Emancipées

Contraception après accouchement : la pilule est-elle la seule option ?

contraception après accouchement

Les idées clés

  • Après l’accouchement, l’ovulation peut revenir assez vite, à partir de 3 semaines après l’accouchement si on n’allaite pas. L’allaitement peut en revanche décaler le retour de l’ovulation de quelques semaines, voire de plusieurs mois !
  • Après l’accouchement, une femme est fertile dans les 3 semaines qui précèdent son retour de couches.
  • Il existe tout un panel de contraceptions possibles après la naissance, qu’elles soient hormonales (pilules, patch, DIU, anneau vaginal) ou non (DIU au cuivre, préservatif, MAMA, symptothermie, etc.).
  • Certaines méthodes de contraception sont en revanche déconseillées tout de suite après l’accouchement en cas d’allaitement, comme les pilules oestroprogestatives.
  • Certaines méthodes de contraception après accouchement sont utilisables tout de suite (comme le préservatif, qui en plus, protège des infections sexuellement transmissibles), quand d’autres ne sont recommandées que dans un certain délai (de minimum 3 semaines).

Une fois qu’on a réussi la prouesse de mettre un bébé au monde, on est généralement soumises à deux discours un peu contradictoires : reprendre les rapports ASAP (alors qu’on a parfois juste envie d’entrer au couvent !), mais surtout pas sans contraception (on ne voudrait surtout pas enchaîner les grossesses, n’est-ce pas ?).

En réalité, si on souhaite vraiment éviter une seconde grossesse consécutive, il est important de penser à sa contraception après l’accouchement et de prendre le temps de considérer toutes les options qui s’offrent aux jeunes mamans. Car oui, vous n’êtes pas forcément obligée d’opter pour la pilule ! Il existe plusieurs méthodes de contraception adaptées au post partum, qu’elles contiennent des hormones de synthèse ou non, allant du préservatif au stérilet, en passant par la méthode MAMA et la symptothermie (oui, spoiler, c’est possible !).

Néanmoins, bien sûr, ce choix de contraception est tout de même un tout peu moins large en post partum et certaines précautions sont à observer après l’accouchement, notamment si vous allaitez 🙂

🎧🎞 En complément de cet article, n’hésitez à pas écouter ou visionner notre épisode de podcast consacré à la contraception en post partum !

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Calcul de l’ovulation et cycle irrégulier : comment s’y prendre ?

calcul ovulation cycle irrégulier

Les idées clés

  • L’ovulation est le fruit de tout un processus hormonal, entre le cerveau et les ovaires.
  • Contrairement aux idées reçues, elle n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle ou 14 jours avant les règles. L’ovulation varie d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre !
  • Les femmes ayant des cycles irréguliers ne peuvent pas s’appuyer sur une application ou un calendrier, néanmoins, elles peuvent observer les biomarqueurs de l’ovulation pour valider leur période d’ovulation.
  • Ces biomarqueurs sont au nombre de trois : la glaire cervicale et la température basale, que l’on peut observer au jour le jour, et éventuellement la position du col de l’utérus.
  • Cette méthode d’observation s’appelle la symptothermie, qui est fiable à 98%, que notre cycle soit irrégulier ou non !

Lorsque l’on souhaite tomber enceinte et avoir un enfant, on a très envie de connaître la date de son ovulation, pour être le plus « efficace » possible et maximiser ses chances de grossesse. Le souci, quand on a un cycle irrégulier, c’est que, comme l’ovulation est irrégulière, on ne sait pas comment la calculer ni comment bâtir son « calendrier » d’ovulation !

Mais si on vous disait qu’en fait, la clé pour spotter son ovulation n’est pas de faire des calculs, mais d’observer son corps, et qu’en plus, cela s’avère plus efficace qu’un calcul d’apothicaire (qui a toutes les chances de vous induire en erreur) ? Intriguées ? On vous explique tout ça !

🎞️🍿 Psst ! Si vous préférez une version vidéo de cet article, la voici ! ⏬️

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Que faire après un test de grossesse positif ?

que faire après un test de grossesse positif

Les idées clés

  • Il est important de confirmer le test de grossesse positif avec une prise de sang, car un test de grossesse urinaire, surtout effectué avant le retard de règles, est moins fiable.
  • Une fois que le résultat du test est confirmé, un premier rendez-vous avec votre professionnel de santé est obligatoire : il peut s’agir de votre médecin traitant, de votre sage-femme ou de votre gynécologue.
  • Après un test de grossesse positif, certains examens médicaux sont obligatoires tout au long de la grossesse pour écarter tout problème, quand d’autres sont simplement recommandés.
  • La déclaration de votre grossesse auprès de la CAF et de la Caisse d’assurance maladie est obligatoire, pour ouvrir vos droits concernant le suivi de votre grossesse et votre congé maternité.

Vous aviez un doute et le test de grossesse vient de le confirmer : vous êtes enceinte ! Au-delà de la joie et de toutes les émotions que cela peut vous procurer, vous pouvez aussi vous demander, un peu en stress « OK, je fais quoi maintenant ? » et c’est totalement légitime !

Dans cet article, on va vous expliquer toutes les étapes qui vous attendent, concernant notamment les bilans médicaux et les différentes déclarations administratives à effectuer. Et rassurez-vous, c’est finalement assez simple 😉

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Saignements en dehors des règles & spottings : quand faut-il s’inquiéter ?

saignements en dehors des règles

Les idées clés

  • Les règles sont la conséquence d’une ovulation réussie, survenant maximum 16 jours après.
  • Tous les autres saignements entre les règles (qu’on appelle aussi métrorragies) sont à surveiller avec un médecin, même s’ils sont la plupart du temps sans gravité !
  • Les saignements en dehors des règles peuvent être bénins : spotting d’ovulation, de nidation, début de grossesse, pose ou retrait d’un stérilet, changement de contraception, etc.
  • Ils peuvent aussi être plus sérieux et signaler un arrêt de grossesse, une grossesse extra utérine, une endométriose, un SOPK, ou une IST, par exemple.
  • Le traitement et les conséquences des métrorragies dépend de leur cause initiale.

