Il est important de confirmer le test de grossesse positif avec une prise de sang, car un test de grossesse urinaire, surtout effectué avant le retard de règles, est moins fiable.
Une fois que le résultat du test est confirmé, un premier rendez-vous avec votre professionnel de santé est obligatoire : il peut s’agir de votre médecin traitant, de votre sage-femme ou de votre gynécologue.
Après un test de grossesse positif, certains examens médicaux sont obligatoires tout au long de la grossesse pour écarter tout problème, quand d’autres sont simplement recommandés.
La déclaration de votre grossesse auprès de la CAF et de la Caisse d’assurance maladie est obligatoire, pour ouvrir vos droits concernant le suivi de votre grossesse et votre congé maternité.
Vous aviez un doute et le test de grossesse vient de le confirmer : vous êtes enceinte ! Au-delà de la joie et de toutes les émotions que cela peut vous procurer, vous pouvez aussi vous demander, un peu en stress « OK, je fais quoi maintenant ? » et c’est totalement légitime !
Dans cet article, on va vous expliquer toutes les étapes qui vous attendent, concernant notamment les bilans médicaux et les différentes déclarations administratives à effectuer. Et rassurez-vous, c’est finalement assez simple 😉
Le déni de grossesse se produit quand une femme n’a pas conscience qu’elle est enceinte pendant au moins les 3 premiers mois de sa grossesse.
On parle de déni partiel si la levée du déni se fait au cours de la grossesse, et de déni total lorsque la femme découvre qu’elle est enceinte au moment de la naissance du bébé.
Le déni de grossesse est un phénomène encore assez tabou et mystérieux pour les médecins, mais s’expliquerait par un blocage de l’inconscient, qui « cache » le fait d’être enceinte à la future maman.
Le déni de grossesse peut avoir des conséquences sur la maman et sur l’enfant, qui sont d’autant plus importantes que la grossesse est découverte tardivement.
Si un grand nombre de femmes sont à l’affût du moindre signe de grossesse (qu’elle soit désirée ou non) et attendent avec impatience de pouvoir faire un test de grossesse, d’autres, bien plus rares, peuvent totalement passer à côté de leur grossesse. Elles font alors ce qu’on appelle un déni de grossesse et ce phénomène suscitent beaucoup de questions : pourquoi leur ventre ne grossit pas ? Pourquoi est-ce qu’elles continuent d’avoir leurs règles ? Comment est-ce possible qu’elles ne ressentent aucun des symptômes de grossesse ? Comment, finalement le fait d’être enceinte peut-il être complètement caché, dissimulé ?
Dans cet article, on va essayer de répondre à toutes ces questions, qui sont passionnantes. Une chose est sûre : notre cerveau, pour nous protéger, nous joue parfois de sacrés tours ! On va aussi voir ensemble qu’elles peuvent être les conséquences d’un déni de grossesse sur la maman et sur le bébé. Ready ?!
L’œuf clair est un oeuf qui a bien été fécondé, mais dont le développement est stoppé aux premiers stades de la division cellulaire. Le cas gestationnel est vide, il n’y a pas d’embryon.
Il n’y a pas forcément de signes permettant de déceler un oeuf clair, hormis si la grossesse s’arrête naturellement de manière spontanée (on parle de « fausse couche »).
L’oeuf clair est généralement repéré lors de l’échographie de datation. Le gynécologue peut aussi demander un dosage des beta hCG, mais l’échographie est la seule façon de confirmer une suspicion d’oeuf clair.
Si la grossesse ne s’arrête pas d’elle-même, il est possible de recourir à un traitement médicamenteux ou à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (plus rare).
En revanche, l’oeuf clair n’impacte pas du tout la fertilité et les chances de grossesses futures.
Lorsqu’on attend un enfant, une fois qu’on a pris pleinement conscience de la bonne nouvelle, l’attente jusqu’à la confirmation, grâce à l’échographie de datation, que « tout va bien » peut-être très difficile. Et on peut notamment craindre deux choses : la « fausse couche » (ou plutôt la grossesse arrêtée, terme plus approprié) et l’oeuf clair, c’est-à-dire une grossesse non évolutive, avec un sac gestationnel vide, sans embryon.
Dans ce qui suit, on va vous donner de plus amples explications sur ce qu’est un oeuf clair (à l’origine, il est vrai, de certains cas de fausses couches), mais aussi essayer de vous rassurer : il s’agit d’un phénomène assez rare et surtout, si jamais vous êtes déjà passée par là (💔), qui n’impacte pas du tout votre fertilité future, ni vos chances d’avoir un bébé 🙂
Et si vous lisez cet article alors que vous êtes en plein dedans, on vous envoie toute notre tendresse et plein de réconfort, du fond du coeur.
