Emancipées

Tout comprendre sur le flux instinctif libre

flux instinctif libre

Les idées clés

  • Le flux instinctif libre est une méthode venue des Etats Unis, reposant sur l’idée que l’on peut maîtriser, en conscience, le sang de nos règles, avant de l’évacuer de manière consciente aux toilettes au moment voulu. On parle aussi de continence menstruelle.
  • Le sang des menstruations ne s’écoule pas de manière continue, mais par « à-coups », au gré des contractions de l’utérus.
  • Lorsqu’une contraction utérine se fait sentir, le sang met environ 30-45 minutes pour s’extérioriser : il s’agit en effet d’un liquide visqueux, dont la descente est par ailleurs freinée par les cavités vaginales.
  • Le flux instinctif libre est une méthode économique, respectueuse de l’environnement et qui permet de rester à l’écoute de son corps de femme et de ses sensations (douleurs, lourdeurs dans le bas ventre, etc.). Elle ne présente également pas de risque majeur pour la santé et permet de se tenir éloignée des substances chimiques douteuses présentes dans les protections menstruelles.
  • En revanche, le flux instinctif libre peut être plus compliqué à mettre en place pour les jeunes mamans et les femmes ayant un flux abondant. Elle demande également un peu de temps avant d’être totalement maîtrisée et une phase d’apprentissage sur plusieurs cycles.

Lorsque nos règles débarquent, nous avons toutes le même réflexe : mettre une protection (un tampon ou une serviette) pour ne pas tâcher nos culottes préférées ou, pire encore, nos vêtements ! Mais si on vous disait qu’une autre approche est possible ? En effet, certaines femmes pratiquent le « flux instinctif libre » et se passent totalement de protections périodiques, car elles maîtrisent le flux de leurs règles et évacuent leur sang dans les toilettes. Oui, c’est possible !

Dans ce qui suit, on va voir ensemble en quoi consiste véritablement cette méthode du flux instinctif libre (qui peut sembler perchée au premier abord, on en convient !) et quels sont ses avantages, mais également ses éventuelles contre-indications. On y va ? 🙂

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Application cycle menstruel : nos recommandations et conseils pour bien les utiliser

application cycle menstruel

Les idées clés

  • Il existe toute une sélection d’applications pour suivre son cycle menstruel et sa fécondité, telles que Clue et Flo, parmi les plus populaires.
  • Bien que très pratiques, le souci de ces applications est qu’elles s’appuient sur des calculs et des statistiques pour indiquer nos dates d’ovulation et celles de nos règles : or, cette méthode du calendrier est considérée comme peu fiable.
  • Il est préférable de se tourner vers une application dédiée à la symptothermie et/ou d’utiliser ces applications comme un simple « carnet » de bord pour consigner tous ses symptômes, sans les laisser faire des prédictions et des estimations pour estimer son pic de fertilité.
  • Les applications les plus fiables sont celles qui vous permettent d’entrer vos indicateurs d’ovulation, tels que la glaire cervicale et la température (indicateurs qui existent dans les applications les plus connues !).

🎞 Si vous souhaitez une version vidéo de l’article, elle est disponible sur Youtube ! 🎧 Et pour celles qui sont plutôt team « podcast », l’épisode sur ce sujet est disponible sur toutes les plateformes d’écoute 🙂

Il est désormais assez courant d’avoir une application de suivi des règles et du cycle menstruel dans notre smartphone, qu’on ait envie de tomber enceinte, qu’on soit sujettes à un bon gros SPM des familles, ou par simple besoin de savoir où on en est pour éviter un bébé surprise. Exit le « calendrier des règles » papier, accroché sur le frigo, et bienvenue à son petit frère 2.0 🙂

Certaines applis, comme Clue ou Flo, sont régulièrement citées parmi les meilleures applications pour suivre son cycle menstruel, téléchargées par des millions d’utilisatrices. Elles sont en effet très pratiques, puisqu’elles indiquent notre date d’ovulation, nos périodes de fertilité et la date estimée de nos prochaines règles. Mais sont-elles fiables ? N’est-il pas risqué d’utiliser une application de suivi de cycle pour repérer son ovulation ?

Dans ce qui suit, on fait le point, et on vous explique dans quelle mesure ces applications peuvent vous induire en erreur, ou, au contraire, être d’une aide précieuse pour suivre votre cycle menstruel et gérer votre fertilité !

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Saignements en dehors des règles & spottings : quand faut-il s’inquiéter ?

saignements en dehors des règles

Les idées clés

  • Les règles sont la conséquence d’une ovulation réussie, survenant maximum 16 jours après.
  • Tous les autres saignements entre les règles (qu’on appelle aussi métrorragies) sont à surveiller avec un médecin, même s’ils sont la plupart du temps sans gravité !
  • Les saignements en dehors des règles peuvent être bénins : spotting d’ovulation, de nidation, début de grossesse, pose ou retrait d’un stérilet, changement de contraception, etc.
  • Ils peuvent aussi être plus sérieux et signaler un arrêt de grossesse, une grossesse extra utérine, une endométriose, un SOPK, ou une IST, par exemple.
  • Le traitement et les conséquences des métrorragies dépend de leur cause initiale.

Les saignements en dehors des règles sont fréquents et souvent source d’inquiétude : perte de sang entre deux cycles, spotting avant ou après les règles, traces brunâtres inattendues… ces situations sont courantes mais peuvent clairement poser question !

La majorité du temps, ces saignements vaginaux en dehors des menstruations sont bénins, mais ils peuvent aussi révéler un déséquilibre hormonal, une grossesse, une infection ou une pathologie gynécologique. Ils ne doivent donc jamais être ignorés sans avis médical 🙂

Dans cet article, on va vous aider à comprendre les raisons pouvant expliquer ces saignements, et à faire le tri entre les saignements et les spottings « normaux » (comme le spotting d’ovulation ou de nidation) et ceux qui demandent un avis médical 🙂

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Superfétation : peut-on tomber enceinte alors qu’une grossesse est déjà en cours ?

superfétation

Les idées clés

  • La superfétation (ou superfœtation) se produit lorsqu’une femme tombe enceinte alors qu’elle l’est déjà.
  • La superfétation, possible chez certains animaux, est un phénomène extrêmement rare chez l’ homme : tellement rare que les spécialistes doutent de son existence (seulement une dizaine de cas ont été recensés dans le monde) !
  • Chez les femmes, tout est fait pour empêcher une deuxième implantation lorsqu’il y a déjà eu une fécondation et qu’une grossesse est lancée : la production de progestérone bloque hormonalement l’ovulation et la muqueuse utérine « se verrouille » à l’accroche d’un autre embryon.
  • Par ailleurs, on ne peut pas ovuler plusieurs fois par cycle, à plusieurs jours d’écart, toujours en raison de la présence de progestérone.
  • La superfétation pourrait s’expliquer par une anomalie génétique ou utérine, ou peut se produire lors d’un parcours PMA.
  • La superfétation se distingue de la grossesse gémellaire (quand deux ovules fécondés en même temps ou un ovule se scinde en deux) et de la superfécondation (qui se produit lorsque deux ovules sont fécondés par deux hommes lors de deux rapports différents, durant la même ovulation).
  • Une grossesse superfétatoire et l’accouchement se déroulent de la même manière qu’une grossesse gémellaire, sans risque forcément majoré pour le développement du fœtus le plus jeune, puisque souvent, les termes des deux grossesses ne sont pas forcément très éloignés.

Certaines grossesses ont fait la une de la presse, et pour cause : la maman a appris qu’elle était enceinte alors qu’une première grossesse était déjà en cours ! Ce phénomène, extrêmement rare, s’appelle la superfétation (on lui donne aussi le nom de grossesse superfétatoire) et il interroge beaucoup les spécialistes : comment une femme peut-elle tomber enceinte alors qu’elle l’est déjà ?

En réalité, la superfétation fait couler beaucoup d’encre alors qu’on a recensé seulement une dizaine de cas de grossesses superfétatoires, dans toute l’histoire et dans le monde entier : tant et si bien que ce « miracle » de la biologie semble relever purement et simplement de la science-fiction !

En effet, lorsqu’une grossesse est lancée, le corps empêche une seconde fécondation et donc, une seconde conception : un embryon n’a donc aucun moyen d’être créé et de s’accrocher dans l’utérus !

Dans ce qui suit, on va vous expliquer clairement comment le corps se transforme en début de grossesse et réduit drastiquement la possibilité de mener deux grossesses aux termes différents 🙂 On va aussi parler du mythe de la double ovulation (un mythe qui a la vie dure !) et ce qui peut, éventuellement, expliquer les très rares cas de superfétation dans l’histoire, et enfin quelles sont les potentielles complications d’une grossesse superfétatoire 🙂

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Retard de règles sans grossesse : comment est-ce possible ?

retard de règles

Les idées clés

  • Hors grossesse, les règles surviennent toujours 16 jours maximum après l’ovulation, en raison de la durée de vie limitée du corps jaune.
  • Une femme n’ovule pas forcément à J14 et la date de l’ovulation n’est pas fixe d’un cycle à l’autre, tout comme la durée du cycle qui peut varier de quelques jours.
  • En cas de test de grossesse négatif, un retard de règles peut donc s’expliquer par un décalage de l’ovulation, dont les raisons sont multiples : le stress, du sport en excès, une maladie comme un SOPK engendrant des cycles irréguliers, la pré-ménopause, etc.
  • Le mieux est de suivre son cycle menstruel pour bien repérer l’ovulation !

