Emancipées

Don de sperme : tout savoir sur les conditions et les étapes du protocole

don de sperme

Les idées clés

  • Le don de sperme peut être proposé en cas d’anomalies sévères du spermogramme ou de risque de transmission d’une maladie grave ou génétique. Il est également ouvert aux couples de femmes et aux femmes seules depuis 2022.
  • En France, tout homme âgé de 18 à 45 ans peut donner son sperme, à condition de ne pas être porteur d’une anomalie génétique ou d’une infection sexuellement transmissible (des bilans médicaux sont réalisés pour s’en assurer).
  • En France, le don de sperme est non rémunéré. Il est également anonyme, même si la loi de bioéthique donne maintenant la possibilité à l’enfant issu du don de connaître l’identité du donneur à sa majorité.
  • Les CECOS et les centres PMA sont les établissements habilités à gérer les dons de sperme, à la fois pour les donneurs et les couples/femmes qui reçoivent le don.

On ne le sait pas toujours, mais il n’est pas rare que les difficultés d’un couple à concevoir soient (au moins en partie) liées à un problème de fertilité masculine et notamment à la mauvaise qualité du sperme de l’homme.

Heureusement, très souvent, les anomalies révélées par le spermogramme sont tout à fait réversibles, et des ajustements d’hygiène de vie permettent dans l’immense majorité des cas d’inverser la tendance et de retrouver des spermatozoïdes de compet’ (c’est d’ailleurs l’un des axes du Fertility Club :)) !

Néanmoins, il arrive aussi qu’il ne soit pas possible de résoudre le problème et dans ce cas, il est nécessaire de recourir au don de sperme pour pouvoir concevoir.

Comme on sait à quel point ce diagnostic peut faire l’effet d’un coup de massue, on vous a préparé cet article, qui vous explique en quoi consiste le don de sperme et quelles sont les conditions et les étapes du don, pour le donneur et pour les receveurs. Vous trouverez également des témoignages précieux de couples qui ont pu « faire famille » grâce au don de sperme et on espère fort que toutes ces informations vous aideront à appréhender ce parcours en ayant toutes les cartes en main <3

Bien sûr, on pense aussi aux couples de femmes et aux femmes seules qui nous lisent et qui se lancent dans cette aventure de la parentalité grâce au don de sperme ! Vous trouverez ici toutes les informations dont vous aurez besoin 🙂

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Endomètre & grossesse : son rôle clé dans la fertilité et la nidation de l’embryon

endomètre grossesse

Les idées clés

  • L’endomètre est la muqueuse utérine qui réagit aux fluctuations hormonales tout au long du cycle menstruel : les oestrogènes l’épaississent et la progestérone est chargée de la vasculariser, de la densifier et de la maintenir.
  • La muqueuse utérine est essentielle à la nidation de l’embryon : la progestérone est également chargée de mettre en place toutes les modifications cellulaires nécessaires à l’implantation, c’est-à-dire la bonne réceptivité endométriale.
  • Le timing de la nidation est très important également : l’endomètre n’est en effet réceptif à l’embryon que sur une courte période, appelée fenêtre d’implantation, lors de laquelle une incroyable réaction immunologique se met en place pour accepter ce corps “à moitié étranger”.
  • En cas de soucis au niveau de l’endomètre (notamment en termes d’épaisseur) qui entravent les chances de concevoir, des techniques médicales et naturelles existent.

Quand on souhaite concevoir, on s’intéresse de près à la quantité et la qualité de nos ovules, on peut aussi se pencher sur les spermatos du futur papa et scruter de près notre fenêtre de fertilité pour avoir un rapport au bon moment. Mais il y a un autre paramètre indispensable à tout début de grossesse : notre endomètre !

En effet, il s’agit tout de même du nid dans lequel notre bébé vient se nicher, et il est important que cette muqueuse utérine soit suffisamment préparée et accueillante.

Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi notre endomètre est clé pour notre fertilité, comment il évolue au fil du cycle menstruel et en cas de fécondation, et on va bien sûr voir ensemble quelles solutions sont possibles lorsque notre endomètre n’est pas encore tout à fait opérationnel pour favoriser l’implantation 🙂

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Don d’ovocytes : une alternative précieuse en cas d’infertilité féminine

don d'ovocytes

Les idées clés

  • Lorsqu’une infertilité trouve son origine, au moins en partie, au niveau des ovocytes, il est possible d’avoir recours au don d’ovocytes.
  • Les couples hétérosexuels, ainsi que les couples de femmes et les femmes seules, ont la possibilité d’accéder au don d’ovocytes. Par ailleurs, toute femme en bonne santé entre 18 et 37 ans peut donner ses ovocytes !
  • Le protocole est encadré, autant pour la donneuse que pour les receveurs. En France, le don d’ovocytes n’est pas rémunéré.

La fertilité d’une femme ou d’un couple peut être mise à mal par différents facteurs : des spermatozoïdes de mauvaise qualité, un déséquilibre hormonal, une anomalie anatomique… et parfois, l’origine vient (au moins en partie) des ovocytes.

Et si la qualité ou la quantité des ovocytes sont en cause, même si cela nécessite souvent un long cheminement avant d’envisager cette option, une solution existe : le don d’ovocytes. Dans ce cas, la grossesse est rendue possible grâce aux ovocytes d’une autre femme.

