Les idées clés
- La libido fluctue souvent en fonction des phases du cycle menstruel : elle est généralement plus élevée pendant la phase ovulatoire, sous l’influence des oestrogènes et de la testostérone. Elle peut aussi revenir pendant les règles !
- En cas de baisse de la libido, il peut donc être intéressant d’explorer son équilibre hormonal et d’observer son cycle menstruel, afin de repérer certains dysfonctionnements.
- La prise d’une contraception hormonale peut engendrer une baisse de libido.
- Néanmoins, notre libido ne dépend pas que de nos hormones : un blocage psychologique, une fatigue importante, un stress intense ou des problèmes dans notre relation de couple peuvent avoir des conséquences non négligeables !
- Que le souci soit hormonal, lié à notre rythme de vie ou à un problème psychologique, des solutions existent pour booster sa libido, si on en ressent le besoin.
Est-ce que vous aussi, vous sentez que votre libido est on fire pendant certains jours, avant d’être portée disparue les jours suivants ? Si oui, c’est totalement normal et physiologique : notre cycle menstruel impacte notre libido !
En effet, notre cerveau et nos ovaires font équipe pour lancer une ovulation à chaque cycle : mais comme ils ne font pas les choses à moitié, ils font aussi en sorte que l’on ait envie de se reproduire au moment où un ovule pourra être fécondé ! On dit souvent que la Nature est bien faite, même si ça dépend du point de vue que l’on adopte (désir de grossesse ou pas du tout !).
Bref, trève de spoiler : si vous avez envie de tout comprendre sur le lien entre la libido et le cycle menstruel, l’influence de vos hormones sur votre désir sexuel, vous êtes au bon endroit 😉
L'article, en bref
ToggleLes variations hormonales au cours du cycle menstruel
Pour commencer, voyons comment nos hormones se comportent durant les 4 phases du cycle menstruel 🙂
Nos hormones pendant la phase folliculaire
Durant cette phase, le cerveau stimule les ovaires pour qu’ils recrutent des follicules et les fassent maturer en vue de la prochaine ovulation, chacun des follicules contenant un ovocyte.
Plus précisément, l’hypophyse (une glande dans notre cerveau) produit de la FSH, l’hormone qui « commande » aux follicules de se développer. Plus les follicules grandissent, plus ils sécrètent des oestrogènes !
Nos hormones pendant la phase ovulatoire
Dans les jours qui précèdent l’ovulation, les choses s’accélèrent : l’un des follicules grandit plus vite que les autres et sécrète une dose très forte d’oestrogènes. L’hypophyse détecte cette accélération et comprend que le follicule est prêt à libérer son ovocyte. En réponse, il produit une quantité très importante de LH, l’hormone qui permet la rupture de la membrane folliculaire : environ 18 heures plus tard, l’ ovule est libéré !
Ce pic d’ œstrogènes s’accompagne d’une hausse de la testostérone : cette hormone n’est pas réservée aux hommes et a un rôle important à jouer dans l’ovulation (n’hésitez pas à consulter notre article consacré à cette hormone passionnante !), mais aussi sur la libido 😉

Nos hormones pendant la phase lutéale
Après l’ovulation, les oestrogènes cèdent la place à la progestérone qui nous prépare à la grossesse, autant sur le plan physique (préparation des seins à l’allaitement, maintien et vascularisation de l’endomètre, augmentation de la température) que sur le plan émotionnel (on est plus calme, et on ressent davantage le besoin de ralentir et de s’isoler). Et ce tous les cycles, qu’on soit en désir d’enfant ou pas du tout : )
Sans fécondation, la progestérone redescend doucement jusqu’aux règles, accompagnée par les oestrogènes.
Nos hormones pendant les règles
Pendant les menstruations, nos hormones féminines sont au plus bas. Néanmoins, on observe un léger pic de testostérone, qui peut augmenter la libido !
Alors que notre corps est en train d’éliminer la muqueuse utérine bâtie au cycle précédent (le cycle débute au premier jour des règles), le cerveau relance en fait la prochaine ovulation en coulisses. Ainsi, l’hypophyse recommence déjà à produire de la FSH, ce qui stimule la production des hormones androgènes, dont fait partie la testostérone.
En effet, avant de produire des oestrogènes, les cellules ovariennes produisent tout d’abord de la testostérone, qui sera ensuite convertie en oestrogènes par l’enzyme aromatase 🙂

