Le liquide pré séminal est le liquide libéré par le pénis dès lors qu’un homme est excité sexuellement, dès le début d’un rapport.
Des études ont démontré que le liquide pré éjaculatoire peut contenir des spermatozoïdes vivants : il est donc possible qu’une fécondation ait lieu même si l’homme se retire avant l’éjaculation.
C’est notamment ce qui explique que la méthode du retrait soit relativement peu fiable pour éviter une grossesse, avec un indice de Pearl de seulement 80%.
Vous connaissez ce concept de « faire attention » au moment des rapports, l’homme se retirant avant d’éjaculer, pour éviter toute grossesse non désirée ? C’est la fameuse méthode du retrait ! En effet, sans spermatozoïde pour féconder l’ovule, il n’est pas possible de tomber enceinte, n’est-ce pas ?
En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai : il est possible de tomber enceinte « juste » avec le liquide pré séminal, le liquide sécrété par l’homme sous l’effet de l’excitation, car ce dernier peut véhiculer des spermatozoïdes vivants, et ce, même sans éjaculation. Or, la méthode du retrait écarte cette réalité physiologique masculine :s
Dans cet article, on va vous expliquer ce qu’est concrètement le liquide pré-séminal (car cela peut être un peu flou) et on va bien sûr décrypter comment ce liquide pré éjaculatoire peut être à l’origine d’une grossesse non désirée. On va aussi aller plus loin et voir ensemble comment éviter de tomber enceinte à cause de la méthode du retrait, éventuellement grâce à d’autres méthodes de contraception plus fiables. Let’s go !
🍿 Si vous préférez le format vidéo, j’ai consacré une vidéo sur le retrait à retrouver sur Youtube 😊
La contraception d’urgence hormonale, plus communément appelée pilule du lendemain, fonctionne en retardant l’ovulation, grâce aux hormones de synthèse qu’elle contient.
La pilule du lendemain doit être prise le plus vite possible après le rapport à risque, et maximum dans les 3 à 5 jours selon les pilules.
Il n’est pas utile de prendre la pilule du lendemain si l’ovulation a déjà eu lieu, mais cela demande de savoir observer son cycle.
Si l’ovulation a déjà eu lieu, la pose d’un dispositif intra utérin au cuivre peut être une alternative si c’est le cas, en entravant la nidation de l’embryon.
La pilule du lendemain, efficace à 95%, provoque des effets secondaires et peut perturber le cycle menstruel et les règles.
En France, elle est accessible à toutes les femmes majeures et mineures, gratuitement et sans prescription.
Qui n’a pas déjà eu très peur d’une grossesse non désirée après un rapport durant lequel le préservatif a craqué ou l’oubli de sa pilule, par exemple ?! Dans ces cas-là, on est généralement assez soulagée de savoir qu’une solution existe : la pilule du lendemain !
Cette contraception d’urgence hormonale peut en effet nous éviter de tomber enceinte par accident, lorsqu’on est sûre que ce n’est pas le bon moment pour nous. Néanmoins, ce médicament et toutes les hormones qu’il contient vient aussi sérieusement chambouler notre cycle menstruel et peut avoir des effets secondaires plutôt pénibles !
La pilule du lendemain doit donc être prise avec parcimonie, en respectant certaines consignes et précautions d’usage 🙂 On vous explique tout ça !
Qu’est-ce la pilule du lendemain ?
La pilule du lendemain est généralement le contraceptif hormonal que l’on prend après un rapport sexuel non ou mal protégé, quand on a peur qu’il puisse donner lieu à une grossesse.
On l’appelle aussi « contraception d’urgence hormonale« , ce qui est encore plus explicite 🙂
Il existe deux types de pilule du lendemain :
Celles à base de lévonorgestrel (un progestatif), qu’il faut prendre idéalement dans les 12 heures et maximum dans les 3 jours après le rapport sexuel non protégé. Norlevo, Levodonna et Postinor sont des pilules du lendemain à base de lévonorgestrel.
Celles à base d’ulipristal, une molécule qui vient se fixer sur les récepteurs de la progestérone : elles sont à prendre dans les 5 jours qui suivent le rapport sexuel non protégé. La pilule EllaOne est une contraception d’urgence hormonale à base d’ulipristal.
Il faut savoir que plus le délai entre le rapport et la prise de la pilule est long, plus son efficacité diminue. Selon l’OMS, son taux de fiabilité est de 95%.
