Emancipées

symptômes de déséquilibre hormonal

Dérèglement hormonal : les symptômes qui alertent et les pistes pour y remédier

Les idées clés

  • Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
  • La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
  • L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
  • Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
  • Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂

Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !

Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂

Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉



hormones féminines

Hormones féminines : qui sont-elles et à quoi servent-elles ?

First things first : qu’est-ce qu’une hormone ? Une hormone, c’est en fait une messagère chimique, qui passe dans notre circulation sanguine pour aller apporter un message, un ordre, à certaines de nos cellules pour moduler leur fonctionnement, en se fixant sur des récepteurs dédiés.

Les hormones sont sécrétées par des glandes endocrines, comme la thyroïde, le pancréas, les ovaires ou le cerveau (entre autres !). Elles régissent donc un grand nombre de mécanismes du corps humain : appétit, sommeil, glycémie, rythme cardiaque etc., mais aussi le fonctionnement de notre cycle menstruel et notre fertilité !

Hormones hypothalamo – hypophysaires : GnRH, LH et FSH

Cela peut paraître étrange, mais le cycle menstruel démarre dans le cerveau.

L’hypothalamus, carrefour entre notre système endocrinien (= système hormonal) et notre système nerveux, capte les informations de notre environnement et les stimuli envoyés par nos neurones, pour déterminer si nous sommes présentement apte à enfanter et donc à ovuler (rien que ça !)

S’il pense que oui, il envoie une hormone, la GnRH, à une autre glande cérébrale, l’hypophyse : en réponse, ce dernier demande aux ovaires de faire maturer des follicules en envoyant de la FSH (Follicle Stimulating Hormone). Lorsqu’il détecte un niveau suffisant d’oestrogènes, qui sont sécrétés par les follicules en développement, l’hypophyse envoie une quantité massive de LH, qui permet la rupture du follicule « élu » sur ce cycle et donc l’ovulation.

Hormones ovariennes : oestrogènes et progestérone

D’autres hormones sont également impliquées, au niveau ovarien. Ce sont celles que l’on appelle souvent les hormones féminines :

  • Les oestrogènes dont on vient de parler, qui sont sécrétés par les follicules en maturation. Plus les follicules se développent, plus ils produisent d’oestrogènes. Cela signifie que la sécrétion d’oestrogènes est exponentielle au fur et à mesure que l’ovulation approche 🙂 Les oestrogènes épaississent l’endomètre et favorisent la sécrétion de glaire cervicale, entre autres ! Ce sont plutôt les hormones de la phase pré-ovulatoire.

  • La progestérone, sécrétée par le corps jaune après l’ovulation. Le corps jaune est ce qu’il reste du follicule rompu et devient une glande qui sécrète de la progestérone, l’hormone essentielle de la nidation et du début de grossesse. En effet, elle prépare l’utérus à la bonne implantation de l’embryon et maintient l’endomètre en place (entre plein d’autres rôles !) : s’il n’y a pas eu de fécondation, le corps jaune s’atrophie et la sécrétion de progestérone chute. C’est ce qui provoque les règles, puisque la progestérone n’est plus là pour « retenir » la muqueuse utérine.

hormones femme

Les autres hormones susceptibles d’interférer avec le cycle menstruel

Dans notre corps, tout est interconnecté et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on parle des hormones, puisqu’elles passent d’un organe à l’autre via la circulation sanguine. Ainsi, d’autres hormones peuvent, quand elles sont en déséquilibre, chambouler notre cycle menstruel !

La glande thyroïde, par exemple, interfère grandement : elle régit tout notre métabolisme et forcément, elle joue sur nos hormones féminines.

  • Une hypothyroïdie se caractérise par une TSH élevée (la TSH est sécrétée par l’hypophyse : oui, c’est la même glande cérébrale qui envoie la FSH et la LH !) et des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) trop basses. Pour schématiser, l’hypophyse hurle sur notre thyroïde qui, clairement, fait la sourde oreille :s Cela met notre cycle menstruel au ralenti, avec des ovulations plus rares et/ou moins réussies. L’hypothyroïdie a aussi tendance à favoriser la prise de poids et la fatigue, ainsi qu’un ralentissement de la digestion, ce qui peut accentuer un déséquilibre hormonal !

