Les idées clés
- Les hormones féminines fluctuent naturellement au fil du cycle menstruel : les besoins du corps ne sont pas les mêmes avant et après l’ovulation.
- Les règles sont la conséquence d’une ovulation survenue en amont.
- Certaines plantes sont traditionnellement utilisées avant l’ovulation (achillée millefeuille, framboisier, trèfle rouge), tandis que d’autres sont davantage utilisées après l’ovulation (alchémille, gattilier, verveine).
- Le syndrome prémenstruel, les règles douloureuses, la périménopause et la ménopause peuvent parfois être accompagnés par certaines plantes adaptées à chaque situation.
- Naturel ne signifie pas sans risque : certaines plantes sont déconseillées pendant la grossesse, l’allaitement ou certains traitements médicaux.
- Les plantes donnent généralement les meilleurs résultats lorsqu’elles s’intègrent dans une approche globale associant alimentation, sommeil, gestion du stress et activité physique.
Nos hormones féminines nous mènent parfois la vie dure : syndrome prémenstruel, règles douloureuses, fatigue, troubles de l’humeur, prise de poids, cycles irréguliers, bouffées de chaleur, etc. et face à ces symptômes, nous sommes nombreuses à nous tourner vers la phytothérapie à la recherche de solutions naturelles !
Mais peut-on réellement réguler ses hormones par les plantes ? La réponse est oui, elles peuvent être de précieuses alliées, à condition de respecter certaines conditions !
Certaines plantes possèdent en effet, des propriétés très intéressantes pour soutenir notre système hormonal en fonction des phases de notre cycle menstruel, ou contribuer à soulager certains symptômes liés.
Mais encore faut-il savoir lesquelles choisir, à quel moment du cycle les utiliser et dans quels cas elles sont les plus pertinentes ! D’autant plus que les besoins d’une femme ne sont pas les mêmes avant l’ovulation, après l’ovulation, ou lors de l’entrée en périménopause ou à la ménopause 🙂
Dans ce guide complet, nous allons voir ensemble quelles plantes peuvent accompagner les différentes phases du cycle menstruel, comment les utiliser de manière cohérente et quelles précautions garder à l’esprit avant toute utilisation !
Table des matières
Toggle
Les hormones féminines et le cycle menstruel : une histoire de timing !
Avant de parler plantes, il est essentiel de comprendre ce que l’on cherche réellement à soutenir : notre cycle menstruel ! Ce dernier repose sur un dialogue permanent entre le cerveau et les ovaires, grâce à des messagers chimiques qui circulent dans la circulation sanguine : nos hormones. Cette communication cerveau/ovaires est fine et précise et ne doit rien au hasard !
Tout au long du cycle menstruel, différentes hormones se succèdent (notamment les oestrogènes et la progestérone) : augmentent, diminuent, puis passent le relais quelques jours plus tard. C’est ce dialogue permanent entre le cerveau et les ovaires qui permet l’ovulation, les règles et, parfois, le début d’une grossesse !
On distingue généralement quatre grandes phases :
- Les règles, qui marquent le début d’un nouveau cycle,
- La phase pré-ovulatoire, durant laquelle les œstrogènes augmentent progressivement,
- L’ovulation, moment où l’ovaire libère un ovocyte,
- La phase post-ovulatoire, dominée par la progestérone.
Or, les besoins du corps ne sont pas forcément les mêmes à chacune de ces étapes ! Certaines femmes cherchent par exemple à accompagner leur phase pré-ovulatoire (notamment quand l’ovulation est un peu laborieuse), d’autres souhaitent plutôt soutenir leur progestérone après l’ovulation en essai bébé et/ou pour soulager certains symptômes prémenstruels.
C’est pourquoi certaines plantes sont traditionnellement utilisées avant l’ovulation, tandis que d’autres sont davantage employées après celle-ci. L’objectif n’est donc pas de « corriger » tout son cycle avec une plante ou un mix de plantes unique, mais plutôt de choisir celles qui sont les plus adaptées à la phase du cycle dans laquelle on est, et nos problématiques du moment. Car oui, les plantes doivent soutenir ce ballet hormonal, pas jouer les trouble-fêtes 😉

Les principales plantes du cycle menstruel : le top 10 !
Certaines plantes sont utilisées depuis des siècles pour accompagner les différentes étapes de la vie hormonale féminine. Même si les niveaux de preuve scientifiques varient selon les plantes et les indications, plusieurs d’entre elles occupent encore aujourd’hui une place importante en phytothérapie.
Petit tour d’horizon des principales plantes du cycle menstruel !
L’achillée millefeuille
L’achillée millefeuille (Achillea millefolium) est l’une des grandes plantes de la santé féminine.
Utilisée depuis des siècles en phytothérapie, elle est traditionnellement employée pour accompagner le cycle menstruel dans son ensemble !
- Prise avant l’ovulation, elle permet de « lancer » le cycle dans les meilleures conditions, de soutenir le processus ovulatoire. Pour cela, elle est très intéressante pour les femmes qui souhaitent concevoir !
- Elle peut également être prise après l’ovulation, car son côté « stabilisant » permet d’atténuer les symptômes du SPM et les douleurs de règles. En revanche, si on souhaite tomber enceinte, on évite l’achillée millefeuille après l’ovulation, car elle est contre-indiquée en cas de grossesse.
À quel moment du cycle ? Tout au long du cycle, ou seulement en phase pré-ovulatoire si on est en essai bébé !
