Emancipées

Règles hémorragiques : comprendre et apaiser les menstruations (trop) abondantes

règles hémorragiques

Les idées clés

  • Les règles hémorragiques correspondent à des règles ultra abondantes (plus de 150 ml par cycle), nécessitant de changer de protection menstruelle toutes les heures (même la nuit) et pouvant provoquer des vertiges, de la fatigue, des essoufflements, etc.
  • Elles peuvent être dues à un déséquilibre hormonal, un kyste, un fibrome ou un polype, ou bien à une adénomyose, une endométriose, un trouble de la coagulation ou la présence d’un stérilet au cuivre.
  • Des solutions médicales existent : contraception hormonale, retrait du stérilet, du fibrome, du kyste ou du polype.
  • Il est également possible de travailler sur son équilibre hormonal avec des solutions naturelles et liées à l’hygiène de vie.
  • Les règles sont rarement une sinécure et généralement, on préfère quand elles viennent de se terminer… Néanmoins, pour certaines femmes, l’inconfort monte encore d’un cran, lorsque les règles sont hyper abondantes, voire carrément hémorragiques, car cela peut impacter leur santé globale (fatigue extrême, vertiges, etc.) et leurs activités quotidiennes, dans la mesure où les pertes de sang sont tellement importantes qu’on ne peut plus véritablement sortir de chez soi :s

    Dans cet article, on va vous dire tout ce que l’on sait sur les règles hémorragiques : à partir de quand, concrètement, on parle de règles abondantes, voire trop abondantes (avec un outil de mesure tout simple, mais diablement efficace !), mais aussi d’où viennent les règles hémorragiques et comment il est possible de les atténuer, grâce à des solutions purement médicales et/ou plus naturelles. Let’s go !

    Lire la suite

    Arrêt pilule : gérer les effets secondaires et retrouver un cycle au naturel

    arrêt pilule

    Les idées clés

    • À l’arrêt de la pilule contraceptive, le cycle menstruel (qui était éteint par cette contraception hormonale) reprend et les hormones féminines (FSH, LH, oestrogènes et progestérone) sont à nouveau sécrétées.
    • Il faut néanmoins parfois attendre un peu avant que l’ovulation et le cycle reprennent de manière optimale : en attendant, les cycles peuvent être irréguliers et certains effets de l’arrêt de la pilule peuvent se faire ressentir : prise de poids, acné, perte de cheveux.
    • Les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont transitoires et pas inévitables.
    • Arrêter la pilule permet également de se reconnecter à son cycle au naturel et à sa fertilité, et repérer certains dysfonctionnements masqués par la pilule, sur lesquels on peut travailler pour véritablement améliorer son équilibre hormonal (chose importante, que l’on soit en essai bébé après l’arrêt de la pilule ou pas !).
    • Après la pilule, la symptothermie est une méthode très fiable sur le plan contraceptif et permet également d’observer son cycle menstruel pour mieux le comprendre.

    Selon une enquête menée conjointement par l’INSERM et l’ARNS, la pilule n’est plus le moyen de contraception préféré des Françaises : en effet, c’est désormais le stérilet au cuivre qui est la méthode contraceptive la plus utilisée dans notre pays.

    Toutefois, bien que de plus en plus de femmes expriment leur désir d’arrêter la pilule contraceptive, il n’est pas forcément évident de franchir le pas et d’opter pour un autre moyen de contraception !

    La peur la plus courante étant bien sûr celle des effets secondaires de l’arrêt de la pilule, tels que les règles douloureuses, le syndrome prémenstruel ou encore l’acné (qui sont parfois autant de raisons pour lesquelles notre gynécologue nous a prescrit la pilule en premier lieu !). Et si on vous disait que ces effets secondaires ne sont pas du tout systématiques, qu’ils sont dans tous les cas transitoires, et qu’il s’agit même des signaux utiles à écouter ?

    L’autre crainte lorsque l’arrêt n’est pas guidé par un désir de grossesse, est celle de ne pas trouver une méthode non hormonale aussi efficace ! Là encore, on vous rassure : si, il existe bien une contraception tout aussi fiable, garantie sans hormones de synthèse et sans effets secondaires 🙂



    cycle menstruel

    Pilule et cycle menstruel

    Le cycle menstruel, au naturel, sans pilule contraceptive

    En première partie de cycle, le corps prépare l’ovulation

    Lorsqu’on ne prend pas de contraception hormonale, le cycle menstruel se déroule grâce à un dialogue constant entre notre cerveau (et plus précisément l’hypothalamus et l’hypophyse) et notre système reproducteur (ovaires, utérus).

    Le cycle menstruel démarre le premier jour des règles : alors que notre muqueuse utérine est évacuée grâce à nos menstruations, notre hypothalamus prépare tranquillement l’ovulation suivante (ovulation qui est le point d’orgue du cycle menstruel). Pour ce faire, il sécrète une hormone, la GnRH, qui est captée par l’hypophyse, qui ensuite, envoie une autre hormone, la FSH, aux ovaires, afin qu’ils fassent maturer des follicules ovariens, contenant chacun un ovocyte.

