Emancipées

SPM (syndrome prémenstruel) : symptômes, causes et solutions pour le soulager

syndrome premenstruel

Les idées clés

  • Le syndrome prémenstruel (SPM) correspond à un ensemble de symptômes physiques et émotionnels (fatigue, irritabilité, douleurs, anxiété…) qui apparaissent quelques jours avant les règles et disparaissent à leur arrivée.
  • Le SPM serait lié à une sensibilité aux variations hormonales en phase lutéale, souvent associée à un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone, ainsi qu’à des facteurs comme l’inflammation, la sérotonine ou certaines carences nutritionnelles.
  • Fréquent mais non inévitable, le SPM peut être soulagé durablement grâce à une meilleure compréhension du cycle menstruel et à des ajustements d’hygiène de vie adaptés.

Fatigue écrasante, irritabilité au plafond, envie de pleurer pour un rien, ventre gonflé ou douleurs… Si les jours qui précèdent les règles ressemblent à un petit chaos intérieur, il s’agit très probablement d’un syndrome prémenstruel (SPM).

Le SPM correspond à un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui surviennent en fin de cycle menstruel, généralement quelques jours avant les menstruations. Très courant, il concernerait entre 20 et 40 % des femmes, avec une intensité très variable.

Bonne nouvelle : non, ce n’est pas une fatalité. Ces manifestations sont souvent le signe que quelque chose se joue du côté de l’équilibre hormonal, notamment entre œstrogènes et progestérone.

Symptômes, causes, solutions naturelles… voici comment mieux comprendre ce qui se passe dans votre corps et surtout, comment apaiser ce SPM.

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Ovulation douloureuse : causes, symptômes et solutions du SPM d’ovulation

ovulation douloureuse

Les idées clés

  • Certaines femmes ressentent une gêne ou une douleur au moment de l’ovulation : il s’agit d’un phénomène méconnu, mais qui semble assez répandu !
  • Les causes de douleur pendant l’ovulation sont encore floues, mais semblent être « mécaniques » et liées à la pression exercée par l’ovule pour sortir de l’ovaire. D’autres pistes sont évoquées, comme l’inflammation nécessaire au processus ovulatoire, ou encore une trop forte concentration en histamine.
  • Outre la douleur ressentie pendant l’ovulation, certaines femmes font face à d’autres symptômes comme l’irritabilité ou la fatigue, qui ressemblent aux symptômes du syndrome prémenstruel (SPM), mais qui surviennent pendant la période d’ovulation : on peut parler de syndrome pré-ovulatoire voire péri-ovulatoire, ou SPO.
  • S’il n’y a pas encore de traitement dédié à l’ovulation douloureuse et au SPO, des solutions naturelles existent pour retrouver confort et bien-être au moment de l’ovulation.

Si pour la majorité des femmes, ce sont les périodes menstruelle et prémenstruelle qui sont difficiles à vivre, chez certaines, c’est plutôt l’ovulation qui pose problème. En effet, lorsque l’ovulation a lieu, elles peuvent ressentir une forte douleur au bas ventre, associée à des nausées, des maux de tête, une grosse fatigue, voire carrément une forte irritabilité !

Pourtant, on nous dit souvent que lors de l’ovulation, on est au « climax » de notre fertilité, clairement dans notre moment Beyoncé du cycle, avec l’envie d’aller vers les autres, de sociabiliser, etc. Sauf qu’il arrive parfois que ce soit pile à ce moment-là que notre cycle menstruel nous fasse souffrir et qu’on « profite » d’un petit SPM des familles… avant l’heure !

Pourquoi l’ovulation peut-elle être aussi douloureuse ? Est-ce le signe d’une ovulation de mauvaise qualité, d’un problème de santé, d’un déséquilibre hormonal ? Est-ce que cela peut entraver vos chances de grossesse et de tomber enceinte ? Comment faire pour soulager la douleur et les inconforts ressentis pendant l’ovulation ? Et comment retrouver l’effet Beyoncé de l’ovulation, plutôt que la version dragon des oestrogènes ?! On décrypte tout ça avec vous 🙂

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Manque de progestérone : symptômes, causes et solutions

manque de progestérone, symptômes

Les idées clés

  • La progestérone est une hormone essentielle à la fertilité et à la santé féminine, même si on veut pas avoir d’enfant.
  • Les symptômes d’un manque de progestérone les plus courants sont des spottings, une phase lutéale courte, un syndrome prémenstruel et des troubles de la fertilité, entre autres !
  • Il existe des solutions médicamenteuses et naturelles pour améliorer sa progestérone et restaurer un équilibre hormonal optimal.
  • Que l’on soit en projet bébé ou simplement attentive à son cycle, on sait à quel point il est important que nos hormones soient en parfait équilibre. On peut aussi se demander si on ne se trouve pas face à un déséquilibre hormonal lorsqu’on n’arrive pas à tomber enceinte, ou lorsqu’on ressent certains inconforts au quotidien !

