Les idées clés
- Les œstrogènes sont des hormones féminines, capitales pour notre fertilité et notre cycle menstruel.
- Il existe 4 types d’œstrogènes naturels : l’estradiol (sécrété par les ovaires), l’estrone (produit par les glandes surrénales et le tissu adipeux), l’estriol et l’estétrol (uniquement présents pendant la grossesse).
- Ils ont également des impacts positifs sur notre santé physique et mentale (système cardiovasculaire, ostéo-articulaire, peau, cheveux, humeur, etc.)
- Les œstrogènes de synthèse, que l’on trouve dans les contraceptifs notamment, n’ont pas les mêmes effets bénéfiques.
- L’excès ou la carence en oestrogènes se manifestent par certains symptômes caractéristiques, mais se décèlent aussi par prise de sang.
Quand on s’intéresse un tant soit peu à notre cycle menstruel et notre fertilité, on entend forcément parler des oestrogènes. Ces hormones féminines sont en effet essentielles à l’ovulation et donc, à la conception ! Néanmoins, le rôle des œstrogènes ne s’arrête pas là et ils ont véritablement un impact sur tout notre organisme. Ainsi, un manque d’oestrogènes, tout comme un excès de ceux-ci, peut avoir des répercussions sur notre santé hormonale, physique et mentale.
Pourquoi, comment ? Préparez-vous, on va tout vous dire sur les oestrogènes !
L'article, en bref
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Les œstrogènes, définition
Les œstrogènes font partie des hormones féminines, essentielles au cycle menstruel et à la fertilité. Ce sont des hormones stéroïdiennes, car elles sont synthétisées à partir du cholestérol (et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il ne faut pas bannir les bons gras de votre alimentation !).
Les œstrogènes sont fabriqués à partir des hormones dites « hormones mâles » ou androgènes, comme la testostérone ou l’androstènedione, qui sont converties en oestrogènes grâce à une enzyme bien particulière appelée l’aromatase.
Trois types d’oestrogènes
On parle des œstrogènes au sens large, mais en réalité, il faut distinguer 3 types d’oestrogènes bien distincts :
Estradiol (E2) : chez la femme, c’est celui qui est sécrété par les follicules en développement dans les ovaires au cours du cycle menstruel. C’est aussi le plus puissant, qui a le plus de retentissements sur le corps.
Estrone (E1) : il est sécrété par les glandes surrénales et le tissu adipeux et lorsque le cycle menstruel s’arrête à la ménopause, il s’agit de la principale (et seule) source d’oestrogènes. Sa puissance oestrogénique est modérée.
Estriol (E3) : il s’agit d’un type d’oestrogènes particulier, sécrété par le placenta au cours de la grossesse à partir des cellules stéroïdiennes foetales (du bébé). Sa puissance oestrogénique est faible, il sert surtout d’indicateur de la santé du placenta et du fœtus.
On a aussi découvert un quatrième type d’oestrogènes, l’estétrol (E4), lui aussi synthétisé pendant la grossesse, par le foie du bébé. Les recherches sont à leurs débuts, mais il servirait au développement du foetus ! Plus puissant que l’estriol mais moins que l’estradiol (les oestrogènes sécrétés par nos follicules ovariens), les scientifiques travaillent sur son utilité dans les traitements hormonaux de la ménopause, car il présenterait moins d’effets secondaires de part son « action sélective sur certains récepteurs œstrogéniques ».
L’évolution des oestrogènes au cours du cycle menstruel
Les œstrogènes (ou plutôt l’estradiol, donc) sont les hormones prédominantes pendant la première moitié du cycle, du premier jour des règles à l’ovulation.
Ils sont sécrétés par les follicules ovariens en développement, et plus ces derniers maturent, plus ils en sécrètent. D’ailleurs, le follicule dominant, appelé follicule de De Graaf et qui libérera son ovocyte lors de l’ovulation, en sécrète énormément. Lorsque le cerveau détecte un certain seuil d’oestrogènes, quand leur production est au maximum à l’approche de l’ovulation, il envoie l’hormone LH pour permettre cette dite ovulation.

Les œstrogènes sont donc produits de manière exponentielle sur toute la première moitié du cycle menstruel, avant de diminuer ensuite pendant la phase post-ovulatoire (qui est plutôt la phase de la progestérone) même s’ils restent présents.
En réalité, en phase post-ovulatoire, les oestrogènes sont bien moins importants que la progestérone ! Voici à quoi ressemble, en vrai, le ratio oestrogènes / progestérone après l’ovulation :

Quel est le rôle des œstrogènes ?
Pour la fertilité
On l’a dit, les œstrogènes sont essentiels au cycle menstruel et à la fertilité féminine et voici pourquoi ! C’est une vraie hormone de croissance, qui agit à différents niveaux pour permettre l’implantation d’un embryon, à chaque cycle.

Tout d’abord, ils permettent l’épaississement de l’endomètre : l’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus et il est capital qu’il soit suffisamment épais, douillet et « accueillant » pour un futur embryon. En effet, l’embryon s’accroche à l’endomètre, puis reçoit tous les nutriments dont il a besoin pour se développer au cours de la grossesse. Les œstrogènes sont chargés de superviser la mise en place de couches de muqueuse, qui est au max de son épaisseur aux alentours de l’ovulation ; en phase post-ovulatoire, la progestérone vient peaufiner le travail en ajoutant des vaisseaux sanguins dans cette couche épaisse.
Ensuite, les œstrogènes permettent la sécrétion d’une glaire cervicale propice à une fécondation : la glaire cervicale est un mucus sécrété par les cryptes du col de l’utérus, chargé de protéger et nourrir les spermatozoïdes, en plus de les escorter vers l’ovule pendant la période fertile. Au fur et à mesure que l’ovulation approche, la glaire devient plus translucide et lubrifiée, comme du blanc d’oeuf cru et ce, grâce aux oestrogènes ! En modifiant la composition de la glaire, les œstrogènes la rendent plus accueillante pour les spermatozoïdes, ce qui signifie qu’ils peuvent mieux s’y déplacer et y survivre. D’autres études ont même démontré que la glaire cervicale favorise la capacitation des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à féconder l’ovule.