Les saignements en dehors des règles sont fréquents et souvent source d’inquiétude : perte de sang entre deux cycles, spotting avant ou après les règles, traces brunâtres inattendues… ces situations sont courantes mais peuvent clairement poser question !

La majorité du temps, ces saignements vaginaux en dehors des menstruations sont bénins, mais ils peuvent aussi révéler un déséquilibre hormonal, une grossesse, une infection ou une pathologie gynécologique. Ils ne doivent donc jamais être ignorés sans avis médical 🙂

Dans cet article, on va vous aider à comprendre les raisons pouvant expliquer ces saignements, et à faire le tri entre les saignements et les spottings « normaux » (comme le spotting d’ovulation ou de nidation) et ceux qui demandent un avis médical 🙂

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Superfétation : peut-on tomber enceinte alors qu’une grossesse est déjà en cours ?

superfétation

Les idées clés

  • La superfétation (ou superfœtation) se produit lorsqu’une femme tombe enceinte alors qu’elle l’est déjà.
  • La superfétation, possible chez certains animaux, est un phénomène extrêmement rare chez l’ homme : tellement rare que les spécialistes doutent de son existence (seulement une dizaine de cas ont été recensés dans le monde) !
  • Chez les femmes, tout est fait pour empêcher une deuxième implantation lorsqu’il y a déjà eu une fécondation et qu’une grossesse est lancée : la production de progestérone bloque hormonalement l’ovulation et la muqueuse utérine « se verrouille » à l’accroche d’un autre embryon.
  • Par ailleurs, on ne peut pas ovuler plusieurs fois par cycle, à plusieurs jours d’écart, toujours en raison de la présence de progestérone.
  • La superfétation pourrait s’expliquer par une anomalie génétique ou utérine, ou peut se produire lors d’un parcours PMA.
  • La superfétation se distingue de la grossesse gémellaire (quand deux ovules fécondés en même temps ou un ovule se scinde en deux) et de la superfécondation (qui se produit lorsque deux ovules sont fécondés par deux hommes lors de deux rapports différents, durant la même ovulation).
  • Une grossesse superfétatoire et l’accouchement se déroulent de la même manière qu’une grossesse gémellaire, sans risque forcément majoré pour le développement du fœtus le plus jeune, puisque souvent, les termes des deux grossesses ne sont pas forcément très éloignés.

Certaines grossesses ont fait la une de la presse, et pour cause : la maman a appris qu’elle était enceinte alors qu’une première grossesse était déjà en cours ! Ce phénomène, extrêmement rare, s’appelle la superfétation (on lui donne aussi le nom de grossesse superfétatoire) et il interroge beaucoup les spécialistes : comment une femme peut-elle tomber enceinte alors qu’elle l’est déjà ?

En réalité, la superfétation fait couler beaucoup d’encre alors qu’on a recensé seulement une dizaine de cas de grossesses superfétatoires, dans toute l’histoire et dans le monde entier : tant et si bien que ce « miracle » de la biologie semble relever purement et simplement de la science-fiction !

En effet, lorsqu’une grossesse est lancée, le corps empêche une seconde fécondation et donc, une seconde conception : un embryon n’a donc aucun moyen d’être créé et de s’accrocher dans l’utérus !

Dans ce qui suit, on va vous expliquer clairement comment le corps se transforme en début de grossesse et réduit drastiquement la possibilité de mener deux grossesses aux termes différents 🙂 On va aussi parler du mythe de la double ovulation (un mythe qui a la vie dure !) et ce qui peut, éventuellement, expliquer les très rares cas de superfétation dans l’histoire, et enfin quelles sont les potentielles complications d’une grossesse superfétatoire 🙂

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Retard de règles sans grossesse : comment est-ce possible ?

retard de règles

Les idées clés

  • Hors grossesse, les règles surviennent toujours 16 jours maximum après l’ovulation, en raison de la durée de vie limitée du corps jaune.
  • Une femme n’ovule pas forcément à J14 et la date de l’ovulation n’est pas fixe d’un cycle à l’autre, tout comme la durée du cycle qui peut varier de quelques jours.
  • En cas de test de grossesse négatif, un retard de règles peut donc s’expliquer par un décalage de l’ovulation, dont les raisons sont multiples : le stress, du sport en excès, une maladie comme un SOPK engendrant des cycles irréguliers, la pré-ménopause, etc.
  • Le mieux est de suivre son cycle menstruel pour bien repérer l’ovulation !

Lorsque les règles tardent à venir, on peut légitimement se demander : « est-ce que je ne serais pas enceinte ? » et faire un test de grossesse pour lever le doute. Sauf qu’il arrive assez souvent que nos règles soient en retard alors que le test est négatif !

Dans ce cas, comment expliquer un retard de règles ? Quelles sont les causes d’un retard de règles, voire, carrément, d’une absence de règles sur plusieurs jours, semaines, mois ?

Dans cet article, on voit ensemble toutes les raisons qui peuvent expliquer un retard de règles, alors qu’on n’est pas enceinte. Et, spoiler : souvent, en fait, vos règles ne sont pas en retard du tout 😉

🎞🍿 Si vous êtes plutôt team vidéo, on a synthétisé cet article avec une vidéo Youtube courte, mais simple et efficace 😉

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Déni de grossesse : comment peut-on être enceinte sans le savoir ?

déni de grossesse

Les idées clés

  • Le déni de grossesse se produit quand une femme n’a pas conscience qu’elle est enceinte pendant au moins les 3 premiers mois de sa grossesse.
  • On parle de déni partiel si la levée du déni se fait au cours de la grossesse, et de déni total lorsque la femme découvre qu’elle est enceinte au moment de la naissance du bébé.
  • Le déni de grossesse est un phénomène encore assez tabou et mystérieux pour les médecins, mais s’expliquerait par un blocage de l’inconscient, qui « cache » le fait d’être enceinte à la future maman.
  • Le déni de grossesse peut avoir des conséquences sur la maman et sur l’enfant, qui sont d’autant plus importantes que la grossesse est découverte tardivement.

