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Pourquoi est-il possible de tomber enceinte sous pilule ?

enceinte sous pilule

Les idées clés

  • La pilule contraceptive empêche une grossesse soit en supprimant l’ovulation (pilule oestro-progestative et certaines pilules progestatives), soit en modifiant la glaire cervicale et l’utérus (certaines pilules progestatives).  Quoi qu’il en soit, elle rend impossible soit une fécondation, soit l’implantation d’un embryon. 
  • Son efficacité pratique est de 93%, car elle peut être compromise par un oubli, une diarrhée, des vomissements, ou certaines interactions avec des plantes ou des médicaments.
  • Il peut être compliqué de déceler un début de grossesse sous pilule, car la pilule peut masquer les symptômes : en cas de doute, il faut réaliser un test de grossesse pour en avoir le coeur net.
  • D’autres alternatives à la pilule, qu’elles soient hormonales ou naturelles, sont également disponibles (et parfois plus efficaces).

Saviez-vous que dans plus de 66% des cas, les femmes ayant recours à l’IVG utilisaient un moyen de contraception au moment de leur grossesse ? Cela démontre bien qu’il n’existe pas de contraception absolument infaillible et la pilule contraceptive ne fait pas exception.

En théorie, la pilule empêche toute grossesse non désirée, mais dans les faits, il n’est pas rare d’entendre qu’une femme est tombée enceinte sous pilule. Comment est-ce possible ? Pourquoi, dans certains cas, la pilule n’est pas suffisamment efficace pour empêcher une fécondation ? On vous explique tout ça !



Comment la pilule, en théorie, empêche une grossesse ?

La pilule est une contraception hormonale, qui bloque la plupart du temps l’ovulation. L’ovulation se produit lorsque l’ovule s’échappe de l’ovaire et est capté par la trompe utérine. Il a ensuite 24 heures (grand maximum) pour être fécondé par un spermatozoïde.

Néanmoins, l’ovulation n’est pas un phénomène isolé sur 24 heures : en réalité, le cerveau a travaillé dès le début du cycle (le premier jour des règles) avec les ovaires pour stimuler les follicules en lice sur ce cycle. L’ovulation est donc le résultat d’une cascade hormonale qui prend des jours ! Or, sous pilule, tout ce travail est bloqué par les hormones de synthèse.

Le cycle menstruel, sans pilule

Sans pilule, le cerveau et les ovaires ont donc toute latitude pour s’atteler à l’ovulation :

  • En première partie de cycle, l’hypophyse (une glande située dans le cerveau) envoie une hormone, la FSH, pour stimuler les follicules ovariens, qui contiennent tous un ovule. Ces follicules, en se développant, sécrètent des oestrogènes ; au bout de quelques jours, un follicule devient dominant et se met à produire plein d’oestrogènes pour signaler qu’il est prêt à ovuler. En réponse, le cerveau envoie une autre hormone, la LH : quand tout va bien, l’ovulation se produit dans les 18 heures qui suivent.

  • Après l’ovulation, les oestrogènes font place à la progestérone, sécrétée par le corps jaune, qui est le résidu du follicule ovarien. La progestérone est la gardienne du temple et surtout, d’une éventuelle grossesse : elle vascularise et maintient l’endomètre (la muqueuse utérine) que les oestrogènes ont bâti, elle augmente la température et surtout, elle bloque la LH, empêchant toute nouvelle ovulation jusqu’à la fin du cycle.

Sans grossesse, le corps jaune finit par s’atrophier et la progestérone chute, comme les oestrogènes. L’endomètre se détache et est évacué grâce aux menstruations.

hormones et cycle sans pilule

Le cycle menstruel sous pilule

Sous pilule, les choses sont bien différentes ! Les comprimés contiennent un progestatif, qui a le même effet que la progestérone naturelle sur l’ovulation : il la bloque ! 

C’est le cas de toutes les pilules combinées, ou oestro-progestatives, et d’une partie des pilules progestatives. Dans le cas des pilules micro progestatives, le progestatif moins dosé peut ne pas inhiber l’ovulation, mais la pilule agit alors sur deux autres mécanismes : la glaire cervicale et l’endomètre. 

En effet, le progestatif vient également altérer la glaire cervicale (essentielle à la fécondation), en la compactant pour qu’elle rende le col de l’utérus hermétique au passage des spermatozoïdes, et « atrophier » l’endomètre, afin de réduire les chances de nidation, au cas où une fécondation aurait tout de même lieu.

La pilule étant prise tous les jours ou presque, le cycle menstruel est donc la plupart du temps complètement à l’arrêt, comme si vous étiez enceinte ou en ménopause. Cela signifie aussi que vous ne sécrétez plus d’hormones féminines naturelles : pas d’oestrogènes, ni progestérone, qui permettent bien sûr d’ovuler et de rendre une grossesse possible, mais qui ont aussi beaucoup de bienfaits sur votre santé globale (mais c’est un autre sujet :)).

cycle menstruel sous pilule

Les hormones naturelles sont à plat, mais sont donc remplacées par des hormones de synthèse :

hormones synthétiques pilule

Les pilules combinées contiennent aussi des oestrogènes de synthèse, qui sont en réalité surtout utiles pour épaissir un petit peu l’endomètre et créer de fausses règles durant la semaine d’arrêt de la prise de pilule. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les femmes qui ont une contraception contenant seulement un progestatif (pilule progestative, stérilet hormonal, etc., mais pas les certaines pilules microdosées, on l’a vu) n’ont généralement plus leurs règles, puisque sans oestrogènes, il n’y a pas (ou très peu) d’endomètre à évacuer. Néanmoins, les oestrogènes de synthèse n’épaississent pas autant l’endomètre que les « vrais » et les règles sont généralement moins abondantes sous pilule.