Lorsque les règles tardent à venir, on peut légitimement se demander : « est-ce que je ne serais pas enceinte ? » et faire un test de grossesse pour lever le doute. Sauf qu’il arrive assez souvent que nos règles soient en retard alors que le test est négatif !

Dans ce cas, comment expliquer un retard de règles ? Quelles sont les causes d’un retard de règles, voire, carrément, d’une absence de règles sur plusieurs jours, semaines, mois ?

Dans cet article, on voit ensemble toutes les raisons qui peuvent expliquer un retard de règles, alors qu’on n’est pas enceinte. Et, spoiler : souvent, en fait, vos règles ne sont pas en retard du tout 😉

🎞🍿 Si vous êtes plutôt team vidéo, on a synthétisé cet article avec une vidéo Youtube courte, mais simple et efficace 😉

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Tout comprendre sur la période de fécondité chez la femme : durée, calcul, symptômes

période de fécondité

Les idées clés

  • La période de fécondité d’une femme ne dure que quelques jours par cycle menstruel (environ 6 jours)
  • Une femme ne peut tomber enceinte que durant sa période de fécondité : elle est infertile le reste du temps.
  • Une femme n’ovule pas forcément le 14e jour, puisque cette « règle » ne concerne que 15% des femmes.
  • Il n’est pas possible de calculer sa période de fécondité ou de la prédire, mais il est possible de voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale et de confirmer qu’on a bien ovulé grâce à l’assèchement de cette même glaire + une légère montée de température corporelle.

Que l’on ait envie de faire un enfant ou au contraire pas du tout, on s’est toutes demandées au moins une fois si l’un des derniers rapports sexuels que l’on a eus pouvait éventuellement être fécondant (avec selon les cas, une lueur d’espoir ou une sueur froide).

En effet, à part avoir très souvent entendu qu’une femme ovule le 14ème jour du cycle, on n’en sait pas forcément beaucoup plus sur notre fertilité, et de cette méconnaissance peuvent naitre des peurs ou des doutes infondés. Nombreuses sont les femmes, notamment celles rencontrant des difficultés à avoir un enfant ou ayant connu une grossesse non désirée, à ne pas connaître du tout leur période d’ovulation ! Loin d’être honteuse, cette réalité doit nous inciter à mieux nous connaître, pour devenir davantage actrices de notre corps, notre fertilité et notre fécondité !

La fécondité d’une femme correspond à sa capacité à se reproduire, et sa période de fécondité renvoie donc aux moments où elle détient cette capacité à concevoir un bébé. Car oui, mettons les choses au clair tout de suite : contrairement aux hommes, une femme n’est pas féconde 365 jours par an ! On peut estimer qu’elle est fertile environ 1/5e du temps chaque mois, et ce, pendant une quarantaine d’années au cours de sa vie. 

Vous souhaitez savoir à quoi correspond votre période de fécondité et comprendre quels processus biologiques se cachent derrière ? On vous a déjà expliqué tous les ressorts de votre fertilité et comment calculer votre date d’ovulation. On vous détaille aujourd’hui ce qui se cache derrière les termes “période de fécondité”.

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Comment fonctionne un test d’ovulation et quand l’utiliser ?

test d'ovulation

Les idées clés

  • L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel, qu’il est important de repérer, notamment en cas de désir de grossesse.
  • La libération de l’ovocyte est provoquée par un pic de l’hormone lutéinisante LH, détectée par les tests d’ovulation.
  • Dans les faits, un pic de LH n’est pas toujours suivi de la rupture de la membrane folliculaire, car le processus ovulatoire peut être stoppé pour plusieurs raisons (stress, maladie, fièvre, etc.)
  • Un test d’ovulation positif ne permet donc pas toujours de confirmer l’ovulation. De plus, on peut aussi ovuler avec un test d’ovulation négatif, en cas de pic de LH inférieur à la sensibilité du test.

Le test d’ovulation est l’un des outils les plus utilisés en cas de désir de grossesse :en effet, les fabricants promettent de vous permettre de repérer votre période de fertilité sans effort et avec précision, en urinant simplement sur un test ! Et quand on sait à quel point il est stratégique de ne pas rater son ovulation quand on veut concevoir, on comprend que les tests d’ovulation soient si prisés 🙂

Mais en réalité, comment fonctionne vraiment un test d’ovulation ? Que détecte-t-il exactement dans le corps ? Et surtout : suffit-il pour repérer les jours les plus fertiles de votre cycle menstruel, et est-il fiable ? Réponse tout de suite !



Ovulation et fenêtre de fertilité : quelques rappels !

Le cycle menstruel se découpe en deux principales phases, avec l’ovulation pour moment charnière :

  • La phase folliculaire avec les oestrogènes sécrétés par les follicules en développement. Quand l’un d’eux prend la tête et est suffisamment mature pour libérer son ovocyte, le cerveau (et plus précisément l’hypophyse) envoie une dose massive d’une hormone bien particulière, la LH !
  • L’ovulation se produit (en théorie) dans les 16 heures (environ) qui suivent le pic de LH, avec la rupture de la membrane du follicule, qui permet la libération de l’ovocyte. Il est happé par la trompe utérine et il va y attendre d’être fécondé par un spermatozoïde : au bout de grand maximum 24 heures, s’il n’a pas été fécondé, il s’auto-détruit !
  • La phase lutéale, avec le follicule vide qui devient le corps jaune et sécrète de la progestérone. Au bout de maximum 16 jours, ce corps jaune s’essouffle, se désagrège et sa production de progestérone décroît progressivement. Quand elle arrive à son niveau minimal, les règles surviennent !
cycle menstruel

En revanche, une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle :

  • 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale : la glaire cervicale est parfois appelée  « pertes blanches » et elle est sécrétée sous l’influence des oestrogènes. Plus on a d’oestrogènes, plus on a une glaire crémeuse, laiteuse, à l’aspect “blanc d’oeuf cru” et laissant une sensation humide, mouillée, lubrifiée. Cette glaire a pour mission première de protéger les spermatozoïdes de l’acidité du vagin, en plus de filtrer les meilleurs et de les nourrir en attendant l’ovulation
  • et jusqu’à 24 heures après l’ovulation, qui correspondent à la durée de vie de l’ovule.

fenêtre de fertilité

Ainsi, connaître vos jours de fertilité élevée peut aider à “planifier” les rapports sexuels quand la pression devient un peu grande (et la fatigue aussi !) : si vous êtes en désir de grossesse, c’est à ce moment-là qu’il faut tout donner ! C’est ce que se proposent de faire les tests d’ovulation, vous permettre d’identifier les jours les plus fertiles de votre cycle pour « viser juste ».


comment fonctionne un test d'ovulation

Qu’est-ce qu’un test d’ovulation ?

Les tests d’ovulation vous indiquent quand vous ovulez en détectant l’hormone LH, qui permet la rupture du follicule contenant l’ovocyte. Certains tests mesurent aussi un marqueur urinaire lié aux œstrogènes, ce qui peut indiquer une fertilité ‘en hausse’ quelques jours avant le pic de LH.

Ainsi, sur les tests d’ovulation qui le permettent, on voit l’ovulation venir avec la détection des oestrogènes, puis sa confirmation avec le pic de LH. Le test est ensuite négatif quand la LH est retombée et que, en théorie, on a bien ovulé !

On les trouve assez facilement en pharmacie, parapharmacie et dans certaines grandes surfaces, mais aussi en ligne.


Comment fonctionne un test d’ovulation ? (LH, pic, seuil)

Les tests d’ovulation fonctionnent un peu comme les tests de grossesse urinaires : il faut uriner sur le test d’ovulation (ou le tremper dans un verre contenant l’urine), afin qu’il détecte la concentration de LH(et des oestrogènes s’il les détecte aussi) dans les urines.


quand faire un test d'ovulation

Quand faire un test d’ovulation ?

Certains préconisent de faire un test d’ovulation environ 20 jours avant les prochaines règles, en partant du principe que l’ovulation se produit généralement 14 jours avant le début des règles : mais c’est faux !

En réalité, si la phase lutéale est relativement stable, elle n’est pas figée à 14 jours chez toutes les femmes et sur tous les cycles : elle peut durer entre 11 et 16 jours, de manière tout à fait physiologique. Ensuite, chez les femmes qui ont un déficit de progestérone et/ou un excès d’oestrogènes en phase lutéale, la phase post-ovulatoire peut durer moins de 11 jours. Donc partir du principe qu’il faut faire un test d’ovulation 20 jours avant les règles, c’est oublier ces principes de base concernant le cycle menstruel !

Par ailleurs, la phase folliculaire est assez variable, car nous n’ovulons pas toutes le 14ème jour du cycle.