Si un grand nombre de femmes sont à l’affût du moindre signe de grossesse (qu’elle soit désirée ou non) et attendent avec impatience de pouvoir faire un test de grossesse, d’autres, bien plus rares, peuvent totalement passer à côté de leur grossesse. Elles font alors ce qu’on appelle un déni de grossesse et ce phénomène suscitent beaucoup de questions : pourquoi leur ventre ne grossit pas ? Pourquoi est-ce qu’elles continuent d’avoir leurs règles ? Comment est-ce possible qu’elles ne ressentent aucun des symptômes de grossesse ? Comment, finalement le fait d’être enceinte peut-il être complètement caché, dissimulé ?

Dans cet article, on va essayer de répondre à toutes ces questions, qui sont passionnantes. Une chose est sûre : notre cerveau, pour nous protéger, nous joue parfois de sacrés tours ! On va aussi voir ensemble qu’elles peuvent être les conséquences d’un déni de grossesse sur la maman et sur le bébé. Ready ?!

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Oeuf clair : quelles sont les causes et les symptômes d’une grossesse non évolutive ?

oeuf clair

Les idées clés

  • L’œuf clair est un oeuf qui a bien été fécondé, mais dont le développement est stoppé aux premiers stades de la division cellulaire. Le cas gestationnel est vide, il n’y a pas d’embryon.
  • Il n’y a pas forcément de signes permettant de déceler un oeuf clair, hormis si la grossesse s’arrête naturellement de manière spontanée (on parle de « fausse couche »).
  • L’oeuf clair est généralement repéré lors de l’échographie de datation. Le gynécologue peut aussi demander un dosage des beta hCG, mais l’échographie est la seule façon de confirmer une suspicion d’oeuf clair.
  • Si la grossesse ne s’arrête pas d’elle-même, il est possible de recourir à un traitement médicamenteux ou à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (plus rare).
  • En revanche, l’oeuf clair n’impacte pas du tout la fertilité et les chances de grossesses futures.

Lorsqu’on attend un enfant, une fois qu’on a pris pleinement conscience de la bonne nouvelle, l’attente jusqu’à la confirmation, grâce à l’échographie de datation, que « tout va bien » peut-être très difficile. Et on peut notamment craindre deux choses : la « fausse couche » (ou plutôt la grossesse arrêtée, terme plus approprié) et l’oeuf clair, c’est-à-dire une grossesse non évolutive, avec un sac gestationnel vide, sans embryon.

Dans ce qui suit, on va vous donner de plus amples explications sur ce qu’est un oeuf clair (à l’origine, il est vrai, de certains cas de fausses couches), mais aussi essayer de vous rassurer : il s’agit d’un phénomène assez rare et surtout, si jamais vous êtes déjà passée par là (💔), qui n’impacte pas du tout votre fertilité future, ni vos chances d’avoir un bébé 🙂

Et si vous lisez cet article alors que vous êtes en plein dedans, on vous envoie toute notre tendresse et plein de réconfort, du fond du coeur.

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Comment fonctionne un test d’ovulation et quand l’utiliser ?

test d'ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel, qu’il est important de repérer, notamment en cas de désir de grossesse.
  • La libération de l’ovocyte est provoquée par un pic de l’hormone lutéinisante LH, détectée par les tests d’ovulation.
  • Dans les faits, un pic de LH n’est pas toujours suivi de la rupture de la membrane folliculaire, car le processus ovulatoire peut être stoppé pour plusieurs raisons (stress, maladie, fièvre, etc.)
  • Un test d’ovulation positif ne permet donc pas toujours de confirmer l’ovulation. De plus, on peut aussi ovuler avec un test d’ovulation négatif, en cas de pic de LH inférieur à la sensibilité du test.

Le test d’ovulation est l’un des outils les plus utilisés en cas de désir de grossesse :en effet, les fabricants promettent de vous permettre de repérer votre période de fertilité sans effort et avec précision, en urinant simplement sur un test ! Et quand on sait à quel point il est stratégique de ne pas rater son ovulation quand on veut concevoir, on comprend que les tests d’ovulation soient si prisés 🙂

Mais en réalité, comment fonctionne vraiment un test d’ovulation ? Que détecte-t-il exactement dans le corps ? Et surtout : suffit-il pour repérer les jours les plus fertiles de votre cycle menstruel, et est-il fiable ? Réponse tout de suite !



Ovulation et fenêtre de fertilité : quelques rappels !

Le cycle menstruel se découpe en deux principales phases, avec l’ovulation pour moment charnière :

  • La phase folliculaire avec les oestrogènes sécrétés par les follicules en développement. Quand l’un d’eux prend la tête et est suffisamment mature pour libérer son ovocyte, le cerveau (et plus précisément l’hypophyse) envoie une dose massive d’une hormone bien particulière, la LH !
  • L’ovulation se produit (en théorie) dans les 16 heures (environ) qui suivent le pic de LH, avec la rupture de la membrane du follicule, qui permet la libération de l’ovocyte. Il est happé par la trompe utérine et il va y attendre d’être fécondé par un spermatozoïde : au bout de grand maximum 24 heures, s’il n’a pas été fécondé, il s’auto-détruit !
  • La phase lutéale, avec le follicule vide qui devient le corps jaune et sécrète de la progestérone. Au bout de maximum 16 jours, ce corps jaune s’essouffle, se désagrège et sa production de progestérone décroît progressivement. Quand elle arrive à son niveau minimal, les règles surviennent !
cycle menstruel

En revanche, une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle :

  • 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale : la glaire cervicale est parfois appelée  « pertes blanches » et elle est sécrétée sous l’influence des oestrogènes. Plus on a d’oestrogènes, plus on a une glaire crémeuse, laiteuse, à l’aspect “blanc d’oeuf cru” et laissant une sensation humide, mouillée, lubrifiée. Cette glaire a pour mission première de protéger les spermatozoïdes de l’acidité du vagin, en plus de filtrer les meilleurs et de les nourrir en attendant l’ovulation
  • et jusqu’à 24 heures après l’ovulation, qui correspondent à la durée de vie de l’ovule.

fenêtre de fertilité

Ainsi, connaître vos jours de fertilité élevée peut aider à “planifier” les rapports sexuels quand la pression devient un peu grande (et la fatigue aussi !) : si vous êtes en désir de grossesse, c’est à ce moment-là qu’il faut tout donner ! C’est ce que se proposent de faire les tests d’ovulation, vous permettre d’identifier les jours les plus fertiles de votre cycle pour « viser juste ».


comment fonctionne un test d'ovulation

Qu’est-ce qu’un test d’ovulation ?

Les tests d’ovulation vous indiquent quand vous ovulez en détectant l’hormone LH, qui permet la rupture du follicule contenant l’ovocyte. Certains tests mesurent aussi un marqueur urinaire lié aux œstrogènes, ce qui peut indiquer une fertilité ‘en hausse’ quelques jours avant le pic de LH.

Ainsi, sur les tests d’ovulation qui le permettent, on voit l’ovulation venir avec la détection des oestrogènes, puis sa confirmation avec le pic de LH. Le test est ensuite négatif quand la LH est retombée et que, en théorie, on a bien ovulé !

On les trouve assez facilement en pharmacie, parapharmacie et dans certaines grandes surfaces, mais aussi en ligne.


Comment fonctionne un test d’ovulation ? (LH, pic, seuil)

Les tests d’ovulation fonctionnent un peu comme les tests de grossesse urinaires : il faut uriner sur le test d’ovulation (ou le tremper dans un verre contenant l’urine), afin qu’il détecte la concentration de LH(et des oestrogènes s’il les détecte aussi) dans les urines.


quand faire un test d'ovulation

Quand faire un test d’ovulation ?

Certains préconisent de faire un test d’ovulation environ 20 jours avant les prochaines règles, en partant du principe que l’ovulation se produit généralement 14 jours avant le début des règles : mais c’est faux !

En réalité, si la phase lutéale est relativement stable, elle n’est pas figée à 14 jours chez toutes les femmes et sur tous les cycles : elle peut durer entre 11 et 16 jours, de manière tout à fait physiologique. Ensuite, chez les femmes qui ont un déficit de progestérone et/ou un excès d’oestrogènes en phase lutéale, la phase post-ovulatoire peut durer moins de 11 jours. Donc partir du principe qu’il faut faire un test d’ovulation 20 jours avant les règles, c’est oublier ces principes de base concernant le cycle menstruel !

Par ailleurs, la phase folliculaire est assez variable, car nous n’ovulons pas toutes le 14ème jour du cycle.

Ainsi, on ne peut pas vraiment se baser sur un calcul et il vaut mieux commencer les tests dès que l’on voit de la glaire cervicale crémeuse/laiteuse, qui indique que les oestrogènes commencent à grimper, que des follicules se développent et que la fenêtre fertile est ouverte sur ce cycle.


Comment faire un test d’ovulation ?

Pour que le test d’ovulation soit efficace, vous devez le faire plusieurs jours d’affilée, exactement à la même heure. Certains fabricants préconisent de le faire au réveil avec les urines du matin, mais d’autres indiquent plutôt de le faire en fin de matinée ou en début d’après-midi : donc à voir selon les marques, en regardant bien la notice de votre test.

En réalité, le pic de LH a souvent lieu le soir, donc il peut être intéressant, en période de grande fertilité, de faire plusieurs tests par jour, pour être sûr de ne pas le louper, car il est très furtif !

Ensuite, la lecture du test d’ovulation doit se faire entre 3 et 5 minutes après avoir mis le test en contact avec l’urine.


Comment interpréter le résultat d’un test d’ovulation ?

En principe, lorsque vous obtenez un résultat positif, cela veut dire que vous sécrétez de la LH.

Généralement, les marques de tests d’ovulation (comme Clearblue) vous indiquent le pic de LH avec :

  • Un smiley, qui sourit quand il détecte de la LH
  • Des barres : une barre signifiant qu’il est négatif et deux barres qu’il est positif. Si la deuxième barre n’est pas franche, le test est considéré comme négatif.

Lorsque le test est positif, les marques recommandent généralement d’arrêter de faire des tests sur ce cycle, considérant que le jour de l’ovulation a bel et bien été détecté !


fiabilité test d'ovulation

Quelle est la fiabilité des tests d’ovulation ?

C’est là que le bât blesse sérieusement !

Un test d’ovulation positif ne confirme pas une ovulation

Les marques indiquent que quand le test est positif, c’est que vous ovulez : or, cela veut seulement dire que vous sécrétez de la LH ! Votre corps travaille fort pour ovuler, mais tout le process peut finalement échouer dans la dernière ligne droite : on ne le sait pas toujours mais un coup de stress intense, un pic de fièvre ou un dérèglement hormonal peuvent court-circuiter le processus ovulatoire (entre autres) !

La sensibilité du test d’ovulation est un paramètre important

Par ailleurs, certaines femmes ovulent avec un taux de LH inférieur au seuil de détection du test ! Ainsi, le test sera toujours négatif, alors que l’ovulation aura bien eu lieu.

A contrario, les femmes avec un LH constamment haute (notamment en cas de SOPK) font réagir les tests en permanence, avec donc un risque élevé de faux positif !

Pour enfoncer le clou, un rapport de la Direction Générale des Fraudes déclare que 4 tests de grossesse et d’ovulation sur 10 ne sont pas fiables.


limites test d'ovulation

Les limites des tests d’ovulation

La limite principale est leur manque de fiabilité, on vient de le dire ! Pour gagner en efficacité, il pourrait être intéressant de coupler les tests de LH avec des tests urinaires détectant la PdG, le métabolite urinaire de la progestérone, à réaliser quelques jours après le test de LH positif. Certaines marques comme Proov proposent ce genre de kits !