L’huile d’onagre est une alliée de la fertilité féminine, grâce à sa richesse en acides gras essentiels, et notamment en acide gamma linoléique (GLA).
L’huile d’onagre n’est pas recommandée pendant la grossesse, en raison du manque d’études pour prouver son absence d’effets secondaires néfastes pour la future maman et son bébé.
Certaines études prouvent en revanche qu’elle permet de faciliter l’accouchement, en toute fin de grossesse, en améliorant la dilatation du col de l’utérus.
L’huile d’onagre présente des effets secondaires et des contre-indications à connaître : troubles de la coagulation, opération chirurgicale à venir, épilepsie (entre autres).
Pour bénéficier de toutes ses propriétés bénéfiques, il est essentiel de choisir une huile d’onagre de qualité.
L’huile d’onagre est une plante incontournable en matière de santé féminine, que l’on parle de règles douloureuses ou de désir de grossesse. Cela dit, une fois qu’un bébé s’est niché dans l’utérus, on peut se demander si l’huile d’onagre est OK avec la grossesse ou s’il vaut mieux l’arrêter dès que l’on a un test positif (c’est une question qu’on nous pose très souvent via Instagram ou dans le Mama Club !).
Dans cet article, on va vous expliquer ce qu’est l’huile d’onagre, comment elle agit sur notre sphère reproductive et surtout pourquoi elle n’est pas recommandée pendant la grossesse… sauf à la toute fin, pour faciliter l’accouchement ! Ah, et on vous donne aussi nos conseils pour bien choisir votre huile d’onagre, car c’est tout aussi important 🙂
Pour autant, on sait que les saignements en début de grossesse sont une source fréquente d’angoisse et que l’on peut être un peu partagée entre l’euphorie de la nouvelle et la peur, littéralement chevillée au ventre, que cette formidable aventure prenne brutalement fin. Et s’il y a quelque chose qui est une véritable source d’angoisse pour toutes les femmes enceintes, ce sont les saignements en début de grossesse (on en parle très souvent avec les filles du Mama Club !). En effet, on associe une grossesse saine à une absence totale de saignement, puisque les règles sont stoppées chez la femme enceinte.
On vous comprend et l’idée de l’article qui suit est de vous aider à y voir plus clair, à la fois pour vous rassurer mais aussi pour que vous sachiez quoi faire si vous constatez des pertes de sang 🙂
Quels saignements sont, a priori, sans gravité (oui, certains le sont !) et lesquels demandent l’avis de votre médecin ? On vous explique tout ça 🙂
Quand on est enceinte, de multiples bouleversements s’opèrent dans notre corps et il y a parfois un changement dont on se passerait bien : l’augmentation des pertes blanches !
Au delà du fait que ce soit un peu inconfortable, on peut être surprise par leur abondance et se demander si tout est normal ou, au contraire, si c’est un signe qu’il y a un souci avec la grossesse.
Dans ce qui suit, on va voir ensemble quelles pertes blanches sont normales pendant la grossesse et celles qu’il faut surveiller et qu’on préfère éviter. On va aussi vous donner quelques astuces pour mieux vivre avec ces pertes parfois un peu trop présentes 😉
Alors que la grossesse arrive quasiment à son terme, il n’est pas rare de constater des pertes blanches encore plus abondantes que durant les premiers mois. Ces pertes (qui semblent avoir définitivement emménagé dans nos culottes !) peuvent questionner, voire carrément nous inquiéter.
Est-ce que ces pertes blanches abondantes sont le signe que la grossesse ne se passe pas bien et que quelque chose est arrivé au bébé ? Sont-elles annonciatrices d’un accouchement imminent ? Quand faut-il consulter son gynéco et/ou aller à la maternité ?
Dans cet article, on va tout vous expliquer sur ces pertes vaginales en fin de grossesse, en sachant que, spoiler, en général, elles sont absolument normales et nécessaires !
La glaire cervicale, en principe, on l’observe au moment de l’ovulation, puisque c’est elle qui indique qu’elle est imminente, les œstrogènes tournant à plein régime. Mais parfois, on en remarque à d’autres moments du cycle, voire carrément pendant la grossesse, et ces pertes blanches inhabituelles peuvent questionner.
Alors ces sécrétions sont-elles un signe précoce de grossesse ? Est ce qu’un retour de glaire en phase post ovulatoire est un bon signe ? Est-ce que l’on doit au contraire s’inquiéter de leur aspect ou de leur quantité ? Et si on est enceinte, est-ce que leur présence signifie que quelque chose ne tourne pas rond dans la grossesse ?
Dans cet article, on va décrypter ensemble ce que veulent réellement dire ces sécrétions, et notamment démêler le vrai du faux quant au potentiel lien entre retour de glaire cervicale et début de grossesse 🙂
Les sécrétions et pertes vaginales sont de très beaux indicateurs de la santé menstruelle et gynécologique des femmes. Elles sont généralement le reflet du jeu des hormones en cours dans notre corps et ont un rôle essentiel à jouer, que l’on veuille concevoir ou non.
