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Cover glaire observer
Cover glaire observer

Comment observer sa glaire cervicale ?

La glaire cervicale est un formidable outil de maîtrise de sa fertilité au naturel, dès lors qu’elle nous renseigne au jour le jour sur l’étape à laquelle nous en sommes dans notre cycle.

Elle se fait tour à tour absente, collante puis glissante, nous indiquant si on est fertile ou si on ne l’est pas.

Pour autant, il n’est pas évident pour tout le monde d’observer sa glaire cervicale : la toucher ou pas ? aller la récupérer ou se contenter d’analyser “ce qui sort” ? se concentrer sur la sensation ou être plus proactive dans l’observation ? l’étirer entre ses doigts ou non ? etc. etc. etc. ?

Vous vous posez peut-être toutes ces questions, ou alors vous n’êtes simplement pas à l’aise à 100% avec le concept de reluquer vos pertes blanches ? 

On vous explique pas à pas toutes les méthodes qui s’offrent à vous ! 


Etape n°1 : se concentrer sur la sensation

Plusieurs écoles en matière de méthodes naturelles (notamment Billings) recommandent de ne pas prélever la glaire avec ses doigts, au risque de brouiller l’observation en abimant notamment les poches de Shaw, dans la partie inférieure du vagin, qui absorbent l’humidité pendant les périodes infertiles. 

Il est donc conseillé de se focaliser sur la sensation d’humidité au niveau de la vulve tout au long de la journée, exactement comme lorsque l’on sent nos règles arriver. L’écoulement de glaire fertile est similaire, la couleur en moins. D’ailleurs, les moniteurs Billings expliquent qu’une femme aveugle est tout à fait capable de gérer sa fertilité grâce à sa glaire cervicale, preuve que le ressenti est prépondérant.

En d’autres termes : si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de toucher votre glaire, vous êtes tout à fait en mesure de vous en affranchir. Contentez-vous d’être à l’écoute de vos sensations, lorsque vous êtes en position verticale mais aussi lorsque vous vous essuyez après être allée aux toilettes : moins le papier accroche et plus il glisse, plus votre glaire est fertile.  

femme culotte fleur

Etape n°2 : observer ses sous-vêtements

On peut aussi analyser les traces laissées dans sa culotte ou sur le papier toilette, plutôt avant d’uriner. La glaire cervicale est visible lorsque l’on s’essuie. 

L’idéal pour l’évacuer sans avoir à aller la chercher est de pousser un peu, comme quand on va à la selle. D’ailleurs, beaucoup de femmes voient leur glaire à ce moment là, après une selle !

Quoi qu’il en soit, vous pouvez observer la consistance et la couleur de la glaire : si elle laisse un amas pâteux et collant sur le papier ou dans la culotte, elle n’est pas encore fertile. Si en revanche elle est très glissante, fluide et transparente, elle est le signe d’une grande fertilité.

Sachez toutefois qu’en période très fertile, la glaire peut être tellement humide qu’elle ne pourra pas être observée, elle ne laissera pas de trace blanche, juste une sensation de mouillé. A ce moment là, c’est le ressenti qui prime !


Etape n°3 : prélever la glaire avec des mains propres

Pour celles qui sont à l’aise avec cette méthode, il est possible d’aller chercher la glaire dans son vagin, après s’être bien lavé les mains évidemment et avec des ongles courts. 

Comme évoqué plus haut, certaines méthodes le déconseillent, mais d’autres encouragent au contraire les femmes à le faire (et également à palper leur col de l’utérus pour apprécier sa position et sa consistance). A chacune de procéder selon son rapport avec son corps. 

Pour cela, il est important de choisir une position confortable, assise sur les toilettes, en squat (position accroupie), ou encore debout avec une jambe relevée pliée (sur les toilettes ou le rebord d’une baignoire par exemple). 

Ensuite, il vous suffit d’introduire un doigt, plutôt l’index ou le majeur, et de prélever la matière que vous trouvez à l’intérieur de votre vagin. Vous pouvez vous contenter d’observer la glaire, mais aussi l’étirer entre vos doigts, pour voir si elle est élastique (plus la glaire est étirable, plus elle est fertile). 

Si votre prélèvement est collant, votre glaire n’est pas encore fertile. S’il est crémeux, vous commencez à entrer dans votre fenêtre de fertilité. S’il est très mouillé et extensible, voire qu’il ressemble à du blanc d’oeuf, bingo, votre ovulation est très proche !


