Les idées clés
- La progestérone naturelle est essentielle à l’équilibre hormonal et à la survenue d’une grossesse, ainsi qu’à la santé féminine.
- Les progestatifs concernent essentiellement les contraceptifs à base de progestérone de synthèse, qui provoquent des effets secondaires parfois assez lourds, comme un risque accru de méningiome.
- On retrouve également des traitements à base de progestérone, qui eux, viennent soutenir le cycle menstruel et l’équilibre hormonal, notamment en cas de syndrome pré-menstruel, de désir de grossesse ou de péri-ménopause et de ménopause.
- Des solutions naturelles existent pour soutenir sa progestérone également.
On nous pose très souvent des questions sur les progestatifs, en commentaires par ici ou sur Instagram. En effet, il n’est pas rare qu’un médecin prescrive un médicament à base de progestérone de synthèse aux femmes qui ont un déséquilibre hormonal, sans forcément expliquer le pourquoi du comment !
Le souci, c’est qu’il est parfois difficile d’y voir clair entre tous les progestatifs qui existent, leur mode d’action et leurs effets sur le corps des femmes, mais aussi la différence entre ces traitements et la progestérone naturellement produite après l’ovulation. Dans cet article, on va vous expliquer quels sont les différents progestatifs et leurs indications, la différence entre progestérone naturelle, progestérone bio identique et progestatif, et mettre en lumière ceux qui peuvent vous aider à soutenir votre progestérone, votre équilibre hormonal et votre fertilité. C’est parti !
🎧🎞 Psst ! On a également enregistré un épisode de podcast avec le Dr Aurélien Nunez pour parler de la différence entre notre progestérone naturelle et la progestérone de synthèse 🙂
L'article, en bref
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Quel est le rôle de la progestérone dans le cycle menstruel ?
La sécrétion de progestérone au cours du cycle
La progestérone est une hormone que les femmes sécrètent naturellement au cours de leur cycle menstruel, et plus précisément après leur ovulation. Elle est en effet produite par le corps jaune, l’enveloppe qui contenait l’ovule avant son expulsion (dans son état post ovulation !).
Brève explication du cycle menstruel, pour que ce soit plus clair pour vous 🙂
Le cycle démarre le premier jour des règles. Les hormones féminines sont alors au plus bas, mais le cerveau relance tout doucement l’ovulation, en stimulant les ovaires pour qu’ils fassent maturer un ovule. Ce faisant, les ovaires produisent des oestrogènes (ou plus précisément de l’estradiol, notre oestrogène naturel) et ce, de manière exponentielle, jusqu’à la fameuse ovulation.
La deuxième partie du cycle s’étire de l’ovulation aux règles suivantes et est donc régie par la progestérone sécrétée par le corps jaune. La progestérone est elle aussi produite en quantité exponentielle, et sa sécrétion suit une forme de dôme : elle est au plus haut environ 7 jours après l’ovulation, puis amorce sa descente sur les jours suivants. Le corps jaune a une durée de vie limitée et meurt naturellement au bout de 16 jours maximum (hors grossesse, bien sûr).

La progestérone nous prépare à la grossesse et maintient notre équilibre féminin
Ainsi, si le cycle est arrêté et qu’il n’y a pas d’ovulation, pour une raison ou pour une autre (par exemple chez les femmes prenant une contraception hormonale, ou encore celles qui sont en aménorrhée), il n’y a pas de production naturelle de progestérone.Or, la progestérone est utile à bien des égards !
C’est THE hormone « pro-gestation« , qui prépare le corps à la nidation d’un embryon, notamment en vascularisant et en maintenant l’endomètre en place (entre autres). Et ce, à chaque cycle, même si on n’a pas d’intention de grossesse ! Elle est donc ultra précieuse quand on est en essai bébé.
Elle est aussi la garante qu’il n’y ait pas une seconde ovulation au cours du cycle : il ne faudrait en effet pas perturber l’éventuelle nidation et grossesse en cours !
En dehors de la santé reproductive, la progestérone est une hormone apaisante, qui nous détend : elle est donc essentielle à notre santé mentale.
Elle contribue aussi à notre bonne santé cardio-vasculaire.
Elle contrebalance enfin les effets des oestrogènes, qui sont les autres hormones clés du cycle menstruel.
Pour en savoir plus sur le rôle de la progestérone sur le cycle menstruel et la santé féminine, on vous recommande la lecture de notre article dédié 🙂

Qu’appelle-t-on « progestatifs » ?
Venons-en au coeur du sujet : les progestatifs ! Pour commencer, il nous parait essentiel de distinguer 3 types de progestatifs différents :
Les pilules contraceptives contenant uniquement une petite dose de progestérone de synthèse (lévonorgestrel ou désogestrel) , à prendre sur tout le cycle pour limiter les chances de grossesse. Ces contraceptifs peuvent aussi être proposés sous forme d’implant sous cutané, de patch, de DIU hormonal (stérilet contenant du lévonorgestrel) ou encore d’injection (à base de médroxyprogestérone). Les pilules combinées, quant à elles, contiennent à la fois un progestatif et des oestrogènes de synthèse.
La progestérone de synthèse, type Duphaston® qui est composé de dydrogestérone, une molécule dont la composition moléculaire est similaire à la progestérone, mais pas non plus tout à fait identique.
La progestérone bio-identique (type Utrogestan® ou Progestan®), qui contient une progestérone identique à la nôtre sur le plan moléculaire et dont les effets sont tout à fait comparables à celle que l’on produit naturellement.
Pour ces deux dernières catégories, parler de « progestatifs » est donc un peu un abus de langage 🙂
À noter qu’il existe également des pilules contenant du diénogest : ce composé est fortement progestatif (mais pas contraceptif) et souvent prescrit aux femmes atteintes d’endométriose.

Les pilules progestatives, utilisées pour la contraception
Faisons un petit point rapide sur les pilules contraceptives à base de progestérone de synthèse, comme les pilules Antigone, Cérazette, Optimizette, Slinda ou Microval 🙂
Elles contiennent un progestatif (et non de la progestérone, notez la nuance !) : pris en petite dose quasiment en continu, il leurre le cerveau et bloque partiellement ou complètement l’ovulation, puisque, rappelez-vous, la seule présence de progestérone indique qu’une ovulation a déjà eu lieu et qu’il ne faut donc pas en relancer une deuxième ! Il agit donc comme un véritable perturbateur endocrinien, qui brouille le message cerveau / ovaires.
Les pilules progestatives épaississent également la glaire cervicale, ce qui bloque le passage de spermatozoïdes, et entrave une éventuelle fécondation.

Les progestatifs qui soutiennent l’équilibre hormonal et la fertilité
La progestérone est une hormone très importante pour les femmes en désir de grossesse, puisqu’elle favorise la bonne nidation de l’embryon. Or, il arrive parfois que la progestérone naturelle ne soit pas sécrétée de manière suffisante, en raison d’une ovulation de mauvaise qualité, d’un haut niveau de stress, de carences nutritionnelles, d’un SOPK ou autre. Dans ce cas, il peut être intéressant de soutenir sa progestérone à l’aide d’une petite « béquille » !
Quels sont les signes d’une carence en progestérone ?
La prise d’un traitement progestatif est indiquée en cas d’insuffisance lutéale (déficit en progestérone) avérée par prise de sang et/ou de certains signes cliniques :
une phase post ovulatoire (entre l’ovulation et les règles) inférieure à 11 jours
des spottings (de petites pertes de sang) qui surviennent plusieurs jours avant les règles
un syndrome prémenstruel (des douleurs, de la fatigue, de l’irritabilité etc. dans les jours qui précèdent les règles)
des règles abondantes avec des caillots
et pour celles qui pratiquent la symptothermie, le retour d’une glaire cervicale crémeuse et une température en dents de scie après l’ovulation.
Les traitements progestatifs disponibles
Les médecins peuvent vous proposer principalement deux types de traitements à base de progestérone :
Duphaston®, qui contient de la progestérone de synthèse (dydrogestérone), quasiment identique à la nôtre
Progestan et Utrogestan® : qui contiennent de la progestérone bio-identique.
Il n’est donc ici pas du tout question des pilules progestatives évoquées plus haut, qui sont des contraceptifs hormonaux, et donc de facto écartées de la suite de cette partie sur le soutien du cycle menstruel et de la fertilité 🙂
Le rôle de ces traitements progestatifs
L’intérêt de ces traitements est donc de permettre l’augmentation de la progestérone en phase lutéale lorsqu’elle est insuffisamment produite après l’ovulation, et éventuellement d’apaiser un syndrome prémenstruel marqué ou soutenir un début de grossesse.
Il est toutefois important d’avoir deux informations importantes en tête : toutes les femmes ne doivent pas forcément prendre leur traitement progestatif à partir du 15ème jour et ce dernier ne fait pas revenir les règles » !
Mythe n°1 : non, il ne faut pas prendre sa progestérone de synthèse forcément à J15
Un traitement à base de progestérone ne doit pas forcément être pris le 15e jour du cycle. En effet, cette recommandation se base sur le principe que l’ovulation arriverait le 14e jour, et qu’il faudrait donc commencer à soutenir la progestérone dès le lendemain, au cas où le corps jaune n’en produirait pas suffisamment.
Or, cette ovulation ne survient pas forcément le 14e jour, mais peut se produire plus tôt ou plus tard dans le cycle. Et on l’a vu, la progestérone exerce un rétrocontrôle négatif sur le cerveau, pour empêcher une nouvelle ovulation une fois qu’elle a eu lieu, afin de préserver l’éventuel embryon qui aurait pu être créé.
Prendre un traitement à base de progestérone trop tôt peut donc venir entraver ou a minima perturber l’ovulation qui se préparait. Prise trop tard, elle peut ne pas arriver à soutenir la progestérone, qui a déjà commencé sa descente. Dans les deux cas, c’est quand même ballot !
Pour respecter au maximum le cycle naturel, le progestatif doit être pris après l’ovulation, validée par les 2 bio-marqueurs de cette dernière : la glaire cervicale + la température. En effet, la progestérone naturelle signe sa présence par une montée subtile (mais bien présente) de la température (de l’ordre de 0,3 degrés environ) et l’assèchement de la glaire cervicale (qu’on appelle parfois « pertes blanches »). A ce moment-là, apporter plus de progestérone pour soutenir sa production naturelle est une bonne idée. Mais pas avant !
Mythe n°2 : la progestérone de synthèse ne fait pas revenir les règles
Les médicaments à base de progestérone, même bio-identique, ne relancent pas le cycle et ne font pas « revenir les règles » ! Ils apportent de la progestérone puis créent un manque lorsqu’on les arrête, qui peut entraîner un saignement, lié à cette privation hormonale.
Les saignements observés une fois le traitement progestatif terminé peuvent donc être des saignements de privation, même s’il n’y a pas eu d’ovulation en amont. En effet, au sens strict du terme, les règles (aka le détachement de l’endomètre) sont la conséquence d’une ovulation ; sans ovulation, on parle plutôt d’un saignement de privation, dû à la chute hormonale induite par l’arrêt de la prise de l’hormone de synthèse. On voit des saignements dans les deux cas, mais la cascade hormonale qui précède est tout à fait différente !
En revanche, le fait de saigner à l’arrêt d’une prise de progestatif est plutôt bon signe ; cela veut dire que l’endomètre s’était épaissi sous l’effet des oestrogènes, et qu’il y a donc une activité ovarienne, même si elle n’est pas forcément suffisante pour réussir à ovuler. Si on ne saigne pas à l’arrêt du Duphaston® par exemple, cela signe l’absence d’épaississement de l’endomètre et donc un repos total au niveau des ovaires (ce qui est fréquent en cas d’aménorrhée).
L’autre avantage est de remettre les pendules à zéro avec ce saignement, même s’il est artificiel, pour pouvoir par exemple faire un bilan hormonal de début de cycle, puisqu’on considère alors qu’il reprend de « zéro », quand bien même la progestérone prise en deuxième partie du cycle précédent ne garantit pas qu’on ovulera au cycle qui débute.

Les progestatifs ont-ils les mêmes effets bénéfiques que la progestérone naturelle ?
Pilules contraceptives contenant de la progestérone de synthèse
Les dérivés de progestérone présents dans les pilules contraceptives sont bien trop différents de notre progestérone naturelle pour en avoir les mêmes effets. Leur rôle est tout simplement de nous empêcher de tomber enceinte et elles ne s’embêtent pas à remplacer la progestérone auprès de nos autres systèmes. Chez certaines femmes, ces pilules progestatives ont même parfois des effets opposés à notre progestérone :
En bloquant l’action hormonale et le cycle, elles amincissent la muqueuse utérine, alors que la progestérone naturelle va plutôt la densifier
Elles peuvent provoquer des spottings, là où la progestérone naturelle a tendance à les réduire (puisqu’elle maintient l’endomètre)
Le lévonorgestrel a une action similaire aux androgènes, alors que la progestérone naturelle est anti-androgénique
La pilule progestative a tendance à accentuer les migraines et les maux de tête
Elle peut aussi accentuer les symptômes dépressifs, quand la progestérone naturelle est un anxiolytique
Enfin, les progestatifs peuvent provoquer une certaine prise de poids.
Pour information, certaines pilules progestatives ont été associées à un risque accru de méningiome selon l’étude Epi-Phare : les progestatifs visés sont ceux contenant de l’acétate de cyprotérone (Androcur®), du nomégestrol (Lutényl®) et du chlormadinone (Lutéran®), mais également ceux contenant de la promégestone (Surgestone®), de l’acétate de médroxyprogestérone (Depo Provera®) ou encore de médrogestone (Colprone®).