D’autres pilules du lendemain combinant oestrogènes et progestérone de synthèse existent également : néanmoins, elles sont considérées moins fiables, tout en provoquant beaucoup d’effets secondaires indésirables.
Le fonctionnement de la pilule du lendemain
Pourquoi la pilule du lendemain empêche une grossesse ? Son principal mode d’action est de bloquer, ou plutôt de retarder l’ovulation. C’est la raison pour laquelle elle n’est pas efficace si l’ovulation et / ou la fécondation a déjà eu lieu !
Pour mieux comprendre, faisons un rapide rappel du déroulé du cycle menstruel :
Pendant la première moitié du cycle, le cerveau travaille avec les ovaires pour lancer une ovulation. Il envoie de la FSH, une hormone qui vient stimuler les follicules ovariens ; en se développant, ces follicules sécrètent des oestrogènes. Au bout de quelques jours, l’un d’eux devient plus gros que les autres et produit beaucoup d’oestrogènes : le cerveau comprend qu’il est mûr pour expulser son ovocyte (ovule) et lance une autre hormone, la LH, qui déclenche l’ovulation dans les 18 heures qui suivent environ.
Une fois l’ovulation passée, l’ovule vit tout au plus pendant 12-24 heures : s’il n’est pas fécondé, il meurt et la femme n’est plus fertile jusqu’aux règles suivantes.
Ainsi, la pilule du lendemain peut agir sur la première moitié du cycle, quand l’ovulation n’a pas encore eu lieu.
Si l’ovulation a eu lieu, une autre contraception d’urgence envisagée est le dispositif intra utérin au cuivre (DIU ou stérilet), qui doit être posé dans les 5 jours après le rapport sexuel à risque : il n’empêche pas l’ovulation, mais la nidation de l’embryon dans l’utérus (l’embryon met 6-7 jours pour migrer de la trompe utérine à l’utérus). Le seul hic, c’est qu’il peut être très difficile de trouver un médecin, un gynécologue ou une sage femme qui pourra le poser dans ce délai si court :s
On insiste sur ce point : la pilule du lendemain empêche la fécondation en retardant l’ovulation, mais elle n’interrompt pas une grossesse en cours et n’est pas abortive. Si la fécondation a déjà eu lieu, il vaut mieux recourir à la pose d’un stérilet dans les jours qui suivent, donc, ou à une interruption volontaire de grossesse (IVG), le plus souvent médicamenteuse en tout début de grossesse.
Quand prendre la pilule du lendemain ?
Maintenant qu’on a vu ensemble comment fonctionne concrètement la pilule du lendemain, voici les cas où elle peut vous être utile !
Dans les situations à risque de grossesse
Oubli de pilule ou pilule prise en retard : le délai dépend des pilules, certaines pilules tolèrent 12 heures de retard, tandis que d’autres sont considérées comme « oubliées » si le retard est de plus de 3 heures.
DIU expulsé (quand votre stérilet hormonal ou au cuivre est retiré, volontairement ou involontairement)
Absence d’une contraception, qu’elle soit hormonale, mécanique (préservatif, spermicide, cape cervicale, diaphragme etc.) ou basée sur l’observation du cycle comme la symptothermie.
Si rapport sexuel pendant la période de fertilité de la femme
Si le rapport sexuel a eu lieu pendant la période fertile !
C’est sur ce point que repose toute la subtilité du timing de la prise de la pilule du lendemain ! En effet, nous sommes très nombreuses à avoir eu très peur de tomber enceinte après un rapport sexuel non protégé, alors qu’il était fort probable qu’il n’ait pas eu lieu pendant notre fenêtre de fertilité.
Il est par exemple tout à fait inutile de prendre une pilule du lendemain juste avant ses règles, car nous ne sommes pas fertiles tous les jours du cycle menstruel.
En effet, nous sommes fertiles environ 6-7 jours par cycle, en tenant compte de la durée de vie des spermatozoïdes dans notre corps + celle de notre ovule.
Les spermatozoïdes peuvent survivre 5 jours environ avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale : il s’agit d’un mucus produit par notre col de l’utérus, qui a des propriétés protectrices et nourrissantes pour les spermatozoïdes, et dont la production est liée à celle des oestrogènes. Plus l’ovulation approche, plus les oestrogènes sont présents, plus on a de glaire cervicale !
