver son rythme. En revanche, si la jeune fille n’a pas de règles à 16 ans, il est recommandé de consulter un professionnel de santé, car on parle alors d’aménorrhée primaire.

La ménopause quant à elle, intervient vers 51 ans environ : à ce stade, le cycle menstruel s’arrête car les ovaires fatiguent et le stock d’ovules est épuisé. Toutefois, là encore, le cycle met plusieurs années à s’arrêter ! Cette période de transition, durant laquelle les règles deviennent de plus en plus irrégulières et au cours de laquelle on peut expérimenter certains symptômes pas cool du tout (un syndrome prémenstruel marqué, des bouffées de chaleur, des insomnies, etc.) s’appelle la périménopause.


Règles normales ? La check-list

Nous sommes nombreuses à nous demander si nos règles sont finalement tout à fait normales, en termes de couleur, d’ abondance, de durée… Même si nous sommes toutes différentes, voici quelques repères 🙂

règles normales

  • Régularité : tous les 21 à 35 jours, en sachant que les cycles n’ont pas forcément la même durée. Néanmoins, la règle est que la durée des cycles ne doit pas varier de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre pour considérer qu’ils sont réguliers. Sinon, le cycle est effectivement irrégulier !
  • Durée : 2 à 7 jours.
  • Flux : 40 à 80 ml par cycle (environ 8 à 16 cuillères à café). Cela équivaut à 8 tampons super absorbants, 2 à 5 serviettes hygiéniques ou 3 à 4 cups remplies par cycle, ou encore 1 à 2 culottes de règles par jour. Vous pouvez aussi déterminer si vos règles sont trop abondantes ou non grâce au score de Higham, qui est une sorte de petit tableau pour faire les comptes ! En cas de règles abondantes, le score est supérieur à 100. N’hésitez pas à consulter nos articles sur les règles peu abondantes et sur les règles trop abondantes si vous voulez creuser ces sujets 🙂
  • Couleur : elles peuvent être marron au début et en fin de règles, mais sinon, elles sont plutôt bien rouges.
  • Elles ne doivent pas contenir trop de gros caillots (plus gros qu’une pièce de 2 euros).
  • Elles doivent rester supportables en termes de douleur.

Comment savoir si mes règles sont anormales ?

On le dit et on le répète ; chaque femme et chaque cycle menstruel sont uniques ! Parler de norme en la matière est bien ambitieux. 

Toutefois, on peut identifier des indices qui doivent vous mettre la puce à l’oreille et vous amener à consulter :

  • Des règles qui durent plus de 8 jours 

  • Des règles qui interviennent à un intervalle de moins de 21 jours ou de plus de 35 jours (sauf en début de puberté, avant la ménopause ou après l’arrêt d’un contraceptif hormonal, le cycle peut être beaucoup plus long)

  • Des saignements très abondants, vous obligeant par exemple à changer de tampon toutes les heures 

  • Des menstruations qui n’ont pas encore démarré après l’âge de 16 ans

  • Des saignements en dehors des règles (autres qu’un spotting d’ovulation ou qu’un saignement de nidation)

  • Des douleurs de règles anormales ou de la fièvre


Colorimétrie des règles

  • Roses : cela peut se produire lorsque le sang se mélange à la glaire cervicale, en début ou en fin de cycle. Les contraceptifs hormonaux peuvent aussi rendre le sang des règles plus clair, tout comme l’anémie ou une carence en oestrogènes.
  • Rouges : c’est la couleur normale des règles.
  • Brunes : cela peut se produit en début ou fin de cycle, quand le flux n’est pas assez abondant pour que le sang s’écoule rapidement. Il a alors le temps de s’oxyder et de prendre une couleur marron.
  • Noires : l’oxydation du sang peut là aussi être à « blâmer », tout comme certains contraceptifs hormonaux. Certaines femmes souffrant d’endométriose ou d’une IST (infection sexuellement transmissible) peuvent aussi avoir des règles noires.