  • L’hyperthyroïdie, quant à elle, se manifeste par une TSH basse (ou normale) et des hormones thyroïdiennes en excès. Cela entraîne une accélération de tous nos métabolismes et, entre autres, une perturbation de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien qui va, là encore, impacter l’ovulation et le cycle menstruel. L’hyperthyroïdie peut également provoquer une perte de poids très rapide que l’hypothalamus (le grand chef d’orchestre, vous vous souvenez ? ) interprète comme un stress et une menace pour nos réserves corporelles. Résultat : il peut bloquer l’ovulation et/ou réduire la production de progestérone :s

🎧 Si vous voulez creuser ce sujet de la thyroïde, on vous recommande de regarder/écouter notre épisode de podcast avec le Dr Yoni Assouly, qui en parle en détail !

La prolactine, l’hormone de la lactation et de l’allaitement, peut aussi perturber l’ovulation quand elle est sécrétée en trop grande quantité. Pour le cerveau, tant qu’on allaite, ce n’est pas trop le moment de relancer une grossesse ! Toutefois, il arrive que certaines femmes qui ne sont pas enceintes, sécrètent trop de prolactine, à cause du stress ou d’un adénome hypophysaire (car oui, c’est également l’hypophyse qui sécrète la prolactine !).

Enfin, l’insuline, sécrétée par le pancréas pour réduire la glycémie (le taux de sucre dans le sang), peut également jouer les trouble-fêtes, et les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) le savent bien ! En effet, un excès d’insuline stimule la production de LH par l’hypophyse et favorise également une surproduction d’androgènes par les ovaires (les androgènes étant les hormones mâles, telles que la testostérone).

Il est bien sûr essentiel que le cerveau envoie un pic de LH pour déclencher l’ovulation, car c’est cette montée soudaine qui provoque la rupture du follicule. Mais dans le SOPK, la LH est souvent élevée en continu, au lieu d’avoir un pic bien défini. Résultat : le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires est brouillé, la maturation folliculaire est perturbée et l’ovulation devient plus difficile.


signes déséquilibre hormonal

Les symptômes d’un dérèglement hormonal chez la femme

On a fait un petit panorama de nos hormones féminines et de leurs principales « consoeurs » qui peuvent venir causer un dérèglement hormonal au coeur du cycle menstruel, afin que vous puissiez mieux comprendre le lien entre les symptômes et le déséquilibre à l’oeuvre. Il peut évidemment y en avoir d’autres, mais ce sont les plus courants !

Mais comment reconnaître un déséquilibre hormonal, quels sont les indices qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille ? Bien que nous soyons toutes différentes, voici les symptômes physiques et psychologiques les plus fréquents en cas de troubles hormonaux, notamment du côté des oestrogènes et de la progestérone !

Symptômes physiques

  • Prise de poids / perte de poids inexpliquée

  • Tensions mammaires, douleurs lombaires

  • Règles douloureuses, contractions utérines très intenses avant les règles

  • Rétention d’eau, jambes lourdes

  • Transit accéléré ou ralenti

  • Fatigue inexpliquée

  • Acné

  • Perte de cheveux

  • Absence de règles sans grossesse

Symptômes psychologiques

  • Anxiété

  • Tristesse, déprime

  • Irritabilité, sautes d’humeur

  • Troubles du sommeil

spm

Le SPM (syndrome prémenstruel)

Si vous êtes en PLS avant vos règles, que vous souffrez physiquement et/ou émotionnellement en fin de cycle, vous être très certainement concernée par un syndrome prémenstruel (SPM pour les intimes), qui touche un grand nombre d’entre nous !

Or, le SPM n’est pas normal et témoigne d’un dérèglement hormonal après l’ovulation, avec une progestérone insuffisante face aux oestrogènes. C’est donc un ÉNORME signe que vos hormones féminines ne sont pas totalement équilibrées !

observation cycle menstruel

Les indices donnés par l’observation du cycle menstruel

Si vous avez l’habitude d’observer votre cycle menstruel avec la symptothermie, la lecture de votre cyclogramme peut vous donner des indices précieux d’un dérèglement hormonal !

  • Pas de décalage thermique et une courbe de température qui reste plate, sans présenter deux plateaux de température : a priori, l’ovulation n’a pas eu lieu sur ce cycle

  • Une phase lutéale courte, des spottings plusieurs jours avant les règles et/ou une température qui ne se maintient pas en phase lutéale : cela peut témoigner d’un déséquilibre oestrogènes/progestérone après l’ovulation

  • Plusieurs départs de glaire cervicale, qui montrent plusieurs tentatives d’ovulation et donc d’un dialogue cerveau/ovaires éventuellement un peu brouillé et/ou des ovaires qui ont du mal à répondre à la commande hypophysaire : cela peut aller de pair avec une phase pré-ovulatoire un peu longue.