Ainsi, on ne peut pas vraiment se baser sur un calcul et il vaut mieux commencer les tests dès que l’on voit de la glaire cervicale crémeuse/laiteuse, qui indique que les oestrogènes commencent à grimper, que des follicules se développent et que la fenêtre fertile est ouverte sur ce cycle.


Comment faire un test d’ovulation ?

Pour que le test d’ovulation soit efficace, vous devez le faire plusieurs jours d’affilée, exactement à la même heure. Certains fabricants préconisent de le faire au réveil avec les urines du matin, mais d’autres indiquent plutôt de le faire en fin de matinée ou en début d’après-midi : donc à voir selon les marques, en regardant bien la notice de votre test.

En réalité, le pic de LH a souvent lieu le soir, donc il peut être intéressant, en période de grande fertilité, de faire plusieurs tests par jour, pour être sûr de ne pas le louper, car il est très furtif !

Ensuite, la lecture du test d’ovulation doit se faire entre 3 et 5 minutes après avoir mis le test en contact avec l’urine.


Comment interpréter le résultat d’un test d’ovulation ?

En principe, lorsque vous obtenez un résultat positif, cela veut dire que vous sécrétez de la LH.

Généralement, les marques de tests d’ovulation (comme Clearblue) vous indiquent le pic de LH avec :

  • Un smiley, qui sourit quand il détecte de la LH
  • Des barres : une barre signifiant qu’il est négatif et deux barres qu’il est positif. Si la deuxième barre n’est pas franche, le test est considéré comme négatif.

Lorsque le test est positif, les marques recommandent généralement d’arrêter de faire des tests sur ce cycle, considérant que le jour de l’ovulation a bel et bien été détecté !


fiabilité test d'ovulation

Quelle est la fiabilité des tests d’ovulation ?

C’est là que le bât blesse sérieusement !

Un test d’ovulation positif ne confirme pas une ovulation

Les marques indiquent que quand le test est positif, c’est que vous ovulez : or, cela veut seulement dire que vous sécrétez de la LH ! Votre corps travaille fort pour ovuler, mais tout le process peut finalement échouer dans la dernière ligne droite : on ne le sait pas toujours mais un coup de stress intense, un pic de fièvre ou un dérèglement hormonal peuvent court-circuiter le processus ovulatoire (entre autres) !

La sensibilité du test d’ovulation est un paramètre important

Par ailleurs, certaines femmes ovulent avec un taux de LH inférieur au seuil de détection du test ! Ainsi, le test sera toujours négatif, alors que l’ovulation aura bien eu lieu.

A contrario, les femmes avec un LH constamment haute (notamment en cas de SOPK) font réagir les tests en permanence, avec donc un risque élevé de faux positif !

Pour enfoncer le clou, un rapport de la Direction Générale des Fraudes déclare que 4 tests de grossesse et d’ovulation sur 10 ne sont pas fiables.


limites test d'ovulation

Les limites des tests d’ovulation

La limite principale est leur manque de fiabilité, on vient de le dire ! Pour gagner en efficacité, il pourrait être intéressant de coupler les tests de LH avec des tests urinaires détectant la PdG, le métabolite urinaire de la progestérone, à réaliser quelques jours après le test de LH positif. Certaines marques comme Proov proposent ce genre de kits !

Les tests d’ovulation fonctionnent encore moins pour les femmes ayant un cycle irrégulier et/ou présentant plusieurs tentatives d’ovulation, et donc plusieurs pics de LH au cours d’un même cycle. Cela peut arriver en cas de SOPK, ou en périodes de post-pilule, de post-partum, ou en périménopause, qui sont des moments de vie où le cycle est perturbé, avec des fluctuations hormonales plus « aléatoires ».

De plus, les tests d’ovulation peuvent ajouter une pression supplémentaire en phase de conception, car ils raccourcissent énormément la fenêtre de fertilité, puisque le test d’ovulation n’est positif qu’au moment du pic de LH, 18h avant l’ovulation ! Or en réalité, on l’a vu, la fenêtre s’ouvre bien avant, grâce à la glaire cervicale 🙂

Ils peuvent également vous induire en erreur, car en réalité, on reste également fertile le lendemain de l’ovulation et tant que l’ovule reste en vie, alors que le test d’ovulation est négatif puisque le pic de LH est passé.

Enfin, même si c’est assez rare, les tests d’ovulation ne doivent pas être utilisés comme moyen de contraception, car ils indiquent uniquement que l’ovulation est imminente : ils ne balisent donc pas la fenêtre fertile (son ouverture et sa fermeture) avec précision.

Sans oublier que les tests d’ovulation sont assez onéreux et peuvent représenter un sacré budget si les essais bébé durent plusieurs mois, par exemple !


observation cycle menstruel

Test d’ovulation ou observation du cycle : quelles différences ?

Si vous souhaitez réellement savoir quand vous ovulez en toute autonomie et de manière fiable, le mieux reste d’observer votre cycle menstruel et vos signaux de fertilité au jour le jour (et en plus, c’est gratuit !).

Les signaux de fertilité les plus fiables sont au nombre de 2 :

  • La glaire cervicale, qui, on vient de le voir, ouvre la période fertile, car sa présence signale une montée importante des oestrogènes + protège les spermatozoïdes
  • La température basale (= au repos) prise au réveil : la progestérone sécrétée après l’ovulation augmente très légèrement la température, d’environ 0,2-0,5 degré.

L’observation de ces deux signaux combinés s’appelle la symptothermie et elle s’avère plus fiable que les tests d’ovulation, puisqu’elle ouvre la fenêtre de fertilité avec la glaire cervicale, mais elle la referme également avec la hausse de la température, ce que ne fait pas un test d’ovulation positif, puis négatif !

Loin d’être une obscure méthode de grand-mère, selon les chiffres de l’OMS et de Santé Publique France, la méthode symptothermique est fiable à 98,2%.

Si vous souhaitez creuser ce sujet test d’ovulation VS symptothermie, surtout n’hésitez pas à consulter notre article dédié !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement des tests d’ovulation et leurs limites ! Ils peuvent être des outils intéressants, à compléter absolument avec un test confirmant la présence de progestérone ou l’observation de la température, pour valider que l’ovulation a bien eu lieu.

De manière générale, on vous recommande plutôt d’apprendre à observer cette dite température + votre glaire cervicale, qui sont des tests d’ovulation gratuits, intégrés dans votre corps et tout à fait fiables une fois que vous aurez appris à les observer. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette méthode d’observation du cycle qu’est la symptothermie, voici notre Guide de Démarrage de la symptothermie, à télécharger gratuitement !

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous, vous utilisez des tests d’ovulation pour vous y retrouver dans votre cycle menstruel ? Donnez-nous votre avis en commentaire !

Progestérone : tout comprendre sur cette hormone clé du cycle menstruel

progestérone

Les idées clés

  • La progestérone est l’hormone sécrétée par le corps jaune après l’ovulation. Pas d’ovulation, pas de progestérone !
  • Elle prépare le corps à la grossesse, à chaque cycle (qu’on le veuille ou non !). Si l’ovule n’a pas été fécondé, sa production chute et les règles surviennent entre 11 et 16 jours après l’ovulation.
  • Elle a également d’autres bienfaits pour la santé globale, notamment sur notre système nerveux et cardio-vasculaire.
  • Il existe des moyens médicamenteux et/ou des solutions naturelles pour soutenir sa progestérone en phase post-ovulatoire.

La progestérone, on est nombreuses à en avoir entendu parler, mais on ne sait pas toujours précisément à quoi elle sert, si ce n’est qu’elle a un lien avec notre cycle menstruel et nos règles. Et c’est complètement normal !

Elle est pourtant essentielle pour notre santé reproductive et notre fertilité, mais aussi pour notre bien-être global. Au même titre que les oestrogènes (que l’on connaît parfois mieux), elle fait partie des hormones féminines indispensables et à son rôle à jouer dans notre équilibre féminin.

Alors dans cet article, on va tout vous expliquer sur cette précieuse hormone qu’est la progestérone ! On va revenir ensemble sur son impact dans le cycle menstruel, ses missions de « gardienne du temple » qui nous préparent à la grossesse après l’ovulation et ses vertus sur notre santé plus globale.

On va aussi vous expliquer comment savoir si vous avez suffisamment de progestérone, comment la doser et quelles solutions s’offrent à vous pour pallier ce déséquilibre hormonal si elle s’avère insuffisante, car cela peut être un vrai sujet (notamment si vous souffrez de SPM ou êtes en projet bébé). Let’s go !

🍿🎞️ Psst ! Pour compléter la lecture de cet article, ou si vous préférez le format vidéo, voici toutes nos vidéos consacrées au sujet de la progestérone, avec des experts passionnants !👇

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Peut-on tomber enceinte pendant les règles ?

peut on tomber enceinte pendant les regles

Que l’on soit une fervente adepte du sexe en période de règles, ou au contraire pas très fan de la pratique, il y a un mythe largement partagé : on ne risquerait pas de tomber enceinte pendant les règles.