    Mais comment interpréter les signes ? Vous êtes nombreuses à nous demander, notamment sur Instagram, si vous n’auriez pas un déséquilibre hormonal, et surtout une carence en progestérone, au vu des symptômes que vous ressentez à l’approche de vos règles : douleurs, acné, fringales, sautes d’humeur, etc.

    Dans cet article, on va donc vous expliquer pourquoi la progestérone est essentielle pour votre fertilité et votre bien-être au quotidien, mais aussi (et surtout !) comment reconnaître une carence en progestérone et quels sont les symptômes qui portent à croire que votre progestérone a bien besoin d’un peu de soutien 🙂 Et bien sûr, on vous donne quelques pistes pour faire remonter naturellement votre progestérone (car oui, c’est complètement possible !).

    🎧🍿 Pour info, voici également notre épisode de podcast dédié au sujet de la carence en progestérone, si vous préférez ce format !

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    PFAS, perturbateurs endocriniens… Quelle poêle choisir pour la santé ?

    choix poêle pour la santé

    Les idées clés

    • Les poêles et les casseroles avec un revêtement adhésif (comme les poêles en Téflon) peuvent contenir des PFAS.
    • Les PFAS sont des substances cancérigènes et des perturbateurs endocriniens, pouvant réellement nuire à notre santé.
    • Ils sont interdits dans un grand nombre de produits de consommation, sauf dans les poêles, casseroles et autres ustensiles de cuisine.
    • Pour éviter les PFAS, il est préférable de se tourner vers les poêles en fonte, les poêles en acier inoxydable et en inox 18/10, voire en cuivre.
    • Les poêles en céramique, en aluminium, en pierre ou composées de PFTE et de Gen-X (le nouveau Téflon) peuvent contenir des PFAS ou d’autres substances toxiques.

    Imaginez la scène : vous avez décidé de vous préparer un bon petit plat et pour ce faire, vous avez choisi une recette plutôt saine et équilibrée, vous avez sélectionné des produits les plus clean possibles chez votre petit producteur bio et pris le temps d’éplucher et couper tous ces ingrédients… avant de les faire cuire dans une mare de substances toxiques. C’est ballot, n’est-ce-pas ? Et pourtant, c’est, à peu de chose près, ce que l’on fait tous au quotidien !

    En effet, si les aliments que l’on choisit de manger sont primordiaux, notre manière de les cuire l’est tout autant. Or, la plupart des poêles proposées sur le marché contiennent des PFAS, qui sont des molécules très problématiques pour notre santé, et notamment pour notre santé féminine et hormonale.

    Quelles sont ces molécules qui posent problème ? Quels produits en contiennent et surtout LA question ultime : comment être sûre de bien choisir quand on a besoin d’une poêle 100% safe, et quels sont les critères à respecter pour éviter tous les inconvénients des PFAS ? Bref quelle poêle choisir pour la santé ?

    Dans cet article, on vous explique quels matériaux sont à éviter, quels sont au contraire ceux à privilégier et on vous donne même une petite liste de marques qui proposent des poêles tout à fait convenables, pour que ce soit le moins prise de tête possible pour vous 🙂



    PFAS perturbateurs endocriniens

    Pourquoi éviter les PFAS ?

    Que sont les PFAS ?

    Les PFAS sont des molécules combinant carbone et fluor, que l’on appelle aussi des substances per- et polyfluoroalkylées. Elles sont très utilisées pour leurs propriétés anti-adhésives et imperméabilisantes, notamment. Parmi les inconvénients majeurs des PFAS : ils sont considérés comme des polluants éternels, du fait de la combinaison quasiment indestructible du carbone et du fluor. Cette combinaison a également des répercussions sur la santé humaine.

    Les PFAS sont une grande famille, qui compte à ce jour 14 000 molécules : en effet, à chaque fois que l’une de ces molécules est étudiée et que les recherches montrent qu’elle est potentiellement dangereuse, les industriels créent de nouvelles molécules pour éviter les interdictions, en modifiant très légèrement leur composition. Tous les PFAS n’ont pas encore été étudiés, mais deux d’entre eux sont déjà interdits en Europe : les PFOS (sulfonate de perfluorooctane), interdits depuis 2009 et les PFOA (acide perfluorooctanoïque), depuis 2020.