Si la couleur de vos règles ne vous semble pas OK ou change au fil du temps, n’hésitez pas à en parler à votre médecin 🙂


calcul date prochaines règles

Calculer la date de ses prochaines règles

Cette question du calcul de la date des prochaines règles est partout ! On trouve notamment beaucoup de calculateurs, et les applications de suivi de cycle aiment bien nous les annoncer en amont 🙂

Le seul hic, c’est que ce n’est pas tout à fait possible de connaître la date de ses règles à l’avance, car la durée du cycle et la date de l’ovulation peuvent varier d’un cycle à l’autre. Néanmoins, quand on suit son ovulation grâce à la glaire cervicale + la température basale, on sait qu’elles ont lieu, hors grossesse, maximum 16 jours après 🙂

Voici quelques symptômes qui peuvent prévenir de leur arrivée :

  • Crampes, tiraillements dans le bas-ventre
  • Fatigue, besoin de ralentir, de rester un peu avec soi
  • Appétit plus grand
  • Sommeil agité, cauchemars
  • Sueurs nocturnes

Entre autres ! Encore une fois, tout dépend de chacune et on sait toutes à peu près quand elles vont arriver, en fonction des signaux envoyés par notre propre corps.

Celles qui pratiquent la symptothermie peuvent aussi et surtout voir leurs règles arriver grâce à la température qui chute (mais pas toujours) et au retour de la glaire cervicale (selon les femmes).


Que faire en cas de règles douloureuses ?

Douleurs de règles : normal ou pas ?

En matière de règles douloureuses, il faut distinguer : 

  • Les crampes ou douleurs abdominales, appelées dysménorrhées, qui ont une explication mécanique : l’endomètre produit une substance, les prostaglandines, pour favoriser son élimination. Ces prostaglandines provoquent une contraction de l’utérus qui peut engendrer des douleurs au ventre, mais aussi d’autres petits désagréments comme des maux de dos, des ballonnements, voire un mal de tête (on parle dans ce cas de « douleur projetée », qui provient de la contraction mais qui se projette dans une autre partie du corps).  

Cela peut démarrer avant le début des règles, et cela fait partie du syndrome prémenstruel (ou SPM).

Ce n’est pas du tout systématique, certaines femmes ne ressentent pas les contractions, mais c’est en tout cas normal et ça ne doit pas vous inquiéter. 

  • Les douleurs plus importantes, avant et pendant les règles, accompagnées d’une grande fatigue, de malaises, etc., qui ne sont quant à elles pas normales et qui peuvent être le signe d’un dysfonctionnement, notamment d’une endométriose (cela concernerait 40% des femmes ayant des douleurs de règles intenses) ou encore d’un fibrome.

Soulager les douleurs de règles

On a tendance à répondre à ces douleurs de règles en prescrivant la pilule de façon systématique, ou en se gavant d’anti douleurs (qui pourtant ne sont pas forcément efficaces, comme le démontre cette étude qui conclut à l’inefficacité du Spasfon pour réduire les douleurs de règles…). Or, il existe de nombreuses façons plus naturelles de les atténuer : du sport de façon modérée, des techniques de respiration et de relaxation, du yoga, des massages, des habitudes alimentaires pour rééquilibrer ses hormones, mais aussi le recours à une bouillotte ou un bain chaud. 

Les douleurs plus importantes, avant et pendant les règles, accompagnées d’une grande fatigue, de malaises, etc., qui ne sont quant à elles pas normales et qui peuvent être le signe d’un dysfonctionnement, notamment d’une endométriose (cela concernerait 40% des femmes ayant des douleurs de règles intenses) ou encore d’un fibrome.


protection menstruelle

Quelles sont les meilleures protections menstruelles ?

Chez Émancipées, on est plutôt team culottes de règles, qui sont clairement des « game changers » pour mieux vivre nos règles 🙂 Par ailleurs, les tampons et serviettes jetables, même bio, n’ont pas une composition ultra safe. Donc, on préfère éviter ou les réserver aux menstruations ayant lieu quand on est en voyage, par exemple.

La cup menstruelle est aussi une bonne alternative, si vous maîtrisez bien son insertion dans le vagin, et surtout, son retrait (qui peut transformer vos toilettes en scène de crime quand on s’y prend mal, true story). Les femmes portant un DIU doivent également veiller à bien pincer la cup au moment de l’enlever, pour éviter qu’un appel d’air ne déloge leur stérilet.

Il est également possible d’essayer le flux libre instinctif, c’est-à-dire de maîtriser le flux de ses règles, afin de les évacuer dans les toilettes au moment opportun. Cela demande de l’entraînement, mais certaines femmes y arrivent très bien !


retard de règles

Que faire en cas de retard de règles ?

La seule chose qui est sûre est que les règles arrivent entre 11 et 16 jours après l’ovulation, avec une moyenne à 14 jours. Comme dit précédemment, lorsque l’on sait observer son cycle menstruel, il est facile de repérer son ovulation et donc d’anticiper l’arrivée des règles. Sinon, c’est plus compliqué, car la phase pré-ovulatoire, quant à elle, varie beaucoup d’un cycle à l’autre (on vous en parle dans notre article sur le concept de calendrier d’ovulation).