Etape n°4 : déposer un peu de glaire cervicale dans un verre d’eau

Là, on s’adresse à celles qui doutent vraiment et qui veulent s’assurer que ce qu’elles prélèvent est bien de la glaire cervicale : vous pouvez faire le test du verre d’eau !

Prélevez un peu de glaire sur votre doigt et trempez la dans un verre d’eau : si elle reste collée à votre doigt ou coule au fond du verre sans se désagréger, il s’agit bien de glaire cervicale. 

Si en revanche elle se dissout dans l’eau, c’est qu’il s’agit au choix de sécrétions vaginales (celles que vous pouvez observer tout au long de votre cycle et qui ne proviennent pas du col de l’utérus comme la glaire fertile), d’une infection, de sperme ou encore de cyprine (le liquide produit lors d’une excitation sexuelle), qui ont tous pour point commun de se dissoudre dans un liquide. 

pertes vaginales couleurs

Quelques règles à avoir en tête pour bien observer sa glaire cervicale

Si vous choisissez de prélever votre glaire à la main, il ne sert à rien de le faire tous les jours, concentrez-vous sur la période où vous ressentez une sensation d’écoulement et d’humidité.

Si vous vous concentrez sur la sensation et l’observation en revanche, essayez d’y penser fréquemment et notamment à chaque détour aux toilettes (au moins pour la perception lors du passage du papier). Cela devient rapidement un réflexe naturel, on se met à penser à sa vulve tout au long de la journée en toute décontraction (si si je vous assure !). 

Evitez de vous observer juste après ou le lendemain matin d’un rapport sexuel, vous risquez de confondre la glaire avec un écoulement de liquide séminal. De même, pendant un rapport sexuel, la sécrétion vaginale liée à l’excitation ne doit pas être confondue avec de la glaire cervicale. 

Ayez bien en tête que toutes les femmes ne produisent pas la même quantité de glaire. Ne vous mettez pas de pression en regardant des photos de sécrétions très abondantes, ce n’est pas forcément la norme ! 

Par ailleurs, si vous êtes sous contraception hormonale, il est normal que vous n’observiez pas de glaire : elle est inhibée par les hormones de synthèse. Lorsque vous arrêterez ce contraceptif, vous pourrez mettre quelques mois avant que votre cycle se stabilise et que votre glaire soit facilement analysable. 

De même, certains troubles peuvent contrarier la production de glaire cervicale, notamment le syndrome des ovaires polykystiques, ou encore un déséquilibre hormonal ainsi que l’approche de la ménopause.

feuille rouge

Alors, vous êtes plus à l’aise pour vous lancer ?

Beaucoup de femmes avec lesquelles on échange sur les méthode d’observation du cycle nous expliquent ne pas être totalement confortables avec le fait de malaxer leur glaire cervicale.

Vous aurez compris que cela n’est absolument pas indispensable, et que chaque femme peut utiliser l’approche qui lui correspond le plus !

Vous avez encore des questions sur la façon d’observer votre glaire cervicale ? Vous avez d’autres techniques à partager ? Venez nous raconter en commentaire !

10 réflexions au sujet de “Observation”

  1. Bonjour Laurène,

    Que vous puissiez me répondre ou pas, je vous envoie ma gratitude pour la mine d’informations que nous pouvons trouver sur votre site et/ou votre compte instagram. Vos contenus sont d’utilité publique et la rédaction est incroyablement riche, légère et facile de compréhension ! MERCI !

    Je suis profondément intéressée par votre travail et les sujets que vous abordez.