Pour ces deux derniers contraceptifs, les recommandations de l’ANSM portent sur « un prochain renforcement des conditions de prescription et de délivrance« , ainsi qu’une surveillance accrue par IRM des femmes qui prennent ces progestatifs, comme pour ceux contenant du chlormadinone et du nomégestrol.
Les résultats de la recherche ont en revanche écarté l’augmentation du risque de méningiome pour les femmes portant un DIU au lévonorgestrel. Le diénogest, le progestatif prescrit contre l’endométriose, n’a quant à lui pas encore été étudié.
Pour information, l’ANSM a encore renforcé les conditions de délivrance du Depo Provera et du Colprone, afin de réduire le risque de méningiome. Ces recommandations s’appliquent dés le 1er juillet 2024.
Duphaston®
Les médicaments type Duphaston® soutiennent la progestérone en phase lutéale, et un éventuel début de grossesse. En revanche, ils n’ont pas tous les effets positifs de la progestérone naturelle sur le corps féminin, notamment son action bénéfique sur l’apaisement ou la sphère cardio-vasculaire.
Toutefois, selon l’étude citée plus haut, ils n’augmentent pas le risque de méningiome !
Progestérone bio-identique
Elle vient mimer, en tout points, l’action de la progestérone naturelle : elle en a donc tous les effets positifs sur le système reproductif, mais aussi sur le reste de l’organisme où se trouvent des récepteurs à la progestérone 🙂
Idem, là encore, la progestérone bio-identique n’augmente pas du tout le risque de méningiome chez les femmes. En revanche, parmi les effets secondaires possibles, on peut ressentir de la somnolence, de la fatigue ou des vertiges : ces effets indésirables sont généralement amoindris si on prend le traitement par voie vaginale, mais n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Par ailleurs, pour les femmes suivant leur cycle avec la symptothermie ou faisant des bilans hormonaux, la prise de progestérone bio identique (type Utrogestan® ou Progestan®) va faire monter la température et le taux de progestérone dans le sang, puisqu’elle est identique à la progestérone naturelle et donc agit comme elle (ce qui est bon signe, cela signifie qu’elle produit ses effets !). En revanche, la prise de Duphaston® par exemple n’aura pas ces effets sur la température et la prise de sang, qui ne refléteront que celle “naturellement” produite par le corps jaune.
Voici un tableau récapitulatif pour mieux comprendre les mécanismes des différents « progestatifs » !

À quels moments de la vie peut-il être intéressant de soutenir sa progestérone ?
Si vous avez remarqué des signes cliniques d’insuffisance lutéale et/ou qu’un dosage sanguin a révélé une progestérone un peu basse, vous pouvez, dans tous les cas, et même si vous n’êtes pas en désir d’enfant, envisager de vous supplémenter en progestérone. Voici 3 situations pour lesquelles elle peut être tout particulièrement bénéfique !

Syndrome Prémenstruel
Le Syndrome Prémenstruel (ou SPM pour les intimes) toucherait environ la moitié des femmes : il regroupe tous ces symptômes très désagréables que l’on peut ressentir à la fin de son cycle, juste avant les règles : douleurs utérines ou lombaires, tensions mammaires, irritabilité, tristesse (voire petite dépression), fringales, etc. Un « joyeux » cocktail qui peut être très difficile à vivre.
La raison ? Il semblerait que la chute hormonale en fin de cycle soit en cause, ainsi qu’un climat inflammatoire et une certaine hyperoestrogénie, c’est à dire un excès d’oestrogènes par rapport à la progestérone après l’ovulation. Cette hyperoestrogénie peut être « vraie », c’est à dire que la progestérone est OK, mais que les oestrogènes sont bien trop hauts, ou bien elle peut être relative, ce qui signifie que les oestrogènes sont OK, mais que la progestérone n’arrive pas à suivre.
Dans ce deuxième cas, il peut être très intéressant de soutenir sa progestérone, en prenant du Duphaston® ou de la progestérone bio-identique après l’ovulation. Certains experts préconisent l’utilisation du Duphaston®, car sa composition moléculaire légèrement différente de la progestérone naturelle l’empêche de se convertir en oestrogènes, contrairement à la progestérone bio-identique.
Ainsi, en boostant la progestérone, on rétablit l’équilibre avec les oestrogènes et on peut atténuer le SPM !

Grossesse et PMA
Vous l’avez compris, la progestérone est THE hormone qui prépare notre corps à la grossesse et réunit toutes les conditions pour que le futur bébé s’accroche à la muqueuse utérine et s’y développe convenablement. Ainsi, lorsqu’on est en projet bébé, l’une des premières mesures à adopter est de surveiller sa progestérone et de se supplémenter si besoin, via un traitement médicamenteux ou des solutions naturelles 🙂 Elle est d’ailleurs systématiquement prescrite aux femmes qui intègrent un parcours PMA.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article sur le lien entre progestérone et grossesse !

Pré-ménopause et ménopause
Quand le cycle commence à dérailler un peu, à devenir irrégulier, avec des symptômes ressemblant au SPM, on peut se poser la question de la pré-ménopause. Et cette pré-ménopause, elle peut survenir relativement tôt, dès la fin de la trentaine, soit des années avant la fin définitive du cycle !
La pré-ménopause, dont la durée peut varier selon les femmes, se découpe en deux parties :
Durant la première partie, la progestérone tend à faiblir, notamment en raison d’une ovulation de moindre qualité, avec un corps jaune moins puissant. Les cycles ont également tendance à se raccourcir. Dans ce cas, on peut se retrouver en hyper-oestrogénie relative, avec des symptômes similaires au SPM : une supplémentation en progestérone bio-identique est tout à fait indiquée. Petite précision : on peut tout à fait tomber enceinte pendant cette phase de pré-ménopause. Tant qu’on ovule, tout est possible !
Durant la deuxième partie, les oestrogènes déclinent eux aussi et les cycles deviennent de plus en plus longs, car l’ovulation se fait plus rare. Progressivement, on ressent également les symptômes d’une carence oestrogénique, comme les bouffées de chaleur. Durant cette période, on peut penser au traitement substitutif de la ménopause (THS), avec des pilules contenant des oestrogènes et de la progestérone de synthèse combinés, pour pallier ce déséquilibre hormonal.
La ménopause n’est pas que l’arrêt du cycle menstruel et l’absence de progestérone et d’oestrogènes a des impacts sur le corps entier : diminution de la densité osseuse, sécheresse cutanée, troubles de l’humeur, hypertension artérielle, prise de poids, etc. Le traitement hormonal peut donc être intéressant chez les femmes ménopausées s’il est bien mené et s’il n’y a pas de contre-indications !

Comment soutenir sa progestérone naturellement ?
Vous avez peut-être envie de soutenir votre progestérone sans prendre de traitement médical ? Dans ce cas, des solutions naturelles existent 🙂
Certaines plantes, comme l’alchémille, le gattilier ou l’onagre permettent une certaine régulation hormonale, en faveur de la progestérone, par exemple.
De la même manière, la progestérone est une hormone très sensible au stress : en effet, le cortisol (qui est l’hormone de l’adaptation au stress) est fabriqué à partir de la même hormone mère, la prégnénolone. Donc si on mobilise cette ressource pour fabriquer du cortisol, la progestérone viendra à manquer !
Il s’agit de deux pistes parmi tant d’autres, que l’on vous présente dans notre article Manque de progestérone, symptômes et solutions, mais aussi et surtout dans notre mini-programme Booster sa progestérone : il contient toutes nos connaissances et toutes nos routines pour soutenir votre progestérone naturellement après l’ovulation 🙂

Pour résumer – Questions fréquentes
Quel est le rôle des progestatifs ?
Il faut distinguer :
La pilule progestative, qui est un moyen de contraception, dont l’action principale est de bloquer le cycle menstruel ou du moins d’entraver une éventuelle fécondation. Les différentes pilules progestatives sont plutôt celles que l’on désigne par le terme « progestatifs ».
Les traitements à base de progestérone de synthèse ou bio-identique, qui eux, au contraire, viennent soutenir la phase post-ovulatoire et la fertilité chez les femmes en insuffisance lutéale. Cela peut grandement aider en cas de syndrome prémenstruel, de désir de grossesse ou d’accompagnement de la pré-ménopause.
En revanche, leur rôle n’est absolument pas de relancer le cycle ou de faire revenir les règles.
Quels sont les inconvénients de la pilule progestative ou des traitements progestatifs ?
La pilule progestative a l’inconvénient majeur d’injecter des hormones de synthèse dans notre organisme pour empêcher une grossesse non désirée. Ces hormones ne sont pas dénuées d’effets secondaires, qui sont à l’opposé des effets protecteurs de la progestérone naturelle ! Certaines pilules peuvent même augmenter le risque de méningiome pour les femmes qui les prennent :s
Les traitements à base de progestérone (Duphaston®, Utrogestan® et Progestan®) sont aussi à prendre après l’ovulation, confirmée par la glaire cervicale et la température : cela demande d’être formée et d’avoir une certaine connaissance de son cycle pour être sûre de les prendre au bon moment. Ils peuvent aussi avoir des effets indésirables qui varient selon les femmes : vertiges, fatigue, prise de poids…
Quels sont les progestatifs naturels ?
Il n’y a pas de progestatifs naturels 🙂 Les progestatifs contiennent forcément de la progestérone de synthèse, fabriquée en laboratoire.
Les pilules progestatives (utilisées pour la contraception) contiennent des molécules très différentes de la progestérone naturelle ! Le Duphaston® se rapproche quant à lui beaucoup de notre progestérone, même si la « forme » la plus proche reste la progestérone bio-identique (Utrogestan®, Progestan®).
En revanche, on peut retrouver des plantes qui viennent soutenir la progestérone, comme le gattilier ou l’alchémille. De la même manière, il est possible d’intégrer de bonnes habitudes dans son quotidien (comme celles décrites dans notre mini-programme) pour retrouver un équilibre hormonal optimal, en faveur de la progestérone.
Pourquoi les progestatifs bloquent le cycle, alors que la progestérone naturelle permet une grossesse ?
Les progestatifs sont des pilules contraceptives à base de progestérone de synthèse : la progestérone exerce un rétro-contrôle sur le cerveau, en lui faisant passer le message que l’ovulation est déjà passée et qu’il ne faut pas en relancer une autre, car on est peut-être déjà enceinte.
Or, lorsqu’un progestatif est pris sur tout le cycle, il leurre le cerveau et bloque l’ovulation !
C’est d’ailleurs aussi pour ça qu’on recommande de bien attendre l’ovulation (validée par la glaire et la température) pour prendre un traitement à base de progestérone : on ne doit donc pas forcément prendre de la progestérone de synthèse à partir de J15, car on peut ovuler à, à 10, J20, J30, J50, voire J100 ou plus chez les femmes dont le cycle est bloqué en phase pré-ovulatoire. Lorsque la progestérone est prise au bon moment, elle vient soutenir la fertilité, en préparant le corps à la grossesse.
Les progestatifs sont un vaste sujet ! On espère que cet article vous aura permis de faire la distinction entre les pilules contraceptives à base de progestérone (les véritables progestatifs) et les traitements médicamenteux contenant de la progestérone assez, voire très proche de notre progestérone naturelle, qui eux, viennent soutenir notre cycle menstruel et notre fertilité.
Il arrive parfois qu’on ait besoin d’une petite béquille quand la progestérone vient à manquer, et c’est tout à fait OK : il faut en revanche choisir son traitement avec conscience, en ayant quelques connaissances pour mieux comprendre son choix, et c’est tout l’objet de cet article 🙂 Si vous le préférez, il existe aussi des options plus naturelles, qui peuvent aussi tout à fait venir en complément d’un suivi médical !
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des questions complémentaires, des remarques ? On sera ravis de les lire en commentaire et d’y répondre ! 🙂
Les sources complémentaires
147 réflexions au sujet de “Tout comprendre sur les progestatifs et la progestérone de synthèse”
Bonjour Laurène,
J’ai bientôt 37 ans et suis en essai bébé depuis 1 ans et demi.
Les tests/bilans hormonaux sont bons, cependant ma phase post ovulatoire semble un peu courte (+ autres symptômes) qui font suspecter un taux trop bas en progestérone.
La gynécologue spécialisée en fertilité qui m’accompagne m’a prescrit plusieurs médicaments pour stimuler mon ovulation (pergoveris/orgalutran/ovitrelle) et un ovule progestérone « estima Gé 200mg ».
Je ne retrouve pas ce nom parmi ceux que tu as listés dans ton article.
S’agit il d’un progestatif bio identique ou non ?
Je dois demarrer le protocole dans les prochains jours.
J’appréhende un petit peu :).
Merci pour ton éclairage.
Coucou Julie,
Déjà, merci beaucoup pour ta confiance !
La progestérone Estima Gé est effectivement de la progestérone bio identique !
Est ce que tu prends ta température afin de pouvoir valider ton ovulation et prendre la progestérone à la suite de cela ?
Je suis de tout coeur avec toi en tout cas !!! Je croise fort les doigts pour toi !
A bientôt !
Bonjour Laurène,
Je viens de découvrir ma grossesse il y a quelques jours à presque 44 ans … mon gyneco que j’ai vu hier m’a dit prescrit (à contrecoeur car il me dit qu’il ne le fait pas d’habitude) du Progestan à prendre 3 fois par jours (voie vaginale le matin et orale les 2 autres prises) mais son ordonnance n’est pas complète et je n’ai pas la posologie (100mg ? 200mg ?) il est injoignable et je n’ai pas d’autres rdv avec 2 semaines … ma progestérone a été testée hier elle est à 12,5 pour un taux bhcg de 327. J’ai déjà pris une gélule de 200mg hier et ce matin. Ma question est, le temps qu’il me réponde, s’il y a des risques pour le bébé de prendre trop de progestérone en début de grossesse ? Merci !!!