  • Une glaire cervicale absente ou très peu présente : cela peut être le reflet d’une activité oestrogénique en berne (mais pas que ! Elle peut aussi avoir simplement du mal à s’extérioriser)

  • Des règles trop courtes et/ou pas assez abondantes : elles peuvent témoigner d’une insuffisance en oestrogènes

  • Des règles trop longues et/ou trop abondantes : elles peuvent quant à elles  signaler un excès d’oestrogènes ou une insuffisance en progestérone. Pour info, des règles « normales » durent entre 2 et 7 jours, sont bien rouges et équivalent à 60 ml de sang perdu (soit environ 16 cuillères à soupe sur toute la durée de vos règles).

On en profite pour préciser qu’il est tout à fait normal que votre cycle menstruel soit perturbé à la puberté, en post partum ou après l’arrêt d’une contraception hormonale ! En effet, il faut parfois un peu de temps à la cascade hormonale pour (re)trouver son rythme de croisière 🙂

Par ailleurs, gardez en tête qu’il est possible que vous observiez certains de ces signes sur un seul cycle menstruel, puis que tout rentre dans l’ordre : nous ne sommes pas linéaires, nos cycles non plus ! No stress donc si l’un de vos cycles est perturbé et ne tirez pas de conclusions hâtives au bout d’un seul cycle d’observation 🙂

Si vous souhaitez aller plus loin et creuser en quoi la symptothermie peut vous aider à repérer un déséquilibre hormonal, n’hésitez pas à lire notre article dédié !


diagnostic déséquilibre hormonal

Dérèglement hormonal : quand consulter et comment obtenir un diagnostic ?

En lisant les symptômes évoqués, vous vous demandez sûrement si vous n’auriez pas un petit déséquilibre hormonal ? Dans ce cas, on vous invite à consulter votre professionnel de santé, surtout si vous sentez que votre qualité de vie est vraiment impactée par vos symptômes, que ce soit en termes de santé physique ou de bien- être émotionnel. On le dit souvent, mais vraiment, vos hormones et votre cycle menstruel ne doivent pas vous handicaper au quotidien, vous faire souffrir au point d’avoir des retentissements sur votre vie et vos projets.

Il arrive parfois que ces symptômes soient plus « doux », mais ils peuvent néanmoins mériter un avis médical. C’est notamment le cas si vous suspectez un problème de fertilité, que vous avez commencé les essais sans succès et/ou que vous remarquez des petites choses dans vos observations qui vous laissent penser que vos hormones sont un peu détraquées.

Pour obtenir un vrai diagnostic, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme qui pourra vous prescrire un bilan hormonal, par prise de sang.

Et si vous avez du mal à vous sentir accompagné, sachez qu’on travaille beaucoup sur tout cela, avec notre équipe pluridisciplinaire, dans le Fertility Club pour celles qui sont en désir de grossesse, et dans le Moody Club pour celles qui veulent mettre un coup de pied à leur SPM !

Quoi qu’il en soit, que faut-il doser, et à quel moment du cycle ? 

Généralement, on recommande de doser la FSH, la LH et les oestrogènes entre le 2e et le 5e jour du cycle, et les oestrogènes et la progestérone 7 jours après l’ovulation (ovulation validée par la glaire cervicale et la température si possible). Vous pouvez ajouter la prolactine, la glycémie et les hormones thyroïdiennes à la première prise de sang, afin d’avoir un panorama complet !

Très souvent, ce bilan hormonal est réalisé au moment d’un bilan de fertilité, lorsque le couple rencontre des difficultés à concevoir. Néanmoins, il peut être intéressant de prendre les devants et de le faire au moment de commencer les essais ! Et encore une fois, vous pouvez aussi investiguer si vous n’êtes pas en projet bébé mais que vous présentez des symptômes évocateurs d’un dérèglement hormonal 🙂

Parfois, les résultats sont évocateurs et il n’y a pas de doute, il y a un déséquilibre ! 

Et puis parfois, les taux semblent normaux, mais les symptômes restent bien présents. Dans ce cas, il faut creuser un peu plus loin que la biologie, car des résultats d’apparence normale ne veulent pas dire qu’il n’y a pas un déséquilibre, un souci de conversion d’une hormone en une autre, de réceptivité, de balance pas optimale, etc. Hélas, c’est peu pris en compte par la médecine classique, mais c’est loin d’être rare !!


cause dérèglement hormonal

Les causes d’un dérèglement hormonal chez la femme

OK, les résultats sont tombés : le dérèglement est avéré, ou il ne ressort pas de la biologie mais il reste bien présent. Mais pourquoi s’est-il installé ? Les hormones sont un sujet complexe et notre système reproducteur ne fonctionne pas en silo, isolé des autres systèmes de notre corps humain : voilà pourquoi un dérèglement hormonal peut venir de plein de choses, et même être multi-factoriel ! Voici néanmoins quelques pistes à creuser 🙂

Une pathologie

Un dérèglement du cycle menstruel peut être la conséquence d’une pathologie : un trouble de la thyroïde par exemple ou un adénome à prolactine, on l’a dit, peuvent tout chambouler !

