Emancipées

Manque de progestérone : symptômes, causes et solutions

manque de progestérone, symptômes

Les idées clés

  • La progestérone est une hormone essentielle à la fertilité et à la santé féminine, même si on veut pas avoir d’enfant.
  • Les symptômes d’un manque de progestérone les plus courants sont des spottings, une phase lutéale courte, un syndrome prémenstruel et des troubles de la fertilité, entre autres !
  • Il existe des solutions médicamenteuses et naturelles pour améliorer sa progestérone et restaurer un équilibre hormonal optimal.
  • Que l’on soit en projet bébé ou simplement attentive à son cycle, on sait à quel point il est important que nos hormones soient en parfait équilibre. On peut aussi se demander si on ne se trouve pas face à un déséquilibre hormonal lorsqu’on n’arrive pas à tomber enceinte, ou lorsqu’on ressent certains inconforts au quotidien !

    Mais comment interpréter les signes ? Vous êtes nombreuses à nous demander, notamment sur Instagram, si vous n’auriez pas un déséquilibre hormonal, et surtout une carence en progestérone, au vu des symptômes que vous ressentez à l’approche de vos règles : douleurs, acné, fringales, sautes d’humeur, etc.

    Dans cet article, on va donc vous expliquer pourquoi la progestérone est essentielle pour votre fertilité et votre bien-être au quotidien, mais aussi (et surtout !) comment reconnaître une carence en progestérone et quels sont les symptômes qui portent à croire que votre progestérone a bien besoin d’un peu de soutien 🙂 Et bien sûr, on vous donne quelques pistes pour faire remonter naturellement votre progestérone (car oui, c’est complètement possible !).

    🎧🍿 Pour info, voici également notre épisode de podcast dédié au sujet de la carence en progestérone, si vous préférez ce format !

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    Stérilet au cuivre : tout comprendre sur ce contraceptif sans hormones

    stérilet au cuivre

    Les idées clés

    • Avec son taux de fiabilité de 99,2%, le dispositif intra utérin (DIU) au cuivre est l’un des moyens de contraception féminine les plus efficaces.
    • Le DIU au cuivre doit être posé par un médecin, un gynécologue ou une sage femme.
    • Ce moyen de contraception présente de nombreux avantages, mais certaines femmes témoignent d’effets secondaires assez pénibles, tels que des règles plus abondantes et douloureuses.
    • Le DIU au cuivre est compatible avec la pratique de la symptothermie.

    Lorsque l’on souhaite se tourner vers un mode de contraception non hormonal, le stérilet au cuivre est souvent le premier réflexe. Il s’agit en effet d’une solution discrète, efficace sur le long terme, sans hormones de synthèse et qui ne vous demande aucun effort !

    Pour autant, son mode d’action est souvent peu connu, tandis que ses effets secondaires peuvent être assez embarrassants au quotidien (pour certaines, welcome back les règles déluge comme quand on était ado !).

    Vous voulez comprendre comment fonctionne un stérilet cuivre, ses avantages et ses inconvénients, ce qui le différencie du stérilet hormonal, son prix, etc. ? On vous partage tous les secrets de ce contraceptif qui semble retrouver une nouvelle jeunesse, afin que vous puissiez faire le bon choix, pour vous 🙂

    🎬🎧 Psst ! Si vous êtes plus audio/vidéo, on a aussi consacré un épisode de podcast au stérilet en cuivre !

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    Stérilet hormonal : fonctionnement, fiabilité, avantages et contre-indications

    stérilet hormonal

    Les idées clés

    • Le stérilet hormonal (aussi appelé dispositif intra utérin ou DIU) délivre une petite dose de progestatif (du levonorgestrel) en continu pour assurer son effet contraceptif.
    • La pose et le retrait du stérilet hormonal doivent être effectués par un médecin, gynécologue ou sage-femme.
    • Il présente un excellent taux de fiabilité, de 99,8%.
    • Toute femme peut utiliser un stérilet hormonal, hors contre indications comme une IST, un fibrome, une maladie ou autre.
    • Le stérilet hormonal est un moyen de contraception qui présente certains effets indésirables, notamment causés par les hormones qu’il délivre.

    En matière de contraception féminine, il y a souvent deux écoles : avec hormones ou sans hormones. 

    Dans la première catégorie, la pilule fait office d’incontournable. Et pourtant, pour les femmes qui souhaitent un contraceptif garanti zéro stress au quotidien, le stérilet hormonal semble être une très bonne option. En effet, il n’est pas nécessaire d’y penser, car il est présent dans l’utérus pendant des années !

    Ainsi, si vous avez tendance à oublier votre pilule ou si vous êtes lassée de devoir y penser chaque jour, le stérilet hormonal peut vous convenir. Néanmoins, il s’agit également d’un dispositif invasif qui n’affranchit pas des effets secondaires éventuels des hormones de synthèse. Afin de vous permettre de faire le choix le plus éclairé possible, on vous explique tout ce qu’il faut savoir avant d’opter pour stérilet hormonal !

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    Tout comprendre sur la période de fécondité chez la femme : durée, calcul, symptômes

    période de fécondité

    Les idées clés

    • La période de fécondité d’une femme ne dure que quelques jours par cycle menstruel (environ 6 jours)
    • Une femme ne peut tomber enceinte que durant sa période de fécondité : elle est infertile le reste du temps.
    • Une femme n’ovule pas forcément le 14e jour, puisque cette « règle » ne concerne que 15% des femmes.
    • Il n’est pas possible de calculer sa période de fécondité ou de la prédire, mais il est possible de voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale et de confirmer qu’on a bien ovulé grâce à l’assèchement de cette même glaire + une légère montée de température corporelle.

    Que l’on ait envie de faire un enfant ou au contraire pas du tout, on s’est toutes demandées au moins une fois si l’un des derniers rapports sexuels que l’on a eus pouvait éventuellement être fécondant (avec selon les cas, une lueur d’espoir ou une sueur froide).