Les tests d’ovulation fonctionnent encore moins pour les femmes ayant un cycle irrégulier et/ou présentant plusieurs tentatives d’ovulation, et donc plusieurs pics de LH au cours d’un même cycle. Cela peut arriver en cas de SOPK, ou en périodes de post-pilule, de post-partum, ou en périménopause, qui sont des moments de vie où le cycle est perturbé, avec des fluctuations hormonales plus « aléatoires ».

De plus, les tests d’ovulation peuvent ajouter une pression supplémentaire en phase de conception, car ils raccourcissent énormément la fenêtre de fertilité, puisque le test d’ovulation n’est positif qu’au moment du pic de LH, 18h avant l’ovulation ! Or en réalité, on l’a vu, la fenêtre s’ouvre bien avant, grâce à la glaire cervicale 🙂

Ils peuvent également vous induire en erreur, car en réalité, on reste également fertile le lendemain de l’ovulation et tant que l’ovule reste en vie, alors que le test d’ovulation est négatif puisque le pic de LH est passé.

Enfin, même si c’est assez rare, les tests d’ovulation ne doivent pas être utilisés comme moyen de contraception, car ils indiquent uniquement que l’ovulation est imminente : ils ne balisent donc pas la fenêtre fertile (son ouverture et sa fermeture) avec précision.

Sans oublier que les tests d’ovulation sont assez onéreux et peuvent représenter un sacré budget si les essais bébé durent plusieurs mois, par exemple !


observation cycle menstruel

Test d’ovulation ou observation du cycle : quelles différences ?

Si vous souhaitez réellement savoir quand vous ovulez en toute autonomie et de manière fiable, le mieux reste d’observer votre cycle menstruel et vos signaux de fertilité au jour le jour (et en plus, c’est gratuit !).

Les signaux de fertilité les plus fiables sont au nombre de 2 :

  • La glaire cervicale, qui, on vient de le voir, ouvre la période fertile, car sa présence signale une montée importante des oestrogènes + protège les spermatozoïdes
  • La température basale (= au repos) prise au réveil : la progestérone sécrétée après l’ovulation augmente très légèrement la température, d’environ 0,2-0,5 degré.

L’observation de ces deux signaux combinés s’appelle la symptothermie et elle s’avère plus fiable que les tests d’ovulation, puisqu’elle ouvre la fenêtre de fertilité avec la glaire cervicale, mais elle la referme également avec la hausse de la température, ce que ne fait pas un test d’ovulation positif, puis négatif !

Loin d’être une obscure méthode de grand-mère, selon les chiffres de l’OMS et de Santé Publique France, la méthode symptothermique est fiable à 98,2%.

Si vous souhaitez creuser ce sujet test d’ovulation VS symptothermie, surtout n’hésitez pas à consulter notre article dédié !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement des tests d’ovulation et leurs limites ! Ils peuvent être des outils intéressants, à compléter absolument avec un test confirmant la présence de progestérone ou l’observation de la température, pour valider que l’ovulation a bien eu lieu.

De manière générale, on vous recommande plutôt d’apprendre à observer cette dite température + votre glaire cervicale, qui sont des tests d’ovulation gratuits, intégrés dans votre corps et tout à fait fiables une fois que vous aurez appris à les observer. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette méthode d’observation du cycle qu’est la symptothermie, voici notre Guide de Démarrage de la symptothermie, à télécharger gratuitement !

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous, vous utilisez des tests d’ovulation pour vous y retrouver dans votre cycle menstruel ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

PFAS, perturbateurs endocriniens… Quelle poêle choisir pour la santé ?

choix poêle pour la santé

Les idées clés

  • Les poêles et les casseroles avec un revêtement adhésif (comme les poêles en Téflon) peuvent contenir des PFAS.
  • Les PFAS sont des substances cancérigènes et des perturbateurs endocriniens, pouvant réellement nuire à notre santé.
  • Ils sont interdits dans un grand nombre de produits de consommation, sauf dans les poêles, casseroles et autres ustensiles de cuisine.
  • Pour éviter les PFAS, il est préférable de se tourner vers les poêles en fonte, les poêles en acier inoxydable et en inox 18/10, voire en cuivre.
  • Les poêles en céramique, en aluminium, en pierre ou composées de PFTE et de Gen-X (le nouveau Téflon) peuvent contenir des PFAS ou d’autres substances toxiques.

Imaginez la scène : vous avez décidé de vous préparer un bon petit plat et pour ce faire, vous avez choisi une recette plutôt saine et équilibrée, vous avez sélectionné des produits les plus clean possibles chez votre petit producteur bio et pris le temps d’éplucher et couper tous ces ingrédients… avant de les faire cuire dans une mare de substances toxiques. C’est ballot, n’est-ce-pas ? Et pourtant, c’est, à peu de chose près, ce que l’on fait tous au quotidien !

En effet, si les aliments que l’on choisit de manger sont primordiaux, notre manière de les cuire l’est tout autant. Or, la plupart des poêles proposées sur le marché contiennent des PFAS, qui sont des molécules très problématiques pour notre santé, et notamment pour notre santé féminine et hormonale.

Quelles sont ces molécules qui posent problème ? Quels produits en contiennent et surtout LA question ultime : comment être sûre de bien choisir quand on a besoin d’une poêle 100% safe, et quels sont les critères à respecter pour éviter tous les inconvénients des PFAS ? Bref quelle poêle choisir pour la santé ?

Dans cet article, on vous explique quels matériaux sont à éviter, quels sont au contraire ceux à privilégier et on vous donne même une petite liste de marques qui proposent des poêles tout à fait convenables, pour que ce soit le moins prise de tête possible pour vous 🙂



PFAS perturbateurs endocriniens

Pourquoi éviter les PFAS ?

Que sont les PFAS ?