Le syndrome des ovaires polykystiques a également des conséquences directes sur nos hormones féminines (on a rédigé tout un article sur ce sujet, n’hésitez pas à le lire !).

Par ailleurs, la périménopause (qui n’est pas une pathologie, on le concède !) est également une période de déséquilibre hormonal marqué. Lorsque le cycle menstruel commence à s’essouffler (et ce, jusqu’à 10 ans avant la « vraie » ménopause), les ovaires et le cerveau ont de plus en plus de mal à se comprendre. Au début, c’est la progestérone qui commence à « bugguer », provoquant un raccourcissement des cycles et/ou une aggravation du SPM. Puis, au fil du temps, les oestrogènes se mettent également à abandonner la partie, jusqu’à l’arrêt total de l’activité ovarienne.

Ces troubles du système endocrinien peuvent être la source d’un dérèglement hormonal, mais bien sûr, d’autres problèmes de santé peuvent aussi impacter le cycle menstruel : l’obésité, le diabète, une maladie auto-immune, etc.

perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens

Comment ne pas parler de dérèglement hormonal sans parler des perturbateurs endocriniens ? Ces substances chimiques, que l’on retrouve partout autour de nous, leurrent notre cerveau en mimant nos hormones naturelles ou en se plaçant sur leurs récepteurs.

La pilule contraceptive par exemple est un perturbateur endocrinien, puisque c’est littéralement son rôle : empêcher l’ovulation en créant un cycle artificiel grâce aux hormones de synthèse qu’elle contient, qui trompent l’hypophyse et l’hypothalamus.

Mais la majeure partie des perturbateurs endocriniens sont bien plus insidieux ! On les retrouve dans nos cosmétiques, nos produits ménagers, nos meubles, etc. Il est donc difficile d’y échapper, mais certains gestes simples permettent de « limiter les dégâts » : utiliser des poêles sans PFAS, ne rien faire chauffer dans du plastique ou encore choisir des cosmétiques les plus clean possibles 🙂 Entre autres !

Hygiène de vie

Ce point des perturbateurs endocriniens fait partie des choses que l’on peut mettre en place dans son mode de vie pour prendre soin de son équilibre hormonal, mais ce ne sont pas les seules 🙂

En effet, on ne se rend pas toujours compte que certaines petites habitudes du quotidien, en termes de régime alimentaire, de sommeil ou de stress peuvent perturber le subtil jeu hormonal qui permet l’ovulation !

Le stress, par exemple, peut conduire à une insuffisance en progestérone, car le cortisol et elle sont produites à partir de la même hormone-mère, la prégnénolone : or, l’hypothalamus (encore lui) pour nous protéger, privilégiera toujours notre capacité à répondre aux « menaces » (même si la menace est « juste » un mail carabiné de Gertrude de la compta). Le stress chronique a donc un impact direct sur la qualité de notre phase lutéale, mais aussi sur notre niveau d’inflammation général, qui, là encore, a un impact considérable sur la qualité de nos gamètes, mais aussi de nos hormones et de leurs récepteurs.

De la même manière, une alimentation pauvre en bons gras, en protéines et en certains micronutriments essentiels à la formation des hormones (zinc, magnésium, etc.) peut provoquer des troubles hormonaux.

Notre hygiène de vie a donc un impact non négligeable sur notre système endocrinien !


solutions dérèglement hormonal

Les pistes pour réduire un déséquilibre hormonal

Une fois qu’on a la cause (ou les causes) de notre déséquilibre hormonal, que faire ? Comment revenir à l’équilibre ? Il n’y a pas de recette universelle (car tout dépend de la cause du déséquilibre, mais aussi de votre physiologie personnelle), mais voici les pistes qui s’ouvrent à vous !