    En effet, à part avoir très souvent entendu qu’une femme ovule le 14ème jour du cycle, on n’en sait pas forcément beaucoup plus sur notre fertilité, et de cette méconnaissance peuvent naitre des peurs ou des doutes infondés. Nombreuses sont les femmes, notamment celles rencontrant des difficultés à avoir un enfant ou ayant connu une grossesse non désirée, à ne pas connaître du tout leur période d’ovulation ! Loin d’être honteuse, cette réalité doit nous inciter à mieux nous connaître, pour devenir davantage actrices de notre corps, notre fertilité et notre fécondité !

    La fécondité d’une femme correspond à sa capacité à se reproduire, et sa période de fécondité renvoie donc aux moments où elle détient cette capacité à concevoir un bébé. Car oui, mettons les choses au clair tout de suite : contrairement aux hommes, une femme n’est pas féconde 365 jours par an ! On peut estimer qu’elle est fertile environ 1/5e du temps chaque mois, et ce, pendant une quarantaine d’années au cours de sa vie. 

    Vous souhaitez savoir à quoi correspond votre période de fécondité et comprendre quels processus biologiques se cachent derrière ? On vous a déjà expliqué tous les ressorts de votre fertilité et comment calculer votre date d’ovulation. On vous détaille aujourd’hui ce qui se cache derrière les termes “période de fécondité”.

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    Oeuf clair : quelles sont les causes et les symptômes d’une grossesse non évolutive ?

    oeuf clair

    Les idées clés

    • L’œuf clair est un oeuf qui a bien été fécondé, mais dont le développement est stoppé aux premiers stades de la division cellulaire. Le cas gestationnel est vide, il n’y a pas d’embryon.
    • Il n’y a pas forcément de signes permettant de déceler un oeuf clair, hormis si la grossesse s’arrête naturellement de manière spontanée (on parle de « fausse couche »).
    • L’oeuf clair est généralement repéré lors de l’échographie de datation. Le gynécologue peut aussi demander un dosage des beta hCG, mais l’échographie est la seule façon de confirmer une suspicion d’oeuf clair.
    • Si la grossesse ne s’arrête pas d’elle-même, il est possible de recourir à un traitement médicamenteux ou à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (plus rare).
    • En revanche, l’oeuf clair n’impacte pas du tout la fertilité et les chances de grossesses futures.

    Lorsqu’on attend un enfant, une fois qu’on a pris pleinement conscience de la bonne nouvelle, l’attente jusqu’à la confirmation, grâce à l’échographie de datation, que « tout va bien » peut-être très difficile. Et on peut notamment craindre deux choses : la « fausse couche » (ou plutôt la grossesse arrêtée, terme plus approprié) et l’oeuf clair, c’est-à-dire une grossesse non évolutive, avec un sac gestationnel vide, sans embryon.

    Dans ce qui suit, on va vous donner de plus amples explications sur ce qu’est un oeuf clair (à l’origine, il est vrai, de certains cas de fausses couches), mais aussi essayer de vous rassurer : il s’agit d’un phénomène assez rare et surtout, si jamais vous êtes déjà passée par là (💔), qui n’impacte pas du tout votre fertilité future, ni vos chances d’avoir un bébé 🙂

    Et si vous lisez cet article alors que vous êtes en plein dedans, on vous envoie toute notre tendresse et plein de réconfort, du fond du coeur.

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    Comment fonctionne un test d’ovulation et quand l’utiliser ?

    test d'ovulation

    Les idées clés

    • L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel, qu’il est important de repérer, notamment en cas de désir de grossesse.
    • La libération de l’ovocyte est provoquée par un pic de l’hormone lutéinisante LH, détectée par les tests d’ovulation.
    • Dans les faits, un pic de LH n’est pas toujours suivi de la rupture de la membrane folliculaire, car le processus ovulatoire peut être stoppé pour plusieurs raisons (stress, maladie, fièvre, etc.)
    • Un test d’ovulation positif ne permet donc pas toujours de confirmer l’ovulation. De plus, on peut aussi ovuler avec un test d’ovulation négatif, en cas de pic de LH inférieur à la sensibilité du test.

    Le test d’ovulation est l’un des outils les plus utilisés en cas de désir de grossesse :en effet, les fabricants promettent de vous permettre de repérer votre période de fertilité sans effort et avec précision, en urinant simplement sur un test ! Et quand on sait à quel point il est stratégique de ne pas rater son ovulation quand on veut concevoir, on comprend que les tests d’ovulation soient si prisés 🙂

    Mais en réalité, comment fonctionne vraiment un test d’ovulation ? Que détecte-t-il exactement dans le corps ? Et surtout : suffit-il pour repérer les jours les plus fertiles de votre cycle menstruel, et est-il fiable ? Réponse tout de suite !



    Ovulation et fenêtre de fertilité : quelques rappels !

    Le cycle menstruel se découpe en deux principales phases, avec l’ovulation pour moment charnière :

    • La phase folliculaire avec les oestrogènes sécrétés par les follicules en développement. Quand l’un d’eux prend la tête et est suffisamment mature pour libérer son ovocyte, le cerveau (et plus précisément l’hypophyse) envoie une dose massive d’une hormone bien particulière, la LH !
    • L’ovulation se produit (en théorie) dans les 16 heures (environ) qui suivent le pic de LH, avec la rupture de la membrane du follicule, qui permet la libération de l’ovocyte. Il est happé par la trompe utérine et il va y attendre d’être fécondé par un spermatozoïde : au bout de grand maximum 24 heures, s’il n’a pas été fécondé, il s’auto-détruit !
    • La phase lutéale, avec le follicule vide qui devient le corps jaune et sécrète de la progestérone. Au bout de maximum 16 jours, ce corps jaune s’essouffle, se désagrège et sa production de progestérone décroît progressivement. Quand elle arrive à son niveau minimal, les règles surviennent !
    cycle menstruel