    En se développant, les follicules sécrètent des oestrogènes. Ces oestrogènes ont notamment pour rôle d’épaissir la muqueuse utérine et d’améliorer la qualité de la glaire cervicale, mucus essentiel à la fécondation et qui devient de plus en plus abondant, translucide lubrifié et étirable au fur et à mesure que l’ovulation approche.

    À un moment donné, un follicule devient dominant et produit beaucoup d’oestrogènes : ce seuil hormonal est détecté par l’hypophyse qui comprend que l’ovocyte est prêt à être libéré et qui sécrète alors de la LH. Quand tout va bien, le follicule expulse son ovocyte dans les 16 heures qui suivent le pic de LH.

    En deuxième partie de cycle, le corps prépare une grossesse

    Après l’ovulation, l’ovule a une durée de vie d’environ 18 heures et doit être fécondé dans ce laps de temps. Sinon, il se désagrège et notre fenêtre de fertilité se referme avec sa disparition, jusqu’au cycle suivant !

    Pendant ce temps, le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète de la progestérone. Son rôle est de créer toutes les conditions propices à une grossesse : elle maintient l’endomètre en place et le vascularise, l’étoffe pour accueillir un embryon. Elle augmente également notre température, entre autres.

    En cas de fécondation, la nidation a lieu environ 6-7 jours après l’ovulation : le corps jaune se maintient, grâce à la sécrétion de l’hormone de grossesse, la beta hCG, et la progestérone continue d’être sécrétée.

    Sans fécondation, le corps jaune finit, lui aussi, par se déliter et ce, au maximum 16 jours après l’ovulation. La progestérone chute (les oestrogènes aussi) et la muqueuse utérine se détache : les règles font leur retour.

    fluctuations hormonales cycle menstruel naturel

    Le cycle menstruel est bloqué par la pilule contraceptive

    Sous la majorité des pilules contraceptives, tout cet incroyable ballet hormonal entre le cerveau et notre système reproducteur est tout simplement à l’arrêt : en effet, leur rôle est de bloquer l’ovulation !

    La pilule contraceptive (notamment la pilule combinée avec des oestrogènes et de la progestérone de synthèse) crée un cycle artificiel, avec des dosages hormonaux extraordinairement linéaires (surtout pour les pilules comprenant la même dose d’hormones par comprimé) simulant un état de grossesse, dans lequel les ovaires sont mis sur pause et ne peuvent plus lancer d’ovulation. Et sans ovulation, pas de règles ! Ainsi, les saignements observés sont en réalité une hémorragie de privation, seulement due à la pause entre deux plaquettes.

    hormones féminines sous pilule


    raisons arrêt pilule

    Pourquoi arrêter la pilule contraceptive ?

    Certaines femmes décident d’arrêter la pilule contraceptive, pour différentes raisons ! On ne peut bien sûr pas toutes les citer car toutes les histoires sont différentes, mais voici les raisons principales 🙂

    Désir de grossesse

    La première des raisons est évidemment l’ envie de faire un bébé !

    En effet, pour pouvoir concevoir, il est essentiel d’ovuler, mais aussi d’avoir un endomètre et une glaire cervicale fonctionnels : or, même les pilules qui n’empêchent pas l’ovulation (notamment certaines pilules progestatives, contenant seulement de la progestérone de synthèse) font en sorte d’atrophier la muqueuse utérine et d’épaissir la glaire cervicale, afin de limiter les risques de nidation et de fécondation.

    Effets secondaires de la pilule et/ou contre-indications

    Certaines femmes préfèrent également arrêter la pilule en raison des effets secondaires qu’elles peuvent expérimenter : chute de la libido, prise de poids, SPM sous pilule, migraines hormonales, etc.

    Par ailleurs, la contraception hormonale peut également ne pas être recommandée à certaines femmes, notamment aux fumeuses, à celles ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant ou encore des troubles cardio-vasculaires. Dans ce cas, il est impératif de trouver une alternative à la pilule !

    Recherche d’une contraception sans hormones

    Enfin, certaines femmes souhaitent simplement arrêter les hormones de synthèse pour maîtriser leur fertilité. Elles souhaitent retrouver le cycle naturel et ses fluctuations, et, si besoin, adopter une contraception non hormonale, très souvent le stérilet au cuivre (ce qui est d’ailleurs confirmé par l’étude citée en introduction !).

    Réduire la charge mentale liée à la contraception

    Quand on parle de cycle menstruel et de contraception, il y a une notion importante à connaître : la fenêtre de fertilité. Chez la femme, cette période durant laquelle nous pouvons concevoir est limitée et dure seulement 6-7 jours par cycle :

    • Environ 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale
    • Jusqu’au lendemain de l’ovulation, le temps que l’ovule reste en vie.