Traitements médicamenteux

Très souvent, lorsque le cycle présente des irrégularités ou fait trop souffrir, les médecins prescrivent une pilule contraceptive. Le hic, c’est qu’elle masque les symptômes sans s’attaquer au problème de fond qui cause le déséquilibre hormonal : ce dernier risque donc de revenir de plus belle une fois qu’on arrête de la prendre (souvent au moment des essais bébé, d’ailleurs) ! Elle peut donc aider les femmes qui souffrent de leur cycle, mais elle devrait rester un traitement de courte durée proposé en complément d’investigations plus poussées pour comprendre ce qui dysfonctionne au niveau hormonal.

De la même manière, le Duphaston ne « relance » pas le cycle : composé de progestérone synthétique, il provoque un saignement artificiel qui permet de repartir sur un nouveau cycle, mais il ne garantit pas que ce nouveau cycle sera équilibré, avec une belle ovulation. En revanche, s’il est pris après l’ovulation, il peut soutenir la progestérone et la phase lutéale ! Toutefois, on préfère tout de même les traitements à base de progestérone bio-identique (Progestan, Utrogestan), dont la composition moléculaire correspond davantage à notre progestérone naturelle.

Enfin, il existe également des traitements pour résoudre le déséquilibre hormonal à la source, quand le problème vient de la thyroïde ou de la prolactine, par exemple.

Hygiène de vie

Bien sûr, on l’a dit, l’hygiène de vie a un véritable impact sur nos hormones et quelques ajustements suffisamment pertinents peuvent vraiment changer la donne !

On a déjà donné quelques conseils d’ordre général : veiller à réduire son stress, limiter les perturbateurs endocriniens, prendre soin de son sommeil et de son alimentation sont un peu les « bases » à respecter pour chouchouter ses hormones. Il faut parfois aller plus loin, en soutenant le corps dans son processus de détoxification des hormones usagées par exemple (notamment pour les oestrogènes après l’ovulation) et/ou en utilisant certaines plantes (en infusion, teinture-mère ou en gemmothérapie) pour soutenir telle ou telle hormone.

Il est très compliqué de donner des conseils d’hygiène de vie et des plantes/compléments qui conviendraient à toutes et dans tous les cas, mais si vous souhaitez aller plus loin et être accompagnée, ce sont des axes majeurs du Fertility Club (si vous êtes en désir de grossesse) et du Moody Club (plutôt axé sur le SPM) !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Voici tout ce que l’on pouvait vous dire sur ce vaste sujet qu’est le déséquilibre hormonal chez la femme ! Les causes et les symptômes sont assez variées et peuvent différer d’une femme à l’autre, tout comme les solutions à apporter, qui doivent être le plus personnalisées possibles et bien répondre à la cause primaire du déséquilibre.

On espère en tout cas que cet article vous aura éclairé et donné les signaux à avoir en tête et les pistes de réflexion à creuser si vous suspectez un dérèglement hormonal chez vous ! On vous recommande de lire les articles dont on a mis les liens ici et là pour aller plus loin et si vous avez des questions, surtout, n’hésitez pas à les poser en commentaire !

21 réflexions au sujet de “Dérèglement hormonal : les symptômes qui alertent et les pistes pour y remédier”

  1. Bonjour
    Je suis en essai bébé 2 depuis presque un an. Ma première grossesse est arrivée très vite presque par hasard.
    On arrête pas de me répéter que c’est mental mais je ne peux pas m’´empêcher de creuser d’autre pistes.
    J’ai des cycles un peu long 33 jours et parfois irréguliers même si la majorité sont réguliers. Une phase lutéale un peu courte sans être dramatique (spotting deux jours puis règles au jour 11 ou 12 au mieux). Mais globalement mon ovulation est tardive vers j21/22.
    Bilan hormonaux ok mais en regardant de plus près la TSH (qui a été dose seule malheureusement) est de 2,51 et j’a regardé ma prise de sang en début de première grossesse elle était à 2.
    D’autre part j’ai identifié des symptôme comme la difficulté à perdre du poids et surtout une grande facilité à en prendre (encore 5 kg de grossesse qui ne partent pas) malgré un régime à peu près équilibré et un peu de sport (même si je pourrais faire mieux). Mais encore une frilosité quand je suis inactive, et un état un peu dépressif (mais bon c’est peu être lié a la fatigue et aux déceptions qui s’enchaînent).
    J’ai vu que la tsh a 2,5 est dans la tranche haute des recommandations pour la fertilité. Aurai-je intérêt à la faire baisser ??
    Je sais qu’il faut tester aussi la T3 et la T4 c’est prévu dès que je revoies le médecin.
    Merci pour votre aide

    Répondre
    • Coucou Claire ! Oui, tu as raison de vouloir creuser, car dire que « c’est dans la tête », ce n’est pas vraiment une réponse, surtout en matière de fertilité… Effectivement, tu peux essayer de creuser du côté de la thyroïde, car on préfère qu’elle soit à 2 en pré-conception 🙂 Il y a peut être éventuellement d’autres choses à explorer, si tu le souhaites, on pourra t’accompagner là-dessus dans le cadre du Fertility Club 🙂 Je t’envoie en tout cas plein de bonnes ondes !!