    En projet de grossesse, certaines questions m’ont traversé l’esprit, j’espère que mes interrogations ne seront pas trop répétitives et désolée si c’est le cas, je n’ai pas trouvé de réponses dans les articles ou commentaires :
    – J’ai commencé l’exploration des cycles depuis l’arrêt de la contraception, avec le suivi des glaires cervicales et du col de l’utérus. Au cours de la phase ovulatoire, lorsque le col remonte et que les glaires L, S et P apparaissent, est-ce que l’observation de la glaire au quotidien peut avoir un impact négatif sur une potentielle grossesse ? Si on part du principe qu’on a eu des rapports fécondants dans les jours précédents l’ovulation et que des spermatozoïdes patientent dans la glaire en attendant le jour J, si on la prélève avant l’ovulation, est-ce qu’on amoindrit nos chances de tomber enceinte ?
    – Lorsque la glaire P est bien présente (à l’observation du col ou sur les sous-vêtements), si j’ai bien compris il s’agit du jour J de l’ovulation (ou alors est-ce que l’ovulation est déjà passée quand on peut l’observer ?), est-ce qu’un rapport le lendemain de l’ovulation peut permettre une grossesse ? J’ai encore du mal à déterminer la fin de ma période de fécondité, et de savoir quand les cartes sont jouées pour le cycle ! 🙂
    – Ma dernière question concerne la fertilité ou plutôt une inquiétude vis-à-vis de celle-ci. J’ai l’impression d’être plus sensible, voire fragile autour de mes organes génitaux : j’ai connu ou je connais des périodes d’infections urinaires et de mycoses récurrentes, on m’a diagnostiqué un papillomavirus pendant 2 ans (j’ai eu plusieurs biopsies et colposcopies) qui est peut-être en rémission aujourd’hui, on m’a trouvé quelques infections à priori soignées à présent : gardnerella, mycoplasme (parvum), vaginose… De plus, suite à un bilan sanguin en ce début d’année, mon médecin a constaté un taux de TSH un peu élevé (j’étais encore sous pilule à l’époque de ces petites contrariétés). Pensez-vous que cela puisse avoir un impact sur la fertilité ? Ou est-ce qu’on peut faire confiance en son corps malgré nos petits soucis ?

    Encore un immense merci pour tout ! Et merci d’avance pour le temps que vous m’accorderez.

    Je vous souhaite une très belle journée et plein d’énergies positives pour la suite de vos projets.

    À bientôt peut-être, et qui sait, au détour d’une session de fertility club ! 😉

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    • Bonjour Lou, merci pour cet adorable message !!! Je réponds souvent en privé aux messages personnels pour ne pas alourdir les commentaires, mais le tien est plein de questions très pertinentes qui en intéresseront probablement plus d’un !
      Donc je te réponds point par point ; )

      – Si tu observes la glaire qui s’est écoulée par ton vagin, tu ne vas pas la « gaspiller » puisque de toute façon, elle était sortie. On peut se poser la question si on va la prélever directement au niveau du col de l’utérus, mais sauf si tu fais ça toute la journée, a priori il en restera pour s’occuper des spermatozoïdes ; )

      – Il n’est jamais possible, sauf si on fait une échographie pile au bon moment, de déterminer le moment précis de l’ovulation. Ce que l’on observe en symptothermie, c’est la fenêtre qui encadre l’ovulation. Donc quand tu observes la glaire P, c’est que l’ovulation est imminente ou en cours, voire juste passée car elle met quelques heures à s’écouler.
      Mais un rapport le lendemain de l’ovulation peut bien sûr permettre une grossesse, car l’ovule vit 12 à 24h ! Donc il ne faut surtout pas arrêter les rapports quand on est en projet bébé et qu’on a constaté l’assèchement de sa glaire et sa montée de température, par sécurité on continue 2 jours !

      – Enfin, tout ce que tu cites (déséquilibre de la flore, papillomavirus, infections, mais aussi thyroide déséquilibrée) peut avoir un impact sur le cycle et la fertilité. Il s’agit d’une pyramide subtile et un dérèglement à un niveau peut contrarier le cycle. Surtout ce qui touche à l’équilibre du microbiote (qui peut notamment déséquilibrer la glaire) et à la thyroïde (qui a un effet très important sur l’équilibre des hormones ovariennes), donc il est important de bien travailler sur tout ça pour retrouver un équilibre global. C’est ce que l’on fait dans le Fertility club, donc je serais ravie de te retrouver dans le prochain bien sûr !! Et d’ici là pour ta thyroïde notamment, je t’encourage à consulter un endocrino pour trouver un traitement adapté, si cela s’avère nécessaire.

      A très bientôt !

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  2. Bonjour à vous,

    Tout d’abord, merci pour ce site, pour cette vulgarisation, et pour cet esprit synthétique astucieusement équilibré avec ce soucis du détail.