Mais il faut bien avoir en tête que la phase post ovulatoire peut varier aussi, notamment en cas d’insuffisance en progestérone, et durer alors moins de 11 jours. 

Un retard de règles peut être le signe d’une grossesse, donc il est préférable de faire un test de grossesse si vous constatez un retard de règles. Néanmoins, il peut aussi s’agir d’un léger dérèglement hormonal ou d’une période de stress qui a décalé votre ovulation. De plus, le cycle menstruel est irrégulier après la prise d’une contraception hormonale, en post-partum ou en cas de SOPK.

Si votre test de grossesse est négatif et que vous n’avez toujours pas vos règles, cela signifie que l’ovulation est bloquée ou retardée, pour plein de raisons, que l’on creuse avec vous dans notre article « Comment expliquer un retard de règles ?« . Cela arrive parfois, mais on vous recommande de consulter votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme si vos règles sont absentes depuis plus de 3 mois : en effet, cela signifie que vous êtes en aménorrhée secondaire (on en parle juste après !).

Et si vous sentez que vos règles ont du mal à démarrer ou à revenir, on vous donne ici quelques astuces pour travailler sur votre ovulation (condition indispensable pour avoir ses menstruations) et/ou déclencher vos règles naturellement.


Est-il possible de ne plus avoir ses règles ?

Hormis le cas des contraceptifs hormonaux, il y a donc des moments dans la vie d’une femme où elle n’a plus ses règles. On parle d’aménorrhée, sachant qu’elle peut être primaire ou secondaire : 

  • L’aménorrhée primaire, chez une fille de plus de 16 ans (ou de plus de 14 ans mais pubère depuis plus de 2 ans) qui n’a encore jamais eu ses règles 

  • L’aménorrhée secondaire, chez une femme déjà réglée qui a une interruption dans ses menstruations pendant plus de 3 mois, en cas de pathologie, d’anorexie, de stress important, de prise de certains médicaments ou encore d’une pratique sportive trop intense.

L’absence de règles est normale pendant la grossesse, l’allaitement et la ménopause, mais aussi en cas de prise de pilule en continu.


cycle menstruel sous pilule

Les règles sous pilule… ne sont pas de vraies règles !

En effet, les règles sous pilule ne sont pas le résultat d’une absence de fécondation lors de la phase ovulatoire, puisque avec une pilule (et toute autre contraceptif hormonal combiné), il n’y a pas d’ovulation.

Techniquement, on devrait plutôt parler de “saignement de privation”, dû à l’arrêt de la prise d’hormones de synthèse. On s’explique : avec un contraceptif hormonal, vous prenez des hormones de synthèse pendant 21 jours (en général, cela peut varier d’une pilule à l’autre), puis des comprimés placebo, sans hormones, pendant les 7 derniers jours. 

Pendant les 21 premiers jours, les hormones bloquent votre cycle naturel et votre corps n’ovule pas et ne fait pas épaissir l’endomètre. 

Lors des 7 jours sans hormone, cette privation hormonale entraîne un saignement, plus léger qu’au naturel puisqu’il n’y a pas de “nid” à évacuer. 

NB : ce raisonnement vaut pour les contraceptifs hormonaux combinés (à base d’oestrogènes et de progestérone de synthèse), les plus courants. S’agissant des contraceptifs progestatifs (composés uniquement de progestérone), seuls ceux à base de désogestrel bloquent l’ovulation, tandis que ceux à base de lévonorgestrel ne la suppriment pas toujours, mais modifient l’endomètre pour empêcher la nidation. 

En synthèse, les règles sous pilule sont des “fausses” règles, ou encore des règles artificielles ou règles de privation, dont l’objectif est simplement de rassurer les femmes sur le fait qu’elles auraient un cycle. Il existe d’ailleurs des pilules qui s’affranchissent de cette illusion et qui suppriment complètement les règles. Mais le cycle est en sommeil, le contraceptif simule un état de grossesse permanent pour qu’il ne prépare pas l’ovule et le nid chaque mois. Le Dr Martin Winckler nous en parlait d’ailleurs dans l’épisode du podcast sur les règles sous pilule 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Bravo, vous êtes arrivées au bout de ce long article sur les règles ! On espère avoir répondu à la plupart de vos interrogations à leur sujet, et vous avoir convaincu qu’elles sont loin d’être taboues ou honteuses et devraient, au contraire, être accueillies comme un signe de votre bonne santé. D’autant qu’il est possible de les vivre sans douleurs, en étant à l’écoute de son corps, de son cycle et de ses fluctuations hormonales 🙂

Vous avez encore des questions ? Venez nous en parler en commentaire !