Parmi ces sécrétions de pertes blanches pendant la grossesse, on retrouve le bouchon muqueux, véritable bouclier anti-agression du fœtus au cours de la grossesse, jusqu’à son terme.
Dans ce qui suit, on vous explique comment il se forme, à quoi il ressemble, quel est son rôle tout au long de la grossesse mais aussi tout ce qu’il y a savoir concernant la perte du bouchon muqueux, qui, on vous le dit tout de suite, est tout à fait normale à l’approche de l’accouchement 🙂
L’hormone de grossesse, la beta HCG, n’est pas détectée avant 14 jours après l’ovulation par un test de grossesse (10 jours pour les tests les plus précoces).
Il existe certains signes précoces de grossesse qui peuvent nous mettre sur la voie, tels que le saignement de nidation, l’augmentation des pertes blanches, les tensions utérines et mammaires ou la fatigue (entre autres !).
Ces signes ne sont pas forcément universels et à prendre en compte avec précaution : leur présence (ou leur absence !) ne peuvent pas confirmer, seuls, qu’une grossesse ait démarré ou non.
Seuls un retard de règles et un test de grossesse positif peuvent confirmer une grossesse avec certitude.
Entre le moment où un spermatozoïde féconde un ovocyte (la conception proprement dite) et celui où la présence du nouvel embryon est détectable par un test de grossesse, il se passe environ 14 (interminables) jours.
Si on ne perçoit rien, ou presque, pendant ces deux semaines, notre corps, lui, travaille avec acharnement pour que la fécondation soit réussie et que l’oeuf vienne bien s’implanter dans notre utérus : c’est ce qu’on appelle la nidation.
Vous n’en pouvez plus d’attendre et aimeriez savoir si cette implantation peut être perçue et s’il existe des symptômes de nidation ? Vous êtes particulièrement à l’écoute de votre cycle menstruel et de votre corps et pensez avoir ressenti de tels symptômes ? Vous voulez s’assurer qu’ils sont bien de premiers signes de grossesse et pas d’un syndrome prémenstruel annonçant vos prochaines règles ?
On vous explique tout ce qui est raisonnablement perceptible pendant cette loooongue attente du test de grossesse !
🎧🎥 Vous préféreriez une version audio ou vidéo de cet article ? Bonne nouvelle : il est aussi disponible sur Youtube et en podcast !
Que se passe-t-il entre la fécondation et le test de grossesse positif ?
L’ovulation et la fécondation
Pour comprendre pourquoi on pourrait ressentir le moment de la nidation, il faut revenir rapidement sur les étapes qui la précèdent.
Quelques jours avant votre ovulation, vous commencez à être fertile du fait de la présence de glaire cervicale, qui peut maintenir les spermatozoïdes en vie jusqu’à 5 jours. Le rapport sexuel ayant donné lieu à la fécondation n’a donc pas forcément lieu le jour où vous ovulez, mais dans une fenêtre s’ouvrant environ 5 jours avant et se fermant le lendemain (l’ovule pouvant vivre entre 12 et 24 heures).
La rencontre entre ovocyte et spermatozoïde a donc lieu pendant cette très courte période d’une journée maximum, même si le rapport a eu lieu plus tôt. C’est ce qu’on appelle la fécondation, qui se déroule au sein des trompes utérines et qui est considérée comme le jour 1 de la grossesse.
La nidation (ou implantation) de l’embryon
Pourtant, avant que l’embryon ne soit vraiment en place, il se passe encore quelques jours. D’ailleurs, saviez-vous qu’⅓ seulement des ovules fécondés allaient s’implanter dans l’utérus, les ⅔ restants échouant avant et n’allant jamais jusqu’à l’étape de la nidation ?
Pour le ⅓ victorieux, l’oeuf fécondé va alors commencer sa division cellulaire et descendre lentement le long de la trompe, en direction de l’utérus, sa destination finale pour les 9 mois à venir. Cette progression dure environ 5 jours.
Une fois arrivé à bon port, l’oeuf (alors appelé blastocyste lorsqu’il a 5 jours) tâtonne un peu puis s’implante progressivement dans la muqueuse de l’utérus. C’est à ce moment-là qu’il devient un embryon, accompagné d’un placenta.
En tout, ce voyage dure 6 à 12 jours, avec une moyenne de 7-9 jours.
NB : il arrive que l’implantation ne se fasse pas dans l’utérus mais dans la trompe ou encore dans l’ovaire : c’est ce qu’on appelle une grossesse extra-utérine, qui est très rare (1% des grossesses) et qui n’est pas viable.