    Sachant cela, certaines femmes peuvent estimer qu’il est étrange de devoir prendre un comprimé tous les jours de leur cycle, alors qu’elles ne sont pas fertiles tout le temps (et que leur partenaire lui, est fertile tous les jours et devrait donc, en toute logique, prendre sa part dans la charge contraceptive du couple).


    effets secondaires arrêt pilule

    Quels sont les effets secondaires après l’arrêt de la pilule ?

    Sauf que, bien qu’on soit souvent très motivée à arrêter la pilule, on peut avoir très peur des effets secondaires de l’arrêt de la pilule et du retour à un cycle menstruel naturel. Et c’est légitime, car ces effets secondaires peuvent effectivement exister !

    Un cycle menstruel un peu « chaotique », avec des règles irrégulières

    Sous pilule, le cycle menstruel est à l’arrêt et quand on cesse la prise de la pilule, le cycle menstruel ne reprend pas toujours de manière optimale tout de suite 🙂 Ainsi, l’ovulation, aboutissement de la collaboration cerveau/ovaires, peut mettre du temps à reprendre et à retrouver son rythme de croisière. Or, si l’ovulation est bloquée, les règles le sont également ! Idem si l’ovulation est irrégulière, les règles seront moins prévisibles.

    Attention néanmoins : à l’état naturel, le cycle menstruel n’est pas non plus réglé au jour près ! Ainsi, l’ovulation peut être avancée ou reculée d’un cycle à l’autre et ceci est tout à fait normal et physiologique. Un cycle menstruel est considéré comme irrégulier si la longueur des cycles varie de plus de 7 jours 🙂

    Cette irrégularité post-pilule est généralement transitoire. Néanmoins, il peut persister en cas de souci hormonal qui était masqué par la pilule (et qui n’a donc pas été traité), ou si la pilule a été prise trop tôt dans l’adolescence (en effet, dans ce cas le cycle menstruel n’était alors pas assez mature pour être régulier et lui faut encore du temps pour finir son développement, finalement).

    Le retour du syndrome prémenstruel

    La pilule est parfois prescrite par les médecins pour apaiser des inconforts avant et pendant les règles : douleurs de règles, tensions mammaires ou lombaires, maux de tête, troubles de l’humeur, voire, carrément, un syndrome prémenstruel (SPM) !

    Ainsi, on peut craindre que tous ces symptômes reviennent une fois qu’on arrête de prendre la pilule : et en effet, cela peut se produire, puisque la pilule ne soigne pas, elle camoufle ces symptômes qui peuvent revenir tel un boomerang à l’arrêt. Toutefois, on vous rassure, ce n’est pas une fatalité et il est tout à fait possible d’apaiser ces désagréments sans pilule, on en parle un peu plus loin !

    Des fluctuations de poids

    C’est un fait : certaines femmes peuvent perdre du poids après l’arrêt de la pilule, quand d’autres au contraire, peuvent en prendre. Mais pourquoi ?

    Il faut savoir que la pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) modifie le métabolisme en augmentant la rétention d’eau chez certaines femmes (notamment à cause des oestrogènes). Ainsi, à l’arrêt, certaines perdent donc quelques kilos d’eau !

    D’autres, au contraire, peuvent prendre du poids en raison d’un déséquilibre hormonal post-pilule (ex : excès d’œstrogènes non compensé par la progestérone naturelle, tant que l’ovulation ne parvient pas à se faire de manière optimale), favorisant la rétention d’eau ou des ballonnements.

    Certaines femmes rapportent aussi un besoin accru de sucre ou de gras pendant les semaines qui suivent l’arrêt de la pilule, un peu comme dans le SPM !

    Par ailleurs, l’arrêt de la pilule entraîne une reprise progressive de la production naturelle d’hormones, dont la testostérone, qui peut impacter la masse musculaire (et donc indirectement la dépense énergétique au repos, et donc le poids qui va diminuer)).

    Enfin, le foie doit aussi éliminer les résidus hormonaux, et s’il est surchargé, ça peut jouer sur le poids via des mécanismes inflammatoires ou digestifs.

    On ne peut pas savoir à l’avance comment réagira votre corps à l’arrêt de la pilule, mais en tout cas, là encore, tout devrait se réguler dans les cycles qui suivent.

    Acné

    S’il y a bien un effet secondaire de l’arrêt de la pilule que les femmes redoutent, c’est le retour des boutons d’acné ! En effet, la pilule contraceptive masque l’acné pendant sa prise et ce, pour une raison simple : elle réduit la testostérone libre et on peut donc avoir un effet rebond à l’arrêt de la pilule, surtout si on en avait déjà avant de la prendre (certaines femmes prennent d’ailleurs la pilule uniquement pour se débarrasser de leur acné) et/ou un terrain à dominance androgénique (les hormones androgènes sont les hormones dites « mâles », dont fait partie la testostérone).