Sous quelle forme ? Si on trouve parfois de l’achillée millefeuille en gélules, c’est en format plante séchée, donc infusion, qu’elle est le plus efficace.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Par mesure de précaution, on préfère l’éviter pendant les cycles stimulés, ou alors avec l’accord de votre médecin.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Non, on préfère éviter, par sécurité !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Réduction significative de la douleur liée aux règles (dysménorrhée primaire) vs placebo : Effect of Achillea Millefolium on Relief of Primary Dysmenorrhea: A Double-Blind Randomized Clinical Trial, Journal of Pediatric and Adolescent Gynecology, 2014
- Confirmation des propriétés antispasmodiques, anti-inflammatoires et de l’usage traditionnel dans les troubles gynécologiques : Achillea millefolium L. s.l. revisited: Recent findings confirm the traditional use, 2007
- Reconnaissance officielle de l’usage traditionnel pour les troubles menstruels et digestifs (dont douleurs spasmodiques) Assessment report on Achillea millefolium L., herba, European Medicine Agency, 2020
L’alchemille
S’il ne fallait retenir qu’une seule plante à prendre après l’ovulation, c’est l’alchemille ! En effet, grâce aux tanins et aux acides phénoliques qui la composent, elle contribue au soutien de la progestérone en phase lutéale.
Elle est donc particulièrement indiquée en pré-conception (la progestérone est une hormone essentielle pour permettre un début de grossesse), mais également en cas de syndrome prémenstruel et de règles douloureuses.
À quel moment du cycle ? Après l’ovulation et jusqu’aux règles.
Sous quelle forme ? Comme l’achillée millefeuille, on trouve souvent l’alchemille en gélules, mais ça reste la plante infusée qui est la plus efficace.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Non, par mesure de précaution, on évite !
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Idem, par mesure de précaution, il vaut mieux l’arrêter si vous n’êtes pas accompagnée en phytothérapie. Cependant, si votre progestérone est un peu basse, l’alchemille reste une alternative intéressante, à valider quand même avec votre médecin !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Activité antioxydante et anti-inflammatoire liée à sa richesse en polyphénols
Phenolic composition and antioxidant activity of Alchemilla vulgaris, 2022 - Effets anti-inflammatoires et antalgiques pouvant contribuer au confort menstruel
Integrating experimental and computational methods to uncover the anti-inflammatory, anti-nociceptive and antioxidant properties of Alchemilla vulgaris, 2024 - Usage traditionnel bien documenté dans les troubles gynécologiques (règles douloureuses, inconforts du cycle), A review of the traditional uses, phytochemistry and pharmacology of Alchemilla, 2024
Le gattilier
Le gattilier (Vitex agnus castus) est probablement la plante de la santé hormonale féminine la plus étudiée !
Contrairement à la plupart des autres plantes du cycle menstruel, qui sont traditionnellement utilisées à un moment précis du cycle, le gattilier semble agir plus en amont, au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire, c’est-à-dire du système de commande central, situé dans le cerveau.
C’est cette particularité qui explique qu’il soit souvent utilisé en cas de syndrome prémenstruel, de cycles irréguliers ou de troubles liés à la phase post-ovulatoire !
Le gattilier est une plante intéressante, mais aussi plus « active » que d’autres plantes du cycle : dans la mesure où il agit directement sur le dialogue entre le cerveau et les ovaires, on ne recommande généralement pas de l’utiliser en première intention ou sans accompagnement.
À quel moment du cycle ? Contrairement à l’alchémille, qui est souvent utilisée uniquement après l’ovulation, le gattilier peut être démarré avant car il joue aussi sur la LH. Et dans la plupart des études cliniques, il est même pris sur tout le cycle.
Sous quelle forme ? Contrairement aux autres qui sont plus efficaces en infusion, le gattilier se préfère en extrait de plantes, donc sous forme de gouttes.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Par prudence, on préfère éviter le gattilier pendant un parcours de PMA, sauf avis contraire de l’équipe médicale qui vous accompagne !
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Non, le gattilier est généralement déconseillé pendant la grossesse. En cas de test de grossesse positif, il est recommandé d’arrêter sa prise 🙂
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Son effet sur l’axe hypothalamo-hypophysaire : Chaste tree (Vitex agnus-castus)–pharmacology and clinical indications, 2003
- Ses bienfaits contre le SPM : Treatment for the premenstrual syndrome with agnus castus fruit extract: prospective, randomised, placebo controlled study, 2001
- Revue systématique et méta-analyse sur le SPM : Treatment for the premenstrual syndrome with agnus castus fruit extract: prospective, randomised, placebo controlled study, 2017
Le framboisier
Les feuilles de framboisier (Rubus idaeus) sont utilisées depuis longtemps dans les traditions herboristes féminines ! Riches en tanins et en flavonoïdes, elles sont reconnues pour soutenir le cycle menstruel dans son ensemble et agir sur le tonus utérin.
C’est la raison pour laquelle le framboisier est souvent recommandé aux femmes qui ont des cycles irréguliers, et/ou qui ont souvent des douleurs au niveau utérin (avant et pendant les règles).
À quel moment du cycle ? Le framboisier peut être pris tout au long du cycle ou justement avant et pendant les règles en cas de douleurs !
Sous quelle forme ? L’idéal, ce sont ses feuilles en infusion (on peut aussi prendre ses bourgeons en goutte, c’est ce qu’on appelle la gemmothérapie).
Peut-on l’utiliser en PMA ? Si vous n’avez pas le feu vert de votre médecin, on préfère éviter pendant les cycles stimulés !
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Non, hormis à la toute fin pour favoriser l’accouchement et seulement sur après accord médical.
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Propriétés antioxydantes et richesse en polyphénols (flavonoïdes, tanins) : Phytochemical composition and antioxidant activity of Rubus idaeus leaves, 2022
- Usage traditionnel reconnu dans le confort menstruel et le soutien utérin : Assessment report on Rubus idaeus L., folium (European Medicines Agency), 2014
- Effets relaxants sur le muscle utérin : Raspberry leaf and its effect on smooth muscle, 2019
La sauge
La sauge officinale (Salvia officinalis) est particulièrement connue pour soulager certains symptômes liés à une carence en oestrogènes, comme cela peut survenir en deuxième partie de périménopause et une fois ménopausée (sécheresse vaginale et cutanée, bouffée de chaleur, sueurs nocturnes, etc).
Mais pas seulement ! On peut malheureusement aussi souffrir d’un déséquilibre hormonal avec insuffisance en oestrogènes en dehors de ces périodes de transition bien particulières.