Coucou Laetitia,
Déjà, toutes mes félicitations, c’est une merveilleuse nouvelle !!!!!
Alors hélas on ne peut pas te donner le dosage, car cela dépend vraiment de ta situation propre. Mais ne te stresse pas, c’est très bien le Progestan en début de grossesse !
Je te souhaite une belle journée, à très vite !
Bonjour Laurène,
Je suis bien enceinte ! Je souhaitais te le dire !
Petite question, je t’avais dit que je prenais duphaston que j’ai pris donc après mon ovulation pendant 10 jours (2 comprimés par jour) et normalement je dois l’arrêter aujourd’hui. Mais je suis enceinte alors je sais pas si je dois le continuer je peux pas demander à mon médecin car il est en vacances et je le vois que lundi !
Tu penses que je dois le continuer ?
Je suis un peu perdue
Je te remercie !
Coucou Camille ! Toutes mes félicitations, je suis ravie pour toi !! Tu pourras tout à fait poser la question à ton médecin, qui pourra te répondre en fonction de ton taux à toi 🙂 Bonne journée et encore toutes mes félicitations !!
Bonjour,
J’ai 42 ans, je suis ligaturée depuis 2020 et souffre depuis d’un SPM qui s’aggrave avec le temps (prise de poids pouvant aller jusqu’à 4kg d’eau, rétention d’eau marquée au niveau des jambes, bas ventre très gonflé et douloureux, sensation de pesanteur et d’aiguilles dans l’utérus, douleurs pendant les rapports intimes, baisse de libido, atteintes au moral…). De plus, depuis 1 an mes cycles deviennent complètement irréguliers (de 18 à 80 jours…) . Un gynéco m’a fait essayer de la progestérone du 10 eme au 25 eme jour de cycle ce qui m’a grandement soulagé mais difficile à prendre en raison de l’irrégularité de mes cycles . La nouvelle gynéco qui me suit a voulu me faire essayer une pilule à prendre en continu (slinda). J’ai donc arrêté la progestérone (je n’avais plus mes règles de toute manière et ne savais donc pas quand la reprendre…), je suis restée « sans rien » 1 mois= l’enfer a redémarré ! N’ayant toujours pas de règles, j’ai tout de même commencé slinda. Je suis à mi plaquette de ce premier mois de test et ne suis toujours pas soulagée bien au contraire, j’ai des grosses douleurs utérines, une prise de poids, pas le morale, fatiguée. Je ne sais pas quoi faire ? Est-il possible de prendre mon ancienne progestérone qui me soulageait en continu ? Dois-je être plus patiente et persévérer avec Slinda?
Bonjour Magali ! Bonjour, ce que tu décris est très évocateur d’une périménopause, surtout avec des cycles qui deviennent très irréguliers et un SPM qui s’intensifie. Dans cette phase, l’ovulation devient plus aléatoire, ce qui peut entraîner un manque ou une instabilité de la progestérone, avec à la clé rétention d’eau, douleurs, ventre gonflé et moral en dents de scie. Le fait que tu aies été soulagée sous progestérone va clairement dans ce sens 🙂
Concernant Slinda, même si c’est une pilule progestative, elle n’a pas exactement les mêmes effets que la progestérone naturelle, et certaines femmes ne la tolèrent pas bien, surtout au début. Si tu te sens franchement moins bien depuis que tu l’as commencée, ce n’est pas quelque chose à banaliser, même s’il peut parfois y avoir un temps d’adaptation.
Dans ton cas, ça vaudrait vraiment le coup de reconsulter en expliquant que la progestérone te soulageait et que la situation s’est dégradée depuis l’arrêt et le changement de traitement. Il existe des façons d’adapter la prise de progestérone en périménopause, mais ça doit se faire avec un médecin pour trouver le bon schéma pour toi.
Concernant l’irrégularité de tes cycles, la symptothermie peut t’aider à t’y retrouver de manière plus simple, en observant simplement les signaux envoyés par ton cycle. Voici un article qui peut t’aider :https://www.emancipees.com/calcul-ovulation-cycle-irregulier/ Plein de bonnes ondes !
Merci beaucoup pour votre retour. Je vais voir tout ça avec ma gynécologue pour trouver effectivement ce qui me convient le mieux. Cela fait du bien de ne pas se sentir seule dans ce cas là et de se sentir un peu écoutée. Beaucoup de médecins vus précédemment n’en avaient rien à faire alors que ça me pourrit le quotidien.
Coucou Magali ! Avec plaisir et j’espère vraiment que tu trouveras la solution la plus adaptée pour toi 🙏 Bonne journée !
Bonjour,
Avec des antécédant de mycoses à répétition, il est difficile pour moi de prendre des ovules de progestérone. Mon gynécologue m’a donc prescrit du Duphaston (phase lutéale courte, + de 1 an d’essai bébé). Est-ce que l’efficacité est la même que la progestérone bio-identique ?
Merci pour votre réponse
Bonjour Leeloo ! Le Duphaston est un peu moins efficace, car la molécule est différente de la progestérone bio-identique, mais c’est bien aussi ! Sinon, tu peux aussi prendre le Progestan ou l’Utrogestan par voie orale également 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène,
Encore merci pour tous ces petits conseils que tu nous donnes chaque jour ! C’est tellement précieux ! MERCI 🥰
Je me présente, je suis Camille j’ai 25 ans et je suis en essai bébé depuis 6 mois à peu près. Je prenais la pilule optimizette pendant 10 ans que j’ai arrêté fin d’année dernière j’ai eu un retour de règles soit deux mois après avec un premier cycle de 41 jours puis un second de 45 jours et celui actuel. J’ai fais une écho endo pelvienne qui a révélé plus de follicules à chaque ovaire avec une hypertrophie du stroma. Je l’ai faite à J12 car j’étais pas sûre de la date de mes règles (à cause de spotting).
Donc suspicion de SOPK. À savoir que je n’ai aucun autres symptômes de SOPK donc je ne pense pas que ce soit ça.
J’ai enfin ovulé ce cycle ! (Test pic LH vendredi soir 3 avril) + température haute les trois jours après. Donc ovulation confirmée.
Je suis si contente !!
Je suis à DPO 1 aujourd’hui donc on est lundi 6 avril.
La gynécologue m’a prescrit du duphaston à prendre car j’ai un endomètre fin de 4 mm (également détecté à l’écho à J12).
Vu que j’ai ovulé dois je le prendre quand même ? Car je ne connais pas la durée de ma phase lutéale étant donné que c’est la première fois que j’ovule.
Et si je dois le prendre je le prends pendant combien de temps ?
Je dois prendre deux comprimés un matin et un soir normalement entre J16 et J25 (on est à J25 aujourd’hui)
Merci beaucoup !
En vous souhaitant une très bonne journée !!
Camille
Coucou Camille ! Concernant le SOPK, il faut en effet 2 de ces 3 critères pour confirmer sa présence : des ovaires avec une multitude de follicules en développement, une hyperandrogénie clinique (visible, avec de l’acné, une pilosité présente à des endroits inhabituels chez une femme, etc.) ou biologique (les hormones androgènes sont trop élevées sur la prise de sang) et/ou des troubles de l’ovulation. Comme tu as pris la pilule pendant longtemps, il faut un peu de temps à ton cycle pour retrouver son rythme de croisière, donc il est normal que tes cycles soient irréguliers pour le moment.
En tout cas, bravo pour tes observations de symptothermie et pour le Duphaston, il faut bien le prendre après l’ovulation, et surtout pas avant ! Le progestatif qu’il contient peut bloquer tout le processus de l’ovulation (et ne fait pas épaissir l’endomètre). Il est donc important de le prendre une fois ton ovulation confirmée avec 3 jours d’assèchement de glaire + 3 jours de montée de température minimum. Bonne journée !
D’accord merci beaucoup de votre réponse!
Une dernière petite question, mon ovulation a bien été confirmé avec les trois températures hautes et j’ai eu un pic LH le vendredi soir et le samedi soir un test juste positif donc moins foncé que le pic. Le dimanche un test d’ovulation négatif donc je pense que j’ai bien ovulé le samedi. Mes températures étaient:
Vendredi : 35,97
Samedi: 36,07
Dimanche: 36,15
Lundi: 36,29
Mardi: 36,53
Mercredi: 36,57
Jeudi: 36,54
Je pense que j’ai bien ovulé d’autant plus que ma température basale que je prends tous les matins a 6h30 est vers les 35,8.
De plus, j’estime que je suis à DPO5 aujourd’hui et j’ai eu de la glaire cervicale type blanc d’œuf à un essuyage et hier aussi.
J’avoue ne pas comprendre car ma glaire cervicale était pas comme ça lors d el’ovulation . Elle était crémeuse et blanche mais pas étirable.
J’ai pris le duphaston le mardi matin. Donc j’étais à DPO 3.
J’espère que ça été en terme de délai !
Merci beaucoup !
En vous souhaitant une agréable journée !
Camille
Coucou Camille ! Effectivement, ta température semble montrer que tu as bien ovulé et on peut parfois avoir un retour de glaire après l’ovulation, lié soit à une nidation (même si ça me parait un peu tôt ici), ou à un petit décrochage de la progestérone. Oui, je pense que c’est OK, si tu as bien ovulé en amont 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !!
Merci beaucoup ! Plus qu’à espérer et croiser les doigts !!! 🙂
Et d’ailleurs votre livre est top !!!! J’ai tout lu alors que je ne suis pas fan de lecture à la base ahah !
Avec plaisir et merci à toi, je suis ravie si le livre t’a plu !! 🙂
Bonjour,
Merci pour cet article 🙂
Contexte : endométriose diagnostiquée par IRM en 2021, s’en est suivi 3 ans sous pilule Slinda (aucune règle mais prise de poids+++). J’ai arrêté la pilule depuis 1 ans et demi, et on observe le retour d’un SPM très fort, une phase luteale difficile avec ballonnements importants avec prise de 2 à 3 tailles de jean en phase luteale, douleurs/ crampes intenses etc.
Mes cycles sont totalement anarchiques et oscillent entre 24 et 50 jours… (durée des regles en moyenne 3-4j)
En cause, une insuffisance lutéale confirmée par différentes prises de sang, ma production de progestérone est presque à l’arrêt (j’ai 28 ans).
J’ai été mise sous Progestan 200mg de J16 à J25 par voie orale, mais je ne pense pas que ca me convienne : j’ai eu un semblant de règles qui ont duré 2 jours le premier mois à J25, et la le deuxième mois fortes douleurs dans le bas ventre dès J21, avec un spotting marron/ rose clair…
Le but était de retrouver de la régularité pour me libérer des phases lutéales à rallonge, mais je ne sais pas ce qui est le pire niveau douleurs et gêne au quotidien…
Est ce un problème d’approche? de dosage?
Merci pour votre aide !
Coucou Apolline ! Si tes cycles sont irréguliers et que tu as une progestérone insuffisante, il faudrait voir si tu ovules et si oui, à quel moment de ton cycle 🙂 En effet, les cycles irréguliers viennent d’une irrégularité de l’ovulation et si tu n’ovules pas, ou pas bien, la production de progestérone peut ne pas être insuffisante, car elle est sécrétée par le corps jaune, qui est le follicule vidé de son ovocyte après l’ovulation. Le problème de prendre le Progestan de J16 à J25, c’est que potentiellement, tu le prends avant d’ovuler, ce qui contrecarre tout le processus de l’ovulation et t’empêche de produire de la progestérone naturelle (car sans ovulation, pas de progestérone :)). Il vaudrait mieux observer ton cycle, confirmer ton ovulation, puis soutenir ta phase lutéale avec la progestérone bio-identique. Est-ce que tu as déjà l’habitude de suivre ton cycle et ton ovulation avec la symptothermie (prise de température + observation de glaire) ? Voici notre article à ce sujet, si jamais : https://www.emancipees.com/symptothermie/ Et bien sûr, n’hésite pas également à parler de tes symptômes à ton médecin 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurene,
J’ai 44 ans et souffre de SPM et de règles abondantes et épuisantes .
Mon médecin m’a prescrit du Progestan 200 à prendre après mon ovulation.
Je souhaiterais savoir si je continue de prendre le traitement jusqu’à l’arrivée naturelle de mes règles et à ce moment je stoppe le traitement ou si je dois l’arrêter le jour où mes règles sont censées arriver.
Vous remerciant pour votre réponse et surtout pour votre travail qui nous apporte tellement dans la compréhension de notre corps !
Marie-Sophie
Coucou Marie-Sophie ! Il faut normalement le prendre durant une dizaine de jours après l’ovulation (en fonction des recommandations du médecin), en sachant que les règles sont bloquées tant que tu prends ta progestérone bio-identique : donc n’attends pas l’arrivée de tes règles pour l’arrêter, car normalement, si le traitement fonctionne, la progestérone va faire son travail de « gardienne du temple » et maintenir l’endomètre en place. N’hésite pas à redemander le timing précis recommandé selon ton cas personnel à ton médecin 🙂 Bonne journée !
Bonjour la team émancipées,
Je viens de tomber sur votre site en cherchant des réponses.
J’ai 45 ans, je ne prends aucune contraception depuis des années (conjoint infertile) réglée tout les 28 sans trop de spm mais depuis quelques temps, mes cycles se raccourcissent, règles plus abondantes type caillots, spm plus fort, spotting et des syndromes de préménopause…(à savoir que j’ai un petit fibrome qui accentue sûrement mes saignements également)
Pas de doute, je suis en préménopause, baisse de ma progesterone et c’est ok.
Je suis allé voir mon gynéco car les spotting et les cycles courts me saoulent et me fatiguent vraiment.
