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SOPK fertilité

SOPK & fertilité, on fait le point !

Les idées clés

  • Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) est un trouble du cycle menstruel qui touche environ 10% des femmes.
  • En 2026, le SOPK devient le SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) : ce changement de nom, officialisé au cours du Congrès d’Endocrinologie, est bien plus proche des véritables mécanismes métaboliques et hormonaux en jeu, et devrait permettre une meilleure compréhension et un meilleur suivi des patientes concernées !
  • Ce syndrome nécessite 2 de ces 3 critères pour être établi : des ovaires à l’aspect micro polykystique, des hormones androgènes en excès et/ou des troubles de l’ovulation. Des troubles métaboliques peuvent également être associés, comme une résistance à l’insuline.
  • Le SOPK peut être une cause d’infertilité, dès lors qu’il perturbe la cascade hormonale permettant l’ovulation et peut altérer la qualité ovocytaire. Mais on peut tout à fait tomber enceinte facilement avec un SOPK, il n’y a pas de règle générale et absolue !
  • Ce syndrome, complexe, nécessite une prise en charge adaptée au cas par cas, qui repose en grande partie sur des  ajustements d’hygiène de vie, et parfois une aide médicale via la PMA.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la première cause d’infertilité féminine : ce déséquilibre hormonal, qui induit souvent une absence ou du moins une raréfaction de l’ovulation (entre autres) est donc une piste clé à explorer lorsque les essais bébé s’éternisent.

Sachant qu’il faut le préciser tout de suite, infertilité ne veut pas du tout dire stérilité ! Avec un SOPK, les essais peuvent durer plus longtemps, du fait notamment de la rareté des ovulations, et donc on peut vite dépasser les 12 mois d’essais infructueux (qui sont la définition de l’infertilité), mais ça ne veut absolument pas dire qu’une grossesse est impossible. 

Le SOPK est un syndrome assez complexe qui concerne notamment le système endocrinien au niveau ovarien, mais pas seulement, puisque des hormones comme l’insuline peuvent être impliquées : c’est ce qui explique que le Congrès européen d’endocrinologie 2026, après 14 ans de travail réunissant plus de 50 sociétés savantes internationales et des associations de patientes du monde entier, vient d’officialiser le changement de nom du SOPK qui devient le SMOP, pour Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien ! #alleluia

Bref, tout ceci étant précisé, on vous propose de détailler plus en profondeur ce qu’est le SOPK (ou SMOP) et pourquoi il réduit notre fertilité ? Quelles sont ses causes, comment est-il diagnostiqué et surtout, comment peut-on tout de même, optimiser ses chances de concevoir ? On vous explique tout ça point par point 😉

🎞️🎧 En complément de cet article, surtout n’hésitez pas à regarder/écouter notre épisode de podcast avec Guénaëlle Abéguilé, experte du sujet, qui apporte plein d’éclairages intéressants !!



définition SOPK

Qu’est-ce que le SOPK ?

Le SOPK désigne le syndrome des ovaires polykystiques, qui touche un grand nombre de femmes (10% des femmes en âge de procréer selon l’INSERM).

Comme précisé en introduction, en 2026, le SOPK change de nom et il était temps ! En effet, depuis 91 ans, ce syndrome portait un nom particulièrement trompeur, puisque les ovaires ne contiennent pas de kystes, mais sont simplement des follicules bloqués dans leur développement. C’est également un syndrome complexe, avec une dimension hormonale et métabolique (notamment en lien avec l’insuline et la LH), et son nouveau nom, le SMOP ou Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien est bien plus proche des mécanismes en jeu.

Cette nouvelle appellation et cette véritable officialisation portée par un consensus international n’a rien d’anodin : il s’agit d’une vraie reconnaissance de ce qu’il se passe dans le corps des femmes concernées, qui devrait permettre une bien meilleure prise en charge 🙂

Pour mieux comprendre, rappelons qu’en temps normal, à chaque cycle menstruel, un certain nombre de follicules se placent sur la ligne de départ, pour tenter d’ovuler (environ 5 à 10 par ovaire) : sous l’effet de l’hormone FSH envoyée par l’hypophyse, ils maturent tous, mais, au bout de quelques jours, l’un d’eux se développe plus rapidement et sécrète plein d’oestrogènes. Il est détecté par l’hypophyse qui, en réponse, envoie une dose massive d’une autre hormone, la LH : ce pic de LH permet la rupture de la membrane du follicule et donc, l’ovulation.

Dans le cadre du SOPK, les choses sont souvent très différentes : les follicules se développent, mais aucun d’eux ne mature suffisamment pour ovuler. Ils restent tous bloqués dans un stade de maturation intermédiaire, sans libérer leur ovocyte, ni dégénérer : c’est ce qui explique que l’on voit plusieurs follicules à l’échographie, qu’on a, à tort, pris pour des kystes ovariens (et même si c’était il y a des dizaines d’années, on n’a jamais changé son nom, ne me demandez pas pourquoi !!). D’autant que, on va le voir dans ce qui suit, toutes les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques n’ont pas des follicules bloqués dans leur développement !


symptomes SOPK

Les symptômes du SOPK

En effet, pour poser un diagnostic de SOPK, les autorités de santé ont établi une liste de critères, appelés les critères de Rotterdam. Pour qu’une femme soit considérée comme atteinte du SOPK, elle doit présenter au moins 2 de ces critères sur les 3.

Une hyperandrogénie

L’hyperandrogénie est caractérisée par une présence trop importante des hormones androgènes, c’est-à-dire les hormones dites « mâles » : la testostérone, la DHEAS, la DHT, entre autres. Toutes les femmes sécrètent un peu d’hormones androgènes, via les glandes surrénales : le pic de libido que certaines connaissent au moment de l’ovulation est lié à une sécrétion accrue de testostérone, tout à fait physiologique ! Néanmoins, il est important que les hormones androgènes soient contenues, car elles perturbent la croissance folliculaire

L’hyperandrogénie peut être :

  • Clinique, c’est-à-dire que l’on présente des signes d’androgénie, comme de l’acné, de l’hirsutisme (une pilosité excessive et/ou située à des endroits où les femmes n’ont habituellement pas de poils, comme le visage ou le torse), une perte de cheveux, etc.