Cycle menstruel : tout comprendre sur les règles et l’ovulation

cycle menstruel

Les idées clés

  • Le cycle menstruel est tout un processus hormonal qui permet à une femme d’ovuler et de démarrer une grossesse.
  • Il suit 4 phases : les règles, la phase pré-ovulatoire, l’ovulation et la phase post-ovulatoire, durant lesquelles le cerveau et les ovaires communiquent.
  • Un cycle menstruel « classique » dure entre 21 et 35 jours. L’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle, ni 14 jours avant les règles suivantes.
  • Le cycle menstruel démarre à la puberté et s’arrête à la ménopause. Les processus de démarrage et d’arrêt du cycle menstruel prennent des années !
  • Le cycle menstruel s’arrête pendant la grossesse et sous contraception hormonale. Il peut être entravé en cas de troubles du cycle comme le SOPK ou après un accouchement.
  • Il existe des solutions, médicales et naturelles, pour apaiser le cycle menstruel.

Entre ses 12 ans et ses 52 ans en moyenne, une femme a ses règles près de 450 fois, lui rappelant avec plus ou moins de bonheur que son corps est fertile et qu’il se prépare d’arrache pied, chaque mois, à accueillir une grossesse. Car oui, on l’oublie souvent, mais le rôle du cycle menstruel n’est autre que d’accueillir un embryon dans le cas où une fécondation aurait eu lieu.

Contrairement aux hommes qui sont fertiles de leur puberté jusqu’à leur mort (ou presque !), et ce, absolument tous les jours sans qu’un mécanisme hormonal n’entre en jeu, les femmes ne peuvent concevoir que quelques jours par mois (la fameuse fenêtre de fertilité) pendant une quarantaine d’années, grâce à un subtil dialogue entre leurs hormones.

Hélas, on connaît souvent peu les mécanismes qui guident ce cycle et on peut voir débarquer nos règles sans réellement comprendre toutes les étapes par lesquelles le corps est passé pour en arriver là.

Vous avez peut-être cette sensation d’être une spectatrice passive de votre cycle menstruel et de le subir sans la moindre clé de compréhension ou marge de manoeuvre ? Or, quand on le connaît un peu mieux, on découvre une artillerie merveilleusement bien huilée, qui guide à la fois notre fertilité, mais aussi notre énergie, notre confiance en nous et notre santé plus globale. On vous propose donc de lever le voile sur les secrets du cycle menstruel et de vous partager toutes ses subtilités !

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Pertes vaginales : ce qui est normal et ce qui ne l’est pas

pertes vaginales

Les idées clés

  • Les pertes blanches sont absolument normales et physiologiques : elles sont liées le plus souvent à l’auto-nettoyage du vagin et à la sécrétion de glaire cervicale, mucus qui évolue en fonction du cycle menstruel. Elles sont donc un signe de bonne santé et font partie intégrante de notre vie de femme !
  • Les pertes blanches normales n’ont pas d’odeur particulière, elles ne causent pas de douleurs, d’irritation ou de démangeaisons.
  • Si vos pertes blanches changent de consistance, d’odeur, de couleur et/ou s’accompagnent d’autres symptômes comme de la fièvre, des démangeaisons ou des douleurs, il est important de consulter pour avoir un traitement adapté.
  • Les causes des pertes blanches anormales sont variées : mycose, vaginose (déséquilibre de la flore vaginale), vaginite, infections, etc.

Si on parle de plus en plus de démystifier les règles (et c’est génial !), il reste un sujet assez tabou et méconnu des femmes : celui des pertes vaginales.

Aussi appelées pertes blanches, leucorrhées, sécrétions, glaire cervicale voire “mouille”, ces pertes vaginales sont un phénomène 100% naturel qui en dit beaucoup sur notre corps, notre cycle menstruel, notre fertilité et notre santé. 

Pour autant, elles peuvent aussi révéler une infection ou que quelque chose ne va pas, raison pour laquelle il est important de bien savoir distinguer ce qui est totalement normal et ce qui doit vous alerter. 