    En revanche, une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle :

    • 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale : la glaire cervicale est parfois appelée  « pertes blanches » et elle est sécrétée sous l’influence des oestrogènes. Plus on a d’oestrogènes, plus on a une glaire crémeuse, laiteuse, à l’aspect “blanc d’oeuf cru” et laissant une sensation humide, mouillée, lubrifiée. Cette glaire a pour mission première de protéger les spermatozoïdes de l’acidité du vagin, en plus de filtrer les meilleurs et de les nourrir en attendant l’ovulation
    • et jusqu’à 24 heures après l’ovulation, qui correspondent à la durée de vie de l’ovule.

    fenêtre de fertilité

    Ainsi, connaître vos jours de fertilité élevée peut aider à “planifier” les rapports sexuels quand la pression devient un peu grande (et la fatigue aussi !) : si vous êtes en désir de grossesse, c’est à ce moment-là qu’il faut tout donner ! C’est ce que se proposent de faire les tests d’ovulation, vous permettre d’identifier les jours les plus fertiles de votre cycle pour « viser juste ».


    comment fonctionne un test d'ovulation

    Qu’est-ce qu’un test d’ovulation ?

    Les tests d’ovulation vous indiquent quand vous ovulez en détectant l’hormone LH, qui permet la rupture du follicule contenant l’ovocyte. Certains tests mesurent aussi un marqueur urinaire lié aux œstrogènes, ce qui peut indiquer une fertilité ‘en hausse’ quelques jours avant le pic de LH.

    Ainsi, sur les tests d’ovulation qui le permettent, on voit l’ovulation venir avec la détection des oestrogènes, puis sa confirmation avec le pic de LH. Le test est ensuite négatif quand la LH est retombée et que, en théorie, on a bien ovulé !

    On les trouve assez facilement en pharmacie, parapharmacie et dans certaines grandes surfaces, mais aussi en ligne.


    Comment fonctionne un test d’ovulation ? (LH, pic, seuil)

    Les tests d’ovulation fonctionnent un peu comme les tests de grossesse urinaires : il faut uriner sur le test d’ovulation (ou le tremper dans un verre contenant l’urine), afin qu’il détecte la concentration de LH(et des oestrogènes s’il les détecte aussi) dans les urines.


    quand faire un test d'ovulation

    Quand faire un test d’ovulation ?

    Certains préconisent de faire un test d’ovulation environ 20 jours avant les prochaines règles, en partant du principe que l’ovulation se produit généralement 14 jours avant le début des règles : mais c’est faux !

    En réalité, si la phase lutéale est relativement stable, elle n’est pas figée à 14 jours chez toutes les femmes et sur tous les cycles : elle peut durer entre 11 et 16 jours, de manière tout à fait physiologique. Ensuite, chez les femmes qui ont un déficit de progestérone et/ou un excès d’oestrogènes en phase lutéale, la phase post-ovulatoire peut durer moins de 11 jours. Donc partir du principe qu’il faut faire un test d’ovulation 20 jours avant les règles, c’est oublier ces principes de base concernant le cycle menstruel !

    Par ailleurs, la phase folliculaire est assez variable, car nous n’ovulons pas toutes le 14ème jour du cycle.

    Ainsi, on ne peut pas vraiment se baser sur un calcul et il vaut mieux commencer les tests dès que l’on voit de la glaire cervicale crémeuse/laiteuse, qui indique que les oestrogènes commencent à grimper, que des follicules se développent et que la fenêtre fertile est ouverte sur ce cycle.


    Comment faire un test d’ovulation ?

    Pour que le test d’ovulation soit efficace, vous devez le faire plusieurs jours d’affilée, exactement à la même heure. Certains fabricants préconisent de le faire au réveil avec les urines du matin, mais d’autres indiquent plutôt de le faire en fin de matinée ou en début d’après-midi : donc à voir selon les marques, en regardant bien la notice de votre test.

    En réalité, le pic de LH a souvent lieu le soir, donc il peut être intéressant, en période de grande fertilité, de faire plusieurs tests par jour, pour être sûr de ne pas le louper, car il est très furtif !

    Ensuite, la lecture du test d’ovulation doit se faire entre 3 et 5 minutes après avoir mis le test en contact avec l’urine.


    Comment interpréter le résultat d’un test d’ovulation ?

    En principe, lorsque vous obtenez un résultat positif, cela veut dire que vous sécrétez de la LH.

    Généralement, les marques de tests d’ovulation (comme Clearblue) vous indiquent le pic de LH avec :

    • Un smiley, qui sourit quand il détecte de la LH
    • Des barres : une barre signifiant qu’il est négatif et deux barres qu’il est positif. Si la deuxième barre n’est pas franche, le test est considéré comme négatif.

    Lorsque le test est positif, les marques recommandent généralement d’arrêter de faire des tests sur ce cycle, considérant que le jour de l’ovulation a bel et bien été détecté !


    fiabilité test d'ovulation

    Quelle est la fiabilité des tests d’ovulation ?

    C’est là que le bât blesse sérieusement !

    Un test d’ovulation positif ne confirme pas une ovulation

    Les marques indiquent que quand le test est positif, c’est que vous ovulez : or, cela veut seulement dire que vous sécrétez de la LH ! Votre corps travaille fort pour ovuler, mais tout le process peut finalement échouer dans la dernière ligne droite : on ne le sait pas toujours mais un coup de stress intense, un pic de fièvre ou un dérèglement hormonal peuvent court-circuiter le processus ovulatoire (entre autres) !

    La sensibilité du test d’ovulation est un paramètre important

    Par ailleurs, certaines femmes ovulent avec un taux de LH inférieur au seuil de détection du test ! Ainsi, le test sera toujours négatif, alors que l’ovulation aura bien eu lieu.

    A contrario, les femmes avec un LH constamment haute (notamment en cas de SOPK) font réagir les tests en permanence, avec donc un risque élevé de faux positif !