    De plus, après la pilule, il faut un petit temps avant que le cycle ne redémarre : or, sans ovulation, pas de progestérone et un excès d’oestrogènes ! Or la progestérone naturelle freine les androgènes et stabilise la production de sébum (attention, ce n’est pas le cas de la progestérone de synthèse !).

    Perte de cheveux

    La pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) stabilise artificiellement les hormones sexuelles, notamment en diminuant la testostérone libre, on l’a dit. Résultat : chez certaines femmes dont les follicules pileux sont sensibles aux androgènes, la pilule peut limiter la chute de cheveux. Mais quand on arrête cette contraception, le corps reprend sa production naturelle de testostérone, ce qui a pour effet d’augmenter l’un de ses dérivés, la DHT (ou dihydrotestostérone), qui est bien plus puissante et a tendance à « miniaturiser les follicules pileux », rendant les cheveux plus fins.

    Cet impact sur les cheveux en post-pilule s’explique plus fréquemment par ce qu’on appelle l’effluvium télogène : il s’agit d’une chute de cheveux diffuse, réactionnelle, qui survient 2 à 3 mois après l’arrêt, due à la chute brutale des œstrogènes de synthèse. Néanmoins, elle reste transitoire !

    Une carence en fer, zinc, vitamine B8 (biotine) ou en vitamine D (souvent causées par la prise de pilule elle-même) peuvent être des facteurs aggravants.


    avantages arrêt pilule

    Quels sont les avantages à arrêter la pilule ?

    Maintenant qu’on a vu les effets indésirables de l’arrêt de la pilule, voyons tout de même ce qu’il y a de bon avec l’arrêt de la pilule (et les avantages qu’on en tire ne sont pas négligeables !).

    Un retour de libido

    Avec le retour du cycle menstruel et notamment de l’ovulation, on observe généralement un retour de la libido, notamment grâce aux oestrogènes, mais aussi et surtout grâce à la testostérone (oui, encore elle, elle ne fait pas que nous donner des boutons !), qui connaît un petit pic juste avant l’ovulation.

    Un cycle menstruel au naturel

    En redonnant libre cours à nos hormones féminines, on retrouve notre cycle naturel ainsi que toutes ses fluctuations, que l’on peut ressentir au niveau de notre énergie, de notre corps, de nos envies d’interagir ou non avec les autres, etc.

    Bien sûr, cela nous met parfois face à ses failles ! Toutefois, il faut voir cela comme des signaux qui nous alertent sur un souci de santé hormonale et la bonne nouvelle, c’est que l’on peut très souvent agir dessus. Il n’y a en effet pas de fatalité, notamment en cas d’acné ou de SPM qui nous poussent souvent à prendre la pilule, alors que l’on peut trouver des solutions médicales ou naturelles plus appropriées.

    Nos vraies hormones ont de véritables effets sur notre humeur, notre énergie et quand elles sont bien équilibrées, c’est un vrai outil sur lequel s’appuyer au quotidien ! Et quand elles dysfonctionnent, on peut s’en rendre compte et aller régler le souci à la source, ce qui peut être précieux quand on veut concevoir par exemple, car parfois, on peut découvrir un problème de fertilité à l’arrêt de la pilule.

    Les bénéfices de nos hormones féminines naturelles

    Les oestrogènes et la progestérone n’ont pas pour unique rôle de nous permettre d’ovuler et d’enfanter. On retrouve des récepteurs de ces deux hormones féminines un peu partout dans notre corps et elles ont des effets positifs sur notre système nerveux, nos neurotransmetteurs, notre système cardio-vasculaire, notre système ostéo-articulaires, notre thyroïde, l’élasticité de notre peau, la beauté de nos cheveux, notre métabolisme, notre température… pour ne citer qu’eux !

    C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre corps de femme est différent à la ménopause, quand nos hormones féminines ont disparu (ou du moins, en très grande partie !) et que l’on peut avoir des effets secondaires comme de l’ostéoporose, des troubles de l’humeur, une sécheresse des muqueuses ou encore des bouffées de chaleur.

    Or, sous pilule, ces hormones sont en dormance et on ne bénéficie plus de leurs bienfaits.

    L’éviction des effets secondaires des hormones de synthèse

    S’affranchir de la pilule, c’est également écarter les effets secondaires des hormones synthétiques, qui sont assez nombreux !

    En effet, de nombreuses femmes souffrent de SPM sous pilule, par exemple, tandis que l’ANSM alerte sur un risque aggravé de méningiome sous pilule progestative. La pilule majorerait également les risques de cancer du sein (qui diminue après l’arrêt), et peut présenter des risques cardiovasculaires.

    Enfin, la pilule provoquerait également des carences micro-nutritionnelles, notamment en vitamines B6, B9 et B12, en magnésium et en zinc… qui sont justement des éléments essentiels à notre fertilité, mais aussi à la bonne santé de notre peau et de nos cheveux ! (entre autres).