Ce phénomène de nidation fait grimper plusieurs hormones : les oestrogènes, la progestérone et la fameuse hCG (human chorionic gonadotropin, détectée par les tests de grossesse), afin de soutenir votre utérus pour qu’il héberge et développe l’embryon. Au contraire, en l’absence de fécondation, ces hormones chutent brutalement 14 jours environ après l’ovulation, produisant les règles.
Pourquoi faut-il attendre plusieurs jours après la fécondation avant de faire un test de grossesse ?
Classiquement, le phénomène utilisé pour confirmer une grossesse est le dosage de l’hormone bêta hCG qui, vous l’avez compris, ne commence à être sécrétée qu’après la nidation et ce de façon exponentielle (elle double tous les 2 jours environ, commençant à environ 5 UI/l avant la nidation et se stabilisant autour de 5000 UI/l).
Autrement dit, les premiers jours qui suivent l’implantation de l’embryon, elle est encore si faible qu’aucun test ne peut la mesurer. Raison pour laquelle les tests de grossesse ne fonctionnent qu’à partir du retard des règles !
Cela n’a en réalité rien à voir avec les règles, c’est une question de timing, les règles intervenant en moyenne 14 jours après l’ovulation : l’hormone hCG a alors suffisamment pu monter pour être repérable.
Seuls les tests précoces font preuve d’une sensibilité telle qu’ils peuvent être positifs dès 10 jours après l’ovulation (soit 4 jours plus tôt que les autres).
Les 12 signes précoces de grossesse les plus courants
“OK, donc là, tu es en train de nous dire qu’on doit attendre patiemment 14 jours après l’ovulation pour savoir, en fait ?” Oui et non ! 🙂
Voici les 12 signes précoces de grossesse les plus courants, que l’on peut expliquer physiologiquement (soit par le phénomène de nidation en lui-même, soit par la grossesse) et qui peuvent vous donner des indices.
Mais attention, chaque femme est unique. Les symptômes de nidation que l’on vous liste juste après ne sont absolument pas universels et ne s’appliquent pas forcément à tout le monde. Les avoir ne signifie pas que vous êtes enceinte et ne pas les ressentir ne veut pas du tout dire que vous ne l’êtes pas ! On prend tout cela avec des pincettes bien sûr.
Par ailleurs, certains de ces symptômes peuvent aussi se confondre avec le syndrome prémenstruel.
Le saignement d’implantation
On vous en a parlé longuement dans notre article dédié au saignement de nidation : l’implantation de l’embryon dans l’endomètre (l’autre nom de la paroi de l’utérus) peut causer un saignement léger, clair et peu abondant, qui dure généralement 1 à 2 jours, quand l’embryon vient s’accrocher à la muqueuse de l’utérus, qui est très vascularisée. On l’appelle aussi spotting d’implantation ou spotting de nidation.
Ce saignement est très léger et ne nécessite pas de protection : il va juste laisser une petite trace dans les sous-vêtements ou sur le papier toilette au moment de l’essuyage. Si vous voulez voir à quoi ressemblent ces saignements de nidation, rendez-vous dans notre Galerie de la glaire cervicale : au-delà de la glaire, vous y verrez plein de photos de spottings d’implantation !
Lorsqu’on sait le différencier des règles et du spotting d’ovulation, c’est un signe de nidation très éloquent, qui concerne environ 1 femme sur 3.
Comment différencier le saignement de nidation des spottings en phase post-ovulatoire, souvent annonciateurs des règles ? En cas de manque de progestérone, la muqueuse commence à se détacher avant l’arrivée des “vraies règles” et on peut observer de légers saignements.
À la différence du saignement d’implantation qui dure 48 heures maximum (et qui n’interviennent même souvent qu’une fois, en “one shot” !), les spottings liés à un manque de progestérone durent réellement plusieurs jours, s’intensifient jusqu’aux règles, et ont tendance à revenir à chaque cycle. Ces spottings prémenstruels peuvent démarrer 2-3 jours avant les règles, ce qui reste tout à fait normal, car cela signifie que la progestérone approche de son niveau zéro ; ils peuvent aussi démarrer plus tôt, ce qui là, en revanche, est l’un des marqueurs d’une insuffisance en progestérone.
Les douleurs de nidation
Certaines femmes ressentent des tiraillements dans le bas-ventre après l’ovulation et des crampes au niveau de l’abdomen, voire du dos. Certaines femmes ont même le ventre qui gratte !
Ces douleurs sont probablement dues au pic d’hormones, même si aucune étude n’a été menée sur la question à notre connaissance. Elles sont en tout cas liées à l’implantation de l’embryon dans l’utérus, qui exerce une petite “pression”, et peuvent durer plusieurs semaines.
