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SPM (syndrome prémenstruel) : symptômes, causes et solutions pour le soulager

Les idées clés

  • Le syndrome prémenstruel (SPM) correspond à un ensemble de symptômes physiques et émotionnels (fatigue, irritabilité, douleurs, anxiété…) qui apparaissent quelques jours avant les règles et disparaissent à leur arrivée.
  • Le SPM serait lié à une sensibilité aux variations hormonales en phase lutéale, souvent associée à un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone, ainsi qu’à des facteurs comme l’inflammation, la sérotonine ou certaines carences nutritionnelles.
  • Fréquent mais non inévitable, le SPM peut être soulagé durablement grâce à une meilleure compréhension du cycle menstruel et à des ajustements d’hygiène de vie adaptés.

Fatigue écrasante, irritabilité au plafond, envie de pleurer pour un rien, ventre gonflé ou douleurs… Si les jours qui précèdent les règles ressemblent à un petit chaos intérieur, il s’agit très probablement d’un syndrome prémenstruel (SPM).

Le SPM correspond à un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui surviennent en fin de cycle menstruel, généralement quelques jours avant les menstruations. Très courant, il concernerait entre 20 et 40 % des femmes, avec une intensité très variable.

Bonne nouvelle : non, ce n’est pas une fatalité. Ces manifestations sont souvent le signe que quelque chose se joue du côté de l’équilibre hormonal, notamment entre œstrogènes et progestérone.

Symptômes, causes, solutions naturelles… voici comment mieux comprendre ce qui se passe dans votre corps et surtout, comment apaiser ce SPM.



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Syndrome prémenstruel (SPM) : définition

Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe tout unensemble de symptômes physiques et psychologiques qui débutent quelques jours avant les règles (en phase prémenstruelle) et prennent généralement fin quelques heures après le premier jour des règles. L’arrivée des menstruations est une délivrance (pour le SPM en tout cas, car pour certaines, ce sont les douleurs de règles qui prennent le relais…) !

Le syndrome prémenstruel survient environ 5 jours avant les règles, mais il peut aussi débarquer tout de suite après l’ovulation, dés le début de la phase post-ovulatoire.

Le syndrome prémenstruel est très courant (20 à 40% des femmes seraient concernées), mais ce n’est pas une raison pour le considérer comme une fatalité. En effet, il est tout à fait normal de se sentir un peu fatiguée avant la période menstruelle et d’avoir un peu mal au ventre, de sentir que « ça travaille », avec quelques tiraillements. On peut aussi avoir un peu plus faim pour des raisons hormonales et parce la préparation aux menstruations est énergivore.

En revanche, se transformer en dragon dés que votre amoureux respire et être pliée en 2 de douleur n’a rien de physiologique ! Ce type de manifestations du SPM démontre qu’un déséquilibre hormonal est à l’oeuvre : la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’apaiser tout ça 😉


symptômes SPM

Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?

Mais avant de voir comment on peut adoucir un syndrome prémenstruel, passons en revue les différents symptômes de celui-ci 🙂

Les symptômes physiques du SPM

Quelques jours avant les règles, les femmes atteintes de SPM peuvent ressentir les symptômes suivants :

À noter que si les douleurs sont réellement intenses et non apaisées par la prise d’un anti-douleur, il peut s’agir d’une endométriose ou d’une autre cause organique à discuter avec votre soignant.

Les symptômes psychologiques du SPM

  • Irritabilité

  • Angoisse, anxiété

  • Mauvaise humeur,

  • Tristesse

  • Etc.

Il s’agit d’une liste non exhaustive ! En effet, à chaque femme son SPM et les spécialistes dénombrent pas moins de 150 symptômes physiques et émotionnels associés au syndrome prémenstruel.

En clair, si vous avez envie de quitter votre +1, de vendre vos enfants, de poser votre démission ou de rester prostrée en boule dans votre lit en espérant que le monde entier vous oublie, jetez un oeil à votre cycle menstruel pour voir où vous en êtes avant de prendre toute décision hâtive ! 😉

Il faut aussi noter que les symptômes du SPM peuvent varier d’un cycle à l’autre, pour une même femme.