Dans ce qui suit, on va revenir ensemble sur les conditions et le déroulé du don d’ovocytes, qui pourront vous être utiles, que vous soyez en attente d’un don d’ovocytes, ou une potentielle candidate au don 🙂

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Endométriose & fertilité : peut-on tomber enceinte avec une endométriose ?

endométriose fertilité

Les idées clés

  • L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 10% des femmes en âge de procréer.
  • Elle se caractérise par la présence de cellules semblables à celles de l’endomètre en dehors de la cavité utérine.
  • Ces cellules réagissent aux fluctuations hormonales, créant des lésions, kystes et adhérences qui peuvent être extrêmement douloureux et causer des problèmes d’infertilité (entre autres).
  • Il n’existe pas encore de traitement spécifique contre l’endométriose. Néanmoins, des solutions médicales sont proposées, telles que la prise d’une contraception hormonale, une intervention chirurgicale et/ou un parcours PMA lorsqu’elle entraine une infertilité.
  • Il est également possible d’ajuster son hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires etc.) pour apaiser l’endométriose et temporiser l’inflammation et le déséquilibre hormonal sous-jacents dans la maladie.

L’endométriose est une maladie gynécologique qui concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer. Lorsqu’un désir de grossesse apparaît, une question revient systématiquement : l’endométriose empêche-t-elle de tomber enceinte ?

La réponse est nuancée : oui, l’endométriose peut impacter la fertilité, mais non, elle ne rend pas systématiquement infertile (et c’est important de le rappeler !) De nombreuses femmes atteintes d’endométriose tombent enceintes spontanément, parfois même sans le savoir 🙂

Dans cet article, on fait le point sur le lien entre endométriose et fertilité, les mécanismes en jeu, les options médicales et les leviers complémentaires !

🍿🎞️ Pour info, on a aussi échangé autour du sujet de l’endométriose avec le Dr Jonathan Cohen, qui nous donne son point de vue de gynécologue sur cette maladie gynécologique et ses potentiels impacts sur la fertilité féminine. Il est top à écouter, car il est très complémentaire à cet article 🙂

🎧 Il est également dispo sur toutes les plateformes de podcast !

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SOPK & fertilité, on fait le point !

SOPK fertilité

Les idées clés

  • Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) est un trouble du cycle menstruel qui touche environ 10% des femmes.
  • En 2026, le SOPK devient le SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) : ce changement de nom, officialisé au cours du Congrès d’Endocrinologie, est bien plus proche des véritables mécanismes métaboliques et hormonaux en jeu, et devrait permettre une meilleure compréhension et un meilleur suivi des patientes concernées !
  • Ce syndrome nécessite 2 de ces 3 critères pour être établi : des ovaires à l’aspect micro polykystique, des hormones androgènes en excès et/ou des troubles de l’ovulation. Des troubles métaboliques peuvent également être associés, comme une résistance à l’insuline.
  • Le SOPK peut être une cause d’infertilité, dès lors qu’il perturbe la cascade hormonale permettant l’ovulation et peut altérer la qualité ovocytaire. Mais on peut tout à fait tomber enceinte facilement avec un SOPK, il n’y a pas de règle générale et absolue !
  • Ce syndrome, complexe, nécessite une prise en charge adaptée au cas par cas, qui repose en grande partie sur des  ajustements d’hygiène de vie, et parfois une aide médicale via la PMA.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la première cause d’infertilité féminine : ce déséquilibre hormonal, qui induit souvent une absence ou du moins une raréfaction de l’ovulation (entre autres) est donc une piste clé à explorer lorsque les essais bébé s’éternisent.

Sachant qu’il faut le préciser tout de suite, infertilité ne veut pas du tout dire stérilité ! Avec un SOPK, les essais peuvent durer plus longtemps, du fait notamment de la rareté des ovulations, et donc on peut vite dépasser les 12 mois d’essais infructueux (qui sont la définition de l’infertilité), mais ça ne veut absolument pas dire qu’une grossesse est impossible. 

Le SOPK est un syndrome assez complexe qui concerne notamment le système endocrinien au niveau ovarien, mais pas seulement, puisque des hormones comme l’insuline peuvent être impliquées : c’est ce qui explique que le Congrès européen d’endocrinologie 2026, après 14 ans de travail réunissant plus de 50 sociétés savantes internationales et des associations de patientes du monde entier, vient d’officialiser le changement de nom du SOPK qui devient le SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien ! #alleluia

Bref, tout ceci étant précisé, on vous propose de détailler plus en profondeur ce qu’est le SOPK (ou SMOP) et pourquoi il réduit notre fertilité ? Quelles sont ses causes, comment est-il diagnostiqué et surtout, comment peut-on tout de même, optimiser ses chances de concevoir ? On vous explique tout ça point par point 😉

🎞️🎧 En complément de cet article, surtout n’hésitez pas à regarder/écouter notre épisode de podcast avec Guénaëlle Abéguilé, experte du sujet, qui apporte plein d’éclairages intéressants !!

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Fertilité masculine : les causes d’infertilité chez l’homme (et les solutions !)

fertilité masculine

Les idées clés

  • Chez l’homme comme chez la femme, la fertilité masculine repose sur un dialogue permanent entre le cerveau et l’appareil reproducteur.
  • En revanche, contrairement aux femmes, les hommes sont fertiles tous les jours et (quasiment) toute leur vie.
  • L’infertilité masculine existe et peut avoir différentes causes : génétiques, hormonales, mécaniques, mais aussi liées à l’hygiène de vie !
  • Des solutions existent pour résoudre les problèmes d’infertilité masculine, que ce soit sur un plan médical et/ou en faisant des ajustements en termes d’hygiène de vie.
  • Le saviez-vous ? La fertilité masculine, souvent moins discutée que la fertilité féminine, joue pourtant un rôle dans 30 à 50 % des cas d’infertilité de couple : cela signifie que quand un couple a du mal à concevoir, la cause n’est pas forcément exclusivement féminine, loin de là ! Une étude a par ailleurs révélé que les hommes d’aujourd’hui ont 2 fois moins de spermatozoïdes que leur grand-père.

