Une fausse couche est une grossesse qui s’arrête de manière spontanée (les médecins parlent désormais plutôt d’arrêt de grossesse, et on préfère évidemment ces termes, car il n’y a rien de faux dans une “fausse couche”). Beaucoup parlent toutefois encore de “fausse couche”, raison pour laquelle on peut avoir tendance à encore utiliser cette expression, pas abus de langage.
Lorsqu’une grossesse s’arrête, cela est généralement dû à une anomalie chromosomique de l’embryon, qui arrive hélas plus souvent qu’on ne l’imagine, la fusion de deux cellules pour en créer une seule restant une prouesse génétique incroyable qui ne se passe malheureusement pas toujours parfaitement. En cas de fausses couches à répétition, on peut aussi investiguer du côté de l’endomètre, d’une insuffisance en progestérone ou d’un autre problème de santé sous-jacent.
Une grossesse arrêtée peut s’évacuer seule (mot terrible aussi, mais hélas aussi très employé…), ou nécessiter un traitement médical ou une intervention chirurgicale.
Des ressources existent si vous êtes face à cette épreuve, vous n’avez pas à la surmonter seule et on est de tout notre coeur avec vous !
En cas de test de grossesse positif, la joie d’être enceinte peut être teintée d’une certaine appréhension : en effet, la crainte de la « fausse couche » est bien réelle, surtout si on est déjà passée par là.
L’article qui suit a pour objectif premier de vous rassurer : la majorité des grossesses se passent très bien 🙂 On va également faire le point sur les symptômes évocateurs d’une fausse couche (et ceux qui n’en sont pas) et quelle prise en charge est possible si cela se produit.
Si vous êtes stressée par votre début de grossesse, ne poursuivez pas forcément votre lecture, on ne voudrait pas exacerber vos craintes 🙈 Prenez soin de vous surtout et gardez en tête que vous êtes entre de bonnes mains avec votre équipe médicale 🙂
🎧🍿 En complément de cet article, on vous recommande chaudement d’écouter cet épisode de podcast que nous avons enregistré avec le Dr Jonathan Cohen, spécialiste des grossesses arrêtées, qui saura vous apporter des informations concrètes, mais aussi vous rassurer <3
Un retard de règles, hormis en cas de grossesse, ça n’existe pas vraiment. C’est en général un retard de l’ovulation qui vient retarder les règles.
L’ovulation peut être décalée par un état de stress, qui peut impacter plusieurs mécanismes physiologiques en lien avec l’ovulation : l’axe cerveau/ovaires (via l’hypothalamus), la régulation de la glycémie, le fonctionnement de la thyroïde ou encore la sécrétion de prolactine.
En cas de stress intense, notre corps nous protège et se concentre sur ses fonctions essentielles, dont l’ovulation et la reproduction ne font pas partie !
Le stress est un mécanisme physiologique normal quand il est ponctuel et maîtrisé : c’est lorsqu’il est continu qu’il peut devenir néfaste pour l’organisme, l’ovulation et le cycle féminin.
Il existe des solutions pour abaisser son niveau de stress, notamment en termes d’hygiène de vie.
On le sait souvent de manière intuitive, sans réellement comprendre les mécanismes derrière ce phénomène : le stress a un impact sur notre cycle menstruel et nos règles ! Ainsi, une question revient souvent : le stress peut il provoquer un retard de règles et si oui, pendant combien de temps ?
Dans ce qui suit, on fait le point sur tous les liens entre le stress et le cycle féminin, et toutes les manières dont nos émotions peuvent impacter la durée de notre cycle et le timing de l’arrivée de nos menstruations 🙂 Prêtes ?
Les pertes blanches sont tout à fait normales et souvent le signe du bon fonctionnement de notre système reproducteur et de notre cycle menstruel.
La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus qui évolue en fonction du cycle menstruel et de la quantité d’oestrogènes sécrétée. Elle est donc davantage présente au moment de l’ovulation et plus discrète une fois que la fenêtre de fertilité est refermée, quand la progestérone prend le pas sur les oestrogènes.
Néanmoins, on peut de nouveau observer de la glaire cervicale avant les règles, notamment en raison de la chute hormonale et d’un déséquilibre hormonal transitoire (et normal) en fin de cycle.