Les œstrogènes ont aussi un impact sur la position du col de l’utérus : sous leur influence, il remonte, devient plus mou, plus doux et s’entrouvre un peu, en plus de s’aligner avec le vagin ! C’est un peu comme si le pont-levis était abaissé pour permettre aux spermatozoïdes de rentrer dans le château qu’est l’utérus 🙂
De plus, les œstrogènes influencent l’expression des récepteurs de la progestérone dans l’endomètre, hormone essentielle du cycle menstruel et de la grossesse ! Ainsi, si la progestérone est essentielle au maintien d’une grossesse parce qu’elle stabilise et maintient l’endomètre, les oestrogènes lui préparent le terrain en amont 🙂
D’ailleurs, chez la femme enceinte, les œstrogènes permettent aussi le bon développement du placenta, la croissance de l’utérus et sa vascularisation. Avec la progestérone, ils stimulent aussi les canaux galactophores en prévision de l’allaitement.
Enfin, les œstrogènes ont également une influence sur la répartition des graisses et c’est pour ça que nous les femmes, avons des hanches et des fesses plus développées que les hommes ! Cette répartition des graisses ne doit rien au hasard, car elle nous permet d’augmenter nos chances de reproduction, notamment pour fournir de l’énergie pendant la grossesse et l’allaitement 😉 Ils développent aussi la glande mammaire !

Pour la santé générale
Hormis la fertilité, les œstrogènes sont essentiels pour notre santé globale ! On s’en aperçoit d’ailleurs à la ménopause, quand la production d’estradiol se tarit et qu’il ne reste que l’estrone, un oestrogène beaucoup moins puissant.
Les oestrogènes sont essentiels à la santé cardiovasculaire : ils permettent la bonne dilatation des vaisseaux sanguins et une bonne circulation sanguine, ce qui réduit les risques d’hypertension artérielle. Ils améliorent aussi les contractions du coeur, qui est donc plus « efficace » pour envoyer le sang dans les artères. Les oestrogènes permettent aussi de faire baisser le mauvais cholestérol et donc de limiter les plaques d’athérome et réguleraient aussi la coagulation du sang, et réduisant ainsi le risque de caillots.
Les oestrogènes participent aussi à une bonne santé ostéo-articulaire : en effet, ils inhibent les cellules responsables de la destruction du tissu osseux (les ostéoclastes) et soutiennent celles qui, au contraire, favorisent la construction osseuse (les ostéoblastes). C’est d’ailleurs pour cela que le risque d’ostéoporose augmente à la ménopause, puisque les oestrogènes ne sont quasiment plus là ! Ils ont aussi des propriétés anti-inflammatoires, stimulent la production de collagène et modulent l’activité des enzymes qui dégradent le cartilage. Néanmoins, selon une étude, ils ont aussi tendance à trop assouplir nos articulations pendant la phase ovulatoire par exemple, durant laquelle les femmes sont davantage exposées au risque de blessure.
Par ailleurs, les œstrogènes sont impliqués dans notre bonne santé mentale : il se trouve qu’ils ont des effets positifs sur nos neurotransmetteurs, comme la dopamine (le neurotransmetteur de la bonne humeur et de la motivation) et la sérotonine (neurotransmetteur de l’apaisement), en améliorant à la fois leur sécrétion et notre sensibilité à leurs effets ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on est généralement de meilleure humeur, plus conciliante et pleine de projets à l’approche de l’ovulation 🙂 Les oestrogènes réduiraient aussi le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez la femme.
Enfin, comme collagène, acide hyaluronique et œstrogènes sont liés, ces derniers permettent une bonne élasticité de notre peau. Ils sont aussi responsables de la beauté de nos cheveux à l’approche de l’ovulation, car ils diminuent la sécrétion de sébum 🙂 Ils permettent aussi de maintenir nos muqueuses bien hydratées, en activant les glandes responsables des sécrétions (comme la glaire cervicale) et en améliorant la circulation sanguine, ce qui favorise un apport constant en nutriments et en humidité.
Quels sont les signes d’hypoœstrogénie ou d’hyperoestrogénie ?
Maintenant qu’on a dit tout ça, vous avez compris à quel point il est crucial d’avoir suffisamment d’œstrogènes, mais il est surtout essentiel que leur quantité soit équilibrée, sous peine d’être en situation de déséquilibre hormonal. En effet, avoir trop d’oestrogènes n’est pas non plus souhaitable !

Hypoestrogénie (manque d’oestrogènes)
Voici les symptômes d’une carence en oestrogènes :
Règles rosées
Règles peu abondantes, courtes, voire absentes (aménorrhée)
Anovulation (absence d’ovulation)
Peau sèche, sécheresse vaginale, cheveux fins et en « mauvaise » forme
Douleurs articulaires, manque de densité osseuse
Troubles de l’humeur : anxiété, irritabilité
Baisse de la libido
Fatigue
Bouffées de chaleur
D’où peut venir cette carence en œstrogènes ? Cela dépend de chaque femme et elle peut être multifactorielle, mais on peut citer : les carences alimentaires (notamment en protéines et en bons gras), l’insuffisance ovarienne précoce, la périménopause (notamment en deuxième partie, quand le cycle commence à vraiment ralentir) et tout ce qui peut bloquer l’ovulation et la sécrétion d’oestrogènes par les follicules, comme une prise de poids soudaine, l’anorexie mentale, l’excès de sport et des problèmes de la commande centrale (au niveau du cerveau) pour déclencher l’ovulation.

Hyperoestrogénie
Beaucoup de femmes souffrent aussi d’un excès d’ œstrogènes, dont voici les principaux symptômes :
Rétention d’eau, jambes lourdes
Prise de poids inexpliquée
Kystes, fibromes
Entre autres ! L’hyperoestrogénie, notamment en deuxième partie de cycle, peut être réelle (la progestérone est OK, mais les oestrogènes sont trop hauts) ou relative (les oestrogènes sont tout à fait dans les normes, mais il y a une carence en progestérone).