    Toutefois, les scientifiques recommandent de considérer tous les PFAS de la même manière, car selon eux, quand des produits chimiques ont la même structure moléculaire, des propriétés environnementales et des risques biologiques identiques, il convient de les gérer comme une classe de produits à part entière, pour limiter les risques humains et environnementaux. En clair, si un PFAS est dangereux, on peut considérer qu’ils le sont tous !

    Par ailleurs, bien qu’interdits, on retrouve encore des traces de PFOS et de PFOA dans l’environnement, dans les sols et les cours d’eau, mais aussi dans l’organisme des plantes et animaux. D’ailleurs, l’une des principales sources de PFAS est l’eau potable (mais aussi l’alimentation). L’étude Esteban, mise à jour en 2020, estime que « Le PFOA et le PFOS, (…) ont été quantifiés à 100 % aussi bien chez les enfants que chez les adultes« .

    Donc en gros : tous les PFAS ne sont pas interdits, et ceux qui le sont ont de toute façon laissé des traces qui vont nous suivre pendant des années…

    impact des PFAS sur la santé

    Quels sont les impacts des PFAS sur la santé ?

    Les PFAS sont cancérigènes

    Le CIRC (Centre International de recherche sur le Cancer) a publié une étude en novembre 2023 considérant que les PFOA sont des substances chimiques cancérogènes pour l’humain (au même titre que l’amiante) et que les PFOS représentent un risque possible de cancer.

    LES PFAS sont des perturbateurs endocriniens

    Les PFAS sont potentiellement des perturbateurs endocriniens, en plus d’être cancérigènes.

    Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ? Il s’agit d’une substance qui va soit :

    • Mimer l’action d’une hormone que l’on produit nous-même de manière endogène

    • Brouiller le message entre notre cerveau et nos hormones.

    C’est la raison pour laquelle, selon l’ANSES, les PFAS sont mis en cause en raison de leurs « effets sur la fertilité et le développement du fœtus« , ainsi que sur les hormones thyroïdiennes.

    Les perturbateurs endocriniens viennent complètement perturber le cycle menstruel et nos hormones féminines, puisque le dialogue entre notre cerveau, nos ovaires, et éventuellement notre thyroïde, nos surrénales (qui sécrètent aussi les hormones du stress) et notre pancréas (qui sécrète l’insuline et gère notre glycémie) est totalement désorganisé. Cela peut poser, à terme, des problèmes de cycle menstruel (comme le syndrome prémenstruel ou le SOPK, par exemple), voire des troubles de la fertilité. C’est la raison pour laquelle on vous en parle beaucoup dans le Fertility Club, par exemple !

    produits contenant des PFAS

    Dans quels objets du quotidien retrouve-t-on des PFAS ?

    Le souci avec les PFAS, c’est qu’on en retrouve un peu partout : dans les ustensiles de cuisine, les textiles imperméabilisants, certains cosmétiques et les emballages alimentaires, entre autres !

    En mai 2024, une loi a interdit les PFAS dans un grand nombre de produits de consommation, ce qui est une excellente nouvelle ! Toutefois, une famille de produits est exemptée : les ustensiles de cuisine, alors que les poêles et casseroles anti adhésives peuvent contenir des PFAS, que ce sont des choses que l’on utilise tous les jours et que les aliments sont en contact direct avec le revêtements et peuvent donc en contenir des traces.

    Mais pas de panique ! On va donc vous expliquer comment bien choisir vos poêles et autres ustensiles, pour éviter de nuire à votre cycle et à votre fertilité 🙂


    téflon

    Une règle d’or : éviter le Téflon

    On a toutes et tous dans nos placards des poêles en Téflon, puisque ce matériau présente des avantages non négligeables, dont celui de ne pas du tout accrocher. Or, le souci réside justement dans ce revêtement anti-adhésif !

    Il était auparavant réalisé avec des PFOA : après leur interdiction en 2020, les industriels ont donc décidé de créer une nouvelle molécule aux mêmes propriétés pour leurs revêtements : les PFTE. Sauf que ! Les PFTE, une nouvelle famille de PFAS donc, présentés comme une alternative sans danger aux PFOA, ne sont en réalité pas forcément si sûrs : une étude explique qu’on ne peut pas, à ce jour, affirmer que les PTFE n’entrent pas dans les cellules humaines.

    De plus, une enquête du magazine 60 millions de consommateurs démontre que les poêles avec un revêtement PFTE peuvent aussi contenir des PFAS, un peu par « contamination croisée » sur les chaînes de production.