La sécrétion plus importante de glaire cervicale avant les règles peut également signaler un début de grossesse ou un déséquilibre hormonal plus installé, si ces pertes blanches font leur retour plus tôt avant les règles.
En tant que femme, il n’est pas rare que le contenu de nos sous-vêtements nous questionne, qu’il s’agisse des règles ou des pertes blanches. C’est d’autant plus le cas lorsque l’on remarque des sécrétions vaginales plutôt abondantes avant nos règles ! Sont-elles un signe des règles qui arrivent ? Comment savoir si ce sont bien les règles ou… un début de grossesse ?
Quand on sait les décrypter, nos pertes vaginales (ou celles produites par le col de notre utérus) peuvent effectivement nous donner des indices précieux sur ce qui se passe dans notre corps et on va tout de suite vous expliquer ce qu’elles peuvent avoir à vous dire quand elles débarquent en fin de cycle menstruel !
Quels sont les différents types de pertes ?
Tout d’abord, de quelles pertes parle-t-on ? Il est question de pertes vaginales (ou encore « leucorrhées ») ou de pertes cervicales (produites non pas par le vagin mais par le col de l’utérus, au fond du vagin), qu’on appelle aussi souvent communément pertes blanches, et ces sécrétions peuvent donc être de natures différentes :
La cyprine, qui est une perte vaginale plutôt liquide et liée à l’excitation sexuelle (qui n’évolue donc pas au fil ducycle menstruel)
Les pertes blanches liées à l’ auto nettoyage du vagin : tout à fait naturelles et physiologiques, elles sont souvent pâteuses et blanches et n’évoluent pas au fil du cycle menstruel. Ces sécrétions sont très importantes pour notre santé, car elles nous protègent des agents pathogènes et des infections grâce à leur pH acide (qui peut d’ailleurs décolorer nos culottes !)
La glaire cervicale, dont la production est quant à elle liée à nos hormones féminines et donc à notre cycle menstruel. Et ce n’est pas vraiment une perte vaginale, puisque c’est le col de l’utérus qui la produit. C’est surtout d’elle dont il va être question dans cet article !
La glaire cervicale, messagère de notre fertilité et du cycle menstruel
La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’ utérus tout au long du cycle menstruel, dont la texture et l’aspect évoluent en fonction des hormones en présence. En théorie :
Elle est absente ou pâteuse/collante lors des phases d’infertilité (avant et après l’ ovulation)
Sous l’influence des oestrogènes, elle devient crémeuse, laiteuse, voire d’aspect blanc d’oeuf cru, lorsque nous sommes fertiles et pendant l’ ovulation.
La glaire cervicale est donc un indicateur précieux de notre fertilité : en effet, il faut savoir qu’une femme n’est pas fertile tous les jours du cycle menstruel ! La période de fécondité démarre environ 5 jours avant l’ ovulation (justement grâce à cette glaire cervicale plus étirable, translucide et lubrifiée, qui nourrit et protège les spermatozoïdes en attendant qu’un ovule soit libéré) et se termine le lendemain de l’ ovulation, puisque l’ovule a une durée de vie d’environ 12 heures (jusqu’à 18 heures !).
Ensuite, entre l’ ovulation et les règles, il s’écoule plusieurs jours (11 à 16 jours environ) durant lesquels nous ne sommes pas fertiles : en théorie, la glaire cervicale est donc absente ou de nouveau pâteuse et collante, comme pour former un bouchon à l’entrée du col de l’utérus empêchant le passage des spermatozoïdes (puisque sans ovule, ça ne sert à rien qu’ils puissent entrer !). Elle est en effet asséchée par la progestérone, l’hormone de la deuxième partie du cycle menstruel.
Or, de nombreuses femmes (car oui, si vous êtes concernée, vous n’êtes pas la seule !) constatent un « retour de glaire » de qualité ovulatoire juste avant l’arrivée de leurs règles !
Que signifie la présence de glaire cervicale avant les règles ?
On vous rassure tout de suite : cette présence de glaire cervicale en fin de cycle menstruel (avant vos menstruations donc) n’a rien d’alarmant (ou du moins, pas forcément !)