Il peut être difficile de les différencier d’un syndrome prémenstruel, d’où la grande incertitude de cette période. Toutefois, si vous n’avez habituellement aucune douleur, cela peut vous mettre la puce à l’oreille !
L’augmentation des pertes blanches
Vous le savez si vous avez l’habitude de nous lire, la glaire cervicale est produite sous l’effet des oestrogènes : plus l’ovulation approche, plus les oestrogènes sont présents et plus la glaire cervicale devient abondante, crémeuse, laiteuse, voire complètement transparente et étirable, comme du blanc d’oeuf cru.
Après l’ovulation, sous l’effet de la progestérone, cette glaire cervicale s’assèche. Mais, en cas de grossesse, les hormones repartent au taquet, oestrogènes compris !
Cela peut engendrer une production de glaire à nouveau crémeuse/laiteuse chez la femme enceinte, donnant l’impression aux futures mamans qu’elles ont des pertes blanches très importantes. Pour en savoir plus, nous avons mis à votre disposition tout un article sur la glaire cervicale en début de grossesse !
Petite précision : en cas de déséquilibre hormonal (et non de grossesse), la glaire peut aussi reprendre cet aspect crémeux/laiteux, parce que la progestérone ne contrebalance pas tout à fait les oestrogènes. Il est également fréquent (et normal) d’avoir de nouveau un retour de glaire juste avant les règles si la progestérone a entamé sa chute un peu avant les oestrogènes.
Toutefois, si, habituellement, votre glaire se fait discrète après l’ovulation et revient en force quelques jours après celle-ci, il se peut qu’une grossesse vienne de démarrer !
Les changements dans la poitrine
Chez la femme, les seins sont particulièrement sensibles aux fluctuations hormonales !
Il est donc normal qu’en début de grossesse, toujours du fait du grand chamboulement hormonal, les seins soient parfois tendus et les tétons douloureux dès la nidation, ce symptôme s’accentuant durant les premiers mois de grossesse. Ils peuvent aussi gratter !
On peut aussi avoir des veines plus apparentes, car les seins sont très sensibles aux variations hormonales, et se préparent très vite à l’allaitement : les canaux galactophores grossissent rapidement !
En revanche, gardez en tête qu’il est aussi possible d’avoir les seins tendus et douloureux en cas de SPM : mais ils ne présentent pas de petits points blancs et les mamelons ne changent pas de couleur ! De la même manière, si ces douleurs sont isolées et que vous n’avez pas mal habituellement, il peut s’agir d’un signe précoce de grossesse.
Une fatigue inhabituelle
Votre métabolisme tourne à plein régime pour implanter l’embryon et le maintenir en place, construire le placenta et apporter, via le système sanguin, tout l’oxygène et tous les nutriments dont le bébé a besoin. Vous êtes littéralement en train de lancer la fabrication d’un être humain et cela peut causer une grande fatigue, perçue par presque toutes les femmes enceintes pendant le premier trimestre.
Surtout, les forts taux de progestérone sont directement responsables de cet état de somnolence inhabituel. N’hésitez pas également à surveiller votre taux de fer auprès de votre médecin !
Cette fatigue peut être présente dès le début de la grossesse, ou s’installer un peu plus tard.
À noter que l’on peut aussi ressentir de la fatigue en cas de SPM.
Des nausées / vomissements
L’un des symptômes de la grossesse sont les nausées matinales, qui peuvent, selon les femmes, arriver assez rapidement. Elles sont majoritairement dues à la sécrétion des beta hCG, donc il se peut que les nausées soient discrètes au tout début de grossesse, avant de s’intensifier dans les semaines qui suivent. Le dégoût, ou au contraire l’attrait pour certains aliments peuvent aussi se faire sentir. Si ce sujet vous intéresse, on a rédigé tout un article sur les nausées et vomissements pendant la grossesse, il est à votre disposition !
En revanche, certaines femmes souffrant d’un SPM assez fort peuvent aussi avoir des envies de vomir avant leurs règles. Toutefois, si ce symptôme n’est pas courant chez vous, c’est à creuser !
Des envies fréquentes d’uriner
Il se peut que vous ayez plus souvent envie d’uriner, car la beta HCG augmente le flux sanguin vers les reins, pour permettre à votre organisme de se débarrasser plus efficacement des déchets, pour faire place nette pour le bébé. Il s’agit d’un symptôme très typique chez la femme enceinte 🙂 Ce n’est pas encore lié au poids du bébé qui écrase la vessie, car il est encore tout tout petit (microscopique, même !), mais ce sera le cas plus tard au cours de la grossesse !
Des changements d’humeur
Certaines femmes enceintes deviennent plus émotives en début de grossesse, changent d’humeur plus souvent et pour un rien, sont plus anxieuses… Ce n’est pas vous, c’est vos hormones !