    Une meilleure connaissance de soi et de son corps

    Retrouver son cycle naturel est un excellent pas pour apprendre à se connaître et comprendre notre corps fonctionne, surtout si on adopte une méthode d’observation du cycle menstruel comme la symptothermie !


    contraception après pilule

    Quelle méthode de contraception choisir après avoir arrêté la pilule ?

    La fertilité peut revenir assez vite après l’arrêt de la pilule (parfois même dès le cycle suivant pour certaines) : il faut donc prévoir une contraception alternative immédiate si on ne souhaite pas tomber enceinte !

    La meilleure méthode de contraception est véritablement celle qui vous convient 🙂 Très souvent, les femmes décident de remplacer la pilule contraceptive par le stérilet au cuivre, qui a également quelques effets indésirables à connaître.

    Voici néanmoins les véritables fausses bonnes idées, qu’on ne vous recommande vraiment pas !

    • La méthode du retrait, qui n’est pas fiable du tout : en effet, on peut retrouver des spermatozoïdes vivants dans le liquide pré-séminal et c’est également une méthode qui demande beaucoup de self control à votre partenaire pour savoir se retirer au bon moment
    • Les méthodes douteuses de calcul de l’ovulation, sur lesquelles se basent, hélas, les applis de suivi de cycle (surtout au vu de l’irrégularité des cycles en post-pilule) : en effet, l’ovulation ne se calcule pas et ne répond pas à de sombres calculs d’apothicaire, même chez des femmes ayant des cycles réguliers !
    • Le préservatif, qui peut notamment craquer et qu’il faut vraiment mettre dès le début du rapport, toujours parce que des spermatos peuvent se retrouver dans le liquide pré-séminal. Mais il s’agit néanmoins de la seule méthode qui protège des IST !

    Bon là, vous vous dites peut-être : si on enlève le retrait, le calcul des jours risqués et la capote, il ne reste donc que la pilule ?! Et bien non ! Il existe bien une méthode naturelle, sans hormones de synthèse, aussi fiable que les méthodes hormonales (voire plus !) : la symptothermie.

    symptothermie

    Son principe est simple : elle permet de repérer l’ovulation de manière fiable, grâce à ses deux biomarqueurs, que sont la glaire cervicale (qui, souvenez-vous, indique que l’ovulation approche quand elle devient fluide, transparente, étirable sous l’influence des oestrogènes) et la température (qui, on l’a dit, augmente un peu sous l’effet de la progestérone après l’ovulation). Ces deux indices permettent de baliser la fenêtre de fertilité de manière fiable et la symptothermie présente ainsi un taux d’efficacité pratique de 98,2%, contre seulement 93% pour la pilule !

    L’observation du cycle menstruel avec la symptothermie permet aussi de repérer les signes d’un déséquilibre hormonal, tels qu’une absence d’ovulation, par exemple, ou une phase post-ovulatoire trop courte.

    Néanmoins, pour être tout à fait fiable, la symptothermie doit absolument être appliquée après une formation sérieuse, dispensée par des professionnels certifiés. Si vous souhaitez vous y mettre, c’est justement toute la mission du Serenity Club !


    gynécologue

    Arrêt de la pilule : quand consulter un professionnel de santé ?

    On peut arrêter la pilule contraceptive quand on veut :

    • Si on l’arrête en cours de plaquette, on risque juste d’avoir des saignements dans les jours qui suivent, un peu comme des règles artificielles.
    • On peut aussi aller au bout de sa plaquette pour un arrêt plus « propre », mais ce n’est pas nécessaire.
    • Contrairement à certaines idées reçues, on n’a pas besoin d’arrêter progressivement sa pilule, on peut l’arrêter d’un seul coup.

    Et tout ceci vaut aussi bien pour les pilules combinées (œstroprogestatives) que pour les pilules progestatives seules !

    Si le cycle menstruel n’est pas revenu à la normale au bout de 3-6 mois, on peut consulter sa sage-femme ou son gynécologue afin de vérifier qu’il n’y ait pas un problème hormonal sous jacent. En effet, un cycle bloqué peut être le symptôme d’un déséquilibre hormonal plus profond, et ne pas avoir de cycle menstruel est délétère en termes de fertilité, mais également pour notre santé globale, au vu de tous les effets positifs de nos hormones féminines. L’ovulation est d’ailleurs le 5ème signe vital selon le Collège Américain des Gynécologues et Obstétriciens !

    On peut également consulter un professionnel de santé si les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont trop intenses, ou persistent pendant plusieurs mois : là encore, votre gynécologue ou sage-femme peut vous proposer un bilan hormonal pour faire le point, par exemple.


    solutions effets indésirables arrêt pilule

    Comment gérer les effets secondaires après l’arrêt de la pilule ?

    Outre un accompagnement médical, on peut également apaiser les effets secondaires post-pilule avec des solutions plus naturelles et/ ou axées sur l’hygiène de vie.

    Attention, il n’y a pas de recette magique qui fonctionne pour toutes les femmes, car tout dépend de vos symptômes, certes, mais également de vos problématiques et de votre physiologie personnelles (notamment si vous avez un SPM, une endométriose ou un SOPK, par exemple !).

