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Manque d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions de ce déséquilibre hormonal

Les idées clés

  • Les oestrogènes sont des hormones féminines capitales pour la mise en place de l’ovulation, mais également pour notre équilibre global. Ils sont essentiellement produits par les follicules ovariens (mais pas que !)
  • Une carence en oestrogènes peut se manifester par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des règles absentes ou peu abondantes, une sécheresse vaginale et cutanée, entre autres.
  • Les causes d’une insuffisance oestrogénique sont nombreuses : insuffisance ovarienne, adénome hypophysaire, anomalies génétiques, troubles thyroïdiens… Elles peuvent aussi être liées à notre mode de vie (stress, sous-poids, carences nutritionnelles). La préménopause et la ménopause sont également des périodes de vie durant lesquelles les oestrogènes viennent à manquer !
  • Les causes d’un manque d’oestrogènes étant multiples, les traitements le sont également. L’hygiène de vie a également son rôle à jouer, notamment grâce à un apport suffisant de nutriments, vitamines et minéraux, une limitation des sources de stress et un bon dosage de l’activité sportive.

Si l’on parle assez souvent de l’excès d’oestrogènes, une carence en oestrogènes peut être tout aussi pénible : bouffées de chaleur, peau sèche, manque d’énergie, règles irrégulières ou absentes, sont quelques-uns des symptômes qui peuvent nous gâcher la vie et/ou contrecarrer un projet d’enfant (entre autres !) !

Les oestrogènes contribuent à un nombre important de mécanismes biologiques chez les femmes : santé cardiovasculaire, ostéo-articulaire, régulation de la température… et bien sûr, le cycle menstruel et l’ovulation ! Une carence en oestrogènes n’est donc pas à prendre à la légère et dans ce qui suit, on va vous expliquer comment la reconnaître et vous donner des pistes pour retrouver un taux d’oestrogènes optimal. On y va ?



Les oestrogènes, hormones importantes chez les femmes

Les oestrogènes sont les hormones de la première partie du cycle menstruel, des règles à l’ovulation. Ils sont sécrétés par les follicules ovariens en développement dans les ovaires : en effet, au début de chaque cycle menstruel, 15-20 follicules sont « recrutés » pour tenter d’ovuler, mais un seul arrivera au bout de la course et libèrera l’ovocyte qu’il contient au moment de l’ovulation.

Plus concrètement, à chaque début de cycle menstruel, l’hypothalamus (dans le cerveau) envoie une hormone, la GnRH, à une autre aire cérébrale , l’hypophyse : la GnRH est donc la première hormone de toute la cascade hormonale qui permet l’ovulation ! En réponse, l’hypophyse envoie de la FSH aux ovaires, pour qu’ils recrutent et fassent maturer les follicules sélectionnés pour ce cycle.

Plus les follicules grandissent, plus ils sécrètent d’oestrogènes et, au bout de quelques jours, l’un d’eux devient plus gros que tous les autres : c’est le follicule de De Graaf, et celui qui ovulera ! Sa production d’oestrogènes atteint son apogée lorsqu’il est prêt à libérer son ovocyte : c’est à ce moment-là que l’hypophyse envoie une seconde hormone, la LH, qui permet la rupture de la membrane du follicule, et donc l’ovulation.

production oestrogènes cycle menstruel

Pourquoi les follicules sécrètent autant d’oestrogènes ? Au niveau du système reproducteur, ces hormones sont responsables de ;

  • l’épaississement de la muqueuse utérine (l’endomètre), en ajoutant comme des couches de sang dans l’utérus
  • la production de glaire cervicale, un mucus sécrété par le col de l’utérus et qui est d’une aide précieuse pour la fécondation, puisqu’elle nourrit et protège les spermatozoïdes présents dans le vagin pendant plusieurs jours, en attendant l’ovulation.

Les oestrogènes ont donc leur rôle à jouer dans l’ovulation, la fécondation et l’accroche d’un embryon dans l’utérus. Ils sont aussi responsables du développement de notre poitrine et de la glande mammaire, ainsi que de l’apparition des poils et de la répartition du tissu adipeux sur nos hanches, nos fesses et nos cuisses.

Mais cela ne s’arrête pas là ! De nombreuses cellules de notre corps et de notre cerveau disposent de récepteurs aux oestrogènes : les oestrogènes ont ainsi une influence sur notre température, notre humeur, notre poids, la répartition des graisses, notre système cardiovasculaire etc. Elles sont donc capitales pour notre santé globale !

En deuxième partie de cycle menstruel (de l’ovulation aux règles), les oestrogènes restent présents, mais c’est la progestérone qui devient l’hormone dominante (qui est, elle aussi, essentielle pour le lancement d’une grossesse).

Pour être plus précise, nos ovaires sécrètent de l’estradiol, un type d’oestrogènes spécifique. L’estradiol (E2) représente la majeure partie des oestrogènes présents chez les femmes, même si les surrénales et le tissu adipeux en sécrètent aussi, sous forme d’estrone (E1). Pendant la grossesse, nous sécrétons également de l’estriol (E3) et de l’estétrol (E4).


carence oestrogènes signes

Les symptômes d’une carence en oestrogènes

Un manque d’œstrogènes (à la ménopause, mais pas uniquement) peut bouleverser notre équilibre, tant physique que mental. Voici les symptômes d’une carence en oestrogènes les plus courants (en sachant que cela peut varier d’une femme à l’autre) :

  • Sécheresse vaginale et cutanée
  • Perte de densité osseuse
  • Sueurs nocturnes, bouffées de chaleur
  • Troubles du sommeil
  • Cycle menstruel bloqué/ralenti, les ovaires ne répondent pas aux sollicitations du cerveau : il s’agit de l’un des symptômes de la pré-ménopause (avec des cycles qui s’allongent).
  • Règles peu abondantes, rosées
  • Perte de cheveux
  • Peu de libido
  • Fatigue physique et mentale
  • Peu de glaire cervicale

Si vous vous retrouvez dans certains de ces signaux, il peut être intéressant de creuser, pour voir si vos ovaires produisent suffisamment d’œstrogènes.


prise de sang oestrogènes

Comment savoir si on manque d’oestrogènes ?