Les oestrogènes de synthèse viennent aussi contrebalancer les effets secondaires de la progestérone de synthèse (comme l’acné, par exemple) : toutefois, ils n’ont pas les mêmes bienfaits que leur version naturelle et on déconseille même à certaines femmes (qui fument ou qui ont des problèmes cardiovasculaires, par exemple) d’y avoir recours.


taux de fiabilité pilule

Quel est le taux de fiabilité de la pilule contraceptive ?

Pour évaluer le taux de fiabilité d’un moyen de contraception, les études se basent sur ce qu’on appelle l’ indice de Pearl. Cet indice donne, sur 100, le nombre de grossesses non désirées observées dans l’année par les femmes/couples qui ont utilisé ce moyen de contraception.

Pour plus de finesse, l’indice de Pearl évalue deux types de fiabilité :

  • La fiabilité théorique, quand le moyen de contraception est parfaitement utilisé (souvent en laboratoire)

  • La fiabilité pratique, qui, elle, prend en compte les aléas de la vraie vie et la manière dont les femmes/couples utilisent cette contraception (avec son lot d’erreurs et d’incompréhensions possibles).

Ainsi, la fiabilité théorique de la pilule, que l’on voit très souvent, est de 99% : en effet, sans ovulation et/ou avec une glaire bloquant l’accès à l’utérus et un endomètre hostile, les chances de fécondation sont largement réduites. Toutefois, le taux de fiabilité pratique de la pilule est de seulement 93% : cela signifie que sur 100 femmes ayant pris la pilule durant l’année écoulée, 7 d’entre elles sont tombées enceintes par accident.


causes inefficacité pilule

Qu’est-ce qui peut réduire l’efficacité de la pilule ?

Mais comment est-ce possible ? Dans quels cas la pilule contraceptive peut « faillir » et ne pas réussir à bloquer l’ovulation ?

L’ oubli de comprimé

La pilule est une contraception exigeante, puisqu’elle demande de penser à sa pilule tous les jours et de la prendre à heure fixe : en effet, les pilules combinées tolèrent un retard de 12 heures, mais les pilules progestatives, généralement, doivent être prises sous un délai de 3 heures.

C’est la raison pour laquelle les oublis sont fréquents ! Et, selon le Dr Martin Wrinkler qu’on avait reçu dans notre épisode de podcast sur les règles sous pilule, les oublis sont surtout nombreux au moment de reprendre une nouvelle plaquette. Or, il est crucial, surtout sur la première semaine de prise, d’être super rigoureuse et sérieuse dans sa prise de pilule, car si on oublie un comprimé, le dialogue cerveau/ovaires peut reprendre et mener à une ovulation.

Dès lors, si vous vous rendez compte que vous avez oublié un comprimé, prenez-le, mais surtout, utilisez une autre méthode de contraception (comme le préservatif) jusqu’à la fin de votre plaquette, car vous n’êtes potentiellement plus protégée.

Les diarrhées et vomissements

Il arrive aussi parfois que, même si on fait très attention à ne rater aucun comprimé, celui-ci soit éliminé par une diarrhée ou des vomissements, qui évacuent la pilule avant qu’elle ne soit assimilée par notre corps.

Ainsi, si vous avez une forte diarrhée ou des vomissements dans les 4 heures qui suivent la prise de votre comprimé, n’hésitez pas également à vous protéger jusqu’à la fin de votre plaquette.

Certains traitements et plantes

On ne le sait pas toujours, mais certaines plantes et certains médicaments peuvent avoir des interactions avec la pilule et minimiser son action contraceptive. C’est par exemple le cas de plantes comme le millepertuis, le gattilier ou le charbon actif, mais aussi certains antibiotiques, anticonvulsivants, antirétroviraux ou antifongiques.

De manière générale, prévenez toujours le médecin qui vous prescrit votre pilule (médecin traitement, gynécologue, sage-femme) si vous prenez certaines plantes, compléments alimentaires ou traitements médicaux 🙂

Une nidation toujours possible, malgré la prise d’une pilule micro-progestative

Pour finir, les pilules micro-progestatives, qui ne bloquent pas l’ovulation, peuvent elles aussi, dans certains cas, faillir à rendre le corps (et notamment la glaire cervicale et l’endomètre) impropre à une grossesse.

Tout d’abord, là encore, les pilules micro-progestatives nécessitent une prise très rigoureuse, souvent à heure fixe (elles ne tolèrent que 3 heures de retard de prise, contre 12 pour les pilules combinées). Par ailleurs, les variations hormonales et métaboliques propres à chaque femme peuvent influencer la manière dont la pilule agit sur la glaire et l’endomètre : la glaire peut donc rester de qualité suffisante pour permettre une fécondation, et/ou l’endomètre peut ne pas être suffisamment altéré pour empêcher la nidation.


savoir qu'on est enceinte sous pilule

Comment savoir si on est enceinte sous pilule ?