Cette prédominance des œstrogènes peut, là encore, être multifactorielle : elle peut venir d’une exposition aux perturbateurs endocriniens, à un certain surpoids (puisque le tissu adipeux stocke et sécrète des oestrogènes), ou encore à un souci de détoxification des oestrogènes.
En effet, une fois que l’ovulation est passée, le corps doit éliminer les oestrogènes : pour ce faire, ils doivent passer par le foie pour être transformés en déchets hydrosolubles (éliminables par les urines). Le foie en profite pour les désactiver grâce à ce qu’on appelle un processus de conjugaison. Ensuite, plusieurs voies d’élimination des oestrogènes sont possibles : la voie 2-OH, qui est la plus protectrice, la voie 4-OH (qui est neutre) et 16-OH, la plus dangereuse. Lorsque les oestrogènes prennent cette troisième voie, ils sont dégradés sous forme de métabolites toujours actifs, assez agressifs et potentiellement cancérigènes.
Ensuite, les oestrogènes doivent passer par les intestins pour être éliminés ! Or, notre microbiote abrite l’estrobolome, qui sont des bactéries capables de déconjuguer les œstrogènes grâce à une enzyme, la bêta-glucuronidase : cela leur permet de rejoindre la circulation sanguine sous leur forme active ! Ils peuvent ensuite se loger dans le tissu adipeux et continuer à avoir un impact sur l’équilibre hormonal féminin. Le système digestif est donc primordial pour une bonne régulation des oestrogènes.
Voici donc quelques symptômes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille, mais attention, ne faites pas d’auto-diagnostic : parlez-en à votre médecin (gynécologue, sage-femme ou endocrinologue) ! Il peut vous proposer de faire doser vos oestrogènes par prise de sang au troisième jour de votre cycle, mais aussi 7 jours après votre ovulation, pour évaluer le ratio œstrogènes / progestérone.

L’évolution des oestrogènes au cours de la vie d’une femme
Les œstrogènes nous accompagnent tout au long de notre vie de femme : cependant, ils ne sont pas présents dans les mêmes proportions selon les périodes !
Généralement, nous en sécrétons peu avant l’adolescence, car les follicules ovariens sont en dormance. Puis, au moment de la puberté, les follicules s’activent, mais l’ovulation peut avoir du mal à se faire : il n’est donc pas rare que les adolescentes souffrent d’hyperoestrogénie relative, car sans ovulation, pas de progestérone pour contrebalancer les œstrogènes ! Néanmoins, cette situation est normale et transitoire : les cycles mettent plusieurs années à se caler 🙂
Ensuite, une fois que nos ovaires ont trouvé leur rythme de croisière, les œstrogènes (et plus précisément l’estradiol) fluctuent au fil des cycles, en étant prédominants en phase pré-ovulatoire (sauf si déséquilibre).
Suit la périménopause, la phase de transition entre le cycle « normal » et son arrêt définitif. Durant cette période, les œstrogènes varient de deux manières distinctes :
En première partie, les femmes sont souvent en hyperoestrogénie relative, car l’ovulation est de moindre qualité et la progestérone devient insuffisante. Le cerveau peut aussi sur-stimuler les follicules pour permettre l’ovulation, ce qui conduit à une plus grande sécrétion d’œstrogènes.
En deuxième partie, les follicules sont de moins en moins stimulés et les oestrogènes sont en berne. Néanmoins, la FSH (l’hormone que l’hypophyse envoie aux ovaires pour les stimuler) est élevée, comme si le cerveau criait sur les ovaires pour se faire entendre.
À la ménopause, les ovaires ne sécrètent plus d’estradiol et il ne reste que l’estrone, produit en moindre quantité et à la puissance oestrogénique bien moindre, ce qui explique tous les effets secondaires pas cools du tout que beaucoup de femmes ménopausées subissent (insomnies, bouffées de chaleur, problèmes cardio-vasculaires, ostéoporose, etc.).

Que penser des oestrogènes de synthèse ?
Quand les œstrogènes viennent à manquer, on propose souvent aux femmes de prendre un médicament avec des oestrogènes de synthèse. Ces œstrogènes « chimiques » sont également présents dans la pilule contraceptive : si la progestérone synthétique bloque l’ovulation, les oestrogènes de synthèse, eux, permettent d’épaissir l’endomètre et donc d’avoir des saignements en fin de plaquette (les fameuses « hémorragies de privation »).
Néanmoins, ces œstrogènes synthétiques (souvent de l’éthinylestradiol (EE)), n’ont pas du tout les mêmes effets positifs que les oestrogènes naturels sur notre fertilité et notre santé globale, car leur structure moléculaire est trop différente !
Ils ne sont également pas dénués d’effets secondaires :
Risques cardiovasculaires majorés (alors que les « vrais » œstrogènes sont protecteurs !), ce qui explique qu’ils soient contre-indiqués aux femmes ayant des problématiques cardiaques et/ou circulatoires, aux fumeuses, etc.
Troubles de l’humeur
Acné
Maux de tête
Modification de la libido
Tensions mammaires
Prise de poids
Entre autres !
C’est la raison pour laquelle certaines pilules plus récentes contiennent plutôt de l’estradiol bio-identique ou de l’estétrol, notamment dans les traitements hormonaux de la ménopause « à la française ».

Questions fréquentes
Quand et comment doser les oestrogènes ?
Chez la femme, on dose les œstrogènes par prise de sang au 3ème jour du cycle (qui correspond au troisième jour des règles), puis 7 jours après l’ovulation, pour observer leur taux par rapport à celui de la progestérone.
Quel est le taux d’œstrogènes normal ?
Tout dépend du moment du cycle menstruel, mais aussi des normes des laboratoires. Par ailleurs, il est toujours intéressant d’évaluer le taux d’oestrogènes en fonction de ceux d’autres hormones (comme la LH, la FSH et la progestérone).
Le soja peut-il augmenter le taux d’œstrogènes ?