L’arrivée prochaine des règles
Cette glaire un peu crémeuse/laiteuse que vous pouvez observer avant vos règles (avec parfois un peu de sang) peut venir du déséquilibre temporaire entre oestrogènes et progestérone à ce moment-là, 2-3 jours avant l’arrivée des saignements.
En effet, pour rappel, les oestrogènes fluidifient la glaire et lui donnent son côté étirable, translucide et lubrifié ; la progestérone quant à elle, à plutôt tendance à l’assécher, la compacter pour qu’elle protège le col de l’utérus, au cas où un embryon serait en train d’essayer de s’installer. Après l’ ovulation, la progestérone règne en maître, mais les oestrogènes sont toujours présents ! En fin de cycle, ces deux hormones chutent, avant d’atteindre un seuil minimal qui déclenche les règles.
Lorsqu’on a un peu de glaire cervicale « crémeuse » ou « laiteuse » avant nos règles, c’est simplement que la progestérone chute un peu plus vite que les oestrogènes en fin de cycle (et ce n’est pas forcément grave !). On se retrouve donc de nouveau en situation d’oestrogènes dominants, et ils peuvent dès lors réactiver la glaire, comme avant l’ovulation !
Par ailleurs, le col de l’utérus est également un peu plus ouvert pour préparer le passage des règles, ce qui lui permet « d’évacuer » un petit peu de glaire 🙂 Ces pertes blanches plus abondantes peuvent d’ailleurs être rosées en cas de petites pertes de sang (on appelle ça des spottings et ils sont normaux 1 à 3 jours avant les règles) : cette glaire colorée laisse généralement peu à peu sa place aux saignements.
Un déséquilibre hormonal après l’ ovulation
En revanche, si vous constatez la présence d’une glaire très abondante ou persistante après l’ ovulation, cela peut être le signe d’un véritable déséquilibre hormonal en deuxième partie de cycle :
Soit un excès d’oestrogènes, qui fait que la progestérone n’est proportionnellement pas suffisante pour assécher la glaire.
Cette hyperoestrogénie vraie (trop d’oestrogènes) ou relative (pas assez de progestérone) peut également aller de pair avec des spottings qui démarrent plus de 3 jours avant les règles, et une phase post ovulatoire plutôt courte (inférieure à 11 jours).
Si vous pensez être concernée et subissez notamment un syndrome prémenstruel (SPM) assez marqué, le Moody Club peut totalement vous aider à apaiser vos hormones avant vos règles et tout au long de votre cycle menstruel 🙂
Début de grossesse
Enfin, cette glaire cervicale qui revient en force peut être le signe d’un début de grossesse, surtout si elle est d’ordinaire plutôt discrète en deuxième partie de cycle chez vous 🙂
En effet, après la nidation, la femme enceinte se met à produire une hormone tout à fait caractéristique, labêta hCG : celle-ci a pour rôle d’envoyer un message au corps jaune, pour qu’il maintienne la production de progestérone, mais aussi celle des oestrogènes ! Globalement, cette élévation hormonale peut augmenter la sécrétion de glaire cervicale, qui peut être unsigne précoce de grossesse.
Pertes avant les règles vs pertes de début de grossesse : comment faire la distinction ?
Que vous ayez envie de concevoir ou non, cette présence de glaire cervicale dans vos sous vêtements juste avant la date présumée de vos règles peut vous questionner et c’est normal !
Il est très délicat d’apporter une réponse tranchée, car on l’a vu, ce retour de glaire peut signaler les deux phénomènes, à la fois les règles et le début de grossesse :s
Pour y voir plus clair, vous pouvez vous dire que si vous ne voyez habituellement pas de glaire à ce moment de votre cycle, cela peut signaler un début de grossesse (mais à prendre avec de grosses pincettes, car les choses peuvent varier d’un cycle à l’autre !).
Le timing peut également vous mettre la puce à l’oreille, car la nidation a lieu 6-7 jours après l’ovulation, alors qu’on l’a dit, le retour de glaire « normal » en fin de cycle survient plus tôt 2-3 avant les règles, et donc un peu plus tard.