    Voici néanmoins quelques éléments de réponse :

    • Vous pouvez soutenir votre foie pour éventuellement éliminer les restes de pilule
    • Opter pour un complément alimentaire vous permettant de combler des carences éventuelles (et potentiellement causées par la pilule !)
    • Le zinc est un oligo-élément allié de votre cycle, de vos ovocytes, de votre peau et de vos cheveux.
    • Prenez soin de votre alimentation, allégez votre niveau de stress et veillez à dormir et à vous reposer suffisamment, mais également à pratiquer une activité physique régulière.

    Si vous souhaitez aller plus loin, c’est également un axe que l’on travaille dans le Serenity Club !

    🍿🎞 Pour info, on a aussi dédié toute une vidéo à ce sujet, sur le fait retrouver son cycle menstruel après la pilule et l’apaiser en cas de besoin, pour éviter les effets secondaires et l’effet rebond 😊


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    Vous savez désormais tout ce qu’il faut savoir sur l’arrêt de la pilule : ce que cela produit dans votre corps de femme (le retour de vos vraies hormones) et les effets indésirables potentiels suite à l’arrêt de la pilule. Néanmoins, ces effets secondaires, qui généralement ne durent pas sont surtout le signe que votre corps reprend la main, pas forcément qu’il dysfonctionne !

    On espère que cet article aura répondu à vos questions ! S’il en reste une en suspens, n’hésitez pas à la poser en commentaire 🙂

    Dérèglement hormonal : les symptômes qui alertent et les pistes pour y remédier

    symptômes de déséquilibre hormonal

    Les idées clés

    • Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
    • La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
    • L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
    • Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
    • Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂

    Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !

    Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂

    Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉

    Lire la suite

    Cycle menstruel & humeur : comprendre (et apaiser) les montagnes russes émotionnelles

    cycle menstruel humeur

    Les idées clés

    • Nos hormones féminines (oestrogènes et progestérone principalement) n’influencent pas que nos organes reproducteurs, mais interagissent aussi avec nos neurotransmetteurs responsables de l’humeur.
    • Les oestrogènes favorisent la production de dopamine et de sérotonine, tandis que la progestérone booste le neurotransmetteur GABA, qui nous apaise.
    • Nous sommes généralement plus sociables et de meilleure humeur aux alentours de l’ovulation, grâce aux oestrogènes, tandis que la progestérone nous apporte une relative sérénité quelques jours après l’ovulation.
    • En revanche, la chute hormonale de la fin du cycle menstruel et pendant les règles nous prive de l’effet positif des hormones féminines sur nos neurotransmetteurs, ce qui explique qu’on puisse être plus triste ou irritable durant ces phases de notre cycle.
    • Ces émotions désagréables sont accentuées en cas de syndrome prémenstruel (SPM), de TDPM et/ou de symptômes pénibles comme la fatigue ou les grosses douleurs de règles ou prémenstruelles.
    • Le système nerveux influence aussi notre cycle menstruel et un stress intense peut même bloquer l’ovulation.
    • Si ces montagnes russes émotionnelles sont trop compliquées à gérer, on peut trouver des solutions médicales et naturelles pour apaiser la chute hormonale et les émotions associées.

    Est-ce que vous aussi, vous avez remarqué que vous êtes moins patiente ou plus triste à l’approche de vos règles ou pendant ces dernières ? Idem, est-ce que ça vous arrive de vous emballer sur un projet, d’être hyper enthousiaste, avant de finalement vous dire, à peine quelques jours après que c’est une super mauvaise idée, parce que vous n’y arriverez jamais ?

    Bien sûr, tous nos changements d’humeur ne sont pas liés à notre cycle menstruel : les surprises de la vie, notre entourage, les bonnes et les mauvaises nouvelles contribuent à nous rendre joyeuses ou tristes ! Néanmoins, quand on observe son cycle et qu’on note les émotions que l’on ressent au jour le jour, on peut s’apercevoir qu’on est bizarrement, toujours un peu « down » avant nos règles, puis qu’on est de nouveau hyper motivée quelques jours plus tard, une fois qu’elles sont terminées et qu’on ne va pas tarder à ovuler.

    Si vous observez cela, sachez que vous n’êtes pas folle ou lunatique, et que cela ne se passe pas que dans votre tête : oui, le cycle menstruel impacte bien plus que notre fertilité, car il agit aussi sur notre humeur, nos émotions et notre équilibre mental. SPM, chute hormonale, variation de la dopamine ou de la sérotonine…comprendre le lien entre cycle menstruel et humeur permet de mieux vivre chaque phase du mois, et c’est tout l’objet de cet article 🙂

    Lire la suite

    Règles douloureuses : d’où viennent-elles et comment les soulager ?

    règles douloureuses

    Les idées clés

    • Les règles douloureuses (dysménorrhée) sont très fréquentes, mais elles ne sont pas normales.
    • Elles peuvent être dues à une endométriose, une inflammation locale (au niveau de l’utérus) ou générale, une hygiène de vie un peu déséquilibrée. Elles peuvent aussi être liées à une cause mécanique, comme un kyste ou un fibrome, ou au port d’un stérilet par exemple.
    • Douleurs de règles et syndrome prémenstruel sont souvent corrélés, même si on peut avoir un SPM sans douleurs de règles et vice-versa.
    • On peut prendre des médicaments pour soulager la dysménorrhée et/ou opter pour des solutions plus naturelles, basées sur l’hygiène de vie.

