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peut on tomber enceinte en préménopause

Peut-on tomber enceinte en préménopause ?

Les idées clés

  • La pré ménopause (ou périménopause) est une période naturelle de transition, durant laquelle le cycle menstruel peut commencer à être perturbé par les fluctuations hormonales.
  • Elle ne signe pas pour autant la fin de la fertilité, d’autant plus que les premiers symptômes peuvent survenir jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
  • Pour tomber enceinte pendant la préménopause, il est important de réaliser un bilan de fertilité, de soutenir sa qualité ovocytaire et de savoir repérer sa période de fertilité avec précision.
  • Si on ne souhaite pas tomber enceinte, une contraception reste indispensable en préménopause.

Cycles qui raccourcissent, syndrome prémenstruel plus marqué, sommeil perturbé… Beaucoup de femmes commencent à ressentir les premiers signes de la périménopause autour de la quarantaine !

Et une question revient souvent : est-il encore possible de tomber enceinte pendant cette période ?

La réponse peut surprendre, mais oui ! Tant que l’ovulation continue de se produire, une grossesse reste possible. La préménopause ne signifie pas que la fertilité s’arrête du jour au lendemain, même si les cycles deviennent souvent plus imprévisibles.

Alors comment fonctionne la fertilité pendant cette phase de transition hormonale ? Et comment soutenir sa fertilité et repérer son ovulation lorsque les cycles deviennent irréguliers ? On fait le point !



différence périménopause, préménopause ménopause, insuffisance ovarienne précoce

Périménopause, préménopause, ménopause : quelles différences ?

Ces 3 termes étant souvent confondus, faisons un point rapide !

La périménopause correspond à la phase de transition vers la ménopause, marquée par des irrégularités hormonales, liées à un fonctionnement ovarien de plus en plus fluctuant.

Dans le langage courant, le terme périménopause est souvent remplacé par pré-ménopause : ces deux termes désignent la même chose, mais le mot « périménopause » est le terme médical.

La périménopause peut démarrer des années avant la ménopause (4 à 10 ans avant), avec potentiellement des symptômes ressentis avant l’âge de 40 ans ! Parmi les plus courants, on retrouve :

  • Syndrome prémenstruel marqué
  • Règles plus abondantes
  • Cycle menstruel plus court et/ou irrégulier
  • Troubles du sommeil
  • Troubles de l’humeur
  • Prise de poids et/ou difficulté à en perdre
  • Brouillard mental.

Ces premiers symptômes sont liés à l’insuffisance en progestérone, première hormone à souffrir des aléas de la périménopause.

Ensuite, plus on avance vers la ménopause, plus on va avoir des symptômes liés à un manque d’oestrogènes :bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, de la peau et des muqueuses, cycles plus longs. Dans l’inconscient collectif, c’est surtout cette phase qui est appelée périménopause, alors que cette période commence en réalité bien avant !

Pour tout comprendre sur la périménopause et les cascades hormonales qui se jouent, n’hésitez pas à lire notre article complet 🙂 Et si vous souhaitez savoir si vous êtes concernée par la pré-ménopause, on vous recommande cet article, Comment savoir si on est en périménopause ?

Ne pas confondre la périménopause avec la ménopause

La ménopause est vraiment l’arrêt total du cycle menstruel et de l’ovulation, diagnostiquée après 12 mois consécutifs sans menstruations. L’âge moyen de la ménopause est de 51 ans en France : c’est une moyenne et certaines femmes seront ménopausées plus tôt ou plus tardivement !

différence périménopause et ménopause

Ne pas confondre périménopause et insuffisance ovarienne prématurée

Lorsque l’on dit que l’on peut ressentir des symptômes de la périménopause avant 40 ans, on peut penser qu’il s’agit d’une insuffisance ovarienne prématurée ou d’une ménopause précoce : mais pas du tout !

La périménopause est un phénomène totalement normal et physiologique : l’ovulation est un petit peu plus irrégulière et les cycles sont un peu perturbés (et peuvent avoir besoin de soutien, notamment en progestérone), mais cela ne relève pas d’une pathologie ou d’un dysfonctionnement (même si certains symptômes peuvent être inconfortables et mériter d’être accompagnés).