    Donc, en clair : si vous voyez une poêle avec un revêtement adhésif en Téflon sans PFOA, mais avec des PFTE (ou une autre famille de PFAS), reposez-la tranquillement sur le rayon de votre magasin !


    poêles contenant des PFAS

    Poêles sans PFAS : les fausses bonnes idées

    OK, maintenant qu’on sait qu’il faut éviter le Téflon, on peut partir sur n’importe quelle poêle sans Téflon ? Non, pas tout à fait ! En effet, les industriels ne manquent pas d’imagination et peuvent parfois nous proposer des alternatives avec des matériaux qui semblent tout à fait sûrs sur le papier : mais quand on creuse un peu, on se rend compte que le bât blesse :s

    Céramique

    Les poêles en céramique sont souvent présentées comme une alternative saine et naturelle au Téflon : pourtant, les poêles en céramique peuvent aussi contenir des PFAS, même si elles en contiennent moins que les poêles avec revêtement adhésif.

    Par ailleurs, leur revêtement a une durée de vie réduite et elles finissent par accrocher. Dernière chose et non des moindres : on ne connaît pas toujours dans les détails la composition de l’alliage utilisé (souvent à base de silice). Pour couronner le tout, elles peuvent aussi contenir des nanoparticules ! Bref, c’est un peu une fausse bonne idée.

    Aluminium

    En soi, les poêles et casseroles en aluminium sans revêtement ne contiennent pas de PFAS. Toutefois, il est possible que des particules d’aluminium migrent dans les aliments, surtout avec des aliments acides comme la tomate. Or, une concentration trop élevée d’aluminium dans le sang aurait un lien avec un risque accru de maladies dégénératives ! Certes, les quantités d’aluminium ingérées par repas sont infimes, mais dans le doute, autant éviter 😉

    Pierre

    Là encore, la pierre fait partie des matériaux présentés comme sûrs aux consommateurs, car naturels : sauf qu’il semblerait que les poêles en pierre ne soient pas, là non plus, exemptes de PFAS, notamment si elles disposent d’un revêtement anti adhésif.

    Par ailleurs, les poêles en pierre ne sont souvent pas complètement en pierre, et leur composition exacte reste un peu mystérieuse : il s’agit généralement d’une matière combinant granit et, potentiellement, des PFAS.

    GEN-X

    Que dire du Gen-X, aka le nouveau Téflon ? Et bien, il s’agit ni plus ni moins d’un nouveau PFAS et il reste sur la liste noire des « substances extrêmement préoccupantes«  selon l’Agence Européenne des Produits Chimiques. Le GEN-X a donc les mêmes « inconvénients » que les autres PFAS pour nous autres consommateurs, et est un matériau à éviter absolument !


    quelle poele choisir pour la santé,

    Quels matériaux choisir pour une cuisson saine et quelle poêle choisir pour la santé ?

    En lisant ce qui précède, vous avez peut-être l’impression qu’il n’y a aucune poêle non toxique sur le marché, qu’aucun matériau n’est secure, mais on tient quand même à vous rassurer : si si, certaines poêles ne présentent pas de danger pour votre santé ! La fonte, l’inox et le cuivre sont des matériaux vers lesquels vous pouvez vous tourner 🙂

    Fonte

    Les poêles en fonte de nos grands-mères sont généralement exemptes de PFAS (sauf, encore une fois, si elles disposent d’un revêtement anti adhésif). La fonte est un matériau composé de fer et de carbone, qui permet de très bien conduire et garder la chaleur, qualités que l’on attend généralement d’une poêle. Elles ont également une durée de vie infinie ! Toutefois, elles présentent 3 inconvénients : elles sont lourdes, elles accrochent et elles ont un certain prix.

    Si on ne peut pas vraiment vous aider à résoudre le premier point (on ne va pas forcément vous recommander de muscler vos bras à outrance pour pouvoir les porter sans souci ^^), le deuxième point, celui de « l’accroche » n’est pas tout à fait vrai. Certes, les poêles en fonte ont la réputation d’accrocher les aliments, notamment les viandes, les poissons, les oeufs, les pommes de terre et les légumes. Mais il y a une petite astuce : le culottage avant la première utilisation !

    Le culottage consiste en fait à créer un revêtement adhésif naturellement dans votre poêle en fonte 🙂 Pour ce faire, voici les étapes à suivre :

    • Enduire votre poêle d’une fine couche d’huile végétale neutre (à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur), avec du papier absorbant

    • Puis, mettre votre poêle en fonte ou votre casserole au four, à puissance maximale pendant une heure : en chauffant, la fonte va absorber l’huile et créer une matière anti-adhésive.