Les PFAS sont des molécules combinant carbone et fluor, que l’on appelle aussi des substances per- et polyfluoroalkylées. Elles sont très utilisées pour leurs propriétés anti-adhésives et imperméabilisantes, notamment. Parmi les inconvénients majeurs des PFAS : ils sont considérés comme des polluants éternels, du fait de la combinaison quasiment indestructible du carbone et du fluor. Cette combinaison a également des répercussions sur la santé humaine.

Les PFAS sont une grande famille, qui compte à ce jour 14 000 molécules : en effet, à chaque fois que l’une de ces molécules est étudiée et que les recherches montrent qu’elle est potentiellement dangereuse, les industriels créent de nouvelles molécules pour éviter les interdictions, en modifiant très légèrement leur composition. Tous les PFAS n’ont pas encore été étudiés, mais deux d’entre eux sont déjà interdits en Europe : les PFOS (sulfonate de perfluorooctane), interdits depuis 2009 et les PFOA (acide perfluorooctanoïque), depuis 2020.

Toutefois, les scientifiques recommandent de considérer tous les PFAS de la même manière, car selon eux, quand des produits chimiques ont la même structure moléculaire, des propriétés environnementales et des risques biologiques identiques, il convient de les gérer comme une classe de produits à part entière, pour limiter les risques humains et environnementaux. En clair, si un PFAS est dangereux, on peut considérer qu’ils le sont tous !

Par ailleurs, bien qu’interdits, on retrouve encore des traces de PFOS et de PFOA dans l’environnement, dans les sols et les cours d’eau, mais aussi dans l’organisme des plantes et animaux. D’ailleurs, l’une des principales sources de PFAS est l’eau potable (mais aussi l’alimentation). L’étude Esteban, mise à jour en 2020, estime que « Le PFOA et le PFOS, (…) ont été quantifiés à 100 % aussi bien chez les enfants que chez les adultes« .

Donc en gros : tous les PFAS ne sont pas interdits, et ceux qui le sont ont de toute façon laissé des traces qui vont nous suivre pendant des années…

impact des PFAS sur la santé

Quels sont les impacts des PFAS sur la santé ?

Les PFAS sont cancérigènes

Le CIRC (Centre International de recherche sur le Cancer) a publié une étude en novembre 2023 considérant que les PFOA sont des substances chimiques cancérogènes pour l’humain (au même titre que l’amiante) et que les PFOS représentent un risque possible de cancer.

LES PFAS sont des perturbateurs endocriniens

Les PFAS sont potentiellement des perturbateurs endocriniens, en plus d’être cancérigènes.

Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? Il s’agit d’une substance qui va soit :

  • Mimer l’action d’une hormone que l’on produit nous-même de manière endogène

  • Brouiller le message entre notre cerveau et nos hormones.

C’est la raison pour laquelle, selon l’ANSES, les PFAS sont mis en cause en raison de leurs « effets sur la fertilité et le développement du fœtus« , ainsi que sur les hormones thyroïdiennes.

Les perturbateurs endocriniens viennent complètement perturber le cycle menstruel et nos hormones féminines, puisque le dialogue entre notre cerveau, nos ovaires, et éventuellement notre thyroïde, nos surrénales (qui sécrètent aussi les hormones du stress) et notre pancréas (qui sécrète l’insuline et gère notre glycémie) est totalement désorganisé. Cela peut poser, à terme, des problèmes de cycle menstruel (comme le syndrome prémenstruel ou le SOPK, par exemple), voire des troubles de la fertilité. C’est la raison pour laquelle on vous en parle beaucoup dans le Fertility Club, par exemple !

produits contenant des PFAS

Dans quels objets du quotidien retrouve-t-on des PFAS ?

Le souci avec les PFAS, c’est qu’on en retrouve un peu partout : dans les ustensiles de cuisine, les textiles imperméabilisants, certains cosmétiques et les emballages alimentaires, entre autres !

En mai 2024, une loi a interdit les PFAS dans un grand nombre de produits de consommation, ce qui est une excellente nouvelle ! Toutefois, une famille de produits est exemptée : les ustensiles de cuisine, alors que les poêles et casseroles anti adhésives peuvent contenir des PFAS, que ce sont des choses que l’on utilise tous les jours et que les aliments sont en contact direct avec le revêtements et peuvent donc en contenir des traces.

Mais pas de panique ! On va donc vous expliquer comment bien choisir vos poêles et autres ustensiles, pour éviter de nuire à votre cycle et à votre fertilité 🙂


téflon

Une règle d’or : éviter le Téflon

On a toutes et tous dans nos placards des poêles en Téflon, puisque ce matériau présente des avantages non négligeables, dont celui de ne pas du tout accrocher. Or, le souci réside justement dans ce revêtement anti-adhésif !

Il était auparavant réalisé avec des PFOA : après leur interdiction en 2020, les industriels ont donc décidé de créer une nouvelle molécule aux mêmes propriétés pour leurs revêtements : les PFTE. Sauf que ! Les PFTE, une nouvelle famille de PFAS donc, présentés comme une alternative sans danger aux PFOA, ne sont en réalité pas forcément si sûrs : une étude explique qu’on ne peut pas, à ce jour, affirmer que les PTFE n’entrent pas dans les cellules humaines.

De plus, une enquête du magazine 60 millions de consommateurs démontre que les poêles avec un revêtement PFTE peuvent aussi contenir des PFAS, un peu par « contamination croisée » sur les chaînes de production.

Donc, en clair : si vous voyez une poêle avec un revêtement adhésif en Téflon sans PFOA, mais avec des PFTE (ou une autre famille de PFAS), reposez-la tranquillement sur le rayon de votre magasin !


poêles contenant des PFAS

Poêles sans PFAS : les fausses bonnes idées

OK, maintenant qu’on sait qu’il faut éviter le Téflon, on peut partir sur n’importe quelle poêle sans Téflon ? Non, pas tout à fait ! En effet, les industriels ne manquent pas d’imagination et peuvent parfois nous proposer des alternatives avec des matériaux qui semblent tout à fait sûrs sur le papier : mais quand on creuse un peu, on se rend compte que le bât blesse :s

Céramique

Les poêles en céramique sont souvent présentées comme une alternative saine et naturelle au Téflon : pourtant, les poêles en céramique peuvent aussi contenir des PFAS, même si elles en contiennent moins que les poêles avec revêtement adhésif.