Si cette croyance repose sur une théorie bien établie (une grossesse ne peut survenir qu’autour de l’ovulation, or celle-ci intervient a priori plus tard dans le cycle), la réalité est plus nuancée et plusieurs situations peuvent faire mentir ce sacro-saint principe.

On brise le suspense dès à présent : tomber enceinte pendant les règles est peu probable, mais, sous certaines conditions, ce n’est pas impossible ! On vous explique.


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Comparatif des thermomètres de symptothermie

thermomètres symptothermie

L’une des objections que je reçois le plus quand je parle de symptothermie autour de moi, c’est le fameux “oh non la température, c’est trop compliqué, je n’arrive pas à m’y tenir !”. 

Et à ce moment-là, tel Dr Jekyll et Mister Hyde, je tourne un peu schizophrène ! D’un côté, je crie haut et fort que non, ça prend quelques secondes par jour et que ça change la vie. Et de l’autre, j’avoue que moi aussi, parfois, il m’arrive de zapper l’étape…

Or, quand on veut pratiquer la symptothermie, que ce soit dans un objectif de contraception, de conception ou de meilleure connaissance de son corps, la précision est primordiale. Et d’autant plus s’agissant de la courbe de température ! 

La théorie, c’est qu’il faut prendre sa température basale chaque matin après une bonne nuit de sommeil, avant de poser le pied par terre et toujours avec le même thermomètre basal, c’est-à-dire à 2 décimales. 

A ce moment-là de la conversation, la seconde objection qui revient le plus en général, c’est “OK, mais je trouve ça où moi, un thermomètre de symptothermie, un truc fiable qui réponde à ces critères ?”.,

thermomètre

Car si vous en demandez un à votre pharmacien, il risque de vous regarder au mieux avec incrédulité (“un thermomètre ba-quoi ?”), au pire avec des yeux plein de jugement (“ok, on se revoit dans 9 mois Mademoiselle !!”).

C’est pour cela que j’ai décidé de rédiger cet article, car à force d’en essayer de toutes sortes, je commence à avoir une assez bonne expertise en matière de thermomètre basal, qu’ils soient numérique, connecté ou à l’ancienne, je les ai tous testés ou presque !

Donc si vous êtes débutante en symptothermie et que vous ne savez pas quel thermomètre choisir, j’espère que les lignes qui suivent vous aideront à faire votre choix, car à chaque situation son thermomètre !

Au regard de tous ces tests effectués, j’ai aussi créé le thermomètre PARFAIT en symptothermie : le thermomètre Emancipées, dont je vous parle plus bas !  !! 

Le thermomètre basal, un indispensable en symptothermie

L’objectif de la courbe de température : confirmer l’ovulation

Commençons par les bases. Pourquoi doit-on utiliser un thermomètre particulier en symptothermie, et pas celui qu’on a tous dans notre trousse à pharmacie ?

Et bien car le décalage thermique que l’on cherche à observer est très subtil.

    • Avant l’ovulation, notre corps est sous la dominance des oestrogènes, qui sont produits par les follicules en maturation dans les ovaires. Les oestrogènes n’ont pas vraiment d’effet sur la température, qui est donc de base plutôt basse, et fluctue au gré de notre vie (elle peut monter un peu si on a bu la veille, si on est fatiguée, si on a eu une nuit de sexe endiablé, etc. !).

    • Après l’ovulation, le résidu de l’ovule, appelé le corps jaune, commence à produire de la progestérone, qui a un effet hyperthermique. Cela signifie qu’elle fait augmenter la température du corps, de l’ordre de 0,3 à 0,5 degrés, qui se maintient sur un plateau haut jusqu’aux prochaines règles. 
symptothermie

OK, mais alors pourquoi a-t’on besoin d’un thermomètre avec 2 chiffres après la virgule ?

Et bien car si, par exemple, vous êtes à 36,46 avant d’ovuler, un thermomètre classique va arrondir à 36,5. Si vous passez à 36,74 après votre ovulation, il arrondira à 36,7.

Résultat, vous aurez l’impression d’avoir un décalage de 0,2 degré seulement, alors qu’en réalité vous aurez pris presque 0,3 et avez probablement ovulé. D’où l’importance d’avoir un thermomètre basal très précis !

Comment prendre sa température correctement ? 

La courbe température constitue l’un des 3 indices utilisés en symptothermie pour valider son ovulation (combinée avec l’analyse de la glaire et/ou du col de l’utérus).

Pour être fiable, elle doit être prise le matin au réveil, après un repos d’une durée minimum d’une heure et AVANT de se lever

ouverture de la fenêtre de fertilité

Pourquoi ? Car ce que l’on mesure, c’est la température basale, c’est-à-dire la température du corps qui ne fait rien d’autre que vous maintenir en vie, respirer pendant votre sommeil. Dès que l’on se met en mouvement, notre métabolisme s’active et avec lui, notre température monte. 

Par ailleurs, il faut savoir que la température augmente chez certaines personnes en fonction de l’heure de la prise, même au réveil. Il est donc important de la prendre à la même heure chaque matin (et dans l’idéal, de mettre un réveil le week-end, puis de se rendormir ensuite pour faire la grasse mat) (même si en réalité, une fois qu’on est formée, on apprend qu’on n’a pas besoin de prendre sa température tous les jours, et que quelques grasses mat’ ne vont pas tout envoyer valser !). 

Cela peut être très simple pour certaines, mais pour d’autres c’est un vrai calvaire. Tout le monde n’a malheureusement pas un rythme de sommeil fixe, beaucoup se réveillent fréquemment pour diverses raisons, tandis que d’autres travaillent avec des horaires décalés. 

C’est dans ces situations que la tenue d’une courbe de température fiable peut s’avérer particulièrement compliquée, et que certaines personnes peuvent baisser les bras et renoncer à la pratique de la symptothermie.

A travers cet article, ce que j’aimerais vous montrer, c’est qu’il existe des outils qui peuvent vous permettre de contourner ces difficultés, et d’avoir une prise de température compatible avec la symptothermie, malgré l’impossibilité de respecter les conditions habituelles de prise !

Pour tout savoir sur la prise de température et son lien avec l’ovulation, n’hésitez pas à consulter notre article complet ! 

L’importance du mode de prise : buccale, vaginale ou rectale ?

Vous l’aurez compris, chacun de ces thermomètres ne s’utilise pas de la même façon, ou plus précisément, dans le même orifice !

En symptothermie, on privilégie toujours la prise de température basale en interne.

Par cela, entendez principalement le vagin ou l’anus. La prise par voie buccale est aussi recommandée par la plupart des écoles, il faut juste tester sur quelques cycles pour voir si on est très sensible et que la courbe de température semble anarchique, ou si elle est au contraire cohérente.

En tout état de cause, le Cyclotest Myway et le Cyclotest MySense que je vous présente en détail plus loin sont suffisamment précis et adaptés pour une prise buccale en symptothermie

En revanche, la mesure sur le bras n’est pas préconisée par la plupart des méthodes sympto-thermiques (principalement par manque d’études, il faut l’avouer). En conséquence, le Tempdrop ne vous sera probablement pas conseillé par votre monitrice si vous lui en parlez. 

Néanmoins, des premières études préliminaires ont montré que les courbes avec le Tempdrop étaient en tous points similaires aux courbes avec un thermomètre basal classique. 

Une telle prise sur le bras peut à mon sens convenir parfaitement aux femmes qui sont en conception ou en simple observation

Dans ces deux cas, il est certes très important de bien repérer son décalage thermique, mais on aura une approche plus souple des règles de symptothermie.

Pour celles qui sont en mode contraception, il importe de se former en utilisant, en parallèle, un thermomètre classique, c’est-à-dire soit un thermomètre de symptothermie classique, les 3 premiers cycles. Ensuite si les courbes sont cohérentes et qu’on se sent à l’aise, on peut switcher à 100% avec le thermomètre connecté.

Vers quel thermomètre basal me tourner selon ma situation ? 

En effet, il existe des thermomètres de précision, qui respectent donc la plupart des règles de la symptothermie (quoi que, ça dépend des objectifs, mais on y reviendra !), et qui permettent de s’adapter à chaque situation.

J’ai testé les 5 principaux : 

    • Le Cyclotest Lady, thermomètre basal classique, que j’ai utilisé par voie rectale
    • Le Cyclotest MyWay, moniteur de fertilité complet, que j’ai utilisé par voie buccale
    • Le Cyclotest MySense, petit frère du Cyclotest MyWay, en plus abordable, que j’ai aussi utilisé par voie orale.
    • Le Trackle, thermomètre connecté à porter dans le vagin
    • Le TempDrop, bracelet connecté à porter au bras

 

Je vous partage les enseignements que j’en ai tirés ! (et je vous donne des codes promo pour les acheter à prix réduit !).

Et si vous souhaitez savoir, en 2 minutes, quel thermomètre parait réellement le plus adapté à vos besoins et contraintes du moment (horaires décalés, irréguliers, nuits hachées…), on a mis au point un quiz pour vous aider à faire votre choix !

Mon avis sur les 5 thermomètres testés (et des codes promo !)

Les précisions de base étant faites, je vous propose de plonger dans la partie pratico-pratique, à savoir le test dans la vraie vie de ces merveilleux outils !