Vous pouvez aussi croiser cet indice avec d’autres éléments, comme lesaignement de nidation ou la présence de tubercules de Montgomery sur vos seins (de petits points blancs sur vos mamelons) qui sont des indices plus spécifiques d’un début de grossesse. Et bien sûr, vous pouvez faire untest de grossesse, qui est fiable à partir du dixième jour après l’ ovulation (si possible, plutôt un test sanguin)!
Comment sont les pertes avant les règles sous pilule ou stérilet ?
Nous nous sommes attardées sur la présence de glaire cervicale avant les règles lors d’un cycle menstruel naturel, quand on ne prend aucune contraception : mais que se passe-t-il sous pilule ou stérilet hormonal par exemple ?
Les pertes blanches avant les règles sous pilule oestro-progestative
Quand on prend la pilule (qu’elle soit combinée ou progestative), il n’y a pas de cycle menstruel naturel : le cycle est à l’arrêt et « remplacé » par un cycle factice, rythmé par la prise d’hormones de synthèse. L’ovulation est donc bloquée, ce qui signifie que la glaire cervicale ne présente pas les mêmes caractéristiques (autant en termes de quantité que de consistance) que lors d’un cycle menstruel normal.
Certaines femmes observent quand même des pertes, mais ce sont alors :
des pertes vaginales physiologiques, liées à l’auto-nettoyage du vagin
ou des pertes liées à la muqueuse fragilisée par les hormones de synthèse.
En fin de plaquette (les 4 à 7 jours sans pilule), certaines femmes constatent une augmentation de pertes blanches, qui correspond à la chute hormonale induite par l’arrêt de la prise des comprimés, une réaction au sevrage temporaire. Ces pertes ne sont pas un signe de fertilité ni d’ovulation dans ce contexte, mais plutôt une réaction physiologique à la chute hormonale provoquée par la pause de pilule.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet hormonal / pilule progestative
Avec un stérilet hormonal (Mirena, Kyleena…), ou une pilule progestative, le cycle peut être partiellement ou totalement inhibé, selon les femmes. L’ovulation peut donc être maintenue !
Le progestatif agit en épaississant la glaire cervicale (qui va donc moins bien s’extérioriser et rester à l’entrée du col de l’utérus pour entraver le passage des spermatozoïdes), et parfois en bloquant l’ovulation (selon les dosages et la sensibilité individuelle)
Ainsi, les pertes sont souvent moins abondantes, plus collantes, voire absentes, car la glaire typique est en général très altérée.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet au cuivre
Le stérilet au cuivre, lui, n’a pas d’effet hormonal : l’ovulation a lieu, le cycle se déroule normalement !
Donc, en théorie, la glaire cervicale évolue comme dans un cycle naturel, avec, potentiellement un retour de glaire cervicale avant les règles. Toutefois, le cuivre a un effet spermicide et inflammatoire local, ce qui peut parfois épaissir la glaire cervicale !
Vous l’aurez compris, les pertes vaginales, qu’elles soient liées à l’auto nettoyage du vagin ou à notre glaire cervicale, sont tout à fait normales (et même plutôt le signe que tout fonctionne bien !).
Néanmoins, si vous présentez des symptômes plus embêtants comme des douleurs, des irritations ou de la fièvre, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre professionnel de santé, car ces pertes blanches peuvent être le signe d’une infection. Idem si vous voyez que vos sécrétions vaginales sont mousseuses ou grumeleuses par exemple, ou qu’elles sont de couleur grise ou verte !
Si vous avez un doute, on a détaillé tout ceci dans notre article sur les pertes vaginales, qui récapitule comment reconnaître les sécrétions plus problématiques, ce qu’elles peuvent signifier et les pistes pour les soigner 🙂
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce normal d’avoir des pertes blanches avant les règles ?
Oui, tout à fait ! Cela est dû à la chute hormonale de la fin du cycle, et plus précisément à celle de la progestérone, dont la présence a pour effet d’assécher la glaire cervicale. Si ces pertes blanches sont présentes 2-3 jours avant les règles, il est donc inutile de vous inquiéter ; en revanche, si elles font leur apparition plus tôt après l’ovulation, cela peut signaler un déséquilibre hormonal et potentiellement une carence en progestérone.