À quel moment du cycle ? Avant l’ovulation si le cycle est toujours présent, et en continu après la ménopause !
Sous quelle forme ? En infusion, avec les feuilles fraîches ou séchées
Peut-on l’utiliser en PMA ? Non, car elle pourrait interférer avec le protocole mis en place.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Non, la sauge n’est pas recommandée pendant la grossesse.
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Réduction des bouffées de chaleur et amélioration des symptômes de la ménopause
Salvia officinalis for hot flashes: a randomized controlled trial, 2011 - Diminution significative de la fréquence et de l’intensité des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes : The effect of Saliva officinalis extract on the menopausal symptoms in postmenopausal women: An RCT, 2019
- Effets antioxydants et anti-inflammatoires contribuant au confort global
Pharmacological properties of Salvia officinalis, 2006
Le trèfle rouge
Le trèfle rouge (Trifolium pratense) est riche en isoflavones, une famille de composés végétaux appartenant aux phytoestrogènes. Il peut donc aider à apaiser les symptômes liés à un manque d’oestrogènes, tels que la sécheresse de la peau et des muqueuses, un manque de glaire cervicale, une phase pré-ovulatoire un peu longue, etc.
Le trèfle rouge peut également être recommandé aux femmes qui sont en pré-ménopause, qui ont des cycles irréguliers et des bouffées de chaleur !
En gros il va agir sur les mêmes symptômes que la sauge, mais de façon plus douce (donc il est top en première intention).
À quel moment du cycle ? Avant l’ovulation !
Sous quelle forme ? En infusion, avec la sommité fleurie (fleurs + feuilles)
Peut-on l’utiliser en PMA ? Non, car le trèfle rouge a une action hormonale.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Non, on évite le trèfle rouge une fois qu’on a un test de grossesse positif !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Activité phytoestrogénique : les isoflavones du trèfle rouge se lient aux récepteurs aux œstrogènes et peuvent en moduler l’activité : Phytoestrogens derived from red clover: an alternative to estrogen replacement therapy?, 2005
- Confirmation in vitro de l’activité œstrogénique de composés du trèfle rouge (interaction avec les récepteurs hormonaux) : Comparison of the In Vitro Estrogenic Activities of Compounds from Hops (Humulus lupulus) and Red Clover (Trifolium pratense), 2007
- Réduction des bouffées de chaleurs chez les femmes en périménopause et ménopause : Evaluation of Clinical Meaningfulness of Red Clover (Trifolium pratense L.) Extract to Relieve Hot Flushes and Menopausal Symptoms in Peri- and Post-Menopausal Women: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials, 2021
- Amélioration des symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur) chez les femmes ménopausées vs placebo : The effect of red clover isoflavone supplementation over vasomotor and menopausal symptoms in postmenopausal women, 2012
Le gingembre
Le gingembre (Zingiber officinale) est surtout connu pour sonutilisation digestive, mais c’est également une plante qui a des vertus circulatoires et anti-inflammatoires hyper intéressantes dans le cadre du cycle menstruel !
En effet, il a une action sur les prostaglandines, des molécules responsables de la modulation de l’inflammation : si l’inflammation est nécessaire pour permettre les contractions utérines juste avant et pendant les règles, il ne faut pas non plus qu’elle s’emballe, au risque que les douleurs soient trop intenses ! Le gingembre peut donc vraiment aider pour diminuer l’intensité des crampes 🙂
De manière générale, on préfère que l’inflammation soit maîtrisée au fil du cycle, car c’est l’un des ennemis numéro 1 de nos hormones ! Par ailleurs, le gingembre circule la circulation sanguine, aka la voie de passage de nos hormones d’un organe à l’autre 🙂
Last but not least, c’est le meilleur ami des femmes enceintes qui souffrent de nausées, car il aide à les calmer. Et il a même un action immunitaire. Bref tout bénèf le gingembre (en plus d’apporter un goût si agréable !).
À quel moment du cycle ? Vous pouvez en prendre tout au long du cycle, et plus particulièrement en fin de cycle et pendant les règles si vous avez des douleurs.
Sous quelle forme ? Râpé frais ou séché, en infusion.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Oui, sans souci ! Il peut également apaiser les inconforts et effets secondaires des traitements hormonaux, comme les ballonnements.
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Oui, car il peut atténuer les nausées. À des doses raisonnables, bien sûr !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Réduction significative des douleurs menstruelles (efficacité comparable à certains anti-inflammatoires) : Ginger for primary dysmenorrhea: a systematic review and meta-analysis of randomized clinical trials, 2015
- Diminution de l’intensité des douleurs et de la durée des symptômes chez les femmes souffrant de dysménorrhée, The effect of ginger on primary dysmenorrhea: a randomized clinical trial, 2009
- Effets anti-inflammatoires liés à l’inhibition des prostaglandines et des médiateurs de l’inflammation : Anti-inflammatory effects of ginger and its constituents, 2005
- Effets du gingembre sur les nausées de grossesse : A systematic review and meta-analysis of the effect and safety of ginger in the treatment of pregnancy-associated nausea and vomiting, 2014
L’ortie
Particulièrement riche en minéraux (fer, magnésium, calcium,vitamines (A, C, K) et acides aminés), l’ortie (Urtica dioica) est souvent utilisée pour accompagner les femmes qui sont souvent fatiguéeset qui ont des règles abondantes!
Elle est également très intéressante dans les périodes de vie où les besoins nutritionnels sont accrus : en essai bébé, pendant la grossesse ou en post-partum par exemple. L’ortie pourra également contribuer à pallier certaines carences nutritionnelles induites par la prise d’une contraception hormonale, pendant la période de prise et à l’arrêt 🙂
À quel moment du cycle ? Tout au long du cycle ! (en revanche chez certaines femmes, elle peut assécher la glaire cervicale, et dans ce cas elle sera à éviter en phase pré ovulatoire)
Sous quelle forme ? Pour ses effets reminéralisants, on privilégie les feuilles séchées en infusion. Il est aussi possible de consommer les racines, mais dans ce cas elles auront pour effet de faire baisser les hormones androgènes.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Oui, sans souci !