Hormis les symptômes cliniques que l’on vient d’évoquer, un bilan hormonal peut être bienvenu pour mesurer, concrètement, le taux d’estradiol dans le sang. Cette prise de sang doit être réalisée entre le 2ème et le 5ème jour du cycle menstruel, toujours en lien avec la FSH (l’hormone sécrétée par l’hypophyse pour stimuler les follicules ovariens)

  • Si les oestrogènes sont bas, mais que la FSH est basse également : cela peut refléter un souci au niveau hypophysaire, l’hypophyse n’étant pas en capacité de stimuler les ovaires. Par ricochet, les oestrogènes sont donc faiblement sécrétés par les follicules.
  • Si la FSH est normale/élevée mais que les sont oestrogènes bas : cela peut plutôt être le signe d’un souci au niveau ovarien, avec un manque de réponse des ovaires.

En début de cycle, un taux d’œstradiol (E2) est considéré comme « normal » ou « OK » s’il se situe généralement entre 25 et 95 pg/mL (ou environ 90 à 350 pmol/L selon les unités utilisées). Dans ce cas, la FSH doit être inférieure à 8 mUI/mL.

On peut compléter ce bilan avec la LH, la prolactine, les hormones thyroïdiennes, les hormones androgènes, la glycémie et l’AMH.


Manque d’oestrogènes : quelles sont les causes ?

Si la carence en oestrogènes est avérée, il est important de comprendre pourquoi, afin de pouvoir travailler sur ce dérèglement hormonal de manière efficace.

préménopause

Préménopause

On l’a évoqué plus haut, la pré-ménopause est une raison courante de carence en oestrogènes, avec une petite nuance toutefois !

En effet, lorsque le cycle menstruel commence à présenter ses premiers signes de faiblesse, c’est la progestérone qui commence à manquer, car l’ovulation est plus « poussive » et le corps jaune (qui est l’enveloppe vide du follicule après l’ovulation) n’est pas de qualité suffisante pour produire suffisamment de progestérone. Ainsi, on se retrouve avec des cycles plus courts (la phase post-ovulatoire ne dure plus assez longtemps) et potentiellement un syndrome prémenstruel (SPM) plus intense.

Durant cette première partie de la pré-ménopause, les femmes ont plutôt tendance à être en hyperoestrogénie (en excès d’oestrogènes) relative avec des oestrogènes trop présents par rapport à la progestérone (les oestrogènes peuvent être normaux ou un petit peu trop élevés, si le cerveau tente de compenser en stur-stimulant les ovaires).

Ensuite, lorsque les ovaires commencent vraiment à fatiguer, ils répondent de moins en moins bien aux sollicitations de l’hypophyse : elle va donc produire beaucoup de FSH, mais les oestrogènes ne seront pas au niveau. C’est un peu comme si le cerveau hurlait sur les ovaires pour se faire entendre ! En deuxième partie de préménopause, les ovulations seront donc plus laborieuses et plus espacées : le cycle se rallonge de plus en plus, car on reste plus longtemps bloquée en phase pré-ovulatoire. C’est à ce moment-là que les premiers signes d’un manque d’œstrogènes peuvent apparaître.

Ménopause

On considère que la ménopause est installée après plus d’un an sans règles (et donc sans ovulation).

La production d’oestrogènes est donc fortement impactée, puisque leur principal fabricant, les ovaires, ont fermé boutique.

Pour être plus précise, c’est donc l’estradiol qui s’arrête, mais les glandes surrénales maintiennent néanmoins leur production d’estriol : néanmoins, la quantité générale d’oestrogènes chute, avec son lot de symptômes désagréables, qui montrent à quel point les oestrogènes sont un pilier important de toute la physiologie féminine !

dialogue cerveau ovaires

Troubles de l’axe cerveau/ovaires

Hormis les effets du temps qui passe, la baisse de la production d’oestrogènes peut s’expliquer par un problème au niveau cérébral ou ovarien.

Voici ce qui peut bloquer au niveau de l’hypothalamus et de l’hypophyse :

  • Un stress important ou chronique peut pousser l’hypothalamus à mettre le cycle menstruel en pause. Cette partie du cerveau orchestre un grand nombre de mécanismes dans notre corps, en s’appuyant sur les messages envoyés par le système nerveux : si on est trop stressée, l’hypothalamus considère que la priorité est notre survie et d’avoir une réponse adaptée à la menace, et faire un enfant est rarement une manière de s’en sortir ! Il va donc diriger nos ressources ailleurs et notre système reproducteur est au repos forcé. Ainsi, il ne produit pas de GnRH, ce qui impacte la FSH et, in fine, les oestrogènes (il peut aussi en produire tout simplement moins et le cycle ne sera pas totalement en pause, mais ralenti).
  • Les troubles alimentaires et les carences micronutritionnelles en cholestérol, zinc, fer, vitamines B et D etc., qui sont essentiels pour fabriquer nos hormones peuvent conduire le cerveau à « débrancher » la fonction reproductive s’il sent que les ressources sont trop basses.
  • Il en va de même pour l’exercice physique excessif et le syndrome RED-S chez les sportives : dans ce cas, les dépenses énergétiques sont trop élevées par rapport aux apports caloriques et là encore, le cerveau nous place en « mode éco » au niveau du cycle menstruel. Pour mieux comprendre ce point (qui ne touche pas que les athlètes de haut niveau), on vous recommande l’écoute de notre épisode avec Anthony Berthou !
  • Idem pour la perte de poids rapide (suite à une maladie physique et/ou mentale, ou un régime mal maîtrisé) et pour les femmes qui ont un IMC trop bas.
  • La prolactine en excès (souvent liée à un adénome hypophysaire ou à un souci thyroïdien, on en parle plus bas) interfère avec l’ovulation, car elle inhibe la GnRH, et donc la FSH et les oestrogènes.

Insuffisance ovarienne précoce (IOP)

Une carence en oestrogènes peut aussi s’expliquer par un souci au niveau ovarien, et notamment par une insuffisance ovarienne précoce, qui désigne un arrêt ou un épuisement partiel de la fonction ovarienne avant 40 ans.

Les causes possibles sont multiples :

  • Génétiques : syndrome de Turner, mutations FMR1, par exemple
  • Auto-immunes : thyroïdite de Hashimoto, maladie d’Addison, etc.
  • Toxiques : chimiothérapie, radiothérapie, toxines environnementales.
  • Idiopathiques : cela signifie que la médecine ne sait pas d’où vient le problème, ce qui se présente dans plus de 70% des cas d’insuffisance ovarienne précoce.

Chirurgie ovarienne

Une chirurgie sur les ovaires (suite à une endométriose sévère ou des kystes à répétition, pour ne citer qu’eux) peut :

  • Soit retirer du tissu ovarien, et qui dit moins de follicules, dit forcément moins d’œstrogènes
  • Soit créer des adhérences ou une atrophie du tissu restant.