Ces pertes blanches abondantes peuvent aussi être le signe d’un début de grossesse !
Quelle différence entre pertes blanches et glaire cervicale ?
La glaire cervicale n’est en réalité pas une perte vaginale mais une perte “cervicale” (produite par le col de l’utérus). Ce qu’on appelle souvent pertes blanches, ce sont donc les pertes vaginales liées à l’auto-nettoyage naturel de notre vagin. Mais par abus de langage, beaucoup appellent la glaire cervicale pertes blanches.
Comment sont les pertes à l’approche des règles ?
En théorie, les pertes (et notamment la glaire cervicale) sont plutôt compactes, épaisses et blanches avant les règles, mais il peut arriver qu’elles soient plus crémeuses ou laiteuses sous l’influence de nos hormones.
Comment sont les pertes avant les règles si on est enceinte ?
En début de grossesse, les pertes peuvent être plus abondantes, avec un aspect « lait pour le corps », par exemple et certaines femmes décrivent une sensation d’humidité inhabituelle ou constante.
Néanmoins, cela ne vaut pas forcément pour toutes les femmes enceintes et les pertes avant les règles ne sont pas non plus un signe indéniable de grossesse, donc prudence !
Voilà pour ce panorama des pertes blanches avant les règles ! En théorie, elles sont plutôt discrètes en fin de cycle, mais vous l’aurez compris, elles peuvent aussi présenter une consistance plus crémeuse au vu de la chute hormonale de la fin du cycle. Toutefois, ces leucorrhées (vraiment ce mot est parfait pour un Scrabble) peuvent aussi faire partie des symptômes d’un dérèglement hormonal… ou d’une grossesse !
Par ailleurs, tout changement d’aspect un peu suspicieux (couleur, odeur, consistance, etc) doit vous amener à consulter, surtout si vous avez d’autres symptômes associés, comme des douleurs ou de l’inconfort.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous aviez conscience que vos sécrétions et surtout que votre glaire cervicale pouvait avoir des choses à vous dire, tout au long du cycle menstruel ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !
L’endomètre est la muqueuse utérine qui réagit aux fluctuations hormonales tout au long du cycle menstruel : les oestrogènes l’épaississent et la progestérone est chargée de la vasculariser, de la densifier et de la maintenir.
La muqueuse utérine est essentielle à la nidation de l’embryon : la progestérone est également chargée de mettre en place toutes les modifications cellulaires nécessaires à l’implantation, c’est-à-dire la bonne réceptivité endométriale.
Le timing de la nidation est très important également : l’endomètre n’est en effet réceptif à l’embryon que sur une courte période, appelée fenêtre d’implantation, lors de laquelle une incroyable réaction immunologique se met en place pour accepter ce corps “à moitié étranger”.
En cas de soucis au niveau de l’endomètre (notamment en termes d’épaisseur) qui entravent les chances de concevoir, des techniques médicales et naturelles existent.
Quand on souhaite concevoir, on s’intéresse de près à la quantité et la qualité de nos ovules, on peut aussi se pencher sur les spermatos du futur papa et scruter de près notre fenêtre de fertilité pour avoir un rapport au bon moment. Mais il y a un autre paramètre indispensable à tout début de grossesse : notre endomètre !
En effet, il s’agit tout de même du nid dans lequel notre bébé vient se nicher, et il est important que cette muqueuse utérine soit suffisamment préparée et accueillante.
Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi notre endomètre est clé pour notre fertilité, comment il évolue au fil du cycle menstruel et en cas de fécondation, et on va bien sûr voir ensemble quelles solutions sont possibles lorsque notre endomètre n’est pas encore tout à fait opérationnel pour favoriser l’implantation 🙂
L’ovulation, résultat de tout un dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires, est l’événement qui détermine la période de fertilité d’une femme au cours du cycle menstruel.
Une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle menstruel : la glaire cervicale maintient les spermatozoïdes en vie durant 5 jours environ avant l’ovulation et l’ovule reste en vie durant les 12-24 heures qui suivent sa libération.
On ne peut pas calculer ou prédire la date de l’ovulation, car cette dernière peut varier d’une femme et d’un cycle menstruel à l’autre. Certaines femmes ovulent très rapidement après leurs règles, quand d’autres ovulent plus tardivement.