    Crampes utérines intenses, tensions dans les reins, seins tendus et ultra-sensibles, migraines… nous sommes très nombreuses à nous plaindre de règles douloureuses ! Selon l’INSERM, 90 % des femmes réglées de 18 à 49 ans présentent une dysménorrhée (le nom scientifique des règles douloureuses), et il s’agit de la première cause d’absentéisme scolaire chez les jeunes filles.

    La question est de savoir pourquoi ? Qu’est-ce qui provoque ces douleurs (parfois insoutenables pour certaines) au moment des règles ? Que se passe-t-il dans notre corps, dans nos hormones et dans notre utérus pour être pliée en deux plusieurs jours par mois ? Dans ce qui suit, nous allons creuser ensemble cette question, mais aussi explorer les pistes qui sont possibles pour les soulager, ces fichues règles douloureuses !

    Lire la suite

    Nausées avant et pendant les règles : causes et solutions

    nausées règles

    Les idées clés

    • Juste avant et pendant les règles, nos hormones féminines chutent et atteignent leur niveau minimal : ce shift hormonal n’est pas sans conséquences sur notre cerveau et notre digestion.
    • Les nausées avant et pendant les règles ne sont pas normales ou physiologiques : elles traduisent une difficulté pour le corps à s’adapter à la chute hormonale et sont l’un des symptômes du syndrome prémenstruel (SPM).
    • Elles peuvent aussi être liées à l’activité des prostaglandines, les molécules pro-inflammatoires nécessaires aux contractions utérines, mais qui peuvent avoir un impact sur notre estomac et nos intestins.
    • Des solutions médicamenteuses et naturelles existent pour soulager le SPM et/ou les nausées associées.

    Avant nos règles, il n’est pas rare qu’on ne se sente pas très bien, qu’on ait comme une sensation de malaise général, voire carrément des nausées ! Ces nausées peuvent aussi se faire ressentir pendant nos règles, pour notre plus grand bonheur (non).

    Ces nausées ont donc clairement un lien avec notre cycle menstruel, mais on est en droit de se demander pourquoi ? Les douleurs utérines, les maux de tête, la fatigue and co qu’on subit aussi parfois avant nos règles ne sont-ils pas suffisants ? Dans ce qui suit, on va décortiquer les mécanismes à l’oeuvre qui expliquent ces nausées et surtout, on va aussi lister les solutions qui existent pour les soulager 🙂

    Lire la suite

    Marques cosmétiques sans perturbateurs endocriniens : nos recommandations !

    marque cosmétique sans perturbateur endocrinien

    Les idées clés

    • Les perturbateurs endocriniens sont des substances pouvant interférer avec notre système hormonal, en mimant l’action de nos « vraies » hormones ou en bloquant leurs récepteurs.
    • Les perturbateurs endocriniens sont donc des suspects potentiels en cas de troubles du cycle menstruel chez la femme et de la fertilité (mais pas que !).
    • On retrouve des perturbateurs endocriniens dans beaucoup de soins cosmétiques et de produits de beauté, comme les parabens, le triclosan, les phtalates, les silicones, etc.
    • Il existe heureusement des marques plus clean (souvent bio et naturelles) et des outils pour facilement décrypter les listes d’ingrédients.

    Les perturbateurs endocriniens sont un très vaste sujet : on sait qu’ils ont un impact sur notre santé, mais on ne comprend pas toujours quelles molécules sont concernées, quels sont leurs effets sur notre corps et surtout, comment les éviter dans notre quotidien.

    Une sphère qui est particulièrement concernée par ce problème est celle des cosmétiques : en effet, les marques ont tendance à utiliser beaucoup de molécules chimiques dans leurs formulations, et certaines sont assez problématiques !

    Dans cet article, on va essayer de dresser une sorte « d’état des lieux » afin d’y voir plus clair : quelles substances présentes dans nos produits de beauté sont suspectées de perturber nos hormones et surtout, comment les éviter ? Comment décrypter les listes d’ingrédients et quelles sont les marques cosmétiques sans perturbateurs endocriniens ? On vous explique tout 🙂

    Lire la suite

    Pourquoi on ressent parfois une grosse fatigue avant les règles ?

    grosse fatigue avant les règles

    Les idées clés

    • Il est très courant de ressentir une fatigue intense avant l’arrivée des règles, et cela peut s’expliquer par la chute hormonale en fin de cycle menstruel.
    • Néanmoins, la fatigue peut également s’expliquer par des douleurs prémenstruelles ou des troubles du sommeil causés par le syndrome prémenstruel (qui peut également se manifester par une mauvaise humeur ou de l’irritabilité, de la déprime ou diverses douleurs comme des maux de tête.
    • Il existe des solutions naturelles et liées au mode de vie pour lutter contre la fatigue prémenstruelle et ses désagréments.