  • Biologique, c’est-à-dire que les hormones androgènes sont détectées en trop grande quantité lors d’une prise de sang.

  • Ou les 2 !

Des ovaires polykystiques

À l’échographie, on constate que les ovaires présentent un grand nombre de follicules en développement, avec plus de 12 follicules par ovaire (contre entre 5 et 10 environ). Par ailleurs, l’AMH, l’hormone sécrétée par les follicules en réserve, est souvent élevée.

On devrait donc plutôt parler d’ovaires multi folliculaires, ce qui est plus fidèle à la réalité, puisqu’il y a un nombre important de follicules intermédiaires, mais comme évoqué plus haut, le terme initial de polykystiques n’a hélas pas été modifié (malgré les demandes récurrentes de nombreuses associations de patientes).

Des troubles de l’ovulation

Dans la mesure où les hormones androgènes sont élevées, les follicules peuvent donc être bloqués dans leur maturation et les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques peuvent alors être elles aussi “bloquées” en phase pré-ovulatoire. Comme l’ovulation ne se fait pas, les cycles peuvent soit être à l’arrêt (on parle alors d’aménorrhée et les règles sont absentes, de même que les ovulations forcément), soit plus longs que la moyenne habituelle de 28 jours. Pour info, on parle d’aménorrhée dès lors que les cycles (et donc les règles, qui en sont l’élément visible) sont absentes depuis plus de 3 mois.

Parfois le cycle menstruel n’est pas complètement à l’arrêt, mais perturbé, avec une ovulation plus rare et aléatoire : les cycles sont donc généralement longs (plus de 35 jours) et assez irréguliers.

De plus, en cas de SOPK, la LH est souvent élevée, ce qui entraîne un rapport LH/FSH déséquilibré (souvent supérieur à 2 ou 3, alors qu’en général, ces 2 hormones doivent être à un niveau identique). Cette élévation chronique de la LH perturbe la maturation folliculaire et peut empêcher le pic de LH nécessaire à l’ovulation. Par ailleurs, cet excès de LH stimule la production d’androgènes, contribuant à l’hyperandrogénie et aggravant ainsi les symptômes du SOPK.

Bref tout est lié dans le SOPK !

insulino-résistance sopk

Insulinorésistance

En plus des critères de Rotterdam, en cas de SOPK, on peut aussi observer des troubles du métabolisme, notamment concernant la régulation de la glycémie et l’insuline.

En effet, les femmes atteintes de SOPK présentent souvent une résistance à l’insuline, qui est l’hormone qui permet de faire baisser le taux de sucre dans le sang : elle agit comme une sorte de petite clé sur la membrane des cellules, afin qu’elles « s’ouvrent » et stockent le sucre et/ou s’en servent pour fabriquer de l’énergie.

Mais en cas d’insensibilité à l’insuline, les cellules restent fermées à double tour et la glycémie reste haute ! Comme cette dernière doit être impérativement régulée pour nous permettre de rester en vie (les diabétiques en savent quelque chose), le pancréas (qui sécrète cette hormone), en produit encore davantage pour forcer les cellules à réagir à l’insuline : on parle alors d’hyperinsulinémie compensatoire.

Or, l’insuline stimule aussi directement la production d’androgènes par les ovaires, ce qui aggrave les symptômes du SOPK (hirsutisme, acné, troubles de l’ovulation, etc.). (tout est lié, on a dit).

Autres complications possibles liées au SOPK

Le SOPK peut également provoquer des complications et maladies cardiovasculaires (comme une hypertension artérielle), en raison de ses déséquilibres métaboliques sous-jacents : prise de poids, obésité, résistance à l’insuline, diabète de type 2, etc.


diagnostic sopk

Comment est diagnostiqué le SOPK ?

Pour poser le diagnostic du SOPK, les médecins proposent généralement un bilan hormonal (une prise de sang) et une échographie, pour voir si les hormones sont effectivement en déséquilibre et si les ovaires contiennent trop de follicules en cours de développement. Et bien sûr, l’observation des symptômes cliniques (acné, pilosité excessive, règles absentes, irrégularité des cycles) est capitale !

Il faut également savoir que l’on peut avoir des ovaires polykystiques sans être diagnostiquée SOPK, car si on ne présente pas de troubles de l’ovulation ou une hyperandrogénie, seulement 1 des trois 3 critères de Rotterdam est présent. On peut par exemple avoir des ovaires polykystiques après l’arrêt de la pilule, le temps que le cycle menstruel redémarre de manière optimale : ce souci de maturation des follicules est donc transitoire et réversible.


causes SOPK

Les causes du SOPK

Les causes du SOPK ne sont pas totalement élucidées, car les recherches sur ce syndrome complexe sont en cours !

Néanmoins, on peut penser qu’il existe une part héréditaire à l’apparition de ce syndrome, même si l’épigénétique joue aussi un rôle. L’épignétique désigne la manière dont certains de nos gènes peuvent être activés ou non en fonction de notre environnement et de notre hygiène de vie. Par exemple, l’inflammation chronique et le stress peuvent exacerber l’insulinorésistance et l’hyperandrogénie. Dans certains cas, ils peuvent également stimuler la production d’androgènes par les glandes surrénales, contribuant ainsi à l’hyperandrogénie observée chez certaines femmes atteintes du SOPK.

Il faut comprendre que le SOPK est un syndrome multifactoriel, avec des composantes génétiques, métaboliques, hormonales et environnementales encore en cours d’exploration. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les autorités de santé considèrent qu’il existe plusieurs types de SOPK, en fonction de la cause de ce dernier, selon les mécanismes prédominants :

  • SOPK métabolique, avec une dominance de l’insulino-résistance

  • SOPK inflammatoire, avec une inflammation de bas-grade

  • SOPK surrénalien : avec un excès d’androgènes provenant des glandes surrénales (DHEA-S élevée, cortisol perturbé).

  • SOPK post-pilule, avec un dérèglement hormonal temporaire qui peut mimer un SOPK.