Ensuite, on l’a dit, l’ovule a une durée de vie de 12-24 heures.
Autres éléments très importants sur la fenêtre fertile : l’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle, ni 14 jours avant les règles ! Le jour de l’ovulation peut varier d’un cycle à l’autre (c’est tout à fait normal) et la durée de la phase post-ovulatoire est de 11 à 16 jours (parfois moins mais jamais plus, hors grossesse).
Ainsi, on peut en principe prendre la pilule du lendemain quand on veut au cours du cycle, mais il faut savoir que :
Si le rapport sexuel à risque a lieu avant l’ovulation : la pilule du lendemain est utile, car elle va retarder l’ovulation et donc la rencontre entre le spermato et l’ovule.
Si le rapport sexuel a lieu juste après l’ovulation (dans les 24-48 heures qui suivent) : la pilule du lendemain est inutile car l’ovulation a déjà eu lieu ET il y a un risque de grossesse puisque l’ovule est en vie et qu’il y a un spermato dans les parages. On compte 48 heures dans le cas où un second ovule serait libéré au cours de la même ovulation, mais à quelques heures d’intervalle. Mais la pilule du lendemain n’empêche pas la fécondation ni la nidation de l’embryon dans l’utérus, donc dans cette hypothèse, la seule solution est la pose d’un stérilet au cuivre, car le cuivre provoque une inflammation dans l’utérus qui rend l’implantation impossible.
Si le rapport a lieu 3 jours après l’ovulation : la fenêtre de fertilité est fermée jusqu’aux prochaines règles, car l’ovule est mort. La pilule du lendemain est alors inutile car vous n’êtes plus fertile, jusqu’aux règles suivantes !
Bien sûr, cela demande de connaître son corps et ses cycles et d’être formée à une méthode d’observation du cycle comme la symptothermie pour bien reconnaître son ovulation. Néanmoins, avoir cette connaissance permet d’éviter un stress inutile et la prise d’une pilule du lendemain pour rien 🙂 Si vous souhaitez vous former avec rigueur, le Serenity Club, notre programme d’accompagnement à la symptothermie est à votre disposition 🙂
Comment se procurer la pilule du lendemain ?
La pilule du lendemain est désormais gratuite et totalement prise en charge (sans avance de frais) pour toutes les femmes, même mineures, sans que vous n’ayez à avancer quoi que ce soit. Vous n’avez pas besoin d’ ordonnance !
Vous pouvez vous la procurer :
En pharmacie
À l’infirmerie de votre collège ou lycée
Dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (CEGIDD)
Dans un centre de santé sexuelle si vous êtes mineure ou une personne majeure sans carte vitale (qui peut aussi vous fournir un test de grossesse si besoin).
Si vous êtes étudiante : au sein du service universitaire ou interuniversitaire de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS)
La délivrance de la pilule du lendemain est également anonyme 🙂
Comment être sûre que la pilule du lendemain a bien fonctionné ?
Comme toute méthode de contraception, la pilule du lendemain n’est pas infaillible et peut ne pas fonctionner, pour plein de raisons. L’efficacité de la pilule du lendemain est de 95% selon l’OMS 🙂
C’est la raison pour laquelle les professionnels de santé recommandent de faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport à risque, pour être sûre qu’aucune grossesse n’a débuté.
Après la prise de la contraception d’urgence, les règles peuvent être différentes (plus abondantes, plus douloureuses, ou tout l’inverse) et il est important de s’assurer qu’il ne s’agisse pas de saignements de début de grossesse.
Les autorités précisent bien qu’il ne s’agit pas d’un moyen de contraception à prendre régulièrement. Comme son nom l’indique, elle doit être seulement prise en cas d’urgence, car elle peut vraiment complètement désorganiser les cycles.
Au quotidien, il est préférable d’opter pour une méthode de contraception plus pérenne, qu’elle soit hormonale ou naturelle 🙂
Quels sont les effets secondaires de la pilule du lendemain ?
La pilule du lendemain peut entraîner plusieurs effets secondaires, généralement temporaires, qui doivent disparaître dans les jours suivant la prise. Les effets secondaires les plus courants sont :
Des saignements légers ou irréguliers en dehors des règles : ces saignements doivent être de courte durée.