      Répondre
      • Merci pour la réponse,
        De toute façon la faire baisser quand on est à 2,5 ne peut pas être contreproductif non ? J’´espere que le prochain gynécologue que j’irai voir sera réceptif à mes hypothèses !!

        Répondre
        • Coucou Claire ! Oui, si elle redescend à 2, c’est bien 🙂 Il ne faut pas qu’elle soit trop basse non plus, mais 2, c’est super 🙂 Je te le souhaite fort aussi !!

          Répondre
  2. Bonjour
    J’ajouterais une pathologie liée au déséquilibre hormonal : le Trouble Disforique Pré-Menstruel (TDPM

    Répondre
  3. Bonjour Laurène ! Tout d’abord, belle année à toi et toute l’équipe d’émancipées. Merci pour tout ce que tu fais, grâce à toi, j’ai l’impression de mieux connaître le fonctionnement de mon cycle. Enfin celui des femmes en général car me concernant je suis perdue. Pour info j’ai 33 ans. J’ai retiré mon stérilet en cuivre il y a 3 ans et les ennuis ont commencés un ou deux cycle d’après (hasard?)

    Je vois une gynéco dans 10 jours en espérant faire un bilan hormonal en phase folli et en phase lutéale. Auj, j’ai fais doser moi même ma progestérone et oestrogènes, car sage femme et médecin m’ont dit non car inutile. Même si ma sage femme m’a dit que mon déréglement hormonale était indéniable au vue des symptômes : règles très abondantes sur 2 jours, caillots, carence en fer sans anémie, douleur/tension sur le même sein autour de l’ovulation et en SPM, tétons sensibles, SPM poussé : peau très seche, psoriasis, constipation, ventre qui gonfle et hypertendue, grosse fatigue, trouble du sommeil un peu tout le temps, anxiété, hypersensibilité, tension en bas du dos, parfois comme des cystites. J’ai depuis quelques mois aussi ces symptômes qq jours avant l’ovulation. (glaire) Et je suis un peu enrhumé. (ptet histamine je crois?) Et surtout je fais des malaises depuis 3 ans. Pendant 2 ans, c’était très souvent une fois dans les 10 jours avant mes regles. Puis plutôt 2 parfois la même période ou après les regles. Depuis Août, je fais des malaises très régulièrement. Grâce à toi depuis 3 mois j’essaie de comprendre. J’ai remarqué que ses malaises je les faisais : pendant mes régles, ensuite dans les 3 jours environ avant mon ovulation (je peux en faire plusieurs par jours) puis après lors du SPM qui dure toute la phase lutéale.
    On m’a dit c’est la progesterone qui chute. Personne n’a cherché à verifier mon dosage pour être sure et pas de solution mis à part des bas de contention.
    J’ai fais testé auj :
    Progesterone : 23,47
    Estradiol : 191,2
    Si j’ai bien suivi… C’est plutôt bon??! Ma progestérone est même un peu au dessus des valeurs. Je prends un complément à base de plantes et B6 dans les jours après mon ovulation pour limiter mes symptômes SMP, j’espère que ça n’a pas faussé le dosage.
    Je rajoute pour être complète que j’ai fais sur un cycle le dosage proov que tu avais bradé en octobre. Et c’était pas les courbes attendus. Ma LH a fait yoyo :
    J9 : 10,5
    J10 : 4,4 (multiples malaises/étourdissements)
    J11 : 0,3 (étourdissement)
    J12 : 8
    J13 : 15 (glaire légère)
    J14 : 6,2 (malaise)
    J15 : 12,5 (glaire légère)
    J16 : 41,6 (malaise/ovulation/glaire)
    Ensuite PDG : J23 : 7 (malaise) ; J24 : 7 (malaise); J25 : 4,7 ; J26 : 7. Elle était 3,4 à J6.