Ainsi, même si les règles continuent et que le cycle « tourne » toujours, la production hormonale peut être diminuée.

contraception hormonale

Contraception hormonale

Lorsque l’on prend une pilule contraceptive, que l’on porte un stérilet hormonal ou un implant, le cycle menstruel est mis sur pause, tout le dialogue cerveau/ovaires est brouillé, bloqué.

C’est la raison pour laquelle quand on arrête sa contraception hormonale, il faut un temps plus ou moins long selon les femmes (allant de quelques semaines à quelques mois) pour que le dialogue se rétablisse et que la cascade hormonale retrouve ses repères et son rythme de croisière.

En attendant, la production d’oestrogènes peut être insuffisante, mais, généralement ce déséquilibre est plutôt transitoire, sauf si la pilule masquait un problème hormonal sous-jacent !

Une hypothyroïdie

Une thyroïde au ralenti peut également impacter le cycle menstruel, qui se trouvera également ralenti ! En effet, Les hormones thyroïdiennes (T3/T4) sont essentielles à la bonne réponse des ovaires à la FSH.

Par ailleurs, la thyroïde par le biais des T3/T4, régule aussi le fonctionnement de l’hypothalamus et de l’hypophyse.

Enfin, l’hypothyroïdie peut faire monter la prolactine car la TRH (l’hormone sécrétée par l’hypothalamus pour demande à l’hypophyse de produire de la TSH pour stimuler la thyroïde) stimule aussi la sécrétion de prolactine.

Causes génétiques / anomalies enzymatiques

Enfin, certains troubles congénitaux très rares peuvent entraîner un déficit en œstrogènes :

  • Une dysgénésie gonadique : il s’agit d’un trouble du développement sexuel où les gonades (ovaires ou testicules) ne se développent pas normalement, entraînant une absence ou une anomalie de production hormonale et souvent une infertilité.
  • Un défaut de l’aromatase, l’aromatase étant l’enzyme qui transforme les androgènes (les hormones mâles que les femmes sécrètent aussi, comme la testostérone) en œstrogènes.

manque d'oestrogènes traitement

Quelles sont les solutions en cas de manque d’oestrogènes ?

Les oestrogènes étant très importants pour la santé féminine, comment faire pour combler une carence ? Tout dépend de la cause !

Pistes médicales

Si vous êtes en pré-ménopause ou en ménopause, votre médecin peut vous proposer un traitement hormonal de la ménopause (THM), qui viendra remplacer vos hormones naturelles grâce à des oestrogènes et de la progestérone bio-identiques, qui en ont les mêmes vertus.

La pilule en revanche n’est pas forcément une bonne idée : en effet, l’estradiol de synthèse qu’elle contient (l’éthinylestradiol) est moléculairement assez éloigné de l’estradiol naturel, avec des effets différents (et parfois indésirables) sur notre santé mentale et cardiovasculaire notamment. De plus, si votre cycle n’est pas encore à l’arrêt et que vous êtes « seulement » en périménopause avec un désir d’enfant (puisque rappelons-le, la périménopause peut démarrer avant la quarantaine), prendre une pilule contraceptive sera assez contre productif !

S’il s’avère que vous avez un adénome à prolactine, votre gynécologue pourra également vous proposer un traitement ou une chirurgie pour le retirer. Idem si c’est votre thyroïde qui tourne au ralenti, votre soignant peut vous recommander un traitement pour la soutenir.

Par exemple !

Pistes liées à l’hygiène de vie

L’hygiène de vie a un rôle hyper important également sur notre niveau d’oestrogènes ! En effet, comme on l’a vu ensemble, le stress chronique ou l’insuffisance calorique/en termes de masse grasse ou des carences nutritionnelles peuvent expliquer un blocage du cycle menstruel. Voici donc quelques pistes pour retrouver une ovulation normale :

  • Avoir un apport alimentaire suffisant et veiller à ne pas être en déficit calorique trop important : les protéines sont vos alliées, tout comme les bons gras, et les fruits et légumes pour leurs apports en vitamines et minéraux
  • Limiter le stress chronique, autant que possible
  • Ajuster sa pratique sportive : si vous sentez que votre cycle est bloqué ou ralenti, n’hésitez pas à réduire le volume de vos entraînements, au moins pour voir si cela change quelque chose (ou bien augmentez vos apports !)
  • Certaines plantes riches en phyto-oestrogènes comme le houblon, la sauge et le trèfle rouge peuvent aider, mais elles sont plutôt à utiliser en seconde intention (il faut d’abord travailler sur votre hygiène de vie !) et à éviter en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant.
  • Vous pouvez aussi travailler sur la qualité ovocytaire, qui favorise une meilleure réponse ovarienne à la FSH et optimise la croissance folliculaire (si votre carence en oestrogènes vient des ovaires !)

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, et mérite d’être ajustée en fonction de votre situation personnelle 🙂 Si vous êtes en essai bébé et souhaitez être accompagnée, cela fait partie des axes que l’on travaille dans le Fertility Club !


pour résumer questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Le rôle des œstrogènes concernant la fertilité et la santé féminine en font des hormones indispensables à notre équilibre : c’est ce qui explique qu’une insuffisance oestrogénique s’accompagne d’effets secondaires plutôt pénibles que ce soit sur notre cycle menstruel, notre ovulation et notre vie quotidienne !

On espère que cet article vous aura permis de comprendre comment repérer une faiblesse oestrogénique et donné des pistes pour y remédier 🙂 Si cela vous pose souci pour concevoir, le Fertility Club est à votre disposition, on pourra creuser tout ceci avec vous et co-construire avec vous une routine personnalisée 🙂

Si vous avez des questions complémentaires, on a hâte de vous lire dans la section Commentaires ci-dessous !