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Tout comprendre sur le flux instinctif libre

flux instinctif libre

Les idées clés

  • Le flux instinctif libre est une méthode venue des Etats Unis, reposant sur l’idée que l’on peut maîtriser, en conscience, le sang de nos règles, avant de l’évacuer de manière consciente aux toilettes au moment voulu. On parle aussi de continence menstruelle.
  • Le sang des menstruations ne s’écoule pas de manière continue, mais par « à-coups », au gré des contractions de l’utérus.
  • Lorsqu’une contraction utérine se fait sentir, le sang met environ 30-45 minutes pour s’extérioriser : il s’agit en effet d’un liquide visqueux, dont la descente est par ailleurs freinée par les cavités vaginales.
  • Le flux instinctif libre est une méthode économique, respectueuse de l’environnement et qui permet de rester à l’écoute de son corps de femme et de ses sensations (douleurs, lourdeurs dans le bas ventre, etc.). Elle ne présente également pas de risque majeur pour la santé et permet de se tenir éloignée des substances chimiques douteuses présentes dans les protections menstruelles.
  • En revanche, le flux instinctif libre peut être plus compliqué à mettre en place pour les jeunes mamans et les femmes ayant un flux abondant. Elle demande également un peu de temps avant d’être totalement maîtrisée et une phase d’apprentissage sur plusieurs cycles.

Lorsque nos règles débarquent, nous avons toutes le même réflexe : mettre une protection (un tampon ou une serviette) pour ne pas tâcher nos culottes préférées ou, pire encore, nos vêtements ! Mais si on vous disait qu’une autre approche est possible ? En effet, certaines femmes pratiquent le « flux instinctif libre » et se passent totalement de protections périodiques, car elles maîtrisent le flux de leurs règles et évacuent leur sang dans les toilettes. Oui, c’est possible !

Dans ce qui suit, on va voir ensemble en quoi consiste véritablement cette méthode du flux instinctif libre (qui peut sembler perchée au premier abord, on en convient !) et quels sont ses avantages, mais également ses éventuelles contre-indications. On y va ? 🙂

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Saignements en dehors des règles & spottings : quand faut-il s’inquiéter ?

saignements en dehors des règles

Les idées clés

  • Les règles sont la conséquence d’une ovulation réussie, survenant maximum 16 jours après.
  • Tous les autres saignements entre les règles (qu’on appelle aussi métrorragies) sont à surveiller avec un médecin, même s’ils sont la plupart du temps sans gravité !
  • Les saignements en dehors des règles peuvent être bénins : spotting d’ovulation, de nidation, début de grossesse, pose ou retrait d’un stérilet, changement de contraception, etc.
  • Ils peuvent aussi être plus sérieux et signaler un arrêt de grossesse, une grossesse extra utérine, une endométriose, un SOPK, ou une IST, par exemple.
  • Le traitement et les conséquences des métrorragies dépend de leur cause initiale.

Les saignements en dehors des règles sont fréquents et souvent source d’inquiétude : perte de sang entre deux cycles, spotting avant ou après les règles, traces brunâtres inattendues… ces situations sont courantes mais peuvent clairement poser question !

La majorité du temps, ces saignements vaginaux en dehors des menstruations sont bénins, mais ils peuvent aussi révéler un déséquilibre hormonal, une grossesse, une infection ou une pathologie gynécologique. Ils ne doivent donc jamais être ignorés sans avis médical 🙂

Dans cet article, on va vous aider à comprendre les raisons pouvant expliquer ces saignements, et à faire le tri entre les saignements et les spottings « normaux » (comme le spotting d’ovulation ou de nidation) et ceux qui demandent un avis médical 🙂

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Superfétation : peut-on tomber enceinte alors qu’une grossesse est déjà en cours ?

superfétation

Les idées clés

  • La superfétation (ou superfœtation) se produit lorsqu’une femme tombe enceinte alors qu’elle l’est déjà.
  • La superfétation, possible chez certains animaux, est un phénomène extrêmement rare chez l’ homme : tellement rare que les spécialistes doutent de son existence (seulement une dizaine de cas ont été recensés dans le monde) !
  • Chez les femmes, tout est fait pour empêcher une deuxième implantation lorsqu’il y a déjà eu une fécondation et qu’une grossesse est lancée : la production de progestérone bloque hormonalement l’ovulation et la muqueuse utérine « se verrouille » à l’accroche d’un autre embryon.
  • Par ailleurs, on ne peut pas ovuler plusieurs fois par cycle, à plusieurs jours d’écart, toujours en raison de la présence de progestérone.
  • La superfétation pourrait s’expliquer par une anomalie génétique ou utérine, ou peut se produire lors d’un parcours PMA.
  • La superfétation se distingue de la grossesse gémellaire (quand deux ovules fécondés en même temps ou un ovule se scinde en deux) et de la superfécondation (qui se produit lorsque deux ovules sont fécondés par deux hommes lors de deux rapports différents, durant la même ovulation).
  • Une grossesse superfétatoire et l’accouchement se déroulent de la même manière qu’une grossesse gémellaire, sans risque forcément majoré pour le développement du fœtus le plus jeune, puisque souvent, les termes des deux grossesses ne sont pas forcément très éloignés.