Il est parfois délicat de savoir si on est enceinte sous pilule, car cette dernière peut masquer les symptômes de grossesse. On peut aussi confondre les signes précoces de grossesse avec les effets secondaires de la pilule (nausées, sensibilité accrue, prise de poids, fatigue, etc.) !

De plus, comme nous l’avons dit plus haut, il est possible de ne pas avoir de règles sous pilule progestative ce qui peut rendre la détection d’une grossesse très difficile, tout comme on peut aussi avoir des saignements de grossesse que l’on prend pour des règles. Pas simple du tout !

Les envies d’uriner plus fréquentes ou une fatigue inhabituelle peuvent vous mettre la puce à l’oreille, même si ces symptômes peuvent être causés par autre chose. De manière générale, restez attentive aux changements soudains ou inhabituels 🙂

Et surtout, en cas de doute, il est recommandé de faire un test de grossesse 3 semaines après un rapport à risque. Ce test, urinaire ou sanguin, mesure les bêta hCG (une hormone sécrétée uniquement pendant la grossesse par le trophoblaste de l’embryon) et vous donnera une réponse claire 🙂 En effet, la pilule contraceptive fait beaucoup de choses dans le corps des femmes, mais ne peut pas fausser un test de grossesse 😉


risques pilule en début de grossesse

Quels sont les risques pour le bébé si on tombe enceinte sous pilule ?

Il arrive donc qu’une femme tombe enceinte alors qu’elle prend la pilule et généralement, cela n’a pas d’impact sur la santé du bébé, ni sur celle de la future maman. En effet, les contraceptifs oraux modernes contiennent des doses d’hormones relativement faibles, ce qui limite les impacts potentiels (notamment le risque de « masculiniser l’embryon » avec une pilule progestative, ou le risques de malformations congénitales).

Néanmoins, lorsqu’on tombe enceinte sous pilule, on peut découvrir sa grossesse plus tardivement et donc, entamer un suivi médical à un stade plus avancé, ce qui peut retarder les soins prénatals et une prise en charge adaptée.

De la même manière, certains aliments et l’alcool sont (entre autres) normalement déconseillés pour les femmes enceintes et si on ignore sa grossesse, on peut éventuellement exposer son bébé à certains risques. Néanmoins, on vous rassure : c’est surtout vrai si vous découvrez votre grossesse assez tardivement !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Et voici, ce point de la grossesse sous pilule, qui est donc bel et bien possible et plus fréquente qu’on pourrait le penser, est terminé ! On espère en tout cas que les choses sont plus claires pour vous, et que vous serez attentive aux éléments qui peuvent entraver l’efficacité d’une pilule contraceptive (oubli, diarrhée, vomissements, certaines plantes et médicaments), mais aussi aux signes éventuels qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

Dans tous les cas, sachez que si vous avez oublié un comprimé, des solutions, comme la pilule du lendemain, existent ; de la même manière, si vous ne souhaitez pas poursuivre votre grossesse, vous pouvez avoir recours à une interruption volontaire de grossesse jusqu’à 14 semaines (et vous avez toute notre tendresse <3). Si, en revanche, cette grossesse n’était pas prévue mais s’avère finalement être une bonne nouvelle, toutes nos félicitations !!

Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions ou des remarques, l’espace commentaire est à votre entière disposition, n’hésitez pas 🙂

Peut-on tomber enceinte juste avec le liquide pré-séminal ?

peut-on tomber enceinte juste avec le liquide pré-séminal

Les idées clés

  • Le liquide pré séminal est le liquide libéré par le pénis dès lors qu’un homme est excité sexuellement, dès le début d’un rapport.
  • Des études ont démontré que le liquide pré éjaculatoire peut contenir des spermatozoïdes vivants : il est donc possible qu’une fécondation ait lieu même si l’homme se retire avant l’éjaculation.
  • C’est notamment ce qui explique que la méthode du retrait soit relativement peu fiable pour éviter une grossesse, avec un indice de Pearl de seulement 80%.

Vous connaissez ce concept de « faire attention » au moment des rapports, l’homme se retirant avant d’éjaculer, pour éviter toute grossesse non désirée ? C’est la fameuse méthode du retrait ! En effet, sans spermatozoïde pour féconder l’ovule, il n’est pas possible de tomber enceinte, n’est-ce pas ?

En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai : il est possible de tomber enceinte « juste » avec le liquide pré séminal, le liquide sécrété par l’homme sous l’effet de l’excitation, car ce dernier peut véhiculer des spermatozoïdes vivants, et ce, même sans éjaculation. Or, la méthode du retrait écarte cette réalité physiologique masculine :s

Dans cet article, on va vous expliquer ce qu’est concrètement le liquide pré-séminal (car cela peut être un peu flou) et on va bien sûr décrypter comment ce liquide pré éjaculatoire peut être à l’origine d’une grossesse non désirée. On va aussi aller plus loin et voir ensemble comment éviter de tomber enceinte à cause de la méthode du retrait, éventuellement grâce à d’autres méthodes de contraception plus fiables. Let’s go !

