Les idées clés
- À l’arrêt de la pilule contraceptive, le cycle menstruel (qui était éteint par cette contraception hormonale) reprend et les hormones féminines (FSH, LH, oestrogènes et progestérone) sont à nouveau sécrétées.
- Il faut néanmoins parfois attendre un peu avant que l’ovulation et le cycle reprennent de manière optimale : en attendant, les cycles peuvent être irréguliers et certains effets de l’arrêt de la pilule peuvent se faire ressentir : prise de poids, acné, perte de cheveux.
- Les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont transitoires et pas inévitables.
- Arrêter la pilule permet également de se reconnecter à son cycle au naturel et à sa fertilité, et repérer certains dysfonctionnements masqués par la pilule, sur lesquels on peut travailler pour véritablement améliorer son équilibre hormonal (chose importante, que l’on soit en essai bébé après l’arrêt de la pilule ou pas !).
- Après la pilule, la symptothermie est une méthode très fiable sur le plan contraceptif et permet également d’observer son cycle menstruel pour mieux le comprendre.
Selon une enquête menée conjointement par l’INSERM et l’ARNS, la pilule n’est plus le moyen de contraception préféré des Françaises : en effet, c’est désormais le stérilet au cuivre qui est la méthode contraceptive la plus utilisée dans notre pays.
Toutefois, bien que de plus en plus de femmes expriment leur désir d’arrêter la pilule contraceptive, il n’est pas forcément évident de franchir le pas et d’opter pour un autre moyen de contraception !
La peur la plus courante étant bien sûr celle des effets secondaires de l’arrêt de la pilule, tels que les règles douloureuses, le syndrome prémenstruel ou encore l’acné (qui sont parfois autant de raisons pour lesquelles notre gynécologue nous a prescrit la pilule en premier lieu !). Et si on vous disait que ces effets secondaires ne sont pas du tout systématiques, qu’ils sont dans tous les cas transitoires, et qu’il s’agit même des signaux utiles à écouter ?
L’autre crainte lorsque l’arrêt n’est pas guidé par un désir de grossesse, est celle de ne pas trouver une méthode non hormonale aussi efficace ! Là encore, on vous rassure : si, il existe bien une contraception tout aussi fiable, garantie sans hormones de synthèse et sans effets secondaires 🙂
Pilule et cycle menstruel
Le cycle menstruel, au naturel, sans pilule contraceptive
En première partie de cycle, le corps prépare l’ovulation
Lorsqu’on ne prend pas de contraception hormonale, le cycle menstruel se déroule grâce à un dialogue constant entre notre cerveau (et plus précisément l’hypothalamus et l’hypophyse) et notre système reproducteur (ovaires, utérus).
Le cycle menstruel démarre le premier jour des règles : alors que notre muqueuse utérine est évacuée grâce à nos menstruations, notre hypothalamus prépare tranquillement l’ovulation suivante (ovulation qui est le point d’orgue du cycle menstruel). Pour ce faire, il sécrète une hormone, la GnRH, qui est captée par l’hypophyse, qui ensuite, envoie une autre hormone, la FSH, aux ovaires, afin qu’ils fassent maturer des follicules ovariens, contenant chacun un ovocyte.
En se développant, les follicules sécrètent des oestrogènes. Ces oestrogènes ont notamment pour rôle d’épaissir la muqueuse utérine et d’améliorer la qualité de la glaire cervicale, mucus essentiel à la fécondation et qui devient de plus en plus abondant, translucide lubrifié et étirable au fur et à mesure que l’ovulation approche.
À un moment donné, un follicule devient dominant et produit beaucoup d’oestrogènes : ce seuil hormonal est détecté par l’hypophyse qui comprend que l’ovocyte est prêt à être libéré et qui sécrète alors de la LH. Quand tout va bien, le follicule expulse son ovocyte dans les 16 heures qui suivent le pic de LH.