D’autres, au contraire, se sentent hyper bien, alors qu’habituellement leurs émotions sont complètement détraquées par leur syndrome prémenstruel 🙂
Une chute de température au moment de la nidation
Si vous pratiquez la symptothermie, vous savez que la température est généralement haute et stable après l’ovulation du fait de la présence de la progestérone. Or, au moment de la nidation, il est possible d’observer une baisse de la température basale, avant que celle-ci ne remonte dès le lendemain : vous pouvez alors observer un creux dans votre courbe de température, que l’on aime bien appeler le “V” de la Victoire 🙂 Si vous souhaitez voir à quoi ça ressemble “en vrai”, vous trouverez des courbes présentant ce V dans nos Courbes de la Victoire !
On ne sait pas encore comment expliquer cette baisse de température, qu’on ne retrouve pas chez toutes les futures mamans. Elle pourrait être liée aux hormones qui augmentent avec la nidation : la progestérone, certes, mais aussi les oestrogènes ! Ceci pourrait alors déséquilibrer momentanément le cycle et donc faire baisser la température. Cela peut aussi s’expliquer par la réaction immunitaire de l’organisme, puisque le bébé est à 50% étranger à la maman 🙂
Comment savoir s’il ne s’agit pas plutôt d’une insuffisance en progestérone ? Dans ce cas, votre courbe de température sera plutôt en dents de scie sur la phase post-ovulatoire, avec plusieurs températures plus basses.
En cas de non grossesse, la température reste généralement haute, avant de chuter au moment des règles.
Le maintien d’une température haute sur plus de 16 jours
Là encore, cela va plus parler à celles d’entre vous qui pratiquent la symptothermie 🙂 Vous le savez, la progestérone fait monter la température : or, cette progestérone est sécrétée par le corps jaune, qui est l’enveloppe qui contenait l’ovule avant l’ovulation. Ce corps jaune, en l’absence de grossesse, a une durée de vie de maximum 16 jours : au-delà, il se résorbe, se désagrège et la production de progestérone revient à zéro. Ce faisant, la température baisse et l’endomètre se détache.
Mais, en cas de grossesse, la beta HCG commande au corps jaune de continuer à sécréter de la progestérone, pour maintenir l’endomètre et la grossesse : la température reste donc haute et stable.
Cela signifie que si votre température ne baisse pas au bout de 16 jours (hors fièvre ou autre perturbation), vous êtes possiblement enceinte.
Certaines femmes enceintes ont même un deuxième plateau haut, avec des températures qui augmentent encore après la nidation ! Là encore, vous pouvez regarder des courbes avec double plateau haut dans notre galerie des Courbes de la Victoire.
Bon, il ne s’agit pas vraiment d’un signe précoce de grossesse puisqu’il faut attendre 16 jours après l’ovulation pour savoir si la température se maintient ou pas, mais on sait que pour celles qui sont en essai bébé depuis longtemps et qui redoutent de faire un test par peur d’être une nouvelle fois déçues, cet indice de la température peut aider à apaiser le sentiment de déception en cas de non-implantation.
Le col de l’utérus reste haut et mou (mais fermé !)
Le col de l’utérus réagit lui aussi en fonction des hormones en présence au cours du cycle menstruel : il reste bas, dur et fermé en phases infertiles pré et post ovulatoires et s’ouvre, se ramollit et remonte au moment de l’ovulation, pour faciliter l’accès des spermatozoïdes à l’utérus et, in fine, à l’ovule !
Chez la femme enceinte, le col a tendance à remonter et à se ramollir, mais en restant fermé pour protéger l’embryon. Si vous avez l’habitude d’observer votre col de l’utérus au cours du cycle, il peut vous donner de précieux indices !
Toutefois, n’oubliez pas que ce signe est à prendre avec des pincettes, car nous sommes toutes différentes et le col peut mettre un temps plus ou moins long avant de remonter. De plus, si vous n’avez pas l’habitude de l’observer, vous n’aurez pas forcément de référentiel pour savoir s’il est haut/bas, dur/mou, ouvert/fermé.
En cas de SPM, le col se durcit et redescend. Il peut même être un peu ouvert, en préparation de l’arrivée des règles, pour faciliter l’écoulement du sang.
15 autres symptômes de nidation avant les règles
Maintenant qu’a a listé les 10 symptômes les plus observés en début de grossesse, voici 15 autres symptômes qui peuvent survenir également. Ces symptômes ne sont pas forcément universels, mais ils reviennent souvent parmi nos abonnées Instagram ou les femmes que l’on suit dans le cadre du Fertility Club ou du Mama Club !
En effet, une grossesse chamboule le corps entier et pas forcément uniquement l’utérus, ce qui explique que certains signes précoces de grossesse paraissent un peu bizarres, pas forcément en lien avec la grossesse… alors que si 🙂 Ils n’ont pas (encore !) d’explication physiologique, mais ils sont bien là !