🍿 Si vous préférez le format vidéo, j’ai consacré une vidéo sur le retrait à retrouver sur Youtube 😊

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Comment fonctionne la pilule du lendemain et quand la prendre ?

pilule du lendemain

Les idées clés

  • La contraception d’urgence hormonale, plus communément appelée pilule du lendemain, fonctionne en retardant l’ovulation, grâce aux hormones de synthèse qu’elle contient.
  • La pilule du lendemain doit être prise le plus vite possible après le rapport à risque, et maximum dans les 3 à 5 jours selon les pilules.
  • Il n’est pas utile de prendre la pilule du lendemain si l’ovulation a déjà eu lieu, mais cela demande de savoir observer son cycle.
  • Si l’ovulation a déjà eu lieu, la pose d’un dispositif intra utérin au cuivre peut être une alternative si c’est le cas, en entravant la nidation de l’embryon.
  • La pilule du lendemain, efficace à 95%, provoque des effets secondaires et peut perturber le cycle menstruel et les règles.
  • En France, elle est accessible à toutes les femmes majeures et mineures, gratuitement et sans prescription.

Qui n’a pas déjà eu très peur d’une grossesse non désirée après un rapport durant lequel le préservatif a craqué ou l’oubli de sa pilule, par exemple ?! Dans ces cas-là, on est généralement assez soulagée de savoir qu’une solution existe : la pilule du lendemain !

Cette contraception d’urgence hormonale peut en effet nous éviter de tomber enceinte par accident, lorsqu’on est sûre que ce n’est pas le bon moment pour nous. Néanmoins, ce médicament et toutes les hormones qu’il contient vient aussi sérieusement chambouler notre cycle menstruel et peut avoir des effets secondaires plutôt pénibles !

La pilule du lendemain doit donc être prise avec parcimonie, en respectant certaines consignes et précautions d’usage 🙂 On vous explique tout ça !



définition pilule du lendemain

Qu’est-ce la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain est généralement le contraceptif hormonal que l’on prend après un rapport sexuel non ou mal protégé, quand on a peur qu’il puisse donner lieu à une grossesse.

On l’appelle aussi « contraception d’urgence hormonale« , ce qui est encore plus explicite 🙂

Il existe deux types de pilule du lendemain :

  • Celles à base de lévonorgestrel (un progestatif), qu’il faut prendre idéalement dans les 12 heures et maximum dans les 3 jours après le rapport sexuel non protégé. Norlevo, Levodonna et Postinor sont des pilules du lendemain à base de lévonorgestrel.

  • Celles à base d’ulipristal, une molécule qui vient se fixer sur les récepteurs de la progestérone : elles sont à prendre dans les 5 jours qui suivent le rapport sexuel non protégé. La pilule EllaOne est une contraception d’urgence hormonale à base d’ulipristal.

Il faut savoir que plus le délai entre le rapport et la prise de la pilule est long, plus son efficacité diminue. Selon l’OMS, son taux de fiabilité est de 95%.

D’autres pilules du lendemain combinant oestrogènes et progestérone de synthèse existent également : néanmoins, elles sont considérées moins fiables, tout en provoquant beaucoup d’effets secondaires indésirables.


fonctionnement pilule du lendemain

Le fonctionnement de la pilule du lendemain

Pourquoi la pilule du lendemain empêche une grossesse ? Son principal mode d’action est de bloquer, ou plutôt de retarder l’ovulation. C’est la raison pour laquelle elle n’est pas efficace si l’ovulation et / ou la fécondation a déjà eu lieu !

Pour mieux comprendre, faisons un rapide rappel du déroulé du cycle menstruel :

  • Pendant la première moitié du cycle, le cerveau travaille avec les ovaires pour lancer une ovulation. Il envoie de la FSH, une hormone qui vient stimuler les follicules ovariens ; en se développant, ces follicules sécrètent des oestrogènes. Au bout de quelques jours, l’un d’eux devient plus gros que les autres et produit beaucoup d’oestrogènes : le cerveau comprend qu’il est mûr pour expulser son ovocyte (ovule) et lance une autre hormone, la LH, qui déclenche l’ovulation dans les 18 heures qui suivent environ.

  • Une fois l’ovulation passée, l’ovule vit tout au plus pendant 12-24 heures : s’il n’est pas fécondé, il meurt et la femme n’est plus fertile jusqu’aux règles suivantes.

cycle menstruel

Ainsi, la pilule du lendemain peut agir sur la première moitié du cycle, quand l’ovulation n’a pas encore eu lieu.

Si l’ovulation a eu lieu, une autre contraception d’urgence envisagée est le dispositif intra utérin au cuivre (DIU ou stérilet), qui doit être posé dans les 5 jours après le rapport sexuel à risque : il n’empêche pas l’ovulation, mais la nidation de l’embryon dans l’utérus (l’embryon met 6-7 jours pour migrer de la trompe utérine à l’utérus). Le seul hic, c’est qu’il peut être très difficile de trouver un médecin, un gynécologue ou une sage femme qui pourra le poser dans ce délai si court :s

On insiste sur ce point : la pilule du lendemain empêche la fécondation en retardant l’ovulation, mais elle n’interrompt pas une grossesse en cours et n’est pas abortive. Si la fécondation a déjà eu lieu, il vaut mieux recourir à la pose d’un stérilet dans les jours qui suivent, donc, ou à une interruption volontaire de grossesse (IVG), le plus souvent médicamenteuse en tout début de grossesse.


timing pilule du lendemain

Quand prendre la pilule du lendemain ?