    Pour enfoncer le clou, un rapport de la Direction Générale des Fraudes déclare que 4 tests de grossesse et d’ovulation sur 10 ne sont pas fiables.


    limites test d'ovulation

    Les limites des tests d’ovulation

    La limite principale est leur manque de fiabilité, on vient de le dire ! Pour gagner en efficacité, il pourrait être intéressant de coupler les tests de LH avec des tests urinaires détectant la PdG, le métabolite urinaire de la progestérone, à réaliser quelques jours après le test de LH positif. Certaines marques comme Proov proposent ce genre de kits !

    Les tests d’ovulation fonctionnent encore moins pour les femmes ayant un cycle irrégulier et/ou présentant plusieurs tentatives d’ovulation, et donc plusieurs pics de LH au cours d’un même cycle. Cela peut arriver en cas de SOPK, ou en périodes de post-pilule, de post-partum, ou en périménopause, qui sont des moments de vie où le cycle est perturbé, avec des fluctuations hormonales plus « aléatoires ».

    De plus, les tests d’ovulation peuvent ajouter une pression supplémentaire en phase de conception, car ils raccourcissent énormément la fenêtre de fertilité, puisque le test d’ovulation n’est positif qu’au moment du pic de LH, 18h avant l’ovulation ! Or en réalité, on l’a vu, la fenêtre s’ouvre bien avant, grâce à la glaire cervicale 🙂

    Ils peuvent également vous induire en erreur, car en réalité, on reste également fertile le lendemain de l’ovulation et tant que l’ovule reste en vie, alors que le test d’ovulation est négatif puisque le pic de LH est passé.

    Enfin, même si c’est assez rare, les tests d’ovulation ne doivent pas être utilisés comme moyen de contraception, car ils indiquent uniquement que l’ovulation est imminente : ils ne balisent donc pas la fenêtre fertile (son ouverture et sa fermeture) avec précision.

    Sans oublier que les tests d’ovulation sont assez onéreux et peuvent représenter un sacré budget si les essais bébé durent plusieurs mois, par exemple !


    observation cycle menstruel

    Test d’ovulation ou observation du cycle : quelles différences ?

    Si vous souhaitez réellement savoir quand vous ovulez en toute autonomie et de manière fiable, le mieux reste d’observer votre cycle menstruel et vos signaux de fertilité au jour le jour (et en plus, c’est gratuit !).

    Les signaux de fertilité les plus fiables sont au nombre de 2 :

    • La glaire cervicale, qui, on vient de le voir, ouvre la période fertile, car sa présence signale une montée importante des oestrogènes + protège les spermatozoïdes
    • La température basale (= au repos) prise au réveil : la progestérone sécrétée après l’ovulation augmente très légèrement la température, d’environ 0,2-0,5 degré.

    L’observation de ces deux signaux combinés s’appelle la symptothermie et elle s’avère plus fiable que les tests d’ovulation, puisqu’elle ouvre la fenêtre de fertilité avec la glaire cervicale, mais elle la referme également avec la hausse de la température, ce que ne fait pas un test d’ovulation positif, puis négatif !

    Loin d’être une obscure méthode de grand-mère, selon les chiffres de l’OMS et de Santé Publique France, la méthode symptothermique est fiable à 98,2%.

    Si vous souhaitez creuser ce sujet test d’ovulation VS symptothermie, surtout n’hésitez pas à consulter notre article dédié !


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement des tests d’ovulation et leurs limites ! Ils peuvent être des outils intéressants, à compléter absolument avec un test confirmant la présence de progestérone ou l’observation de la température, pour valider que l’ovulation a bien eu lieu.

    De manière générale, on vous recommande plutôt d’apprendre à observer cette dite température + votre glaire cervicale, qui sont des tests d’ovulation gratuits, intégrés dans votre corps et tout à fait fiables une fois que vous aurez appris à les observer. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette méthode d’observation du cycle qu’est la symptothermie, voici notre Guide de Démarrage de la symptothermie, à télécharger gratuitement !

    Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous, vous utilisez des tests d’ovulation pour vous y retrouver dans votre cycle menstruel ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

    PFAS, perturbateurs endocriniens… Quelle poêle choisir pour la santé ?

    choix poêle pour la santé

    Les idées clés

    • Les poêles et les casseroles avec un revêtement adhésif (comme les poêles en Téflon) peuvent contenir des PFAS.
    • Les PFAS sont des substances cancérigènes et des perturbateurs endocriniens, pouvant réellement nuire à notre santé.
    • Ils sont interdits dans un grand nombre de produits de consommation, sauf dans les poêles, casseroles et autres ustensiles de cuisine.
    • Pour éviter les PFAS, il est préférable de se tourner vers les poêles en fonte, les poêles en acier inoxydable et en inox 18/10, voire en cuivre.
    • Les poêles en céramique, en aluminium, en pierre ou composées de PFTE et de Gen-X (le nouveau Téflon) peuvent contenir des PFAS ou d’autres substances toxiques.

    Imaginez la scène : vous avez décidé de vous préparer un bon petit plat et pour ce faire, vous avez choisi une recette plutôt saine et équilibrée, vous avez sélectionné des produits les plus clean possibles chez votre petit producteur bio et pris le temps d’éplucher et couper tous ces ingrédients… avant de les faire cuire dans une mare de substances toxiques. C’est ballot, n’est-ce-pas ? Et pourtant, c’est, à peu de chose près, ce que l’on fait tous au quotidien !

    En effet, si les aliments que l’on choisit de manger sont primordiaux, notre manière de les cuire l’est tout autant. Or, la plupart des poêles proposées sur le marché contiennent des PFAS, qui sont des molécules très problématiques pour notre santé, et notamment pour notre santé féminine et hormonale.

    Quelles sont ces molécules qui posent problème ? Quels produits en contiennent et surtout LA question ultime : comment être sûre de bien choisir quand on a besoin d’une poêle 100% safe, et quels sont les critères à respecter pour éviter tous les inconvénients des PFAS ? Bref quelle poêle choisir pour la santé ?