Sur ce point des phytoestrogènes, les études sont partagées : ils peuvent tout à fait s’ajouter à nos œstrogènes et créer un climat hyperoestrogénique, mais peuvent aussi avoir une fonction régulatrice en se plaçant sur leurs récepteurs. Ainsi, il vaut peut-être mieux adapter sa consommation de soja par exemple au cas par cas !
Les hommes ont-ils des oestrogènes ?
Oui, les hommes ont aussi un petit peu d’oestrogènes ! En effet, leur testostérone est convertie en œstrogènes grâce à l’aromatase.
Comme chez les femmes, les oestrogènes participent à la santé cardiovasculaire et ostéo-articulaire des hommes. Il peut aussi arriver qu’ils aient trop d’oestrogènes, ce que l’on peut repérer grâce à la présence de « seins » chez l’homme, ou une répartition gynoïde des graisses (sur les fesses, les cuisses et les hanches, comme chez les femmes). Cela peut d’ailleurs perturber leur libido et leur fertilité !
Les oestrogènes provoquent-ils des cancers ?
Non, les œstrogènes naturels ne sont pas intrinsèquement dangereux, et bien équilibrés, ils jouent un rôle protecteur dans d’autres contextes.
Les études démontrent que les oestrogènes peuvent augmenter le cancer du sein et de l’endomètre, qui sont deux tissus influencés par ces hormones. Néanmoins, cela dépend aussi de la durée d’exposition aux œstrogènes au cours de la vie (puberté précoce, ménopause tardive, grossesses ou non), de leur quantité (à toujours corréler avec la quantité de progestérone) et de facteurs génétiques. Par ailleurs, l’exposition aux oestrogènes diminuerait le risque de cancer de l’ovaire et du côlon.
Tout dépend également de la manière dont sont éliminés les oestrogènes : les hormones sont en effet éliminés par le foie, qui filtre le sang et fait en sorte que les déchets métaboliques soient éliminés par les selles ou les urines. Or, pour éliminer les oestrogènes, le foie a trois manières de le faire, trois « voies » d’élimination : la voie 2-OH, la voie 4-OH et la voie 16-OH (c’est un petit peu technique, on vous le concède !). Or, la voie d’élimination par le foie 2-OH serait protectrice, alors que la voie 16-OH peut au contraire stimuler la croissance anormale de tissus (fibromes, kystes ovariens, endométriose) et de cellules cancéreuses.
Concernant les oestrogènes de synthèse (EE), ils seraient en revanche liés à un sur-risque de cancer du sein, du col de l’utérus et du foie, par exemple si la femme a pris la pilule pendant plusieurs années ou un traitement hormonal substitutif « à l’américaine », sans oestrogènes bio-identiques (ce qui n’est pas le cas avec le THM « à la française », qui emploie des hormones bio-identiques). Néanmoins, le niveau de risque redevient similaire à celles des femmes qui n’en ont pas pris au bout de 10 ans d’arrêt.
Nous avons terminé notre plongée passionnante au coeur des œstrogènes ! Ces hormones, absolument clés pour notre fertilité ont également des effets parfois insoupçonnés sur notre corps tout entier, et même sur notre cerveau. Et on en découvrira sans doute de nouveaux à l’avenir !
Qu’en pensez-vous ? Si vous avez des questions ou des remarques à apporter, surtout, n’hésitez pas nous les partager en commentaires 😉
Les sources complémentaires
59 réflexions au sujet de “Les œstrogènes, hormones essentielles de la santé féminine”
Bonjour,
Je suis ménopausée depuis l’âge de 51 ans, j’aurai 60 ans bientôt. Je porte l’anneau Estring depuis mai dernier et je me sens beaucoup mieux au niveau sécheresse vaginale( les comprimés ou crème 2fois par semaine n’étaient pas efficaces). Depuis fin octobre début novembre j’ai de l’œdème aux yeux surtout et aux m’inf. qui varie selon les jours. Je suis en investigation pour en trouver l’origine mais me demandais si l’anneau pouvait être la cause.
Coucou Michèle ! Oui, c’est possible que l’anneau majore une tendance à l’oedème chez toi, mais il faudrait en parler avec ton médecin pour écarter également une cause rénale, thyroïdienne (hypothyroïdie), cardiaque, un trouble veineux ou lymphatique. La prise de certains médicaments (anti-inflammatoires, antihypertenseurs, corticoïdes…) peut également provoquer cela 🙂 Je te souhaite une bonne journée !
Bonjour,
Quel est l’intervalle de valeurs de santé pour le rapport Progestérone/œstradiol 7 jour après l’ovulation pour être optimal ? (en pg/mL) J’ai du mal à trouvé l’information mais j’ai l’impression que le mien est un peu faible (autour de 50 avec 8,92 ng/mL de progestérone et 192.6 pg/mL d’œstradiol).
Merci d’avance,
Coucou Mélanie ! Les fourchettes optimales sont comprises entre 50 à 200 pg/mL pour l’estradiol et supérieures à 10 ng/ml pour la progestérone (idéalement, plutôt supérieures à 15 en préconception). Il faut également veiller à bien faire le dosage 7 jours après l’ovulation confirmée par la glaire + la température et non par une application ou le calcul des jours, car ces deux méthodes ne sont pas fiables pour déterminer le jour de l’ovulation et peuvent donc « pousser » à faire le dosage trop tôt ou trop tard 🙂 Au regard de tes chiffres, on peut penser que la progestérone est trop basse, mais il faudrait s’assurer que tu as bien fait le dosage 7 jours après ton ovulation 🙂 Bonne journée !
Merci Laurène pour votre retour. J’ai validé ma date d’ovulation grâce à la symptothermie. Le rapport progestérone/œstradiol n’est donc pas forcément ce qu’on regarde ?
Merci, Bonne journée 🙂
Coucou Mélanie ! Super, c’est parfait !! Ah si si, bien sûr, il faut que les deux hormones soient dans les tranches indiquées ci-dessus et on regarde toujours l’une par rapport à l’autre 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
En essai bb2 je rencontre le même problème que pour mon 1er… mon taux d’oestrodiol ne monte pas malgré la stimulation.
Avez-vous des conseils pour faire monter ce taux ? Sachant que j’ai des cycles très très long.