45 réflexions au sujet de “Manque d’oestrogènes : symptômes, causes et solutions de ce déséquilibre hormonal”

  1. bonjour ,

    j’ai 42 ans en essai d’un dernier bébé depuis juillet 2025 , 2 grossesses arrêtée en Janvier 2025 ( coeur puis arrêt cour une semaine après 6SA , et novembre 2025 ( pas d’évolution embryon 6SA ) .
    Depuis cette date j’enchaîne les grossesse biochimiques , je tombe enceinte à chaque cycle mais ça ne tient que 2/3 jours … prise sang 6UI 15/05/26 , oestradiol : 13 PG/ML progesterone 22.7 NG/ML , sur ce même cycle prise sang à dpo3 : oestradiol 63 PG/ML progesterone 21.2 NG/ML , est ce que mes biochimiques récurrentes viendrait de la chute rapide de mon oestradiol après ovulation ? sachant que je suis déjà supplémenté en ovules de progesterone , aspegic après ovulation , et lovenox en injection si test grossesse positif … j’ai RDV le 12 juin mais dans cette attente tout ça me perturbe … tsh : 1.539 ; glycémie 0,88G/L
    AMH 1,05 NG/ML. jour 3 cycle : FSH 5,30 LH : 2,82 . oestradiol : 63 PG/ML je suis positive anti tpo hashimoto et j’ai HOMA , je suis traité par metformine pour le homa depuis 6 mois environ
    qu’en penses tu stp ?
    merci

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    • Coucou Sonia,
      Déjà, merci pour ta confiance !
      Alors te répondre comme cela n’est pas évident sans te suivre, cela mériterait vraiment de creuser dans ta propre situation.
      Tu sembles déjà très bien accompagnée et prise en charge par la personne qui te suis !
      Si jamais tu ressens le besoin de creuser tout cela, saches que nous avons le Fertility Club. Je te joins juste ici le lien pour la liste d’attente, cela ne t’engage à rien mais te permettra de recevoir toutes les infos ! https://www.emancipees.com/programme/fertility-club
      Je suis vraiment de tout coeur avec toi en tout cas !

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  2. Bonjour à toutes, je partage mon expérience actuelle car je me retrouve dans une situation des + difficiles. J’ai dû arrêter le traitement hormonal que je prenais depuis plus d’un an, suite à une augmentation des doses d’Estréva (jusqu’à 3) qui avait entraîné des métrorragies. Avec mon gynécologue, nous avons donc décidé de diminuer progressivement le traitement sur plusieurs mois jusqu’à un arrêt complet, effectif depuis 8 jours. Or, depuis cet arrêt total, je vis un véritable rebond de tous les symptômes invalidants que je connaissais avant la mise en place du traitement, il y a deux ans : bouffées de chaleur très intenses avec obligation de me changer plusieurs fois par jour, rhinite vasomotrice chronique qui se réactive fortement, anxiété, insomnie, hyperactivité, mais aussi sensibilité accrue des muqueuses buccales et gingivales avec la réactivité de ma rhinite vasomotrice, ainsi que des troubles gynécologiques marqués avec sécheresse vaginale importante et rétrécissement utérin très important.Mon gynécologue étant actuellement très occupé, j’ai fait une demande de rendez-vous en urgence. Mon objectif est de pouvoir reprendre rapidement une dose d’Estréva, car attendre deux mois comme initialement prévu me semble totalement inenvisageable dans mon état actuel. On lit souvent que l’arrêt progressif limite les effets rebond, mais dans la réalité, même après un arrêt progressif, les symptômes peuvent revenir très rapidement chez certaines femmes, parfois en quelques jours comme c’est mon cas. Je trouverai une solution, que ce soit avec mon gynécologue ou via mon médecin traitant, mais une chose est sûre : je ne resterai pas dans cet état. Mon corps, j’en prends soin ! Ma qualité de vie est primordiale.

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    • Coucou Sabrina ! Mince, je suis vraiment désolée pour toi… Tu as raison, il faut en reparler avec ton gynéco pour mettre en place le traitement le plus adapté à ta situation 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  3. Bonjour,
    J ai 41 ans.
    J ai eu des soucis de vaginose à répétition pdt 1 an, des pertes anormales et abondantes cet hiver… a la suite de ça, j ai décidé d arrêter la pilule en janvier, afin de voir si les soucis s arrangeait.
    Depuis, je n ai plus eu mes règles et j ai des bouffées de chaleurs et sueurs nocturnes.. par dessus et suite à un frotti en janvier : papillomavirus!!
    Je suis un peu en syndrome dépressif depuis quelques tps , là je suis fatiguée quotidienne physique et mental , j essai d aller à la salle de sport régulièrement mais j ai perdu en peps et en muscle et poids…
    Ayant des doutes quant à une pré ménopause, la gynécologue m’a prescrit le bilan fsh et oestradiol. Verdict tombe, moi en pleurs car je comprends que c est ça… taux fsh 52,6 Ul/l et oestradiol 13pg/ml. Je revois gyneco mardi car j ai une colposcopie à faire…
    Pensez vous que c est vraiment là pré ménopause ou un autre souci hormonal ?
    Je suis stressée et angoissée de plus en plus pour tt… est ce à cause de ça que je déclenche ça si jeune?
    Cela me fait un choc. Étant célibataire , mais envie de rien en se moment.. là je prend un gros coup ds la tronche , moi qui fait jeune, je me suis vue prendre 10 ans.. comment vivre cette épreuve ? Ou stopper le turc ou savoir si c est réellement ça et pas un autre problème sous jacent?
    Merci de m avoir lu et pour vos réponses.
    Élodie

    Répondre
    • Coucou Elodie ! Je comprends que tout cela t’inquiète et je vais essayer de t’apporter des éléments de réponse, en sachant que plusieurs sujets s’entremêlent 🙂
      Concernant ton bilan hormonal + tes symptômes d’un manque d’oestrogènes + absence de règles : après un arrêt de pilule, il faut souvent un certain temps à l’axe cerveau/ovaires pour reprendre normalement et lancer le processus ovulatoire (et pas d’ovulation = pas de règles). Ainsi tes résultats et tes symptômes peuvent être transitoires et il vaut mieux refaire une prise de sang dans quelques semaines/mois pour voir comment ton cycle est réellement « au naturel ». Entre temps, n’hésite pas à noter tes symptômes et le flux de tes règles quand elles reviendront. Ton bilan montre effectivement une FSH élevée et un œstradiol bas, ce qui correspond à un fonctionnement ovarien très ralenti, mais un diagnostic ne se pose jamais sur une seule prise de sang, surtout juste après un arrêt de pilule : il est généralement recommandé de répéter le bilan hormonal à distance pour voir comment les choses évoluent naturellement.
      Ensuite, concernant ton papillomavirus, rassure-toi : environ 70-80% des femmes en ont un dans leur vie et il se résorbe tout seul dans l’immense majorité des cas. La colposcopie est un examen qui fait partie du protocole de routine après un frottis qui détecte un HPV, pour faire le point au niveau du col.
      Concernant le stress : oui, il peut jouer dans l’équilibre hormonal, tout comme la fatigue, mais il ne déclenche pas le HPV ni la périménopause 🙂 En tout cas, n’hésite pas à faire part de tes inquiétudes à ta gynéco, qui va pouvoir creuser tout ceci avec toi et te rassurer. Ce serait super de faire un bilan hormonal complet (FSH, oestradiol, LH, thyroïde (TSH, T3 et T4), AMH, hormones androgènes) pour faire le point, mais dans quelques semaines, tu l’as compris. Prends soin de toi, je te souhaite une belle journée !