    Du coup je comprends plus rien. Je me demande si j’ai pas des chutes d’hormones d’où les malaises vu ce que j’ai noté?? Un règlement hormonal est exclu ? Est ce que l’endométriose ou l’adénomyose font ça? Je n’ai pas de fibrome ou kyste. Je sais plus quoi faire, ni quoi demander à la gynéco, je pensais que mes dosages seraient pas bon et que j’aurai besoin de progestan. J’ai des symptômes qui me pourrissent la vie (quand je prends pas de compléments plantes mais la grosse fatigue et les malaises vagaux persistent (alors que ma ferritine est bien mieux, 40 y’a un mois et demi donc je dois être vers les 50 maintenant. Pendant 3 ans elle a eu bon dos auprès du doc).

    Merci pour ton aide et dsl pour le pavé, je voulais donner le max d’infos pour pas te re-déranger)

    Répondre
    • Coucou Jéromine ! Merci pour ton message, pour ta confiance, pas de souci pour le pavé, je comprends que la situation ne soit pas facile à vivre !
      D’abord, un point important : tes symptômes sont réels, cohérents, et clairement invalidants. Les malaises répétés, leur caractère cyclique, l’association avec des symptômes neuro-végétatifs (étourdissements, hypersensibilité, troubles digestifs, fatigue intense…) ne sont pas “normaux” et ne doivent pas être banalisés.
      En revanche, et c’est essentiel : je pense qu’on ne peut pas expliquer ce tableau uniquement par un “déséquilibre hormonal simple”, ni l’infirmer ou le confirmer avec quelques dosages isolés.
      Les dosages que tu cites, pris seuls et hors contexte précis du cycle, ne permettent pas de conclure :
      – une progestérone “dans les normes” n’exclut pas une intolérance aux variations hormonales,
      – des symptômes peuvent apparaître non pas à cause d’un manque, mais à cause de chutes rapides, de variations brutales, ou d’une hypersensibilité du système nerveux aux hormones.
      Le caractère très cyclique de tes malaises (règles / péri-ovulation / phase lutéale), leur aggravation progressive depuis 3 ans, et leur fréquence actuelle peuvent faire penser à quelque chose qui dépasse la seule sphère gynécologique : tu peux en reparler avec ton médecin (même généraliste) pour lui demander ce qu’il/elle pense d’une exploration neurologique et/ou cardio-vasculaire pour bien creuser tout ça 🙂
      Endométriose ou adénomyose peuvent donner des règles abondantes et douloureuses, mais n’expliquent pas à elles seules des malaises aussi répétés et diffus. Ce n’est donc pas (pour moi) la piste principale ici (mais à confirmer avec ton médecin).
      Je t’envoie beaucoup de soutien 🤍

      Répondre
  4. bonjour je suis sous ths CLIMASTON depuis 4 mois au début très bien plus de bouffées de chaleur… et la depuis 15 jours quelques symptômes reviennent sècheresse oculaire, mycoses, frisson nocturne quelques crises d’angoisses.
    trop d’hormones ou pas assez je ne sais pas 🙁
    je vois mon gyneco semaine prochaine 🤞

    Répondre
    • Coucou Marie ! Mince, très bonne question ! Tu as bien fait de prendre RDV avec ton gynéco, vous pourrez faire le point ensemble et tu pourras peut-être voir avec lui pour choisir une traitement à base d’hormones bio-identiques, plus proches de celles que le corps produit et qui sont généralement mieux tolérées. Le Climaston contient en effet un progestatif, et non de la progestérone bio-identique, par exemple. Généralement, un traitement à base d’hormones bio-identiques se compose d’estradiol transdermique (en gel ou patch) et de progestérone bio-identique (comme le Progestan) à prendre en continu si tu es ménopausée et en fonction de ton cycle si tu es en périménopause. Bonne journée !

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  5. Bonjour,
    Je fais des crises d’angoisses depuis un moment , voir même plusieurs années,
    J’ai un dérèglement hormonale aussi depuis pas mal de temps , que jai jamais soigner dailleurs ,
    Es ce que vous pensez que ça pourrait etre lié, crise dangoisse et dérèglement hormonal ?
    Merci d’avance 🤗

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    • Coucou Gaëlle ! Oui, bien sûr ! Le système nerveux et le système hormonal sont étroitement liés, car ils démarrent tous les deux dans l’hypothalamus, une aire du cerveau 🙂 Ainsi, les crises d’angoisse peuvent impacter ton cycle (en perturbant l’ovulation par exemple) et ton déséquilibre hormonal peut aussi provoquer des troubles de l’humeur (les oestrogènes et la progestérone ont un lien avec la dopamine et la sérotonine, entre autres :)). Bonne journée !