Merci beaucoup
Coucou Chloé ! Tu trouveras des éléments de réponse dans cet article : https://www.emancipees.com/manque-oestrogenes-symptomes/ 🙂 J’espère qu’il pourra te donner des pistes sur les causes de ce manque d’oestrogènes et des solutions 🙂 Si jamais tu ressens le besoin d’être accompagnée, le Fertility Club est là pour toi <3 Je t'envoie toutes mes bonnes ondes !!
Bonjour, nous essayons d’avoir un enfant depuis 3 ans (avec une infertilité secondaire) et je pense que c’est lié au fait que j’ai des légers spottings 1 semaine avant mes règles mais je ne sais pas trop à quoi c’est due car je prend ma température et j’ai bien une maximale après ovulation et qui dure jusqu’au règles.
Coucou Mélissa ! Si tu as des spottings avant tes règles, tu peux creuser du côté d’un manque de progestérone : https://www.emancipees.com/manque-de-progesterone-symptomes/ Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!
Bonjour,
Comment faire quand les œstrogènes sont bas suite à un allaitement long en court ?
Merci d’avance
Coucou Chloé ! Généralement, les choses reviennent dans l’ordre dans les semaines qui suivent la fin de l’allaitement, le temps que le cycle reprenne de manière optimale (l’allaitement vient perturber le processus ovulatoire :)). En revanche, si les oestrogènes restent bas plusieurs semaines après la fin de l’allaitement, il peut être intéressant de creuser pour savoir si le problème vient des ovaires ou du cerveau par exemple, et d’ajuster les conseils et l’accompagnement en fonction 🙂 Voici notre article sur le manque d’oestrogènes, si jamais : https://www.emancipees.com/manque-oestrogenes-symptomes/ Bonne journée !
Bonjour,
Est ce qu’un taux d’estradiol a 107 pH/ml à J3 couplé à une AMH très basse signifie une baisse de la réserve ovarienne ? Ovulation qui se déclenche trop tôt ? Ou plutôt une hyperoestrogenie ? Ou rien de tout ça ?
Merci beaucoup d’avance
Coucou Heloa ! Concernant la baisse de la réserve ovarienne, l’AMH est un indicateur, mais attention : tu peux très bien avoir une réserve diminuée tout en ovulant très bien ! Ce qui compte, c’est surtout que tes ovules soient de bonne qualité et que ton ovulation se déroule bien 🙂 Voici notre article sur l’AMH, si tu veux aller plus loin : https://www.emancipees.com/amh/
Pour les oestrogènes, ils sont peut-être un peu hauts, mais il nous manque surtout ta FSH : si elle est haute, cela peut vouloir dire que ton cerveau (via la FSH) sur-stimule tes follicules restants, parce que la réserve est diminuée. Voici notre article sur la FSH également 🙂 https://www.emancipees.com/hormone-fsh/
Concernant l’hyperoestrogénie, on la détecte surtout si les oestrogènes sont hauts après l’ovulation, au regard de la progestérone 🙂 Bonne journée !
Merci beaucoup pour ta réponse, ma FSH est à 5,8 Ui/L, il me semble avoir lu que c’était un taux plutôt ok. 🙂
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le fait d’avoir un taux d’AMH bas, une réserve diminuée « bloque » la fertilité alors que les autres taux donc plus ou moins ok, que les follicules sont au bon nombre à chaque cycle et que nous avons déjà eu un premier enfant. Peux tu m’éclairer ? Le fait de ne pas comprendre ne m’aide pas à accepter la PMA
Coucou Heloa ! C’est une excellente question ! En réalité, le taux d’AMH ne dit pas grand-chose à lui seul : il donne une idée du nombre de follicules encore présents dans les ovaires, mais pas de leur qualité ni du fonctionnement hormonal global.
On peut tout à fait ovuler avec une réserve ovarienne diminuée, donc un taux d’AMH bas, et tomber enceinte, surtout quand les autres hormones (FSH, œstrogènes, LH) restent dans des valeurs équilibrées.
En revanche, quand la FSH devient élevée et que les œstrogènes sont bas, cela suggère que les ovaires répondent moins bien aux signaux du cerveau : la qualité des ovocytes restants peut être moindre, et il faut alors plus de stimulation hormonale pour qu’un follicule arrive à maturité.
En résumé : l’AMH seule ne “bloque” pas la fertilité, mais elle peut signaler une tendance à une moindre réserve qui, si elle s’accompagne d’une FSH haute et d’œstrogènes bas, peut traduire une baisse de sensibilité ovarienne, d’où des cycles parfois moins efficaces. J’espère que c’est plus clair pour toi ? 🙂 Bonne journée !
Bonjour, en essai bebe 3, au cycle dernier javais comme taux à j+7 post ov 242 pg d’oestradiol et 17 ng de progesterone. Javais ovulé à j13 et J’avais eu du spm….
Pour le cycle actuel, je suis sous progestan, et à j+8 post ov jai 141 pg d’oestradiol et 14 ng de progesterone.(malgré progestan)…. jai ovulé pour ce cycle à j11, j’ai du spm depuis j15. Comment expliquer de telles différences de taux entre 2 cycles? Mes derniers taux sont ils optimaux? Mon ovulation n’est pas de bonne qualité? Merci
Coucou Eloïse ! Oui, les taux peuvent varier d’un cycle à l’autre, en fonction de la qualité de ton ovulation, du follicule qui a été recruté sur ce cycle pour ovuler 🙂 Tes taux semblent OK, mais le mieux serait de te suivre personnellement dans le Fertility Club pour t’apporter une réponse plus précise 🙂 Bonne journée !
Bonjour, merci pour votre réponse! Je pensais qu’en prenant du progestan 200 mg le soir au coucher , mon taux de progesterone serait plus élevé que cela… le médecin peut il prescrire un dosage plus élevé? Ok on va dire que cetait un cycle pas top…
Je suis suivie par phytofemme! Mais j’aime bien avoir votre avis en plus!! Merci!