    Dans cet article, on vous explique quels matériaux sont à éviter, quels sont au contraire ceux à privilégier et on vous donne même une petite liste de marques qui proposent des poêles tout à fait convenables, pour que ce soit le moins prise de tête possible pour vous 🙂



    PFAS perturbateurs endocriniens

    Pourquoi éviter les PFAS ?

    Que sont les PFAS ?

    Les PFAS sont des molécules combinant carbone et fluor, que l’on appelle aussi des substances per- et polyfluoroalkylées. Elles sont très utilisées pour leurs propriétés anti-adhésives et imperméabilisantes, notamment. Parmi les inconvénients majeurs des PFAS : ils sont considérés comme des polluants éternels, du fait de la combinaison quasiment indestructible du carbone et du fluor. Cette combinaison a également des répercussions sur la santé humaine.

    Les PFAS sont une grande famille, qui compte à ce jour 14 000 molécules : en effet, à chaque fois que l’une de ces molécules est étudiée et que les recherches montrent qu’elle est potentiellement dangereuse, les industriels créent de nouvelles molécules pour éviter les interdictions, en modifiant très légèrement leur composition. Tous les PFAS n’ont pas encore été étudiés, mais deux d’entre eux sont déjà interdits en Europe : les PFOS (sulfonate de perfluorooctane), interdits depuis 2009 et les PFOA (acide perfluorooctanoïque), depuis 2020.

    Toutefois, les scientifiques recommandent de considérer tous les PFAS de la même manière, car selon eux, quand des produits chimiques ont la même structure moléculaire, des propriétés environnementales et des risques biologiques identiques, il convient de les gérer comme une classe de produits à part entière, pour limiter les risques humains et environnementaux. En clair, si un PFAS est dangereux, on peut considérer qu’ils le sont tous !

    Par ailleurs, bien qu’interdits, on retrouve encore des traces de PFOS et de PFOA dans l’environnement, dans les sols et les cours d’eau, mais aussi dans l’organisme des plantes et animaux. D’ailleurs, l’une des principales sources de PFAS est l’eau potable (mais aussi l’alimentation). L’étude Esteban, mise à jour en 2020, estime que « Le PFOA et le PFOS, (…) ont été quantifiés à 100 % aussi bien chez les enfants que chez les adultes« .

    Donc en gros : tous les PFAS ne sont pas interdits, et ceux qui le sont ont de toute façon laissé des traces qui vont nous suivre pendant des années…

    impact des PFAS sur la santé

    Quels sont les impacts des PFAS sur la santé ?

    Les PFAS sont cancérigènes

    Le CIRC (Centre International de recherche sur le Cancer) a publié une étude en novembre 2023 considérant que les PFOA sont des substances chimiques cancérogènes pour l’humain (au même titre que l’amiante) et que les PFOS représentent un risque possible de cancer.

    LES PFAS sont des perturbateurs endocriniens

    Les PFAS sont potentiellement des perturbateurs endocriniens, en plus d’être cancérigènes.

    Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? Il s’agit d’une substance qui va soit :

    • Mimer l’action d’une hormone que l’on produit nous-même de manière endogène

    • Brouiller le message entre notre cerveau et nos hormones.

    C’est la raison pour laquelle, selon l’ANSES, les PFAS sont mis en cause en raison de leurs « effets sur la fertilité et le développement du fœtus« , ainsi que sur les hormones thyroïdiennes.

    Les perturbateurs endocriniens viennent complètement perturber le cycle menstruel et nos hormones féminines, puisque le dialogue entre notre cerveau, nos ovaires, et éventuellement notre thyroïde, nos surrénales (qui sécrètent aussi les hormones du stress) et notre pancréas (qui sécrète l’insuline et gère notre glycémie) est totalement désorganisé. Cela peut poser, à terme, des problèmes de cycle menstruel (comme le syndrome prémenstruel ou le SOPK, par exemple), voire des troubles de la fertilité. C’est la raison pour laquelle on vous en parle beaucoup dans le Fertility Club, par exemple !

    produits contenant des PFAS

    Dans quels objets du quotidien retrouve-t-on des PFAS ?

    Le souci avec les PFAS, c’est qu’on en retrouve un peu partout : dans les ustensiles de cuisine, les textiles imperméabilisants, certains cosmétiques et les emballages alimentaires, entre autres !

    En mai 2024, une loi a interdit les PFAS dans un grand nombre de produits de consommation, ce qui est une excellente nouvelle ! Toutefois, une famille de produits est exemptée : les ustensiles de cuisine, alors que les poêles et casseroles anti adhésives peuvent contenir des PFAS, que ce sont des choses que l’on utilise tous les jours et que les aliments sont en contact direct avec le revêtements et peuvent donc en contenir des traces.

    Mais pas de panique ! On va donc vous expliquer comment bien choisir vos poêles et autres ustensiles, pour éviter de nuire à votre cycle et à votre fertilité 🙂


    téflon

    Une règle d’or : éviter le Téflon

    On a toutes et tous dans nos placards des poêles en Téflon, puisque ce matériau présente des avantages non négligeables, dont celui de ne pas du tout accrocher. Or, le souci réside justement dans ce revêtement anti-adhésif !

    Il était auparavant réalisé avec des PFOA : après leur interdiction en 2020, les industriels ont donc décidé de créer une nouvelle molécule aux mêmes propriétés pour leurs revêtements : les PFTE. Sauf que ! Les PFTE, une nouvelle famille de PFAS donc, présentés comme une alternative sans danger aux PFOA, ne sont en réalité pas forcément si sûrs : une étude explique qu’on ne peut pas, à ce jour, affirmer que les PTFE n’entrent pas dans les cellules humaines.

    De plus, une enquête du magazine 60 millions de consommateurs démontre que les poêles avec un revêtement PFTE peuvent aussi contenir des PFAS, un peu par « contamination croisée » sur les chaînes de production.