D’ailleurs, si vous souhaitez que votre +1 et les personnes qui partagent votre foyer sachent ce que vous traversez et comment vous vous sentez au fil de votre cycle, on a créé le Décodeur Anti-Embrouille !

Il vous permet d’afficher clairement votre humeur et vos besoins du jour et où vous en êtes dans votre cycle, de manière simple et visuelle 😊 Ca peut être utile à votre +1, histoire qu’il/elle comprenne pourquoi subitement, sa respiration vous irrite à ce point, ou pourquoi vous avez envie d’être tranquille, ou de dévorer le dernier paquet de chips (coucou le SPM !👋)


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Quelles sont les causes du SPM ?

Un déséquilibre hormonal (et une insuffisance en progestérone)

Comme on a commencé à le dire, le syndrome prémenstruel est a priori lié à un déséquilibre hormonal en fin de cycle menstruel.

Le cycle menstruel présente deux phases distinctes, durant lesquelles certaines hormones sont à l’oeuvre :

  • La phase folliculaire, qui s’étend du début des règles à l’ovulation, est régie par les oestrogènes. Ces oestrogènes sont sécrétés par les follicules ovariens, qui sont stimulés par le cerveau pour maturer. Une fois que l’un d’eux a pris le lead, il sécrète beaucoup beaucoup d’oestrogènes. Le cerveau répond à cette production massive en envoyant une très forte dose de LH, ce qui déclenche l’ovulation, c’est-à-dire l’expulsion de l’ovule de son follicule.

  • Une fois l’ovulation passée, on rentre dans la phase lutéale : le follicule vide se met à sécréter de la progestérone, qui devient l’hormone dominante. Les oestrogènes doivent alors tirer leur révérence, pour laisser la progestérone faire son travail. La sécrétion de progestérone suit une forme de cloche : elle grimpe progressivement pour atteindre son niveau maximal environ 7 jours après l’ovulation, puis décroît progressivement jusqu’aux règles.

Or, en cas de syndrome prémenstruel, généralement, on se trouve en situation d’hyperoestrogénie après l’ovulation :

  • Soit les oestrogènes sont encore trop présents, alors que la progestérone est sécrétée de manière suffisante : on parle d’hyperoestrogénie vraie. Cela vient généralement d’une mauvaise élimination des oestrogènes usagés après l’ovulation et/ou de la présence de perturbateurs endocriniens dans l’environnement (et notamment de xéno-oestrogènes).

  • Soit le niveau d’oestrogènes est OK, mais la progestérone elle, a du mal à atteindre un niveau suffisant : on parle d’hyperoestrogénie relative. Ici, on a plutôt un corps jaune qui manque de puissance pour sécréter sa progestérone, en raison d’une ovulation de mauvaise qualité.

Dans les deux cas, la progestérone peine à prendre sa place, écrasée par les oestrogènes et on peut se retrouver en situation d’insuffisance lutéale. Or, il s’agit d’une hormone apaisante, au niveau musculaire et émotionnel, qui relaxe l’utérus et invite à la détente 🙂

Une mauvaise réaction du corps à la privation hormonale

À la fin du cycle menstruel, juste avant les règles, les hormones, oestrogènes et progestérone, chutent : le SPM pourrait prendre sa source dans une mauvaise réaction de l’organisme à la chute hormonale en fin de cycle (comme une “privation” trop dure à encaisser pour un junkie en manque, un sevrage très violent) !

Une inflammation sous-jacente

En cas de syndrome prémenstruel et notamment de douleurs physiques, on remarque aussi une certaine inflammation de l’organisme en général, ainsi qu’une « neuro-inflammation« , une inflammation au niveau neuronal. Or, la sécrétion de nos hormones reproductives démarre dans notre cerveau (au niveau de l’hypothalamus et de l’hypophyse) ! Les recherches avancent sur cette question.