SOPK infertilité

Pourquoi le SOPK peut-il être une cause d’infertilité féminine ?

En cas de diagnostic de SOPK, on explique souvent aux femmes qui en souffrent qu’il sera plus compliqué pour elles de tomber enceinte. Mais pourquoi ?

Absence d’ovulation ou ovulation très rare

Tout d’abord, en cas de SOPK, l’ovulation peut être grandement impactée par :

  • Un rapport LH/FSH inversé : le fait que la LH soit élevée par rapport à la FSH (le rapport doit normalement être de 1/1) perturbe la maturation optimale des follicules ovariens, ce qui explique qu’ils restent à un stade de développement intermédiaire.

  • L’excès d’androgènes (testostérone, DHEA) vient aussi perturber la maturation des follicules.

  • L’excès d’insuline stimule encore plus la production d’androgènes.

Tous ces phénomènes hormonaux et métaboliques peuvent rendre l’ovulation absente ou assez aléatoire, ce qui peut se traduire par des cycles longs et/ou irréguliers, voire une aménorrhée ! Cela réduit donc mathématiquement les chances de grossesse, puisque sur 12 mois, on n’aura pas forcément 12 ovulations et donc 12 tentatives.

Un endomètre mal préparé

Si l’ovulation est de moindre qualité, la progestérone peut ne pas être sécrétée de manière suffisante car le corps jaune ne sera pas assez « puissant » : or, cette hormone clé de la phase post-ovulatoire est celle qui prépare le corps à une éventuelle grossesse ! En effet, elle a notamment pour mission de préparer la muqueuse utérine à la nidation d’un embryon, en vascularisant l’endomètre épaissi par les oestrogènes avant l’ovulation et en y créant des aspérités permettant au bébé de s’implanter.

En cas d’insuffisance, l’endomètre n’est pas bien préparé à accueillir l’embryon dans de bonnes conditions. De plus, si la progestérone est insuffisante, la phase post-ovulatoire n’est souvent pas assez longue : en effet, la progestérone permet normalement à la muqueuse utérine de rester bien en place et en cas de carence, l’endomètre peut donc se détacher trop vite et être évacué avec les menstruations avant que le bébé n’ait eu le temps de migrer de la trompe utérine à l’utérus (il lui faut environ 6-7 jours).

Potentielle mauvaise qualité ovocytaire

Le SOPK peut être associé à un état inflammatoire chronique, en partie lié à l’insulino résistance et à l’excès d’androgènes. Cette inflammation, ainsi que le stress oxydatif qui l’accompagne, peuvent altérer la qualité des ovocytes, augmentant le risque d’anomalies pouvant empêcher la fécondation.

Par ailleurs, un ovocyte de mauvaise qualité peut aussi influencer la formation du corps jaune, qui se développe à partir des cellules du follicule après l’ovulation. Un corps jaune moins fonctionnel peut alors produire une quantité insuffisante de progestérone, compromettant le soutien hormonal nécessaire à un début de grossesse :s (on l’a dit juste au dessus !). 

Tout ceci étant précisé, il y a aussi beaucoup de femmes concernées par le SOPK qui ne rencontrent pas de difficultés à tomber enceinte ! Il ne faut donc pas voir ce syndrome comme une fatalité, mais être consciente de l’importance d’avoir une hygiène de vie adaptée pour éviter qu’il ne perturbe trop les essais bébé.


améliorer fertilité SOPK

Comment améliorer la fertilité en cas de SOPK ?

Et oui, ce constat un peu alarmant étant posé, que faire ? Comment faire en sorte d’améliorer les statistiques en notre faveur et mettre toutes les chances de son côté ? Parce que oui, on le répète, il est tout à fait possible de tomber enceinte avec un SOPK, vraiment, si vous êtes concernée, ne vous découragez pas ❤️

Traitement médical

On entend souvent qu’il n’y a pas de traitement pour guérir du SOPK et que l’on peut seulement agir sur les symptômes : ainsi, les médecins ont longtemps prescrit Androcur, un puissant anti-androgènes, en cas de forte hyperandrogénie. Le souci, c’est qu’au fil des années, plusieurs effets secondaires graves ont été mis en évidence, dont l’augmentation du risque de méningiome (tumeur bénigne du cerveau).

Pour les femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant, on leur recommande plutôt de prendre la pilule pour « relancer et régulariser le cycle » : en réalité, le cycle menstruel est totalement mis en pause et remplacé par un cycle artificiel grâce à des hormones de synthèse. Cela masque donc éventuellement les symptômes, mais ne les corrige pas. 

Certains médecins prescrivent enfin de la Metformine, un médicament utilisé initialement pour le diabète de type 2, mais parfois proposé aux femmes atteintes du SOPK pour améliorer la sensibilité à l’insuline et, dans certains cas, favoriser l’ovulation.

Les options médicamenteuses sont donc assez limitées à ce jour pour les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, d’où l’intérêt d’explorer d’autres approches.Hygiène de vie

Il faut noter que le SOPK est un syndrome, et non une maladie incurable : on peut tout à fait jouer dessus ! Un syndrome désigne un ensemble de symptômes qui apparaissent ensemble et orientent vers un même diagnostic, comme c’est le cas du SPM (syndrome prémenstruel) par exemple. Le SOPK est donc multi-factoriel et les différents mécanismes hormonaux et métaboliques que l’on a vus plus haut sont souvent interconnectés.

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut tout à fait moduler son hygiène de vie pour apaiser son SOPK 🙂

Cette manière d’aborder les choses dépend du type de SOPK : par exemple, une femme avec un SOPK insulino-résistant bénéficiera d’une approche axée sur l’alimentation à faible charge glycémique et la sensibilisation à l’insuline (via le sport, le myo-inositol, qui améliore également l’ovulation et réduit les androgènes, etc.), tandis qu’un SOPK surrénalien nécessitera une approche axée sur la gestion du stress et du cortisol. Chaque SOPK étant unique, il est essentiel d’adapter le protocole au cas par cas, ce qui peut parfois complexifier la prise en charge médicale.