Par ailleurs, leur revêtement a une durée de vie réduite et elles finissent par accrocher. Dernière chose et non des moindres : on ne connaît pas toujours dans les détails la composition de l’alliage utilisé (souvent à base de silice). Pour couronner le tout, elles peuvent aussi contenir des nanoparticules ! Bref, c’est un peu une fausse bonne idée.

Aluminium

En soi, les poêles et casseroles en aluminium sans revêtement ne contiennent pas de PFAS. Toutefois, il est possible que des particules d’aluminium migrent dans les aliments, surtout avec des aliments acides comme la tomate. Or, une concentration trop élevée d’aluminium dans le sang aurait un lien avec un risque accru de maladies dégénératives ! Certes, les quantités d’aluminium ingérées par repas sont infimes, mais dans le doute, autant éviter 😉

Pierre

Là encore, la pierre fait partie des matériaux présentés comme sûrs aux consommateurs, car naturels : sauf qu’il semblerait que les poêles en pierre ne soient pas, là non plus, exemptes de PFAS, notamment si elles disposent d’un revêtement anti adhésif.

Par ailleurs, les poêles en pierre ne sont souvent pas complètement en pierre, et leur composition exacte reste un peu mystérieuse : il s’agit généralement d’une matière combinant granit et, potentiellement, des PFAS.

GEN-X

Que dire du Gen-X, aka le nouveau Téflon ? Et bien, il s’agit ni plus ni moins d’un nouveau PFAS et il reste sur la liste noire des « substances extrêmement préoccupantes«  selon l’Agence Européenne des Produits Chimiques. Le GEN-X a donc les mêmes « inconvénients » que les autres PFAS pour nous autres consommateurs, et est un matériau à éviter absolument !


quelle poele choisir pour la santé,

Quels matériaux choisir pour une cuisson saine et quelle poêle choisir pour la santé ?

En lisant ce qui précède, vous avez peut-être l’impression qu’il n’y a aucune poêle non toxique sur le marché, qu’aucun matériau n’est secure, mais on tient quand même à vous rassurer : si si, certaines poêles ne présentent pas de danger pour votre santé ! La fonte, l’inox et le cuivre sont des matériaux vers lesquels vous pouvez vous tourner 🙂

Fonte

Les poêles en fonte de nos grands-mères sont généralement exemptes de PFAS (sauf, encore une fois, si elles disposent d’un revêtement anti adhésif). La fonte est un matériau composé de fer et de carbone, qui permet de très bien conduire et garder la chaleur, qualités que l’on attend généralement d’une poêle. Elles ont également une durée de vie infinie ! Toutefois, elles présentent 3 inconvénients : elles sont lourdes, elles accrochent et elles ont un certain prix.

Si on ne peut pas vraiment vous aider à résoudre le premier point (on ne va pas forcément vous recommander de muscler vos bras à outrance pour pouvoir les porter sans souci ^^), le deuxième point, celui de « l’accroche » n’est pas tout à fait vrai. Certes, les poêles en fonte ont la réputation d’accrocher les aliments, notamment les viandes, les poissons, les oeufs, les pommes de terre et les légumes. Mais il y a une petite astuce : le culottage avant la première utilisation !

Le culottage consiste en fait à créer un revêtement adhésif naturellement dans votre poêle en fonte 🙂 Pour ce faire, voici les étapes à suivre :

  • Enduire votre poêle d’une fine couche d’huile végétale neutre (à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur), avec du papier absorbant

  • Puis, mettre votre poêle en fonte ou votre casserole au four, à puissance maximale pendant une heure : en chauffant, la fonte va absorber l’huile et créer une matière anti-adhésive.

  • Au bout d’une heure, laissez refroidir votre poêle et votre casserole et renouvelez l’opération encore 1 fois ou 2 !

Cette méthode est donnée à titre indicatif : jetez un oeil à la notice fournie par le fabricant, qui vous expliquera comment culotter votre poêle ou casserole 😉

Bon point : le culottage continue de se faire avec le temps, ce qui signifie que vos casseroles et poêles en fonte accrocheront de moins en moins 🙂 Ce sont aussi des ustensiles de cuisine que vous pourrez garder pendant longtemps ! La plupart du temps, par facilité d’utilisation, les marques ont déjà pré-culotté les poêles et casseroles en fonte qu’ils vous proposent 😉

Pour la cuisson, si la casserole ou la poêle a été bien culottée, vous n’aurez pas besoin d’ajouter de matières grasses : il vous suffit de bien attendre que la poêle soit très chaude (comptez 2 minutes) avant d’ajouter vos aliments en cuisson ! Parfait pour une cuisine la plus saine possible 🙂

Concernant le troisième inconvénient, celui du prix : si l’investissement de départ vous paraît trop conséquent, vous pouvez faire le choix d’une poêle en fonte de seconde main. De plus, avantage non négligeable, le culottage sera déjà fait !

Attention, la fonte est un matériau qui craint l’humidité : on vous recommande donc d’essuyer vos ustensiles avec un torchon sec, rapidement après le lavage et d’éviter le lave-vaisselle. Le culottage offre aussi une couche protectrice contre l’humidité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut enduire toute votre poêle ou casserole d’huile 🙂 Côté lavage, attendez que la poêle refroidisse après cuisson, avant de la laver à l’eau chaude uniquement : le liquide vaisselle viendrait en effet attaquer la couche protectrice. Vous pouvez ensuite ajouter une fine couche d’huile avec du papier absorbant, avant de ranger votre poêle.

