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règles hémorragiques

Règles hémorragiques : comprendre et apaiser les menstruations (trop) abondantes

Les idées clés

  • Les règles hémorragiques correspondent à des règles ultra abondantes (plus de 150 ml par cycle), nécessitant de changer de protection menstruelle toutes les heures (même la nuit) et pouvant provoquer des vertiges, de la fatigue, des essoufflements, etc.
  • Elles peuvent être dues à un déséquilibre hormonal, un kyste, un fibrome ou un polype, ou bien à une adénomyose, une endométriose, un trouble de la coagulation ou la présence d’un stérilet au cuivre.
  • Des solutions médicales existent : contraception hormonale, retrait du stérilet, du fibrome, du kyste ou du polype.
  • Il est également possible de travailler sur son équilibre hormonal avec des solutions naturelles et liées à l’hygiène de vie.
  • Les règles sont rarement une sinécure et généralement, on préfère quand elles viennent de se terminer… Néanmoins, pour certaines femmes, l’inconfort monte encore d’un cran, lorsque les règles sont hyper abondantes, voire carrément hémorragiques, car cela peut impacter leur santé globale (fatigue extrême, vertiges, etc.) et leurs activités quotidiennes, dans la mesure où les pertes de sang sont tellement importantes qu’on ne peut plus véritablement sortir de chez soi :s

    Dans cet article, on va vous dire tout ce que l’on sait sur les règles hémorragiques : à partir de quand, concrètement, on parle de règles abondantes, voire trop abondantes (avec un outil de mesure tout simple, mais diablement efficace !), mais aussi d’où viennent les règles hémorragiques et comment il est possible de les atténuer, grâce à des solutions purement médicales et/ou plus naturelles. Let’s go !



    règles

    Les règles, qu’est-ce que c’est exactement ?

    Les règles (ou menstruations), ce sont des saignements liés à notre cycle menstruel : elles correspondent au détachement de l’endomètre (la muqueuse utérine) après la chute hormonale de la fin du cycle, qui a lieu en l’absence de grossesse.

    Globalement, les règles normales durent moins de 7 jours, le sang est rouge vif (il peut être brun au début et en fin de règles), la perte de sang est inférieure à 80 ml, et ne provoque pas de fatigue extrême ou de douleurs invalidantes.

    En revanche, il n’est pas normal de devoir changer de protection toutes les 1-2h ou d’avoir des caillots de plus de 2-3 cm, par exemple !


    définition règles hémorragiques

    Quand parle-t-on de règles trop abondantes ou hémorragiques ?

    Les règles abondantes

    Dans le cas des règles abondantes (ou ménorragies) :

    • on perd environ entre 80 et 150 ml de sang par cycle (ce qui équivaut à environ 16 tampons ou serviettes bien imbibés par cycle)
    • Les saignements sont accompagnés de 1 ou 2 caillots de la taille d’une pièce de 2 euros maximum
    • Les règles durent plus de 7 jours (mais pas forcément)
    • il est nécessaire de changer de protection toutes les deux heures environ, sans forcément devoir se lever la nuit ou avoir des grosses fuites
    • Elles peuvent s’accompagner de fatigue et de douleurs
    • En revanche, la vie quotidienne n’est pas stoppée en raison de l’abondance des saignements.

    Néanmoins, la Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique (FIGO) considère que les règles sont déjà anormales lorsque l’on perd plus de 80 ml de sang par cycle. Les règles abondantes ne sont donc pas à prendre à la légère !

    Les règles hémorragiques

    En cas de règles hémorragiques, on passe clairement un cap ! Généralement :

    • On perd plus de 150 ml de sang par cycle menstruel (ce qui équivaut à plus de 30 tampons ou serviettes bien imbibés par cycle)
    • Les règles sont longues, durant également plus de 7 jours (mais pas toujours)
    • On doit changer de protection toutes les heures
    • On peut avoir des fuites malgré des protections super absorbantes
    • Il est nécessaire de se lever la nuit une ou plusieurs fois pour se changer
    • Les saignements s’accompagnent de faiblesse physique, de fatigue extrême, de vertiges, d’essoufflement, d’anémie, etc.
    • On a des caillots plus gros qu’une pièce de 2 euros (plusieurs par jour)
    • La vie quotidienne est clairement entachée par le volume des saignements, qui sont difficilement gérables avec des protections classiques.

    Comment mesurer l’abondance des règles ?

    Il est parfois compliqué de savoir si on perd « trop » de sang, et si nos règles sont véritablement hémorragiques : ainsi, pour se faire une idée objective de l’abondance de ses règles, on peut utiliser le score de Higham, qui a été mis au point par le docteur du même nom. L’idée est de remplir un tableau, avec des points donnés en fonction du nombre de protections nécessaires au cours du cycle : plus le nombre de points est important, plus les règles sont abondantes, et potentiellement hémorragiques. On considère que les règles sont trop abondantes lorsque le score dépasse 100.