    Comment est-ce possible ? Qu’est-ce qui peut influencer la fertilité d’un homme, la qualité de son sperme et de ses spermatozoïdes ? Et surtout, qu’est-ce que l’on peut faire pour améliorer la fertilité masculine ? On vous explique tout ça !

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    Quel est le délai pour tomber enceinte après l’arrêt de la pilule ?

    délai pour tomber enceinte après arrêt pilule

    Les idées clés

    • La pilule, dans la plupart des cas, bloque l’ovulation. Elle altère également la glaire cervicale et l’endomètre, ce qui complique les chances de fécondation et de nidation.
    • Il faut généralement attendre plusieurs cycles avant de tomber enceinte après l’arrêt de la pilule, le temps que les hormones féminines retrouvent leurs niveaux physiologiques et que le cycle menstruel redémarre.
    • Il est possible de repérer la première ovulation réussie après l’arrêt de la pilule, grâce aux signaux envoyés par le corps, à savoir la glaire cervicale et la température.
    • La prise de la pilule ne réduit pas les chances de concevoir, mais elle peut entraîner des carences en minéraux essentiels pour la fertilité.

    Une fois qu’on a envie d’avoir un enfant, on est généralement très impatiente, et on espère très fort que le test de grossesse sera positif dans la foulée, avant les prochaines règles 🙂 Sauf qu’il arrive très souvent que ce bébé qu’on attend avec joie mette un peu de temps à pointer le bout de son nez :s

    C’est d’autant plus vrai quand on a pris une contraception hormonale, et notamment une pilule contraceptive : il faut en effet un petit temps à notre corps, à nos hormones naturelles et à notre cycle menstruel pour retrouver leur rythme de croisière. Quel est le délai pour tomber enceinte après l’arrêt de la pilule ? Combien de temps faut-il attendre pour retrouver sa fertilité ? On vous explique tout dans ce qui suit 🙂



    fonctionnement pilule contraceptive

    Comment fonctionne la pilule contraceptive ?

    Pour bien comprendre pourquoi il y a souvent un délai entre l’arrêt de la pilule et un début de grossesse, voyons ensemble comment marche cette contraception hormonale.

    Dans la plupart des cas, la pilule contraceptive bloque l’ovulation. En effet, elle leurre le cerveau, en lui faisant croire qu’une grossesse a débuté, grâce aux hormones de synthèse qu’elle contient : ainsi, le cerveau n’envoie pas de FSH aux ovaires, l’hormone qui commande la maturation des follicules ovariens, débouchant ensuite sur l’ovulation. Les follicules, qui ne se développent pas, ne sécrètent pas d’oestrogènes et comme il n’y a pas d’ovulation, on n’a pas non plus de corps jaune et de progestérone.

    Le dialogue cerveau/ovaires est rompu, ou en tout cas, totalement altéré. Les pilules combinées, contenant des oestrogènes de synthèse et un progestatif fonctionnent de cette manière, ainsi que certaines pilules progestatives.

    hormones cycle menstruel naturel
    Hormones sous cycle menstruel naturel
    hormones sous pilule
    Hormones sous pilule

    Par ailleurs, même lorsqu’elle ne bloque pas l’ovulation, la pilule contraceptive altère la glaire cervicale et l’endomètre, ce qui complique fortement les chances de fécondation et de nidation.

    La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’utérus, durant la période de fertilité de la femme, sous l’influence des oestrogènes. À l’approche de l’ovulation, elle devient très étirable, translucide et lubrifiée, comme du blanc d’oeuf cru : cette texture lui permet de protéger les spermatozoïdes de l’acidité du vagin jusqu’à 5 jours avant l’ovulation, de faciliter leur passage et de les « escorter » jusqu’à l’ ovule. Or, la pilule progestative modifie la glaire cervicale, elle l’épaissit et l’acidifie, ce qui complique sérieusement la tâche des spermatozoïdes pour aller rejoindre l’ ovule !

    La pilule contraceptive vient également atrophier l’endomètre, la muqueuse utérine : au cours d’un cycle menstruel naturel, les oestrogènes épaississent cette muqueuse sur la première partie du cycle, puis la progestérone naturelle la vascularise, afin qu’un embryon puisse s’y implanter. Sous pilule, ses variations hormonales n’ayant pas lieu, l’endomètre ne se développe pas aussi bien ! De plus, la muqueuse utérine est moins vascularisée sous pilule, ce qui contribue à sa non-réceptivité pour une éventuelle nidation.


    redémarrage cycle menstruel arrêt pilule

    Arrêt de pilule : combien de temps faut-il au cycle menstruel pour redémarrer ?

    Comme on vient de le voir, la prise de la pilule contraceptive vient profondément modifier le fonctionnement du corps féminin, du cerveau aux ovaires, en passant par l’utérus. Cela explique pourquoi il est très rare de tomber enceinte tout de suite après l’arrêt de la pilule !

    Le délai de grossesse après l’arrêt de la pilule est assez variable selon les femmes, car nous sommes toutes différentes. Tout dépend en fait du laps de temps nécessaire pour que le dialogue cerveau- ovaires se rétablisse, et que le cycle menstruel et l’ovulation reprennent de manière régulière. C’est ce qui explique aussi pourquoi beaucoup de femmes sont en situation d’aménorrhée (lien) après l’arrêt de la pilule : elles n’ont plus leurs règles pendant quelques temps, car l’ovulation a du mal à reprendre.