Des nausées et vomissements (pour limiter les nausées, on recommande souvent de la prendre avec un petit repas)
Des maux de tête
Des douleurs abdominales ou pelviennes
De la fatigue
Des étourdissements ou vertiges
Une tension ou sensibilité des seins
Des règles irrégulières (plus tôt ou plus tard que prévu, plus abondantes ou plus légères).
De la diarrhée
N’hésitez pas à consulter si ces effets indésirables s’aggravent ou durent trop longtemps, car ils doivent vraiment être transitoires !
Pour résumer – Questions fréquentes
Quel est le délai pour prendre la pilule du lendemain ?
Cela dépend du type de pilule du lendemain : celles au lévonorgestrel (Norlevo, par exemple) doivent être prises dans les 3 jours qui suivent le rapport sexuel à risque, tandis que celles contenant de l’ulipristal sont à prendre dans les 5 jours.
Il est préférable de prendre une contraception d’urgence hormonale dans les heures qui suivent votre rapport, car plus on tarde, plus son efficacité diminue.
Que faire si je n’ai pas pris ma pilule dans le délai ?
Dans ce cas, la pilule du lendemain est beaucoup moins efficace, mais vous pouvez avoir recours à la pose d’un stérilet en cuivre : ce dispositif peut être installé jusqu’à 5 jours après le rapport à risque et agit en empêchant la nidation, car le cuivre a une action inflammatoire sur l’endomètre qui empêche la nidation de l’embryon.
Par ailleurs, si vous pratiquez une méthode d’observation comme la symptothermie, vous pouvez estimer votre période fertile. Si vous êtes déjà passée en phase infertile post-ovulatoire, le risque de grossesse est très faible.
Est-ce que la pilule du lendemain est 100% efficace ?
Non, comme tous les moyens de contraception 🙂 Son taux de fiabilité est de 95% selon l’OMS.
Certaines études suggèrent que l’efficacité de la pilule du lendemain (notamment celle à base de lévonorgestrel) pourrait être réduite chez les femmes avec un IMC élevé. Ce point est néanmoins débattu dans la communauté scientifique.
Par ailleurs, certaines plantes ou traitements médicaux peuvent interagir avec la pilule du lendemain, et diminuer son efficacité : certains antiépileptiques, antibiotiques comme la rifampicine, ou encore le millepertuis. Si vous en prenez, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre pharmacien.
Dans tous les cas, il est préférable de faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport sexuel à risque.
Quel est le prix de la pilule du lendemain ?
La pilule du lendemain est gratuite pour toutes et disponible sans ordonnance en pharmacie, même si vous n’avez pas de carte vitale. Elle peut aussi vous être délivrée dans un centre de santé sexuelle si vous êtes mineure ou non assurée, ou dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (CEGIDD).
Comment sont les règles après la prise de la pilule du lendemain ?
Après la prise de la pilule du lendemain, vos règles peuvent être décalées ou avancées, avec des symptômes différents.
Néanmoins, si elles sont absentes ou différentes de d’habitude, n’hésitez pas à faire un test de grossesse.
Combien de fois peut-on prendre la pilule du lendemain ?
Les professionnels de santé recommandent de ne la prendre qu’une seule fois par cycle (son efficacité diminue sinon) et, vraiment d’éviter de la prendre à chaque cycle, ou pire après chaque rapport.
En effet, les modifications hormonales induites par cette contraception d’urgence sont assez brutales pour l’organisme, car elles entraînent un déséquilibre des hormones naturelles (notamment la FSH, la LH et la progestérone). La prise répétée peut par ailleurs entraîner des cycles irréguliers, des règles précoces ou retardées, ou encore des saignements imprévisibles. De plus, avec plusieurs prises, les effets secondaires (nausées, maux de tête, douleurs abdominales, fatigue, etc.) peuvent être amplifiés.
Elle n’est pas un mode de contraception à prendre au long cours et il est préférable de trouver une autre méthode qui vous convienne sur la durée si vous êtes sexuellement active, que ce soit la pilule, un stérilet ou une méthode de contraception naturelle, par exemple 🙂
Et si je vomis ma pilule du lendemain ?
Comme pour la pilule classique, si vous êtes prise de diarrhée ou de vomissements, il est recommandé de reprendre un comprimé. Toutefois, demandez toujours conseil à votre pharmacien, en lui expliquant bien la situation 🙂
On espère que cet article sur la pilule du lendemain vous aura donné toute l’ information dont vous avez besoin ! Comme vous l’aurez compris, la pilule du lendemain peut être un joker plus que bienvenu après un rapport sexuel risqué, mais cette méthode de contraception d’urgence ne remplace pas une « vraie » contraception.