On peut néanmoins voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale, qui est une sécrétion produite par le col de l’utérus qui évolue au cours du cycle menstruel et devient plus abondante, translucide, étirable et lubrifiée à l’approche de l’ovulation. C’est elle qui nous indique que la fenêtre de fertilité s’ouvre et que l’on peut potentiellement tomber enceinte en cas de rapport sexuel non protégé.
Que l’on soit en désir de grossesse ou pas, il existe une question universelle : à quel moment de mon cycle menstruel suis-je vraiment fertile, et quel est le laps de temps qui s’écoule entre les règles et l’ovulation proprement dite, afin d’adapter le timing des rapports en fonction de l’objectif visé ?
Cette question est effectivement très intéressante, car pour y répondre de manière précise, il faut se plonger dans le déroulé du cycle menstruel, le dialogue hormonal entre notre cerveau et nos ovaires, et notre physiologie féminine, tout simplement 🙂 Spoiler : il n’y a pas de réponse universelle, mais promis, on va vous donner toutes les clés pour mieux comprendre votre fertilité et avoir votre réponse personnalisée à cette question !
Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂
Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !
Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂
Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉
L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 10% des femmes en âge de procréer.
Elle se caractérise par la présence de cellules semblables à celles de l’endomètre en dehors de la cavité utérine.
Ces cellules réagissent aux fluctuations hormonales, créant des lésions, kystes et adhérences qui peuvent être extrêmement douloureux et causer des problèmes d’infertilité (entre autres).
Il n’existe pas encore de traitement spécifique contre l’endométriose. Néanmoins, des solutions médicales sont proposées, telles que la prise d’une contraception hormonale, une intervention chirurgicale et/ou un parcours PMA lorsqu’elle entraine une infertilité.
Il est également possible d’ajuster son hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires etc.) pour apaiser l’endométriose et temporiser l’inflammation et le déséquilibre hormonal sous-jacents dans la maladie.
L’endométriose est une maladie gynécologique qui concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer. Lorsqu’un désir de grossesse apparaît, une question revient systématiquement : l’endométriose empêche-t-elle de tomber enceinte ?
La réponse est nuancée : oui, l’endométriose peut impacter la fertilité, mais non, elle ne rend pas systématiquement infertile (et c’est important de le rappeler !) De nombreuses femmes atteintes d’endométriose tombent enceintes spontanément, parfois même sans le savoir 🙂
Dans cet article, on fait le point sur le lien entre endométriose et fertilité, les mécanismes en jeu, les options médicales et les leviers complémentaires !
🍿🎞️ Pour info, on a aussi échangé autour du sujet de l’endométriose avec le Dr Jonathan Cohen, qui nous donne son point de vue de gynécologue sur cette maladie gynécologique et ses potentiels impacts sur la fertilité féminine. Il est top à écouter, car il est très complémentaire à cet article 🙂
🎧 Il est également dispo sur toutes les plateformes de podcast !
Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) est un trouble du cycle menstruel qui touche environ 10% des femmes.
En 2026, le SOPK devient le SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) : ce changement de nom, officialisé au cours du Congrès d’Endocrinologie, est bien plus proche des véritables mécanismes métaboliques et hormonaux en jeu, et devrait permettre une meilleure compréhension et un meilleur suivi des patientes concernées !
Ce syndrome nécessite 2 de ces 3 critères pour être établi : des ovaires à l’aspect micro polykystique, des hormones androgènes en excès et/ou des troubles de l’ovulation. Des troubles métaboliques peuvent également être associés, comme une résistance à l’insuline.
Le SOPK peut être une cause d’infertilité, dès lors qu’il perturbe la cascade hormonale permettant l’ovulation et peut altérer la qualité ovocytaire. Mais on peut tout à fait tomber enceinte facilement avec un SOPK, il n’y a pas de règle générale et absolue !
Ce syndrome, complexe, nécessite une prise en charge adaptée au cas par cas, qui repose en grande partie sur des ajustements d’hygiène de vie, et parfois une aide médicale via la PMA.