      Répondre
  4. Bonjour,
    J’ai besoin d’un renseignement…
    Fin 2022, j’ai subi une hystérectomie (suite à une endométriose sévère et des kystes), depuis plus d’un an maintenant, j’ai tout les symptômes cités dans votre article, sans parler des problèmes cardiaques et d’une coxarthrose polaire de la hanche gauche (ma hanche est bouffée par arthrose…), et donc, je souhaiterais savoir si ça peut être un manque œstrogènes ?
    Il y a environ deux semaines, mon gynécologue m’a prescrit une crème peu dosée en œstrogènes, pensez-vous que cela suffira ? Car pour le moment, j’ai toujours des symptômes, peut-être un peu moins prononcés, mais encore très gênant…
    Merci par avance pour votre réponse.
    Emy

    Répondre
    • Coucou Emy ! Mince, je suis désolée pour toi, ça ne doit vraiment pas être simple :s
      Pour te répondre, après une hystérectomie, si les ovaires ont été conservés, ils continuent normalement à produire des hormones (dont les œstrogènes), même s’il n’y a plus de règles puisqu’il n’y a plus d’utérus. En revanche, il arrive que la fonction ovarienne diminue plus tôt après une hystérectomie, ce qui peut effectivement provoquer des symptômes proches d’un manque d’œstrogènes.
      Dans tous les cas, si les symptômes sont importants, un bilan hormonal peut être utile (œstradiol, FSH, etc.) pour voir comment fonctionnent tes ovaires, si tu as assez d’oestrogènes et ajuster le traitement si besoin.
      Concernant la crème aux œstrogènes, deux semaines ça reste assez court pour juger pleinement de l’effet, mais si les symptômes restent très gênants, il ne faut pas hésiter à en reparler avec ton gynécologue : parfois il faut ajuster la dose ou la forme du traitement 🙂
      Je t’envoie en tout cas toutes mes bonnes ondes pour la suite 🤍

      Répondre
    • Bonsoir Emy, j’ai également une crème à base d’œstrogènes et mon gynécologue me l’a prescrite un soir sur deux et en continu. J’ai également subi une hystérectomie il y a très longtemps, du coup j’étais ménopausée à 46 ans ou 47 ans je ne sais plus trop, j’ai de l’ostéoporose et de la rhysarthrose aux pouces… au début j’avais des bouffées de chaleur, une horreur, j’ai pris des traitements à base de plantes mais ça n’allait pas mieux, l’été je dégoulinais !! Mon gynécologue m’avait donné à l’époque un THS à prendre mais il ne fallait pas dépasser 3 ans. Heureusement c’est fini, je suis âgée maintenant… Désormais je prends du collagène marin, de l’acide hyaluronique, du calcium et de la vitamine D3.. il est bon de faire également le plein de multivitamines avant l’hiver par exemple, bon courage.

      Répondre
  5. Bonsoir, j’ai 55 ans, je suis sous THM depuis 5 ans à raison d’une ovule de Progestan et 1 pompe de gel d’Estreva par jour. Depuis 6 mois je retrouve des symptômes de la ménopause (Insomnie, transpiration excessive la nuit, baisse de moral, libido en berne, humeur changeante, rétention d’eau, seins et ventres gonflés, etc….
    J’ai demandé à mon généraliste un bilan hormonal et j’ai les taux suivants :
    Estradiol : 622 pmol/L et 168.5 pg/mL
    T.S.H. : 1.29 µUI/ml
    F.S.H. : 47.9 IU/L
    L.H. / 17.9 mUI/mL

    Je pense que c’est pas normal, d’autant plus que j’ai eu des saignements pendant 5 jours.
    Merci pour votre avis, je crois que ce n’ai pas la branche de mon médecin et mon Gynéco peut me prendre dans 5 mois.
    Merci d’avance pour votre retour.

    Répondre
    • Coucou Sandrine ! Je comprends complètement, mais je suis navrée, je ne peux pas te conseiller sur la base d’un commentaire et le dosage de ton traitement hormonal mérite une vraie consultation médicale :s Est-ce que tu peux essayer de rappeler ton gynécologue en insistant sur le fait que le traitement présente des effets secondaires qui te gâchent la vie (et notamment des saignements), afin d’avoir un rendez-vous plus rapidement ? Il pourra éventuellement te proposer un ajustement. Ton médecin traitant peut aussi prescrire une échographie pelvienne en attendant si besoin. Je suis navrée de ne pas pouvoir t’aider davantage, je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

      Répondre
  6. Bjr j’ai une préoccupation j’ai 41 ans depuis un ans déjà après ma fausse couche mon cycle varie entre 19 et 45 jours est ce la préménopause ?

    Répondre
    • Coucou Ruphine ! Alors c’est possible, mais le mieux serait d’en parler avec ton médecin pour faire éventuellement un bilan hormonal et un point global car ton cycle semble très irrégulier. Je t’envoie toute ma tendresse et toutes mes bonnes ondes !

      Répondre
  7. Bonjour,
    Suite à des fausses couches, je prends des ovules de progestérone pour un désir de grossesse.
    A j7 de ma dernière ovulation, j’ai fais une prise de sang qui m’indique un taux d’oestradiol à 90 et une progestérone à 23.
    À j16 de mon ovulation je fais un test de grossesse qui s’avère positif…
    Je suis du coup stressée. Je ne pensais pas être enceinte avec un taux d’œstrogène si bas.
    Avez vous des retours de grossesse positives avec des taux si bas ? Quelle supplementation peut être intéressante ? DHEA ? J’ai rendez vous vendredi avec le gynéco mais je voudrais savoir avant quelles sont les pistes envisageables. Merci

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    • Coucou Perrine ! Toutes mes félicitations ! 🙂 Je te rassure : un taux d’estradiol à 90 à J7 post-ovulation n’est pas du tout “catastrophique”. À ce moment-là du cycle, on est encore en phase lutéale classique, parfois même avant l’implantation. L’estradiol peut être dans des valeurs comme celles-ci sans que ça empêche une grossesse d’évoluer 🙂 Ce qui compte, c’est la dynamique des bêta-hCG et de continuer à soutenir ta progestérone, et la tienne à 23 est plutôt rassurante 🙂
      Concernant la DHEA, ce n’est pas une supplémentation recommandée une fois la grossesse débutée, sauf indication médicale très spécifique.
      Dans tous les cas, pour évaluer si une supplémentation pourrait être intéressante, il faut réfléchir en fonction de ton contexte clinique global à toi (je ne peux pas te donner de conseils personnalisés en commentaire, je risquerais de te dire des bêtises) : je te recommande d’en parler avec ton gynécologue et si tu souhaites un accompagnement plus poussé, le Mama Club est là pour toi, on pourra regarder tout ça ensemble plus sérieusement <3 https://mama.emancipees.com/ Je t’envoie toutes mes bonnes ondes en tout cas !!