En revanche, l’insuffisance ovarienne prématurée (ou précoce) correspond à un dysfonctionnement ovarien, avec des ovulations rares (les ovaires ne répondant pas bien aux sollicitations du cerveau), qui survient avant l’âge de 40 ans. L’IOP concerne 1% des femmes de moins de 40 ans.


fertilité périménopause

La fertilité durant la périménopause : on ovule encore ?

Bien sûr ! Le dialogue cerveau-ovaires est brouillé et un peu plus chaotique, mais ils peuvent toujours réussir à se coordonner pour permettre l’ovulation 🙂 Le cycle menstruel n’est pas à l’arrêt !

Comment se passe l’ovulation? En début de cycle menstruel, l’hypophyse stimule les ovaires en sécrétant de la FSH : les ovaires recrutent alors des follicules, qui, en se développant, sécrètent des oestrogènes. Au bout de quelques jours, l’un d’eux prend la tête de la course et devient le follicule dominant : il produit alors beaucoup d’oestrogènes et lorsque l’hypophyse détecte un niveau suffisant, il répond en produisant énormément de LH. Ce pic de LH permet la rupture du follicule quelques heures plus tard, et la libération de l’ovocyte.

cycle menstruel

En période de périménopause, les ovaires peuvent moins bien réagir à la FSH, et l’hypophyse peut donc compenser en augmentant sa production. Cela peut donner des cycles plus longs (si les ovaires sont trop lents à réagir), voire des cycles anovulatoires, mais également des cycles plus courts avec une ovulation qui arrive plus tôt, si le cerveau sur-stimule et s’emballe un peu : c’est notamment le cas en début de périménopause ! 

Donc en général, les cycles sont d’abord plus courts, pendant la première phase de la périménopause (quand la progestérone commence à manquer), puis ils deviennent progressivement plus longs, pendant la seconde phase de la périménopause (quand les oestrogènes aussi se font plus rares), même si cela peut varier d’un cycle à l’autre (cycle court, puis long).

C’est ce qui explique pourquoi les cycles deviennent souvent irréguliers en préménopause, tout en restant en principe fertiles, car tant qu’il y a ovulation, qu’elle soit précoce ou tardive, il y a possiblement fécondation !


grossesse préménopause

Comment tomber enceinte pendant la pré ménopause ?

Si vous souhaitez tomber enceinte alors que vous pensez être entrée en préménopause, surtout, rassurez-vous : oui, c’est possible ! Votre projet bébé prendra peut-être un peu plus de temps, mais l’espoir reste bien sûr permis 🙂

Dans ce contexte, 3 piliers majeurs sont importants : faire un bilan de fertilité, améliorer sa qualité ovocytaire pour une belle ovulation et savoir repérer ladite ovulation (et bien sûr optimiser au maximum la qualité du sperme en parallèle, car un bébé, ça se fait à 2 !)

Faire un bilan de fertilité

La fertilité diminue progressivement avec l’âge, principalement en raison de la baisse de la réserve ovarienne et de la qualité des ovocytes.

C’est aussi pour cette raison que les spécialistes recommandent souvent de ne pas trop attendre pour consulter lorsqu’un projet de grossesse démarre en périménopause, afin d’évaluer les chances de conception et les éventuels leviers à actionner. En périménopause, il est généralement recommandé de consulter après 6 mois d’essais, voire moins (contre 12 mois avant 35 ans).

Généralement, votre gynécologue ou votre sage-femme vous propose un bilan hormonal complet (FSH, LH, oestrogènes, androgènes, hormones thyroïdienes, AMH en début de cycle et pour compléter, un dosage de la progestérone 7 jours après l’ovulation), ainsi qu’une échographie endovaginale pour regarder du côté de votre utérus et de vos ovaires, et écarter tout souci 🙂

À noter : si votre AMH semble basse, ne perdez pas espoir ! Elle reflète la réserve ovarienne, mais ne prédit pas à elle seule votre capacité à tomber enceinte, surtout si vous ovulez.