Notre libido suit les fluctuations de nos hormones
Le décor est planté ! Maintenant que vous comprenez un peu mieux le ballet hormonal qui se joue tout au long du cycle menstruel, voyons pourquoi notre désir sexuel est différent selon les phases du cycle 🙂

Un pic de libido au moment de l’ovulation
Généralement, on a davantage de libido pendant la phase folliculaire et la phase ovulatoire, sous l’impact des oestrogènes et de la testostérone : la nature étant bien faite, on l’a dit, c’est le timing parfait pour se reproduire, puisque l’ovulation n’est plus très loin !
Sous l’influence des oestrogènes, notre glaire cervicale change d’ aspect et de consistance : elle lubrifiée, étirable, translucide, et ce n’est pas un hasard : cette glaire est parfaite pour nourrir et protéger les spermatozoïdes pendant quelques jours en attendant l’ovulation, mais aussi pour les guider vers l’ovule une fois qu’il a été libéré. Et bien sûr, elle rend aussi les rapports plus agréables !
De son côté, et toujours grâce aux oestrogènes qui ont un rôle à jouer sur nos muqueuses et l’élasticité de notre peau, notre vulve est plus douce et légèrement gonflée.
Mais pourquoi on a plus envie de faire l’amour pendant la phase ovulatoire, comment les oestrogènes boostent notre libido ?
Pour commencer, les oestrogènes favorisent la sécrétion de la dopamine, qui est l’hormone de la bonne humeur, mais aussi de la motivation et de la récompense : on est donc dans un « mood » plus favorable à la sexualité !
De plus, les œstrogènes augmentent les récepteurs à l’ocytocine dans le cerveau, et favorisent la libération d’ocytocine pendant les interactions affectives ou sexuelles : cela renforce le lien, l’attachement, la proximité… qui eux-mêmes augmentent la motivation sexuelle !
Par ailleurs, les oestrogènes stimulent certaines zones cérébrales qui contrôlent le comportement sexuel féminin, et augmentent notre sensibilité à la testostérone, qui stimule elle aussi la sécrétion de dopamine et accroît notre réaction aux stimuli sexuels au niveau cérébral. La testostérone vient également réduire l’activité inhibitrice de l’amygdale, ce qui nous désinhibe un peu plus 🙂
Enfin, dernier effet de la testostérone sur la libido et non des moindres, elle stimule la sécrétion d’oxyde nitrique dans le cerveau, ce qui augmente l’excitation sexuelle, la vasodilatation (donc la sensibilité génitale) et la transmission des signaux liés au plaisir.
Bon, vous l’aurez compris avant l’ovulation, notre système hormonal nous met dans les meilleures dispositions pour avoir envie de faire l’amour, dans l’unique but qu’on se reproduise (oui, c’est assez « animal » et moins romantique qu’il n’y paraît !).
A contrario, lorsque c’est la progestérone qui est aux commandes après l’ovulation, cette hormone nous invite à nous replier sur nous-mêmes et nous met plutôt dans un mindset « cocon », puisqu’elle nous prépare à un début de grossesse (qu’il y ait eu fécondation ou non au moment de l’ovulation !). On est donc généralement moins disposée aux rapports sexuels en deuxième partie de cycle, une fois que l’ovulation est passée.

La hausse de libido pendant les règles
Certaines femmes observent également un pic de libido pendant leurs règles et cela semble assez logique, car comme expliqué précédemment, on a aussi un pic de testostérone à ce moment-là ! Sans oublier aussi que la zone du petit bassin est généralement plus vascularisée, ce qui peut accentuer les sensations de plaisir.
Néanmoins, il y a une grosse nuance à apporter ici, car certaines femmes ont aussi très mal pendant leurs règles, et les douleurs liées aux menstruations peuvent totalement couper le désir sexuel !
D’autres peuvent être trop gênées d’avoir des rapports à ce moment-là de leur cycle et avoir peur notamment des tâches inopinées sur les draps :s
Bref chacune fait comme elle le sent, mais il n’y a aucune honte à avoir un pic de libido pendant ses règles !