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  6. Merci!!! J’ai ENFIN un début d’explications quand à la perte de poids, la fatigue, un fort spm et une glaire cervicale absente. La piste d’un trouble de la tyroïde a été exploré mais n’a rien donné. La seule explication qu’on me suggérait était une dépression alors que je voyait bien que c’était corrélé à mon cycle et que je me sentais plutôt bien en général mis à part la période spm.
    Je sais que j’ai une inflammation chronique au bassin depuis mon dernier accouchement.
    Est-ce qu’une inflammation pourrait être la cause d’un tel déséquilibre?

    Merci pour tout ce que vous faites qui est infiniment précieux pour les femmes

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    • Coucou Flo ! Oui, bien sûr, l’inflammation peut tout à fait perturber ton équilibre hormonal et c’est une piste importante à creuser en cas de SPM 🙂 Tant mieux en tout cas si tu as un début de réponse, j’espère fort que cela va t’aider à apaiser ton SPM ! Tu as déjà fait un bilan hormonal (oestrogènes, progestérone, LH, FSH, etc .) ? Bonne journée !

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  7. Bonjour, à quel moment du cycle recommandez-vous de faire un bilan hormonal? J’ai peur de le faire à un moment qui ne reflète pas les dérèglements que j’éprouve. Pensez-vous qu’il faut le faire quand nous ressentons les « symptômes »?
    Merci beaucoup pour exister.
    Belle journée à vous!

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    • Coucou Marie ! On recommande généralement de faire un bilan entre le 2ème et le 5ème jour du cycle, en faisant mesurer les oestrogènes, la LH, la FSH, les androgènes, la prolactine et les hormones thyroïdiennes 🙂 Tu peux également faire doser ta progestérone et les oestrogènes 7 jours après l’ovulation, (si possible validée par la glaire cervicale + la température). Bien sûr, si tu as des symptômes gênants, qui te questionnent, il est toujours intéressant de creuser pour savoir d’où ils viennent et comment les traiter ! On t’envoie plein de bonnes ondes 🙂

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  8. Bonjour! Premièrement merci pour toutes les infos données sur ce site, ça aide bcp à comprendre comment le corps féminin fonctionne. Voici ma question: j’ai déjà deux enfants, je les ai eus très facilement. J’ai aujourd’hui 35 ans, on voudrait lancer le bébé #3 mais on n’y arrive pas… pourtant j’observe bien mon cycle. Aussi, depuis mon deuxième bébé, mes cycles sont plus courts (26 ou 27 jours) et j’ai systématiquement des saignements une semaine avant mes règles (pas uniquement spotting mais du vrai sang) et je me demande si ce ne serait pas ça la cause du problème. Est ce que ce serait forcément du à un manque de progesterone? Est xe que c’est possible d’avoir eu deux bébés très facilement et ensuite d’avoir ce problème là? J’ai pris rdv avec ma gyneco mais il y a des mois d’attente…

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    • Coucou Emma ! Oui, il peut parfois arriver qu’on ait plus de mal à concevoir plusieurs années après avoir eu nos premiers enfants :s Pour te répondre uquant à ton saignement, il est possible que ce soit lié à la progestérone, mais peut-être également à un petit kyste ou fibrome, par exemple.
      Quand tu dis que tu observes ton cycle, tu prends ta température + observes ta glaire ? Si oui, c’est top, car cela te permet de « viser juste » pour vos rapports 🙂
      Je ne peux malheureusement pas t’en dire + à ce stade, mais ta gynécologue pourra par exemple faire une petite échographie pour écarter la piste du kyste/fibrome et te proposer un bilan hormonal en début de cycle (oestrogènes, progestérone, FSH, LH, prolactine, androgène et hormones thyroïdiennes) + un autre 7 jours après l’ovulation (validée par la glaire + température si possible) pour évaluer les oestrogènes et la progestérone.
      Très bonne journée !

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  9. Bonjour !

    La TSH varie t’elle durant le cycle menstruel ? À quel moment descend t’elle ou remonte t’elle? Il me semble avoir vu dans une de vos recommandations qu’il faudrait la tester vers la fin du cycle mais je ne me rappelle plus c’était à quel endroit que j’ai vu cette info. Merci d’avance !

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    • Coucou Eve. ! Oui, pour te répondre, la TSH peut légèrement fluctuer au cours du cycle menstruel, et il est vrai qu’après l’ovulation, sous l’effet de la progestérone, elle peut remonter légèrement. Ces variations sont normalement subtiles, mais si tu es en exploration de ta fertilité ou que tu as des symptômes évocateurs (fatigue, frilosité, cycles irréguliers…), ça vaut le coup d’être précise 🙂 Je te souhaite une très bonne journée !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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