Sachant qu’il faut le préciser tout de suite, infertilité ne veut pas du tout dire stérilité ! Avec un SOPK, les essais peuvent durer plus longtemps, du fait notamment de la rareté des ovulations, et donc on peut vite dépasser les 12 mois d’essais infructueux (qui sont la définition de l’infertilité), mais ça ne veut absolument pas dire qu’une grossesse est impossible.
Le SOPK est un syndrome assez complexe qui concerne notamment le système endocrinien au niveau ovarien, mais pas seulement, puisque des hormones comme l’insuline peuvent être impliquées : c’est ce qui explique que le Congrès européen d’endocrinologie 2026, après 14 ans de travail réunissant plus de 50 sociétés savantes internationales et des associations de patientes du monde entier, vient d’officialiser le changement de nom du SOPK qui devient le SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien ! #alleluia
Bref, tout ceci étant précisé, on vous propose de détailler plus en profondeur ce qu’est le SOPK (ou SMOP) et pourquoi il réduit notre fertilité ? Quelles sont ses causes, comment est-il diagnostiqué et surtout, comment peut-on tout de même, optimiser ses chances de concevoir ? On vous explique tout ça point par point 😉
🎞️🎧 En complément de cet article, surtout n’hésitez pas à regarder/écouter notre épisode de podcast avec Guénaëlle Abéguilé, experte du sujet, qui apporte plein d’éclairages intéressants !!
Chez la femme, les principaux moyens de contraception proposés empêchent une grossesse non désirée en bloquant l’ovulation, en entravant la fécondation et/ou en rendant la nidation d’un embryon particulièrement difficile.
Différents types de moyens de contraception existent : la contraception hormonale (pilule, patch, implant, DIU), les méthodes barrières (préservatif féminin, cape cervicale, dispositif intra utérin au cuivre, etc), la ligature des trompes, les méthodes naturelles et la contraception d’urgence (la pilule du lendemain).
Il est important de choisir son moyen de contraception en tenant compte de son taux de fiabilité, de son mode d’action, de ses contre-indications, mais aussi de son ressenti !
Dès que l’on démarre sa vie sexuelle, il est essentiel d’opter pour un moyen de contraception adapté à son mode de vie et ses besoins ! Or, si la pilule est bien implantée dans nos esprits, on oublie qu’il existe toute une palette de moyens de contraception féminine, qu’ils soient à base d’hormones de synthèse, logés à l’intérieur de nos corps ou reposant sur la connaissance de notre cycle menstruel.
Comme il nous tient à coeur que toutes les femmes fassent les choix qui les concernent de manière libre et éclairée, voici un panorama de toutes les méthodes de contraception à la disposition des femmes !
Le DIU au cuivre est un moyen de contraception sans hormones, qui se présente sous la forme d’une tige en plastique recouverte de cuivre, insérée à l’intérieur de l’utérus.
Il s’agit d’un des moyens de contraception les plus fiables, avec un taux d’efficacité pratique de plus de 99%.
Néanmoins, il ne convient pas forcément à toutes les femmes et comporte certains effets secondaires et contre-indications à connaître : règles plus abondantes et/ou plus douloureuses, inflammation sous-jacente, douleurs pendant les rapports, etc.
Selon une étude conjointe de l’INSERM et de l’ANRS parue en 2024, le DIU au cuivre est désormais le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes en France ! Si on ne peut que se réjouir de voir qu’une contraception sans hormones (qui plus est tout à fait fiable) parvienne à séduire de plus en plus de femmes, le stérilet au cuivre peut parfois ne pas convenir à certaines (comme c’est le cas pour toutes les méthodes contraceptives !)
Dans cet article, on va donc vous parler de tous les effets secondaires du stérilet au cuivre, qui peuvent se présenter tout de suite après sa pose, s’estomper avec le temps ou persister (ce qui est plus embêtant !). Ainsi, si vous souhaitez adopter une contraception non hormonale, vous aurez toutes les clés en main pour décider d’opter ou non pour un DIU au cuivre 🙂
🎧🍿 Pour celles et ceux qui sont plus audio/vidéo, on a consacré tout un épisode de podcast au stérilet au cuivre et à ses effets secondaires (démontrés par la science et/ou rapportés par les femmes !).