Maintenant qu’on a vu ensemble comment fonctionne concrètement la pilule du lendemain, voici les cas où elle peut vous être utile !

Dans les situations à risque de grossesse

  • Oubli de pilule ou pilule prise en retard : le délai dépend des pilules, certaines pilules tolèrent 12 heures de retard, tandis que d’autres sont considérées comme « oubliées » si le retard est de plus de 3 heures.

  • Rupture du préservatif, retrait « loupé », etc.

  • DIU expulsé (quand votre stérilet hormonal ou au cuivre est retiré, volontairement ou involontairement)

  • Absence d’une contraception, qu’elle soit hormonale, mécanique (préservatif, spermicide, cape cervicale, diaphragme etc.) ou basée sur l’observation du cycle comme la symptothermie.

  • Si rapport sexuel pendant la période de fertilité de la femme

Si le rapport sexuel a eu lieu pendant la période fertile !

C’est sur ce point que repose toute la subtilité du timing de la prise de la pilule du lendemain ! En effet, nous sommes très nombreuses à avoir eu très peur de tomber enceinte après un rapport sexuel non protégé, alors qu’il était fort probable qu’il n’ait pas eu lieu pendant notre fenêtre de fertilité.

Il est par exemple tout à fait inutile de prendre une pilule du lendemain juste avant ses règles, car nous ne sommes pas fertiles tous les jours du cycle menstruel.

En effet, nous sommes fertiles environ 6-7 jours par cycle, en tenant compte de la durée de vie des spermatozoïdes dans notre corps + celle de notre ovule.

  • Les spermatozoïdes peuvent survivre 5 jours environ avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale : il s’agit d’un mucus produit par notre col de l’utérus, qui a des propriétés protectrices et nourrissantes pour les spermatozoïdes, et dont la production est liée à celle des oestrogènes. Plus l’ovulation approche, plus les oestrogènes sont présents, plus on a de glaire cervicale !

  • Ensuite, on l’a dit, l’ovule a une durée de vie de 12-24 heures.

phase fertile

Autres éléments très importants sur la fenêtre fertile : l’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle, ni 14 jours avant les règles ! Le jour de l’ovulation peut varier d’un cycle à l’autre (c’est tout à fait normal) et la durée de la phase post-ovulatoire est de 11 à 16 jours (parfois moins mais jamais plus, hors grossesse).

Ainsi, on peut en principe prendre la pilule du lendemain quand on veut au cours du cycle, mais il faut savoir que :

  • Si le rapport sexuel à risque a lieu avant l’ovulation : la pilule du lendemain est utile, car elle va retarder l’ovulation et donc la rencontre entre le spermato et l’ovule.

  • Si le rapport sexuel a lieu juste après l’ovulation (dans les 24-48 heures qui suivent) : la pilule du lendemain est inutile car l’ovulation a déjà eu lieu ET il y a un risque de grossesse puisque l’ovule est en vie et qu’il y a un spermato dans les parages. On compte 48 heures dans le cas où un second ovule serait libéré au cours de la même ovulation, mais à quelques heures d’intervalle. Mais la pilule du lendemain n’empêche pas la fécondation ni la nidation de l’embryon dans l’utérus, donc dans cette hypothèse, la seule solution est la pose d’un stérilet au cuivre, car le cuivre provoque une inflammation dans l’utérus qui rend l’implantation impossible.

  • Si le rapport a lieu 3 jours après l’ovulation : la fenêtre de fertilité est fermée jusqu’aux prochaines règles, car l’ovule est mort. La pilule du lendemain est alors inutile car vous n’êtes plus fertile, jusqu’aux règles suivantes !

Bien sûr, cela demande de connaître son corps et ses cycles et d’être formée à une méthode d’observation du cycle comme la symptothermie pour bien reconnaître son ovulation. Néanmoins, avoir cette connaissance permet d’éviter un stress inutile et la prise d’une pilule du lendemain pour rien 🙂 Si vous souhaitez vous former avec rigueur, le Serenity Club, notre programme d’accompagnement à la symptothermie est à votre disposition 🙂


où se procurer pilule du lendemain

Comment se procurer la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain est désormais gratuite et totalement prise en charge (sans avance de frais) pour toutes les femmes, même mineures, sans que vous n’ayez à avancer quoi que ce soit. Vous n’avez pas besoin d’ ordonnance !

Vous pouvez vous la procurer :

  • En pharmacie

  • À l’infirmerie de votre collège ou lycée

  • Dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (CEGIDD)

  • Dans un centre de santé sexuelle si vous êtes mineure ou une personne majeure sans carte vitale (qui peut aussi vous fournir un test de grossesse si besoin).

  • Si vous êtes étudiante : au sein du service universitaire ou interuniversitaire de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS)

La délivrance de la pilule du lendemain est également anonyme 🙂


efficacité pilule du lendemain

Comment être sûre que la pilule du lendemain a bien fonctionné ?

Comme toute méthode de contraception, la pilule du lendemain n’est pas infaillible et peut ne pas fonctionner, pour plein de raisons. L’efficacité de la pilule du lendemain est de 95% selon l’OMS 🙂

C’est la raison pour laquelle les professionnels de santé recommandent de faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport à risque, pour être sûre qu’aucune grossesse n’a débuté.