Donc si vous hésitez à prendre une décision, je vous partage mon ressenti sur les 5 thermomètres dont je vous ai parlé plus haut. 

Honnêtement, je suis convaincue qu’il y a un thermomètre adapté à chaque situation (et à chaque budget !). 

Du plus simple comme le Cyclotest Lady aux plus élaborés comme le Trackle ou le TempDrop, en passant par le plus complet avec le Cyclotest MyWay en passant par le nouveau Cyclotest MySense, j’espère que vous trouverez chaussure à votre pied, et que l’objection évoquée en introduction n’en sera plus une pour vous !

Dernière précision pour info : sauf cas très particulier, vous ne trouverez pas de thermomètre basal avec 2 chiffres après la virgule en pharmacie. Ils n’ont que des thermomètres à 1 décimale. Raison pour laquelle on n’a hélas pas le choix que d’en commander un en ligne (mais ça vaut toujours le coup de demander dans votre pharmacie, on ne sait jamais !). 

Le Cyclotest Lady, le plus élémentaire

Le Cyclotest Lady est un thermomètre basal électronique, c’est-à-dire un thermomètre tout ce qu’il y a de plus classique, mais avec 2 chiffres après la virgule. C’est sa seule différence avec les thermomètres que vous connaissez probablement déjà.

cyclotest lady

Avantage : normalement on sait faire, il est très facile à manipuler. Et il ne demande pas un gros investissement, il est très abordable

C’est l’outil de base parfaitement adapté à la méthode symptothermique, qui fera sans aucun doute l’affaire pour celles qui ont un rythme de sommeil régulier. 

Le Cyclotest Lady est équipé d’une mémoire, ce qui peut vous sauver dans certains cas (que je rencontre souvent !) : si vous prenez votre température dans le noir le matin, cachée sous la couette, pour ne pas réveiller la personne qui dort à côté ! Ou si vous êtes mal réveillée et que vous éteignez le thermomètre, pas de souci à se faire, il conserve la dernière mesure en mémoire !

Il est également équipé d’une petite pochette, qui permet de le ranger dans un endroit sec, à l’abri de la lumière. La trousse est munie d’un crayon et d’un mini cyclogramme papier où vous pouvez sauvegarder des annotations. 

L’avantage, si vous l’utilisez par voie buccale, est que vous n’avez même pas à le bouger de votre table de chevet. Cela évite les situations catastrophe où on l’a laissé dans la salle de bain après l’avoir lavé, et où il faut demander à Monsieur en ouvrant à peine la bouche (de peur que ça fasse monter la température !!) d’aller le chercher ! Et sinon, il faut bien prendre le réflexe de le reposer à chaque coucher à côté de son lit : )

Avec ce thermomètre, il est recommandé de prendre sa température par voie vaginale, rectale, ou orale. Dans mon test pour l’écriture de cet article, je l’ai personnellement utilisé par voie rectale.

Bref, si vous débutez en symptothermie, ce thermomètre peut être une bonne option. Son coût est très abordable, il est simple d’utilisation, et il est tout indiqué si vous prenez vos notes et dessinez votre courbe de température sur papier. Il est aussi parfait si vous consignez vos températures dans une application telle que Moonly (NB ; avec le code EMANCIPEES10, vous avez -10% sur l’abonnement à Moonly +, sachant que la version de base est gratuite !).

Mais si vous avez des horaires de sommeil irréguliers, que vous travaillez la nuit ou que vos réveils sont fréquents, parce que vous devez vous occuper de votre enfant par exemple (#vécu), d’autres thermomètres pourraient vous faciliter bien plus la vie. 

pouce ok

Avantages : 

    • Le prix est très abordable

    • Il est simple à utiliser

    • Il est très précis, en contraception comme en conception

    • Il est très bien si vous n’êtes pas branchée technologies, pas besoin de smartphone pour l’utiliser.
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Inconvénients : 

    • La température doit être prise tous les matins à la même heure
    • Il bipe au bout de 30 secondes, alors que les règles de la symptothermie demandent une prise sur 3 minutes pour plus de fiabilité.

    • Le thermomètre ne garde pas en mémoire tout le cycle (seulement la dernière température mesurée)

    • Si votre rythme de sommeil est irrégulier ou vos réveils fréquents, il ne convient pas

    • Il fait un petit bip quand la mesure est terminée, ce qui peut gêner les partenaires sensibles !

Si vous vous lancez en symptothermie et que vous souhaitez commencer avec du classique et efficace, vous pouvez le commander ici, et vous aurez même 10% de réduction avec le code EMANCIPEES10 ! Mais pour info, on a un bien meilleur thermomètre à vous proposer et pour un prix similaire, lisez bien tout l’article 😉 

Le Cyclotest MyWay, véritable moniteur de votre fertilité

Le Cyclotest MyWay est clairement un incontournable en symptothermie, c’est le seul outil vraiment complet pour analyser tous les indices existants  ! C’est tout simplement un micro-ordinateur contraceptif, rien que ça !

Il se présente sous la forme d’un boîtier avec écran tactile accompagné d’un thermomètre relié au boitier. 

thermomètre cyclotest myway

Ce moniteur de fertilité est très bien adapté à la symptothermie, car il offre la possibilité d’entrer un maximum d’observations en pianotant sur le boîtier : calendrier pour renseigner votre glaire, votre col et même votre taux de LH, et bien sûr courbe de température. C’est un moniteur de fertilité très complet ! 

Son utilisation est simple : il faut prendre sa température avec le thermomètre connecté directement au boitier le matin à la même heure, qui présente une interface tactile. Il ressemble à un thermomètre basal classique comme le Cyclotest Lady, sauf qu’il est relié au micro-ordinateur et qu’il communique donc directement avec lui. 

S’agissant du mode de prise, on fait comme on veut : buccal, rectal ou vaginal, c’est à vous de choisir. Le gros avantage du thermomètre est qu’il est extrêmement précis en mode buccal, c’est d’ailleurs le seul thermomètre validé, avec le MySense dont je vous parle juste après, en symptothermie pour la prise dans la bouche moins de 3 min (pour les autres comme le Cyclotest Lady, il faut garder le thermomètre 3 min en bouche pour que la température soit fiable). Et ça, c’est clairement un plus !!

Ce qui est bien par ailleurs, c’est que la température est notée directement dans le micro ordinateur, qui la garde en mémoire, donc pas besoin de la noter.

S’agissant de l’interface tactile, on peut y noter tous les signes de fertilité : la consistance de la glaire cervicale, les rapports sexuels, les taux de LH présents dans les urines pour détecter son ovulation (grâce à l’achat de tests bandelette).

Grâce à ces données, l’appareil pourra afficher avec précision votre courbe de température, et estimera par une couleur verte les périodes infertiles et par une couleur rouge la fenêtre fertile. 

Mais il ne prend toutefois pas la température pour vous pendant la nuit, comme le Tempdrop et le Trackle, il faut bien la prendre chaque matin.

cyclotest myway

Le cyclotest MyWay dispose également de quelques fonctionnalités supplémentaires : un réveil est programmable pour être sûr de ne pas oublier votre prise de température à heure fixe.

Le moniteur permet aussi de rentrer des données telles que votre indice de masse corporelle. Il vous donnera des conseils pour prendre soin de votre peau. Il vous informera également sur les besoins de votre corps en fonction des différents moments de votre cycle. Il vous rappelle même l’arrivée de vos règles. Bref, un vrai personal assistant !!

Mais à l’heure des smartphones hyper ergonomiques, il faut avouer que l’interface est assez basique voire « à l’ancienne » (personnellement quand je l’utilise, je reporte quand même mes données dans Moonly pour un suivi plus visuel de ma courbe).

Enfin, pour garantir plus de confidentialité, il est même possible de protéger ses informations grâce à un code pin. 

Last but not least, il garde en mémoire vos cycles pendant 12 mois et il est possible de transférer ces informations sur votre ordinateur.

Mais comme il ne prend pas votre température à votre place, le Cyclotest MyWay est plutôt adapté aux femmes qui ont un rythme de vie régulier et qui ont des nuits bien réglées. Il représente une très bonne alternative au cyclogramme papier, car il est très précis et permet de conserver beaucoup d’observations pour un maximum d’exactitude. 

Personnellement, je n’étais pas convaincue de l’intérêt d’investir dans un tel dispositif au départ, car je ne voyais pas le plus par rapport à un thermomètre de symptothermie classique. Et puis finalement, la précision du thermomètre, le fait d’avoir tout directement renseigné dans le Cyclotest et la polyvalence de l’outil m’ont assez séduite, je dois l’avouer. 

Bon, il est plus encombrant qu’un thermomètre digital quand on se déplace, mais le moniteur reste quand même facile à emporter partout et se recharge avec un câble qu’il faut brancher sur une pile fournie spécialement pour le dispositif. 

pouce ok

Avantages : 

    • Il permet de visualiser son cycle rapidement et aisément

    • Il est très complet, car on peut notifier beaucoup d’observations

    • Il est adapté à une prise buccale fiable

    • Il a un réveil intégré

    • On peut choisir un bip ou un visuel pour le signal de fin de prise (donc pas de bruit)

    • Il est transportable sans effort

    • Il conserve les données jusqu’à 12 mois et elles sont transférables sur votre ordinateur

    • Pas besoin de smartphone pour l’utiliser.
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Inconvénients :  

    • Il ne convient pas à toutes les femmes et si vos réveils sont fréquents, ce n’est pas l’idéal

    • L’appareil est coûteux et demande un investissement financier

    • Le micro ordinateur est assez basique visuellement.