    Si vous le souhaitez, voici notre tableau à remplir pour connaître votre score de Higham ! Nous l’avons remanié pour qu’il soit adapté aux années 2020, en ajoutant les cups et les culottes de règles, par exemple 🙂 En le remplissant cycle après cycle, vous saurez de manière claire si vos règles sont vraiment très abondantes, et sachez qu’il s’agit d’un vrai critère de diagnostic pour les médecins, donc n’hésitez pas à le montrer à votre gynécologue ou votre sage femme 🙂


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    Les causes des règles hémorragiques

    Maintenant que l’on sait clairement de quoi l’on parle quand on évoque les règles hémorragiques, voici à quoi elles peuvent être dues 🙂

    Un déséquilibre hormonal (hyperoestrogénie)

    Les règles peuvent être trop abondantes en cas de dérèglement hormonal, et notamment si vous avez trop d’oestrogènes, ou pas assez de progestérone. On s’explique !

    Les oestrogènes sont chargés d’épaissir l’endomètre en première partie de cycle, avant l’ovulation, d’ajouter des « couches » de sang, en gros. Ainsi, s’ils sont trop présents, il y aura davantage de muqueuse à évacuer pendant les menstruations !

    Parfois, on peut également avoir un déséquilibre hormonal en faveur des oestrogènes si la progestérone n’est pas suffisante après l’ovulation, en deuxième partie de cycle. En effet, la progestérone a pour rôle de freiner l’épaississement de la muqueuse et de la peaufiner pour qu’elle soit prête en cas de grossesse, en ajoutant des aspérités pour que l’embryon puisse s’accrocher et en créant des vaisseaux sanguins pour que l’utérus soit bien irrigué. Si ce travail n’est pas fait, la muqueuse se détachera de façon moins fluide, en morceaux, avec des caillots.

    Cette situation de déséquilibre hormonal (hyperoestrogénie vraie ou relative) est souvent rencontrée à l’adolescence (le temps que le cycle se mette en place), en post-partum (après l’accouchement, le cycle a besoin d’un peu de temps pour retrouver son fonctionnement habituel et les hormones sont un peu chahutées) et en pré-ménopause, quand les cycles commencent à montrer des signes de faiblesse.

    Cela arrive aussi aux femmes qui ne sont dans aucune de ces 3 situations, mais qui présentent un déséquilibre hormonal pour des raisons diverses (et on est nombreuses dans ce cas !).

    Un kyste ovarien, un fibrome ou un polype utérin

    Un kyste ovarien, un fibrome ou un polype utérin peuvent également amplifier les saignements.

    Les kystes fonctionnels sont fréquents et souvent bénins, mais certains peuvent provoquer des saignements inhabituels ou prolongés.

    De leur côté, les fibromes utérins, surtout quand ils sont sous-muqueux (dans la cavité utérine), peuvent causer des règles anormalement longues ou abondantes, la présence de caillots de sang et parfois des douleurs pendant les règles ou les rapports.

    Enfin, un polype est une petite excroissance bénigne (dans 95 % des cas), formée par la muqueuse de l’endomètre qui se met à croître localement. Il provoque des saignements plus longs, abondants et irréguliers car il gêne la contraction harmonieuse de l’utérus, qui normalement aide à évacuer le sang de manière fluide. De plus, il crée une petite inflammation chronique dans l’utérus, ce qui favorise un endomètre plus vascularisé et plus instable. Enfin, même s’il est petit, le polype ajoute de la surface de muqueuse à évacuer !

    Les kystes, les polypes et les fibromes sont plus fréquents entre 30 et 50 ans, et souvent influencés par les œstrogènes (encore eux !).

    Le port d’un stérilet au cuivre

    Les règles hémorragiques font partie des effets secondaires connus du stérilet au cuivre : l’effet est plus marqué dans les premiers mois après la pose, mais peut persister chez certaines femmes, qui ont vraiment des règles hyper abondantes ! Il peut arriver que le retrait du stérilet soit préconisé pour atténuer les saignements (et les douleurs souvent associées).

    Une endométriose

    L’endométriose peut provoquer des menstruations particulièrement abondantes quand les lésions touchent ou infiltrent l’utérus (adénomyose).

    Un trouble de la coagulation du sang

    On n’en parle pas toujours, mais un trouble de la coagulation sanguine (ce processus qui permet au sang de sécher et d’arrêter de couler) est une piste qui mérite d’être creusée, surtout si les règles hémorragiques sont présentes depuis l’adolescence, s’accompagnent de bleus spontanés, de saignements des gencives, de nez, ou après un soin dentaire.