Il m’a prescrit Sawis… Je suis très dubitative de son choix et pas trop fan des effets secondaires sur la liste. Moi, dans l’idée je veux continuer à avoir mes règles mais reguler mes cycles et affiner mon endomètre pour moins perdre. J’ai cru comprendre que la progestérone bio identique était plus « naturelle » et mieux adaptée à mon cas… Votre avis ?
Merci beaucoup d’avance 🙌
Coucou Sarah ! Oui, le mieux serait plutôt de soutenir ta phase lutéale avec une progestérone bio-identique comme Progestan ou Utrogestan (à bien prendre après l’ovulation par contre !), plutôt que de freiner (voire le bloquer) avec un progestatif (Sawis bloque l’ovulation dans la majorité des cas) 🙂 Bonne journée !
Merci Laurène pour ta réponse, je viens de revoir mon gynéco ce matin… Et bien il refuse de me mettre sous Utrogestan ! Sois disant c’est que pour les femmes enceintes… Et que toutes ses patientes sont heureuses sous sawis… C’est sawis ou rien ! Donc bye bye, je vais chercher un autre gynéco…
Coucou Sarah ! Oh mince, j’en suis navrée… Oui, tu peux demander un deuxième avis 🙂 Et si jamais, on a aussi un mini-programme dédié pour booster sa progestérone, de manière naturelle : https://mini.emancipees.com/favoriser-progesterone-post-ovulatoire Bonne journée et plein de bonnes ondes !
Bonjour Laurène
Merci pour toute ces précieuses infos !
J’ai 39 ans, mes cycles deviennent plus court depuis 1 an, avec un SPM très marqué ( je coches quasi tous les symptômes) et une endo diagnostiquée perforante et de débutante.
J’étais avec un Kyleena, mon gynéco m’a prescrit Sawis (Dimetrum/Dienogest), que j’ai pris pendant 2 mois.
Mon SPM a disparu et mes règles aussi ..
Je viens de changer pour un DIU MIRENA, on a arrêté le Sawis en continu, sans pause.
J’ai l’impression que le SPM revient 😤
Mon gynéco m’a prévenue que si le diu n’était pas suffisant il faudrait remettre en place la progestérone.
Ma question est : Peut on prendre sans risque un progestatif avec un DIU + fortement dosé ? 🤔
Ça me fait peur toutes ces hormones d’un coup..
Merci
Coucou Sabrina,
Hélas je ne peux pas te donner de réponse et de conseils là dessus, car je ne suis pas médecin et hélas je ne peux pas te donner de conseils médicaux !
Je te joins juste ici si jamais un article que l’on a sur le SPM qui te donnera quelques pistes : https://www.emancipees.com/spm-syndrome-premenstruel/
Belle journée !
Bonjour,
je suis depuis quelques mois sous optimizettes car regles devenues hemorragiques et spotting dès l’ovulation. Mon bilan hormonal montrait une progesterone proche de zero, des estrogenes dans la norme. J’ai des insomnies gênantes, j’ai debuté de l’utrogestan 100mg le soir. Est ce compatible/incompatible avec optimizette? merci
Coucou Clara ! Il est normal que ta progestérone naturelle soit à zéro, pour deux raisons : si le dosage a été réalisé en début de cycle, la progestérone est à zéro, car elle ne monte qu’après l’ovulation et sous Optimizette, l’ovulation est très souvent bloquée (dans 97% des cas) 🙂
Concernant la compatibilité Optimizette/Utrogestan, elle peut s’expliquer pour régler ton insomnie, car la progestérone bio-identique contenue dans l’Utrogestan apaise (comme la progestérone naturelle), à la différence du progestatif contenu dans Optimizette, qui n’a pas cet effet apaisant de la vraie progestérone. Donc pourquoi pas, mais il faudrait peut être surtout travailler sur la véritable cause de tes règles hémorragiques, pour éviter de multiplier les traitements qui agissent un peu “en cascade”. Si tu le souhaites, voici notre article sur les règles hémorragiques : https://www.emancipees.com/regles-hemorragiques/ Je t’envoie en tout cas toutes mes bonnes ondes !!
Bonjour l équipe,
J’ai plusieurs questions suite à la lecture de l article.
Je comprend que si la progestérone bio identique (utrogestan) est pris trop tôt (avant l ovulation) alors en prenant le traitement on bloque l ovulation. Mais alors lors de l arrêt du traitement (2 à 5 jours) les saignements (je parle de vrais saignements pas de spotting) qu on constate c’est donc l évacuation de l endomètre qui s’est créé sous l effet de la progestérone sans le travail du corps jaune? On peut dire alors que ce ne sont pas des règles mais juste des saignements. Comment faire la différence si on a un doute?
Si c’est le cas, le corps reprend donc ou il s’est arrêté et l ovulation peut alors revenir rapidement (ou pas, même durant les saignements)?
Quand à la température, après l arrêt de la progestérone elle chute puis entraîne le décollement décollement de l endomètre, est-ce qu’on peut se fier à cela pour savoir si ce sont vraiment des règles puisque c’est la même chose lors d un cycle classique. Merci pour votre aide
Coucou Aurélie ! Pour savoir si des règles sont des règles ou de « simples » saignements de privation liés à l’arrêt du traitement, il faut avoir observé son cycle et son observation en amont : si tu as pu valider une ovulation (avec notamment un double plateau de température + un pic de glaire suivi d’un assèchement), ce sont bien des règles, si non, c’est un saignement de privation. Si la progestérone est prise trop tôt, on peut se retrouver dans un cycle sans ovulation (car oui, la prise de progestérone peut la bloquer) et dans ce cas, on est sur un saignement de privation. Mais sans suivre son cycle, on ne peut pas en avoir le coeur net avec certitude 🙂
Si on n’a pas ovulé et qu’on a saignement de privation, oui, le cycle peut reprendre et on peut ovuler au cycle suivant : mais si on a un problème d’ovulation qui n’est pas réglé à la base, on peut aussi ne pas ovuler. J’espère avoir répondu à ta question ? 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
En périmenopause , mon doc vient de me prescrire du Duphaston, en vous lisant je comprends qu’une progestérone bio-identique serait mieux… ?
J’ai également un antécédent de cancer du sein (ma maman) , est-ce compatible avec Duphaston? Merci
Coucou Mathilde ! Oui, effectivement, elle est généralement mieux assimilée et donc plus efficace 🙂
Concernant le cancer du sein de ta maman (❤️🩹) et le Duphaston, je pense que c’est normalement OK (la prudence concerne surtout les femmes ayant elles-mêmes eu un cancer du sein), mais il vaut mieux avoir cette discussion avec ton médecin directement, pour ajuster en fonction de ta situation à toi 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !
Bonjour Laurène, je vais entamer une FIV d’ici peu. J’ai un endométriome et de l’adenomyose. On m’a prescrit le Duphaston en post ponction. J’ai lu qu’il était également prescrit dans les cas d’endométriose, qu’en penses-tu par rapport à la prise de progestan par exemple qui semble mieux assimilée mais pas spécialement indiqué pour « traiter » l’endométriose ? Merci pour ton retour
Coucou Mathilde ! Tu peux éventuellement en reparler avec ton gynéco, car l’Utrogestan est généralement mieux assimilé que le Duphaston, car bio-identique 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes pour ta FIV !!
Bonjour Laurène,
Merci pour tout votre travaille !
Je voulais savoir si les crèmes à la progestérone « bio-identique » augment-t-elles comme l’Utrogestan le dosage sanguin de la progestérone.
Et quand on regarde les dosages de l’Utrogestan (100mg minimum) et celle des crèmes (20mg par dose), peut on chercher l’équivalent entre 5 pompages de crème pour 1 comprimé d’Utrogestan (pour éviter le dioxide de titane) ?
En vous remerciant par avance pour votre réponse.
Marie
Coucou ! A priori, les crèmes n’augmentent pas le taux sanguin de progestérone, car elles agissent en local 🙂 Et en revanche, non, la conversion crème/comprimé ne fonctionne pas comme ça : il vaut mieux que tu en parles avec ton médecin pour qu’il te donne la dose exacte de crème à prendre si tu préfères éviter les comprimés 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
J’ai 44 ans et depuis un an et demi la période autour et pendant les règles est devenu mois après mois très contraignante avec des cycles de 24-25 jours et saignements très abondants et abattement général +++. J’ai d’abord fait un bilan sanguin et suite à ça, pris 3 mois de fer parce que la ferritine était trop basse. Ma gynéco ne m’a pas parlé de progestérone que j’ai découvert récemment en lisant sur le sujet de la préménopause, elle me proposait seulement une pilule contraceptive (je ne prends pas de pilule depuis 2009, mon mari ayant fait une vasectomie). J’ai été, donc, consulté quelqu’un d’autre qui m’a parlé de 2 options, soit de la progestérone à prendre du jour 5 au 25, soit du stérilet. Elle disait que la progestérone à prendre était plus naturel mais peut-être moins efficace que le stérilet pour les symptômes et à l’examen rien qui justifie des saignements plus abondants. Elle m’a prescrit les 2 en me laissant le choix. Je viens d’aller chercher la progestérone et je vois que c’est du Duphaston. J’apprend en lisant votre blog que ce n’est pas de la bio identique et que c’est contreproductif de la prendre avant ovulation. Selon la gynéco le prendre du jour 5 au 25 a pour but de rallonger le cycle et de diminuer les saignements pour que le fer ne retombe plus. Est-ce juste comme raisonnement ? Merci pour ce que vous faites ! Vraiment !
Coucou ! Pour te répondre, prendre le Duphaston pendant quasiment tout le cycle a le même effet qu’une pilule contraceptive, car cela bloque ton ovulation (c’est le même principe pour le stérilet hormonal qui diffuse de la progestérone en continu). Donc oui, tu auras moins de saignements, mais c’est parce que ton ovulation sera bloquée ! Donc à voir si tu es OK avec ça 🙂
Le mieux serait peut-être plutôt de la progestérone bio-identique (plutôt Utrogestan ou Progestan) après ton ovulation (confirmée par la glaire + température si possible) pour rééquilibrer ton cycle. Il semblerait que tu aies en effet débuté ta périménopause, qui se traduit, au début, par une carence en progestérone et donc un excès (relatif) d’oestrogènes, d’où tes règles abondantes et ton abattement. Tu peux éventuellement en reparler avec ta gynéco ? Bonne journée et plein de bonnes ondes !!
Bonjour, j’ai vu une nouvelle médecin généraliste spécialisée en gynécologie et elle m’a prescrit du progestan 100mg pour la pré-ménopause et SPM. J’ai 44 ans. Elle m’a prescrit une gélule tous les soirs mais quand je lis votre article, je vois que vous parlez d’en prendre 20 jours sur 28 ? Ou après l’ovulation ? Ça n’est pas bon d’en prendre tous les jours ?
Merci pour votre réponse.
Aurore
Coucou Aurore ! Alors normalement, les médecins prescrivent plutôt la progestérone après l’ovulation, car sinon, le Progestan bloque ton cycle et ton ovulation, ce qui est un peu contre-productif :s La progestérone naturelle n’est pas présente avant l’ovulation, elle est sécrétée par le corps jaune et pour avoir un corps jaune, il faut ovuler 🙂 Il faudrait peut-être que tu en reparles avec ta médecin ? Je t’envoie plein de bonnes ondes !
Bonjour, je vais bientôt faire une pdsang pour voir mes taux d hormones, je pense avoir un soucis d équilibre oestrogènes progesterone, opéree déjà d un polype endomectrectomie et thermocoagulation en janvier 2025, pour adonemyose je suis pas bien depuis quelques mois la deuxième partie me de cycle trouble de l humeur jusqu a avoir envie de sauter d un pont… Libido zéro. Bref je sens bien que tout ça est du aux hormones… Ma question est si je prends un complément de progestérone mais suite je n’ ai plus de règles est ce que ça risque de m’en redonner ? Je veux que ça agisse sur mon sommeil, mon brouillard cérébral et mon anxiété merci.
Coucou Guénaëlle ! Il est délicat de te répondre, et le bilan hormonal que tu vas faire bientôt t’apportera davantage de réponses quand à ton équilibre hormonal et ton éventuel besoin d’être supplémentée 🙂 Le mieux est de ne pas faire les choses à l’aveugle ! Voici notre article sur le bilan hormonal, si cela peut t’aider 🙂 https://www.emancipees.com/bilan-hormonal-femme/ Note bien également tous tes symptômes, afin de pouvoir le point avec ton gynécologue sur la prise en charge adaptée 🙂 Très bonne journée !
bonjour,
j’ai des cycles de 33 jours avec une ovulation vers les J22/23 et donc une phase luteale un peu border, souvent su spotting à DPO 10 et règles à DPO11.
Il y a quelques mois j’ai fais une prise de sang à DPO 7 et mon taux de progesterone était à 14,5 et mon taux d’Oestradiol à 174.
Pensez vous que j’ai besoin d’un supplément en progesterone ? J’ai peur d’en demander à mon gyneco et d’en avoir trop. Quelle serait la conséquence à avoir un taux de progestone trop élevé dans le cadre d’un désir de grossesse ?
Ou alors est ce que le taux d’Oestradiol es trop élevé ?
merci
Coucou Claire ! A priori, tes taux sont tout à fait OK en pré-conception, mais n’hésite pas à demander l’avis de ton gynéco concernant une éventuelle supplémentation. Il est assez rare d’avoir une progestérone trop élevée, mais effectivement, il n’est pas utile de te complémenter si ta progestérone est suffisante et que tu la soutiens déjà naturellement un peu au quotidien en limitant ton stress ou en prenant des tisanes d’alchémille, par exemple 🙂 Très bonne journée !