En deuxième partie de cycle, le corps prépare une grossesse
Après l’ovulation, l’ovule a une durée de vie d’environ 18 heures et doit être fécondé dans ce laps de temps. Sinon, il se désagrège et notre fenêtre de fertilité se referme avec sa disparition, jusqu’au cycle suivant !
Pendant ce temps, le follicule vide devient le corps jaune, qui sécrète de la progestérone. Son rôle est de créer toutes les conditions propices à une grossesse : elle maintient l’endomètre en place et le vascularise, l’étoffe pour accueillir un embryon. Elle augmente également notre température, entre autres.
En cas de fécondation, la nidation a lieu environ 6-7 jours après l’ovulation : le corps jaune se maintient, grâce à la sécrétion de l’hormone de grossesse, la beta hCG, et la progestérone continue d’être sécrétée.
Sans fécondation, le corps jaune finit, lui aussi, par se déliter et ce, au maximum 16 jours après l’ovulation. La progestérone chute (les oestrogènes aussi) et la muqueuse utérine se détache : les règles font leur retour.
Le cycle menstruel est bloqué par la pilule contraceptive
Sous la majorité des pilules contraceptives, tout cet incroyable ballet hormonal entre le cerveau et notre système reproducteur est tout simplement à l’arrêt : en effet, leur rôle est de bloquer l’ovulation !
La pilule contraceptive (notamment la pilule combinée avec des oestrogènes et de la progestérone de synthèse) crée un cycle artificiel, avec des dosages hormonaux extraordinairement linéaires (surtout pour les pilules comprenant la même dose d’hormones par comprimé) simulant un état de grossesse, dans lequel les ovaires sont mis sur pause et ne peuvent plus lancer d’ovulation. Et sans ovulation, pas de règles ! Ainsi, les saignements observés sont en réalité une hémorragie de privation, seulement due à la pause entre deux plaquettes.
Pourquoi arrêter la pilule contraceptive ?
Certaines femmes décident d’arrêter la pilule contraceptive, pour différentes raisons ! On ne peut bien sûr pas toutes les citer car toutes les histoires sont différentes, mais voici les raisons principales 🙂
Désir de grossesse
La première des raisons est évidemment l’ envie de faire un bébé !
En effet, pour pouvoir concevoir, il est essentiel d’ovuler, mais aussi d’avoir un endomètre et une glaire cervicale fonctionnels : or, même les pilules qui n’empêchent pas l’ovulation (notamment certaines pilules progestatives, contenant seulement de la progestérone de synthèse) font en sorte d’atrophier la muqueuse utérine et d’épaissir la glaire cervicale, afin de limiter les risques de nidation et de fécondation.
Effets secondaires de la pilule et/ou contre-indications
Certaines femmes préfèrent également arrêter la pilule en raison des effets secondaires qu’elles peuvent expérimenter : chute de la libido, prise de poids, SPM sous pilule, migraines hormonales, etc.
Par ailleurs, la contraception hormonale peut également ne pas être recommandée à certaines femmes, notamment aux fumeuses, à celles ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant ou encore des troubles cardio-vasculaires. Dans ce cas, il est impératif de trouver une alternative à la pilule !
Recherche d’une contraception sans hormones
Enfin, certaines femmes souhaitent simplement arrêter les hormones de synthèse pour maîtriser leur fertilité. Elles souhaitent retrouver le cycle naturel et ses fluctuations, et, si besoin, adopter une contraception non hormonale, très souvent le stérilet au cuivre (ce qui est d’ailleurs confirmé par l’étude citée en introduction !).
Réduire la charge mentale liée à la contraception
Quand on parle de cycle menstruel et de contraception, il y a une notion importante à connaître : la fenêtre de fertilité. Chez la femme, cette période durant laquelle nous pouvons concevoir est limitée et dure seulement 6-7 jours par cycle :
- Environ 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale
- Jusqu’au lendemain de l’ovulation, le temps que l’ovule reste en vie.