Coucou Eloïse ! Oui, tu peux tout à fait en reparler avec ton médecin 🙂 Ah super si tu es suivie par Marie-Liesse !! Bonne journée 🙂
Bonjour,
Après avoir lu les articles sur la progestérone et l’oestrogene je me pose la question du ratio correcte. A J7/8 post ovulation mon taux de progestérone est à 22.6ng/mL et mon oestradiol est à 82pg/mL et une AMH à 1.69ng/mL. Le ratio est il bon? Et si il faut augmenter mon oestrogene auriez vous des conseils s’il vous plait?
Merci et bonne journée
Coucou Joanna ! Pour te répondre, tes taux d’oestrogènes et de progestérone semblent tout à fait corrects, avec une progestérone canon ! Les oestrogènes sont dans la fourchette basse, mais dans la fourchette 😉 Bonne journée !
Bonjour,
Merci pour votre réponse 😊 en lien avec votre article auriez vous des conseils pour augmenter mon taux d’œstrogène?
Coucou Joanna ! Pour te répondre, ton taux d’oestrogènes est plutôt bien et on ne cherche pas forcément à l’augmenter en phase post-ovulatoire, car la progestérone doit prendre le pas 🙂 Est-ce que tu as fait un bilan hormonal en début de cycle, pour voir comment ils se situent ? Si jamais, tu as quelques pistes dans notre article sur le manque d’oestrogènes : https://www.emancipees.com/manque-oestrogenes-symptomes/ Bonne journée !
Coucou ! je m’apprêtè à commencer un parcours PMA avec une réserve ovarienne faible, un endomètre trop fin, ovulation tardive et phase lutéale courte ( j’ai l’impression de cumuler tous les soucis )
Est ce que je peux essayer de favoriser l’épaississement de l’endomètre naturellement ? avez vous d’autres tips ?
Merci beaucoup !
Coucou Clémence ! Pour te répondre, l’épaississement de l’endomètre étant lié aux oestrogènes, tu peux essayer de les booster un peu, et de manière générale, de travailler sur ta qualité ovocytaire et ton ovulation pour soutenir le dialogue cerveau/ovaires : cela permettra d’avoir une ovulation de meilleure qualité avec éventuellement davantage d’oestrogènes et, par ailleurs, davantage de progestérone pour soutenir aussi ta phase post-ovulatoire (car le corps jaune, qui produit la progestérone, est totalement lié à l’ovule, dans la mesure où ils ne faisaient qu’un avant l’ovulation :)). Bonne journée !
Bonjour
Un taux d’oestradiol à j+7 post ovulation à 147 pg/ml et un taux de progesterone a 16ng/ml sont ils corrects?
Le taux d’oestradiol n’est-il pas trop bas?
Merci
Coucou Eloïse ! Ce taux parait tout à fait OK, avec une progestérone plutôt très bien également ! 🙂 Bonne journée !
Hello 🙂
J’ai une petite question d’interprétation de mes résultats de prise de sang. Je suis en essai bébé !
Au deuxième jour de mon cycle, voici mes résultats, qu’en dites-vous, s’il vous plaît 🙂
– FSH : 5.15mUI/ml (norme du labo : 3,03 à 8.08)
– LH : 2.90 mUI/ml (norme du labo: 1.80 à 11.78)
– Oestradiol : 31 pg/ml (norme du labo: 21 à 251)
Merci beaucoup à vous.
Bonjour Diane ! Je suis navrée, nous ne faisons pas de lecture de bilan hormonal en commentaire sans vous suivre personnellement dans l’un de nos programmes, car sans contexte et sans échange avec toi, ce ne serait pas très sérieux et on risquerait de te dire des bêtises :s Mais si tu le souhaites, on sera ravies de voir tout ceci avec toi dans le Fertility Club, avec la team des expertes 🙂 Bonne journée !
Bonjour, ayant des phases lutéales courtes (9 jours au dernier cycle, « pire » phase lutéale depuis que je suis vraiment attentive à mes cycles) et étant en essai bébé, j’ai fait doser les oestradiols ce matin à J3, résultat taux minuscule de 10,1pg/mL. J’ai bien compris qu’on ne pouvait pas agir directement là dessus mais je me demande si un taux bas en tout début de cycle est forcément de mauvais augure ? Est-il possible que le taux augmente simplement plus lentement ? Merci pour votre retour !
Coucou Margot ! Merci pour ton message et bravo pour ton observation attentive de tes cycles, c’est déjà un super point de départ. 💪 Il s’agit effectivement d’un taux assez bas, mais cela peut être transitoire, refléter un cycle particulier (fatigue, stress, post-infection, etc.) et ne pas refléter la qualité globale de ta phase folliculaire. Ce n’est pas donc pas forcément de mauvaise augure, il faut en parallèle s’assurer que tu ovules bien (éventuellement avec la symptothermie ! :)).
Une phase lutéale de 9 jours n’est pas catastrophique (en dessous de 10, on commence à surveiller), mais combinée à un œstradiol bas, ça peut suggérer une phase folliculaire un peu moyenne : follicule qui se développe lentement, ovulation un peu tardive ou de qualité moyenne, corps jaune pas hyper costaud ensuite… Bref, une piste à explorer ! Si tu le souhaites, on peut t’accompagner sur ces sujets dans le Fertility Club, le prochain ouvre début septembre 🙂 Bonne journée !
Merci beaucoup, ma dernière phase folliculaire était anormalement longue (je pense avoir ovulé autour de J21, j’ai eu un pic de glaire à ce moment et le test d’ovulation était positif même si je sais que ce n’est pas le meilleur moyen). J’ai découvert que j’avais une vaginose bactérienne à J9, j’ai donc pris un antibiotique, je ne sais pas si ça a pu avoir un impact… J’ai commencé à prendre ma température aujourd’hui, on verra !
Coucou Margot ! Oui, les tests d’ovulation ne sont pas toujours très fiables, malheureusement… En tout cas, oui, les antibiotiques ont pu décaler ton ovulation ! Pour la température, c’est top que tu la prennes, mais on te recommande de commencer à la prendre en début de cycle, pour que tu puisses bien voir le plateau bas, puis le plateau haut 🙂 Bonne journée !