Par ailleurs, lorsque l’endomètre se prépare à être détaché de la paroi utérine, un certain type de molécules entrent en piste : ce sont les prostaglandines. Pour être plus précise, deux types de prostaglandines sont à l’oeuvre : des prostaglandines pro-inflammatoires qui permettent les contractions utérines et des prostaglandines anti-inflammatoires qui calment le jeu.

Or, quand les protaglandines pro-inflammatoires sont en surnombre, les contractions utérines sont fortes et douloureuses, ce qui peut expliquer les douleurs ressenties par les femmes atteintes d’un SPM.

Une possible carence en sérotonine

Le lien entre un manque de sérotonine et le syndrome prémenstruel (SPM) est bien documenté dans la littérature médicale. La sérotonine est un neurotransmetteur qui joue un rôle crucial dans la régulation de l’humeur, du comportement, du sommeil, et de l’appétit. Une baisse de l’activité de la sérotonine dans le cerveau a été observée chez les femmes souffrant de SPM, particulièrement celles présentant des symptômes psychiques tels que la dépression, l’irritabilité, et l’impulsivité.

Des études ont montré que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), qui augmentent les niveaux de sérotonine dans le cerveau, peuvent être efficaces pour atténuer les symptômes du SPM. Ces médicaments sont souvent utilisés comme traitement de première intention pour le SPM, bien qu’ils puissent entraîner des effets secondaires tels que des nausées et de l’asthénie (fatigue anormale).

Des carences nutritionnelles

Certaines carences nutritionnelles pourrait également expliquer le SPM :

  • Une carence en bons gras, notament en omégas 3 anti-inflammatoires et régulateurs du système nerveux. Nos hormones sont également fabriquées à partir du cholestérol, donc on en a besoin pour produire suffisamment de progestérone.

  • Une carence en magnésium, en charge notamment de l’équilibre nerveux et de la fonction musculaire (l’utérus dispose d’une couche musculeuse, le myomètre, pour permettre les contractions)

  • Une carence en vitamine D, qui est impliquée dans la régulation de l’humeur (entre autres).

Pour ne citer que celles-ci !

De nombreuses études sont encore en cours pour comprendre d’où pourrait précisément venir le syndrome prémenstruel. Il s’agit en effet d’un phénomène encore peu compris, d’autant que chaque femme atteinte d’un SPM est différente, avec des symptômes différents !


diagnostic du syndrome prémenstruel

Comment savoir si on a un syndrome prémenstruel ?

Etant donné qu’il s’agit d’un trouble du cycle menstruel encore peu compris, le diagnostic du syndrome prémenstruel n’est pas simple à établir pour les médecins. Par ailleurs, il n’existe pas de traitement du syndrome prémenstruel, d’autant qu’encore une fois, les symptômes du SPM varient d’une femme à l’autre. Certains médecins, hommes comme femmes, estiment également que le SPM fait partie de la condition féminine, et qu’il est « normal » de souffrir avant et pendant les menstruations, ce qui peut conduire à une certaine errance médicale.

Généralement, pour établir un diagnostic, on demande aux femmes concernées de tenir un journal de bord de leurs symptômes, pour voir s’ils sont réellement corrélés à leur cycle menstruel. S’ils reviennent plutôt tout le temps en fin de cycle et se stoppent spontanément au début ou au cours des menstruations, on peut penser à un syndrome prémenstruel.

Le médecin peut ajouter une prise de sang à ces observations cliniques, afin d’évaluer les niveaux d’oestrogènes et de progestérone 7 jours après l’ovulation (car, souvenez-vous, la progestérone est censée être à son maximum à ce moment là).


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Le TDPM (Trouble Dysphorique Prémenstruel)

Le TDPM (ou trouble dysphorique prémenstruel) mérite une attention toute particulière : cette forme de syndrome prémenstruel sévère est particulièrement pénible, car, lors de la phase prémenstruelle, les femmes qui en sont atteintes peuvent vraiment ressentir une profonde tristesse ou une très grande irritabilité. On peut même parler de dépression, si ce n’est que cet état émotionnel est clairement lié aux hormones du cycle menstruel et que les émotions reviennent à la normale dés que les règles arrivent.