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  8. bonjour à tous. je suis sous traitement hormonal depuis 5 ans suite à une hystérectomie totale. il y a 15 jours j’ai décidé d arrêter mon traitement par œstrogènes tout en continuant mon traitement par progestérone sans prendre d’avis médical ce qui n’est pas bien. Je souffre depuis quelques jours de migraines. Est ce lié à un manque d’œstrogènes?

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    • Coucou Sophie ! Oui, c’est possible :s Le mieux serait d’en reparler avec ton médecin pour ajuster ton traitement s’il ne te convenait/convient pas 🙂 Plein de bonnes ondes !

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  9. Bonjour !
    Je suis atteinte d’insuffisance ovarienne prématurée (26 ans et une AMH à 0,01 dernièrement avec bouffées de chaleur et absence de règles depuis deux mois..)
    Mes règles sont revenues, je n’ai plus de bouffées de chaleur (je revois alimentation/ compléments/ acuponcture ) et j’ai fait un dosage hormonal à J-12 : FSH (103 comme la dernière fois..) mais estradiol 112 pg/ml et LH 67.
    Est ce que ce taux d’estradiol parait suffisant pour une ovulation prochaine? Merci de votre aide !

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    • Coucou Prune ! C’est super si tes règles sont revenues grâce à ce que tu as déjà mis en place 🙂 Avec une IOP, le cycle n’est pas forcément totalement à l’arrêt, mais les ovulations sont plus rares et plus désorganisées (on a un article plus précis sur l’IOP, si jamais :https://www.emancipees.com/insuffisance-ovarienne-precoce/ :)). Concernant ton taux d’estradiol, il montre qu’il y a bien une activité ovarienne, mais il ne suffit pas à confirmer une ovulation : est-ce que tu as eu une échographie pour voir s’il y a un follicule dominant ? 🙂
      En tout cas, le retour de tes règles et la disparition de tes bouffées de chaleur sont des signes encourageants d’activité hormonale ! Je t’envoie toutes mes bonnes ondes <3

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  10. Bonjour les filles 🌸
    Mon épisode a démarré fin 2024 juste avant Noël (cadeau 🤣). Je venais d’avoir 52 ans. Douleurs articulaires, prise de poids abdominale, peau sèche et bouffées de chaleur tolérables (qui se sont un peu calmées) sont désormais mon quotidien. J’ai subi une hystérectomie en octobre 2017. La prise de sang révélera t’elle quelque chose de significatif ? Selon mon gynécologue non. Il n’est pas pour un traitement THS à date (trop tôt!?!). Et j’oubliais seul avantage au tableau, cela a eu raison de mon endométriose profonde. Je suis un peu perdue. Je ne trouve pas mon gynécologue très aidant sur le sujet. Bien à vous toutes 🥰

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    • Coucou Delphine ! Faire une prise de sang ne permettra pas de diagnostiquer formellement la ménopause (le seul critère de diagnostic est de ne pas avoir eu de règles depuis minimum 12 mois), mais peut permettre de faire un état des lieux si tu es seulement en périménopause, pour voir quelles hormones soutenir via un traitement. En tout cas, il n’est pas forcément trop tôt pour prendre un traitement hormonal si tes symptômes sont quotidiens et un peu pénibles à vivre… N’hésite pas à demander un deuxième avis ! Bonne journée et plein de bonnes ondes 🙂

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    • Bonjour,
      Rien ne vous empêche d’en voir un autre. La qualité de vie est primordiale et ce n’est pas les bons gynécos qui manquent. Bien cordialement. Belise

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  11. Bonjour, j’ai 59 ans, je suis ménopausée depuis 4 ans et n’ai jamais pris de THS car influencée par une amie Naturopathe ( qui m’a fait culpabiliser de ne pas rester « naturelle » alors que mon gynécologue me l’avait prescrit!
    Je regrette car j’ai l’impression de vieillir plus vite, ma question est: peut-on commencer un traitement hormonal substitutif une fois la ménopause bien installée ?

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    • Coucou Joelle ! Si tu ressens le besoin de le prendre, tu peux bien sûr en reparler à ton gynéco, qui pourra te proposer le traitement le plus adapté selon ta situation 🙂 Ne culpabilise pas de faire ce qui te parait le mieux pour toi 🙂 Bonne journée !

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    • Bônjôùr ‘ je suis menaùpôséé depuis 6 ans ét j ‚aî énormément de symptômes qui me pourrissent la vîe , dôî je demander 1 traitement THC dîréçtement a môn medecîn où dois-je passer par 1 genyco ? Ma hantise¿ Mérci pour la réponse,

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      • Coucou Stéphanie ! Oh mince, j’en suis vraiment navrée et oui, si tu ressens des symptômes qui te gâchent la vie, surtout, ne reste pas seule avec ça, demande un avis médical et suggère l’idée d’un traitement hormonal 🙂 Tu peux en parler avec ton médecin traitant, et s’il te renvoie vers un gynécologue, sache que tu n’es pas obligée d’accepter d’être auscultée et tu peux simplement expliquer tes symptômes et échanger avec ton gynécologue sans examen. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !!