Bonjour,
Je suis en essai bébé, je pratique la symptothermie avec Moonly (conseillé par ma Gynéco) c’est mon deuxième cycle et je prend progestan en intra vaginal depuis J3 après mon ovulation confirmé. Actuellement je n’ai toujours pas mes règles et ma température est toujours dans mon plateau haut et aujourd’hui encore plus haut à 16 jour dpo. Je n’ai pas encore fait de test par peur d’être déçu et j’ai lu que la progestérone peut garder la température haute.
Est-ce possible que progestan retardent les règles ? Et si oui a combien de jours de retards dois-je m’en inquiéter ? Merci d’avance pour votre retour
Coucou Julie ! En effet, le Progestan maintient la présence de progestérone dans ton corps, ce qui maintient la température haute et bloque les règles. En revanche, tu peux tout à fait faire un test de grossesse pour en avoir le coeur net (même si je comprends que tu redoutes un peu ce moment) et demander à ta gynécologue quand arrêter la progestérone si le test est négatif et si tu dois la continuer si tu es bien enceinte (ce que je te souhaite fort !). Bravo en tout cas pour tes observations, et surtout, n’hésite pas à me donner des nouvelles !!
Bonjour, en essai bébé depuis 6 mois, je suis actuellement dans mon 3 cycle de sympto. Premier cycle : phase lutéale 11 jours, 2e cycle : 9 jours. Dosage progesterone à J+7 : 12. Donc ce mois-ci j’ai commencé du Progestan en ovules vaginales 200 mg le soir à 22h. Je l’ai commencé à 4DPO parce que ma température a galéré à monter et je voulais être sûre de chez sûre de valider l’ovulation.
Aujourd’hui je suis à 12 DPO et j’ai pris 8 ovules de Progestan sur 10 prescrites. Aucun signe de règles à part quelques douleurs intermittentes dans le bas du ventre. Est-ce que c’est bon signe ou est-ce uniquement dû à la Progestérone ? Je n’ai jamais atteint 12 DPO depuis le début de mon suivi.
Ma gyneco m’a dit de faire un test à 14DPO si toujours pas de règles et d’aviser en fonction pour la suite du traitement. J’ai tellement envie d’espérer et en même temps tellement peur d’être déçue…
Coucou Marie ! Les symptômes que tu décris peuvent être à la fois liés au traitement et à un début de grossesse : donc oui, tu pourras faire un test demain pour voir ce qu’il en est 🙂 En tout cas, tu n’auras pas de règles tant que tu continues le traitement, car la progestérone maintient l’endomètre en place dans l’utérus. Affaire à suivre, je t’envoie plein de bonnes ondes, surtout n’hésite pas à nous tenir au courant ! <3
Bonjour,
Je viens de découvrir ma grossesse et je suis à 4SA+ 5 et je prenais 50 gouttes de gattilier 3x par jour. Ma naturo m’a dit que je pouvais descendre à 50 gouttes 1x par jour et re contrôler ma progestérone ( qui était très élevée mnt) dans 10 jours et si tout bien – je pouvais arrêter completement. Elle parlait aussi que si je ne veux pas continuer le gattilier de prendre de l Utrogestan – mais plus je lis de chose sur les deux produits – plus je ne sais pas quoi faire… merci de votre réponse
Coucou Vic ! Tu peux continuer à suivre les recommandations de ta naturo et sinon, tu peux aussi opter pour l’Utrogestan sur les conseils du médecin qui suit ta grossesse, voire cumuler les deux (toujours sur avis médical). En tout cas, toutes mes félicitations, je te souhaite le meilleur pour la suite !!
Coucou la Team,
Je viens d’avoir 53 ans toujours réglée mes cycles se raccourcissent mais tous les mois je prie pour ne plus les avoir j’en ai ras le bol, SPM bien costaud depuis toujours donc tous les bons gros symptômes de la prenopause du coup. Ce matin je suis allée voir une gyneco qui m’a prescrit du Progestan 20jrs sur 28 à prendre à compter du 5eme jour de règles. Que ça allait régulariser mon cycle, 5 jours de règles au lieu de 3-4 actuellement youpiiii 😟 Je lui ai dit que je ne voulais plus les avoir mais ma demande n’a pas été respectée hélas elle m’a simplement répondu que je n’en n’aurais pas pour très longtemps encore vu mon âge.
Ma question : puis-je prendre en continu comme ma pilule pour ne plus avoir de règles ?
D’après le Dr Michel Mouly que je suis sur les réseaux sociaux on peut déjà prétendre à un THM en préménopause et adaptée pour celles qui ne veulent plus de règles mais elle refuse tant que la ménopause n’est pas complètement installée or d’après lui on peut en bénéficier avant pour soulager tous nos symptômes. J’ai l’impression d’avoir 80 ans mal partout, sueurs nocturnes, brouillard cérébral, libido à moins 200, moral à zéro, transpiration excessive et j’en passe … même ma mère de 80 ans est plus en forme que moi !!! Bref merci pour vos conseils
Dur de trouver un gyneco qui nous comprenne…
Coucou ! Je comprends ton ressenti <3 Le Progestan seul peut effectivement aider à apaiser certains symptômes, mais il ne “coupe” pas les règles : au contraire, il soutient la phase lutéale et peut rallonger un peu la durée des cycles.
Si ton objectif est surtout de ne plus avoir de règles et de calmer les symptômes de la périménopause, tu peux en effet en reparler avec ta gynéco (ou demander un second avis) pour envisager un traitement hormonal de la ménopause (THM) avec œstrogènes + progestérone bio-identiques.
Ce type de traitement peut être commencé dès la périménopause, surtout quand les symptômes sont très gênants, plusieurs spécialistes (dont le Dr Mouly, et aussi le Dr Prior) partagent cet avis, tant que le traitement est bien individualisé et surveillé.
Tu pourrais aussi demander si un schéma continu est envisageable : certaines femmes le tolèrent très bien, mais cela dépend de ton profil hormonal et de ton utérus (épaisseur de l’endomètre, antécédents, etc.). En tout cas, reparle-en bien avec ta gynécologue (ou un autre soignant) avant d'éventuellement prendre le Progestan en continu (pas d'auto-médication ;)). Bonne journée et courage ! <3
Merci beaucoup pour vos conseils je vais essayer de trouver un(e) autre gyneco dans mon département qui prescrive le THM mais comme en tapant Ménopause dans doctolib je pensais vraiment que cette gyneco était pro THM.
Super, on te souhaite fort de trouver un(e) gynéco à l’écoute ! <3
Bonjour,
On vient de me diagnostiquer grâce aux résultats d’une IRM pelvienne de l’adénomyose. Mes symptômes se caractérisent par des dyspareunies profondes (avec également gonflement post rapport), des douleurs pelviennes, un ventre très souvent gonflé, un SPM très marqué par des sautes d’humeur/de l’irritabilité, de l’anxiété importante (suivi psy en cours), troubles de la digestion et du sommeil.
Le traitement que l’on m’a proposé est de prendre soit la pilule optimizette, soit de poser un stérilet hormonal (+micronutrition). Ce traitement m’a été proposé sans que l’on aborde réellement l’ensemble de mes problématiques notamment celles concernant les variations de l’humeur et l’anxiété.
J’ai peur que la prise de l’optimizette ne fasse qu’accentuer des difficultés déjà présentes et m’handicapant au quotidien..
Que me conseilleriez-vous afin que je puisse bénéficier d’un accompagnement personnalisé, répondant à mes besoins et problématiques ? Je m’intéresse notamment aux thérapies naturelles mais dans le cas de l’adénomyose est-ce pertinent ou faut-il forcément un traitement hormonal (pilule/DIU) pour en limiter la progression?
Je vous remercie pour votre aide !
Coucou Dara ! Oui, effectivement, la pilule va permettre de limiter la progression des lésions, sans prendre en compte tes troubles de l’humeur (certaines femmes expérimentent d’ailleurs davantage de troubles de l’humeur sous pilule). N’hésite pas à reparler de cela avec ton médecin, de lui faire part de tes interrogations.
Concernant les solutions plus naturelles, tu peux également travailler sur l’inflammation (très présente en cas d’adénomyose) et le déséquilibre hormonal sous-jacent : en général, les deux solutions (médicale et naturelle) sont assez complémentaires et utilisées en même temps. Le mieux serait que tu sois suivie par un naturopathe ou un médecin fonctionnel formé à ces problématiques, en plus de ton gynécologue. Voici notre article sur l’endométriose/adénomyose en complément et pour info, un épisode de podcast sort très bientôt à ce sujet : https://www.emancipees.com/endometriose-fertilite/ Bonne journée !
Bonjour, merci de vos précieux conseils.
J’ai 52 ans je suis en perimenaupose, symptomes de manque progesterone trop oestrogene, sans contraceptif depuis 1 an(sterilet 10 ans et 11 ans optimizette).
J’ai de l adenomyose, Anémié dû a un taux de fer bas et caillots très important de règles, qui m ont épuisées.
Ma periode est aléatoire, dure depuis 17 jours ce mois, dont 3 jours de perte de caillots important, dû à l arret trop tôt de Cycladys( plantes qui m evitait d avoir un flux trop important),des malaises m’ont amenés a l hopital pour perfusion Ferinjet et Exasyl pris 5 jours max que je termine ce soir.
Mon flux est toujours present avec des petites caillots, j ai peur de la reprise de caillots plus important dés demain.
J ai besoin d une solution.
La gyneco me propose reprise de ma pillule, ou sterilet,cautérisation de l endometre…
Mais en attendant mon rdv je suis allité en priant que naturellement mes règles stop, je suis soutenu par des plantes.
Ma nutritionniste ma proposé de la progesterone de la marque Supersmart natural progesterone cream, est ce que ca ressemble a une formulation magistrale du Dr Nunez de la progesterone bio identique naturelle?
Comment trouver un therapeuthe en visio pour le moment pour me faire l ordonnance pour la préparation magistrale en pharmacie?(j ai un résultat en laboratoire de mes taux hormonaux qui date de quelques mois)
Est ce que la prise de progesterone arrete le flux des regles hemoragique , si oui en moyenne combien de temps? Si oui, cela me permettrait d éviter les chirurgies invasives en attendant ma menopause naturelle.
Merci de votre reponse en esperant que ca aide certaines lectrices.
🌻Mag🌻
Coucou Magali, mince, je suis désolée pour toi, ça doit effectivement être très pénible à vivre… Pour te répondre, tu peux effectivement travailler sur ton équilibre hormonal avec de la progestérone bio-identique ou des plantes qui peuvent aider (comme l’alchémille ). Tu trouveras des pistes dans notre article sur les règles hémorragiques : https://www.emancipees.com/regles-hemorragiques/ En revanche, le travail sur l’équilibre hormonal ne fonctionne pas tout de suite, il faut parfois attendre 1 ou 2 cycles pour voir les premiers effets 🙂 La crème proposée par ta nutritionniste semble effectivement contenir de la progestérone bio-identique 🙂 Bonne journée à toi !
Merci pour vos conseils, j avais lu votre article sur les regles hemoragiques. Je continu mes recherches🤷♀️🌻
Bonjour, en relisant mes taux d hormones d’il y a 6 mois, c est plutôt un manque d oestrogenes chez moi. Mais est ce que je me base sur ces taux ancien ou faut que je refasse une analyse, avant de me lancer dans la préparation magistrale d oestrogene ?
Merci de vos réponses et avis à vous
🙏🌻
Coucou Magali ! C’est assez surprenant, car comme les oestrogènes épaississent la muqueuse utérine, des règles abondantes font + souvent dans le sens d’un excès d’oestrogènes 🙂 Cela dit, en périménopause, les ovaires deviennent imprévisibles et tu peux avoir des phases de carence œstrogénique, puis soudain un « pic » d’œstrogènes non équilibré par la progestérone (puisque l’ovulation devient irrégulière). Ainsi, l’endomètre devient instable et peut se détacher de façon massive, ce qui peut provoquer des saignements hémorragiques. Ceci est également lié à ton adénomyose, qui peut aggraver les saignements.
Le mieux serait peut-être de refaire un bilan hormonal en début de cycle (oestrogènes, LH, FSH, etc.) et un autre bilan 7 jours après ton ovulation (si possible confirmée avec la glaire + température pour être bien sûre que tu as ovulé) pour mesurer les oestrogènes et la progestérone et trouver un traitement adapté. Et si possible, de faire aussi une échographie endo-pelvienne pour voir comment est ton endomètre. On t’envoie toutes nos bonnes ondes ! <3
Bonjour.
Avant tout, je tenais à vous remercier pour ce que vous faites.
J’ai 41 ans et je suis mère de deux enfants. J’ai toujours eu des cycles longs et des phases lutéales courtes. Depuis mon dernier enfant, il y a cinq ans, mes cycles durent deux mois. Lors de l’ovulation je suis extrêmement gonflée et les douleurs sont atroces. Mes analyses révèlent une carence en progestérone. J’ai vu une dizaine de gyéncos différents. Ils me recommandent ou de grossir (je pèse 45 kgs pour 1,59) ou de prendre la progestérone (progevera) ou de prendre la pilule.
J’ai toujours eu du mal à prendre des médicaments, quels qu’ils soient. Je prends depuis peu de l’onagre et du gattilier. J’ai toujours mangé très sainement et j’évite tout ce qui peut favoriser l’augmentation de progestérone. Aucun changement pour le moment.
J’ai peur des conséquences que le manque de progestérone peut avoir sur mes os, ma santé mentale….
Me recommandez vous la progestérone bio-identique étant donné que je recherche quelque chose d’aussi naturel que possible? Je ne sais quel serait son équivalent ici en Espagne.
J’espère sincèrement que vous pourrez m’aider.
Merci.
Anne.