    Selon une étude de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques) parue en 2010, il faut compter un délai de 7 mois en moyenne pour avoir un enfant, qu’on prenne la pilule contraceptive ou non. Une autre étude a quant à elle démontré qu’il fallait prévoir un délai d’environ 3 cycles pour concevoir chez les femmes ayant pris une pilule contraceptive, le délai étant plus long pour les contraceptifs hormonaux injectables, par exemple.


    fertilité après arrêt pilule

    Comment savoir quand on est fertile après l’arrêt de la pilule contraceptive ?

    Une fois qu’on a arrêté la pilule (ou tout autre moyen de contraception) pour tomber enceinte, il est crucial de bien repérer la reprise de l’ovulation, afin de viser juste et d’avoir un rapport sexuel au bon moment. Surtout que, comme on vient de le voir, l’ovulation ne se produit pas tout de suite après l’arrêt de la pilule (c’est surtout vrai pour les pilules oestro-progestatives, puisque certaines pilules progestatives ne bloquent pas l’ovulation).

    En effet, une fois que le dialogue hormonal a repris et que le cycle menstruel a repris son rythme de croisière, c’est un peu ballot de « rater le coche » : parfois, des essais bébé s’éternisent pour cette seule raison !

    La fenêtre de fertilité féminine

    fenêtre de fertilité femme

    À la différence des hommes qui sont fertiles tous les jours, les femmes ne sont fertiles que 5-7 jours par cycle menstruel :

    • Jusqu’à 5 jours avant l’ovulation, la glaire cervicale, qui est alcaline, protège et nourrit les spermatozoïdes de l’acidité du vagin. Ainsi, ils peuvent attendre que l’ ovule soit libéré dans les cryptes du vagin !

    • Une fois expulsé, l’ ovule a une durée de vie limitée : la fécondation doit avoir lieu dans les 12-24 heures avant qu’il ne s’auto-détruise !

    Repérer son ovulation et sa fenêtre de fertilité

    Beaucoup d’entre nous avons déjà utilisé un calendrier d’ovulation et/ou une application de suivi de cycle menstruel pour identifier notre période fertile sur le cycle menstruel en cours. Sauf que !

    Ces outils, bien que très pratiques, ne sont pas très forts pour bien identifier l’ovulation et la période de fertilité : en effet, ils se basent sur des calculs et des statistiques, en fonction de deux éléments :

    • L’ovulation a toujours lieu 14 jours avant les règles : or, la phase post ovulatoire dure de 11 à 16 jours, quand le cycle menstruel est bien équilibré, et elle peut être plus courte, en cas d’insuffisance en progestérone, par exemple !

    • La durée de vos cycles précédents : le problème ici est qu’on ne peut pas connaître la durée d’un cycle à venir, car l’ovulation peut se produire n’importe quand, et peut être décalée selon les aléas de la vie (notamment à cause du stress). Ainsi, même si vous avez l’habitude d’ovuler entre J12 et J16, par exemple (car oui, on n’ovule pas forcément le 14ème jour du cycle non plus), votre ovulation peut avoir lieu plus tôt ou plus tard sur le cycle à venir. En matière de cycle menstruel et d’ovulation, on ne peut pas se baser sur le passé pour prédire l’avenir 🙂

    symptothermie

    C’est la raison pour laquelle on ne ne vous recommande pas ces outils pour dater votre ovulation. Néanmoins, on vous rassure, il existe une méthode pour la repérer avec précision : la symptothermie !

    La symptothermie est une méthode naturelle d’observation du cycle, qui se base sur les deux bio-marqueurs de l’ovulation, la glaire cervicale et la température :

    • On l’a dit plus haut, la glaire cervicale présente une consistance très particulière à l’approche de l’ovulation, transparente, lubrifiée et élastique. Elle est produite sous l’influence des oestrogènes, et lorsqu’elle a cette texture, cela signifie qu’ils sont très présents ! Or, le moment où la sécrétion d’oestrogènes est la plus importante, c’est au moment de l’ovulation : la nature est bien faite 😉 Après l’ovulation, la progestérone remplace les oestrogènes et la glaire s’assèche.

    • La température : la progestérone a également pour effet de légèrement augmenter la température, de l’ordre de 0,3 degrés. Comme cette hormone n’est sécrétée qu’après l’ovulation par le corps jaune, on sait que l’augmentation de la température signifie que l’ovulation a eu lieu.

    La combinaison de ces deux signaux permet de voir l’ovulation venir (grâce à la présence et la montée en qualité de la glaire cervicale) et de confirmer qu’elle a eu lieu (avec l’assèchement de la glaire et l’élévation de la température). On peut également observer le col de l’utérus, qui est un indicateur complémentaire facultatif.

    Cela signifie que quand vous voyez de la glaire cervicale (qu’on appelle aussi des pertes blanches par abus de langage) crémeuse, laiteuse voire blanc d’oeuf cru dans votre culotte, vous pouvez tout donner, car l’ovulation n’est plus très loin ! 🙂 Cela devrait vous aider à réduire le délai de grossesse après la pilule, tout en sachant que d’après l’étude de l’INED, même en ayant un rapport pile au bon moment, les chances de tomber enceinte sont de 25% en moyenne. Et oui, la fertilité est une combinaison de plusieurs éléments : le bon timing, mais aussi la qualité ovocytaire, la qualité des spermatozoïdes de Monsieur (qu’on peut évaluer avec l’aide d’un spermogramme, les apports nutritionnels, etc 🙂

    Si vous souhaitez creuser ce point de la symptothermie (mais aussi de tout le reste !), sachez qu’on l’aborde en détail dans le Fertility Club, notre programme dédié aux femmes et aux couples qui sont en désir d’enfant 🙂


    pilule fertilité féminine

    Est-ce que la pilule contraceptive réduit la fertilité des femmes ?