Certaines grossesses ont fait la une de la presse, et pour cause : la maman a appris qu’elle était enceinte alors qu’une première grossesse était déjà en cours ! Ce phénomène, extrêmement rare, s’appelle la superfétation (on lui donne aussi le nom de grossesse superfétatoire) et il interroge beaucoup les spécialistes : comment une femme peut-elle tomber enceinte alors qu’elle l’est déjà ?

En réalité, la superfétation fait couler beaucoup d’encre alors qu’on a recensé seulement une dizaine de cas de grossesses superfétatoires, dans toute l’histoire et dans le monde entier : tant et si bien que ce « miracle » de la biologie semble relever purement et simplement de la science-fiction !

En effet, lorsqu’une grossesse est lancée, le corps empêche une seconde fécondation et donc, une seconde conception : un embryon n’a donc aucun moyen d’être créé et de s’accrocher dans l’utérus !

Dans ce qui suit, on va vous expliquer clairement comment le corps se transforme en début de grossesse et réduit drastiquement la possibilité de mener deux grossesses aux termes différents 🙂 On va aussi parler du mythe de la double ovulation (un mythe qui a la vie dure !) et ce qui peut, éventuellement, expliquer les très rares cas de superfétation dans l’histoire, et enfin quelles sont les potentielles complications d’une grossesse superfétatoire 🙂

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Déni de grossesse : comment peut-on être enceinte sans le savoir ?

déni de grossesse

Les idées clés

  • Le déni de grossesse se produit quand une femme n’a pas conscience qu’elle est enceinte pendant au moins les 3 premiers mois de sa grossesse.
  • On parle de déni partiel si la levée du déni se fait au cours de la grossesse, et de déni total lorsque la femme découvre qu’elle est enceinte au moment de la naissance du bébé.
  • Le déni de grossesse est un phénomène encore assez tabou et mystérieux pour les médecins, mais s’expliquerait par un blocage de l’inconscient, qui « cache » le fait d’être enceinte à la future maman.
  • Le déni de grossesse peut avoir des conséquences sur la maman et sur l’enfant, qui sont d’autant plus importantes que la grossesse est découverte tardivement.

Si un grand nombre de femmes sont à l’affût du moindre signe de grossesse (qu’elle soit désirée ou non) et attendent avec impatience de pouvoir faire un test de grossesse, d’autres, bien plus rares, peuvent totalement passer à côté de leur grossesse. Elles font alors ce qu’on appelle un déni de grossesse et ce phénomène suscitent beaucoup de questions : pourquoi leur ventre ne grossit pas ? Pourquoi est-ce qu’elles continuent d’avoir leurs règles ? Comment est-ce possible qu’elles ne ressentent aucun des symptômes de grossesse ? Comment, finalement le fait d’être enceinte peut-il être complètement caché, dissimulé ?

Dans cet article, on va essayer de répondre à toutes ces questions, qui sont passionnantes. Une chose est sûre : notre cerveau, pour nous protéger, nous joue parfois de sacrés tours ! On va aussi voir ensemble qu’elles peuvent être les conséquences d’un déni de grossesse sur la maman et sur le bébé. Ready ?!

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Peut-on tomber enceinte pendant les règles ?

peut on tomber enceinte pendant les regles

Que l’on soit une fervente adepte du sexe en période de règles, ou au contraire pas très fan de la pratique, il y a un mythe largement partagé : on ne risquerait pas de tomber enceinte pendant les règles.

Si cette croyance repose sur une théorie bien établie (une grossesse ne peut survenir qu’autour de l’ovulation, or celle-ci intervient a priori plus tard dans le cycle), la réalité est plus nuancée et plusieurs situations peuvent faire mentir ce sacro-saint principe.

On brise le suspense dès à présent : tomber enceinte pendant les règles est peu probable, mais, sous certaines conditions, ce n’est pas impossible ! On vous explique.


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