On vous liste ceux qu’on nous a fait le plus souvent remonter, car ils peuvent aussi se retrouver chez vous 🙂
Des troubles du transit (ballonnements, constipation, diarrhée, ballonnements, gaz, rots, reflux…), notamment à cause de la progestérone. Les rots sont d’ailleurs revenus très souvent !
Les maux de tête
Les cauchemars et réveils nocturnes
Les saignements des gencives, les saignements du nez ou le nez bouché
Une hyper salivation
Un goût métallique dans la bouche
Un odorat plus sensible ou une altération du goût
Une plus grande sensation de soif
Un essoufflement
Des vertiges
Vos enfants ou vos animaux de compagnie qui adoptent un comportement différent, se rapprochent de vous… ou vous évitent !
Une odeur de transpiration différente (souvent remarquée par votre +1 !)
… mais des cheveux en meilleure forme qu’en cas de SPM !
Au risque de nous répéter, ces symptômes de grossesse sont à prendre avec des pincettes, car ils peuvent être liés à votre syndrome prémenstruel, ou à tout autre chose. Ils ne sont également pas universels : ce n’est pas parce que vous ressentez certains de ces symptômes que vous êtes forcément enceinte, et ce n’est pas parce que vous n’en ressentez aucun que vous ne l’êtes pas !
Les signes indéniables de grossesse
L’absence de règles
Last but not least, le retard de règles est évidemment LE symptôme de nidation le plus fiable, celui qui confirme que la fécondation a bien eu lieu. Mais il faut forcément attendre quelques jours après la nidation pour le percevoir….
“Et si mes règles sont en retard alors que mon test de grossesse est négatif ?” : dans ce cas, deux options :
Votre ovulation a été décalée sur le cycle en cours et, par conséquent, vos règles sont également décalées (elles surviennent maximum 16 jours après l’ovulation si vous n’êtes pas enceinte). Cela peut survenir de manière tout à fait “normale” si vous avez voyagé par exemple, si vous avez été malade, en cas d’un choc émotionnel ou un stress intense, etc. Surtout, on n’ovule pas forcément le même jour à chaque cycle, et c’est tout à fait normal 🙂
Votre cycle est bloqué en phase pré-ovulatoire et vous n’avez pas encore ovulé : cela peut arriver en cas d’aménorrhée ou de SOPK (Syndrome des Ovaires Polykystiques), par exemple.
Le test de grossesse positif
Il s’agit du seul signe qui vous indique avec certitude que vous êtes bien enceinte, en sachant qu’une prise de sang est encore plus fiable qu’un test urinaire (n’hésitez pas à lire notre article “Quand faire un test de grossesse ?” pour comprendre ;))
Mais on sait à quel point certaines d’entre vous peuvent redouter ce moment et/ou toute l’attente en amont… tous les signes évoqués au cours de cet article peuvent donc vous mettre sur la voie en attendant que le test vienne ensuite confirmer ou non votre intuition, quand ce sera le bon moment pour vous 🙂
À partir de quand peut-on observer des signes précoces de grossesse avant les règles ?
Comme expliqué plus haut, les premiers signes de grossesse apparaissent seulement à partir de la nidation, qui peut avoir lieu jusqu’à 7 jours environ après la fécondation. Avant cela, rien ne peut être perçu, car il ne se passe pas grand chose hormonalement parlant : ce n’est qu’à partir de la nidation que le trophoblaste du bébé sécrète de la beta hCG, ce qui déclenche toute la cascade hormonale et les changements physiologiques propres à la gestation.
Ensuite à partir du 14e jour post fécondation, un test de grossesse classique peut détecter l’hormone hCG (et même dès 10 jours pour les tests précoces, mais le risque de faux négatif reste grand).
La grossesse est donc imperceptible avant la nidation, même si certaines femmes le “pressentent” : on est au-delà du scientifique là, mais c’est un fait pour beaucoup d’entre nous !
Comment faire la différence entre l’arrivée des règles et le début de grossesse ?
Il est vrai que ces symptômes peuvent parfois ressembler au SPM (le syndrome prémenstruel) ou simplement à l’arrivée des menstruations : il est donc parfois très difficile de faire la différence entre début de grossesse et “simple” fin de cycle 🙂
Dans ce cas, comment faire ? Vous pouvez suivre votre cycle menstruel et noter tous les symptômes que vous observez habituellement : lorsque certains signes évocateurs d’une grossesse surviennent alors que vous ne les avez pas d’habitude, cela peut vous mettre la puce à l’oreille !
Ceci étant dit, nos cycles peuvent aussi évoluer et être différents d’un mois à l’autre, donc ce n’est pas non plus une science exacte. Si cette question de la différence entre SPM et grossesse vous titille, on l’aborde plus en profondeur dans notre article dédié, n’hésitez pas !