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Absolument !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Riche en nutriments et composés bioactifs (polyphénols, flavonoïdes, vitamines, minéraux) avec des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires : Stinging Nettle (Urtica dioica L.): Nutritional Composition, Bioactive Compounds, and Food Functional Properties, 2022
- Activité antioxydante et anti-inflammatoire significative des extraits riches en polyphénols : Antioxidant and Anti-Inflammatory Effects of Nettle Polyphenolic Extract, 2024
- Protection contre le stress oxydatif et effet anti-inflammatoire démontré in vitro sur cellules humaines : Oxidative Stress Protection and Anti-Inflammatory Activity of Polyphenolic Fraction from Urtica dioica: In Vitro Study Using Human Skin Cells, 2025
La verveine citronnée
La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est traditionnellement utilisée pour favoriser la détente et apaiser le système nerveux. Elle trouve donc naturellement sa place chez les femmes qui ressentent davantage de stress, de nervosité ou de sensibilité émotionnelle à certains moments du cycle, notamment juste avant les règles (coucou le SPM !).
Même si elle n’agit pas directement sur les hormones, elle peut constituer une alliée intéressante lorsque les fluctuations hormonales s’accompagnent de tensions nerveuses ou de troubles de l’humeur !
Elle a également un petit goût citronné hyper agréable, qui peut masquer le goût plus amer ou astringent d’autres plantes, comme l’alchemille 🙂
À quel moment du cycle ? Quand vous le souhaitez, au besoin !
Sous quelle forme ? En infusion, avec les feuilles fraîches ou séchées
Peut-on l’utiliser en PMA ? Oui, bien sûr !
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Absolument !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Réduction du stress et amélioration de la qualité du sommeil (avec baisse du cortisol) : Anxiolytic Effect and Improved Sleep Quality in Individuals Taking Lippia citriodora Extract, 2022
- Amélioration significative de la qualité du sommeil (latence d’endormissement, efficacité du sommeil, score global) : Dietary Supplementation with an Extract of Aloysia citrodora (Lemon verbena) Improves Sleep Quality in Healthy Subjects: A Randomized Double-Blind Controlled Study, 2024
L’onagre
Hyper riche en GLA (un acide gras de la famille des oméga-6), on confère à l’onagre, et plus précisément à l’huile d’onagre extraite de ses fleurs, desvertus anti-inflammatoiresbénéfiques pour nos hormones féminines et notre équilibre hormonal global. Elle n’agit pas directement sur nos hormones, mais contribue à ce qu’elles soient sécrétées dans les meilleures conditions !
À ce titre, l’huile d’onagre est hyper intéressante tout au long du cycle, à la fois en phase pré-ovulatoire pour soutenir l’ovulation, mais également en phase post-ovulatoire, pour limiter les inconforts et les douleurs menstruelles, apaiser le syndrome prémenstruel et permettre une production de progestérone optimale.
Elle convient à toutes, que vous soyez en essai bébé, en périménopause, déjà ménopausée (elle agit sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, ainsi que sur le confort de la peau et des muqueuses) ou simplement à la recherche de solutions pour apaiser / équilibrer votre cycle.
Par ailleurs, elle permet aussi d’améliorer la glaire cervicale, un atout non négligeable pour celles qui pratiquent la symptothermie et/ou sont en désir de grossesse, car elle est indispensable pour la fécondation !
À quel moment du cycle ? Vous pouvez la prendre tout au long du cycle ! En phase pré-ovulatoire, elle vient en renfort du système hormonal et améliore la glaire cervicale et après l’ovulation, elle apaise le SPM et les douleurs menstruelles.
Sous quelle forme ? C’est l’huile extraite de l’onagre que l’on recherche, donc on peut la prendre à la cuillère (mais dans ce cas il faut bien la conserver au frais), ou en gélules, plus simple.
Peut-on l’utiliser en PMA ? Il est préférable de faire une petite pause pendant les cycles stimulés, pour éviter toute interférence avec le protocole mis en place 🙂
Peut-on l’utiliser pendant la grossesse ? Par prudence, on préfère éviter, car il n’y a pas d’étude qui démontre sa totale innocuité. Mais elle peut être utilisée par voie vaginale en toute fin de grossesse pour faciliter la préparation du col et donc l’accouchement, sauf si votre équipe médicale vous le déconseille !
Pour les geeks des études comme nous 🤓
- Ses vertus anti-inflammatoires : Quantitative analysis of anti-inflammatory and radical scavenging triterpenoid esters in evening primrose oil, 2004
- Ses bienfaits globaux sur le cycle menstruel : Evening Primrose (Oenothera biennis) Oil in Management of Female Ailments, 2019
- Concernant la réduction des tensions mammaires : Clinical Factors Affecting the Therapeutic Efficacy of Evening Primrose Oil on Mastalgia, 2020
- Ses effets sur les sueurs nocturnes et les bouffées de chaleur : The Effect of Evening Primrose Oil Capsule on Hot Flashes and Night Sweats in Postmenopausal Women: A Single-Blind Randomized Controlled Trial, 2021

Bien choisir ses plantes selon sa phase du cycle
Une fois que l’on connaît les principales plantes du cycle féminin, une question revient souvent : « Concrètement, à quel moment du cycle les utiliser ? » Toutes les plantes n’ont pas vocation à être prises tout au long du mois !
On y a déjà un peu répondu dans ce qui précède, mais voici uneliste par phase du cycle ! Et si vous voulez être sûre de ne pas vous tromper et de choisir les bonnes plantes pour vous, on a créé ce quiz, dont l’objectif est vraiment de vous aiguiller dans la bonne direction !
Pendant les règles
Cette phase est souvent marquée par les contractions utérines, la fatigue ou parfois des douleurs menstruelles.