    En raison des douleurs et saignements, les règles peuvent être très fatigantes pour une femme ; mais ce dont on parle moins, c’est la fatigue intense que l’on peut ressentir juste avant ses règles, que nous sommes tout de même 80% à ressentir !

    En effet, la fin du cycle menstruel peut nous mettre littéralement à plat : la faute à qui ? À nos hormones, bien sûr ! Ou plutôt, à la chute de nos hormones féminines, aka les oestrogènes et la progestérone, qui sont les gardiennes de notre énergie : une énergie plutôt en expansion en première partie du cycle (merci les oestrogènes) et tournée vers nous-même en deuxième partie de cycle (merci la progestérone).

    À la suite de la baisse drastique de nos hormones à l’approche de nos règles, notre sommeil peut s’en trouver perturbé, ce qui est assez normal. Toutefois, on peut aussi ressentir d’autres symptômes qui vont venir continuer de nous drainer, comme des douleurs utérines, des troubles de l’humeur, du stress, de l’anxiété, voire une mini dépression : dans ce cas, on s’éloigne un peu de la normalité du cycle et on expérimente en réalité le SPM, le fameux syndrome prémenstruel (dont on se passerait bien).

    Pourquoi on se sent parfois si fatiguée avant nos règles ? Et surtout, quelles sont les solutions (car elles existent !) pour faire en sorte de retrouver un peu d’énergie ? On vous explique tout ça 😉

    Lire la suite

    Quelles sont les raisons de la prise de poids avant les règles ?

    prise de poids avant les règles

    Les idées clés

    • Les femmes ont tendance à prendre du poids en fin de cycle, juste avant l’arrivée de leurs règles.
    • Cela peut s’expliquer par la hausse de l’appétit et le ralentissement du transit générés par la progestérone, mais aussi par la rétention d’eau due aux oestrogènes.
    • La chute hormonale peut également modifier notre humeur et nos comportements alimentaires, surtout en cas de syndrome prémenstruel (SPM).
    • Il existe des solutions pour réduire la prise de poids et surtout, les sensations de ballonnements et de gonflement avant les règles (alimentation, plantes, activité physique, etc.)

    Qui n’a pas déjà constaté une augmentation (plus ou moins) significative de son poids sur la balance et réalisé, au fil des cycles, que cette prise de poids avait lieu juste avant les règles ?

    Et cela est tout à fait normal et physiologique ! En effet, nos hormones jouent un rôle dans notre appétit, notre humeur et notre digestion (entre autres), ce qui explique qu’on peut prendre facilement une taille de pantalon avant nos règles (avant de revenir à notre taille habituelle quelques jours après). Donc règle numéro 1 : on ne se pèse pas dans les jours qui précèdent ses règles, pour éviter tout ascenseur émotionnel inutile !

    Et surtout la bonne nouvelle, c’est qu’il existe aussi des solutions pour éviter que cette prise de poids ne soit excessive et éviter qu’on se sente trop « gonflée », trop « bouffie » avant que nos règles démarrent 🙂

    Lire la suite

    Migraine cataméniale : le lien entre maux de tête et hormones féminines

    migraine cataméniale

    Les idées clés

    • La migraine cataméniale est aussi appelée migraine hormonale, car elle est liée aux hormones du cycle menstruel.
    • La migraine cataméniale survient généralement pendant les règles ou quelques jours avant. Elle peut aussi survenir juste après l’ovulation.
    • La crise de migraine hormonale est a priori liée à la chute des oestrogènes en fin de cycle menstruel ou après l’ovulation.
    • Elle peut aussi venir de la prise d’une contraception hormonale et être aggravée par la fatigue, le stress, ou encore le manque d’hydratation.
    • Il existe des traitements médicamenteux qui viennent soulager les crises migraineuses, mais aussi des solutions naturelles.

    Certaines d’entre nous sont particulièrement sujettes aux maux de tête, voire aux migraines carabinées, qui nous obligent parfois à stopper toute activité pour aller dormir. Et souvent, ces migraines sont directement liées à… nos hormones féminines ! C’est probablement ce qui explique que les femmes soient deux fois plus concernées que les hommes par les crises migraineuses.

    Mais pourquoi ? En quoi notre cycle menstruel et nos variations hormonales ont un rôle à jouer dans nos migraines ? Quels sont les mécanismes sous-jacents et les facteurs déclenchants, voire aggravants d’une migraine cataméniale ? Et surtout, comment soulager ces migraines hormonales ? Pas de panique : on vous explique tout 🙂

    Lire la suite