Bonjour Anne ! Je comprends ton questionnement 🙂 Pour te répondre, tu as des pistes naturelles à explorer pour soutenir ta progestérone : voici un article à ce sujet (https://www.emancipees.com/manque-de-progesterone-symptomes/) et on a aussi créé tout un mini-programme, à retrouver ici : https://mini.emancipees.com/favoriser-progesterone-post-ovulatoire 🙂
Sinon, oui, tu peux demander à ton médecin de te prescrire une progestérone bio-identique, à bien prendre une fois l’ovulation confirmée avec la glaire + température 🙂 Est-ce que tu sais si tu ovules bien ? Bonne journée et n’hésite pas si besoin !
Bonjour la team Émancipées!
Merci pour votre contenu, toujours d’une grande qualité !
Je suis actuellement en parcours PMA suite à plusieurs grossesses arrêtées. Je suis suivi par le Dr. Cohen (🫶) qui me diagnostique un trouble de l’ovulation (SOPK léger mais déséquilibre hormonal bien présent). Ce cycle de stimulation a été très compliqué : malgré l’augmentation des doses constantes, nous n’avons pas eu de follicule sécrétant assez d’oestradiol. J’avais besoin de partir en vacances donc après un mois entier de stim, on est passé au Duphaston après une ovulation inexistante. Cependant, quelques jours après la première prise de Duphaston, j’ai observé une augmentation de ma température. Cela n’est pas cohérent avec ce que je lis dans votre article. Est-ce qu’il y a une possibilité que ce cas de figure arrive quand même ou suis-je encore dans un cas « intriguant » comme dit mon gynéco ? (Sous stim, mon oestradiol n’a cessé de faire yo-yo malgré des doses toujours plus fortes… 🙈🫠).
Par avance, merci pour votre éclairage !
Belle journée !
Coucou Sylliane ! Je comprends ton questionnement ! Il est possible que tu aies ovulé naturellement malgré la prise du Duphaston, si celui-ci n’était pas assez dosé, par exemple 🙂 Bonne journée !
Bonsoir
Depuis deux mois je prends duphaston due aux ovaires polykystique et suspicion endométriose.
Je prends un comprimé par jour du 16 ème jour au 25 de mon cycle.
Est ce que cela agit sur le pH de la flore vaginale ?
Depuis mon odeur a changé.
Suis je la seule dans ce cas ?
Merci de vos réponses
Bonjour Maud ! C’est une très bonne question ! A priori, non, mais nous sommes toutes différentes 🙂 Bonne journée !
Bonsoir.
Je suis sous traitement hormonal avec UTROGESTAN depuis quelques mois. J’ai des fibromes et des SPM assez prononcés. Il se trouve que j’ai pris la pilule du lendemain EllaOne, suite à la déchirure du préservatif.
Je voudrais si la pilule du lendemain va bien fonctionner ? Puis je continuer le traitement avec UTROGESTAN ?
MERCI
Coucou Anya ! Pour te répondre, EllaOne agit en bloquant ou retardant l’ovulation si elle n’a pas encore eu lieu. Elle est généralement efficace si elle est prise rapidement après le rapport à risque (jusqu’à 5 jours max). Mais elle n’est pas efficace si l’ovulation a déjà eu lieu.
Concernant Utrogestan, il s’agit de progestérone micronisée et en théorie, il n’y a pas de contre-indication formelle à le prendre après EllaOne, mais comme les deux agissent sur les récepteurs hormonaux, il est possible que la progestérone diminue un peu l’efficacité d’EllaOne si elle est prise trop tôt après. C’est pour cela qu’il est vraiment essentiel de poser la question à ton médecin ou ton pharmacien, qui pourra t’indiquer s’il vaut mieux interrompre temporairement Utrogestan ou adapter le schéma. On t’envoie plein de courage 🙏
Bonjour,
Je vous écris car je suis vraiment triste : mes règles sont tres abondantes, mon endometre est un peu epaissi et j’ai des kystes comme dans le SOPK.. tout les progestatifs forts sont banni comme LUTENYL, PRIMULUTE_N etc. Oui y’a des risques de meningiomes mais que faire sinon ? Avoir une anémie comme j’ai actuellement (en plus je supprte pas le fer par cp) j’ai consulté 10 gyneco et le traitement tourne en rond ils me proposent tous : Duphaston, utrogestan, optimizette mais ca ne marche pas!!
Ne faut il pas traiter la maladie que j’ai maintenant, et verra pour plus tard pour les risques du meningiome ??
J’en peux plus.
J’avais simplement une question pour vous entre duphaston, utrogestan et optimizette, laquelle des 3 est plus « forte » pour arreter les regles ? (En moyenne en général svp)
Merci pour cette article et j’ai vraiment besoin de votre reponse pitié
Merci
Coucou ! On comprend tout à fait ton désarroi face à tes règles abondantes… Effectivement, le risque de méningiome est désormais avéré avec ces progestatifs, donc il vaut mieux les éviter. Tu peux prendre une pilule en continu pour stopper tes règles, ou porter un stérilet hormonal, mais vraiment, le mieux serait de comprendre pourquoi tu as des règles aussi abondantes, pour bien régler le problème à la source (tu as sûrement un excès d’oestrogènes), car une pilule ne fera que masquer le problème (même si elle peut te soulager pendant un temps !). Tu as déjà fait un bilan hormonal ? Voici un article qui pourra te donner des éléments de réponse : https://www.emancipees.com/regles-hemorragiques/ Bonne journée, courage !
Bonjour,
La prise de Progestan pour soutenir la phase lutéale peut-elle provoquer des spottings d’ovulation qui s’éternisent, et ces spottings sont-ils problématique pour la fertilité ?
Je suis embêtée car ma gynécologue de PMA m’a prescrit du progestan pour une probable insuffisance luteale (pas de dosage effectué au préalable, mais spotting plusieurs jours avant les regles et contexte de réserve ovarienne très faible), et depuis que je le prends (janvier) j’ai systématiquement des saignements durant environ 5 jours à partir de l’ovulation (validée par symptothermie). Je n’en avais jamais avant. Cette gynéco m’a dit de prendre le progestan tant qu’on essaie naturellement, et d’envisager si ça ne marche pas un don d’ovocyte à l’étranger, et par conséquent elle ne me suit plus… (et ma gynéco de ville m’a dit que n’étant pas spécialisée fertilité, elle ne pouvait pas me répondre).
J’essaie de mieux comprendre mes cycles et mon fonctionnement grâce à votre site qui est vraiment une mine d’or ! Mais je suis un peu désemparée avec ces spottings face auxquels je ne sais pas comment réagir.
Merci pour votre aide!
Coucou Marielle ! Normalement, si tu prends bien le Progestan après l’ovulation validée par la glaire + température, cela ne devrait pas te provoquer un saignement d’ovulation 🙂 Néanmoins, si ta progestérone peine à “décoller”, parce que le corps jaune est un peu fragile (ce qui peut arriver en cas de réserve ovarienne basse), le relais hormonal du Progestan peut être un peu lent ou insuffisant, et des saignements peuvent apparaître malgré tout. De plus, le dosage ou la forme d’administration (orale vs vaginale) peut aussi jouer : une dose trop faible ou mal absorbée (surtout si prise par voie orale) peut ne pas suffire à soutenir la muqueuse utérine, qui devient alors instable et saigne facilement.
En tout cas, si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans ton projet bébé, on sera ravies de t’accompagner dans le Fertility Club 🙂 On n’a pas tout le contexte, ni tout ton suivi médical, mais il y a sûrement d’autres pistes à explorer en cas de spottings en phase lutéale avant de parler d’un don d’ovocytes à l’étranger 🙂 Bonne journée !
Bonjour et merci pour votre site.
Moi j’ai une petite question ménopause : je prends la pilule en continu pour soulager des cycles qui étaient devenus anarchiques, très courts avec un flux très très très abondant et ça va bcp mieux maintenant, même s’il m’arrive d’avoir des règles même sous cette pilule. Ma question : je n’ai pour le moment aucun symptôme de ménopause, hormis une légère tendance à prendre du poids au niveau du ventre. Je voudrais savoir si cette absence de symptôme est due à la pilule et si, quand je l’arrêterai (dans quelques mois selon les analyses et mon gynéco), je risque d’être rattrapée par des symptômes type bouffée de chaleur ?
Coucou Lou ! Oui, effectivement, la pilule a éteint ton cycle menstruel naturel, pour en créer un autre, totalement artificiel : donc, oui, il est possible que tu ressentes des symptômes à l’arrêt, qui était camouflés par la pilule, sans régler le problème hormonal de fond. Dans ce cas, ton médecin pourra te proposer un traitement hormonal de la ménopause, avec des hormones bio-identiques, c’est-à-dire qui sont moléculairement similaires à nos vraies hormones (contrairement à celles contenues dans la pilule). Par ailleurs, des pistes naturelles peuvent également être explorées, en fonction des symptômes que tu peux rencontrer (qui ne sont pas non plus inévitables, cela dépend de chacune !). Bonne journée !
Bonjour Laurène,
Merci pour ton site et ton engagement ❤️
En projet bébé, le médecin m’a prescrit du Progestan pour soutenir ma phase lutéale. Je suis tombée enceinte dès le premier cycle, malheureusement la grossesse n’a pas tenu. Doit on attendre un certain temps avant que le traitement ne fasse pleinement effet et stopper les essais pour le moment afin d’éviter une nouvelle FC ?
Coucou Sophia ! On t’envoie toute notre tendresse ❤️ Pour te répondre, vous pouvez reprendre dès le prochain cycle, le Progestan fera effet tout de suite 🙂 Très bonne journée et on t’envoie toutes nos bonnes ondes !!
Bonjour,
En projet bébé, mon médecin m’a prescrit du Duphaston (J+16 à J+25).
Je voudrais quand même faire doser ma progestérone avant de commencer le traitement. J’ai une phase lutéale de 10-11 jours (je pratique la symptothermie). Est-il mieux de la faire doser à J+6 ou J+7 ?
Merci beaucoup pour votre réponse
Coucou Léa ! Oui, tu peux la doser à J7 plutôt qu’à J6, et si tu prends le traitement, prends-le bien quand tu as validé ton ovulation avec 3 température hautes (donc pas forcément à partir de J16) 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
Actuellement à mon 5eme cycle de stimulation, j’ai eu mes règles le 29/05, première injection de gonal F le 30/06 (J2) jusqu’à J13 le 10/06, prise de sang et écho qui annonce une ovulation proche d’ici max 2jours. Le gynéco qui me suis à la clinique stop le traitement par précaution car surstimulation (nombreux follicules mais autour de 14mm) observée au rdv le 10/06. J’attendais le retour de mes règles autour du 26-27 Juin mais des saignements à J20 soit 10jours plus tôt que mes prévisions faites sur les 4 derniers cycle avec des cycles entre 28 et 30 jours. à noter que j’ai le SOPK. ma question est donc, sont-elles de vrai règles, un écoulement de nidation mais cela me semble de trop grande quantité (présence de sang foncé avec petit morceaux d’endomètre sur le papier en allant au toilette) ou une potenciel FC mais à J20 du cycle cela me semble impossible?
Coucou Sandra ! Pour te répondre, tu décris une situation pas rare du tout en stimulation ovarienne, surtout avec un SOPK en toile de fond : une ovulation qui tarde, une surstimulation, puis des saignements “inattendus » et il est possible (mais pas certain !) que le protocole ait perturbé ton cycle, et provoqué ces règles/saignements. Effectivement, une grossesse arrêtée semble peu probable et théoriquement, en cas de nidation, le saignement est faible. Néanmoins, tout ceci est à prendre avec des pincettes et ton équipe médicale pourra probablement t’en dire davantage 🙂 On t’envoie toutes nos bonnes ondes pour la suite, n’hésite pas à nous tenir au courant ! <3
Merci beaucoup pour votre retour, c’est plus probable en effet que cela soit un nouveau cycle donc en avant pour le cycle 6 de stimulation ! ou une repos en attendant la FIV programmée pour septembre (je contact mon centre PMA demain pour avoir leur avis pour là suite). Et je souhaite également du courage pour toutes celles qui sont dans l’attente de porter la vie.
Coucou Sandra ! C’est probable, mais à bien confirmer avec ton équipe médicale 🙂 On a hâte d’avoir de tes nouvelles !
Bonjour, c’est mon premier cycle ou je prends de la progestérone naturelle. Ma dernière prise remonte au lundi soir et nous sommes déjà jeudi et toujours pas de règle. Au bout de combien de temps les règles sont-elles sensées revenir ?
Je suis autour de J16 post ovulation. Merci d’avance,
Laëtitia.
Coucou Laetitia ! Théoriquement, en l’absence de grossesse, les règles surviennent au plus tard 16 jours après l’ovulation : néanmoins, peux-tu me dire comment tu as validé la tienne ? 🙂 Bonne journée !
Bonjour la team Emancipées !
Une question par rapport au Progestan. On me l’a prescrit pour soutenir la phase lutéale dans le cadre d’un projet bébé et de divers symptômes type SPM très désagréables en seconde partie de cycle (probable périménopause mais cycles réguliers de 26 avec ovulation validée à J11 par symptothermie). Je démarre la prise après 3 températures hautes, mais j’observe ensuite une courbe très anarchique avec un plateau toujours haut mais des différences de l’ordre de 0,20 degrés d’un jour à l’autre sans forcément de nuits perturbées, et surtout toujours énormément de douleurs type crampes jusqu’à 10 jours avant mes règles et de très légers spottings à partir de 5/6 jours avant l’arrivée des règles.
A quoi cela peut-il être dû ? A part me proposer la pilule en continu, les professionnels de santé que j’ai consultés ne me sont d’aucune aide… Merci d’avance pour les éventuelles pistes à explorer !