Après la prise de la contraception d’urgence, les règles peuvent être différentes (plus abondantes, plus douloureuses, ou tout l’inverse) et il est important de s’assurer qu’il ne s’agisse pas de saignements de début de grossesse.

Les autorités précisent bien qu’il ne s’agit pas d’un moyen de contraception à prendre régulièrement. Comme son nom l’indique, elle doit être seulement prise en cas d’urgence, car elle peut vraiment complètement désorganiser les cycles.

Au quotidien, il est préférable d’opter pour une méthode de contraception plus pérenne, qu’elle soit hormonale ou naturelle 🙂


effets secondaires pilule du lendemain

Quels sont les effets secondaires de la pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain peut entraîner plusieurs effets secondaires, généralement temporaires, qui doivent disparaître dans les jours suivant la prise. Les effets secondaires les plus courants sont :

  • Des saignements légers ou irréguliers en dehors des règles : ces saignements doivent être de courte durée.

  • Des nausées et vomissements (pour limiter les nausées, on recommande souvent de la prendre avec un petit repas)

  • Des maux de tête

  • Des douleurs abdominales ou pelviennes

  • De la fatigue

  • Des étourdissements ou vertiges

  • Une tension ou sensibilité des seins

  • Des règles irrégulières (plus tôt ou plus tard que prévu, plus abondantes ou plus légères).

  • De la diarrhée

N’hésitez pas à consulter si ces effets indésirables s’aggravent ou durent trop longtemps, car ils doivent vraiment être transitoires !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article sur la pilule du lendemain vous aura donné toute l’ information dont vous avez besoin ! Comme vous l’aurez compris, la pilule du lendemain peut être un joker plus que bienvenu après un rapport sexuel risqué, mais cette méthode de contraception d’urgence ne remplace pas une « vraie » contraception.

En effet, elle chamboule l’ovulation et donc l’entièreté de votre cycle menstruel, ce qui peut avoir des effets indésirables après sa prise, car elle reste remplie d’hormones de synthèse.

Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions à son sujet, ou si vous souhaiteriez que l’on apporte des précisions dans cet article, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire ! 🙂

Comment améliorer la qualité des ovocytes naturellement ?

améliorer la qualité des ovocytes naturellement

Les idées clés

  • La qualité des ovocytes est très importante pour la fertilité féminine, car elle détermine la capacité de l’oeuf à être fécondé et à s’implanter dans l’utérus, tout en évitant les anomalies chromosomiques.
  • En matière d’ovocytes, c’est bien la qualité qui compte, et non la quantité ! En effet, on peut avoir beaucoup d’ovocytes de mauvaise qualité qui n’aboutiront pas sur une grossesse viable, tandis que des ovocytes de bonne qualité, même s’ils sont moins nombreux, augmentent les chances de conception.
  • La qualité ovocytaire baisse avec l’âge, mais le mode de vie peut aussi accentuer, ou au contraire, ralentir le processus.

Quand on parle de la fertilité féminine, il y a une problématique qui revient toujours : la quantité d’ovules qu’il nous reste avant la ménopause, que l’on appelle aussi la réserve ovarienne. Toutefois, il y a un autre facteur qui joue énormément sur notre capacité à concevoir : c’est la qualité de nos ovocytes ! Et ça, c’est souvent moins concret, moins palpable, et plus stressant aussi…

Or si la qualité ovocytaire diminue indéniablement avec l’âge, comme la quantité, on peut néanmoins ralentir ce processus et retrouver des ovocytes de meilleure qualité, pour maximiser ses chances de grossesse, que ce soit naturellement ou à l’issue d’un parcours PMA 🙂

Ceci étant dit, comment améliorer la qualité de ses ovocytes, concrètement ? Comment notre hygiène de vie peut changer la donne en matière de fertilité ? On vous explique 🙂

🎧🍿 Si vous êtes plutôt team Youtube/podcast, on a également échangé au sujet de la réserve ovarienne et de la qualité ovocytaire avec le Dr caroline Verhaeghe 😉

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Alcool avant test de grossesse positif : y a-t-il des risques pour le bébé ?

alcool avant test grossesse positif

Les idées clés

  • L’alcool est interdit durant la grossesse, car le placenta ne filtre pas les molécules d’alcool : le bébé ingère donc tout l’alcool consommé par sa maman au cours de son développement dans l’utérus.
  • L’alcool est dangereux pour l’embryon puis pour le foetus, car il peut provoquer des malformations, des troubles cognitifs et du comportement, ainsi qu’un retard de croissance.
  • Néanmoins, le risque est minoré en tout début de grossesse, car il s’écoule plusieurs jours entre la fécondation et la nidation du bébé dans l’utérus.
  • Il est également important de limiter sa consommation d’alcool en pré-conception, pour les hommes comme pour les femmes.

En voyant notre test de grossesse positif, on a toutes vécu cet ascenseur émotionnel : la joie intense, puis la panique de se dire « oh non, mais j’ai fait la fête ce week-end, et j’ai bu de l’alcool !!!« . En effet, nous sommes généralement bien informées sur le fait que l’alcool est proscrit pendant la grossesse, en raison des risques qu’il pourrait faire porter à notre enfant à naître.