Sachant cela, certaines femmes peuvent estimer qu’il est étrange de devoir prendre un comprimé tous les jours de leur cycle, alors qu’elles ne sont pas fertiles tout le temps (et que leur partenaire lui, est fertile tous les jours et devrait donc, en toute logique, prendre sa part dans la charge contraceptive du couple).
Quels sont les effets secondaires après l’arrêt de la pilule ?
Sauf que, bien qu’on soit souvent très motivée à arrêter la pilule, on peut avoir très peur des effets secondaires de l’arrêt de la pilule et du retour à un cycle menstruel naturel. Et c’est légitime, car ces effets secondaires peuvent effectivement exister !
Un cycle menstruel un peu « chaotique », avec des règles irrégulières
Sous pilule, le cycle menstruel est à l’arrêt et quand on cesse la prise de la pilule, le cycle menstruel ne reprend pas toujours de manière optimale tout de suite 🙂 Ainsi, l’ovulation, aboutissement de la collaboration cerveau/ovaires, peut mettre du temps à reprendre et à retrouver son rythme de croisière. Or, si l’ovulation est bloquée, les règles le sont également ! Idem si l’ovulation est irrégulière, les règles seront moins prévisibles.
Attention néanmoins : à l’état naturel, le cycle menstruel n’est pas non plus réglé au jour près ! Ainsi, l’ovulation peut être avancée ou reculée d’un cycle à l’autre et ceci est tout à fait normal et physiologique. Un cycle menstruel est considéré comme irrégulier si la longueur des cycles varie de plus de 7 jours 🙂
Cette irrégularité post-pilule est généralement transitoire. Néanmoins, il peut persister en cas de souci hormonal qui était masqué par la pilule (et qui n’a donc pas été traité), ou si la pilule a été prise trop tôt dans l’adolescence (en effet, dans ce cas le cycle menstruel n’était alors pas assez mature pour être régulier et lui faut encore du temps pour finir son développement, finalement).
Le retour du syndrome prémenstruel
La pilule est parfois prescrite par les médecins pour apaiser des inconforts avant et pendant les règles : douleurs de règles, tensions mammaires ou lombaires, maux de tête, troubles de l’humeur, voire, carrément, un syndrome prémenstruel (SPM) !
Ainsi, on peut craindre que tous ces symptômes reviennent une fois qu’on arrête de prendre la pilule : et en effet, cela peut se produire, puisque la pilule ne soigne pas, elle camoufle ces symptômes qui peuvent revenir tel un boomerang à l’arrêt. Toutefois, on vous rassure, ce n’est pas une fatalité et il est tout à fait possible d’apaiser ces désagréments sans pilule, on en parle un peu plus loin !
Des fluctuations de poids
C’est un fait : certaines femmes peuvent perdre du poids après l’arrêt de la pilule, quand d’autres au contraire, peuvent en prendre. Mais pourquoi ?
Il faut savoir que la pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) modifie le métabolisme en augmentant la rétention d’eau chez certaines femmes (notamment à cause des oestrogènes). Ainsi, à l’arrêt, certaines perdent donc quelques kilos d’eau !
D’autres, au contraire, peuvent prendre du poids en raison d’un déséquilibre hormonal post-pilule (ex : excès d’œstrogènes non compensé par la progestérone naturelle, tant que l’ovulation ne parvient pas à se faire de manière optimale), favorisant la rétention d’eau ou des ballonnements.
Certaines femmes rapportent aussi un besoin accru de sucre ou de gras pendant les semaines qui suivent l’arrêt de la pilule, un peu comme dans le SPM !
Par ailleurs, l’arrêt de la pilule entraîne une reprise progressive de la production naturelle d’hormones, dont la testostérone, qui peut impacter la masse musculaire (et donc indirectement la dépense énergétique au repos, et donc le poids qui va diminuer)).
Enfin, le foie doit aussi éliminer les résidus hormonaux, et s’il est surchargé, ça peut jouer sur le poids via des mécanismes inflammatoires ou digestifs.