    • Au bout d’une heure, laissez refroidir votre poêle et votre casserole et renouvelez l’opération encore 1 fois ou 2 !

    Cette méthode est donnée à titre indicatif : jetez un oeil à la notice fournie par le fabricant, qui vous expliquera comment culotter votre poêle ou casserole 😉

    Bon point : le culottage continue de se faire avec le temps, ce qui signifie que vos casseroles et poêles en fonte accrocheront de moins en moins 🙂 Ce sont aussi des ustensiles de cuisine que vous pourrez garder pendant longtemps ! La plupart du temps, par facilité d’utilisation, les marques ont déjà pré-culotté les poêles et casseroles en fonte qu’ils vous proposent 😉

    Pour la cuisson, si la casserole ou la poêle a été bien culottée, vous n’aurez pas besoin d’ajouter de matières grasses : il vous suffit de bien attendre que la poêle soit très chaude (comptez 2 minutes) avant d’ajouter vos aliments en cuisson ! Parfait pour une cuisine la plus saine possible 🙂

    Concernant le troisième inconvénient, celui du prix : si l’investissement de départ vous paraît trop conséquent, vous pouvez faire le choix d’une poêle en fonte de seconde main. De plus, avantage non négligeable, le culottage sera déjà fait !

    Attention, la fonte est un matériau qui craint l’humidité : on vous recommande donc d’essuyer vos ustensiles avec un torchon sec, rapidement après le lavage et d’éviter le lave-vaisselle. Le culottage offre aussi une couche protectrice contre l’humidité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut enduire toute votre poêle ou casserole d’huile 🙂 Côté lavage, attendez que la poêle refroidisse après cuisson, avant de la laver à l’eau chaude uniquement : le liquide vaisselle viendrait en effet attaquer la couche protectrice. Vous pouvez ensuite ajouter une fine couche d’huile avec du papier absorbant, avant de ranger votre poêle.

    Quid de la fonte émaillée ? La couche d’émail formée pour protéger le fond de la poêle peut contenir des métaux lourds, comme du cadmium, pouvant être relâchés en cours de cuisson. De plus, on ne connait pas toujours la composition de la fonte émaillée utilisée.

    Inox et acier inoxydable

    Si la fonte vous paraît trop lourde ou contraignante, vous pouvez aussi vous tourner vers les poêles en acier inoxydable (composé de fer, de nickel et de chrome), en privilégiant celles en inox 18/10. Elles sont généralement plus légères et faciles à manipuler et si elles sont bien entretenues, leur durée de vie est plutôt longue. Elles ne manquent donc pas d’ avantages !

    L’inox 18/10 présente la meilleure qualité d’inox, qui sera plus durable et permettra une meilleure répartition de la chaleur : si toutefois votre budget est plus serré, vous pouvez vous tourner vers l’inox “classique”, en vérifiant bien qu’il n’y a pas de revêtement anti-adhésif sur votre future poêle.

    Car en effet, là encore, contrairement aux poêles en Téflon, les aliments peuvent accrocher pendant la cuisson dans les poêles en acier. L’astuce est en fait de bien faire préchauffer votre poêle et de réaliser le test de la goutte d’eau : si elle « roulotte » à la surface de la poêle, elle est assez chaude et vous pouvez ajouter vos aliments, avec un petit peu de matière grasse si besoin !

    Vous pouvez aussi culotter votre poêle en inox avant utilisation, mais cela paraît moins indispensable que pour la fonte. Si vous choisissez cette option, ne mettez pas votre casserole ou votre poêle en acier au four, mais faites la bien chauffer environ 15 minutes sur feu moyen-fort, après l’avoir enduite d’huile neutre (vous pouvez aussi choisir cette façon de faire pour la fonte). Là encore, n’hésitez pas à respecter les consignes de culottage données par votre fabricant ! 

    Cuivre

    Les poêles et casseroles en cuivre sont également généralement sans PFAS, et plaisent aux amateurs de cuisine dans leur utilisation quotidienne, car le cuivre est un matériau qui conduit très bien la chaleur. Elles sont aussi une durée de vie tout à fait convenable.

    Attention toutefois à l’oxydation et à l’apparition de « vert-de-gris », qui est toxique : pour éviter cela, vous pouvez choisir un cuivre « étamé », avec un revêtement en étain ou en inox. Prenez garde également à l’humidité !


    poêles sans PFAS et perturbateurs endocriniens

    Les poêles et casseroles sans PFAS recommandées

    Maintenant que vous avez les grands principes (et surtout l’un des critères majeurs : ne pas choisir des poêles en Téflon ou avec un revêtement adhésif quel qu’il soit, car tous les revêtements sont susceptibles de contenir des PFAS), on vous propose une liste des marques proposant des poêles en fonte ou en inox qui sont des options tout à fait safe !