Bonjour
j’ai une question, voila je vais avoir 50 ans dans quelques jours, j’ai une pilule en continu qui s’appelle sawis gé a cause de mon adenomyose, je n’ai aucun symptome de pré menaupose pour le moment
ma question est la suivante
j’ai remarqué que ma poitrine est de plus en plus petite, deja je n’avais pas une grosse poitrine 90b mais aujourd’hui 90a
j’ai du ventre mais du a un diastasis
je voulais savoir si c’est du a un manque d’oestrogene ? pourquoi je perds mes seins alors que des femmes de mon age ne perdent rien !
merci de votre réponse
Coucou Katy ! Pour te répondre, la perte de volume de la poitrine, notamment, peut effectivement être liée à une diminution progressive des œstrogènes, même si on ne ressent pas de bouffées de chaleur ou de cycles irréguliers. Les œstrogènes ont un effet direct sur la répartition des graisses dans le corps, notamment dans la zone des seins, qui sont en grande partie constitués de tissu adipeux. Donc quand les œstrogènes baissent, il est fréquent de voir la poitrine s’affiner — parfois sans perte de poids globale.
Dans ton cas, tu prends Sawis gé, une pilule œstroprogestative en continu. Elle apporte donc des œstrogènes (en l’occurrence de l’éthinylestradiol), mais en quantité relativement faible et de façon artificielle. Elle bloque l’ovulation, ce qui signifie que ton corps ne produit plus ses propres œstrogènes naturels (ceux qui sont produits par les ovaires, qui varient au fil du cycle et dont la composition moléculaire est très différente de nos vrais oestrogènes). Résultat : l’équilibre hormonal peut être différent de celui d’une femme qui a encore son cycle (le tien est éteint sous pilule).
De plus, en périménopause (qui peut débuter des années avant la ménopause), la sensibilité des tissus aux hormones change aussi : certaines femmes prennent du volume au niveau de la poitrine, d’autres en perdent, certaines prennent du ventre (comme c’est souvent le cas à cause du diastasis, mais aussi parfois des variations hormonales).
Il peut être intéressant de faire un point avec un(e) professionnel(le) formé(e) à la périménopause : parfois un bilan hormonal (même sous pilule, avec toutes ses limites), ou une écoute attentive de tes symptômes corporels et émotionnels suffit à ajuster les choses. Très bonne journée !
Bonjour la team !
Merci pour vos articles !! J’ai 33 ans, nous cherchons à avoir un bébé depuis plus d’1 an en suivant de près mes cycles et une analyse biologique me donne les fantastiques résultats suivants :
Oestradiol 10,3 pg/ml à J+2, couplé à une FSH à 11 et à une HAM à 0,38 ng/ml
D’où ma question : peut-on travailler sur son taux d’oestradiol ? Si oui avez vous des pistes ?
Merci beaucoup !
Coucou Tiphaine ! Pour te répondre, on ne peut pas « remonter » directement un œstradiol bas, mais on peut travailler en soutenant l’ovulation et la qualité ovocytaire. Ce travail global peut indirectement soutenir une meilleure sécrétion hormonale (dont les œstrogènes en phase folliculaire) 🙂 Cela peut passer par la micronutrition (certains nutriments sont clés pour la stéroïdogenèse (zinc, B6, vit. E, cholestérol, etc.), la phytothérapie, la gestion du stress… En tout cas, on peut travailler sur la qualité ovocytaire (même avec une réserve un peu basse !) et tu as des pistes ici https://www.emancipees.com/ameliorer-qualite-ovocytes-naturellement/ et c’est aussi un axe fort du Fertility Club 🙂 Bonne journée !
Merci beaucoup pour votre réponse !
Avec plaisir ! 🙂
Bonjour, en essais bébé depuis 1 an et sous progestan 200mg/j en intra vaginale
Je viens de réaliser prise de sang a J-7 post ovulation
Taux estradiol : inférieur a 25 pg/ml
Taux progesterone: 11.80 ng/ml
Que pensez vous de ces résultats ? C’est la première fois que mon taux estradiol est si bas.
Merci d’avance 😊
Coucou Marie ! Pour te répondre, tes oestrogènes sont effectivement un peu bas, ce qui peut refléter une ovulation de qualité moyenne : le mieux est d’en discuter avec ton/ta gynéco ou endocrino, de suivre le taux sur plusieurs cycles pour voir s’il s’agit d’un accident ponctuel ou d’une tendance et d’explorer éventuellement des pistes pour soutenir la phase folliculaire 🙂 Bonne journée !
Bonjour
En essai bebe
Un taux d’oestradiol a 153 et un taux de progesterone à 17 à j+7 post-ovulation sont-ils corrects?
Le ratio est-il bon? Symptômes de spm depuis j20, et spm marqué depuis j25…
Merci
Coucou Eloïse ! Il est difficile d’interpréter des résultats sanguins sans te suivre personnellement, mais peux-tu nous dire quelles sont les unités utilisées dans ta prise de sang ? Ton médecin t’a t-il donné son avis ? 🙂 Bonne journée !
Merci, mes taux à j+ 7 sont oestradiol 153 pg/mL et progesterone 17 ng/mL.
Le medecin n’a pas trouvé nécessaire de me prescrire utrogestan.
Coucou Eloïse ! Tes taux semblent effectivement plutôt corrects 🙂 En revanche, c’est plus embêtant pour ton SPM : si tu le souhaites, voici notre article à ce sujet qui pourra te donner des premières pistes de réflexion (https://www.emancipees.com/spm-syndrome-premenstruel/) et comme tu es en essai bébé, on peut aussi t’accompagner dans le Fertility Club pour creuser, mieux comprendre et te permettre de bâtir une routine adaptée 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
Depuis ma fausse couche fin 2024 mon flux de règles a diminué de façon durable. Mes cycles avec ovulation à gauche sont plutôt ok et les règles, même si plus légères qu’avant, sont acceptables. Par contre à droite c’est un peu le chaos. 26 jours de durée (j’avais jamais eu aussi court de ma vie), pas de glaire, phase lutéale de 11 jours et flux menstruel de 1,5 jours, me laissant croire à un réel problème d’épaississement de l’endomètre.