On ne peut pas savoir à l’avance comment réagira votre corps à l’arrêt de la pilule, mais en tout cas, là encore, tout devrait se réguler dans les cycles qui suivent.
Acné
S’il y a bien un effet secondaire de l’arrêt de la pilule que les femmes redoutent, c’est le retour des boutons d’acné ! En effet, la pilule contraceptive masque l’acné pendant sa prise et ce, pour une raison simple : elle réduit la testostérone libre et on peut donc avoir un effet rebond à l’arrêt de la pilule, surtout si on en avait déjà avant de la prendre (certaines femmes prennent d’ailleurs la pilule uniquement pour se débarrasser de leur acné) et/ou un terrain à dominance androgénique (les hormones androgènes sont les hormones dites « mâles », dont fait partie la testostérone).
De plus, après la pilule, il faut un petit temps avant que le cycle ne redémarre : or, sans ovulation, pas de progestérone et un excès d’oestrogènes ! Or la progestérone naturelle freine les androgènes et stabilise la production de sébum (attention, ce n’est pas le cas de la progestérone de synthèse !).
Perte de cheveux
La pilule (surtout les pilules œstroprogestatives) stabilise artificiellement les hormones sexuelles, notamment en diminuant la testostérone libre, on l’a dit. Résultat : chez certaines femmes dont les follicules pileux sont sensibles aux androgènes, la pilule peut limiter la chute de cheveux. Mais quand on arrête cette contraception, le corps reprend sa production naturelle de testostérone, ce qui a pour effet d’augmenter l’un de ses dérivés, la DHT (ou dihydrotestostérone), qui est bien plus puissante et a tendance à « miniaturiser les follicules pileux », rendant les cheveux plus fins.
Cet impact sur les cheveux en post-pilule s’explique plus fréquemment par ce qu’on appelle l’effluvium télogène : il s’agit d’une chute de cheveux diffuse, réactionnelle, qui survient 2 à 3 mois après l’arrêt, due à la chute brutale des œstrogènes de synthèse. Néanmoins, elle reste transitoire !
Une carence en fer, zinc, vitamine B8 (biotine) ou en vitamine D (souvent causées par la prise de pilule elle-même) peuvent être des facteurs aggravants.
Quels sont les avantages à arrêter la pilule ?
Maintenant qu’on a vu les effets indésirables de l’arrêt de la pilule, voyons tout de même ce qu’il y a de bon avec l’arrêt de la pilule (et les avantages qu’on en tire ne sont pas négligeables !).
Un retour de libido
Avec le retour du cycle menstruel et notamment de l’ovulation, on observe généralement un retour de la libido, notamment grâce aux oestrogènes, mais aussi et surtout grâce à la testostérone (oui, encore elle, elle ne fait pas que nous donner des boutons !), qui connaît un petit pic juste avant l’ovulation.
Un cycle menstruel au naturel
En redonnant libre cours à nos hormones féminines, on retrouve notre cycle naturel ainsi que toutes ses fluctuations, que l’on peut ressentir au niveau de notre énergie, de notre corps, de nos envies d’interagir ou non avec les autres, etc.
Bien sûr, cela nous met parfois face à ses failles ! Toutefois, il faut voir cela comme des signaux qui nous alertent sur un souci de santé hormonale et la bonne nouvelle, c’est que l’on peut très souvent agir dessus. Il n’y a en effet pas de fatalité, notamment en cas d’acné ou de SPM qui nous poussent souvent à prendre la pilule, alors que l’on peut trouver des solutions médicales ou naturelles plus appropriées.
Nos vraies hormones ont de véritables effets sur notre humeur, notre énergie et quand elles sont bien équilibrées, c’est un vrai outil sur lequel s’appuyer au quotidien ! Et quand elles dysfonctionnent, on peut s’en rendre compte et aller régler le souci à la source, ce qui peut être précieux quand on veut concevoir par exemple, car parfois, on peut découvrir un problème de fertilité à l’arrêt de la pilule.