    • Ikea : inox (ce n’est pas de l’inox 18/10 en revanche, donc sa durée de vie peut être réduite) ou fonte

    • De Buyer (poêles en inox, sauf les poêles avec un revêtement anti adhésif)

    • Warmcook (notamment la gamme Lodge pour la fonte et Ecovitam pour l’inox). Vous avez d’ailleurs droit à 10% de réduction sur votre commande avec le code EMANCIPEES !

    • Baumstal (inox 18/10 sans revêtement)

    • Cristel (celles en inox 18/10 sans revêtement)

    • Atma

    • Le Creuset (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

    • Mauviel (inox et fonte sans revêtement)

    • Gastrolux (revêtement naturel, “base de bio-minéraux, des sédiments marins minutieusement broyés et cuits au four à plus de 500 °C”).

    • Lagostina (bien choisir les poêles en inox sans revêtement)

    • Le Vitaliseur de Marion, en inox 18/10 et qui permet aussi une cuisine saine et une cuisson très douce préservant les vitamines et minéraux des légumes, par exemple.

    Pour composer cette liste, nous avons réuni vos recommandations sur Instagram et creusé cette question des PFAS et autres substances douteuses pour chacune des marques citées. Au moindre doute sur les matériaux et/ou s’il n’y avait pas d’indication claire quant à la composition des revêtements, nous les avons écartées. On a préféré mettre à votre disposition une liste plus courte et pas forcément exhaustive, mais avec des recommandations vraiment safe !

    Conseils bonus : on ne peut que vous conseiller de faire le choix d’ustensiles (les spatules, notamment) plutôt en bois ou en métal, car le silicone alimentaire n’est pas forcément toujours très sain. De la même manière, soyez attentive au choix des matières grasses utilisées, car certaines peuvent être problématiques quand elles sont chauffées, comme le beurre.


    On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair et vous aura donné toutes les clés pour bien choisir vos poêles au moment de votre achat ! Vous méritez de cuisiner sans risquer de vous empoisonner sur le long terme et de mettre à mal votre équilibre hormonal et votre fertilité 🙂

    Pour résumer, les poêles en acier inoxydable (si possible plutôt en inox 18/10), en fonte et en cuivre sont OK, si elles n’ont pas de revêtement adhésif 🙂 Elles ont également une belle durée de vie, donc l’investissement est généralement amorti. En revanche, si vous avez le moindre doute et que la composition manque de détails essentiels, passez votre chemin !

    Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et surtout, si vous avez des marques safe à nous recommander, l’espace commentaires est là pour ça !

    Les sources complémentaires

  • Scientific Basis for Managing PFAS as a Chemical Class
  • Imprégnation de la population française par les composés perfluorés : Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016
  • Les Monographies du CIRC évaluent les effets cancérogènes de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et de l’acide perfluorooctanesulfonique (SPFO)
  • PFAS : des substances chimiques très persistantes
  • Proposition de loi visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées
  • Antiadhésives… mais avec PFAS
  • Are fluoropolymers really of low concern for human and environmental health and separate from other PFAS?
  • Chronic exposure to aluminum and risk of Alzheimer’s disease: A meta-analysis
  • « Polluants éternels » : la firme Chemours perd une bataille devant la CJUE
  • Le seed cycling, ou quand des graines nous aident à réguler notre cycle menstruel

    seed cycling

    Les idées clés

    • Le seed cycling est une méthode qui consiste à consommer 4 graines en particulier selon les phases du cycle menstruel : graines de lin et de courge avant l’ovulation, pour favoriser la sécrétion d’oestrogènes, graines de sésame et de tournesol après l’ovulation, pour favoriser la sécrétion de progestérone.
    • Les études démontrent un effet positif du seed cycling sur les troubles du cycle féminin, comme le syndrome des ovaires polykystiques, le syndrome prémenstruel, les troubles de la fertilité et de l’ovulation ou encore l’endométriose.
    • Le seed cycling a une action hormonale très douce, davantage que les plantes à visée hormonale, par exemple.
    • La méthode du seed cycling ne suffit pas seule et une prise en charge plus globale peut parfois s’avérer nécéssaire pour retrouver un équilibre hormonal optimal.