    • Le dispositif est assez encombrant !

Si la symptothermie fait partie intégrante de votre vie et que vous avez envie d’un dispositif très complet pour la pratiquer au quotidien, vous pouvez investir dans le Cyclotest My Way en l’achetant directement sur le site de Bivea, et vous aurez 5% de réduction avec le code EMANCIPEES5 !

Le thermomètre basal connecté Cyclotest My Sense

thermomètre cyclotest mysense

Plus récent, le Cyclotest MySense présente l’avantage du Cyclotest My Way (sonde plus précise permettant une mesure buccale), sans son côté encombrant.

En revanche, il est moins élaboré (pas de mini ordinateur), mais communique quand même par bluetooth avec l’appli, ce qui permet de ne pas avoir à noter sa température, et de la garder en mémoire plusieurs jours (jusqu’à 30 jours). 

L’appli est bien faite et permet de noter aussi ses infos de glaire cervicale, de col voire de LH, donc pas besoin d’utilise plusieurs applications, celle du Cyclotest MySense suffit. 

Ceci dit, en conséquence, il faut absolument un smartphone pour l’utiliser, contrairement au Cyclotest Lady. Enfin il est possible de l’utiliser sans, en lisant la température directement sur le thermomètre, mais cela enlève l’intérêt de la communication par Bluetooth, qui renseigne la température directement sans que vous ayez à l’écrire manuellement. 

Je trouve donc qu’il présente les avantages de précision du Cyclotest My Way, avec un coût bien moindre. Au-delà de sa praticité grâce au Bluetooth, sa précision est, selon moi, son vrai plus.

Enfin, son autre gros avantage, est qu’il est possible de choisir un signal lumineux plutôt que sonore pour la fin de la mesure, ce qui est génial pour celles que le bip agace (enfin surtout pour les partenaires qui dorment encore, souvent !!).

Néanmoins, cela reste une prise manuelle, donc il faut respecter les règles de la symptothermie, à savoir une prise régulière le matin (pas idéal pour la team des nuits agitées !). 

pouce ok

Avantages : 

    • Un thermomètre basal connecté très précis

    • Une application Mysense qui reçoit les données directement par bluetooth 

    • La possibilité de renseigner la glaire cervicale et les tests de LH, en plus, dans l’appli 

    • La sauvegarde des 30 dernières mesures 

    • Un mode « fertilité » dans l’appli pour aider à déterminer sa fenêtre de fertilité

    • La possibilité de choisir entre un signal sonore et/ou visuel comme signal de mesure (idéal pour celles que le bip agace !).
pouce vers le bas

Inconvénients :  

    • C’est un thermomètre manuel requérant donc une prise régulière, pas forcément adapté à celles qui n’arrivent pas à respecter les conditions de prise en symptothermie
    • Sa prise est de 30 secondes uniquement : les courbes de température peuvent donc être faussées et/ou difficilement interprétables.
    • Son coût est plus élevé qu’un thermomètre basal classique

Si la précision du Cyclotest Mysense, son bluetooth et son absence de bip vous séduisent, vous avez aussi 5% de réduction avec le code EMANCIPEES5 🙂 

Le thermomètre connecté vaginal Trackle 

Pour être tout à fait honnête, quand la société Bivea m’a proposé de tester le Trackle, j’étais un peu dubitative ! Après quelques cycles d’utilisation, j’ai mis mes craintes de côté et je le trouve franchement très adapté à mes contraintes actuelles (enfants en bas âge qui se réveillent souvent et pas de projet de grossesse à court terme). 

Trackle est un thermomètre connecté qui existe depuis un moment en Allemagne et qui arrive tout juste sur le marché français.

Sa spécificité (et pas des moindres !!) ? Il se porte dans le vagin !

thermomètre vaginal trackle

En fait, c’est un capteur qui a la forme d’un tampon (plutôt pour flux important) et qu’il faut insérer à l’intérieur du vagin avant d’aller dormir.

On le récupère ensuite le lendemain matin, soit directement en insérant 2 doigts et en le saisissant au niveau de l’encoche creuse à son extrémité (pour l’option sans ficelle), soit comme un tampon (pour l’option avec ficelle).

Il suffit de choisir l’option que l’on préfère au moment de la commande. Personnellement, je n’ai testé que la version avec encoche et je pense que je préférerais la version avec ficelle, le retrait est plus facile et j’aurais moins la crainte de le « perdre » (même si on est d’accord, la probabilité est proche de 0 !).

En revanche, contrairement aux tampons, il est constitué en silicone médical, ce qui est très doux (pas comme un tampon en coton que l’on insérerait en dehors des règles et qui apporterait une sensation de sécheresse voire de brûlure au moment du retrait).

Il mesure la température en continu toute la nuit, pendant le sommeil, et est capable de déterminer la température “la plus basale”. C’est d’ailleurs le seul dispositif connecté qui se porte dans le vagin, zone de mesure la plus précise de notre corps.

Puis grâce au bluetooth, il communique la température à l’application associée, qui est donc renseignée sans qu’on ait à prendre de note.

Mais je vous vois venir (moi aussi j’étais inquiète !) : il n’envoie pas des ondes bluetooth toute la nuit depuis votre vagin !! Ce n’est que le matin, lorsque vous le reposez sur son socle, que le bluetooth s’active pour échanger la donnée avec l’appli.

On peut donc éteindre son téléphone sans problème, la connexion ne se fait que le matin. Avant cela, il faut bien sûr le passer sous l’eau, donc l’idéal selon moi est de laisser le support dans vos wc, à proximité d’un lavabo, ce qui vous permet de le retirer en allant aux toilettes le matin, et de le rincer avant de le connecter sur son socle. 

En thermomètre intelligent qu’il est, il est évidemment fourni avec une application (disponible sur l’App Store ou Google Play et très simple à utiliser). Dès qu’il est posé sur son socle, on voit donc une petite lumière rouge qui s’allume et qui signifie qu’il se connecte en bluetooth à votre téléphone pour transmettre les données. La transmission prend quelques secondes.

L’intérêt d’un tel appareil ? Grâce à sa mesure toutes les minutes et à son algorithme, il est capable de détecter avec précision les fluctuations de température de votre corps, puis de les corriger.

Avoir un sommeil mouvementé ou ne serait-ce que se réveiller, peut faire augmenter celles-ci de façon significative. Comme Trackle retient toujours la plus faible des températures pendant le repos, il n’est pas possible de se tromper dans sa courbe. Plus de pics hauts suspects du fait d’une nuit particulièrement pourrie.

Il faut toutefois le porter pendant 4 heures pour une analyse optimale. 

utilisation trackle
application trackle

Sur l’appli, vous pouvez avoir une vision globale de votre courbe de température. Le nombre de cycles analysés est également affiché. Un calendrier est disponible pour avoir un regard rapide sur votre évolution. Honnêtement, l’appli est très bien faite et peut se suffire à elle-même pour pratiquer la symptothermie.

Dans ce cas, il vous suffit d’entrer les données sur la consistance de votre glaire cervicale dans le programme. Avec les deux indicateurs, température et consistance de la glaire, l’application vous précisera si vous êtes en phase fertile ou non.

Vous pouvez aussi reporter les infos sur une autre application si vous êtes plus à l’aise, mais ce n’est pas nécessaire. 

S’agissant de la glaire justement, je trouve personnellement que le Trackle est intéressant car quand on le retire en période très fertile, on voit de la glaire dessus, puisqu’il est proche du col (il ne l’absorbe pas comme un tampon, la glaire est déposée dessus). Cela permet donc à celles qui ne sont pas forcément à l’aise avec l’observation de leur glaire, ou qui n’en voient pas beaucoup, d’y avoir accès plus facilement lors du retrait de leur Trackle !

Selon moi, ce thermomètre connecté est un appareil approprié si vous avez un rythme de vie qui ne vous permet pas de vous lever toujours aux mêmes heures, ou si vos réveils sont fréquents, ou votre sommeil facilement perturbé.

Cependant, il faut bien avoir en tête que le concept est particulier, et il faut être à l’aise avec l’idée de porter un capteur à l’intérieur de son corps, régulièrement (on n’est pas obligé de le porter tous les jours quand on connait bien son cycle, 15 jours par cycle environ suffisent, une dizaine avant l’ovulation et 5 après).

Dernier point : je pense qu’il est top quand on pratique la symptothermie en contraception, mais pas forcément idéal en pré conception.

Je m’explique.

Quand on est en essai bébé, le vagin est une zone assez souvent utilisée (!!) que l’on n’a pas forcément envie de perturber avec un capteur, d’autant plus dans les jours qui encadrent l’ovulation, où il y a probablement des spermatos qui patientent sagement dans les cryptes du col de l’utérus.