Les bénéfices de nos hormones féminines naturelles
Les oestrogènes et la progestérone n’ont pas pour unique rôle de nous permettre d’ovuler et d’enfanter. On retrouve des récepteurs de ces deux hormones féminines un peu partout dans notre corps et elles ont des effets positifs sur notre système nerveux, nos neurotransmetteurs, notre système cardio-vasculaire, notre système ostéo-articulaires, notre thyroïde, l’élasticité de notre peau, la beauté de nos cheveux, notre métabolisme, notre température… pour ne citer qu’eux !
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre corps de femme est différent à la ménopause, quand nos hormones féminines ont disparu (ou du moins, en très grande partie !) et que l’on peut avoir des effets secondaires comme de l’ostéoporose, des troubles de l’humeur, une sécheresse des muqueuses ou encore des bouffées de chaleur.
Or, sous pilule, ces hormones sont en dormance et on ne bénéficie plus de leurs bienfaits.
L’éviction des effets secondaires des hormones de synthèse
S’affranchir de la pilule, c’est également écarter les effets secondaires des hormones synthétiques, qui sont assez nombreux !
En effet, de nombreuses femmes souffrent de SPM sous pilule, par exemple, tandis que l’ANSM alerte sur un risque aggravé de méningiome sous pilule progestative. La pilule majorerait également les risques de cancer du sein (qui diminue après l’arrêt), et peut présenter des risques cardiovasculaires.
Enfin, la pilule provoquerait également des carences micro-nutritionnelles, notamment en vitamines B6, B9 et B12, en magnésium et en zinc… qui sont justement des éléments essentiels à notre fertilité, mais aussi à la bonne santé de notre peau et de nos cheveux ! (entre autres).
Une meilleure connaissance de soi et de son corps
Retrouver son cycle naturel est un excellent pas pour apprendre à se connaître et comprendre notre corps fonctionne, surtout si on adopte une méthode d’observation du cycle menstruel comme la symptothermie !
Quelle méthode de contraception choisir après avoir arrêté la pilule ?
La fertilité peut revenir assez vite après l’arrêt de la pilule (parfois même dès le cycle suivant pour certaines) : il faut donc prévoir une contraception alternative immédiate si on ne souhaite pas tomber enceinte !
La meilleure méthode de contraception est véritablement celle qui vous convient 🙂 Très souvent, les femmes décident de remplacer la pilule contraceptive par le stérilet au cuivre, qui a également quelques effets indésirables à connaître.
Voici néanmoins les véritables fausses bonnes idées, qu’on ne vous recommande vraiment pas !
- La méthode du retrait, qui n’est pas fiable du tout : en effet, on peut retrouver des spermatozoïdes vivants dans le liquide pré-séminal et c’est également une méthode qui demande beaucoup de self control à votre partenaire pour savoir se retirer au bon moment
- Les méthodes douteuses de calcul de l’ovulation, sur lesquelles se basent, hélas, les applis de suivi de cycle (surtout au vu de l’irrégularité des cycles en post-pilule) : en effet, l’ovulation ne se calcule pas et ne répond pas à de sombres calculs d’apothicaire, même chez des femmes ayant des cycles réguliers !
- Le préservatif, qui peut notamment craquer et qu’il faut vraiment mettre dès le début du rapport, toujours parce que des spermatos peuvent se retrouver dans le liquide pré-séminal. Mais il s’agit néanmoins de la seule méthode qui protège des IST !
Bon là, vous vous dites peut-être : si on enlève le retrait, le calcul des jours risqués et la capote, il ne reste donc que la pilule ?! Et bien non ! Il existe bien une méthode naturelle, sans hormones de synthèse, aussi fiable que les méthodes hormonales (voire plus !) : la symptothermie.