    Chez les femmes, ce trouble de la coagulation est souvent lié à la maladie de von Willebrand qui provoque un déficit d’un facteur de coagulation et peut être détectée par un bilan sanguin spécifique. Dans ce cas, une prise en charge est possible avec un hématologue, qui va pouvoir aller plus loin en cas de règles hémorragiques rebelles aux traitements classiques.


    professionnel de la santé

    Règles hémorragiques : quand s’inquiéter et consulter ?

    En plus du score de Higham qui peut donner une mesure objective de la quantité de sang perdue pendant les règles, voici quelques signaux d’alerte qui doivent vous amener à consulter :

    • Si vous vous sentez épuisée, essoufflée, ou régulièrement en carence de fer (anémie).
    • Si vous ressentez des douleurs invalidantes en plus du flux très abondant.
    • Si cela impacte votre qualité de vie (vie sociale, pro, libido, sommeil, etc.)
    • Si vos règles sont devenues soudainement très abondantes alors qu’elles étaient auparavant normales.

    Si vous êtes en post-partum, en péri-ménopause ou adolescente, on l’a vu ensemble, il n’est pas rare que les menstruations soient importantes. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour banaliser un flux trop abondant !

    Ainsi, on ne peut que vous recommander de demander une consultation auprès de votre médecin traitant, de votre gynécologue ou de votre sage femme, afin de creuser les causes possibles de vos règles hémorragiques.


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    Règles hémorragiques : quels traitements médicaux et naturels ?

    La bonne nouvelle, c’est que oui, il est possible d’apaiser les règles hémorragiques, grâce à des solutions médicales ou plus naturelles 🙂

    Solutions médicales

    En cas de règles hémorragiques, les médecins proposent souvent une contraception hormonale (pilule ou stérilet hormonal) pour réduire les saignements. En réalité, cela bloque le cycle menstruel naturel et les saignements visibles entre deux plaquettes sont des hémorragies de privation, simplement liées à l’arrêt des comprimés actifs et à la chute hormonale. Par ailleurs, sous pilule, l’endomètre est souvent atrophié (la pilule ne le laisse pas s’épaissir naturellement), ce qui explique que les saignements soient moindres.

    Néanmoins, la contraception hormonale n’est pas une solution forcément adaptée aux femmes qui veulent concevoir ou qui souhaitent se passer d’une contraception à base d’hormones de synthèse, pour des raisons de santé ou personnelles. Par ailleurs, la pilule n’est pas un traitement et ne rétablit pas l’équilibre hormonal : vos règles pourront redevenir tout aussi abondantes à l’arrêt.

    Si les examens montrent la présence d’un kyste ou d’un fibrome, il peut être retiré grâce à une intervention chirurgicale.

    Le retrait du stérilet au cuivre pourra être envisagé, au profit d’une autre méthode de contraception, hormonale ou non.

    Dans les cas les plus extrêmes, les médecins peuvent recommander une hystérectomie, c’est-à-dire le retrait de l’utérus. Néanmoins, il s’agit vraiment de la dernière option, surtout pour une femme qui souhaite avoir des enfants !

    Solutions naturelles

    En cas de règles abondantes, voire hémorragiques, on peut également explorer des pistes plus naturelles et liées à la physiologie féminine.

    Ainsi, on peut tout d’abord réaliser un bilan hormonal (de préférence prescrit par le médecin) pour voir si on a effectivement un déséquilibre au profit des oestrogènes : on peut le faire en début de cycle (entre le deuxième et le cinquième jour), mais surtout 7 jours après l’ovulation, afin de pouvoir également doser la progestérone.

    Ainsi, si la cause des règles hémorragiques est hormonale, on pourra adapter le protocole en fonction :

    • En cas d’un véritable excès d’oestrogènes, on va travailler sur leur élimination par le foie et les intestins et limiter les perturbateurs endocriniens (entre autres)
    • Si on manque de progestérone, on va plutôt venir la booster avec des plantes comme l’alchémille, par exemple. Si c’est votre cas, sachez que vous pouvez retrouver notre mini-programme Booster sa progestérone en phase lutéale !

    Ensuite, on a des plantes spécifiques pour soulager le « symptôme » (= les règles abondantes), comme la bourse à pasteur, qui est réputée pour réduire le volume des saignements.


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    On espère que cette notion de règles abondantes, voire de règles hémorragiques est plus claire pour vous ! Si vous y êtes confrontées, on espère également vous avoir donné quelques pistes qui pourront vous aider, vous soulager 🙂 On est de tout coeur avec vous !