Un bilan du côté du partenaire est également essentiel (notamment via un spermogramme), car la fertilité masculine joue un rôle clé dans la réussite d’un projet de grossesse, on l’a dit !

Améliorer sa qualité ovocytaire

Au-delà de la baisse de la réserve ovarienne qui s’amenuise avec le temps, la fertilité peut aussi être altérée par une qualité ovocytaire plus faible avec l’âge et c’est tout à fait normal : nos follicules sont des cellules qui, elles aussi, vieillissent avec le temps !

Néanmoins, on peut préserver, voire améliorer sa qualité ovocytaire grâce à certaines habitudes « ovocytes-friendly » : faire la part belle aux bons gras et aux antioxydants (car le stress oxydatif est l’un des facteurs qui peuvent altérer la qualité des ovocytes, que ce soit côté ovules ou spermatozoïdes !) et limiter le tabac et l’alcool, entre autres !

repérer ovulation

Repérer son ovulation, pour viser juste !

Dernière chose mais non des moindres : quand on souhaite concevoir, il est essentiel de savoir repérer son ovulation, pour avoir des rapports au bon moment ! C’est d’autant plus vrai en périménopause, puisque les cycles sont plus irréguliers 🙂

Une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle menstruel : 5 jours avant l’ovulation + 1 jour après celle-ci. La fenêtre de fertilité est donc assez restreinte, mais pas non plus seulement circonscrite au jour de l’ovulation, car un rapport qui a lieu 3 jours avant l’ovulation peut être fécondant 🙂

fenêtre fertilité

Pour bien repérer cette fenêtre fertile, la méthode qui a le plus démontré son efficacité est la symptothermie : elle repose sur l’observation quotidienne des marqueurs de fertilité, la glaire cervicale + la température ! La glaire cervicale indique que l’ovulation se prépare (elle est le reflet des oestrogènes), puis son assèchement + une montée de température (subtile, de l’ordre de 0,2 à 0,5 degré) sur plusieurs jours indiquent que l’ovulation a bien eu lieu, car ce sont des indicateurs de la présence de progestérone.

symptothermie

L’observation de votre cycle avec la symptothermie vous permettra également de repérer certains dysfonctionnements, tels qu’une absence d’ovulation ou un manque de progestérone, par exemple !

Ces 3 conseils sont vraiment 3 conseils clés, 3 piliers pour bien démarrer et mener son projet bébé 🙂 Il y a bien sûr d’autres éléments à surveiller, tels que votre niveau de stress, la bonne santé de votre thyroïde, votre exposition aux perturbateurs endocriniens, etc.

De plus, nous sommes toutes différentes, avec des problématiques parfois tout à fait singulières : il est donc important de prendre le temps de faire le point et d’individualiser votre suivi si les essais durent un peu trop longtemps.

Pour vous aider à savoir par quoi commencer, on a créé pour vous une petite check-list des pistes à creuser en essai bébé, qu’elles soient médicales ou liées à votre hygiène de vie : elle est disponible gratuitement en téléchargement ci-dessous ! Et bien sûr, si vous souhaitez qu’on vous accompagne vraiment de manière plus poussée et personnalisée, le Fertility Club est là pour vous <3


questions fréquentes grossesse périménopause

Pour résumer – Questions fréquentes


On espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre ce qui se joue en termes de fertilité pendant la préménopause, et ce que vous soyez en essai bébé ou en mode contraception 🙂

Une chose à retenir : changements hormonaux et cycle irrégulier en périménopause ne veulent pas dire cycle infertile ! On peut tomber enceinte pendant la préménopause si tous les paramètres sont réunis, donc gardez espoir (ou soyez prudente si ce n’est pas d’actualité !).

Si vous avez besoin d’être accompagnée pour mener à bien votre projet de grossesse, votre équipe médicale peut vous aider et de notre côté, on sera ravies de vous donner toutes les clés liées à votre physiologie, votre hygiène de vie et l’observation de votre cycle (qui peuvent faire toute la différence !) dans le cadre du Fertility Club 🙂

Et en attendant, si vous avez des questions ou besoin de plus d’ informations, on reste à votre disposition dans l’espace commentaires ci-dessous !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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