Coucou ! Oui, effectivement, la pilule en continu ne te sera pas d’une grande aide, surtout si tu es en projet bébé :s Si tes symptômes persistent, cela veut peut être dire que le traitement n’est pas assez dosé ? Est-ce que tu as fait doser ta progestérone 7 jours après l’ovulation ? 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène !
Ayant une phase lutéale un peu courte, ma naturo m’a prescrit un complément pour booster la progestérone à base d’alchemille, yam et gattilier qui fonctionnait plutôt bien. Je suis tombée enceinte, grossesse confirmée à 5SA et quelques jours après fausse couche… ma naturo m’avait conseillé de continuer ce complément pour aider bébé à s’accrocher. Après coup et recherches de mon côté, j’ai pu lire que l’alchemille est déconseillé chez la femme enceinte. Je me pose donc la question : ai-je bien fait de le prendre ou était-ce une erreur ? Un complément de ce type doit il être arrêté en début de grossesse ? L’alchemille est-elle dangereuse pour le bébé ? Merci pour votre réponse …
Coucou Elisa ! Tout d’abord, je t’envoie toute ma tendresse <3 Ensuite, ne culpabilise pas : lorsque l'alchémille est prise avant la grossesse, elle peut être continuée en début de grossesse pour soutenir la progestérone, avec un suivi médical et/ou naturo. Le plus souvent, les arrêts de grossesse sont dûs à une anomalie chromosomique que l'on ne peut pas prévoir ou contrôler... Donc, ne te flagelle pas, et prends le temps de te remettre sereinement de cette épreuve, que je sais douloureuse <3 Je t'embrasse fort !
Bonjour,
Merci pour cet article complet qui m’a vraiment permis de comprendre le rôle de la progestérone.
J’ai commencé la progestérone naturelle au J14 de mon cycle et j’ai pu constater une amélioration assez exceptionnelle de mon état : un sommeil de qualité sans reveil , moins de migraines, une détente et aucun symptôme à l’arrivée de mes règles.
Le bonheur…
Sauf que j’ai arrêté d’en prendre au J24 et depuis retour du mauvais sommeil et des migraines..
Ma question est donc la suivante :
Est il possible de prendre de la progestérone en continu ?
J’ai 41ans, je ne souhaite pas être enceinte.
Merci beaucoup d’avance 🙂
Coucou Gaëlle ! Oui, la progestérone a plein d’effets hyper bénéfiques pour notre santé ! 🙂 En revanche, si tu as un SPM à l’arrêt (syndrome prémenstruel), je te recommande de travailler sur ton équilibre hormonal, avec ton médecin. En effet, prendre de la progestérone en continu risque de bloquer ton ovulation naturelle, qui sert, certes, permet d’avoir un enfant, mais aussi permet de sécréter de la progestérone, qui n’est sécrétée qu’après l’ovulation 🙂 Donc prendre de la progestérone (même naturelle) pour combler un manque de progestérone sur tout le cycle serait finalement contreproductif. Pour travailler sur ton équilibre hormonal, tu peux en parler avec ton médecin et/ou regarder du côté du Moody Club, notre club dédié à cette problématique : https://www.emancipees.com/moody-club/ 🙂 Par ailleurs, pourquoi prends-tu de la progestérone à partir du 14ème jour ? Es-tu sûre d’avoir ovulé à ce moment-là ? Très bonne journée !
Hello !
Très intéressant cet article ! Merci beaucoup !!
Pour mon cas, fausse couche a 9SA en février avec aspiration. Retour de couches fin mars et depuis… plus rien
J12 echo de contrôle post rdc ; tout va bien, mais endomètre un peu fin, 2mm
A J46 j ai revu mon gyneco qui m a prescrit du duphaston si pas de règles dans les 15 jours. + endomètre toujours fin à 4,8mm
A J60 je l ai revu car j avais l impression d avoir des signes d ovulation, ce qui s est confirmé à l écho avec un beau follicule de 18mm à gauche, mais un endomètre très fin (moins de 5mm).
Du coup on maintient le Duphaston en faisant ça comme « test », pour voir si ça saigne bien et qu il n y ait pas de possibles adhérences du à l aspiration .
–> ma question : en prenant le duphaston avec présence d un follicule, pas de risque de perturber le cycle ou les prochains/ pas de conséquences ?
Voir est ce que le duphaston peut éventuellement venir « épaissir » l endomètre ?
Merci ! 🙂
Coucou Alice ! Tout d’abord, on t’envoie toute notre tendresse <3 Ensuite, ce sont plutôt les oestrogènes qui viennent épaissir l'endomètre et non la progestérone (le Duphaston contient de la progestérone de synthèse) : ici, le Duphaston permet effectivement de voir si tu saignes, et donc que tu as suffisamment d'endomètre à éliminer. Mais il ne relance pas le cycle et n'épaissit pas l'endomètre :) Il permet de faire un "reset" du cycle, en provoquant une hémorragie de privation, qui marque le début d'un nouveau cycle.
De plus, oui, le Duphaston peut bloquer une ovulation en cours, car la progestérone inhibe la LH, qui permet la rupture du follicule.
Après un arrêt de grossesse, le cycle peut mettre un peu de temps à se remettre et l'ovulation peut avoir du mal à redémarrer : si tu souhaites creuser ce point, voici notre article à ce sujet : https://www.emancipees.com/ovulation-apres-fausse-couche/ 🙂 Tu peux éventuellement voir avec ton médecin pour faire un bilan hormonal, afin de voir où tu te situes en termes d’oestrogènes, de FSH et de LH en début de cycle 🙂 Est-ce que tu as l’habitude de suivre ton ovulation avec la symptothermie ? Très bonne journée à toi !
Bonjour
Savez-vous comment pouvons nous faire pour prendre rendez-vous avec le Docteur Nuñez svp ?
Merci
Vous êtes top merci pour votre initiative.
Bonne journée
Bonjour Jacqueline ! Mince, non, pas du tout : as-tu essayé de lui envoyer un message privé sur Instagram ? Bonne journée !
Bonjour, actuellement je suis sous sawis pour encadrer les saignements de mon adénomyose. Mais je supporte mal les effets secondaires. J’aimerais essayer un traitement par utrogestan sachant que certains gynecos stabilisent le cycle avec. Mais pour le moment personne ne me prescrit utrogestan… Auriez-vous des conseils à me donner pour avoir accès à ce traitement plus naturel?
Coucou Ingrid ! Mince, je comprends… Il est difficile de te répondre, as-tu bien expliqué à ton médecin que tu supportais mal le Sawis et les avantages de la progestérone bio-identique (Utrogestan ou Progestan) ? Essaie d’engager la discussion avec lui/elle, afin de voir pourquoi il/elle estime que le Sawis est plus adapté à ta situation 🙂 Très bonne journée !
Bonjour
Après prise de sang qui a montré un taux de progestérone bas, la médecin m’a prescrit de la progestérone 200 pendant une partie de ma phase lutéale. Si les cinq premiers jours ont été parfaits avec même un creux au jour six, j’ai l’impression d’avoir des effets secondaires: vertiges, fatigue, est-ce que je dois arrêter ou est-ce que je peux continuer?
Merci beaucoup pour votre réponse !
Coucou Claire ! Oui, cela peut en effet se produire, mais si tu la prends par voie vaginale, les effets secondaires devraient être moins gênants. S’ils persistent, n’hésite pas à en parler avec ton médecin 🙂 Très bonne journée !
Bonjour Laurène, arrêt de la pilule toute fin décembre 2024 pour un projet bébé. Mes cycles sont assez longs, entre 39 et 50 jours, avec une ovulation qui intervient vers J30. Ma phase lutéale est courte, environ 5/6 jours. Mon gynécologue m’a prescrit duphaston pour soutenir ma phase lutéale. Je pratique la symptothermie, la prise de Duphaston n’est pas censée faire monter ma température, aussi est-ce que je peux continuer de prendre ma température post-ovulation ? Ma température augmentera-t’elle malgréla prise du traitement ou bien cela risque-t’il de fausser les résultats ? Et si la température augmente c’est uniquement grâce à la progestérone que produit naturellement mon corps ? Merci d’avance et merci pour votre site et vos podcasts qui m’ont réellement permis d’apprendre à me connaître !
Coucou Audrey, merci beaucoup pour ton petit mot ! 🙂 Pour te répondre, la prise de Duphaston ne faussera pas ta température, car il s’agit de progestérone de synthèse 🙂 En revanche, la progestérone bio-identique (Progestan, Utrogestan) peut quant à elle fausser ta courbe. Très bonne journée !
Bonjour,
Prise de progestan après ovulation validée (température + glaire + col)
La température a continué de monter – 36.55 sans progestan puis évolution constante jusqu’à 37.90 à dpo 7 puis légère baisse sur dpo 8 et 9 avant de remonter de +0.15 sur dpo10 et 11
Ma question : comment justifier le fait que la température baisse puis remonte ? est-ce que c’est uniquement dû au progestan et du coup la courbe ne donnerait vraiment aucune indication sur un potentiel creux d’implantation ?
Si oui, j’imagine qu’il ne sert à rien de continuer de prendre sa température quand on prend du progestan, c’est bien ça ?
Un grand merci d’avance
Coucou Alice ! Effectivement, la prise de progestérone bio-identique (Progestan ou Utrogestan par exemple) peut fausser la courbe de température, car ces molécules agissent exactement comme la progestérone naturelle (contrairement au Duphaston). Après, ce creux peut aussi s’expliquer ici par une nidation, ce que je te souhaite fort ! 🙂 Bonne journée !
Merci pour votre retour
Pour les prochains cycles du coup, est-ce que ça reste pertinent de prendre sa température sous progestan ?
Belle journée
Coucou Alice ! Oui, car en fait, le Progestan soutient, mais ne remplace pas ta progestérone naturelle, elle s’y ajoute 🙂 Ainsi, tu pourras vérifier que le traitement fonctionne bien, grâce au maintien de la température sur un plateau haut 🙂 Très bonne journée !
Bonjour la team Emancipées,
J’ai une question à propos du progestan. Ma gyneco m’en a prescrit 400mg par jour pour soutenir la phase lutéale dans le cadre d’un projet d’enfant. Je dois le prendre du jour 17 (J+2 par rapport à ma date d’ovulation évaluée grâce au test) au jour 28 du cycle pendant 3 mois. Je l’ai donc arrêté au jour 28 comme écrit sur l’ordonnance, mais je me suis ensuite demandé si je devais continuer en cas de grossesse. Elle n’a rien précisé là dessus. Donc je ne comprends pas la logique, car je me dis que si je l’arrête au jour 28 et que la fécondation a eu lieu, le fait d’arrêter la progestérone d’un coup peut avoir un impact négatif. Merci d’avance pour votre retour !
Pauline
Coucou Pauline ! Pour te répondre, l’important est de faire ton test de grossesse à la fin du traitement et si tu es enceinte (ce que je te souhaite fort !), tu pourras refaire un dosage et, en fonction des résultats, ta gynécologue pourra te supplémenter à nouveau en progestérone 🙂 En revanche, j’attire ton attention sur le fait que les tests d’ovulation ne sont pas forcément ultra fiables, voici notre article à ce sujet si tu souhaites creuser : https://www.emancipees.com/test-ovulation/ 🙂 Très bonne journée !
Bonjour,
Je suis en essai bébé depuis 16 mois.
J’ai eu un arrêt de grossesse fin novembre.
Depuis j’ai du Progestan en deuxième partie de cycle.
Je suis dans mon 4 ème cycle de prise de température + observation de la glaire.
J’ai comme tout le monde eu une ordonnance avec Progestan du jour 16 au jour 25 du cycle.
J’ai adapté en me disant jour 16= 2 jours après l’ovulation.
Ce que j’essaie de faire.
Pour valider l’ovulation avec la température il faut attendre 3 températures hautes.
Ce qui veut dire dans certains cas commencer le progestan 3 à 4 jours après l’ovulation.
Pour les 3 derniers cycles j’ai donc commencé après 2 températures hautes en me disant que l’ovule du soir 22h n’avait peut-être pas le temps d’influer la température du lendemain matin 6h30.
D’où ma question combien de temps l’ovule de Progestan met il à agir (en particulier sur la température)‽
J’ai peur qu’attendre 3 jours de température hautes ce soit trop.
Merci à toute l’équipe pour ce que vous faites
Coucou Nelly ! Oui, il est vraiment préférable de bien attendre que la température soit validée avec 3 températures hautes, pour bien s’assurer que les températures hautes observées (1 ou 2) ne soient pas des températures perturbées, et non liées à l’ovulation. Donc tu peux attendre les 3 températures hautes, ce sera pas forcément trop tard ! Surtout que le Progestan peut aussi faire monter ta température artificiellement, si tu le prends trop tôt et fausser ton analyse. Je ne peux pas te dire en combien de temps exactement l’ovule agit sur la température, cela dépend de chacune, mais en tout cas, il vaut mieux être sûre d’avoir bien ovulé avant de le prendre 🙂 Très bonne journée !
Bonjour,
Après avoir fait une prise de sang qui a révélé une progestérone faible, j’ai pris rdv avec un gyneco pour avoir de la progestérone bio-identique au cas où dans mon placard.
Elle m’a dit que je devais la prendre de j15 à J25… j’ai donc posé la question : « dans la mesure où l’ovulation n’a pas forcément lieu à J14 et que la progestérone n’est pas censée être sécrétée avant l’ovulation, est-ce que la prise de progestérone en complément ne va pas bloquer l’ovulation ? » réponse : Non pas du tout, la progestérone va aider à épaissir la muqueuse mais ne va pas bloquer l’ovulation…….