Son principe est simple : elle permet de repérer l’ovulation de manière fiable, grâce à ses deux biomarqueurs, que sont la glaire cervicale (qui, souvenez-vous, indique que l’ovulation approche quand elle devient fluide, transparente, étirable sous l’influence des oestrogènes) et la température (qui, on l’a dit, augmente un peu sous l’effet de la progestérone après l’ovulation). Ces deux indices permettent de baliser la fenêtre de fertilité de manière fiable et la symptothermie présente ainsi un taux d’efficacité pratique de 98,2%, contre seulement 93% pour la pilule !
L’observation du cycle menstruel avec la symptothermie permet aussi de repérer les signes d’un déséquilibre hormonal, tels qu’une absence d’ovulation, par exemple, ou une phase post-ovulatoire trop courte.
Néanmoins, pour être tout à fait fiable, la symptothermie doit absolument être appliquée après une formation sérieuse, dispensée par des professionnels certifiés. Si vous souhaitez vous y mettre, c’est justement toute la mission du Serenity Club !
Arrêt de la pilule : quand consulter un professionnel de santé ?
On peut arrêter la pilule contraceptive quand on veut :
- Si on l’arrête en cours de plaquette, on risque juste d’avoir des saignements dans les jours qui suivent, un peu comme des règles artificielles.
- On peut aussi aller au bout de sa plaquette pour un arrêt plus « propre », mais ce n’est pas nécessaire.
- Contrairement à certaines idées reçues, on n’a pas besoin d’arrêter progressivement sa pilule, on peut l’arrêter d’un seul coup.
Et tout ceci vaut aussi bien pour les pilules combinées (œstroprogestatives) que pour les pilules progestatives seules !
Si le cycle menstruel n’est pas revenu à la normale au bout de 3-6 mois, on peut consulter sa sage-femme ou son gynécologue afin de vérifier qu’il n’y ait pas un problème hormonal sous jacent. En effet, un cycle bloqué peut être le symptôme d’un déséquilibre hormonal plus profond, et ne pas avoir de cycle menstruel est délétère en termes de fertilité, mais également pour notre santé globale, au vu de tous les effets positifs de nos hormones féminines. L’ovulation est d’ailleurs le 5ème signe vital selon le Collège Américain des Gynécologues et Obstétriciens !
On peut également consulter un professionnel de santé si les effets secondaires de l’arrêt de la pilule sont trop intenses, ou persistent pendant plusieurs mois : là encore, votre gynécologue ou sage-femme peut vous proposer un bilan hormonal pour faire le point, par exemple.
Outre un accompagnement médical, on peut également apaiser les effets secondaires post-pilule avec des solutions plus naturelles et/ ou axées sur l’hygiène de vie.
Attention, il n’y a pas de recette magique qui fonctionne pour toutes les femmes, car tout dépend de vos symptômes, certes, mais également de vos problématiques et de votre physiologie personnelles (notamment si vous avez un SPM, une endométriose ou un SOPK, par exemple !).
Voici néanmoins quelques éléments de réponse :
- Vous pouvez soutenir votre foie pour éventuellement éliminer les restes de pilule
- Opter pour un complément alimentaire vous permettant de combler des carences éventuelles (et potentiellement causées par la pilule !)
- Le zinc est un oligo-élément allié de votre cycle, de vos ovocytes, de votre peau et de vos cheveux.
- Prenez soin de votre alimentation, allégez votre niveau de stress et veillez à dormir et à vous reposer suffisamment, mais également à pratiquer une activité physique régulière.
Si vous souhaitez aller plus loin, c’est également un axe que l’on travaille dans le Serenity Club !
🍿🎞 Pour info, on a aussi dédié toute une vidéo à ce sujet, sur le fait retrouver son cycle menstruel après la pilule et l’apaiser en cas de besoin, pour éviter les effets secondaires et l’effet rebond 😊
Pour résumer – Questions fréquentes
Comment réagit le corps à l’arrêt de la pilule ?