En effet, elle chamboule l’ovulation et donc l’entièreté de votre cycle menstruel, ce qui peut avoir des effets indésirables après sa prise, car elle reste remplie d’hormones de synthèse.
Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions à son sujet, ou si vous souhaiteriez que l’on apporte des précisions dans cet article, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire ! 🙂
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne l’ensemble des symptômes physiques et émotionnels qu’une femme peut ressentir avant l’arrivée de ses règles : douleurs, irritabilité, maux de tête, fringales, etc.
La pilule est souvent proposée parmi les traitements du SPM, car elle bloque l’ovulation et le cycle menstruel, et donc, en théorie, les symptômes du syndrome prémenstruel chez les femmes qui en souffrent.
Cela étant, il n’est pas rare que les femmes prenant une contraception hormonale souffrent de symptômes semblables au SPM avant leurs règles : la chute hormonale de la fin de plaquette ou un mauvais dosage de la pilule peuvent être en cause, tout comme la prise de la pilule en elle-même.
Il est possible de soulager le syndrome prémenstruel « naturel » ou sous pilule grâce à des méthodes basées sur l’hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires, etc.).
Quand les douleurs, les troubles de l’humeur, la fatigue et les maux de tête (pour ne citer qu’eux) sont au menu à l’approche de nos règles, on a généralement très envie de renier notre utérus et notre cycle menstruel et de les passer sous silence grâce à la pilule contraceptive.
Si elle est très souvent l’une des solutions proposées pour camoufler le syndrome prémenstruel (SPM) (pour ne pas dire la seule), il n’est pas rare de constater que certaines femmes continuent d’en souffrir alors qu’elles prennent la pilule, ou pire, qu’elles en font les frais alors qu’elles n’en avaient pas avant !
Comment cela est-il possible ? Pourquoi la pilule ne soulage pas toujours le syndrome prémenstruel ? On vous explique 🙂
Les règles sous pilule sont en fait des hémorragies de privation : ce ne sont donc pas de vraies règles.
Les règles sont la conséquence d’une ovulation qui n’a pas donné lieu à une grossesse : or, les pilules combinées et, dans une moindre mesure, les pilules progestatives, bloquent ce phénomène de l’ovulation.
Sous pilule, le cycle menstruel est à l’arrêt, comme lors de la grossesse, ce qui explique que les vraies règles soient absentes.
Les règles sous pilule n’ont pas d’utilité physiologique ou médicale : elles ont été créées pour mimer un cycle menstruel grâce à la prise de comprimés placebo ou l’arrêt entre deux plaquettes, principalement afin de rassurer les femmes.
Il est possible de s’affranchir des règles en prenant la pilule en continu, sans risque majoré pour la santé (les risques et effets secondaires (bien réels) sont les mêmes que pour la prise de pilule classique).
Lorsqu’on prend une contraception hormonale (comme les différentes pilules, un patch ou un implant, par exemple), les règles arrivent en général de façon très prévisible, systématiquement le même jour et parfois même à heure fixe.
La Nature serait-elle si incroyable et millimétrée ? Pas vraiment non…!
En effet, ce qu’on appelle des “règles” sous pilule n’en sont en fait pas du tout, ou en tout cas n’ont rien à voir avec les règles d’un cycle sans hormones de synthèse. Pire, l’unique intérêt de ces saignements réguliers serait… de nous rassurer !
En effet, le mécanisme physiologique derrière ces saignements est tout à fait différent de celui qui provoque les vraies règles. On vous explique tout sur ce « mal » (les règles sous pilule) pas si nécessaire que ça !
Après l’accouchement, l’ovulation peut revenir assez vite, à partir de 3 semaines après l’accouchement si on n’allaite pas. L’allaitement peut en revanche décaler le retour de l’ovulation de quelques semaines, voire de plusieurs mois !
Après l’accouchement, une femme est fertile dans les 3 semaines qui précèdent son retour de couches.
Il existe tout un panel de contraceptions possibles après la naissance, qu’elles soient hormonales (pilules, patch, DIU, anneau vaginal) ou non (DIU au cuivre, préservatif, MAMA, symptothermie, etc.).
Certaines méthodes de contraception sont en revanche déconseillées tout de suite après l’accouchement en cas d’allaitement, comme les pilules oestroprogestatives.