Dans le cas d’un TDPM, les symptômes psycho-émotionnels sont tellement graves qu’ils peuvent perturber le travail et les activités sociales ou les relations avec l’entourage, bien qu’ils soient passagers. Il est alors très important d’en parler avec un professionnel médical.

Selon le DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, ouvrage américain de référence qui classe les troubles de la santé mentale), pour qu’un diagnostic de TDPM soit posé, au moins cinq symptômes doivent être présents, incluant au moins un symptôme émotionnel majeur tel que des sautes d’humeur, une irritabilité, une dépression sévère, ou de l’anxiété. Les autres symptômes peuvent inclure une diminution de l’intérêt pour les activités habituelles, des problèmes de concentration, de la fatigue, des changements d’appétit, des troubles du sommeil, et des symptômes physiques comme une sensibilité des seins. Les symptômes doivent être suffisamment graves pour interférer avec les activités quotidiennes et la qualité de vie.

Un diagnostic formel est généralement posé par un gynécologue ou un psychiatre, qui là encore, peut demander à la femme concernée de tenir un calendrier de ses symptômes pour confirmer le diagnostic.


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Comment soulager le SPM ?

Une dois que le diagnostic du SPM est établi, il existe plusieurs pistes pour l’apaiser !

traitement SPM

Traitements médicaux du SPM

Certains médecins prescrivent une pilule contraceptive pour atténuer les symptômes : en effet, si le cycle est mis sur pause, les symptômes du SPM aussi ! Cela étant, si elle peut réellement soulager, cette solution masque le syndrome prémenstruel, sans le soigner véritablement.

Par ailleurs, du fait de la chute hormonale en fin de plaquette, permettant les saignements artificiels, nombre de femmes continuent de vivre un SPM sous pilule, complètement artificiel lui aussi, donc sacrément ballot vous en conviendrez…

De la même manière, lorsque les femmes se plaignent de forts troubles de l’humeur en phase prémenstruelle, certains professionnels de santé leur administrent des anti-dépresseurs ou des ISRS. Or, là encore, si ce traitement peut être une béquille bienvenue, il ne s’attaque pas véritablement aux causes du syndrome prémenstruel.

En cas de TDPM, il est très important d’avoir un suivi psychologique ou psychiatrique, associé ou non à un traitement médical.

Enfin, certaines femmes atteintes de SPM ont largement recours aux anti-douleurs, voire aux anti-inflammatoires pour soulager les symptômes.

En cas de carence en progestérone, il est possible de recourir à un traitement à base de progestérone de synthèse (Duphaston) ou bio-identique (Progestan, Utrogestan), à prendre une fois l’ovulation confirmée, pendant une dizaine de jours.

En ultime recours, quand les symptômes du SPM sont vraiment trop pénibles à vivre, certaines femmes se voient proposer une intervention chirurgicale, consistant à retirer les ovaires, interrompant définitivement le cycle menstruel et les mettant en ménopause artificielle.

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Hygiène de vie & solutions naturelles pour apaiser le SPM

Les traitements médicamenteux semblent être une « fausse bonne idée », ou du moins une piste permettant « seulement » de soulager les symptômes du syndrome prémenstruel (ce qui peut déjà être très bien !!). Si vous souhaitez réellement apaiser votre SPM sur le long terme et pouvoir, au final, vous passer de médicaments, sachez que vos habitudes d’hygiène de vie peuvent faire une grande différence.

C’est même LA base et pour le coup, même les médecins vont dans ce sens ! Voici donc ce que vous pouvez mettre en place pour apaiser les symptômes les plus fréquents du SPM :

  • Dormir suffisamment

  • Prendre soin de votre alimentation, en incluant des légumes, des fruits, des antioxydants, des bons gras et des aliments riches en vitamine D et en magnésium.

  • Intégrer des plantes et certains compléments alimentaires qui peuvent aider, comme le gattilier et l’alchémille, ainsi que l’huile d’onagre.