    Dans tous les cas, vos règles sont un signal d’alarme d’un éventuel déséquilibre hormonal à corriger ou d’un souci plus anatomique, comme un kyste, un fibrome ou autre. Encore une fois, notre corps nous parle 🙂

    Et si vos règles vous font souffrir d’une manière ou d’une autre, surtout, n’hésitez pas à consulter un médecin, car il est légitime de chercher des solutions, qu’elles soient purement médicales et/ou plus naturelles et axées sur l’hygiène de vie.

    Si vous avez d’autres questions, surtout n’hésitez pas à nous les poser en commentaire !

    Les sources complémentaires

  • Abnormal Uterine Bleeding
  • 8 réflexions au sujet de “Règles hémorragiques : comprendre et apaiser les menstruations (trop) abondantes”

    1. Bonjour j ai 51 ans
      Des règles abondantes depuis 6 semaines avec d énormes caillots comme faire pour que cela s arrête

      Répondre
      • Bonjour Carmen ! Il peut être intéressant de prendre rendez-vous avec ton médecin pour investiguer, notamment via un examen d’imagerie (comme un échographie pour voir l’intérieur de ton utérus) et un bilan hormonal. Tu es probablement en pré-ménopause, qui est une période marquée par des bouleversements hormonaux importants pouvant expliquer ces saignements, il me semble important que tu puisses avoir un avis médical à ce sujet, et surtout, un suivi adapté pour éventuellement réduire leur abondance. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !

        Répondre
    2. Bonjour, des regles avec des morceaux de chair ou d’endometre sont elles inquiétantes? À dpo 7 mon taux d’oestradiol etait de 170pg et progesterone 16,20ng. J’étais sous progestan 200mg le soir en vaginal et 100mg le matin de j16 à j25 (ovu à j13 validée par temperature+ glaire), je suis en essai bebe naturel…. est-ce que la progesterone peut favoriser cela? Le medecin trouve que mon taux de progesterone n’est pas top mais que je prenne ou non de la progesterone mes taux restent autour de 16-17ng à dpo7 …..
      Merci

      Répondre
      • Coucou Eloïse ! On préfère qu’il y en ait le moins possible, mais ce n’est pas forcément ultra-inquiétant non plus, surtout si tes taux sont OK 🙂 Je te souhaite le meilleur pour 2026 !!

        Répondre
    3. Bonjour,

      J’ai enlevé mon stérilet Jaydess le 20 septembre, j’ai fait une écho le 20 novembre et elle m’a mis « Suspicion d’adénomyose avec des ilots hyperéchogènes et des stries hypoéchogènes radiaires. ». J’ai mes regles depuis le lundi 3 décembre et elles sont hémorragiques .. j’ai peur parce que je suis en désir de grossesse et les articles sur internet font tellement peur sur la conception difficile et le risque de fausse couche …
      Niveau douleur je nai pas besoin de prendre un médicament pour soulager mais elles sont vraiment très abondantes et avec de gros caillots ..

      Répondre
      • Coucou Amandine ! Je comprends ton inquiétude, mais si cela peut te rassurer, quand on est bien suivie, on peut totalement tomber enceinte avec une adénomyose/endométriose, on en suit notamment beaucoup dans le Fertility Club 🙂 Par ailleurs, on a également interviewé le Dr Jonathan Cohen qui en parlait par ici : https://www.youtube.com/watch?v=GjlN_OXEGo8 De plus, les règles peuvent aussi te paraitre très abondantes après plusieurs années de stérilet hormonal, car elles sont vraiment réduites avec ce type de DIU et en plus de cela, ton cycle va avoir besoin de temps pour retrouver son équilibre et son rythme de croisière : en attendant, les règles peuvent être très abondantes, en raison d’un excès d’oestrogènes. Donc, si tu es suivie correctement sur le plan gynéco + si tu mets en place une routine d’hygiène de vie adaptée, l’espoir est bien sûr permis ! <3 Je t'envoie toutes mes bonnes ondes 🙂

        Répondre
        • Merci beaucoup pour ta réponse, elle me fait du bien.
          Je me suis inscrite à la liste d’attente Fertility Club, j’ai hâte d’avoir des nouvelles. 😄
          Merci beaucoup pour tout ce que tu fais pour nous,
          Belles fêtes de fin d’année 🎄

          Répondre
          • Avec grand plaisir Amandine <3 Oh super, merci à toi de ta confiance ! Le prochain Fertility Club ouvre en février, mais je te souhaite très fort de ne pas en avoir besoin d'ici là 🙂 Très belles fêtes de fin d'année également !

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    Auteur/autrice de l’image

    Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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