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    • Madame, C’est 10 ans après vos dernières règles qu’il est un peu tard pour démarrer. Moi j’ai commencé mon TH de la ménopause à 57. Et alors? Il en va de notre qualité de vie, de notre protection des os et du cardiovasculaire. Mais surtout pour moi de dire adieu aux bouffées de chaleur, nervosité, insomnies, et touti cuanti… Alors foncez! Bon courage🌸

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    • Bonjour
      Je suis naturopathe et je prends un THS en perimenopause car les symptômes affectent trop fort ma qualité de vie. Je suis suivie par un médecin micro-nuituoniste et une gynéco. Donc, pas de culpabilité et a bas la dictature naturopatique qui dessert la profession

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  12. Bonsoir
    Désolé de venir déranger tout le monde. En fait j’ai une perte de cheveux très élevée depuis plus de six mois, ce qui est vraiment psychologiquement compliqué pour moi avec une racine beaucoup plus voyante. Du coup mon gynécologue m’a fait faire une prise de sang mon taux de d oestradiol est de 20 Fsh plasmatique 22,6 et LH a 14 Mon gynécologue me dit que je suis en ménopause débutante, il me prescrit un gel Estreva j’ai 48 ans et je ne souhaite pas déjà démarrer un traitement hormonal. Cela me fait un peu peur au niveau des risques, ne complètent pas par de la progestérone, puisque je suis sous stérilet keenela . Que faire pour arrêter la chute de cheveux est-ce que le fait d’enlever le stérilet peut changer les choses Où est-ce indispensable de passer par un traitement hormonal en vous remerciant sincèrement de votre réponse.

    Répondre
    • Coucou ! Tu ne nous déranges pas et je comprends que ce soit questionnant pour toi ! Pour te répondre, le traitement hormonal n’est jamais obligatoire, mais peut-être un bon levier et un vrai soutien quand les hormones ne sont naturellement plus produites. Quand il est prescrit à dose adaptée et avec des hormones bio-identiques, les risques sont généralement faibles car les risques dont on entend parler concernent surtout d’anciens traitements, à fortes doses et par voie orale 🙂
      La question du stérilet se pose en effet, car le Kyleena peut aussi, chez certaines femmes sensibles, aggraver une chute de cheveux (effet androgénique possible). Il pourrait d’ailleurs être intéressant de doser Testostérone totale / libre, DHEA-S, SHBG car on peut avoir un déséquilibre androgénique en périménopause. Enfin, fer, ferritine, zinc, vitamine D et tes hormones thyroïdiennes sont aussi à vérifier si ce n’est pas déjà fait. Une ferritine basse, par exemple, peut entretenir la chute même si le reste est corrigé.
      N’hésite pas à reparler de tout ceci avec ton soignant, pour voir quelles pistes sont les meilleures, en fonction de ton suivi 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

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    • Bonjour Laurène,

      Je me permets de rebondir sur votre message. Je suis en préménopause et je perdais mes cheveux par poignées, c’était horrible à chaque douche. Je prends du trèfle rouge pour réguler la perte de cheveux et du Gomphrena ( plante adaptohgène ) et les symptômes ont tous disparus. Par contre si j’oublie une journée les bouffées de chaleur, les sueurs et l’irritabilité reviennent au galop.
      Je les prends sur dieti natura, c’est mini dosé, ça permet d’adapter la prise en fonction de sois. Et les 2 plantes agissent très rapidement.

      Répondre
      • Bonjour ! Merci beaucoup pour ton retour d’expérience 🙂 Le trèfle rouge contient des phyto-œstrogènes, donc il peut effectivement agir sur certains symptômes de périménopause. Mais comme il a une action hormonale, mieux vaut éviter l’automédication prolongée sans avoir identifié la cause précise de la chute (déséquilibre œstrogènes/androgènes, ferritine basse, thyroïde, zinc…) 🙂 Bonne journée !

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  13. Bonsoir,
    Alors j’ai un problème mon taux de fsh est de 5.8 UI et mon taux de lh est de 16.2 UI. Je ne peux pas être en phase ovulatoire puisque je n’ai pas eu mes règles depuis des mois. J’ai une énorme fatigue, de l’anxiété++, des frissons, des suées nocturnes, des palpitations, je bouche la douche avec mes cheveux en 2 jours. J’étais persuadée d’être en préménopause, j’ai 41 ans. Du coup je voudrais bien votre avis par rapport à ces chiffres.
    Cordialement,

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    • Coucou Amandine ! Il est très difficile de commenter ces chiffres sans te suivre personnellement dans un club avec nos expertes, mais aussi parce que, comme tu n’as pas tes règles, on ne sait pas où tu en est dans ton cycle 🙂 Ainsi, ces chiffres n’excluent pas une périménopause, mais le fait que tu n’aies plus tes règles, que tu sois très fatiguée, que tu aies de l’anxiété oriente vers un déséquilibre hormonal qui peut venir d’autre chose, comme une hypothyroïdie, par exemple. Le mieux serait de compléter ton bilan avec un dosage du fer et des hormones thyroïdiennes, ainsi que de la prolactine. Côté hygiène de vie, tu peux regarder du côté de ton alimentation, afin de si elle est suffisamment riche en protéines, en vitamines, minéraux et bons gras, par exemple. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes, prends bien soin de toi ! <3

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  14. Bonjour,
    5 ans sans contraception, 4 ans que je pratique la symptothermie car cycles irréguliers depuis toujours or période sous pilule afin de savoir quand je vais avoir mes règles. Je valide bien mes ovulations mais elles sont tardive.
    J’ai 30 ans, mes cycles sont long , irréguliers ( sur 1 an, cycle entre 29, 37 et 48 jours) mes règles sont je trouve peu abondantes, environs 35 ml. Microkyste au visage.
    En essaie bébé depuis 6 mois, prise du multivitamines émancipées également depuis 6 mois, plutôt bonne hygiène de vie, je crains qu’on me rient au nez et qu’on me disent d’attendre 1 an d’essais avant de consulter alors que je suis convaincue que tout ça n’est pas propice à une grossesse.
    Est ce possible que ce soit un manque d’œstrogènes ? Suis-je légitime de demander un bilan hormonal et une échographie pelvienne?
    Merci pour ce blog qui est une mine d’or.

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    • Coucou Karine ! Tu peux bien sûr demander un bilan hormonal et une échographie, tu es tout à fait dans ton droit 🙂 Il est possible que tu aies un SOPK, qui sera confirmé si tu as deux de ces 3 symptômes : une hyperandrogénie (clinique ou visible à la prise de sang), des troubles de l’ovulation et/ou des ovaires avec plein de follicules en développement. Il est également possible que ce soit un manque d’oestrogènes, en effet, à valider avec ton médecin avec les examens en tout cas 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes pour 2026 !

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  15. Bonjour,

    Je viens de refaire mes analyses en attendant que notre dossier repasse en commission pour une fiv et je m’interroge sur mon taux d’œstrogène à j4.
    Ma fsh est à 8.9 ui, ma LH à 2.5 ui, et mes Œstradiols à 37pg/ml.
    Mon amh etait à 0.64 il y a un an et depuis un an j’enchaine les grossesses biochimiques en fiv.