  • Pratiquer une activité physique qui vous permettent à la fois d’évacuer toutes les tensions négatives et de secréter des endorphines, mais aussi de soulager vos douleurs pré-menstruelles en étirant le corps.

Si vous souhaitez aller plus loin et mettre en place votre routine anti-SPM, on a créé pour vous le Moody Club : il s’agit d’un programme d’accompagnement qui vous donne toutes les clés que vous pouvez activer pour comprendre et surtout apaiser toutes les manifestations pas cool du tout de votre SPM 🙂 On sait à quel point on peut se sentir désemparée quand ce fichu SPM débarque et on vous le répète : non, le SPM n’est ni normal ni une fatalité !


SPM ovulation

Quid du syndrome pré-ovulatoire, le SPM d’ovulation ?

En lisant tout cela, vous vous dites peut-être : alors OK, moi, j’ai tout ça, mais plutôt au milieu de mon cycle, par du tout avant mes règles ! Et sachez que vous êtes LOIN d’être seule, car nous sommes nombreuses à souffrir de ce que l’on appelle le SPO, le syndrome, non pas prémenstruel mais péri-ovulatoire.

Si vous êtes concernée, n’hésitez pas à lire notre article dédié aux douleurs d’ovulation et au syndrome pré-ovulatoire, pour mieux comprendre 😉


Syndrome prémenstruel, le tableau récap !


questions fréquentes

Questions fréquentes


douleurs utérines spm

Le syndrome prémenstruel est un trouble du cycle menstruel qui concerne beaucoup de femmes, avec un large spectre de symptômes et d’intensité de ces derniers. Certaines femmes vont « juste » être un peu HS deux jours avant le début des règles, tandis que pour d’autres, les symptômes sont si graves qu’ils peuvent clairement perturber leur vie personnelle et professionnelle, notamment en cas de très fortes douleurs menstruelles et/ou de TDPM.

Si, encore aujourd’hui, il est compliqué pour les médecins de poser un véritable diagnostic et de proposer un traitement qui ne soit pas uniquement axé sur le soulagement des symptômes, il existe plein de solutions, naturelles et basées sur l’hygiène de vie pour apaiser ce SPM, qui, une nouvelle fois, n’est pas une fatalité !

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous concernées par le SPM et comment le vivez-vous ? N’hésitez pas à apporter votre témoignage en commentaire, il sera précieux 🙂

es-tu concernée par le SPM

17 réflexions au sujet de “SPM (syndrome prémenstruel) : symptômes, causes et solutions pour le soulager”

  1. Bonjour Laurène & la Team Émancipées, et merci pour ce que vous faites pour les femmes ! ❤️

    J’ai commencé la symptothermie ce cycle (prise buccale), et tout indique une ovulation réussie à J16.
    Ma courbe post ovulation reste plutôt haute (36.65 à 7DPO aujourd’hui vs 36.10 en plateau pré-ovulation), mais est sujette à quelques variations : elle est en dents de scie mais sans jamais redescendre sous 36.5 pour autant. Et quand on regarde la tendance globale, la courbe est quand même en hausse, bien que timide.

    Tous les mois, j’ai un spotting la veille de mes règles, accompagné de fortes douleurs dans le bas des reins, avec la sensation que quelque chose « obstrue » la coulée de sang. Le tout accompagné d’agacement et/ou tristesse environ 5 jours avant les règles.

    Si ces symptômes sont dûs à une chute « brutale » de progestéone, est-ce que cette dernière peut expliquer mes petites montagnes russes en phase lutéale ?
    Je suis en essai bébé depuis 3 mois, j’aimerais savoir si cela peut rendre la fécondation plus difficile voire impossible.