Le myo-inositol semble être un complément alimentaire de choix pour atténuer le syndrome des ovaires polykystiques. En effet :

Il est d’ailleurs souvent prescrit à la place de la Metformine par de plus en plus de médecins. 

Pour autant, il n’est pas forcément bienvenu de travailler uniquement sur la perte de poids en présence d’un SOPK : en effet, les dernières études démontrent que 54 à 73% des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques sont en surpoids. C’est une part non négligeable, mais cela signifie aussi qu’au moins 1 femme sur 4 souffrant de SOPK a un poids tout à fait normal ! De plus, le surpoids semble parfois être une conséquence du SOPK, plutôt qu’une cause, en raison de tous les déséquilibres métaboliques en jeu. En revanche, il semblerait qu’au moins 75 % des femmes SOPK avec un IMC élevé ont une résistance à l’insuline.

ovulation SOPK

Savoir repérer son ovulation

Un autre levier hyper important pour mettre toutes ses chances de son côté pour concevoir en cas de SOPK est de pouvoir voir venir l’ovulation, afin d’avoir des rapports au bon moment. On le concède, ce n’est pas forcément hyper intuitif quand les cycles sont très irréguliers, mais c’est tout à fait possible !

Petite mise en garde ! Pour suivre son cycle quand on a un SOPK, certains réflexes s’avèrent être de fausses bonnes idées :

  • Se fier à une application de suivi de cycle : c’est globalement toujours une mauvaise idée, car elles se basent uniquement sur des statistiques et des algorithmes, mais c’est encore pire en cas de cycles irréguliers !

  • Faire des tests d’ovulation : si la LH est constamment élevée, les tests seront quasiment toujours positifs. Par ailleurs, ils permettent de détecter la LH, mais avoir un pic de LH ne garantit pas forcément que l’ovulation aura bien lieu : ce pic se produit plusieurs heures avant l’ovulation, qui peut être stoppée dans la dernière ligne droite.

  • Adopter des méthodes d’observation uniquement basées sur la glaire cervicale : on adore la glaire ici, vous le savez ! Elle est une formidable messagère que les oestrogènes sont au taquet et que l’ovulation est imminente, mais sa présence puis son assèchement seuls ne peuvent pas garantir, eux non plus, que l’ovulation a bien abouti, car avec un SOPK, on peut avoir de nombreux faux départs d’ovulation, avec une superbe glaire mais pas de libération de l’ovule pour autant.

En revanche, les méthodes d’observation du cycle comme la symptothermie sont idéales : en effet, elle ne prédit rien et ne fait aucun calcul, mais s’appuie sur les bio-marqueurs de l’ovulation (la glaire cervicale et la température) qui permet de voir que l’ovulation se prépare (grâce à la glaire cervicale) mais aussi, par double-contrôle, qu’elle a bien eu lieu (avec l’assèchement de la glaire + la montée de température, qui confirme la présence de progestérone, et donc l’ovulation). On ne se fait donc pas avoir par les faux départs, la montée de température permet de valider sans l’ombre d’un doute que c’était bien l’ovulation !

Si vous souhaitez être formée à la symptothermie pour vous y retrouver dans votre cycle et « viser juste », c’est l’un des axes principaux du Fertility Club !

PMA

Enfin, lorsque les ovulations sont trop rares, des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) sont proposées aux femmes atteintes de SOPK :

  • La stimulation ovarienne simple à l’aide du Clomid, du Letrozole ou des gonadotrophines de synthèse (qui remplacent la LH et la FSH) pour induire l’ovulation

  • La FIV (fécondation in vitro) contourne les problèmes d’ovulation en la stimulant puis en fécondant l’ovocyte en laboratoire avant de transférer l’embryon dans l’utérus. Néanmoins, pour éviter le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) qui peut se présenter en cas de SOPK, de plus en plus de médecins font un transfert différé (freeze all), qui consiste à congeler tous les embryons et les transférer sur un cycle suivant.

  • Le drilling est une intervention chirurgicale durant laquelle le chirurgien réalise de petites perforations dans les ovaires pour réduire la production d’androgènes et faciliter l’ovulation. Néanmoins, les résultats sont assez variables d’une femme à l’autre et le drilling peut impacter la réserve ovarienne, donc cette pratique n’est plus systématiquement proposée.


questions fréquentes SOPK

Pour résumer – Questions fréquentes


Voici tout ce que l’on pouvait vous dire sur le SOPK et ses impacts sur la fertilité féminine ! Vous l’aurez compris, il s’agit d’un syndrome complexe qui n’est pas encore totalement compris, mais il est tout à fait possible de rester actrice de sa fertilité, notamment en repérant bien son ovulation et en faisant quelques adaptations dans son hygiène de vie pour contre-carrer les dysfonctionnements hormonaux et métaboliques à l’oeuvre.

Pour ce faire, si vous ressentez le besoin d’être accompagnée, sachez que tout un module du Fertility Club est consacré au SOPK et qu’on pourra tout à fait vous accompagner de manière personnalisée ❤️

Qu’en pensez-vous ? Êtes-vous, vous même, atteinte du SOPK ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

28 réflexions au sujet de “SOPK & fertilité, on fait le point !”

  1. Bonjour, j’ai 30 ans, en essaie bébé depuis 10 mois sans succès, le spermogramme de monsieur est parfait et ma gynécologue m’a fait faire un bilan hormonal suite à des cycles plutôt irréguliers et longs, entre 33, 37, 42et 50jours avec un flux menstruelle légers et des douleurs en période d’ovulation. J’ai toujours eu des microkystes au visage qui s’enflamme à chaque phase lutéal, encore aujourd’hui. Et j’ai toujours eu tendance à faire des hypoglycémies réactionnelle, mais que j’ai toujours réussis à réguler de moi même en ayant une alimentation sans trop de sucre rapide mais je n’ai pas de diabète. D’après l’écho que la gyneco m’a fait j’ai des ovaires d’aspect polyfolliculaires , ce qui d’après elle, bloque un peu notre projet bébé. Je n’ai plus de contraceptions depuis plus de 5 ans.
    Pour le bilan hormonal fait à j4 les oestradiol sont à 166.9 pmol/L, la FSH à 5.00 UI/L, la LH à 6.60 UI/L la testostérone à 2,1 nmol/l, l’insuline à 8,1 µU/ml et l’indice HOMA est à 1,688.
    Elle m’a prescrit du letrozole pendant 6 mois et m’a fait passer le message par le secrétariat ( car elle est partie en congé maternité juste avant mes résultats) que je n’avais pas de SOPK. J’aimerai savoir si les résultats du bilan normal sont vraiment dans la norme santé car à priori les résultats sont bien dans la norme labo.