Les plantes les plus souvent utilisées durant cette période sont :
- Gingembre : pour apaiser les contractions utérines grâce à son côté anti-inflammatoire et circulatoire.
- Onagre : également anti-inflammatoire, elle soulage les douleurs de règles. Attention si vos règles sont abondantes, car elle peut fluidifier le sang, en revanche !
- Achillée millefeuille : c’est aussi une plante anti-inflammatoire et elle a des propriétés hémostatiques qui réduit le volume des saignements.
- Ortie : intéressante en cas de fatigue ou de règles abondantes grâce à sa richesse en minéraux.
- Framboisier : pour son action décontractante sur l’utérus.
Les plantes peuvent constituer des alliées précieuses, mais elles ne doivent jamais conduire à banaliser des douleurs importantes !
Des règles très douloureuses, qui s’aggravent avec le temps, perturbent le quotidien ou nécessitent régulièrement la prise d’antidouleurs méritent toujours une consultation médicale afin d’écarter une endométriose, une adénomyose, certains fibromes ou d’autres pathologies gynécologiques.
Les plantes peuvent alors s’intégrer dans une approche globale du bien-être féminin, mais elles ne remplacent jamais une prise en charge médicale lorsqu’elle est nécessaire.
Après les règles et avant l’ovulation
Durant cette phase, les œstrogènes augmentent progressivement, au fur et à mesure que les follicules se développent dans l’ovaire ! Pour soutenir ce processus, on peut opter pour les plantes suivantes :
- Achillée millefeuille : grâce à son soutien du terrain hormonal
- Framboisier : comme l’achillée, elle a un côté « rééquilibrant » global
- Onagre : elle vient également agir en toile de fond pour soutenir le cycle menstruel, et améliore la glaire cervicale
- Ortie : elle vient apporter des vitamines et minéraux intéressants, car l’ovulation est un processus énergivore !
En cas de signes d’une éventuelle carence en oestrogènes, on pourra ajouter des plantes dont l’effet est d’optimiser la production d’oestrogènes:
- Sauge : grâce à son action oestrogénique puissante
- Trèfle rouge : qui booste aussi les oestrogènes, de façon plus douce.
Après l’ovulation
Après l’ovulation, la progestérone devient l’hormone dominante du cycle ! Les plantes phares de cette phase sont les suivantes :
- Alchemille : LA plante emblématique de la phase lutéale pour optimiser la progestérone !
- Achillée millefeuille : elle contribue également à soutenir le système hormonal après l’ovulation. Attention : si vous êtes en essai bébé et dans l’éventualité qu’une fécondation ait eu lieu, on l’arrête une fois l’ovulation confirmée !
- Onagre : elle permet d’apaiser le SPM et les douleurs utérines avant les règles, en plus de soutenir le système hormonal.
- Gattilier : souvent utilisé dans l’accompagnement du syndrome prémenstruel et des cycles irréguliers, on vous recommande d’être accompagnée par un professionnel de santé formé pour l’utiliser.
- Verveine : son côté apaisant peut alléger les troubles de l’humeur en fin de cycle !
- Ortie : là encore, elle peut apporter toute sa richesse en minéraux et vitamines.
Voici un visuel récapitulatif pour que vous sachiez précisément et en un seul coup d’oeil quelles plantes privilégier selon les phases de votre cycle !

Comment savoir si on a ovulé ?
Pour prendre vos plantes au bon moment, il est essentiel que vous soyez en mesure de repérer et confirmer votre ovulation. Pour ce faire, évitez vraiment les applications, les calendriers d’ovulation, les calculs douteux et les tests de LH ! On vous recommande plutôt d’observer votre cycle avec la symptothermie, une méthode bien plus fiable 🙂

Les plantes alliées en post-partum
Le post-partum constitue une période très particulière sur le plan hormonal : en effet, après l’accouchement, les niveaux d’œstrogènes et de progestérone chutent brutalement, tandis que le corps mobilise une quantité importante d’énergie pour récupérer ! Le cycle menstruel, mis en pause pendant la grossesse, a aussi besoin d’un temps pour retrouver ses marques et son rythme de croisière.
C’est d’autant plus vrai en cas d’allaitement, car la production de lait accroît largement les besoins énergétiques, et la prolactine (l’hormone de la lactation) vient également interférer avec le processus ovulatoire au niveau cérébral, et de facto, l’équilibre hormonal !
Les plantes les plus souvent utilisées durant cette période sont :
- L’ortie, pour son apport en minéraux.
- La verveine : pour accompagner le bien-être émotionnel.
- Le framboisier : traditionnellement utilisé dans certaines approches de phytothérapie féminine après l’accouchement, pour rétablir un bon tonus utérin.
Une fois que votre ovulation et votre cycle menstruel seront rétablis, vous pourrez de nouveau choisir les plantes les plus adaptées à vos problématiques hormonales et aux différentes phases de votre cycle 🙂
Néanmoins, attention ! Comme pendant la grossesse, toute utilisation de plantes durant le post-partum mérite d’être discutée avec un professionnel de santé, en particulier en cas d’allaitement.

Les plantes recommandées en cas de syndrome prémenstruel et de règles douloureuses
Le syndrome prémenstruel (SPM) et les règles douloureuses figurent parmi les motifs les plus fréquents de recours aux plantes !
Même s’ils surviennent autour des règles, ces deux phénomènes ne reposent pas exactement sur les mêmes mécanismes : le syndrome prémenstruel apparaît plusieurs jours après l’ovulation et disparaît généralement avec l’arrivée des règles, tandis que les douleurs menstruelles sont principalement liées aux contractions de l’utérus et aux phénomènes inflammatoires qui accompagnent les menstruations.
Les plantes traditionnellement utilisées en cas de syndrome prémenstruel
Parmi les plantes les plus souvent utilisées pour accompagner le syndrome prémenstruel, on retrouve :
- L’onagre : qui soulage notamment les tensions mammaires mais aussi les troubles émotionnels
- L’alchémille : qui soutient la progestérone, souvent insuffisante chez les femmes souffrant de SPM
- Le gattilier : idem, pour compenser une insuffisance en progestérone
- La verveine : qui va être plutôt utilisée pour les troubles de l’humeur !