Certaines méthodes de contraception après accouchement sont utilisables tout de suite (comme le préservatif, qui en plus, protège des infections sexuellement transmissibles), quand d’autres ne sont recommandées que dans un certain délai (de minimum 3 semaines).
Une fois qu’on a réussi la prouesse de mettre un bébé au monde, on est généralement soumises à deux discours un peu contradictoires : reprendre les rapports ASAP (alors qu’on a parfois juste envie d’entrer au couvent !), mais surtout pas sans contraception (on ne voudrait surtout pas enchaîner les grossesses, n’est-ce pas ?).
En réalité, si on souhaite vraiment éviter une seconde grossesse consécutive, il est important de penser à sa contraception après l’accouchement et de prendre le temps de considérer toutes les options qui s’offrent aux jeunes mamans. Car oui, vous n’êtes pas forcément obligée d’opter pour la pilule ! Il existe plusieurs méthodes de contraception adaptées au post partum, qu’elles contiennent des hormones de synthèse ou non, allant du préservatif au stérilet, en passant par la méthode MAMA et la symptothermie (oui, spoiler, c’est possible !).
Néanmoins, bien sûr, ce choix de contraception est tout de même un tout peu moins large en post partum et certaines précautions sont à observer après l’accouchement, notamment si vous allaitez 🙂
🎧🎞 En complément de cet article, n’hésitez à pas écouter ou visionner notre épisode de podcast consacré à la contraception en post partum !
Il existe deux types de pilules : les pilules combinées (ou oestro-progestatives) et les pilules microprogestatives.
La pilule oestro-progestative est une méthode de contraception orale, qui bloque le cycle menstruel et l’ovulation. Notre cycle est la plupart du temps « annulé », comme en état de grossesse. Avec la pilule progestative, l’ovulation n’est pas forcément bloquée.
Par conséquent, les règles sous pilule combinée sont en réalité des saignements de privation.
La pilule est un moyen de contraception hormonal, au même titre que le stérilet hormonal, l’ anneau ou le patch.
La pilule présente certains effets indésirables, plus ou moins présents selon les femmes et selon les pilules.
Cette méthode de contraception est fiable, même si son efficacité pratique n’est que de 93% (sur 100 femmes prenant la pilule, 7 grossesses sont observées au cours de l’année écoulée). D’autres méthodes de contraception font mieux, comme le stérilet hormonal, le stérilet au cuivre et la symptothermie.
En matière de contraception, on voit assez facilement comment agit un préservatif (le plus efficace des videurs !) et en quoi consiste une méthode de contraception naturelle (l’art de choisir le bon moment). En revanche, s’agissant de la pilule contraceptive, c’est souvent un peu plus abstrait… On avale un cachet et, pouf, on ne risque plus de tomber enceinte !
OK mais concrètement, que se passe-t’il dans notre corps pour que cette contraception fonctionne ? Et qu’est ce qui distingue un type de pilule d’une autre ? En matière de contraception hormonale, y’a-t’il des approches plus douces que d’autres ?
On fait le point sur le pourquoi du comment la pilule fonctionne !
Avec son taux de fiabilité de 99,2%, le dispositif intra utérin (DIU) au cuivre est l’un des moyens de contraception féminine les plus efficaces.
Le DIU au cuivre doit être posé par un médecin, un gynécologue ou une sage femme.
Ce moyen de contraception présente de nombreux avantages, mais certaines femmes témoignent d’effets secondaires assez pénibles, tels que des règles plus abondantes et douloureuses.
Le DIU au cuivre est compatible avec la pratique de la symptothermie.
Lorsque l’on souhaite se tourner vers un mode de contraception non hormonal, le stérilet au cuivre est souvent le premier réflexe. Il s’agit en effet d’une solution discrète, efficace sur le long terme, sans hormones de synthèse et qui ne vous demande aucun effort !
Pour autant, son mode d’action est souvent peu connu, tandis que ses effets secondaires peuvent être assez embarrassants au quotidien (pour certaines, welcome back les règles déluge comme quand on était ado !).
Vous voulez comprendre comment fonctionne un stérilet cuivre, ses avantages et ses inconvénients, ce qui le différencie du stérilet hormonal, son prix, etc. ? On vous partage tous les secrets de ce contraceptif qui semble retrouver une nouvelle jeunesse, afin que vous puissiez faire le bon choix, pour vous 🙂
🎬🎧 Psst ! Si vous êtes plus audio/vidéo, on a aussi consacré un épisode de podcast au stérilet en cuivre !