    En arrêt de pilule depuis 5 mois, j’ai des cycles relativement réguliers mais très courts (22 jours en moyenne). J’ai du mal à poser la période d’ovulation, je trouve compliqué l’observation de la glaire (comme les autres commentantes, je n’en ai que très peu en résidu). Mais en essayant, encore et encore, (la courbe de température, c’est bien joli mais bon, comme elle doit être rectale, disons qu’avec un tel rituel matinal, la magie n’opère pas vraiment au sein du couple pour faire aboutir un projet bébé…) je suis confrontée à certaines incompréhensions qui me découragent un peu :
    – Je me retrouve souvent avec une glaire aqueuse alors que la glaire « blanc d’oeuf » s’est produite plusieurs jours avant (3 ou 4 jours), ce qui ne corresponds pas à ce que j’ai lu sur le sujet (on est censées retourner à une glaire épaisse après l’ovulation),
    – j’éprouve de légères crampes (que je note pour déterminer leur signification dans le cycle entier) qui pourraient correspondre à l’ovulation mais qui ne correspondent ni à la constatation des glaires « blanc d’oeuf », ni à la date d’ovulation si je pars sur une phase lutéale de 14-15 jours (c’est généralement 10 jours avant le prochain démarrage de mon cycle). Ces crampes sont généralement accompagnées de glaires aqueuses détaillée plus haut,
    – comment observer ses glaires pour repérer son ovulation, alors que par définition même en essai de conception, à la période que l’on soupçonne propice, on essaie de multiplier les rapports et donc on est gênée par le liquide séminal,
    – est il possible que la phase lutéale soit plus courte que 14 ou 15 jours (ce qui expliquerait les douleurs ressenties, la rapidité de mon cycle et la glaire d’aspect toujours aqueuse), cela est il un problème en terme de fertilité? est-il possible de démarrer la phase folliculaire alors même que l’on saigne encore?

    Merci d’avance pour le temps que vous m’accorderez, et surtout merci pour cette patience et cette pédagogie qui est la vôtre.

    Répondre
    • Bonjour Anna, je vais essayer de répondre à toutes tes questions !
      – Sur la prise de température, elle n’a pas obligatoirement à être rectale. Tu peux le faire par voie vaginale, ou même par voie buccale si tu n’es pas trop sensible aux variations. Ca peut donc régler ton souci de rituel matinal : )
      – Pour la glaire, ton ovulation se fait progressivement, et ta glaire évolue en conséquence. Il faut effectivement attendre l’assèchement pour considérer qu’elle est passée, donc si après la période « blanc d’oeuf » tu as une période « huileux glissant », c’est que ton ovulation n’a pas encore eu lieu et se fait plutôt au moment « huileux ». Quand la glaire redevient sèche et collante, c’est a priori que l’ovulation est passée.
      – Pour les crampes, ce n’est pas un indice fiable d’ovulation, même si ça peut indiquer que tes ovaires travaillent.
      – Pour différencier la glaire du liquide séminal, tu peux faire le « test du verre d’eau » : tu mets la sécrétion dans un verre d’eau, si elle reste compacte et coule au fond du verre ou flotte, c’est de la glaire. Si elle se dissout dans l’eau, c’est du sperme !
      – Enfin oui, tu peux avoir une phase lutéale de moins de 14 jours. Pour être efficace et permettre à un embryon de s’implanter, elle doit durer au minimum 11 jours. Mais elle peut durer moins, et dans ce cas cela signifie que l’ovulation n’a pas été de très bonne qualité et qu’en conséquence, le corps jaune ne produit pas suffisamment de progestérone pour maintenir l’endomètre assez longtemps.
      J’espère que tout est plus clair pour toi, je te souhaite une belle nouvelle du fond du coeur !

      Répondre
  3. Bonjour je suis fertile mais mon mari a des problèmes de fertilité suite à un spermogramme il a été détecté qu’il a une teratospermie et une hypospermie. Mon médecin m’a tout de suite envoyé en pma. Il ne m’a pas donné d’explication et si il y avait un traitement ou si il faut absolument passer en pma. Des questions je lui en ai posé mais il n’y répond pas. Depuis je ne suis plus aller chez ce médecin. Mais ça m’angoisse. Merci si vous pouvez me donner quelques conseils.

    Répondre
    • Bonsoir Jennifer,
      Les hommes ont un grand avantage, c’est qu’ils produisent des spermatozoïdes au fil de l’eau, et que la réserve est renouvelée tous les 74 jours. Cela signifie qu’en adaptant son hygiène de vie pour booster leur qualité, on peut améliorer un spermogramme ! Donc il y a des choses à faire naturellement bien sûr !
      Pour aller plus loin vous pouvez me contacter par mail si vous le souhaitez. Je vous souhaite une belle soirée et j’espère sincèrement que votre projet va se concrétiser !