Je ne pense honnêtement pas que le Trackle pourrait les déranger, mais psychologiquement cela peut gêner. Or c’est justement pendant la période ovulatoire qu’il est important de bien mesurer sa température basale, pour valider son ovulation. 

Donc à mon sens, il est très adapté en contraception ou en connaissance de son cycle, mais peut perturber celles qui sont en projet bébé. 

pouce ok

Avantages : 

    • Il est adapté aux femmes ayant un rythme de vie décalé ou un sommeil irrégulier

    • Plus de prise de température le matin à la même heure

    • Très précis pour la mesure de la température, car celle-ci est prise à l’intérieur du vagin

    • Pas de bruit le matin, pas de bip

    • Il permet d’avoir toutes vos informations dans une seule application et de ne pas se disperser

    • Application ergonomique, facile et avec une bonne sécurité des données

    • Il permet d’observer sa glaire cervicale facilement le matin s’il y en a sur l’appareil.
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Inconvénients : 

      • Il peut être gênant et incommodant, que ce soit psychologiquement ou physiquement, de porter un thermomètre connecté à l’intérieur de soi

      • Le dispositif demande un investissement financier 

      • La batterie au lithium de l’appareil n’est pas éternelle : sa durée de vie est de 2 ans. 
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Si vous avez envie d’un appareil très précis qui vous permet de pratiquer la symptothermie avec une grande sécurité mais sans devoir y penser chaque matin, vous pouvez commander le Trackle sur le site de Bivea, et vous avez 5% de réduction avec le code EMANCIPEES5.

Et pour info, on a également publié un comparatif Trackle / Tempdrop qui devrait vous intéresser ! 

Le TempDrop, le thermomètre intelligent en brassard

Lui, contrairement au Trackle, je l’utilise depuis un moment !

Tempdrop est un thermomètre connecté très élaboré qui se porte autour du bras, sous l’aisselle, grâce à un brassard très fin. Le dispositif ressemble à une petite goutte blanche de 4 cm environ qui contient le capteur, et qui est fixée sur un bracelet plutôt doux qu’on oublie très vite. Et il est assez discret, donc on n’est en principe pas ridicule quand on enfile son Tempdrop avant de rejoindre son lit !

Tempdrop

Il fonctionne également par Bluetooth, mais là aussi, pas d’inquiétude à propos des ondes : l’émission de celles-ci n’est pas permanente. Il suffit d’allumer le Bluetooth le matin après utilisation du dispositif, et les données de sommeil sont transmises à l’application TempDrop, disponible sur l’App Store ou sur Google Play. 

Comme pour Trackle, l’application est bien faite, simple d’utilisation et plutôt safe en matière de transmission des données.

L’appli Tempdrop est assez basique, on peut visualiser les températures sur une courbe, et renseigner sa glaire ou son col, et depuis peu elle a été tranduite en français, ce qui est très appréciable ! 

Gros plus si vous prenez la version payante (la version gratuite est largement suffisante pour la symptothermie pour info) : vous avez aussi accès à vos données de sommeil, si vous voulez monitorer vos nuits et voir si vous avez suffisamment de phases de sommeil profond (on sait comme c’est important pour la fertilité et l’équilibre du cycle !). 

application tempdrop

Comment ça marche ?

Concrètement, le Temdrop contient 2 capteurs, un qui mesure la température, et un qui mesure les mouvements (je vous l’explique schématiquement car c’est assez élaboré !). 

En parallèle, ce thermomètre intelligent fonctionne à l’aide d’un algorithme spécifique qui permet d’analyser, et surtout de filtrer la moindre perturbation de température causée par le mouvement, les variations de la chaleur ambiante ou encore les changements d’environnement.

Autrement dit, les capteurs enregistrent à la fois votre température, vos mouvements et les perturbations ambiantes (votre mec qui ronfle, la température de la pièce qui monte, etc.), puis l’algorithme détermine à partir de toutes ces données votre modèle de sommeil perso. 

Sur cette base, il sera en mesure d’éliminer les éléments perturbateurs au jour le jour (ou plutôt à la nuit la nuit !). Pour info, au départ, le Tempdrop ajustait la température d’un jour sur l’autre sur la base de cette élimination, mais l’entreprise a fait évoluer son algorithme fin 2022 et ce n’est désormais plus le cas, ce qui est une excellente nouvelle car cela rendait la lecture des premières courbes compliquée !!

Puis, plus on utilise régulièrement son Tempdrop, plus il nous connait, et plus sa prise est fiable. En d’autres termes, il passe de thermomètre intelligent à thermomètre super méga intelligent au fur et à mesure du temps que vous passez ensemble 🙂

L’idéal au début de l’utilisation du Tempdrop est de prendre en parallèle sa température avec un thermomètre basal classique, type Cyclotest Lady, pour comparer. Ensuite au bout des 60 jours, on peut partir sans filet uniquement avec le Tempdrop.

À qui convient le thermomètre Tempdrop ?

Comme le Trackle, il convient aux personnes qui ont des horaires de sommeil irréguliers, des réveils fréquents, une vie mouvementée, ou qui n’arrivent tout simplement pas à se tenir à la prise manuelle dès le réveil. 

Pour autant, le TempDrop est un thermomètre qui peut être employé en symptothermie, mais plutôt si l’on utilise la méthode en préconception ou pour observer ses cycles. Si vous souhaitez l’utiliser pour la contraception, pensez bien à vous former et à utiliser un thermomètre basal classique au départ, en parallèle du TempDrop. 

Cette précision étant faite, je n’ai pas encore rencontré de femmes se plaignant de la qualité de leur courbe de température avec le Tempdrop, donc je pense sincèrement qu’il peut convenir même en contraception, il faut juste s’assurer qu’on est à l’aise avec sa courbe pendant la formation, en prenant les 2 mesures en parallèle. 

Si vous souhaitez aller plus loin, voici un article beaucoup plus exhaustif avec notre avis complet sur le Tempdrop, dans lequel on vous dit vraiment tout tout tout à son sujet 🙂

Et si vous souhaitez utiliser votre Tempdrop dans les règles de l’art et en exploitant toutes ses fonctionnalités, j’ai aussi créé un atelier Tempdrop pour tout comprendre de ses subtilités !

pouce ok

Avantages : 

      • Il est adapté à des personnes ayant des horaires décalés, des réveils fréquents, un sommeil mouvementé

      • C’est un appareil à pile, donc il dure dans le temps

      • Plus de prise de température le matin à la même heure

      • Pas d’interprétation, seulement un enregistrement de données

      • Une filtration des éléments perturbateurs qui permet d’avoir une température fiable malgré les éventuelles perturbations.
pouce vers le bas

Inconvénients : 

      • La prise de température est externe, donc pas validée classiquement par les écoles de symptothermie

      • Le coût est conséquent. lors de l’investissement.

Si vous êtes en essai bébé, que vous voulez juste suivre votre cycle sans craindre une grossesse, ou que vous êtes en mode contraception mais que vous êtes OK avec une prise de température sur le bras en utilisant les premiers mois un thermomètre classique en parallèle, vous pouvez acheter le Tempdrop sur notre shop, avec des frais de douane moindres 🙂 

Et si vous êtes à l’étranger, vous pouvez commander directement sur le site de Tempdrop, le code EMANCIPEES vous offre 10% de réduction ! 

La comparaison des différentes courbes

NB : ces courbes ont été réalisées avant la sortie de notre thermomètre ! 

Pour info, je me suis amusée à reporter les courbes réalisées avec 4 des 5 thermomètres pour les comparer

Alors attention, ma courbe n’est absolument pas belle comme celle des manuels, pour une bonne raison : quand je l’ai faite, j’allaitais mon fils !

J’avais eu mon retour de couches (car il avait l’amabilité de faire ses nuits !), mais mon ovulation était clairement perturbée et non efficace. En conséquence, ma phase post ovulatoire était extrêmement courte.

Néanmoins, je trouvais intéressant de vous montrer mes courbes pour que vous voyiez :

    • A quel point les températures sont différentes selon la zone de prise ! D’où l’interdiction totale de changer de mode de prise en cours de cycle, car entre le Trackle par voie vaginale et le Cyclotest Lady par voie rectale, chez moi, il y a parfois jusqu’à 0,8 degrés de différence !

    • Malgré tout, mes courbes sont à peu près parallèles, et en tout cas mon décalage thermique a lieu le même jour. Pas de doute sur ma date d’ovulation donc (aussi foireuse soit-elle !).

    • Idem pour l’arrivée de mes règles, avec 4 thermomètres qui m’ont annoncé une chute de bon matin, je n’avais aucun suspense pour la journée à venir : )

Le thermomètre ÉMANCIPÉES !!

thermomètre symptothermie emancipées

Après avoir testé tous ces thermomètres, j’avais toujours cette même remarque : ils sont tous très bien, MAIS, il leur manque toujours quelque chose. M’est alors venue l’idée de créer LE thermomètre qui répondrait à tous mes critères, mais aussi (plus important !) à ceux de la symptothermie ! 