Si des risques existent bel et bien, on tient néanmoins à vous rassurer : si vous apprenez votre grossesse dès votre retard de règles, votre bébé ne devrait pas être impacté par votre consommation d’alcool 🙂

Dans cet article, on fait le point sur les risques de la consommation d’alcool pendant la grossesse, et on vous explique aussi pourquoi il ne faut pas vous torturer outre mesure si vous avez bu de l’alcool alors que vous étiez en tout début de grossesse sans le savoir 😉

Donc si vous êtes très stressée, balayez vite le début de cet article, potentiellement anxiogène, et allez directement au paragraphe « Des risques néanmoins moins grands en tout début de grossesse » !

🍿🎞️ Si vous préférez le format vidéo, celle-ci est pour vous ! 🙂

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Pourquoi a-t-on parfois des pertes liquides comme de l’eau ?

pertes liquides comme de l'eau

Les idées clés

  • Les pertes blanches sont tout à fait normales et physiologiques : elles peuvent correspondre à l’auto-nettoyage du vagin, à de la cyprine ou de la glaire cervicale.
  • Les sécrétions d’auto-nettoyage ont un rôle de protection contre les infections, la cyprine permet la lubrification au moment des rapports et la glaire cervicale assure nos chances de concevoir.
  • Lorsqu’une femme est sur le point d’ovuler, la glaire cervicale devient visqueuse, lubrifiée et transparente, voire totalement liquide comme de l’eau ou de l’huile.
  • La grossesse, l’adolescence, le post-partum et la périménopause sont également des périodes durant lesquelles les sécrétions vaginales peuvent être plus liquides et abondantes.
  • Si ces pertes blanches liquides sont douloureuses, inconfortables, malodorantes et/ou s’accompagnent de fièvre, il est important de consulter.

Entre nous, qui ne s’est pas déjà posé de sérieuses questions face à la vue (ou la sensation) de pertes vaginales liquides, qui ressemblent à de l’eau et mouillent nos culottes (sans être de l’urine !) ? On vous rassure tout de suite : si cela vous est arrivé, vous n’êtes clairement pas la seule !

En effet, ces pertes blanches liquides nous arrivent à toutes car elles sont normales. On ne le sait pas forcément, car le sujet est un peu tabou, mais ces sécrétions ne sont pas sales ou honteuses : elles font juste partie des mécanismes naturels de notre corps et sont souvent liées à nos hormones et notre cycle menstruel. Il arrive néanmoins aussi que ces sécrétions soient le signe d’un souci de santé, et qu’elles méritent un avis et un traitement médical. D’où l’importance de les connaître et de savoir les décrypter, pour savoir quelles pertes sont normales… ou pas !

Envie de comprendre (enfin !) pourquoi il arrive parfois que vos pertes soient totalement liquides, ou du moins, un peu plus présentes que d’habitude dans votre culotte ? On vous explique toutes les raisons à ça et croyez-nous, vous n’allez plus regarder vos pertes blanches de la même manière 😉

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SPM ou grossesse ? Le jeu des différences !

spm ou grossesse

Les idées clés

  • Les symptômes du SPM et du début de grossesse sont assez similaires et il peut être compliqué de faire la différence entre les deux.
  • Les symptômes assez différenciants du début de la grossesse sont le saignement de nidation, les nausées et vomissements et la plus grande visibilité des veines et des tubercules de Montgomery sur les seins, ainsi que le maintien d’une température basale élevée (pour les femmes qui pratiquent la symptothermie).
  • Le timing des symptômes peut aussi aider car les signes de grossesse précoces peuvent être présents 6-7 jours après l’ovulation, alors que les symptômes du SPM surviennent généralement plus tard.

Crampes, sautes d’humeur, fatigue, sensibilité accrue, poitrine tendue, etc. : si vous vous demandez parfois (ou souvent) si vos symptômes de fin de cycle menstruel sont liés à une grossesse ou « simplement » à votre syndrome prémenstruel, vous n’êtes pas seules ! Cela concerne aussi bien les femmes qui ont envie d’avoir un bébé que celles qui ne sont absolument pas prêtes à en avoir un 🙂

Qu’on ait l’habitude d’avoir des symptômes saugrenus, ou qu’un cycle nous en fasse découvrir de nouveaux jusqu’alors inconnus, ces fluctuations peuvent clairement poser question : « je suis enceinte, ou pas ?!« , « SPM ou grossesse ?« . En effet, nos hormones nous jouent parfois des tours et leurs messages ne sont pas toujours clairs, surtout quand on a tendance à tout sur-analyser (on vous voit, et surtout, on vous comprend !).

Dans ce qui suit, on va tenter de vous expliquer comment faire la différence entre les symptômes du syndrome prémenstruel et ceux qui peuvent être des signes de grossesse précoces 🙂 Let’s go !