    Donc, en clair : si vous voyez une poêle avec un revêtement adhésif en Téflon sans PFOA, mais avec des PFTE (ou une autre famille de PFAS), reposez-la tranquillement sur le rayon de votre magasin !


    poêles contenant des PFAS

    Poêles sans PFAS : les fausses bonnes idées

    OK, maintenant qu’on sait qu’il faut éviter le Téflon, on peut partir sur n’importe quelle poêle sans Téflon ? Non, pas tout à fait ! En effet, les industriels ne manquent pas d’imagination et peuvent parfois nous proposer des alternatives avec des matériaux qui semblent tout à fait sûrs sur le papier : mais quand on creuse un peu, on se rend compte que le bât blesse :s

    Céramique

    Les poêles en céramique sont souvent présentées comme une alternative saine et naturelle au Téflon : pourtant, les poêles en céramique peuvent aussi contenir des PFAS, même si elles en contiennent moins que les poêles avec revêtement adhésif.

    Par ailleurs, leur revêtement a une durée de vie réduite et elles finissent par accrocher. Dernière chose et non des moindres : on ne connaît pas toujours dans les détails la composition de l’alliage utilisé (souvent à base de silice). Pour couronner le tout, elles peuvent aussi contenir des nanoparticules ! Bref, c’est un peu une fausse bonne idée.

    Aluminium

    En soi, les poêles et casseroles en aluminium sans revêtement ne contiennent pas de PFAS. Toutefois, il est possible que des particules d’aluminium migrent dans les aliments, surtout avec des aliments acides comme la tomate. Or, une concentration trop élevée d’aluminium dans le sang aurait un lien avec un risque accru de maladies dégénératives ! Certes, les quantités d’aluminium ingérées par repas sont infimes, mais dans le doute, autant éviter 😉

    Pierre

    Là encore, la pierre fait partie des matériaux présentés comme sûrs aux consommateurs, car naturels : sauf qu’il semblerait que les poêles en pierre ne soient pas, là non plus, exemptes de PFAS, notamment si elles disposent d’un revêtement anti adhésif.

    Par ailleurs, les poêles en pierre ne sont souvent pas complètement en pierre, et leur composition exacte reste un peu mystérieuse : il s’agit généralement d’une matière combinant granit et, potentiellement, des PFAS.

    GEN-X

    Que dire du Gen-X, aka le nouveau Téflon ? Et bien, il s’agit ni plus ni moins d’un nouveau PFAS et il reste sur la liste noire des « substances extrêmement préoccupantes«  selon l’Agence Européenne des Produits Chimiques. Le GEN-X a donc les mêmes « inconvénients » que les autres PFAS pour nous autres consommateurs, et est un matériau à éviter absolument !


    quelle poele choisir pour la santé,

    Quels matériaux choisir pour une cuisson saine et quelle poêle choisir pour la santé ?

    En lisant ce qui précède, vous avez peut-être l’impression qu’il n’y a aucune poêle non toxique sur le marché, qu’aucun matériau n’est secure, mais on tient quand même à vous rassurer : si si, certaines poêles ne présentent pas de danger pour votre santé ! La fonte, l’inox et le cuivre sont des matériaux vers lesquels vous pouvez vous tourner 🙂

    Fonte

    Les poêles en fonte de nos grands-mères sont généralement exemptes de PFAS (sauf, encore une fois, si elles disposent d’un revêtement anti adhésif). La fonte est un matériau composé de fer et de carbone, qui permet de très bien conduire et garder la chaleur, qualités que l’on attend généralement d’une poêle. Elles ont également une durée de vie infinie ! Toutefois, elles présentent 3 inconvénients : elles sont lourdes, elles accrochent et elles ont un certain prix.

    Si on ne peut pas vraiment vous aider à résoudre le premier point (on ne va pas forcément vous recommander de muscler vos bras à outrance pour pouvoir les porter sans souci ^^), le deuxième point, celui de « l’accroche » n’est pas tout à fait vrai. Certes, les poêles en fonte ont la réputation d’accrocher les aliments, notamment les viandes, les poissons, les oeufs, les pommes de terre et les légumes. Mais il y a une petite astuce : le culottage avant la première utilisation !

    Le culottage consiste en fait à créer un revêtement adhésif naturellement dans votre poêle en fonte 🙂 Pour ce faire, voici les étapes à suivre :

    • Enduire votre poêle d’une fine couche d’huile végétale neutre (à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur), avec du papier absorbant

    • Puis, mettre votre poêle en fonte ou votre casserole au four, à puissance maximale pendant une heure : en chauffant, la fonte va absorber l’huile et créer une matière anti-adhésive.

    • Au bout d’une heure, laissez refroidir votre poêle et votre casserole et renouvelez l’opération encore 1 fois ou 2 !

    Cette méthode est donnée à titre indicatif : jetez un oeil à la notice fournie par le fabricant, qui vous expliquera comment culotter votre poêle ou casserole 😉

    Bon point : le culottage continue de se faire avec le temps, ce qui signifie que vos casseroles et poêles en fonte accrocheront de moins en moins 🙂 Ce sont aussi des ustensiles de cuisine que vous pourrez garder pendant longtemps ! La plupart du temps, par facilité d’utilisation, les marques ont déjà pré-culotté les poêles et casseroles en fonte qu’ils vous proposent 😉

    Pour la cuisson, si la casserole ou la poêle a été bien culottée, vous n’aurez pas besoin d’ajouter de matières grasses : il vous suffit de bien attendre que la poêle soit très chaude (comptez 2 minutes) avant d’ajouter vos aliments en cuisson ! Parfait pour une cuisine la plus saine possible 🙂

    Concernant le troisième inconvénient, celui du prix : si l’investissement de départ vous paraît trop conséquent, vous pouvez faire le choix d’une poêle en fonte de seconde main. De plus, avantage non négligeable, le culottage sera déjà fait !