    Très bonne question ! 🙂

    Tout d’abord, pendant la période de prise, il est évident que la pilule contraceptive réduit la fertilité, puisque c’est son rôle 🙂 Toutefois, on peut quand même tomber enceinte sous pilule (lien), puisqu’aucun contraceptif (à part l’abstinence !) n’est fiable à 100% !

    Ensuite, aucune étude n’indique clairement que les chances de tomber enceinte après la prise d’une pilule soient compromises. La pilule est une méthode de contraception tout à fait réversible, même s’il faut souvent attendre un peu pour démarrer une grossesse une fois qu’on l’a arrêtée. Elle n’entraîne pas d’infertilité au long cours !

    Néanmoins, plusieurs études (que vous trouverez dans l’encadré présent à la fin de cet article) ont démontré que la prise prolongée d’une pilule hormonale peut entraîner des carences, ou du moins des diminutions significatives de certains vitamines et minéraux clés pour la fertilité : vitamines du groupe B (dont la précieuse vitamine B9), en magnésium, en fer, en zinc, coenzyme Q10 et sélénium (qui sont très importants pour la qualité ovocytaire). Cette carence en certains nutriments est l’un des effets secondaires de la pilule à connaitre :s

    Ainsi, si vous souhaitez optimiser votre fertilité après un arrêt de pilule, une période de reminéralisation avec des apports en vitamines et minéraux ciblés est souvent recommandée ! Si vous souhaitez être accompagnée à ce sujet, ce sont des éléments qui ont une large place dans le Fertility Club 🙂

    A contrario, prendre la pilule n’augmente pas les chances de tomber enceinte : en effet, on pourrait penser que la prise de pilule « épargne » nos ovocytes, puisqu’on n’ovule pas, mais ce n’est pas tout à fait vrai ! En effet, nous naissons avec près de 400 000 ovocytes et nous ovulons environ 400 fois au cours de notre vie : ainsi, « sauter » certaines ovulations n’a pas beaucoup d’impact sur notre réserve ovarienne ! De plus, nos ovocytes s’altèrent avec le temps et la pilule ne contrecarre pas ce phénomène physiologique.


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    pilule

    Vous avez maintenant votre réponse quant au délai pour tomber enceinte après l’arrêt de la pilule 🙂 Le retour à la fertilité n’est pas immédiat même s’il est possible de tomber enceinte rapidement, puisque le cycle menstruel est souvent opérationnel au bout de 2-3 mois.

    En réalité, il n’y a pas vraiment de timing universel, puisque tout dépend du type de pilule utilisé et de la physiologie de chacune d’entre nous, ainsi que de nos habitudes d’hygiène de vie. Parfois les choses vont très vite, mais pour certaines, le délai est plus long pour avoir un bébé 🙁 En tout cas, sachez qu’il existe des manières de repérer l’ovulation pour « viser juste » grâce à la symptothermie et qu’on peut aussi vous accompagner dans le Fertility Club si vous sentez que le délai est un peu trop long pour vous <3

    Dans tous les cas, on espère fort que cet article vous aura été utile et si vous avez une question qui n’aurait pas trouvé de réponse, on est à votre disposition en commentaires !

    Col de l’utérus, grossesse et ovulation : ce que notre col dit de notre fertilité !

    Col de l'utérus grossesse

    Les idées clés

    • Le col de l’utérus évolue au fil du cycle menstruel, sous l’influence des oestrogènes : son observation quotidienne permet de repérer l’ovulation, mais aussi un début de grossesse.
    • En cas de nidation, le col est haut, mou et fermé. Ces modifications du col en début de grossesse varient d’une femme à l’autre, surtout en termes de timing !
    • Le col de l’utérus fait partie des signes précoces de grossesse, mais ne permet pas de valider (ou non) une grossesse à lui seul.
    • On ne peut pas valider une ovulation, ni ouvrir et refermer sa fenêtre de fertilité en n’observant que le col de l’utérus : cela doit toujours se faire en double contrôle avec la température, et le col peut alors se substituer à l’observation de la glaire cervicale comme second indicateur de symptothermie.
    • Le col de l’utérus subit aussi des variations tout au long de la grossesse et après l’accouchement.

    Ah le col de l’utérus ! Un concept bien connu des femmes qui ont déjà accouché (et qui ont appris à compter en “doigts”), mais souvent totalement obscur pour toutes les autres !

    Et pour cause, niché au fond de notre vagin, cette porte d’entrée vers notre utérus est une zone secrète que personne, à part votre gynéco muni de son fameux spéculum, n’a pu entrevoir… Il faut donc faire preuve d’une grande imagination pour le visualiser, et la féérie atteint des sommets quand il s’agit d’aller le toucher.

    Pourtant, si vous vous intéressez aux méthodes naturelles pour gérer votre fertilité comme la symptothermie, vous avez forcément entendu parler du concept d’auto-palpation du col de l’utérus, permettant de savoir si vous approchez ou non de l’ovulation, voire, et c’est moins connu, si vous êtes enceinte.