Le syndrome prémenstruel étant un phénomène complexe, ces plantes ne ciblent pas un symptôme particulier, mais s’intègrent plutôt dans une approche globale visant à accompagner cette période du cycle.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour bâtir une routine anti-SPM qui vous soit 100% adaptée (alimentation, sport, compléments alimentaires, plantes, etc.), le Moody Club peut réellement vous aider, car il a justement été créé pour ça 🙂

Les plantes de la périménopause et de la ménopause
Dans l’imaginaire collectif, on confond souvent périménopause et ménopause : il faut dire que ces sujets sont un peu « mis sous le tapis », on en parle peu et forcément, ça génère des incompréhensions ! Pour faire simple :
La périménopause (ou pré-ménopause), c’est la phase de transition vers la ménopause, et ce qu’on ne sait pas toujours, c’est qu’elle peut durer plusieurs années et démarrer dès la fin de la trentaine ! Elle ne signifie pas que vous n’ovulez plus et êtes « infertile », mais elle est marquée par des variations hormonales un peu chaotiques.
La progestérone est la première hormone à en pâtir, avec des symptômes comme un SPM marqué, des règles plus abondantes, des cycles plus irréguliers, etc. Ensuite, les oestrogènes suivent le pas, et c’est là qu’on commence à avoir des symptômes qu’on associe plus volontiers à la périménopause : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse des muqueuses et de la peau, etc.
La périménopause correspond à la période de transition qui précède la ménopause. Contrairement à une idée reçue, elle ne se résume pas à une simple baisse des hormones. Cette période est surtout marquée par d’importantes fluctuations hormonales, qui peuvent parfois durer plusieurs années avant l’arrêt définitif des règles.
Ensuite, la ménopause est déclarée quand les règles sont absentes depuis plus de 12 mois : le cycle menstruel et l’ovulation sont définitivement à l’arrêt et on ne produit plus suffisamment d’oestrogènes et de progestérone. Nos hormones féminines ont tellement d’effets sur l’entièreté de notre organisme que c’est ce qui explique qu’on puisse avoir des symptômes comme des sueurs nocturnes et de bouffées de chaleur (qui perdurent, du coup), mais également des troubles de l’humeur, du sommeil, un brouillard mental et des soucis de densité osseuse ou cardio-vasculaires.
Toutes les femmes n’ont pas forcément tous ces symptômes, et heureusement ! Mais les plantes peuvent aussi bien aider si certains d’entre eux vous gâchent un peu la vie 🙂
En périménopause
C’est une période où le cycle a particulièrement besoin de soutien !
- L’achillée millefeuille, pour continuer de soutenir les ovaires et tout le système hormonal avant l’ovulation (et même après si vous n’êtes pas en essai bébé !)
- L’alchémille : souvent utilisée en phase lutéale pour soutenir l’équilibre hormonal après l’ovulation (et indirectement la progestérone)
- L’onagre, pour son soutien du cycle et son effet apaisant sur le SPM + les règles douloureuses
- La verveine : appréciée lorsque cette période s’accompagne de stress, d’irritabilité ou de troubles du sommeil.
Le gattilier peut aussi aider si le cycle est très perturbé, très irrégulier et si la phase post-ovulatoire est marquée par un fort SPM.
En deuxième partie de périménopause, on peut se tourner vers :
- Le trèfle rouge, pour venir à la rescousse des oestrogènes avant l’ovulation.
- La sauge, pour y aller encore plus fort : )
En ménopause
À cette étape, les besoins ne sont plus tout à fait les mêmes puisque le cycle menstruel a disparu !
Parmi les plantes les plus souvent utilisées, on retrouve :
- La sauge : traditionnellement utilisée pour accompagner les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes.
- Le trèfle rouge : riche en isoflavones, une famille de composés végétaux appartenant aux phytoestrogènes.
- L’onagre : parfois utilisée pour accompagner certains inconforts liés à cette période de vie.
- L’ortie : intéressante comme soutien nutritionnel global.
- La verveine : appréciée pour favoriser le bien-être émotionnel et la détente.
Certaines femmes peuvent également entendre parler de l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), une plante parfois utilisée dans le cadre des symptômes de la ménopause. Son utilisation nécessite toutefois davantage de précautions et mérite d’être discutée avec un professionnel de santé.

Les plantes compatibles avec un parcours de PMA
Lorsque l’on débute un parcours de procréation médicalement assistée (PMA), il est naturel de chercher tout ce qui pourrait soutenir son bien-être (physique et mental) et optimiser ses chances de réussite !
Pour autant, toutes les plantes ne sont pas forcément adaptées à cette situation, car certaines peuvent interagir avec certains traitements hormonaux, tandis que d’autres n’ont tout simplement pas été suffisamment étudiées dans ce contexte.
Par prudence, il est donc toujours recommandé d’informer l’équipe médicale qui vous accompagne avant de commencer une plante ou un complément alimentaire !
Parmi les plantes généralement considérées comme les plus compatibles avec un parcours de PMA, on retrouve :
- L’ortie : souvent utilisée comme plante de soutien grâce à sa richesse naturelle en minéraux
- La verveine : appréciée pour accompagner le stress et les émotions qui peuvent parfois rythmer le parcours
- Le gingembre : couramment utilisé pour ses propriétés digestives, notamment lorsque certains traitements provoquent des inconforts digestifs.
À bien garder en tête : même lorsqu’elles sont utilisées dans une démarche de bien-être global, les plantes ne remplacent jamais les traitements proposés dans le cadre d’une PMA. Leur rôle est avant tout d’accompagner la femme dans cette période parfois exigeante sur les plans physique et émotionnel !