L’impact du syndrome prémenstruel (SPM) sur la libido
Le syndrome prémenstruel peut en revanche avoir un effet dévastateur sur la libido :s En effet, les troubles de l’humeur que l’on peut ressentir (irritabilité, déprime, tristesse, changements d’humeur soudains, etc.) et les douleurs diverses (au dos, au ventre, aux seins), voire les nausées et ballonnements, font rarement bon ménage avec le désir sexuel !
La deuxième partie de cycle, on l’a dit, est déjà moins propice aux rapports du fait de la progestérone, mais le SPM peut réduire à néant tout envie de rapprochement avec votre partenaire. Si c’est votre cas, ne culpabilisez pas, vraiment et si votre SPM vous pourrit trop la vie, parlez-en avec votre médecin et n’hésitez pas à jeter un oeil au Moody Club, car il est tout à fait possible de l’apaiser <3

Comment augmenter sa libido naturellement ?
Le désir sexuel n’est pas une envie que l’on peut diriger sur commande et à la demande : vous l’avez compris, elle fluctue beaucoup au fil du cycle et souvent, quand on prend conscience de ça, on réalise qu’en fait, il est tout à fait normal de ne pas avoir envie de faire l’amour tout le temps, 365 jours par an, même si votre +1 est tout à fait désirable 🙂
Néanmoins, si vous sentez que votre libido est plutôt faible l’immense majorité du temps, et que cela pèse sur votre moral, votre santé mentale et votre couple, alors il serait trop dommage de ne pas prendre les choses en main. C’est d’autant plus embêtant si vous êtes en essai bébé, surtout si vous essayez depuis plusieurs cycles.
Voici donc quelques pistes à creuser pour augmenter votre libido, en sachant qu’on y a aussi consacré tout un article, qui rentre davantage dans le détail sur chacun de ces points !
Investiguer sur un trouble du cycle menstruel
Notre excitation sexuelle étant drivée par nos hormones, une absence de libido doit en premier lieu être creusée sur ce plan : est-ce que vous ovulez bien, par exemple ? Est-ce que vos oestrogènes sont sécrétés en quantité suffisante ?
En effet, une absence d’ovulation, une aménorrhée (absence de règles), un cycle irrégulier, une hypothyroïdie, ou encore un excès de prolactine peuvent expliquer que votre libido soit aux abonnées absentes.
Ainsi, n’hésitez pas à creuser ce point auprès de votre gynécologue ou de votre sage-femme qui pourra vous proposer de faire un bilan hormonal, afin de voir si vos hormones féminines sont bien équilibrées, sécrétées dans les bonnes quantités, au bon moment.
D’ailleurs, tant que l’on est sur les pistes médicales de la libido, sachez que certains traitements peuvent aussi nuire au désir sexuel, comme certains anti-dépresseurs ou certains anti-histaminiques.
Prendre soin de son hygiène de vie
Pour avoir envie de faire l’amour, il est également important de se sentir bien dans son corps, d’être suffisamment en forme et d’avoir de l’énergie. L’hygiène de vie est donc essentielle pour la libido ! Voici certaines bonnes habitudes qui peuvent faire la différence :
- Ayez une alimentation suffisamment nutritive, avec des protéines, des bons gras et des fruits et légumes en bonne quantité. Cela fera aussi du bien à vos hormones, qui ont besoin de ce « carburant » pour être correctement produites et sécrétées !
- Prenez soin de votre sommeil, car la fatigue est l’un des obstacles majeurs de la libido 😉
- Faire du sport peut également être une bonne idée, dans la mesure où cela vous permettra de vous sentir bien dans votre corps. On ne parle pas ici de poids ou d’esthétique, mais plutôt d’une manière de vous reconnecter à votre corps, afin que vous soyez deux « alliés » au quotidien. Par ailleurs, quand on progresse dans une activité sportive que l’on affectionne, cela booste toujours la confiance en soi, qui va de pair avec la libido !
- Et enfin, limiter les sources de stress est également un pan clé de l’augmentation du désir sexuel, puisque cela aide à l’équilibre hormonal ! Par ailleurs, quand le système nerveux est en mode « alerte », le cerveau nous encourage plutôt à lutter contre la « menace perçue » qu’à avoir des rapports, donc on peut ne pas avoir la tête « à la bagatelle » (quelle jolie expression des années 20 😅)
Creuser du côté d’un blocage psychologique
Un blocage psychologique, même inconscient, peut énormément impacter la libido. Pour rappel, un rapport sexuel commence souvent dans le cerveau et si quelque chose nous bloque (un conflit, un traumatisme passé, un choc émotionnel), le désir sexuel est directement touché !
Communiquer avec son partenaire
Point qui rejoint le précédent, il est très important de se sentir bien avec son partenaire pour avoir envie d’avoir des rapports avec lui. Si vous sentez que votre relation s’essouffle ou devient conflictuelle, il peut être intéressant de ré-instaurer le dialogue à ce sujet, en étant éventuellement accompagnés par un(e) sexologue, qui pourra vous apporter ses conseils.
Si vous souhaitez concevoir, on a également bien conscience que la libido du couple peut être abîmée par le rythme des rapports imposés par les essais bébé : à ce sujet, vraiment, oubliez l’injonction d’avoir un rapport tous les deux jours si vous n’en avez plus envie ! En effet, il vaut mieux concentrer vos efforts sur la période de fertilité féminine, qui s’étend sur 6 jours au cours du cycle (autour de l’ovulation), et le reste du temps, faire comme on veut quand on veut, mais sans pression ! On a consacré une vidéo Youtube à ce sujet 🙂
Par ailleurs, si vous sentez que vous avez besoin qu’on vous guide pour bien identifier votre fenêtre de fertilité, c’est bien sûr l’un des axes majeurs du Fertility Club !
Quelques astuces naturelles
Pour finir, voici quelques astuces naturelles qui peuvent vous aider en cas de baisse de libido (sous réserve que les points précédents soient OK !) :
- Des plantes comment le gingembre, le pollen, la maca (surtout côté masculin) et le shatavari (surtout côté féminin)
- Les huîtres, le cacao et le clou de girofle sont réputés aphrodisiaques (entre autres !)
- Et enfin, n’oubliez pas le lubrifiant qui peut être un vrai game-changer ! Si vous êtes en essai bébé, on vous recommande de choisir un lubrifiant de fertilité, car les lubrifiants classiques contiennent souvent des éléments qui peuvent nuire aux spermatozoïdes.