A l’arrêt de la pilule, on observe une phase de réajustement hormonal, car les hormones naturelles remplacent progressivement les hormones de synthèse. Le corps doit réapprendre à produire ses propres hormones et se réajuster pour que le dialogue cerveau/ovaires nécessaire au cycle menstruel et à l’ovulation puisse reprendre !
Les hormones féminines (oestrogènes, progestérone, LH et FSH) reviennent progressivement, avec tous leurs effets positifs sur notre fertilité et notre santé globale (sauf en cas de déséquilibre hormonal auparavant masqué par la pilule).
Néanmoins, il y a une petite période de transition à respecter, durant laquelle on peut ressentir certains effets secondaires de l’arrêt de la pilule.
Quels sont les effets secondaires de l’arrêt de la pilule contraceptive ?
Les effets secondaires post-pilule dépendent des femmes : certaines n’en ont pas du tout (et se sentent mieux dans leur corps) quand d’autres peuvent constater des fluctuations de poids, un retour de l’acné, une perte de cheveux, des règles douloureuses, un syndrome prémenstruel…
Néanmoins, s’ils sont uniquement liés à l’arrêt de la pilule, ces effets indésirables sont censés s’atténuer au fil des cycles. Sinon, cela signifie que le déséquilibre est plus profond et qu’il faut travailler dessus directement 🙂
Comment se sent-on quand on arrête la pilule ?
Cela diffère également d’une femme à l’autre : certaines ont le sentiment de se retrouver et vivent plutôt très bien leurs variations hormonales, observent un regain de leur libido, etc.
D’autres sont plus circonspectes face à leur cycle naturel qui peut être irrégulier, peut perturber leur corps et leurs émotions ! Toutefois, encore une fois, l’effet post-pilule est transitoire et si votre cycle menstruel vous en fait voir de toutes les couleurs, d’autres solutions que la pilule existent pour apaiser vos hormones, qu’elles soient médicales ou naturelles 🙂
Quel est le délai pour tomber enceinte après l’arrêt de la pilule ?
Pour concevoir après l’arrêt de la pilule, il faut que le cycle menstruel ait repris correctement : l’ovulation peut revenir dès le 1er cycle post-pilule, mais généralement, il faut plusieurs semaines à plusieurs mois pour que le cycle retrouve un fonctionnement stable.
Combien de temps faut-il au corps pour éliminer les hormones de la pilule ?
Techniquement, les hormones de synthèse contenues dans la pilule (œstroprogestatifs ou progestatifs seuls) sont éliminées du corps en quelques jours après l’arrêt. Leur demi-vie (le temps que le corps met pour éliminer la moitié de la dose) est généralement de 24 à 48 heures, donc en une semaine, on peut considérer qu’il n’en reste quasiment plus trace dans le sang.
Néanmoins, il faut ensuite un peu de temps à l’axe cerveau ovaires pour reprendre et les effets métaboliques ou micronutritionnels peuvent, eux, durer plusieurs semaines.
Quelle contraception après l’arrêt de la pilule ?
Si vous souhaitez adopter une méthode de contraception non hormonale qui est très fiable (98,2% en pratique), la symptothermie pourrait vous convenir ! Elle demande néanmoins une formation sérieuse pour être efficace, auprès d’une conseillère ou au sein du Serenity Club.
La symptothermie peut également vous permettre de repérer des déséquilibres dans votre cycle menstruel, grâce à l’observation de vos signaux d’ovulation et de fertilité.
Vous savez désormais tout ce qu’il faut savoir sur l’arrêt de la pilule : ce que cela produit dans votre corps de femme (le retour de vos vraies hormones) et les effets indésirables potentiels suite à l’arrêt de la pilule. Néanmoins, ces effets secondaires, qui généralement ne durent pas sont surtout le signe que votre corps reprend la main, pas forcément qu’il dysfonctionne !
On espère que cet article aura répondu à vos questions ! S’il en reste une en suspens, n’hésitez pas à la poser en commentaire 🙂