    Le col de l’utérus vous intrigue et vous voulez comprendre comment distinguer s’il est haut, bas, décalé, mou, dur, ouvert, fermé, sec, lubrifié, etc. pour pouvoir déterminer si vous êtes dans votre période fertile ou si une grossesse a démarré ? On va tout vous expliquer 😉

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    Peut-on tomber enceinte avec une seule trompe utérine ?

    tomber enceinte avec une seule trompe

    Les idées clés

    • Les trompes utérines sont essentielles à la fécondation et à la nidation : elles sont le lieu de rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes et le point de passage entre l’ovaire et l’utérus. Lorsque la trompe est bouchée, l’embryon ne peut pas rejoindre l’utérus.
    • Les problèmes de trompes utérines sont l’une des causes principales d’infertilité (même s’il y en a d’autres, comme les troubles de l’ovulation et du cycle menstruel)
    • Une trompe peut être manquante ou obstruée du fait d’une anomalie congénitale, une infection sexuellement transmissible, un hydrosalpinx ou encore une endométriose.
    • Le diagnostic de trompe dysfonctionnelle est posé par un spécialiste (comme un gynécologue) qui pourra réaliser des examens d’imagerie et/ou une coelioscopie.
    • Des solutions existent pour déboucher une trompe utérine et il est aussi possible de passer par un protocole PMA pour contourner l’obstacle de la trompe endommagée ou manquante.
    • Néanmoins, tant que les ovaires fonctionnent bien et qu’il reste une trompe fonctionnelle, une grossesse naturelle est toujours possible.

    Le saviez-vous ? Les soucis de trompe utérine (qu’on appelait aussi auparavant trompes de Fallope) sont l’une des principales causes d’infertilité et il n’est d’ailleurs pas rare qu’une femme apprenne que l’une de ses trompes est bouchée après plusieurs mois d’essais infructueux, au détour d’un bilan de fertilité.

    Ainsi, la question se pose : est-il possible de tomber enceinte avec une seule trompe ? Est-ce que les chances d’avoir un enfant sont drastiquement réduites ? On ne ménage pas le suspense plus longtemps : oui, il est tout à fait possible de concevoir un bébé avec seulement une trompe ! Et on vous explique pourquoi dans ce qui suit 🙂



    rôle trompes de fallope

    Quel est le rôle des trompes utérines ?

    Les trompes utérines sont des sortes de « canaux », reliant les ovaires et l’ utérus : mais attention ! Contrairement à ce que l’on voit souvent dans les dessins anatomiques, les ovaires ne sont pas du tout reliés aux trompes : ils sont plutôt reliés à l’utérus et il y a en réalité un espace entre l’ovaire et la trompe voisine. Ainsi, au moment de l’ovulation, l’ovule se « jette » dans le vide, avant d’être happé et récupéré par la trompe.

    Les trompes utérines sont le lieu du « date« , le lieu du grand rendez vous entre l’ovule et le spermatozoïde : c’est ici que se déroule la fécondation (plus précisément dans le pavillon de la trompe), puis l’embryon migre vers l’utérus pour s’y implanter : la nidation a lieu 6-7 jours après la fécondation. Les trompes utérines sont en fait dotées de petits cils sur leur paroi, qui poussent et acheminent l’embryon vers l’utérus 🙂

    Petit point de vocabulaire : on ne parle désormais plus de trompe de Fallope, mais de trompe utérine. En effet, ce terme permet de comprendre clairement de quoi on parle et de nos jours, la tendance est plutôt de gommer les noms éponymes, les noms qui font référence aux scientifiques qui ont découvert certaines parties de notre anatomie et de leur donner des noms précis. Dans la mesure où il est essentiel de mieux comprendre le corps des femmes, ce petit « détail » de désignation nous semble important ! 🙂


    causes obstruction trompes de fallope

    Quelles sont les causes d’obstruction ou de perte d’une trompe ?

    Les trompes utérines sont donc essentielles à la conception : néanmoins, il arrive que certaines femmes aient les trompes bouchées ou bien qu’elles en aient perdu une, ce qui pourrait compromettre leurs chances de grossesse. Comment cela arrive-t-il ?

    Un hydrosalpinx

    Un hydrosalpinx est une accumulation de liquide dans la trompe utérine, qui vient bloquer le passage entre la trompe et l’utérus, totalement ou partiellement. Ce liquide est clair, séreux ou visqueux, mais stérile, et peut être également inflammatoire et toxique pour les embryons.

    L’hydrosalpynx peut être causé par une IST comme la chlamydia ou la gonorrhée : en effet, lorsqu’elles ne sont pas traitées, ces infections sexuellement transmissibles provoquent une inflammation de la trompe, qu’on appelle une salpingite. Cette inflammation peut conduire à la formation de cicatrices et à l’obstruction partielle ou totale de la trompe.

    Cela dit, les IST ne sont pas les seules causes possibles d’hydrosalpinx : l’endométriose par exemple, peut également générer beaucoup d’inflammation et des lésions et adhérences responsables d’une salpingite, et donc d’une obstruction de la trompe. L’endométriose peut également altérer la mobilité de la trompe, qui lui est nécessaire pour récupérer l’ovule au moment de l’ovulation, mais aussi le mouvement des petits cils qui aident l’embryon à progresser vers l’utérus.

    De la même manière, une intervention chirurgicale déclenche un processus inflammatoire de cicatrisation, qui peut être à l’origine d’une salpingite et, in fine, d’un hydrosalpinx. Cela inclut particulièrement les chirurgies pelviennes, telles que celles pour traiter une appendicite ou un fibrome.