    Est ce que mon taux d’œstrogène est dans la norme ?
    Car mis à part un spm plus marqué en nausées depuis ma fausse couche il y a 2 ans je n’ai pas de symptôme particulier

    Bonne journée

    Répondre
    • Coucou Ophélie ! Si cela peut te rassurer, ton taux d’oestrogènes est tout à fait dans les clous 🙂 En revanche, ton rapport FSH/LH est un peu déséquilibré, car on préfère un ratio de 1:1 (donc des valeurs similaires de LH et de FSH). C’est un point que tu peux éventuellement aborder avec ton gynécologue de PMA et en attendant, voici notre article sur la FSH : https://www.emancipees.com/hormone-fsh/ 🙂 Je t’envoie toutes mes bonnes ondes pour la suite en tout cas !!

      Répondre
  16. Bonjour,

    Est ce que le manque d’œstrogène cause des anomalie au niveau du plancher pelvien ?

    J’ai l’impression d’avoir un manque et en effet je suis très sportive mais fais toujours très attention à bien contracter mon périnée.

    J’avoue que ces derniers mois, j’ai forcé sur la course à pied.

    J’ai subi une période de stress intense, ma mère a été très malade et est décédée des suites de sa maladie.

    J’ai senti que mon périnée était moins tonique et aujourd’hui mon gynécologue m’a confirmé que j’avais 3/5 au niveau de la contraction de celui-ci.

    Pourtant, tous les soirs, j’effectue des exercices de vaccum et je contracte mon périnée, depuis de nombreux mois, J’avoue ne pas comprendre…

    En parallèle je suis devenue vraiment sèche, je ne prends plus un gramme et je mange sainement mais bien, je ne me prive pas, je connais mes besoins en macro etc…

    Je pense néanmoins sûrement être en déficit…

    Si cela n’a jamais été un problème, avec l’accumulation du stress, j’ai le sentiment que mon taux d’œstrogène a peut-être diminué…

    Je n’ai jamais eu beaucoup de sang durant mes règles, mais encore pire depuis l’arrivée de mon deuxième ou un simple protège slip me suffit et j’ai un stérilet en cuivre !

    Je fais des insomnies et dors très mal / peu depuis plus d’un an (maladie de ma mère)

    Merci pour votre retour,

    Cindy

    Répondre
    • Coucou Cindy ! Tout d’abord, on t’envoie toute notre tendresse suite à l’épreuve que tu as traversée, sincèrement <3 Il est possible que ce choc émotionnel ait complètement perturbé ton cycle menstruel et que ta production d'oestrogènes a du coup été assez faible, ce qui se reflète notamment avec des règles peu abondantes, une absence de glaire cervicale. En effet, dans ce genre de situations, le cerveau peut mettre le cycle sur pause pour nous protéger et nous laisser le temps de nous remettre. Et oui, effectivement, un manque d'oestrogènes peut impacter le plancher pelvien, car on retrouver des récepteurs à oestrogènes dans cette zone :s
      Le mieux serait éventuellement de faire un bilan hormonal entre le 2ème et le 5ème jour de ton cycle, en mesurant les oestrogènes, la FSH, la LH, les hormones thyroïdiennes, androgènes et la prolactine. De ton côté, tu peux aussi observer ton cycle pour voir notamment si/quand tu ovules avec la symptothermie (je te glisse notre article explicatif ici : https://www.emancipees.com/symptothermie/). Tout ceci te permettra de faire le point et de prendre les mesures adaptées pour retrouver un cycle apaisé et équilibré 🙂 Bonne journée à toi !

      Répondre
  17. Bonjour, je me pose une question, un peu à côté du sujet certes, mais non sans lien.

    Je suis sous implant contraceptif depuis plusieurs années, donc uniquement progestatif. Cette contraception me convient, mais j’ai l’effet secondaire le plus fréquent: des saignements légers mais complètement aléatoires. Parfois rien pendant 2 mois, parfois 3 semaines de spotting.
    Sachant que c’est le progestatif qui provoque un amincissement de l’endomètre, à l’origine des saignements sous implant, et qu’au contraire les oestrogènes solidifient la paroi, pensez-vous que se complémenter, avec des phyto-oestrogènes par exemple, lors de ces périodes de saignements, pourrait aider à réduire ces spottings?
    J’ai déjà une alimentation assez riche en phyto-oestrogènes (toffu, légumineuses) mais peut-être existe-t-il des compléments alimentaires ?

    Merci d’avance!!

    Répondre
    • Coucou ! Pour te répondre, effectivement, le progestatif diffusé en continu par ton implant empêche la production d’oestrogènes, qui sont chargés d’épaissir la muqueuse utérine et c’est la raison pour laquelle, souvent, sous contraception progestative (pilule progestative, stérilet hormonal, implant), les femmes n’ont plus leurs règles (cela arrive aussi avec les femmes qui prennent une pilule en continu).
      Prendre des phytoestrogènes n’est pas une garantie, car ces composés végétaux peuvent se fixer sur les mêmes récepteurs que tes œstrogènes, mais leur puissance est beaucoup plus faible. Du coup, selon les femmes, ils peuvent soit mimer légèrement l’effet œstrogénique, soit au contraire le diminuer encore (en “prenant la place” de tes œstrogènes naturels sur les récepteurs). Donc rien ne garantit qu’ils réduisent les spottings, surtout face à un implant progestatif très dosé.
      Ce que tu peux faire en revanche, c’est éventuellement d’en parler avec ton gynécologue pour voir si un autre implant serait éventuellement plus adapté, voire une autre contraception 🙂 Bonne journée !

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  18. Bonjour, j’ai une question, la prise de sang que j’ai faite en début de cycle est vraiment bizarre et montre un taux d’oestradiol à 653.0 pmol/l en début de cycle (vers le 5-6em jour). Est-ce normal ? merci beaucoup.

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    • Coucou Lydie ! Je comprends ta question : mais si cela peut te rassurer, un résultat autour de 653 pmol/L vers J5-J6 n’est pas forcément anormal : il peut simplement traduire que la croissance folliculaire est déjà bien lancée à ce moment-là 🙂 Les valeurs “de référence” varient énormément selon les labos, les cycles, et même d’un cycle à l’autre chez une même femme. Ce qui compte surtout, c’est l’évolution du taux (la dynamique) et la mise en relation avec l’échographie et/ou le contexte clinique 🙂
      Ton résultat peut donc être totalement physiologique, mais seule la personne qui suit ton dossier (médecin ou sage-femme) pourra vraiment l’interpréter à la lumière de ton cycle et de tes symptômes 🙂 Bonne journée !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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