    Quand on s’intéresse à la fertilité féminine, il n’est pas rare de voir des posts consacrés au seed cycling (ou seed syncing) sur les réseaux sociaux : cette tendance venue des Etats Unis est parfois présentée par ses adeptes comme un remède miracle pour retrouver un cycle féminin en pleine santé. L’idée est simple : manger des graines selon les phases de son cycle pour soutenir la production de nos hormones et régler tous nos problèmes de santé féminine !

    Mais qu’en est-il vraiment ? Est-ce que cette méthode marche « pour de vrai » ou est-ce que ça serait pas un peu perché ce truc ? Est-ce qu’on va se transformer en hamster ?! Bref, est-ce que la consommation quotidienne de graines, grâce aux nutriments qu’elles contiennent, peut réellement soutenir notre cycle ? On vous explique tout !

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    Tout comprendre sur les progestatifs et la progestérone de synthèse

    progestatifs

    Les idées clés

    • La progestérone naturelle est essentielle à l’équilibre hormonal et à la survenue d’une grossesse, ainsi qu’à la santé féminine.
    • Les progestatifs concernent essentiellement les contraceptifs à base de progestérone de synthèse, qui provoquent des effets secondaires parfois assez lourds, comme un risque accru de méningiome.
    • On retrouve également des traitements à base de progestérone, qui eux, viennent soutenir le cycle menstruel et l’équilibre hormonal, notamment en cas de syndrome pré-menstruel, de désir de grossesse ou de péri-ménopause et de ménopause.
    • Des solutions naturelles existent pour soutenir sa progestérone également.

    On nous pose très souvent des questions sur les progestatifs, en commentaires par ici ou sur Instagram. En effet, il n’est pas rare qu’un médecin prescrive un médicament à base de progestérone de synthèse aux femmes qui ont un déséquilibre hormonal, sans forcément expliquer le pourquoi du comment !

    Le souci, c’est qu’il est parfois difficile d’y voir clair entre tous les progestatifs qui existent, leur mode d’action et leurs effets sur le corps des femmes, mais aussi la différence entre ces traitements et la progestérone naturellement produite après l’ovulation. Dans cet article, on va vous expliquer quels sont les différents progestatifs et leurs indications, la différence entre progestérone naturelle, progestérone bio identique et progestatif, et mettre en lumière ceux qui peuvent vous aider à soutenir votre progestérone, votre équilibre hormonal et votre fertilité. C’est parti !

    🎧🎞 Psst ! On a également enregistré un épisode de podcast avec le Dr Aurélien Nunez pour parler de la différence entre notre progestérone naturelle et la progestérone de synthèse 🙂

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    Les bienfaits de l’huile d’onagre pour la santé féminine 

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    Les idées clés

      • L’huile d’onagre est une huile végétale riche en acides gras essentiels (LA et GLA), qui lui confèrent des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes.

      • L’huile d’onagre est un complément très réputé pour la santé des femmes : elle participe à l’équilibre des hormones féminines et soulage notamment le syndrome prémenstruel (douleurs, irritabilité, etc.), mais aussi les symptômes de la préménopause et de la ménopause.

      • Elle est aussi un complément essentiel de la fertilité, puis de l’accouchement !

      • Pour être utilisée de manière sûre et efficace, il convient de vérifier ses contre-indications, mais aussi de la choisir avec soin, auprès d’un laboratoire fiable et reconnu.


    Grâce à la richesse de son huile extraite de ses graines, l’onagre est une plante extrêmement populaire en phytothérapie pour tout ce qui touche à la santé féminine : équilibre hormonal, apaisement du syndrome prémenstruel (SPM), amélioration de la fertilité, accompagnement de la ménopause, mais aussi beauté de la peau, intégrité de notre cerveau et de nos artères, elle est littéralement sur tous les fronts !

    Toutefois, l’huile d’onagre est-elle le complément miraculeux à ajouter à toutes nos routines ? Est-elle adaptée à tous les cas. Est-elle LE produit universel qui convient à toutes ?

    Dans ce qui suit, on décrypte avec vous toutes les propriétés et les bienfaits de l’huile d’onagre sur le cycle féminin : car oui, elle en a beaucoup ! 🙂 En revanche, elle a aussi quelques limites à connaitre et ça tombe bien, car on vous en parle aussi dans cet article 😉

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    L’huile d’onagre, une précieuse alliée pendant la ménopause

    huile d'onagre ménopause

    Idées clés

    • La ménopause survient en moyenne vers l’âge de 50 ans, mais elle est précédée d’une période de péri-ménopause (ou pré-ménopause), qui peut démarrer dès la fin de la trentaine.

    • En pré-ménopause, les cycles deviennent irréguliers en raison des changements hormonaux qui se mettent en place. La progestérone commence à diminuer et on peut ressentir des désagréments semblables à ceux du syndrome prémenstruel : troubles de l’humeur, règles abondantes, douleurs menstruelles etc.