En parallèle, d’autres leviers peuvent également contribuer à soutenir la santé générale et optimiser les chances de réussite : une alimentation équilibrée, un sommeil de qualité, une activité physique adaptée, une bonne gestion du stress ou encore la correction d’éventuelles carences nutritionnelles. On vous renvoie vers notre article sur les 6 piliers incontournables pour rééquilibrer son cycle, quelle que soit la problématique 🙂
Et si vous le souhaitez, on peut également vous accompagner sur tout ce côté hygiène de vie grâce au Fertility Club !

Quelles plantes peut-on utiliser pendant la grossesse ?
Lorsqu’un test de grossesse devient positif, beaucoup de femmes se demandent si elles peuvent continuer les plantes qu’elles utilisaient jusque-là pour accompagner leur cycle. La réponse dépend de la plante concernée !
Contrairement à certaines idées reçues, les plantes ne sont pas automatiquement sans risque pendant la grossesse, et pour certaines, les données de sécurité sont limitées, ce qui conduit généralement les professionnels de santé à recommander la prudence !
Par principe, il est donc préférable de demander conseil à un professionnel de santé avant de poursuivre ou de débuter une plante pendant la grossesse.
Les plantes qui nécessitent généralement de la prudence pendant la grossesse
Parmi les plantes présentées dans ce guide, certaines sont généralement déconseillées ou utilisées avec prudence pendant la grossesse :
- L’achillée millefeuille : généralement déconseillée par précaution.
- L’alchémille : elle peut soutenir la progestérone en début de grossesse, mais son utilisation mérite un avis professionnel.
- Le gattilier (Vitex agnus castus) : généralement déconseillé pendant la grossesse, sauf accord médical et accompagnement d’un pro des plantes.
- La sauge : déconseillée en raison de certains composés qu’elle contient.
- Le trèfle rouge : les données disponibles sont insuffisantes pour recommander son utilisation pendant la grossesse.
- L’onagre : idem, on manque d’études à ce sujet ! Elle peut être recommandée en toute fin de grossesse pour faciliter le travail, mais à discuter avec votre médecin.
Les plantes OK pendant la grossesse
Certaines plantes sont plus fréquemment utilisées pendant la grossesse, toujours avec l’accord du professionnel de santé qui suit la grossesse :
- Le gingembre : il contribue à réduire les nausées !
- La verveine : à dose modérée, elle peut aider à apaiser le système nerveux et à bien dormir.
- L’ortie : elle peut être utilisée comme plante de soutien !
Et le framboisier ? Il occupe une place un peu particulière ! Selon les pratiques et les pays, ses feuilles sont parfois proposées en fin de grossesse pour la préparation à l’accouchement, mais leur utilisation doit être abordée avec le professionnel de santé qui suit la grossesse.
Idem, si votre début de grossesse vous stresse un peu, si vous voulez être plus sereine en sachant exactement ce que vous pouvez faire et ce qu’il vaut mieux éviter, le Mama Club est là pour vous 🙂

Les 6 erreurs à ne pas commettre avec les plantes du cycle menstruel
Vous l’avez compris, les plantes peuvent constituer un soutien précieux pour accompagner certaines étapes de la vie hormonale féminine. Pour autant, elles ne sont pas des remèdes miracles et quelques erreurs reviennent fréquemment lorsqu’on commence à s’y intéresser !
Penser qu’une plante va « rééquilibrer » toutes ses hormones
C’est probablement l’idée reçue la plus répandue ! En réalité, le système hormonal est extrêmement complexe, car il implique le cerveau, les ovaires, la thyroïde, les glandes surrénales et de nombreux autres mécanismes.
Aucune plante ne peut, à elle seule, corriger l’ensemble des déséquilibres hormonaux possibles. Les plantes peuvent accompagner certaines phases du cycle ou certains symptômes, mais elles ne remplacent pas une prise en charge adaptée lorsqu’un problème médical est présent 🙂
Attendre un résultat immédiat
Contrairement à un antidouleur qui agit parfois en quelques heures voire minutes, les plantes s’inscrivent généralement dans une démarche de plus long terme.
Lorsqu’elles sont utilisées pour accompagner le cycle menstruel, plusieurs semaines ou plusieurs cycles sont souvent nécessaires avant d’en apprécier pleinement les effets. La régularité compte généralement davantage que la recherche d’un effet rapide !
Multiplier les plantes sans véritable stratégie
Face à la multitude de conseils disponibles sur les réseaux sociaux, Internet and co, il peut être tentant d’accumuler les tisanes, les gélules, les extraits de plantes et les compléments alimentaires. Pourtant, plus n’est pas forcément mieux !
Il est souvent préférable de choisir quelques plantes adaptées à sa situation ET la phase de son cycle (hyper important !!) plutôt que de multiplier les produits sans objectif précis 🙂
Utiliser les mêmes plantes toute sa vie
Les besoins hormonaux évoluent au fil du temps et les plantes utilisées à 25 ans pour accompagner un syndrome prémenstruel ne seront pas forcément les mêmes qu’à 40 ans en désir de grossesse ou à 50 ans en périménopause.
Réévaluer régulièrement ses besoins permet souvent d’adapter plus finement son approche !
Oublier les fondamentaux
Erreur qui va de pair avec l’erreur n°1 ! En effet, les plantes ne peuvent pas compenser à elles seules :
- un manque de sommeil chronique
- une alimentation insuffisante ou déséquilibrée
- un stress important
- une activité physique inexistante
- certaines carences nutritionnelles.
Or, ces facteurs influencent directement le fonctionnement du cycle menstruel et du système hormonal !
Par ailleurs, les plantes donnent généralement de meilleurs résultats lorsqu’elles s’intègrent dans une approche globale de la santé 🙂
Penser que naturel signifie sans risque
Une plante reste une substance active : ainsi, certaines présentent des contre-indications, peuvent interagir avec des médicaments ou être déconseillées pendant la grossesse, l’allaitement ou certaines pathologies ou antécédents (notamment les cancers hormono-dépendants).