    Merci beaucoup pour tous ces articles qui sont une mine d’or

    Répondre
    • Coucou Karine,
      Merci beaucoup déjà pour ta confiance !
      Alors te répondre comme cela sans te suivre n’est pas évident, je pense que cela mériterait de creuser un peu plus. Et éventuellement de demander un deuxième avis médical, peut être par un(e) gynécologue spécialiste en fertilité !

      Et si jamais tu ressens le besoin d’être accompagnée et de creuser, il y a le Fertility Club! Je te joins juste ici la liste d’attente pour le Fertility Club 14, cela ne t’engage à rien mais te permettra de recevoir les infos.
      https://www.emancipees.com/spotting-ovulation/

      Tiens nous au courant en tout cas, je suis vraiment de tout coeur avec toi !
      A bientôt !

      Répondre
  2. Bonjour,

    Je suis maman d’un petit garçon de 3 ans et demi ( tombée enceinte environ au bout de 9 mois ) et suis en essaie bébé numero 2 depuis déjà octobre 2024 .

    Cycles très irrégulier voir absent parfois, c’était le cas aussi pour bébé 1

    J’ai fais un bilan fertilité en septembre 2025, qui a révélé un SOPK « léger » résistance à l’insuline+ taux d’hormones masculine ++ , je dis léger car le taux était légèrement supérieur à la norme, et aussi une légère hypothyroïdie, mais présente depuis 2018, sous Ltyroxine, mais j’avais arrêté mon traitement après mon accouchement car taux réguler et contrôle PDS régulière .

    Depuis septembre 2025 je prend donc metformine+ myo inositol, depuis cette prise mes cycles se sont rapidement réguler et depuis janvier 2026, c’est ajouté le letrozole que je prend entre J3 et j7

    Mes cycles sont donc bien régulier depuis octobre 2025, j’observe ma glaire cervicale et celle ci change bien d’aspect à l’approche de l’ovulation, mais je n’arrive pas à la détecté via les tests d’ovulation.

    Je perds un peu l’espoir de tomber enceinte malgré tous mes changements et efforts car en surpoids j’ai pour le moment perdu 10 kilos .

    Je prend aussi de l’acide folique, et ubiquinol pour améliorer le tout mais je commence à etre fatiguée par toute ces prises de médicaments.

    Avez-vous des conseils à me donner ? Dois je changer ou modifier quelque chose ?

    Merci beaucoup

    Répondre
    • Coucou Camille ! Bravo pour tout ce que tu mets en place 🙂 Il est difficile de te donner des conseils personnalisés ici en commentaire (je pourrais te dire des bêtises), mais en tout cas, sache que les tests d’ovulation ne sont pas fiables (voici notre article à ce sujet :https://www.emancipees.com/fiabilite-test-ovulation-symptothermie/) et il vaut mieux, plutôt, observer ta glaire (ce que tu fais déjà) + ta température.
      Concernant l’acide folique, prends-tu de la vitamine B9 méthylée ? En effet, l’acide folique « classique » n’est pas forcément bien assimilé chez toutes les femmes et il vaut mieux prendre sa version déjà active (là encore, voici notre article à ce sujet : https://www.emancipees.com/acide-folique-pour-tomber-enceinte/). Voici déjà deux conseils que je peux te donner et si tu ressens le besoin d’aller plus loin, on sera ravies de t’accompagner dans le cadre du Fertility Club (avec notamment un module dédié au SOPK, car on a l’habitude de suivre des femmes qui sont concernées). Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

      Répondre
      • Bonjour,

        Merci beaucoup pour votre retour.

        Je prend de l’acide folique combiné à la vitamine B12 . Est ce correct ?

        En vous souhaitant une belle journée

        Répondre
        • Bonjour Camille ! Le mieux est plutôt de prendre de la vitamine B9 méthylée (et non de l’acide folique), si possible dans un complément qui contient d’autres vitamines et minéraux essentiels pour la fertilité, comme les vitamines du groupe B (dont la B12, mais pas seulement), du zinc (top pour la qualité ovocytaire), de la choline, du magnésium, de l’iode, du sélénium, etc. Voici notre article avec nos recommandations de compléments alimentaires, qui pourra t’aider 🙂 https://www.emancipees.com/complements-alimentaires-fertilite/ Bonne journée !

          Répondre
      • Re bonjour

        Je viens de vérifier et effectivement l’acide folique que je prends n’est pas méthylée snif…

        Je viens donc d’en commander un autre qui lui l’est.

        Merci beaucoup

        Répondre
  3. Bonjour, merci pour votre site très instructif !
    Je me pose des questions aussi sur le SOPK. J’ai bientôt 29 ans, arrêté la pilule en octobre pour avoir un bébé et après 5 mois et demi je viens enfin d’avoir mes règles. Vu l’attente je suis allée voir une médecin et à l’écho on voit des ovaires polykistiques mais j’ai un bilan hormonal tout à fait normal et pas d’androgènie. La gyneco que j’ai vue a quand même conclu au SOPK et me prescrit du Letrozole. J’avoue que j’hésite énormément : une partie de moi a envie de laisser à mon corps le temps de retrouver des cycles normaux – je n’ai eu qu’un seul cycle pour l’instant, peut-on vraiment parler d’anovulation? – et une partie n’a pas envie d’attendre encore des mois si mon SOPK se confirme vraiment. Avant de prendre ma pilule dans mon souvenir j’avais des cycles irréguliers mais pas non plus des mois et des mois d’attente. Estce que c’est possible que l’aspect polykystique de mes ovaires ne soit du qu’à la pilule que j’ai prise pendant 6 ans? Estce que c’est déjà arrivé à quelqu’un ici de mettre 6 mois à avoir ses premières règles après la pilule, des ovaires polykystiques puis tout redevient normal ? Estce que les ovaires peuvent redevenir normaux après quelques cycles ? Estce que je devrais attendre ou prendre le Letrozole qui me fait un peu peur, je n’ai pas envie d’entrer dans la catégorie des personnes qui ont du mal à avoir des enfants, je ne m’attendais pas du tout à ça…
    Je sais que c’est un choix personnel mais ça me rassure de lire des avis bienveillants, merci beaucoup!