    • À la ménopause, on ressent plutôt tous les symptômes liés à une baisse des  oestrogènes : prise de poids, sueurs nocturnes, bouffées de chaleur, sècheresse de la peau, troubles du sommeil, etc.

    • L’huile d’onagre a des propriétés anti-inflammatoires et régulatrices au niveau hormonal qui sont reconnues pour lutter contre les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les problèmes de peau et de sécheresse vaginale, entre autres !

    • Il est en revanche primordial de choisir son huile d’ onagre avec soin pour profiter de tous ses bienfaits sur les symptômes de la ménopause.

    La ménopause et la pré-ménopause sont des périodes de changements hormonaux parfois très difficiles à vivre pour les femmes qui passent ce cap : nos hormones sont sens dessus-dessous, nos cycles deviennent irréguliers, on peut se sentir moins bien dans sa peau, dans sa tête, on peut avoir l’impression que notre corps nous échappe, de ne plus le comprendre, de ne plus le reconnaître.

    Et c’est complètement normal ! Cette étape de la vie, bien que normale et physiologique, peut être déroutante. Il existe heureusement des outils que l’on peut mettre en place pour adoucir ces changements et parmi eux, on retrouve l’huile d’onagre.

    L’huile d’onagre est en effet réputée pour accompagner les femmes dans toutes les étapes de leur vie, du projet bébé à la ménopause, en passant par l’accouchement et le syndrome prémenstruel. Toutefois, quel rôle  joue-t-elle lors de ce passage vers la ménopause ? Est-ce qu’elle peut  agir sur les bouffées de chaleur, la beauté de la peau, le confort de nos articulations, notre humeur et tutti quanti, et si oui comment ? On vous explique tout ça 🙂

     

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    L’huile d’onagre pour apaiser son cycle menstruel et le syndrome prémenstruel

    huile d'onagre cycle menstruel

    Les idées clés

    • Grâce à sa richesse en acides gras essentiels, et plus particulièrement en acide gamma linoléique (GLA), l’huile d’onagre est une alliée précieuse du cycle menstruel.
    • Elle aide à réguler les hormones féminines et à calmer l’inflammation : elle est donc souvent recommandée en cas de syndrome prémenstruel (SPM). 
    • L’huile d’onagre est également une alliée précieuse pour améliorer sa glaire cervicale. 
    • L’huile d’onagre doit cependant être bien choisie pour être efficace. 

    L’huile d’onagre est un complément alimentaire régulièrement conseillé pour les troubles du cycle féminin, et notamment pour le syndrome prémenstruel : mais qu’en est-il réellement ? Comment fonctionne l’huile d’onagre et comment agit-elle, concrètement, pour apaiser les cycles et surtout, les symptômes du SPM ? Cette plante est-elle si miraculeuse ?

    Dans ce qui suit, on vous apporte les réponses à toutes ces questions et, spoiler alert : oui, intégrer des capsules d’huile d’onagre dans votre routine quotidienne peut clairement rendre vos cycles plus doux et plus confortables 😉

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    Anovulation : quels sont les symptômes, causes et solutions d’un cycle anovulatoire ?

    anovulation

    Biologiquement, notre corps de femme fait en sorte que nous ovulions tous les mois, ou en tout cas, à chaque cycle menstruel. Sauf qu’il arrive parfois que cette formidable ingénierie se grippe et que l’ovulation se fasse plus rare, voire qu’elle disparaisse complètement.

    C’est d’autant plus problématique quand on souhaite tomber enceinte, surtout qu’un trouble de l’ovulation n’est souvent détecté qu’au détour d’un bilan d’infertilité, car il n’est pas toujours visible pour une femme pas habituée à s’observer.

    Mais on vous rassure tout de suite : on peut très bien ne pas ovuler sur un cycle sans que ce soit grave ou signe d’un énorme déséquilibre hormonal 🙂 En revanche, on peut aussi penser qu’on ovule parce qu’on a ses « règles » de manière plus ou moins régulière et que donc, tout va bien : mais pas forcément !

    Dans cet article, on vous dit tout ce qu’il faut savoir sur l’absence d’ovulation : ce que c’est réellement, pourquoi on peut ne plus ovuler, quelles sont les solutions qui existent pour retrouver un cycle ovulatoire… et dégommer certaines idées reçues au passage 😉

    🎧🍿 Si vous êtes plus à l’aise avec l’audio et la vidéo, n’hésitez pas à écouter/regarder notre épisode de podcast dédié à l’anovulation !

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