    Attention, la fonte est un matériau qui craint l’humidité : on vous recommande donc d’essuyer vos ustensiles avec un torchon sec, rapidement après le lavage et d’éviter le lave-vaisselle. Le culottage offre aussi une couche protectrice contre l’humidité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut enduire toute votre poêle ou casserole d’huile 🙂 Côté lavage, attendez que la poêle refroidisse après cuisson, avant de la laver à l’eau chaude uniquement : le liquide vaisselle viendrait en effet attaquer la couche protectrice. Vous pouvez ensuite ajouter une fine couche d’huile avec du papier absorbant, avant de ranger votre poêle.

    Quid de la fonte émaillée ? La couche d’émail formée pour protéger le fond de la poêle peut contenir des métaux lourds, comme du cadmium, pouvant être relâchés en cours de cuisson. De plus, on ne connait pas toujours la composition de la fonte émaillée utilisée.

    Inox et acier inoxydable

    Si la fonte vous paraît trop lourde ou contraignante, vous pouvez aussi vous tourner vers les poêles en acier inoxydable (composé de fer, de nickel et de chrome), en privilégiant celles en inox 18/10. Elles sont généralement plus légères et faciles à manipuler et si elles sont bien entretenues, leur durée de vie est plutôt longue. Elles ne manquent donc pas d’ avantages !

    L’inox 18/10 présente la meilleure qualité d’inox, qui sera plus durable et permettra une meilleure répartition de la chaleur : si toutefois votre budget est plus serré, vous pouvez vous tourner vers l’inox “classique”, en vérifiant bien qu’il n’y a pas de revêtement anti-adhésif sur votre future poêle.

    Car en effet, là encore, contrairement aux poêles en Téflon, les aliments peuvent accrocher pendant la cuisson dans les poêles en acier. L’astuce est en fait de bien faire préchauffer votre poêle et de réaliser le test de la goutte d’eau : si elle « roulotte » à la surface de la poêle, elle est assez chaude et vous pouvez ajouter vos aliments, avec un petit peu de matière grasse si besoin !

    Vous pouvez aussi culotter votre poêle en inox avant utilisation, mais cela paraît moins indispensable que pour la fonte. Si vous choisissez cette option, ne mettez pas votre casserole ou votre poêle en acier au four, mais faites la bien chauffer environ 15 minutes sur feu moyen-fort, après l’avoir enduite d’huile neutre (vous pouvez aussi choisir cette façon de faire pour la fonte). Là encore, n’hésitez pas à respecter les consignes de culottage données par votre fabricant ! 

    Cuivre

    Les poêles et casseroles en cuivre sont également généralement sans PFAS, et plaisent aux amateurs de cuisine dans leur utilisation quotidienne, car le cuivre est un matériau qui conduit très bien la chaleur. Elles sont aussi une durée de vie tout à fait convenable.

    Attention toutefois à l’oxydation et à l’apparition de « vert-de-gris », qui est toxique : pour éviter cela, vous pouvez choisir un cuivre « étamé », avec un revêtement en étain ou en inox. Prenez garde également à l’humidité !


    poêles sans PFAS et perturbateurs endocriniens

    Les poêles et casseroles sans PFAS recommandées

    Maintenant que vous avez les grands principes (et surtout l’un des critères majeurs : ne pas choisir des poêles en Téflon ou avec un revêtement adhésif quel qu’il soit, car tous les revêtements sont susceptibles de contenir des PFAS), on vous propose une liste des marques proposant des poêles en fonte ou en inox qui sont des options tout à fait safe !

    • Poeleo : ce sont des poeles en inox 18/10 et pour les avoir testées, elles sont top ! Vous avez 5% de réduction avec le code EMANCIPEES 🙂
    • Warmcook (notamment la gamme Lodge pour la fonte et Ecovitam pour l’inox). Vous avez d’ailleurs droit à 10% de réduction sur votre commande avec le code EMANCIPEES !

    • Ikea : inox (ce n’est pas de l’inox 18/10 en revanche, donc sa durée de vie peut être réduite) ou fonte

    • De Buyer (poêles en inox, sauf les poêles avec un revêtement anti adhésif)

    • Baumstal (inox 18/10 sans revêtement)

    • Cristel (celles en inox 18/10 sans revêtement)

    • Atma

    • Le Creuset (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

    • Mauviel (inox et fonte sans revêtement)

    • Gastrolux (revêtement naturel, “base de bio-minéraux, des sédiments marins minutieusement broyés et cuits au four à plus de 500 °C”).

    • Lagostina (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

    • Le Vitaliseur de Marion, en inox 18/10 et qui permet aussi une cuisine saine et une cuisson très douce préservant les vitamines et minéraux des légumes, par exemple.

    Pour composer cette liste, nous avons réuni vos recommandations sur Instagram et creusé cette question des PFAS et autres substances douteuses pour chacune des marques citées. Au moindre doute sur les matériaux et/ou s’il n’y avait pas d’indication claire quant à la composition des revêtements, nous les avons écartées. On a préféré mettre à votre disposition une liste plus courte et pas forcément exhaustive, mais avec des recommandations vraiment safe !

    Conseils bonus : on ne peut que vous conseiller de faire le choix d’ustensiles (les spatules, notamment) plutôt en bois ou en métal, car le silicone alimentaire n’est pas forcément toujours très sain. De la même manière, soyez attentive au choix des matières grasses utilisées, car certaines peuvent être problématiques quand elles sont chauffées, comme le beurre.


    On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair et vous aura donné toutes les clés pour bien choisir vos poêles au moment de votre achat ! Vous méritez de cuisiner sans risquer de vous empoisonner sur le long terme et de mettre à mal votre équilibre hormonal et votre fertilité 🙂

    Pour résumer, les poêles en acier inoxydable (si possible plutôt en inox 18/10), en fonte et en cuivre sont OK, si elles n’ont pas de revêtement adhésif 🙂 Elles ont également une belle durée de vie, donc l’investissement est généralement amorti. En revanche, si vous avez le moindre doute et que la composition manque de détails essentiels, passez votre chemin !

    Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et surtout, si vous avez des marques safe à nous recommander, l’espace commentaires est là pour ça !

    Les sources complémentaires

  • Scientific Basis for Managing PFAS as a Chemical Class
  • Imprégnation de la population française par les composés perfluorés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016
  • Les Monographies du CIRC évaluent les effets cancérogènes de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et de l’acide perfluorooctanesulfonique (SPFO)
  • PFAS : des substances chimiques très persistantes
  • Proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées
  • Antiadhésives… mais avec PFAS
  • Are fluoropolymers really of low concern for human and environmental health and separate from other PFAS?
  • Chronic exposure to aluminum and risk of Alzheimer’s disease: A meta-analysis
  • « Polluants éternels » : la firme Chemours perd une bataille devant la CJUE
  • Le seed cycling, ou quand des graines nous aident à réguler notre cycle menstruel

    seed cycling

    Les idées clés

    • Le seed cycling est une méthode qui consiste à consommer 4 graines en particulier selon les phases du cycle menstruel : graines de lin et de courge avant l’ovulation, pour favoriser la sécrétion d’oestrogènes, graines de sésame et de tournesol après l’ovulation, pour favoriser la sécrétion de progestérone.
    • Les études démontrent un effet positif du seed cycling sur les troubles du cycle féminin, comme le syndrome des ovaires polykystiques, le syndrome prémenstruel, les troubles de la fertilité et de l’ovulation ou encore l’endométriose.
    • Le seed cycling a une action hormonale très douce, davantage que les plantes à visée hormonale, par exemple.
    • La méthode du seed cycling ne suffit pas seule et une prise en charge plus globale peut parfois s’avérer nécéssaire pour retrouver un équilibre hormonal optimal.

    Quand on s’intéresse à la fertilité féminine, il n’est pas rare de voir des posts consacrés au seed cycling (ou seed syncing) sur les réseaux sociaux : cette tendance venue des Etats Unis est parfois présentée par ses adeptes comme un remède miracle pour retrouver un cycle féminin en pleine santé. L’idée est simple : manger des graines selon les phases de son cycle pour soutenir la production de nos hormones et régler tous nos problèmes de santé féminine !

    Mais qu’en est-il vraiment ? Est-ce que cette méthode marche « pour de vrai » ou est-ce que ça serait pas un peu perché ce truc ? Est-ce qu’on va se transformer en hamster ?! Bref, est-ce que la consommation quotidienne de graines, grâce aux nutriments qu’elles contiennent, peut réellement soutenir notre cycle ? On vous explique tout !

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    Tout comprendre sur les progestatifs et la progestérone de synthèse

    progestatifs

    Les idées clés

    • La progestérone naturelle est essentielle à l’équilibre hormonal et à la survenue d’une grossesse, ainsi qu’à la santé féminine.
    • Les progestatifs concernent essentiellement les contraceptifs à base de progestérone de synthèse, qui provoquent des effets secondaires parfois assez lourds, comme un risque accru de méningiome.
    • On retrouve également des traitements à base de progestérone, qui eux, viennent soutenir le cycle menstruel et l’équilibre hormonal, notamment en cas de syndrome pré-menstruel, de désir de grossesse ou de péri-ménopause et de ménopause.
    • Des solutions naturelles existent pour soutenir sa progestérone également.

    On nous pose très souvent des questions sur les progestatifs, en commentaires par ici ou sur Instagram. En effet, il n’est pas rare qu’un médecin prescrive un médicament à base de progestérone de synthèse aux femmes qui ont un déséquilibre hormonal, sans forcément expliquer le pourquoi du comment !

    Le souci, c’est qu’il est parfois difficile d’y voir clair entre tous les progestatifs qui existent, leur mode d’action et leurs effets sur le corps des femmes, mais aussi la différence entre ces traitements et la progestérone naturellement produite après l’ovulation. Dans cet article, on va vous expliquer quels sont les différents progestatifs et leurs indications, la différence entre progestérone naturelle, progestérone bio identique et progestatif, et mettre en lumière ceux qui peuvent vous aider à soutenir votre progestérone, votre équilibre hormonal et votre fertilité. C’est parti !

    🎧🎞 Psst ! On a également enregistré un épisode de podcast avec le Dr Aurélien Nunez pour parler de la différence entre notre progestérone naturelle et la progestérone de synthèse 🙂

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    La progestérone, la réelle hormone de grossesse

    progestérone grossesse

    Les idées clés

    • La progestérone est l’hormone qui prépare le corps à la grossesse après l’ovulation (qu’il y ait un désir de maternité ou non !).
    • Elle prépare notamment la muqueuse utérine à l’implantation de l’embryon en cas de fécondation et peut limiter le risque d’une fausse couche précoce.
    • On peut identifier un manque de progestérone par prise de sang ou test urinaire, mais aussi en étant attentive à son cycle avant la grossesse.
    • En cas de carence avérée ou en parcours PMA, les médecins peuvent proposer des traitements pour rétablir un taux normal de progestérone. Il existe également des solutions naturelles pour combler ce déficit !

    Lorsque l’on parle de « l’hormone de grossesse », on pense généralement à la beta HCG, l’hormone détectée par les tests de grossesse. Mais si on vous disait qu’avant la beta HCG, il y a une autre hormone qui permet, justement, de démarrer cette si folle aventure qui dure 9 mois ? Et oui ! La véritable hormone de grossesse, c’est la progestérone.

    Dans ce qui suit, on vous explique quel est le rôle de la progestérone dans la fertilité et pourquoi, quand elle est un peu dans les chaussettes, sa carence peut entraver les chances de concevoir chez certaines femmes, ou bien compliquer le début de grossesse. Et évidemment, on va aussi vous parler des solutions qui existent pour revenir à l’équilibre si besoin ! 🙂

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