Je n’ai aucun de ces symptômes de grossesse : je ne suis donc pas enceinte ?
Gardez en tête que chaque grossesse est unique et que les symptômes de la grossesse varient d’une femme à l’autre : il peut arriver que vous soyez enceinte sans ressentir aucun symptôme de grossesse ! Ils pourront aussi arriver plus tard et ce qui fait surtout foi, c’est l’absence de vos règles + votre test de grossesse positif.
Si vous êtes enceinte et que vos beta hCG évoluent bien par exemple, sans que vous n’ayez de nausées, de fatigue, ou autre, ne vous inquiétez pas outre mesure. Beaucoup des futures mamans que l’on suit dans le Mama Club (notre programme d’accompagnement pendant les trois premiers mois de grossesse) n’ont pas tous ces symptômes de début de grossesse !
Pour résumer – Questions fréquentes
Comment savoir si on est enceinte avant l’arrivée des règles ?
Il est très délicat de savoir si une grossesse a démarré avant le retard de règles, car les symptômes du début de grossesse peuvent se confondre avec l’arrivée des règles. Néanmoins, vous pouvez faire un test de grossesse précoce, qui détectera l’hormone de grossesse à partir du 10ème jour après l’ovulation.
Vous pouvez également prêter attention aux premiers signes, comme un saignement de nidation (mais toutes les femmes enceintes n’en ont pas), l’apparition des tubercules de Montgomery sur la poitrine ou encore le maintien d’une température haute pendant plus de 16 jours si vous pratiquez la symptothermie 🙂 Ce sont 3 signes de grossesse assez spécifiques !
Quel est le premier signe de grossesse avant les règles ?
Tout dépend des femmes ! Certaines vont avoir un saignement de nidation, d’autres une glaire cervicale crémeuse, ou bien des nausées, des maux de tête, une tension mammaire, une grande fatigue ou des gencives qui saignent, par exemple. Nous sommes toutes différentes et chacun de nos corps réagit à sa manière 🙂
Un test de grossesse est-il toujours fiable ?
Un test de grossesse est fiable dans la plupart des cas, mais il est important de garder en tête que les tests urinaires ont été « retoqués » par la DGCCRF dans sonenquête sur les tests de grossesse et d’ovulation (4 sur 10 ont été jugés non conformes…). Un test de grossesse ne doit pas non plus être réalisé trop tôt après l’ovulation, pour ne pas risquer un « faux positif ».
Il est donc préférable, dans la mesure du possible, de faire une prise de sang pour confirmer la grossesse (ce qui vous sera de toute façon très certainement demandé par votre médecin !) et éventuellement avec une échographie.
Que faire après un test de grossesse positif ?
Si vous êtes enceinte, il y a quelques démarches médicales et administratives à réaliser pour suivre le bon développement de votre bébé et organiser sa venue au monde. Si vous le souhaitez, on vous a publié une petite check-list Les choses à faire après un test de grossesse positif !
On sait à quel point la période qui sépare le rapport sexuel que l’on suspecte d’être “le bon” et le test de grossesse est interminable pour certaines femmes. De là à rechercher des signes de grossesse ou des symptômes de nidation pour se raccrocher à quelque chose ? Si l’idée n’est pas toujours 100% scientifique, elle est loin d’être aberrante et de nombreux signes peuvent venir confirmer qu’un embryon s’est bien implanté dans notre utérus.
Pour autant, ne pas ressentir de tels symptômes de nidation ne signifie en aucun cas qu’il n’y a pas de grossesse : chaque femme a un ressenti différent, celles qui ont l’habitude d’observer leur cycle ayant plus de chances de percevoir des indices et des messages envoyées par leur corps que les autres.
Le signal le plus fiable reste le test de grossesse, alors nous n’avons qu’un dernier conseil à vous donner : faire preuve d’un peu de patience…! (on sait, c’est dur !!)
Vous avez ressenti l’un de ces premiers signes de grossesse ? Ou un autre ? Venez nous partager votre expérience en commentaire !
PS : je reçois beaucoup de commentaires chaque jour, dont certains sont des questions personnelles qui justifient un échange approfondi pour que je puisse apporter un éclairage.
Aussi, plutôt que d’alourdir la lecture des commentaires pour les autres lectrices, il est possible que je ne valide pas votre commentaire ici mais que je revienne vers vous par email ! : )
Je ne laisse donc désormais que les commentaires apportant un complément à l’article utile à tous.
Mais sentez-vous libre d’un écrire un, j’y répondrai dans tous les cas, ici ou en privé ! (et pensez d’ailleurs à bien noter votre vrai email, il n’apparaitra nul part sur le site ne vous inquiétez pas, et à vérifier vos spams !)