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Double ovulation : mythe ou réalité ?

double ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation ne se produit qu’une seule fois par cycle menstruel, car la progestérone, hormone sécrétée après l’ovulation, bloque la cascade hormonale nécessaire à ce processus complexe, jusqu’à sa chute en fin de cycle si l’ovule n’est pas fécondé.
  • Il est néanmoins possible d’expulser deux ovules au cours d’une même ovulation et ce phénomène a lieu dans l’espace d’une journée, pas plus !
  • On ne peut pas reconnaître une double ovulation en observant son cycle, car les symptômes d’une double ovulation ne sont pas différents d’une ovulation « simple » et ne sont pas majorés.
  • Une double ovulation peut donner naissance à des faux jumeaux, si les deux ovules sont fécondés.
  • Il ne faut pas confondre double (ou multiple) ovulation et tentatives d’ovulation : le corps peut envoyer des signaux d’ovulation (notamment avec la glaire cervicale), mais cette dernière peut finalement ne pas aboutir.
  • Le phénomène de superfétation, deux ovulations ayant lieu à plusieurs jours d’intervalle, est en principe physiologiquement impossible (sauf très rares exceptions : 10 cas recensés dans toute l’Histoire).

Le cycle menstruel est quelque chose d’assez obscur, très peu enseigné et parfois tabou. Pour autant, il fait aussi l’objet de nombreux mythes qui peuvent déstabiliser et inquiéter certaines d’entre nous, notamment lorsque l’on cherche à adopter une approche naturelle de notre fertilité

C’est le cas de la double ovulation, concept flou et plein de fantasmes (vous savez, ce genre d’histoires de femmes enceintes de deux bébés à plusieurs semaines d’intervalle ?!).

Vous avez entendu parler de la double ovulation et souhaitez savoir si ce phénomène existe réellement et ce qui se cache derrière ?

On vous explique ce qu’en dit la science !

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Pourquoi on ressent parfois une grosse fatigue avant les règles ?

grosse fatigue avant les règles

Les idées clés

  • Il est très courant de ressentir une fatigue intense avant l’arrivée des règles, et cela peut s’expliquer par la chute hormonale en fin de cycle menstruel.
  • Néanmoins, la fatigue peut également s’expliquer par des douleurs prémenstruelles ou des troubles du sommeil causés par le syndrome prémenstruel (qui peut également se manifester par une mauvaise humeur ou de l’irritabilité, de la déprime ou diverses douleurs comme des maux de tête.
  • Il existe des solutions naturelles et liées au mode de vie pour lutter contre la fatigue prémenstruelle et ses désagréments.

En raison des douleurs et saignements, les règles peuvent être très fatigantes pour une femme ; mais ce dont on parle moins, c’est la fatigue intense que l’on peut ressentir juste avant ses règles, que nous sommes tout de même 80% à ressentir !

En effet, la fin du cycle menstruel peut nous mettre littéralement à plat : la faute à qui ? À nos hormones, bien sûr ! Ou plutôt, à la chute de nos hormones féminines, aka les oestrogènes et la progestérone, qui sont les gardiennes de notre énergie : une énergie plutôt en expansion en première partie du cycle (merci les oestrogènes) et tournée vers nous-même en deuxième partie de cycle (merci la progestérone).

À la suite de la baisse drastique de nos hormones à l’approche de nos règles, notre sommeil peut s’en trouver perturbé, ce qui est assez normal. Toutefois, on peut aussi ressentir d’autres symptômes qui vont venir continuer de nous drainer, comme des douleurs utérines, des troubles de l’humeur, du stress, de l’anxiété, voire une mini dépression : dans ce cas, on s’éloigne un peu de la normalité du cycle et on expérimente en réalité le SPM, le fameux syndrome prémenstruel (dont on se passerait bien).

Pourquoi on se sent parfois si fatiguée avant nos règles ? Et surtout, quelles sont les solutions (car elles existent !) pour faire en sorte de retrouver un peu d’énergie ? On vous explique tout ça 😉

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Pourquoi a-t-on parfois un SPM sous pilule ?

SPM sous pilule

Les idées clés

  • Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne l’ensemble des symptômes physiques et émotionnels qu’une femme peut ressentir avant l’arrivée de ses règles : douleurs, irritabilité, maux de tête, fringales, etc.
  • La pilule est souvent proposée parmi les traitements du SPM, car elle bloque l’ovulation et le cycle menstruel, et donc, en théorie, les symptômes du syndrome prémenstruel chez les femmes qui en souffrent.
  • Cela étant, il n’est pas rare que les femmes prenant une contraception hormonale souffrent de symptômes semblables au SPM avant leurs règles : la chute hormonale de la fin de plaquette ou un mauvais dosage de la pilule peuvent être en cause, tout comme la prise de la pilule en elle-même.
  • Il est possible de soulager le syndrome prémenstruel « naturel » ou sous pilule grâce à des méthodes basées sur l’hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires, etc.).

Quand les douleurs, les troubles de l’humeur, la fatigue et les maux de tête (pour ne citer qu’eux) sont au menu à l’approche de nos règles, on a généralement très envie de renier notre utérus et notre cycle menstruel et de les passer sous silence grâce à la pilule contraceptive.

Si elle est très souvent l’une des solutions proposées pour camoufler le syndrome prémenstruel (SPM) (pour ne pas dire la seule), il n’est pas rare de constater que certaines femmes continuent d’en souffrir alors qu’elles prennent la pilule, ou pire, qu’elles en font les frais alors qu’elles n’en avaient pas avant !

Comment cela est-il possible ? Pourquoi la pilule ne soulage pas toujours le syndrome prémenstruel ? On vous explique 🙂

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