    Une anomalie congénitale ou une malformation

    Bien que ce soit assez rare, il arrive que l’une des deux trompes utérines (voire les deux !) présente(nt) une anomalie :

    • Une absence totale de trompes, qu’on appelle aussi aplasie tubaire : dans ce cas, les trompes ne se sont pas développées du tout, l’ovule ne peut pas rejoindre l’utérus et la fertilité est compromise. Ce phénomène peut être partiel, avec le développement d’une seule trompe sur les deux, c’est l’agenèse unilatérale (mais on va le voir, cela ne remet pas forcément en cause votre capacité à concevoir !)

    • Les trompes peuvent mal se développer (hypoplasie tubaire), tant au niveau de leur longueur que de leur diamètre.

    • On peut aussi avoir des trompes mal orientées, déformées ou qui présentent des excroissances.

    Ces diverses anomalies peuvent réduire la fertilité féminine, mais aussi augmenter le risque de grossesse extra-utérine, puisque la trompe touchée ne remplit pas sa fonction première, qui est d’acheminer l’embryon vers l’utérus.

    Une grossesse extra utérine

    La grossesse extra utérine se produit lorsque l’embryon se niche non pas dans l’utérus, mais dans la trompe. Cela peut venir d’une anomalie tubaire ou de l’obstruction de la trompe par un hydrosalpynx, ou encore du port d’un stérilet, qui limite les chances de nidation du bébé dans l’utérus.

    En cas de grossesse extra utérine, la grossesse n’est pas viable et il est essentiel d’arrêter le développement embryonnaire au plus vite : plus le bébé grossit, plus le risque que la trompe vienne à se rompre est grand (et dans ce cas, le pronostic vital de la femme est engagé). Quand elle est prise à temps, on peut réussir à sauver la trompe, même si, comme vu précédemment, l’intervention chirurgicale peut aussi provoquer une inflammation locale. Si la grossesse extra utérine est stoppée trop tardivement, les médecins peuvent être obligés de retirer la trompe, déjà trop endommagée par la grossesse.


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    Comment savoir si on a une trompe utérine bouchée ? Symptômes et diagnostic

    Hormis les cas où la femme sait que sa trompe a été retirée après une grossesse extra-utérine ou un problème de santé antérieur, il est très compliqué de savoir si on a une trompe bouchée. Ce qui peut mettre la puce à l’oreille, ce sont éventuellement des douleurs pelviennes associées à des essais bébé qui n’aboutissent pas.

    Néanmoins, ce n’est vraiment pas évident, et les symptômes peuvent varier en fonction de la physiologie de chacune : ainsi, il est important de consulter un médecin (votre gynécologue) pour obtenir un diagnostic précis, notamment grâce à des examens bien particuliers.

    Hystérosalpingographie

    L’hystérosalpingographie consiste à injecter du liquide opaque au niveau du col de l’utérus et à suivre la progression de ce produit au niveau des trompes par une radiographie.

    Il s’agit d’un examen qui se passe généralement en ambulatoire (il dure environ 30 minutes), mais qui peut être un peu douloureux, ou tout du moins inconfortable. On lui préfère de plus en plus l’Hyfosy (voir ci-dessous), équivalent et bien moins doulourex.

    Hystérosonographie (ou sonohystérographie)

    L’hystérosonographie est une échographie par voie endovaginale associée à l’injection d’un sérum physiologique ou un produit de contraste dans l’utérus. On utilise l’échographie pour voir si le liquide traverse les trompes.

    Cet examen ne provoque pas de radiation et est moins invasif que l’hystérosalpingographie, mais il est aussi moins précis. L’hystérosonographie permet aussi de repérer des kystes ou des fibromes dans l’utérus.

    L’hyfosy fait partie des examens d’hystérosonographie, à la différence près que l’hyfosy utilise une mousse de contraste, spécialement conçue pour la visualisation des trompes, au lieu d’un liquide simple. La mousse rend le parcours du contraste beaucoup plus visible à l’échographie, offrant une meilleure précision pour évaluer les trompes 🙂 (et une douleur bien moindre que l’hysterosalpingographie pour la patiente, on l’a vu).

    Coelioscopie (ou laparoscopie)

    La coelioscopie est une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale durant laquelle on insère une caméra dans l’abdomen grâce à une petite incision dans l’abdomen. Un produit est injecté dans les trompes pour voir si elles sont perméables.

    Comme il s’agit d’une intervention plus lourde, on en profite généralement pour réparer la trompe endommagée. L’équipe médicale peut alors drainer le liquide accumulé en cas d’hydrosalpinx ou retirer des adhérences et lésions d’endométriose, par exemple.


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    Trompe utérine bouchée : quelles sont les interventions chirurgicales réalisées ?

    Une fois que ces examens sont réalisés par votre spécialiste, quelles sont les suites à donner, pour retrouver des trompes fonctionnelles ?

    Coelioscopie

    Comme on vient de le voir, votre équipe médicale peut profiter de la coelioscopie pour retirer le liquide accumulé dans la trompe, par exemple. La coelioscopie est donc un examen de diagnostic, mais aussi une intervention chirurgicale réparatrice.

    Canulation tubaire

    Lorsque l’obstruction est près de l’utérus et que la trompe est en bon état, les médecins peuvent recourir à la canulation tubaire, qui est plus précise et moins invasive que la coelioscopie.

    Comment se déroule une canulation tubaire ? Les médecins font simplement passer une sonde fine, pour traverser l’obstacle et déboucher la trompe. Un produit de contraste peut ensuite être injecté pour vérifier qu’il passe bien dans toute la trompe utérine.

    La canulation tubaire est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie générale ou locale. En revanche, la trompe peut se reboucher au bout de quelques années :s


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    Grossesse avec une seule trompe : oui, c’est possible !