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    • Coucou Marion ! Je comprends tout à fait ton ressenti et pour te répondre, oui, tes ovaires peuvent présenter un aspect polykystique après l’arrêt de la pilule 🙂 Ton cycle a en effet été à l’arrêt pendant plusieurs années et il lui faut un peu de temps pour reprendre et redémarrer des ovulations efficaces.
      Par ailleurs, pour confirmer un SOPK, il faut au moins 2 de ces 3 critères : ovaires polykystiques, hyperandrogénie (par prise de sang ou symptômes évocateurs) et troubles de l’ovulation. Dans ton cas, seul le premier semble rempli, car dans la mesure où tu n’as eu qu’un seul cycle post-pilule, on ne peut pas vraiment trancher sur un trouble de l’ovulation à long terme, ton cycle peut reprendre normalement dans les prochaines semaines.
      Concernant le Letrozole, c’est un traitement utilisé pour stimuler l’ovulation, notamment en cas de SOPK avéré. Ton médecin est peut-être dans une logique de ne pas “perdre de temps” par rapport à ton projet bébé, mais ça peut valoir le coup d’en rediscuter avec elle si tu ressens le besoin de laisser encore un peu de temps à ton corps. Je t’envoie toutes mes bonnes ondes en tout cas !

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  4. Bonjour,
    Je vous lis attentivement et merci pour vos précieux conseils.
    Je suis en aménorrhée depuis mon arrêt de pilule en juin. J’ai consulté ma gynéco en décembre qui m’a prescrit du Duphaston (sans effet) puis de nouveau une prescription pour 6 mois sans aucun autres examen. J’ai pris un second avis par un gynéco qui m’a fait une écho et trouvé des ovaires polykystiques. Il m’a prescrit du clomid et une prise de sang. Je crois avoir compris qu’il fallait commencer par le clomid (après le Duphaston pour recréer un semblant de saignement). Mais du coup, je ne peux pas faire la prise de sang car je serai déjà sous clomid ? Ou bien faut-il déjà faire la prise de sang puis le clomid ? Ce qui veut dire décaler d’1 mois le clomid c’est bien cela ? Ou sinon je ne fais pas la prise de sang et je fais directement le clomid ?
    Merci d’avance pour tout.

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    • Coucou Estelle ! Tu peux faire ta prise de sang à entre J2 et J5 et normalement, le Clomid démarre à J5 : mais à voir avec ton gynéco, c’est lui le plus à même de te guider 🙂 Je t’envoie plein de bonnes ondes !!

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  5. Bonjour Laurène,

    J’ai un aspect d’ovaires polykystiques (beaucoup de follicules), mais mon bilan hormonal est normal et je n’ai pas de troubles du cycle (si ce n’est que sa durée oscille entre 32 et 34 jours mais j’ai bien mes règles tous les mois !).

    Ma question est : le simple fait d’avoir une grande réserve ovarienne a-t-il un impact sur l’ovulation et la fertilité ?

    Merci beaucoup pour ton éclairage et pour tout ce que tu fais !

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    • Coucou Lauréna ! Effectivement, on peut avoir des ovaires polykystiques sans SOPK 🙂 Dans ce cas, en cas de OPK, la sélection du follicule dominant peut être un petit peu plus longue que sur un cycle classique et donc ton ovulation peut être plus tardive (d’où le fait que tes cycles durent 32-34 jours – même si tu restes tout à fait dans la norme !), mais cela n’empêche pas d’ovuler 🙂
      En revanche, ta réserve ovarienne ne dit pas tout sur ta fertilité : elle ne nous renseigne pas sur ta qualité ovocytaire, par exemple 🙂 De la même manière, il faut regarder si d’autres paramètres sont OK, comme la durée de ta phase lutéale, si tu n’as pas de carences micro-nutritionnelles ou autre 🙂 Donc c’est une bonne nouvelle, bien sûr, mais si les essais s’éternisent un peu, il faut creuser d’autres pistes. Je t’envoie en tout cas toutes mes bonnes ondes !!

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  6. Bonjour,
    Je voulais savoir si une échographie en phase lutéale est possible pour diagnostiquer un aspect multifolliculaire (et donc anormal), s’il vous plaît ?
    Merci infiniment 🙂

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    • Coucou Marie ! Pour te répondre, on peut observer un aspect multifolliculaire à l’échographie, même en phase lutéale. Mais c’est surtout en début de cycle (phase folliculaire, autour du J3 à J5) que l’échographie pelvienne est la plus fiable pour évaluer la réserve ovarienne, repérer un aspect multifolliculaire ou évoquer un SOPK. En effet, en phase lutéale, les ovaires ont déjà libéré un ovocyte et commencent à former le corps jaune. Il peut donc y avoir quelques images trompeuses (follicules résiduels, corps jaunes, kystes fonctionnels), ce qui rend l’interprétation moins fiable pour ce type de diagnostic. Donc si ton objectif est vraiment d’évaluer un aspect multifolliculaire, mieux vaut demander une échographie en première partie de cycle, à un moment bien choisi. N’hésite pas à en parler à ton ou ta gynéco : il ou elle saura quand la programmer pour que ce soit le plus parlant possible 🙂 Bonne journée !