      Répondre
  4. Bonjour
    En fait je suis en désir de grossesse, avril 2020 et j ai arrêté l allaitement maternel en mois de septembre (dont la durée est de 2 ans )
    Ma question est est ce qu on peut avoir de la glaire cervicale a l intérieur du vagin sans qu elle sorte ? Je l ai eu sur la culotte juste une fois ça fait 3 jours

    Répondre
    • Bonsoir,
      Certaines femmes n’observent pas trop de glaire à l’extérieur mais elles peuvent aller la prélever directement au niveau du col de l’utérus. Pour savoir comment procéder, je vous invite à lire mon article sur le col de l’utérus !
      A bientôt ; )

      Répondre
  5. Bonjour !
    Je viens de débuter l’observation de ma glaire. J’ai arrêté la pilule en octobre dernier pour retrouver un cycle naturel, suite à cela j’ai eu 4 cycles de 32 à 35 jours, puis j’ai eu un cycle de 78 jours et là je suis à J63 de mon cycle actuel. J’étais si heureuse de voir des cycles réguliers et là je suis un peu contrariée. Pour mon cycle actuel, j’ai essayé d’observer ma glaire et ma température, j’ai cru l’avoir repérée en combinant l’aspect de ma glaire (avec mini spotting avant) mais ma montée de température (prise frontale – mais je viens tout juste de changer !) coïncide finalement avec la canicule haha.

    En fait j’ai vraiment du mal à reconnaitre ma glaire, le matin à la fin de ma selle, j’ai l’impression que ma glaire est très liquide et filante, alors qu’en journée quand je m’essuie c’est soit sec, soit légèrement mouillé. Le soir quand je vais la chercher directement, c’est plutôt mouillé mais impossible de l’étirer (j’en ai pas assez ??). Par ailleurs, j’observe que très peu de pertes dans ma culotte…

    A ma dernière echo en juin, mon gynéco m’a dit que j’avais des ovaires multi-folliculaires, il n’a pas voulu poser le diagnostic SOPK pour le moment. Comme je suis sur un projet de grossesse, il m’a prescrit du duphaston (que je n’ai pas pris) et m’a donné rdv en fin d’année pour voir s’il faut faire des examens complémentaires. Se peut-il que ma glaire soit impactée par un éventuel SOPK et dans ce cas s’agit-il de ce type « production » ?

    Merci en tout cas, ton site est une mine d’or 🙂

    Répondre
    • Hello Kass,
      Je comprends ta situation, lorsqu’on arrête la pilule, les cycles peuvent devenir capricieux, et ce n’est souvent pas immédiat car au départ, le corps est encore sous l’effet des hormones de synthèse. On peut donc avoir l’impression que tout reste bien régulier, puis l’anarchie arrive quelques mois après ce qui peut être très frustrant, je le sais ; )
      Pendant cette période, le corps peut faire des « tentatives » d’ovulation qui provoquent des épisodes de glaire, sans qu’il ne parvienne à réussir une vraie ovulation. D’où le fait qu’on peut être un peu perdue face à cette glaire, qui apparait à plusieurs reprises au cours d’un même cycle (si ça t’intéresse, j’ai fait un post instagram sur ces faux départs, tu peux le retrouver ici : https://www.instagram.com/p/CDNrdVtIhnM/).
      Quoi qu’il en soit, ton attitude est la bonne : observer, observer, observer ! Progressivement, tu vas réussir à ressentir ta glaire et à corréler le « vrai » pic de glaire avec la hausse de la température. Si tu es à l’aise avec cela, tu penses aussi palper ton col de l’utérus, c’est un indice très fiable de fertilité (j’ai écrit un article dessus sur le site ; )
      S’agissant de ta glaire, le plus important est vraiment, selon moi, de se concentrer sur la sensation (mouillé, glissant, sec ?).
      Enfin, je ne suis pas experte en la matière mais il me semble effectivement qu’un SOPK peut avoir un impact sur la glaire et la rendre moins abondante (il y a eu une étude indienne là dessus mais l’échantillon était très faible).
      Il faudrait donc en reparler avec ton gynéco pour vérifier si tu as ou non un SOPK, auquel cas il y a plein de choses qui peuvent être faites pour optimiser l’équilibre hormonal, retrouver un cycle et stimuler la fertilité (alimentation, hygiène de vie, etc.).
      N’hésite pas à me donner des nouvelles et je te souhaite plein de réussite dans tes projets !

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