Je vous présente donc le thermomètre Emancipées : 

  • Il s’agit d’un thermomètre à double décimale (forcément !)
  • Il prend bien la température pendant 3 minutes et ne sonne qu’après les dites 3 minutes, en émettant un bip discret (critère important pour nos +1 !). Cette caractéristique est importante, car il s’agit du temps nécessaire pour que la sonde du thermomètre se stabilise (c’est dans ces conditions qu’a été élaborée la méthode, et les études ont prouvé qu’une prise plus courte pouvait altérer les courbes). C’est le seul thermomètre de symptothermie à respecter ces trois minutes de prise ! 
  • Contrairement au Cyclotest Lady par exemple, il dispose d’un écran rétro-éclairé (toujours pour ne pas réveiller les +1)
  • Il garde la dernière température en mémoire
  • Et dispose d’un embout flexible et tout doux ! 
Si vous voulez en savoir plus et/ou vous l’offrir, il est disponible par ici ! 

Thermomètres de symptothermie : tableau récapitulatif !

Ca fait beaucoup d’infos, là, non ? Du coup, voici un tableau récapitulatif des fonctionnalités des 5 thermomètres que j’ai testés ! 

Les autres thermomètres de précision disponibles sur le marché

Je vous ai parlé de 5 thermomètres que j’ai eu la chance de tester afin de vous donner mon avis. Vous avez sûrement une petite idée de celui qui vous correspond le mieux.

Mais il en existe quelques autres que je n’ai pas essayés. Voici des informations pour vous éclairer sur ces moniteurs de fertilité qui vous intriguent peut-être. 

Le moniteur de cycle féminin Lady Comp

Lady Comp est un moniteur de fertilité qui se présente sous la forme d’un petit appareil équipé d’une sonde pour prendre sa température.

thermomètre ladycomp

Il offre la possibilité de visualiser un calendrier et sa courbe de température.

Attention toutefois, il fait des prévisions en vous indiquant vos périodes fécondes, potentiellement fertiles ou infertiles en se basant strictement sur la température

Il n’est donc pas adapté à la symptothermie, qui requiert l’observation obligatoire de deux facteurs au minimum : la température et l’analyse de sa glaire cervicale ou du col de l’utérus. C’est sur cette combinaison que repose sa fiabilité. 

Si vous avez envie d’un moniteur de symptothermie, je recommande donc plutôt de se tourner vers le Cyclotest MyWay, bien plus précis et complet (pour info, le coût du Lady Comp est encore plus élevé !). 

Le bracelet de suivi d'ovulation Ava

Ava est un bracelet qui se porte au poignet, et qui indique les 5 jours les plus fertiles de votre cycle.

bracelet de suivi d'ovulation Ava

Le bracelet Ava, connecté à une application, détecte votre température.

La prise se fait au poignet ce qui, vous l’avez compris, n’est pas la méthode la plus précise (encore moins que la prise à l’aisselle comme avec le Tempdrop, nettement plus fiable). Mais le bracelet considère aussi votre rythme cardiaque et la cadence de votre respiration pendant que vous dormez. 

Cela ressemble plus à une montre connectée qu’à un réel moniteur de fertilité permettant d’avoir une température basale fiable. En plus, sans l’étude de ses ressentis et l’observation de la glaire cervicale, la rigueur de l’outil n’est pas optimale.

L’appareil Bioself pour prendre sa température

Bioself se présente sous la forme d’un thermomètre basal équipé de voyants. Il prend en compte votre température, pour vous indiquer lorsque vous êtes infertile avec un voyant vert, et lorsque vous êtes fertile avec un voyant rouge, ou rouge clignotant lorsque vous êtes dans votre période la plus fertile. 

Vous pouvez également entrer des données sur le commencement de votre cycle en précisant le début de vos règles. 

bioself

Cet appareil prenant uniquement en compte la température (et avec un seul chiffre après la virgule à ma connaissance !!), ses estimations quant à vos périodes fertiles ou infertiles ne sont pas fiables en symptothermie. La règle des deux facteurs d’observation n’est pas respectée.

Bioself peut être utilisé comme un thermomètre classique, mais on ne doit pas se fier exclusivement aux lumières rouges et vertes pour déterminer sa fenêtre fertile. 

Daysy, un moniteur de fertilité qui nous vient de Suisse

Daysy est un moniteur de fertilité qui peut être utilisé pour observer son cycle, ou bien pour aider à la conception. Il se présente sous la forme d’un gros thermomètre basal au design original.

moniteur de fertilité daysy

Encore une fois, ce moniteur ne se fonde que sur un seul facteur, celui de la température. Celle-ci doit en plus être prise sous la langue, et ne semble pas pouvoir être collectée par voie vaginale ou rectale comme un thermomètre basal classique. 

Une application « DaysyDay » est disponible. Elle indique grâce à un calendrier les jours fertiles en rouge, et les moments infertiles en vert. Cet appareil paraît faire des prédictions en s’appuyant sur vos cycles précédents grâce à un algorithme. Or vous l’avez compris, en matière de cycle menstruel, on ne fait jamais de prédiction ! Personne, même vous, n’est capable de dire à l’avance quand vous allez ovuler !

Un algorithme de prédiction ne doit donc jamais se substituer à vos observations personnelles, on ne peut pas calculer son ovulation 🙂 . Se baser uniquement dessus serait une erreur. Vos cycles peuvent varier fortement pour diverses raisons : le stress, la fatigue, un changement d’environnement, etc. 

L’observation à deux facteurs est la clé du succès, que ce soit pour concevoir, pour la contraception ou pour s’examiner et comprendre son corps.

La Oura Ring, l'anneau connecté pour suivre sa santé au quotidien

La Oura Ring est une bague connectée, que l’on peut porter jour et nuit : ses capteurs mesurent 20 données biométriques, dont l’activité cardiaque, le taux d’oxygène dans le sang, le niveau de stress, le sommeil et… la température ! 

anneau connecté oura ring

Un peu comme pour le Tempdrop, la prise de la température au doigt n’est pas, pour le moment, validée par les règles de la symptothermie, car nous n’avons pas suffisamment de recul pour savoir si la température prise ainsi est suffisamment stable et fiable pour suivre son cycle. 

Par ailleurs, la Oura Ring est connectée à l’application Natural Cycles : ce n’est pas forcément une application que l’on recommande, car elle fait de la prédiction pour « annoncer » l’arrivée de l’ovulation et des règles. Et comme vous le savez, l’ovulation s’observe mais ne se prédit pas 🙂 

À ce sujet, j’ai publié un comparatif Oura Ring / Tempdrop, pour que vous puissiez vous faire votre avis ! 

Last but not least, je n’ai pas encore testé la Apple Watch pour la sympto, mais dès que je pourrai je vous ferai évidemment un retour !!

Si ce sujet des thermomètres connectés vous intéresse, j’ai publié une vidéo qui compare le Tempdrop, la Oura Ring et la Whoop, à retrouver juste ici !

Alors, vous avez trouvé le thermomètre adapté à votre situation ?

Choisir un thermomètre pour la symptothermie, adapté à ses besoins, n’est pas toujours évident, d’autant plus que les besoins peuvent varier au cours de la vie.

A certaines périodes, il peut être contraignant de prendre sa température basale à la même heure chaque matin, d’autant plus si on a des réveils fréquents (hello mes enfants !), ou un travail de nuit. 

Dans ce cas, selon son objectif personnel, plusieurs thermomètres peuvent être adaptés : 

    • Pour celles qui pratiquent la symptothermie en mode contraception et qui sont à l’aise avec l’idée de porter un capteur dans le vagin, le thermomètre connecté Trackle me semble tout indiqué, car il est vraiment précis. 

    • Le TempDrop est une bonne alternative si vous êtes plutôt en conception, car il laisse votre vagin tranquille ;). Sinon il est bien de l’utiliser en parallèle à un thermomètre basal classique le temps de la formation à la méthode symptothermique en contraception. 

    • Si votre rythme de vie vous donne la possibilité d’être régulière dans vos horaires de coucher et que vous êtes de celles que des pas d’éléphants ne réveillent pas, un thermomètre basal simple comme le Cyclotest Lady suffit, que ce soit pour pratiquer la symptothermie en mode conception ou contraception

    • Si enfin votre rythme est bien calé, que vous préférez le numérique au cyclogramme papier et que vous êtes prête à investir, le Cyclotest MyWay ou le Cyclotest MySense sont tout indiqués, en contraception comme en conception.

En revanche, je ne vous conseille pas les autres thermomètres connectés qui ne se basent que sur la température et ne vous permettent pas d’identifier l’ouverture de votre fenêtre de fertilité grâce à la glaire ou le col. 

Enfin, même si ces technologies sont élaborées, n’oubliez jamais votre bon sens. Fiez-vous toujours à ce que vous voyez et ressentez, pas à une machine. Ces dispositifs médicaux vous apporteront toutefois plus de confort (et moins de stress !!) dans votre vie quotidienne, c’est certain !

Vous avez déjà l’un de ces thermomètres ? Ou vous êtes en recherche du “bon” mais avez encore des questions ? N’hésitez pas à les poser en commentaire !