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  7. Bonjour,
    J’essaye de faire un bébé avec mon nouveau compagnon depuis quelques mois. Mais, on m’a diagnostiqué un SPOK il y a plusieurs années : j’ai les ovaires polykystiques à l’écho, de l’hirsutisme, une glycémie à jeun qui explose (125, au lieu des 80 à 100 en temps normal), je reste en obésité morbide malgré tous mes efforts pour perdre du poids, j’ai des cycles totalement chaotiques depuis de nombreuses années (j’ai eu une longue période d’aménorrhée de 5ans il y a quelques années, depuis j’ai environ seulement 2 à 3 cycles menstruels par an). Et surtout j’ai 40ans… Mon compagnon est hyper positif et me soutient, mais je dois admettre que je suis totalement désespérée et je me demande s’il ne faut pas que je me fasse une raison et que je renonce !!! Je ne suis pas certaine de trouver des réponses ici, mais au moins, ça fait du bien d’en parler !

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    • Coucou Claire ! On te comprend complètement, le SOPK est un syndrome tellement complexe et la prise de poids est souvent une conséquence du SOPK, davantage qu’une cause, donc il faudrait creuser ton SOPK pour réussir à retrouver un cercle vertueux. Que dit ton équipe médicale à ce sujet ? Très bonne journée !

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  8. Coucou Esther ! En fait, le Duphaston ne relance pas le cycle ou les règles, il provoque simplement un saignement de privation quand tu l’arrêtes 🙂 En tout cas, ce que tu fais à côté pour ton hygiène de vie est déjà très bien ! Outre le Duphaston, il faudrait surtout creuser pour savoir d’où vient le blocage de ton ovulation (qui explique que tes cycles soient si longs): si tu le souhaites, c’est justement ce que l’on travaille avec vous dans le cadre du Fertility Club 🙂 Le prochaine démarre en septembre, on a tout un module sur le SOPK et on pourra creuser avec toi pour bâtir une routine qui te soit 100% adaptée 🙂 Bonne journée !

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  9. Bonjour
    Quel marque d’inositol recommande/ tu ?
    J’ai lu qu’un mélange myo / chiro inositol était à privilégier car en cas de sopk on aurait du mal à transformer le myo et chiro inositol ?

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    • Coucou Lorianne ! SOVA est une marque que l’on recommande, qui est très bien 🙂 Et sinon, tu as aussi la marque Cuure (on a un petit code LAURENE986 de -20%) ! 🙂 Très bonne journée !

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  10. Bonjour,

    Je me permets de poser quelques questions au sujet du sopk. J’ai été diagnostiquée il y a une vingtaine d’années.juste à l’échographie pour des ompk.
    J’ai ensuite mis 7 ans en PMA pour tomber enceinte.
    Aujourd’hui pour la première fois je fais le bilan total:
    LH-fsh,- Estradiol – testostérone – prolactine – tsh- amh-shbg-17 hydroxyprogesterone-IGF1.

    Et je m’interroge…
    Il y a une inversion LH/FSH (qui fluctue d’ailleurs en 2014 inversion légère, 2020 pas d’inversion du tout, 2023 retour à une inversion légère et actuellement après un kyste à l’ovaire et une aménorrhée de 60 jours, l’inversion est quasi à un ratio de 3).
    L’amh est haute depuis toujours.
    L’estradiol est dans les clous mais a augmenté beaucoup depuis le dernier contrôle en 2023.
    Et j’ai bien les ovaires polykystiques à l’echo…

    J’ai lu que le sopk ne se diagnostiquait pas seulement avec l’écho, ni avec des symptômes. J’ai bien une inversion LH et FSH, qui fluctue donc… Cela est-il suffisant pour qualifier un syndrome des ovaires polykystiques associé à l’échographie ?
    N’ayant pas d’excès de testostérone ( pas de surpoids mais difficulté à en perdre et pas d’hirsutisme ou d’acné…), ni de résistance à l’insuline, je m’interroge.

    Enfin un kyste fonctionnel de 6cm est apparu entre janvier et février ( je pense suite à la prise d’un antidépresseur ISRS qui a mon avis a mis le bazar dans les hormones avec des symptômes très importants en spm puis ce kyste et pas de règles entre début janvier et mi mars…). J’ai ensuite eu mes règles avec duphaston, puis un retour à la normale avec un cycle de 34 jours et donc ce bilan réalisé la semaine dernière à J3.

    Ce kyste et cette aménorrhée expliqueraient-ils la LH qui est montée en flèche entre le dernier contrôle (2023) et aujourd’hui, et l’augmentation de l’estradiol ?
    J’ai d’ailleurs des kystes mammaires qui sont apparus alors que je n’en avais pas précédemment… Il y a donc un dérèglement hormonal qui a eu/ a encore lieu…

    J’ai aussi été opérée du genou et immobilisée 4 mois, cela joue-t-il sur les hormones? En effet je me questionne à la fois sur ce diagnostic de sopk et sur mes hormones qui ont été en fluctuations…

    Pour la première fois je prend en main ma santé hormonale et j’ai du mal à y voir clair.
    On a vu que l’ovulation avait eu lieu grace à une échographie au cycle dernier. Du coup cela semble satisfaire les médecins. Mais je veux comprendre le reste!

    Merci infiniment pour votre travail. C’est une mine d’or…

    Léa

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    • Coucou Léa ! Pour te répondre, effectivement, on ne pose plus aujourd’hui un diagnostic de SOPK uniquement sur les ovaires à l’écho. C’est ce qu’on faisait dans les années 2000, mais depuis 2003, on utilise les critères de Rotterdam, qui précisent qu’il faut au moins deux critères sur trois : ovaires polykystiques, troubles de l’ovulation, hyperandrogénie. Dans ton cas, tu entres bien dans le cadre d’un SOPK normo-androgénique, car tu sembles avoir les deux premiers critères, mais pas d’androgénie.
      Par ailleurs, oui, l’épisode du kyste et le traitement ont pu aggraver temporairement l’anovulation et déséquilibrer ton bilan !
      Ce que tu vis est aussi un appel à regarder ton terrain global : rythme de vie, stress, activité physique, sommeil, inflammation… Le SOPK est un syndrome multifactoriel, et il se régule souvent par une approche globale et personnalisée 🙂 N’hésite pas à continuer à observer, noter, questionne et on est là si besoin (même si on ne se substitue pas à ton médecin ;)). Très bonne journée !