En cas de doute, il est toujours préférable de demander conseil à un professionnel de santé formé à ces questions. L’objectif n’est pas d’avoir peur des plantes mais de les utiliser de manière éclairée, au bon moment et pour les bonnes raisons 🙂

Quand consulter un médecin ?
Les plantes ne remplacent jamais un diagnostic médical lorsqu’un symptôme est important, inhabituel ou persistant : ainsi, dans certaines situations, consulter un professionnel de santé permet de comprendre ce qui se passe réellement et d’écarter une éventuelle pathologie sous-jacente.
Il est notamment recommandé de consulter si :
- vos règles sont très douloureuses ou s’aggravent au fil du temps
- vos règles sont particulièrement abondantes ou entraînent une fatigue importante
- vos cycles sont très irréguliers ou absents
- vous présentez des saignements inhabituels en dehors des règles
- vos symptômes prémenstruels ont un impact important sur votre qualité de vie
- vous souffrez de bouffées de chaleur, de troubles du sommeil ou d’autres symptômes liés à la périménopause ou à la ménopause qui deviennent difficiles à vivre
- vous êtes en désir de grossesse depuis plusieurs mois sans succès
- vous envisagez de prendre des plantes pendant une grossesse ou un allaitement
- vous suivez un traitement médical ou un protocole de PMA.
Dans ces situations, les plantes peuvent parfois faire partie des solutions envisagées, mais elles ne doivent pas retarder une prise en charge adaptée.
N’oubliez pas qu’une approche naturelle ne s’oppose pas à une approche médicale : en réalité, ces approches sont souvent complémentaires !
Une plante peut accompagner le bien-être d’une femme souffrant de syndrome prémenstruel, tandis qu’un bilan médical permet d’écarter une endométriose; une femme en périménopause peut utiliser certaines plantes tout en bénéficiant d’un traitement hormonal si celui-ci est indiqué (on pense notamment à la progestérone bio-identique !). Une femme en parcours PMA peut prendre soin de son alimentation et de son hygiène de vie tout en suivant son protocole médical !
L’objectif n’est donc pas d’opposer les solutions, mais de trouver la combinaison la plus adaptée à chaque situation 🙂

Pour résumer – Questions fréquentes
Quelle plante peut aider à réguler les hormones féminines ?
Il n’existe pas UNE plante capable de « réguler » à elle seule l’ensemble du système hormonal féminin.
En revanche, certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner différentes phases du cycle menstruel ou certaines périodes de la vie hormonale, comme le syndrome prémenstruel, la périménopause ou la ménopause.
Parmi les plantes les plus connues, on retrouve notamment l’achillée millefeuille, l’alchémille, le gattilier, l’onagre, le framboisier, la sauge ou encore le trèfle rouge. Néanmoins, le choix de vos plantes dépend avant tout de votre situation et de vos symptômes !
Si vous voulez y voir plus plus clair, notre quiz Routine Plantes est là pour vous guider 🙂
Comment rééquilibrer ses hormones naturellement ?
Les plantes peuvent constituer un soutien intéressant, mais elles ne représentent qu’une partie de l’équation ! Le bon fonctionnement du système hormonal repose également sur :
- une alimentation équilibrée et suffisamment riche en protéines, bons gras et micro-nutriments (magnésium, zinc, vitamine B9, etc.)
- un sommeil de qualité
- une activité physique régulière
- une bonne gestion du stress
- la prise en charge d’éventuelles carences ou pathologies sous-jacentes.
De plus, lorsqu’un déséquilibre hormonal est suspecté, un avis médical reste souvent utile afin d’en identifier la cause.
Quelle plante pour accompagner la phase post-ovulatoire ?
Après l’ovulation, la progestérone devient l’hormone dominante du cycle et l’alchemille est la plante la plus indiquée pour soutenir cette phase.
L’onagre, l’achillée millefeuille, le framboisier ou encore le gattilier peuvent également venir en soutien, en fonction des problématiques !
Quelle plante choisir en cas de syndrome prémenstruel ?
Plusieurs plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner le syndrome prémenstruel, comme l’onagre, l’alchémille, le gattilier et la verveine !
Le syndrome prémenstruel pouvant associer de nombreux symptômes différents, n’hésitez pas à choisir celles qui vous semblent le plus adaptées 🙂
Peut-on utiliser les plantes lorsqu’on essaie de tomber enceinte ?
Oui, certaines plantes sont hyper intéressantes en préconception ! C’est notamment le cas de l’achillée millefeuille, du framboisier, de l’ortie, de l’alchemille ou encore de l’huile d’onagre selon les situations et des moments du cycle.
Toutefois, certaines plantes nécessitent davantage de prudence à l’approche d’une grossesse ou lors d’un parcours de PMA. En cas de doute, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé formé à ces questions !
Si vous le souhaitez, l’usage des plantes fait partie des leviers qu’on explore avec vous dans le Fertility Club pour que vous puissiez choisir celles qui vous sont le plus adaptées, en plus de toutes les autres pistes que vous pouvez actionner en essai bébé !
Et voici ! On espère que ce guide vous sera le plus utile possible et qu’il aura répondu à vos principales interrogations sur ce sujet, certes passionnant, des plantes et du cycle menstruel, mais dans lequel on peut vite se perdre 🙂
Vous l’aurez compris, on ne peut pas tout sélectionner avec une seule plante magique et il est primordial de prendre les bonnes plantes au bon moment du cycle, pour ne pas tout perturber ! Néanmoins, les plantes sont des alliées de nos hormones depuis très longtemps déjà et a priori, ce n’est pas pour rien 🙂
On vous remet notre quiz Routine Plantes pour que vous puissiez découvrir quelles plantes semblent les plus opportunes pour vous, et s’il vous reste des questions, on est à votre écoute en commentaire ! On ne pourra pas, en revanche, vous conseiller des plantes en fonction de vos problématiques propres, car sans vous suivre personnellement dans un club (le Moody Club pour le SPM, le Fertility Club pour la pré conception ou le Mama Club pour la grossesse, par exemple), on risquerait de vous dire des bêtises 🙂