    Merci infiniment pour votre aide 🙏🏻

    Répondre
    • Coucou Orane ! Merci à toi pour ton petit mot ! 🙂 Pour te répondre, le spotting la veille de tes règles n’est pas problématique 🙂 Concernant ta température, elle peut osciller de 0,1°C environ pendant la phase lutéale, mais si tu as des variations plus importantes, ça peut valoir la peine de creuser ton équilibre oestrogènes/progestérone, surtout si tu ressens aussi des douleurs et des symptômes émotionnels. Un manque de progestérone n’empêche pas la fécondation, mais peut entraver la nidation et le maintien de la grossesse.
      Concernant tes douleurs, il est possible que la zone du petit bassin soit un peu congestionnée à l’approche de tes règles : pour faciliter les choses et l’écoulement du sang, tu peux veiller à bien boire environ 1,5 d’eau plate et des infusions de gingembre par exemple, et faire du yoga ou des étirements pour décrisper 🙂 Si tu le souhaites, ce sont également des choses que l’on peut voir avec toi de manière plus poussée dans le cadre du Fertility Club qui ouvre très bientôt 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !

      Répondre
      • Merci beaucoup pour ta réponse ! J’ai demandé à ma sage-femme un dosage à faire à 7 DPO du coup, je serai fixée.

        Merci aussi pour tes bons conseils que je vais appliquer. Je viens de terminer ton épisode de podcast sur La Source, c’était formidable comme toujours. Un immense merci pour tout !

        Répondre
  2. Bonjour,

    Je me présente Michaella, j’ai énormément écouter vos podcasts et lu vos articles. Je souhaiterais savoir car pour moi le plus dur que j’ai a géré au niveau des SPM, c’est la rétention d’eau(surtout au niveau des yeux, elle s’est exacerbée en peu de temps) et cela fait un an qu’elle est installé ( à savoir que j’ai des gros soucis d’allergie traitement anti histaminique), tout au long de mon cycle j’ai des poches au réveil mais après ovulation jusqu’au règles elles gonflent encore plus. Mon cycle est régulé comme une horloge suisse, j’ai aussi des spo. J’ai des antécédents de fibromes, caillot de sang, douleur mammaires constantes et empiré après ovulation, glaire cervicale présente tout le cycle. Mais ma prise de sang montre des hormones OK. La question que je me pose, est ce que la prise de progestérone bio identique après mon ovulation peut m’aider dans cette problématique ou l’empirer? car estrogènes et progestérone peuvent tout les deux créent de la rétention d’eau. J’ai ré appris a manger depuis 3 semaines car je ne manger pas de viandes, pas d’oeuf, pas de féculent.

    Répondre
    • Coucou Michaella ! Pour te répondre, une prise de sang OK, ne veut pas forcément dire que ton équilibre hormonal est optimal, car tu peux être dans les normes labo sans être dans les normes « santé » : je te laisse regarder cette vidéo Youtube pour bien comprendre : https://www.youtube.com/watch?v=qpWp3ENFfAY 🙂
      Ce que tu décris (rétention d’eau qui explose après ovulation, douleurs mammaires, SPO, glaire cervicale persistante après l’ovulation) oriente clairement vers la phase lutéale, car ce sont des signes très compatibles avec, soit une progestérone insuffisante, soit une progestérone présente mais mal “efficace”, soit une charge œstrogénique et/ou histaminique trop élevée à ce moment-là.
      D’ailleurs, la piste de l’histamine est très pertinente dans ton cas, car les œstrogènes augmentent la libération d’histamine, qui augmente les oestrogènes ; de son côté, la progestérone tend à tempérer l’histamine, donc elle est insuffisante après l’ovulation, l’histamine peut grimper !
      Le fait que tu manges mieux pourra aider à soutenir ton ovulation et ton équilibre hormonal, car nos hormones ont vraiment besoin de bons gras et de protéines de qualité, en plus d’autres vitamines et minéraux (comme le zinc, le magnésium, etc.). Quant à la progestérone bio-identique, elle peut tout à fait aider aussi, mais c’est à évaluer avec ton médecin, en fonction de tes problématiques ! En tout cas, si tu ressens le besoin d’être accompagnée, le Fertility Club peut t’aider (si tu as en projet bébé), et sinon, le Moody Club creuse ces problématiques de SPO/SPM ! Dans tous les cas, je t’envoie toutes mes bonnes ondes 🙂