+ elle a remis en doute le fait que j’ai bien ovulé, et je lui ai dit que j’avais plusieurs marqueurs qui m’indiquaient que si : la présence de progestérone à DPO7 (bien qu’elle soit faible était tout de même dans la fourchette) + courbe de température à +0,30 qui se maintient pendant quelques jours de façon très stable + glaire qui s’assèche + + col ouvert et mou qui se ferme et se durcit le lendemain + bonus TO positif l’avant veille de la montée de température.
+ elle m’a dit qu’il fallait arrêter la prise de température car ça nous focalisait trop sur les jours du cycle…… (c’est le but non???)
2 gynéco différents m’ont dit la même chose (une à propos du duphaston et l’autre à propos de progesterone bio-identique).
C’est très frustrant d’avoir un corps médical, qui a fait les études spécifiques dans ce domaine, me dire le contraire de ce que je lis ici, et pourtant je comprends et j’adhère à ce qui se dit ici car les arguments sont logiques + témoignages de femmes qui ne réussissaient pas à tomber enceinte notamment car elles prenaient ce genre de médicament en suivant la prescription du médecin, et qui, de ce que j’ai compris, ont vu leur ovulation bloquée…
Maintenant je m’interroge, est-ce que le fait de prendre la progestérone après avoir confirmé l’ovulation (le lendemain de la montée de température ou 3 jours après d’ailleurs ?) et pas à J15 ne va pas entraver son efficacité ?
Je suis désolée pour ce long commentaire :)) un grand merci d’avance,
Coucou Alexia ! Je comprends tout à fait ton interrogation et par convention, on dit souvent aux femmes qu’elles ovulent au 14ème jour et donc de prendre la progestérone à partir du 15ème jour. Sans que, comme tu le dis bien, on peut ovuler plus tôt ou plus tard ! Donc le mieux est de commencer ta progestérone une fois que l’ovulation est validée (après 3 températures hautes) 🙂 Si tu souhaites avoir un argument solide pour échanger à ce sujet avec ta gynéco de manière posée, voici le VIDAL sur les hormones féminines, qui rappelle que la progestérone inhibe la sécrétion de FSH et de LH (et donc, l’ovulation) : https://www.vidal.fr/maladies/sexualite-contraception/contraception-feminine/hormones-feminines-cycle-menstruel.html Très bonne journée !
Hello la team émancipée !
Suite à 3 jours de spotting et une phase luteale de 9j ce mois ci et beaucoup de glaire crémeuse en post ovulatoire (contre 10 a 12 grand max les précédents) ma gyneco viens de me prescrire du progestan.
Quand j’avais fais doser en janvier le taux étais plutôt bon, et je soupçonne une hyperoestrogénie.
Si ma progestérone est ok mais que que c’est lié à une hyperoestrogénie est ce que le progestan aura quand même sont utilité ?
Et du coup je me commence a l’assèchement de la glaire + 1ère température haute ou pas précaution il faut attendre la 3e température ? J’ai peur de la prendre trop tôt mais aussi de la prendre trop tard
Merci beaucoup pour votre travail
Coucou Océane ! Est-ce que tu as fait doser également tes oestrogènes en même temps que ta progestérone ? Il serait effectivement intéressant d’avoir ton taux d’oestrogènes pour voir s’il fqut que tu travailles aussi sur cet axe là 🙂 En tout cas, oui, le Progestan pourra aider et dans tous les cas, suis bien les recommandations de ton médecin 🙂 Tu peux commencer une fois l’ovulation validée, avec trois températures hautes. Très bonne journée !
Bonjour
Merci beaucoup pour votre réponse.
Jai demander à faire tester les oestrogène mais la gyneco du centre pma m’a répondu que ça servais à rien et que le seule marqueur important étais la progestérone et ma donc mise sous progestan.. C’est très frustrant venant de spécialistes de la fertilité, malgré mes arguments avec notamment beaucoup de glaire crémeuse / filante sur tout mon post ovulatoire. Ma progestérone étais à 17 donc le taux étais très bon et mes courbes plutôt bien aussi avec quelque variations normale
Coucou Océane ! Mince, c’est dommage, car il arrive souvent d’avoir trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone (dans ce cas, on est en hyperoestrogénie relative) :s Après, effectivement, ton taux de progestérone est très bon, mais ta phase lutéale me parait courte, et les spottings sont aussi un indice complémentaire. Tu peux essayer de faire doser toi, tes oestrogènes et ta progestérone 7 jours après l’ovulation (mais tu devras régler la prise de sang) et surtout, voir ce que donne la supplémentation en Progestan 🙂 Je te souhaite une belle journée !
Bonjour !
Taux insuffisant de progestérone et symptômes liés J’ai très mal supporté Duphaston, (essayé 2 cycles, règles très douloureuses) est ce que ça vaut la peine d’essayer une progestérone bio identique ? Merci
Coucou Marie ! Oui, tout à fait, car comme elle est quasiment identique à la progestérone naturelle sur le plan moléculaire, elle est généralement mieux tolérée 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
Merci bcp pour toutes ces informations très clairs.
Je suis en pré-menaupose depuis presque 5 ans et c’est le basard.
Jusque là je prenais Duphaston depuis 1 ans, 2 comprimés/jour pdt 10 jours au 16 ème jours à cause des SPM.
Au début plutôt efficace et maintenant c’est reparti, plus douloureux, caillots…
Mon gyne vient de me prescrire optimizette seulement je n’avais pas compris que c’était un contraceptif?
A noter que j’ai arrêté la pilule à 30 ans car je ne la supportais pas (sporing, rétention etc).
Du coup, j appréhende de prendre ce progestatif à défaut de progestérone.
Un conseil?
Faut il voir un endocrinologie?
J aimerais rester proche du naturel en attendant la menaupose.
Merci d’avance
Coucou ! Effectivement, Optimizette est une pilule contraceptive, mais qui contient seulement un progestatif, à prendre tous les jours. En tout cas, sache que des solutions naturelles existent pour le SPM et la pré-ménopause (on a souvent, effectivement un SPM plus vénère en pré-ménopause) et c’est tout l’objet du Moody Club (https://www.emancipees.com/moody-club/) 🙂 Tu peux également aller voir un endocrinologue ou un autre gynécologue pour avoir un deuxième avis et/ou éventuellement lui demander de la progestérone bio-identique (comme le Progestan) à la place de l’Optimizette, qui ne sera pas un moyen de contraception et ne bloquera pas ton cycle 🙂 Très bonne journée !
Bonjour Laurène,
Aurais-tu des pistes sur ce qui se passe dans mon corps avec une progestérone dosée à 28 à j+7 de l’ovulation mais un spotting permanent depuis l’ovulation malgré ce taux…
Ma gynéco m’a prescrit du « progebel 100 » mais le spotting continue…
Cela fait 2 cycles de suite que ça m’arrive…
Ce serait dû à l’ovulation et au corps jaune ? Ou autre chose ?
D’autres pistes à explorer ?
Merci pour ta réponse 😁
Coucou Cloé ! Il faudrait peut-être également mesurer les oestrogènes 7 jours après l’ovulation et éventuellement voir avec ton médecin pour augmenter un peu le dosage de ta progestérone. Est-ce qu’il a également investigué avec un examen d’imagerie pour voir si un petit kyste ou un fibrome par exemple ne pourrait pas provoquer ce saignement ? Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !
J’utilise Alchémille, Gattilier et Onagre et ça m’aide bien pour le spm. Mais est ce suffisant pour projet grossesse ou faut il favoriser le Progestan ? Sachant que je suis plus soulagée dans mon cycle avec l’Alchémille qu’avec la progestrone de synthèse 🙂
Coucou Anne ! Tout dépend de ta physiologie propre et ton niveau de progestérone à toi 🙂 N’hésite pas à la faire doser 7 jours après l’ovulation si tu as un doute (avec tes oestrogènes) et de voir avec ton médecin s’il pense que le Progestan est nécessaire. Sinon, si ta progestérone est OK et que ta routine te convient, tu peux la continuer 🙂 Très bonne journée !
Bonjour
J ai 42 ans , j etais en projet bebe depuis un an et prenait de la progesterone bio identitique pour soutenir ma phase lutheale. je fais une pause dans ce projet et ai arrete ce mois ci par lassitude ma progesterone Du coup mes regles sont arrivees en avance de 6 jours. Que me conseilles vous pour le mois prochain ? J aimerai vraiment faire une pause, mais peut etre que je peux la soutenir via des plantes ou bien dois juste diminuer la dose de progesterone ?
Merci
Coucou Laure ! Il est très difficile de donner des conseils personnalisés par commentaire sans te suivre dans un club, mais u peux bien sûr soutenir ta progestérone naturellement si tu souhaites faire une pause avec la progestérone bio-identique ! On donnait quelques conseils dans cet article (https://www.emancipees.com/manque-de-progesterone-symptomes/), et tu peux aller plus loin avec notre mini-programme Progestérone (https://mini.emancipees.com/favoriser-progesterone-post-ovulatoire). Et si tu souhaites un accompagnement encore plus poussé et personnalisé dans ton projet bébé, le Fertility Club ouvrira dans quelques jours 🙂 Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!
Bonjour, tout d’abord merci pour ces infos ! Si le Duphaston n’a pas d’effet sur la température, est-il possible de voir une diminution de cette température en fin de cycle alors qu’il reste encore quelques jours de traitement ?
Coucou Chloé ! A priori, oui ! 🙂
Bonjour Laurène,
Merci beaucoup pour cet article. Je suis supplémentée en progestérone en phase lutéale dans le cadre d’un projet bébé. Je prends du progestan.
Je constate une augmentation du volume de mes seins en ce milieu de phase lutéale, est ce un effet secondaire du progestan ?
Je n’ai jamais ce symptôme d’habitude.
Merci beaucoup 🙂
Ophélie
Coucou Ophélie ! Oui, c’est possible 🙂 Très bonne journée !
Merci beaucoup pour votre réponse. En lisant la rubrique sur le SPM qui peut donner des tensions mammaires j’avais compris que c’était plutôt les oestrogènes qui pouvaient provoquer cela et que la progestérone apaisait ^^
Très bonne journée à vous aussi !
Coucou ! Oui, tout à fait, mais la progestérone, notamment la progestérone bio-identique, peut aussi avoir cet effet 🙂 Très bonne journée !
Bonjour,
J’ai eu mon pic aujourd’hui sauf que j’ai commencé hier et ce matin duphaston ( je reprendrai une fois mon ovulation)
Duphaston peut bloquer mon ovulation ou ça n’a pas d’incidence 1jour et demi avant ?
Merciii
Coucou ! Normalement non, car le dosage n’est a priori pas suffisant pour bloquer l’ovulation 🙂 Très bonne journée !
Bonjour, il faut donc prendre la progesterone une fois qu’on sait que l’ovulation a eu lieu mais quand l’arrête t’on? Au premier jours des règles? Merci !!
Bonjour Manon ! Cela dépend de la prescription réalisée par le médecin, mais en général, c’est 12-14 jours environ 🙂 Très bonne journée !
Bonjour je crois que j’ai pris progestérone avant l’ovulation comment faire maintenant pour rattraper mon cycle ?
Hello ! Il est délicat de te répondre, car je ne sais pas si tu suis ton cycle ? 🙂 Si tu ne suis pas ton cycle avec la glaire cervicale + la température, tu peux continuer sur ce cycle et essayer de repérer ton ovulation au cycle prochain, pour la prendre au bon moment. Très bonne journée !
Bonjour,
Je suis actuellement enceinte et je prends de la progestérone, je suis à 7 semaine de grossesse.
Les analyses avaient montré que je ne produisais pas assez de progesterone et j ai déjà fait une fausse couche.
J ai lue que la progestérone de synthèse pouvait avoir des effets sur le cerveau des foetus ( autisme, bipolarité…)
J aimerais l arrêter mais penser vous qu à 7 semaine de grossesse cela est risqué ?
Bonjour Aurélie ! Il est préférable de suivre les recommandations de ton médecin 🙂 Surtout que en effet, la progestérone peut soutenir la grossesse, ce qui explique qu’il t’en ait prescrit 🙂 Néanmoins, si tu as une inquiétude, n’hésite pas à lui en faire part, pour aviser avec lui. On t’envoie toutes nos bonnes ondes !
Est il possible de cumuler Duphaston et gatillier ou est ce trop?
Je suis OPK, quadra et en essai bébé
Coucou ! Pour te répondre, si tu prends du Duphaston, il peut en effet être redondant de prendre du gattilier ou une autre plante à visée hormonale. Cela peut également perturber le protocole en cours 🙂 Je t’embrasse !
Bonjour,
Peut-on remplacer lutenyl par de la progestérone bio identique dans le traitement des mastoses sévères ?
Merci
Coucou Mélinda,
Malheureusement cette question va au-delà de nos compétences. Il faut que tu te rapproches de ton soignant pour avoir son avis 😉
À bientôt
Bonjour Laurène,
Est-ce OK de coupler onagre + progestan pour soutenir sa phase lutéale, ou cela fait trop ? Aussi, est-ce que soutenir ainsi sa phase lutéale crée un terrain de dépendance pour les cycles suivants?
Merci pour ton retour,
Caroline
Bonjour Caroline ! Tu peux utiliser les deux, car l’onagre n’est pas en soi une plante progestérone-like, elle vient réguler nos hormones 🙂
Non, mais en revanche, cela ne créé pas, en soi, une dépendance, mais il peut être bienvenu de comprendre d’où vient le déséquilibre hormonal traiter le problème « à la source » pour ne plus avoir besoin de plantes ou d’un traitement médicamenteux (des carences alimentaires, un stress chronique ou trop de perturbateurs endocriniens, par exemple :)) Très bonne journée à toi !