    Maintenant qu’on a déroulé nos explications assez médicales et un peu techniques, on veut vous redonner un shot d’espoir : oui, vous pouvez tomber enceinte et avoir un bébé avec une seule trompe 🙂

    Grossesse spontanée

    En effet, il est possible de tomber enceinte avec une seule trompe fonctionnelle, tant que la trompe restante et les ovaires sont sains et fonctionnent correctement. Si vous ovulez bien à chaque cycle et qu’il vous reste une trompe fonctionnelle, l’espoir est permis 😉

    Par ailleurs, les chances de grossesse ne sont pas divisées par deux comme on l’entend parfois : en effet, contrairement aux idées reçues, les ovaires n’alternent pas d’un cycle menstruel à l’autre. En réalité, ils se lancent tous les deux dans la course à l’ovulation en début de cycle, et un des deux gagne à la fin ! On peut donc ovuler deux fois de suite du même côté, par exemple.

    Et SURTOUT, même si vous ovulez du côté où la trompe est manquante ou bouchée, l’ovocyte peut être aspiré par la trompe opposée : en effet, nos trompes sont mobiles et c’est ce qui fait que, oui, les chances de tomber enceinte sont un peu amoindries en cas de trompe défectueuse ou manquante, mais elles ne sont pas réduites de moitié (et encore moins à zéro !!). Voici une vidéo que l’on a postée sur Instagram, si vous souhaitez un peu mieux visualiser cette incroyable faculté d’adaptation de notre corps 🙂

    Enfin, notre fertilité ne dépend pas que de nos trompes utérines : la qualité de nos ovocytes, notre glaire cervicale, la capacité de notre utérus à accueillir un embryon et notre équilibre hormonal sont tout aussi importants !

    tomber enceinte avec une seule trompe, PMA

    Via un parcours PMA (Procréation Médicalement Assistée)

    En revanche, lorsque les deux trompes sont bouchées ou manquantes par exemple, ou si on s’aperçoit que les chances de grossesse sont vraiment compromises par la trompe problématique, on peut totalement contourner ce problème grâce à la procréation médicalement assistée (PMA) ! La PMA peut également être indiquée si d’autres soucis de fertilité ont été détectés, notamment au niveau hormonal.

    En général, on propose à la femme de passer par un protocole de fécondation in vitro (FIV) : l’ovulation est stimulée médicalement pour la contrôler et recueillir ensuite des ovocytes matures. Ces ovocytes ne seront pas happés par la trompe, mais fécondés en laboratoire, et les embryons sont ensuite directement introduits dans l’utérus. Ainsi, on court-circuite complètement la trompe et il est ainsi possible d’entamer une grossesse 🙂


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    Sur ce, on espère que cet article vous aura rassurées quant au fait que oui, il est possible de tomber enceinte avec une seule trompe, si l’une des deux rencontre un problème d’obstruction par exemple, lié à une maladie ou à un souci mécanique.

    En cas de doute, surtout, n’hésitez pas à consulter un spécialiste (souvent votre gynécologue), qui pourra réaliser les examens adéquats en fonction de votre situation personnelle et vous proposer une solution adaptée, que ce soit en termes de chirurgie ou de PMA, par exemple. Et surtout, si vous avez une trompe fonctionnelle, la grossesse naturelle est tout à fait possible !

    La fertilité n’est également pas qu’une affaire de trompe et comme on l’a évoqué dans l’article, elle dépend d’autres facteurs, liés à votre équilibre hormonal et vos habitudes quotidiennes : si vous souhaitez optimiser naturellement vos chances de concevoir, sachez qu’on aborde ces problématiques en profondeur dans le Fertility Club 🙂

    Pour finir, si vous avez des questions ou des remarques à nous faire remonter à la lecture de cet article, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire 🙂

    Comment améliorer la qualité des ovocytes naturellement ?

    améliorer la qualité des ovocytes naturellement

    Les idées clés

    • La qualité des ovocytes est très importante pour la fertilité féminine, car elle détermine la capacité de l’oeuf à être fécondé et à s’implanter dans l’utérus, tout en évitant les anomalies chromosomiques.
    • En matière d’ovocytes, c’est bien la qualité qui compte, et non la quantité ! En effet, on peut avoir beaucoup d’ovocytes de mauvaise qualité qui n’aboutiront pas sur une grossesse viable, tandis que des ovocytes de bonne qualité, même s’ils sont moins nombreux, augmentent les chances de conception.
    • La qualité ovocytaire baisse avec l’âge, mais le mode de vie peut aussi accentuer, ou au contraire, ralentir le processus.

    Quand on parle de la fertilité féminine, il y a une problématique qui revient toujours : la quantité d’ovules qu’il nous reste avant la ménopause, que l’on appelle aussi la réserve ovarienne. Toutefois, il y a un autre facteur qui joue énormément sur notre capacité à concevoir : c’est la qualité de nos ovocytes ! Et ça, c’est souvent moins concret, moins palpable, et plus stressant aussi…

    Or si la qualité ovocytaire diminue indéniablement avec l’âge, comme la quantité, on peut néanmoins ralentir ce processus et retrouver des ovocytes de meilleure qualité, pour maximiser ses chances de grossesse, que ce soit naturellement ou à l’issue d’un parcours PMA 🙂

    Ceci étant dit, comment améliorer la qualité de ses ovocytes, concrètement ? Comment notre hygiène de vie peut changer la donne en matière de fertilité ? On vous explique 🙂

    🎧🍿 Si vous êtes plutôt team Youtube/podcast, on a également échangé au sujet de la réserve ovarienne et de la qualité ovocytaire avec le Dr caroline Verhaeghe 😉

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