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      • Merci infiniment !!
        Je comprends mieux!
        Je me doutais que faire ces examens juste après le retour de mon cycle était peut être un peu tôt…
        Mais je vois un endocrinologue en juillet pour faire le point.
        Et clairement j’ai eu énormément de stress ce qui n’a pas aidé.
        Mais ce retour très clair me permet de mieux comprendre déjà les critères de diagnostic !
        Je vais prendre soin de ma santé, me poser et refaire un bilan dans quelques mois pour tout checker à nouveau.

        Merci encore !!

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        • Coucou Léa, avec plaisir ! Super si tu peux faire le point avec ton gynéco, afin de savoir sur quels axes travailler 🙂 On t’envoie toutes nos bonnes ondes !!

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          • Bonjour,

            Déjà un grand merci pour les différents éclairages que j’ai eu grâce à vous.
            Je commence à vraiment y voir plus clair. Je me lance dans la symptothermie grâce à vous pour checker ma « bonne ovulation ».

            Après rencontre avec une endocrinologue, elle se questionne sur le sopk. Selon elle, mes cycles longs mais ils sont à la limite du « long » ( pendant la dernière année c’était 31/32 jours systématiquement, et 35-37 jours depuis le kyste ovarien). Elle n’a vu aucune hyperandogenie, ni surpoids.
            Selon elle il se pourrait que j’ ai le SOPK comme peut être simplement les ovaires polykystiques.
            Je vais appliquer dans tous les cas les conseils pour le sopk, ça ne me fera aucun mal!
            Dans le cas des OPK seulement, les cycles peuvent-ils être un peu rallongés, mais globalement réguliers, avec pas plus de 3/4 jours d’écarts entre les cycles plus courts et plus longs ? ( Du fait des nombreux follicules)
            Les cycles anovulatoires peuvent-ils être réguliers? ( jamais plus de 37 jours ?)
            Et enfin existe-t-il des astuces pour les OPK ( autres que ceux liés au sopk?

            Merci beaucoup !

          • Coucou Léa ! Pour te répondre, tu peux avoir un SOPK si tu as des troubles de l’ovulation (ce que tu vas pouvoir déterminer en suivant ton cycle, bravo d’ailleurs pour ça !) + des ovaires polykystiques (à déterminer avec une échographie). Même sans surpoids ou de signes d’androgénie (as-tu fait un bilan sanguin ?) 🙂
            Dans le cas des OPK « simples » (donc sans syndrome, juste un aspect ovarien polykystique à l’écho), oui, on peut tout à fait avoir des cycles un peu plus longs (par exemple 32, 35 jours…), mais relativement réguliers, avec une variation de quelques jours seulement entre les cycles. Ce profil-là est souvent dû à une phase folliculaire un peu plus longue : l’ovulation met un peu plus de temps à arriver car les ovaires « hésitent », mais elle finit par se produire régulièrement.
            Un cycle anovulatoire n’est en théorie pas régulier, car la muqueuse s’épaissit jusqu’à ce qu’elle se désorganise spontanément… Ce qui donne souvent des cycles plus longs et irréguliers. Néanmoins, on peut aussi tout à fait observer des saignements réguliers, qui ne sont pas de vraies règles (donc attention à ne pas se fier uniquement à la durée du cycle !).
            Concernant les astuces, il est assez difficile de te répondre, car cela mérite d’être personnalisé et creusé avec toi 🙂 Si tu es en essai bébé, c’est tout l’objet du Fertility Club, dont la prochaine session ouvre en septembre 🙂 Très bonne journée !

  11. Bonjour Laurène,
    Tout d’abord un immense merci pour ton contenu d’utilité publique 🙏🏼 quel incroyable empouvoirement que d’enfin apprendre à connaitre son corps et son cycle !! Dire qu’il a fallu que j’attende 30 ans pour ça 😅

    Je viens de lire attentivement cet article puisqu’il me concerne étant atteinte de SOPK. Je me suis mise à la symptothermie depuis deux cycles et je trouve ça génial afin de cibler au mieux mes phases. Je suis à J25 de mon deuxième cycle avec une glaire cervicale au taquet depuis au moins dix jours mais pas le moindre signe de montée de température (enfin si une, qui a rechuté dès le lendemain) et je ne comprenais pas comment ça se faisait. Du coup si j’ai bien compris ton article c’est à cause de départ d’ovulation sans que mon corps n’arrive en fait à l’emmener jusqu’au bout ? Et c’est ça qui entraîne la durée +/- longue du cycle ? (je n’ai pas beaucoup -comprendre pas du tout- été informée sur le SOPK après diagnostic donc j’essaie de récolter les infos pertinentes au max).
    Tu parles d’hygiène de vie dans l’article, qu’est ce qui peut aider le corps à cette phase du cycle pour passer le cap de l’ovulation ? (Je suis à peu près sûre d’avoir mis le doigt sur quelque chose déjà, pas mal d’anniversaires à fêter ce dernier mois donc un peu de conso d’alcool qui n’a pas dû aider le stress métabolique…)

    Merci d’avance pour ton retour et encore une fois pour tout ce que tu fais pour aider les femmes au quotidien 🌼

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    • Coucou Julie ! Merci beaucoup pour ton petit mot et rassure-toi, tu es loin d’être la seule ! 🙂 Pour te répondre, oui, en situation de SOPK, souvent, l’ovulation a du mal à se faire et tu restes bloquée en phase pré-ovulatoire, ce qui allonge ton cycle. Concernant l’hygiène de vie, on ne peut pas vraiment donner de conseils universels, car tout dépend du type de SOPK mais aussi de ta propre physiologie et de tes habitudes au quotidien 🙂 Néanmoins, le myo-inositol semble apporter de bons résultats, par exemple ! Si tu es en désir de grossesse, on a l’habitude d’accompagner des femmes souffrant de SOPK et si tu le souhaites, on pourra, avec la team d’expertes, adapter ta routine à ta situation personnelle 🙂 Très bonne journée !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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