      Répondre
      • Coucou,

        Je vous remercie pour votre réponse, je souhaiterais une dernière question car mon médecin est vraiment adorable, il m’a prescrit à la base 200mg de progestérone mais j’ai préféré commencé par 100mg, mais je ne ressens aucun effet, rétention d’eau, poitrine très douloureuse, je me sens pas plus détendue, alors je me demande si je ne devrais pas passé a 200mg la dose basique? le matin lorsque je me lève je suis translucide, j’ai perdu mon teint, la peau marquée tout au long de la journée, cela peut il aussi avoir un rapport avec un excès d’œstrogènes? j’avais fait deux prises de sang, mes œstrogènes le lendemain du dernier jours de règle dosé à 212 et dans la période ovulation 554.

        Répondre
        • Coucou Michaella ! Merci pour tes précisions 🙂 Je ne peux pas commenter tes analyses de sang et te donner des conseils uniquement en commentaires, car les questions que tu te poses (et qui sont légitimes) méritent d’être creusées avec toi dans un suivi plus personnalisé 🙂
          Concernant le dosage de progestérone, tu peux poser la question à ton médecin et peut être compléter ton bilan hormonal avec les hormones thyroïdiennes (TSH, T3 et T4), car la thyroïde a un rôle à jouer sur notre santé générale, notre métabolisme (c’est le fait que tu parles de peau marquée et très blanche qui me fait penser à ça). Je reprends également aussi le conseil donné précédemment de creuser la piste de l’histamine et de veiller à manger de manière équilibrée et suffisamment nutritive, car il est également possible que tu aies des carences alimentaires qui ont déréglé ton cycle et expliquent tes symptômes.
          Voici mon post Instagram sur l’histamine qui pourra t’aider : https://www.instagram.com/p/C20GCKCiWUM/?img_index=1
          J’ai conscience de te donner beaucoup d’infos qui peuvent peut-être te submerger dans ce commentaire, donc si tu as besoin d’être guidée dans tout ça, les Clubs sont le bon espace pour le faire 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !

          Répondre
      • excusez moi, j’ai oublié de préciser les valeurs
        moment ovulation :
        -FSH : 3.9 UI/l
        -LH : 1.3 UI/l
        -oestradiol : 554.17 pmol/l , 151pg
        -progesterone : 37.52 nmol/l : 11.80ng

        phase folliculaire :
        -FSH : 8.4 UI/l
        -LH : 6.5 UI/L
        -oestradiol : 212.86 pmol/l : 58pg
        -progesterone : 0.45nmol/l : 0.14ng

        mes taux sont normaux et pourtant je souffre comme si j’étais en excès d’eostrogènes

        je vous remercie infiniment et désolé de ne pas avoir précisé

        Répondre
  3. Bonjour
    Merci beaucoup pour les infos ! J’ai arrêté la pilule il y a près de 7 mois et j’ai eu des douleurs aux seins très fortes 1 semaine environ avant mes règles pendant quelques premiers cycles sans pilule. Est ce que cela pouvait être dû à un dérèglement hormonal ? Maintenant ce n’est plus le cas mais j’ai parfois encore des douleurs dans le bas du ventre. Cela peut être « normal » ou toujours lié à un dérèglement hormonal ?

    Répondre
    • Coucou Julie ! Avec plaisir 🙂 Pour te répondre, ces douleurs aux seins peuvent être liées à la reprise de ton cycle après la pilule, simplement le temps que celui-ci retrouve son rythme de croisière (il était en pause pendant ta prise de pilule) et que tes hormones soient correctement sécrétées et équilibrées. Concernant tes douleurs dans le bas du ventre, si elles sont supportables sans médicament, tout va bien, mais en revanche, si tu dois prendre des anti-douleurs, cela peut en effet être lié à un syndrome prémenstruel et donc à un déséquilibre hormonal. Bonne journée !

      Répondre
  4. Bonjour,

    Merci pour cet article !