Comment gérer sa libido en phase fertile quand on ne veut pas tomber enceinte ?
On parle beaucoup de libido en essai bébé, mais comment composer avec sa libido quand une grossesse n’est pas une option ?
C’est un point important pour les femmes qui utilisent la symptothermie en moyen de contraception, puisque cette méthode naturelle permet de repérer sa période fertile, et, si nous étions complètement de marbre, on devrait totalement éviter les rapports durant les 6 jours « risqués » de notre cycle. Or, on l’a vu, nos hormones sont généralement on fire pile à ce moment-là, et nous avec !
La question de la frustration sexuelle est donc clairement posée et voici comment on se propose d’y répondre : on peut avoir des rapports pendant sa période fertile, mais à la condition que ces rapports ne soient pas pénétratifs (on oublie le retrait, bien trop risqué) ou qu’ils soient protégés (en sachant que le taux de fiabilité du préservatif est inférieur à celui de la symptothermie : 85% vs 98%).
On peut aussi avoir une autre approche et jouer sur la tension sexuelle, avec la promesse d’un rendez-vous bien « hot » une fois la période fertile refermée 😉
Si ce sujet de la gestion de la frustration en période fertile vous pose question (voire, vous fait peur !), on en a longuement parlé dans une vidéo avec la sexologue Gabrielle Adrian. C’est un sujet qui n’est pas forcément toujours abordé en symptothermie et il nous a semblé important de vous donner des éléments de réponse 🙂

Libido et contraception hormonale
Autre sujet, qui concerne un nombre important de femmes : la baisse de libido sous contraception hormonale !
En effet, quand on prend la pilule ou que l’on porte un stérilet hormonal, tout le processus ovulatoire est généralement mis à l’arrêt. On n’a plus de fluctuations hormonales, plus de pic d’oestrogènes ou de progestérone. À l’image des hormones de synthèse qui sont diffusées dans notre corps de manière constante tout au long de la plaquette, notre libido est en mode encéphalogramme plat !
On n’en a pas toujours conscience, mais si vous n’avez plus envie de faire l’amour alors que vous prenez une contraception hormonale, c’est relativement normal et généralement, la libido fait son grand retour quand vous l’arrêtez !