Quid de la fonte émaillée ? La couche d’émail formée pour protéger le fond de la poêle peut contenir des métaux lourds, comme du cadmium, pouvant être relâchés en cours de cuisson. De plus, on ne connait pas toujours la composition de la fonte émaillée utilisée.

Inox et acier inoxydable

Si la fonte vous paraît trop lourde ou contraignante, vous pouvez aussi vous tourner vers les poêles en acier inoxydable (composé de fer, de nickel et de chrome), en privilégiant celles en inox 18/10. Elles sont généralement plus légères et faciles à manipuler et si elles sont bien entretenues, leur durée de vie est plutôt longue. Elles ne manquent donc pas d’ avantages !

L’inox 18/10 présente la meilleure qualité d’inox, qui sera plus durable et permettra une meilleure répartition de la chaleur : si toutefois votre budget est plus serré, vous pouvez vous tourner vers l’inox “classique”, en vérifiant bien qu’il n’y a pas de revêtement anti-adhésif sur votre future poêle.

Car en effet, là encore, contrairement aux poêles en Téflon, les aliments peuvent accrocher pendant la cuisson dans les poêles en acier. L’astuce est en fait de bien faire préchauffer votre poêle et de réaliser le test de la goutte d’eau : si elle « roulotte » à la surface de la poêle, elle est assez chaude et vous pouvez ajouter vos aliments, avec un petit peu de matière grasse si besoin !

Vous pouvez aussi culotter votre poêle en inox avant utilisation, mais cela paraît moins indispensable que pour la fonte. Si vous choisissez cette option, ne mettez pas votre casserole ou votre poêle en acier au four, mais faites la bien chauffer environ 15 minutes sur feu moyen-fort, après l’avoir enduite d’huile neutre (vous pouvez aussi choisir cette façon de faire pour la fonte). Là encore, n’hésitez pas à respecter les consignes de culottage données par votre fabricant ! 

Cuivre

Les poêles et casseroles en cuivre sont également généralement sans PFAS, et plaisent aux amateurs de cuisine dans leur utilisation quotidienne, car le cuivre est un matériau qui conduit très bien la chaleur. Elles sont aussi une durée de vie tout à fait convenable.

Attention toutefois à l’oxydation et à l’apparition de « vert-de-gris », qui est toxique : pour éviter cela, vous pouvez choisir un cuivre « étamé », avec un revêtement en étain ou en inox. Prenez garde également à l’humidité !


poêles sans PFAS et perturbateurs endocriniens

Les poêles et casseroles sans PFAS recommandées

Maintenant que vous avez les grands principes (et surtout l’un des critères majeurs : ne pas choisir des poêles en Téflon ou avec un revêtement adhésif quel qu’il soit, car tous les revêtements sont susceptibles de contenir des PFAS), on vous propose une liste des marques proposant des poêles en fonte ou en inox qui sont des options tout à fait safe !

  • Ikea : inox (ce n’est pas de l’inox 18/10 en revanche, donc sa durée de vie peut être réduite) ou fonte

  • De Buyer (poêles en inox, sauf les poêles avec un revêtement anti adhésif)

  • Warmcook (notamment la gamme Lodge pour la fonte et Ecovitam pour l’inox). Vous avez d’ailleurs droit à 10% de réduction sur votre commande avec le code EMANCIPEES !

  • Baumstal (inox 18/10 sans revêtement)

  • Cristel (celles en inox 18/10 sans revêtement)

  • Atma

  • Le Creuset (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

  • Mauviel (inox et fonte sans revêtement)

  • Gastrolux (revêtement naturel, “base de bio-minéraux, des sédiments marins minutieusement broyés et cuits au four à plus de 500 °C”).

  • Lagostina (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

  • Le Vitaliseur de Marion, en inox 18/10 et qui permet aussi une cuisine saine et une cuisson très douce préservant les vitamines et minéraux des légumes, par exemple.

Pour composer cette liste, nous avons réuni vos recommandations sur Instagram et creusé cette question des PFAS et autres substances douteuses pour chacune des marques citées. Au moindre doute sur les matériaux et/ou s’il n’y avait pas d’indication claire quant à la composition des revêtements, nous les avons écartées. On a préféré mettre à votre disposition une liste plus courte et pas forcément exhaustive, mais avec des recommandations vraiment safe !

Conseils bonus : on ne peut que vous conseiller de faire le choix d’ustensiles (les spatules, notamment) plutôt en bois ou en métal, car le silicone alimentaire n’est pas forcément toujours très sain. De la même manière, soyez attentive au choix des matières grasses utilisées, car certaines peuvent être problématiques quand elles sont chauffées, comme le beurre.


On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair et vous aura donné toutes les clés pour bien choisir vos poêles au moment de votre achat ! Vous méritez de cuisiner sans risquer de vous empoisonner sur le long terme et de mettre à mal votre équilibre hormonal et votre fertilité 🙂

Pour résumer, les poêles en acier inoxydable (si possible plutôt en inox 18/10), en fonte et en cuivre sont OK, si elles n’ont pas de revêtement adhésif 🙂 Elles ont également une belle durée de vie, donc l’investissement est généralement amorti. En revanche, si vous avez le moindre doute et que la composition manque de détails essentiels, passez votre chemin !

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et surtout, si vous avez des marques safe à nous recommander, l’espace commentaires est là pour ça !

Les sources complémentaires

  • Scientific Basis for Managing PFAS as a Chemical Class
  • Imprégnation de la population française par les composés perfluorés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016
  • Les Monographies du CIRC évaluent les effets cancérogènes de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et de l’acide perfluorooctanesulfonique (SPFO)
  • PFAS : des substances chimiques très persistantes
  • Proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées
  • Antiadhésives… mais avec PFAS
  • Are fluoropolymers really of low concern for human and environmental health and separate from other PFAS?
  • Chronic exposure to aluminum and risk of Alzheimer’s disease: A meta-analysis
  • « Polluants éternels » : la firme Chemours perd une bataille devant la CJUE