    Un SPM beaucoup plus fort depuis mes grossesses, c’est possible ? Grosse anxiété, déprime… ça démarre quatre à cinq jours avant les règles, et disparaît au milieu ou à la fin des règles mais pas avant.

    Ma généraliste me propose la prise d’une pilule microdosée en continu. Je ne suis pas hyper motivée… Est-ce que l’huile d’onagre ou des compléments alimentaires pourraient m’aider ?

    Répondre
    • Coucou Alice ! Oui, bien sûr, car l’équilibre hormonal peut être modifié après une grossesse, sans compter qu’en fonction de ton âge, tu as également pu entrer en périménopause (qui commence parfois 10 ans avant la ménopause et ne signe pas la fin de la fertilité !). Oui, mais tout dépend de tes problématiques à toi, les conseils doivent toujours être personnalisés 🙂 Si tu le souhaites, nous avons justement créé le Moody Club, qui a pour objectif de vous donner les clés pour apaiser le SPM 🙂 https://www.emancipees.com/moody-club/ Bonne journée !

      Répondre
  5. Bonsoir,
    Depuis pluuusieurs cycles, je sais globalement quand est-ce que mon ovulation est passée car je commence à avoir (très) mal aux seins, jusqu’à devoir de nouveau porter un soutien-gorge alors que je n’en mets pas le reste du temps. Ce qui m’étonne entre autres là-dessus, c’est qu’avant (il y a donc + d’un an je dirai, avant que ça se modifie), j’avais mal environ une semaine avant l’arrivée de mes règles, ce qui était donc un bon indicateur et rappel. Alors que maintenant, j’ai mal tout de suite après mes règles, donc, pendant 2 semaines, c’est-à-dire quand même avoir des douleurs la moitié de mon cycle. L’huile d’onagre par exemple n’agissant malheureusement pas du tout sur ça (bien que je ne la prenne par pour cette raison au départ).
    Je devrai alors peut-être demander à mon médecin de me prescrire des tests, afin de calculer ma progestérone après mon ovulation car ce serait peut-être dû à ça, c’est ça ?
    Je souhaiterai également en profiter pour vous demander si c’est normal que parfois ma température mette un à deux jours à augmenter après la soi disant date de mon « ovulation », alors même que ma glaire est bien asséchée et mon col plutôt remonté ? Et idem, est-ce normal qu’il y ait rarement un écart de 0,3° entre la température du jour de mon ovulation, et lorsque celle-ci est passée ?
    Merci à vous et bonne soirée/journée !

    Répondre
    • Coucou Aliénor ! Concernant ton SPM qui survient tout de suite après l’ovulation, tu peux effectivement faire doser ta progestérone et tes oestrogènes 7 jours après l’ovulation pour faire le point et si tu le souhaites, on a justement créé le Moody Club pour apaiser le SPM 🙂 En revanche, peux-tu me dire comment tu confirmes ton ovulation ? En effet, selon les règles de la symptothermie, on ne peut pas confirmer l’ovulation si on n’a pas deux plateaux de température distincts, avec un plateau supérieur qui monte à au moins +0,3 degré après l’ovulation. Je te souhaite une belle journée !

      Répondre
  6. Bonjour,

    Merci pour votre article! Je cherche une réponse au sujet de ma grosse déprime/anxiété qui apparaît juste après mon ovulation (accompagné d’un retour de glaire assez rapide) mais qui disparait généralement 5 jours avant mes règles, alors que j’ai lu que ça devrait être l’inverse… (déprime 4 jours avant les règles).
    Est-ce que ça peut être du à un manque de progestérone? pourquoi cette déprime s’estompent 5 jours avant les règles?
    Merci!

    Répondre
    • Coucou Laura ! Oui, généralement, ces symptômes interviennent plutôt avant les règles en cas de SPM, mais tu souffres peut-être d’un syndrome péri-ovulatoire (qu’on a baptisé le SPO !) ! Nous avons publié un article à ce sujet, qui pourra t’éclairer à ce sujet : https://www.emancipees.com/ovulation-douloureuse/ Très bonne journée à toi !

      Répondre

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Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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