Pour résumer – Questions fréquentes
Le cycle menstruel influence-t-il la libido ?
Oui, car nos hormones sexuelles, notamment les oestrogènes et la progestérone, agissent au niveau de notre humeur et notre motivation, ce qui augmente l’ appétit sexuel. La phase ovulatoire est la phase où la libido est au plus haut et certaines femmes ressentent aussi plus de désir pendant les règles.
Est-ce que la libido augmente pendant les règles ?
Oui, sous l’influence de la testostérone qui connaît un petit pic à ce moment-là et qui augmente la libido par plusieurs mécanismes au niveau cérébral : hausse de la motivation, meilleure sensibilité aux stimulations sexuelles, levée de l’inhibition, etc.
Pourquoi ai-je une forte libido avant les règles ?
Certaines femmes ressentent aussi davantage d’ excitation avant les règles, notamment parce qu’on peut avoir un petit sursaut d’oestrogènes mais aussi de testostérone juste avant la chute, qui peut relancer les mécanismes liés à la libido.
Dans le même temps, la progestérone redescend et on bénéficie moins de son côté « ralentissement », « repli sur soi » peu propice aux rapports.
Néanmoins, ce phénomène est davantage observé chez les femmes qui ne ressentent pas de douleurs ou de syndrome prémenstruel !
Est-ce que la pilule a un impact sur la libido ?
Oui, elle a tendance à faire chuter la libido, dans la mesure où elle bloque la sécrétion hormonale nécessaire à l’ovulation, et notamment la sécrétion d’oestrogènes et de testostérone.
Quand faut-il s’inquiéter pour sa libido ?
Ne pas avoir envie de faire l’amour tous les jours est absolument normal et s’explique notamment par l’ influence de nos hormones sexuelles sur notre appétit sexuel.
Néanmoins, si vous sentez que vous n’avez vraiment aucune envie et que cela pèse sur votre bien-être ou votre relation amoureuse, n’hésitez pas à creuser du côté hormonal, mais également du côté psychologique pour comprendre ce qu’il se passe en vous, ce qui peut bloquer.
Bien sûr, la relation avec votre partenaire est essentielle, et il est important que vous vous y sentiez bien : là encore, n’hésitez pas à verbaliser ce qui peut freiner votre libido, voire à chercher l’appui d’un professionnel.
Vous connaissez désormais le lien étroit entre libido et cycle menstruel ! Nos variations hormonales ont une influence clé sur notre désir sexuel, et tout est fait pour que l’on ait plus envie d’avoir de faire l’amour pendant la phase ovulatoire, dans un objectif très primitif : la perpétuation de notre espèce !
Toutefois, n’oubliez pas que les hormones ne sont pas non plus les seuls maîtres à bord : votre niveau de fatigue, de stress ou encore la relation que vous avez avec votre partenaire ont clairement leur mot à dire également. Donc ne les négligez pas 🙂 Pour contrecarrer une baisse de libido, prendre soin de votre cycle menstruel est clairement une piste intéressante, mais pensez aussi à prendre soin de vous et de votre relation avec votre +1 🙂
Si cet article n’a pas répondu à l’une de vos questions, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire ! Et en complément, n’hésitez pas à lire notre article Comment augmenter sa libido 😉
4 réflexions au sujet de “Libido & cycle menstruel : l’impact de nos hormones sur notre désir sexuel”
Merci pour ce bel article et pour les autres qui sont clairs et bien complets !
Je m’interroge sur mon cycle depuis la fin de ma 2ème grossesse car les émotions sont décuplées depuis. J’ai bien identifié la phase ovulatoire, pour moi elle se situe assez tôt, à J6 et dure jusqu’à J12 environ. Par contre la phase lutéale est assez confuse. On dirait 2 courts SPM (1 plutôt violent disons émotionnellement et le 2ème vraiment juste avant les règles) entourant une 2ème phase de libido environ 5 jours avant les règles (moins importante que la 1ère).
Auriez-vous un avis sur mon cycle ?
Je vous remercie beaucoup.
Coucou Claire ! Il est difficile de te donner un avis sur ton cycle sans te suivre personnellement dans l’un de nos programmes, mais tu sois un peu sensible aux variations hormonales que tu peux avoir en phase lutéale (juste après l’ovulation avec le shift oestrogènes > progestérone et/ou si la progestérone a du mal à se maintenir, par exemple. Concernant la libido, elle peut effectivement revenir juste avant les règles sous l’effet de la testostérone 🙂 Bonne journée !
Merci pour cet article très clair et nuancé, que j’ai trouvé particulièrement juste dans la manière d’aborder la libido comme un mouvement vivant.
En vous lisant, je me demandais comment vous percevez la continuité de ces variations lorsque l’on entre en préménopause, avec des cycles plus fluctuants et une chute hormonale progressive.
Est-ce, selon vous, une simple amplification de ce que vous décrivez ici, ou une dynamique encore différente ?
Hello Aurélie ! Oui, on peut se dire que les fluctuations hormonales de la pré-ménopause influencent aussi la libido, qui peut ainsi être plus irrégulière et s’atténuer avec le temps. Même si, bien sûr, la libido n’est pas qu’une question d’hormones 🙂 Bonne journée !