Le stérilet hormonal (aussi appelé dispositif intra utérin ou DIU) délivre une petite dose de progestatif (du levonorgestrel) en continu pour assurer son effet contraceptif.
La pose et le retrait du stérilet hormonal doivent être effectués par un médecin, gynécologue ou sage-femme.
Il présente un excellent taux de fiabilité, de 99,8%.
Toute femme peut utiliser un stérilet hormonal, hors contre indications comme une IST, un fibrome, une maladie ou autre.
Le stérilet hormonal est un moyen de contraception qui présente certains effets indésirables, notamment causés par les hormones qu’il délivre.
En matière de contraception féminine, il y a souvent deux écoles : avec hormones ou sans hormones.
Dans la première catégorie, la pilule fait office d’incontournable. Et pourtant, pour les femmes qui souhaitent un contraceptif garanti zéro stress au quotidien, le stérilet hormonal semble être une très bonne option. En effet, il n’est pas nécessaire d’y penser, car il est présent dans l’utérus pendant des années !
Ainsi, si vous avez tendance à oublier votre pilule ou si vous êtes lassée de devoir y penser chaque jour, le stérilet hormonal peut vous convenir. Néanmoins, il s’agit également d’un dispositif invasif qui n’affranchit pas des effets secondaires éventuels des hormones de synthèse. Afin de vous permettre de faire le choix le plus éclairé possible, on vous explique tout ce qu’il faut savoir avant d’opter pour stérilet hormonal !
Quand on parle de méthode de contraception naturelle, on a souvent en tête des méthodes un peu vieillottes et bancales, ou au contraire des applis magiques qui permettraient de calculer son cycle et d’anticiper à la fois le jour de son ovulation et celui de ses prochaines règles. On y croit à fond, jusqu’au jour où nos règles n’arrivent pas du tout à la date prévue, pile pendant nos vacances, et qu’on se dit qu’en faisant confiance à un robot pour prévoir le fonctionnement de notre propre corps, on a été un peu naïve…
Pour autant, vous en avez plus qu’assez de prendre des hormones tous les mois et vous avez envie de comprendre votre cycle pour adopter une approche garantie 100% sans chimie de votre contraception ? Vous cherchez une méthode de contraception naturelle fiable et sans risque ? On vous rassure, cela existe, il y en a pléthore à disposition.
Et c’est là que tout redevient compliqué ! Avec toutes les méthodes qui existent, qui croire, qui suivre ?
Pour vous aider à y voir plus clair et à faire le tri entre ces différentes écoles, on vous propose un panorama des moyens de contraception naturelle pour que vous puissiez avoir un avis éclairé sur la question. Une fois que vous aurez lu l’article, vous pourrez également réaliser un quiz, qui, en quelques minutes, vous permettra de mettre le doigt sur la méthode de contraception naturelle la plus adaptée à votre situation du moment !
Pour une majorité des femmes, l’arrivée des règles chaque mois n’est pas forcément un moment de bonheur : certaines la vivent comme un fardeau, d’autres comme un mal nécessaire, pour certaines c’est le triste verdict qu’elles ne sont pas enceintes, tandis que pour d’autres c’est un vrai soulagement.
Quoi qu’il en soit, il est rare d’entendre en soirée une femme dire qu’elle adore avoir ses menstruations !
Or si nous, chez Emancipées, on prône le fait que les règles font partie du cycle et peuvent être un moment vécu dans la douceur, on est bien conscientes que ce n’est pas une approche facile pour tout le monde.
Et il faut savoir que lorsque l’on prend un contraceptif hormonal, les règles sont, mécaniquement, supprimées. En effet, ls saignements observés, appelés hémorragie de privation, sont artificiels et pourraient même être complètement évités. C’est ce qui se passe lorsqu’on prend une pilule en continu.
Mais est-il possible de prendre sa pilule sans interruption sur le long terme, sans compromettre sa fertilité ? Le fait de ne plus avoir ses règles représente-il un danger pour la santé, est-ce une solution « safe » ? Notre corps sera-t-il « encrassé » sans cette “purification” cyclique que seraient les règles ?
On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le concept de pilule en continu et son impact sur votre cycle et, plus globalement, sur votre santé !