Et surtout, AUCUNE grossesse depuis.
Est ce que cette baisse générale du flux menstruel est à l’origine d’œstrogènes devenues faibles ? Comment expliquer l’écart si important entre les deux ovaires ? Est ce qu’une FIV contourne ce problème ?
Coucou Rebecca ! C’est plutôt l’inverse : un manque d’oestrogènes conduit à des règles moins abondantes, car les oestrogènes sont responsables de l’épaississement de la muqueuse utérine 🙂 Concernant l’écart entre les deux ovaires, peux-tu me dire comment tu sais de quel côté tu ovules ? Tu as des douleurs ? Pour info, les ovaires n’alternent pas d’un cycle à l’autre : les deux ovaires recrutent des follicules à chaque cycle et un follicule parvient à ovuler, mais ce n’est pas forcément un coup à droite, un coup à gauche de manière alternée 🙂
Une FIV peut contourner ce problème d’oestrogènes en stimulant fortement les follicules, mais pas toujours, cela dépend de plusieurs paramètres, dont ta réserve ovarienne. Le mieux serait de faire un bilan hormonal en début de cycle avec LH, FSH, oestrogènes, prolactine, hormones thyroïdiennes, androgènes et AMH pour faire le point, et voir où se situe le problème, pour ensuite proposer une routine, un traitement ou un protocole PMA adaptés. Bonne journée !
Bonjour,
Je viens de réaliser prise de sang a J-7 post ovulation
Taux estradiol : 177 pg/ml
Taux progesterone: 18,80 ng/ml
Les Taux me paraissent correct… mais je n’arrive pas à savoir si le ratio estradiol/progesterone est bon.
Je me pose beaucoup de question car j’ai des douleurs à la poitrine + gonflé 4 jours après ovulation et essaie de trouver la cause (1ere insimination réalise ce mois-ci)
Qu’en pensez vous de ces résultats ?
Merci pour votre aide
Coucou Marie ! Le ratio semble en effet OK 🙂 Il est possible que tes douleurs mammaires soient dûs à ton protocole PMA 🙂 On t’envoie toutes nos bonnes ondes en tout cas, n’hésite pas à nous tenir au courant !
Bonjour la team,
Merci beaucoup pour ces articles qui sont hyper intéressants !
Je suis en essai bébé depuis 1 an. Ma sage femme m’a prescrit un bilan hormonal à j3 et j+7 après ovulation. A J3, mes taux semblent être dans les clous et notamment mon taux Oestradiol à 55,9 pg/ml. A j+7 post ovulation (validée par la glaire + température), mon taux de progestérone est à 14,30ng/ml et mon taux d’oestradiol est 330pg/ml (très élevé). De plus, j’ai des spottings 5 à 7 jours avant mes règles.
Ai-je un déséquilibre hormonal ? Que me recommandes-tu si tel est le cas ?
Merci beaucoup,
Coucou Marie ! Merci à toi ! 🙂 Pour te répondre, en effet, ta progestérone à J+7 est très correcte, par contre, ton œstradiol à 330 pg/ml en phase post-ovulatoire est très élevé – on attend plutôt un taux entre 100 et 200 pg/ml max à ce moment-là. Ce type de profil (progestérone correcte mais œstrogènes qui restent très hauts après l’ovulation) peut indiquer une dominance œstrogénique relative : pas un manque de progestérone, mais un excès d’œstrogènes qui perturbe l’équilibre. Il y a plein de pistes naturelles pour aider le corps à mieux métaboliser les œstrogènes, notamment du côté de l’alimentation, du soutien du foie et des intestins, ou des perturbateurs endocriniens 🙂 Cela fait partie des axes que l’on travaille dans le Fertility Club, entre plein d’autres choses 🙂 Si tu ressens le besoin d’être accompagnée, on sera ravies de prendre le temps de regarder tout ca avec toi au cours de la prochaine session 🙂 Bonne journée !
Bonjour la team 🙂
Je me questionne beaucoup sur mon dérèglement hormonal et plusieurs facteurs me font penser à une Hypoestrogénie … à qui dois-je demander une prise de sang ? mon médecin traitement suffit ou faut-il que je prenne rendez-vous avec un endocrinologue ?
Je vous remercie par avance,
Margaux
Coucou Margaux ! Tu peux demander une prise de sang à ton médecin, à ton gynéco ou à ta sage-femme, en expliquant tes symptômes 🙂 Les oestrogènes peuvent être mesurés entre le 2ème et le 5ème jour de ton cycle, avec la FSH, la LH et les androgènes, par exemple, ainsi que les hormones thyroïdiennes. Très bonne journée !
Bonjour,
Est ce que l’on peut considérer que les pilules COP à base d’estetrol (drovelis) ont un risque identique aux œstrogènes naturels E2 ou TMS « à la française » en ce qui concerne le cancer du sein?
En vous remerciant
Coucou Marie ! Dans la mesure où ils sont à base d’estétrol, une forme d’oestrogènes moins puissante que l’estradiol, certains chercheurs estiment que le risque est moindre 🙂 Néanmoins, ce type de molécule est récente sur le marché et on manque encore de recul à long terme, notamment sur les cancers hormono-dépendants, comme celui du sein. Les données sont encore trop limitées pour conclure que le risque est nul ou équivalent à celui des œstrogènes naturels. Je te souhaite une bonne journée !
Bonjour ! Est ce qu’un taux d’œstrogènes (estradiol) à 202 pg/ML est normal ? Prise de sang réalisée au J21 du cycle (avec une ovulation au J16 ou J17).
(Ce même jour, FSH = 4,4Ui/L et LH = 2,6UI/L).
Je vous remercie 😁
Coucou Audrey ! Oui, a priori ton taux d’œstradiol à 202 pg/mL est tout à fait cohérent avec une phase lutéale normale, surtout si tu as ovulé autour de J16-J17 🙂 Très bonne journée !
Merci beaucoup 🥰