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ventre gonflé règles

Pourquoi a-t-on le ventre gonflé avant/pendant les règles ?

Les idées clés

  • En fin de cycle menstruel, les ballonnements peuvent s’expliquer par le ralentissement du transit intestinal, l’inflammation générée par l’évacuation de l’endomètre, ainsi que par la rétention d’eau.
  • En cas de syndrome prémenstruel, de déséquilibre hormonal, d’une inflammation généralisée déjà présente, voire d’endométriose, les ballonnements peuvent être plus présents, gênants et douloureux.
  • Des ajustements d’hygiène de vie peuvent grandement soulager les ballonnements, notamment en termes d’alimentation et d’activité douce. La bouillotte peut aussi être une grande alliée, ainsi que certaines plantes comme le gingembre et le cumin !
  • Si ces ballonnements sont trop douloureux et handicapants, il est recommandé d’en parler à son médecin pour en connaître la cause exacte.

Si vous avez déjà eu l’impression de ressembler à un ballon de baudruche avant et pendant vos règles, vous n’êtes pas seule ! En effet, les ballonnements sont assez fréquents à cette période du cycle menstruel, en raison de l’impact de nos hormones féminines sur notre organisme à ce moment-là.

Mais heureusement, on peut également mettre en place de petites choses pour limiter cette sensation de ventre gonflé, qui n’est jamais très agréable ! On vous explique tout ça dans ce qui suit 🙂



Les changements hormonaux avant et pendant les règles

Pour bien comprendre pourquoi notre ventre gonfle en fin de cycle menstruel et pendant les règles, voyons ce qu’il se passe du côté de nos hormones !

avant les règles

Avant les règles

Le cycle menstruel se décompose en deux grandes phases :

  • La phase pré-ovulatoire, des règles à l’ovulation, durant laquelle les oestrogènes prédominent. C’est la phase durant laquelle le cerveau et les ovaires se coordonnent pour parvenir à l’ovulation.
  • La phase post-ovulatoire, de l’ovulation aux règles, durant laquelle la progestérone (produite par le corps jaune) prend le pas sur les oestrogènes. Son rôle majeur est de nous préparer à la grossesse, dans le cas où une fécondation aurait eu lieu suite à l’ovulation !
hormones cycle menstruel

La progestérone est donc « la gardienne du temple » et agit sur notre corps de différentes manières : elle maintient notre muqueuse utérine dans l’utérus, augmente légèrement notre température au repos, apaise notre système nerveux, relâche nos muscles et ralentit notre transit (entre autres). C’est la raison pour laquelle on peut être plus constipée en phase post ovulatoire, quand la progestérone est haute.

La progestérone monte pendant quelques jours, et en l’absence de grossesse, le corps jaune régresse, s’atrophie, puis disparait : la sécrétion de progestérone diminue donc dès le milieu de la phase post-ovulatoire. Quand elle est au plus bas, les règles sont de retour !

inflammation

Dans le même temps, on se met à sécréter des molécules bien particulières : des prostaglandines pro-inflammatoires qui commencent à contracter l’utérus, pour préparer l’évacuation de l’endomètre pendant les règles. Elles sont normalement pacifiées par des prostaglandines anti-inflammatoires, pour qu’on n’expulse pas toute la muqueuse utérine d’un coup (et qu’on évite ainsi des douleurs trop importantes !), mais il arrive assez souvent qu’elles ne parviennent pas à s’imposer.

Ces prostaglandines pro-inflammatoires et les contractions utérines peuvent aussi se diffuser et impacter le système digestif, ce qui explique que notre ventre soit sens dessus-dessous juste avant ou pendant les règles (et qu’on ait, notamment, la diarrhée juste avant nos règles !). En effet, l’utérus et les intestins sont assez proches, finalement !

Si on récapitule cette période prémenstruelle en terme de transit, on peut enchaîner une période de constipation (quand la progestérone est présente) puis de diarrhée (quand les prostaglandines entrent en scène pour provoquer l’évacuation des règles). Tout cela est parfaitement physiologique et très fréquent.

pendant les règles

Pendant les règles

Au moment des règles, nos hormones féminines (oestrogènes et progestérone) sont au plus bas, ce qui envoie un signal au cerveau qu’il faut tout reprendre à zéro et donc éliminer l’endomètre bâti au cycle précédent.

Ainsi, les prostaglandines pro-inflammatoires sont encore davantage sécrétées pour permettre les contractions de l’utérus et le détachement de l’ endomètre.

Le corps est donc dans un état inflammatoire transitoire au moment des règles, ce qui peut aussi expliquer notre gonflement général, la tension des tissus (au niveau du ventre, des seins, etc.) et donc une sensation de ventre plus rond, tendu, dur ou ballonné. La diarrhée peut continuer, ou ne se manifester que la veille ou le premier jour des règles, quand les prostaglandines arrivent dans la place, avec force et fracas !


causes ventre gonflé règles

Ventre gonflé avant/pendant les règles : les causes principales

Ralentissement du transit

L’une des raisons majeures qui explique nos ballonnements avant les règles, c’est l’un des effets de la progestérone que l’on vient de citer : elle ralentit le transit ! En effet, elle a une action relaxante sur nos muscles, et cela vaut aussi pour les muscles lisses de l’intestin, qui se contractent moins pour propulser les aliments dans le tube digestif. On est donc plus facilement constipée et on pèse plus lourd 🙂

Rétention d’eau

De leur côté, les œstrogènes, eux, ont tendance à favoriser la rétention d’eau ! C’est un peu technique, mais ces hormones agissent sur l’hormone anti-diurétique (ADH) et influencent l’équilibre électrolytique en favorisant la rétention de sodium, ce qui entraîne une rétention d’eau associée.

C’est ce qui explique aussi qu’on se sente toute gonflée à l’approche des règles, avec des tensions mammaires par exemple, et que l’on prenne un peu de poids de manière temporaire : on ne prend pas du gras, mais on retient l’eau, un peu comme une éponge !

Normalement, les œstrogènes baissent après l’ovulation, mais chez beaucoup de femmes, ils restent un peu trop hauts par rapport à la progestérone : c’est ce qu’on appelle une hyperoestrogénie relative et bien sûr, cela accentue le phénomène de rétention d’eau !

Syndrome prémenstruel, déséquilibre hormonal et inflammation

Le syndrome prémenstruel (ou SPM) regroupe tous ces symptômes pas cools du tout que l’on peut expérimenter pendant les jours qui précèdent les menstruations : douleurs utérines, tensions dans les seins, fringales irrépressibles, troubles de l’humeur, sommeil perturbé, etc. Et lorsque l’on ressent un SPM, on peut aussi avoir le ventre gonflé et des ballonnements !

On ne connaît pas encore bien les causes exactes du syndrome prémenstruel, mais souvent, on retrouve un excès d’oestrogènes + une inflammation de bas grade, un peu latente et présente pour plein de raisons (souvent liées à l’hygiène de vie). Or :

  • Inflammation = contractions plus fortes = douleurs, spasmes intestinaux, sensation de gonflement abdominal.
  • Excès d’oestrogènes = endomètre plus épais = contractions plus fortes = douleurs, spasmes intestinaux, sensation de gonflement abdominal. C’est d’ailleurs un cercle vicieux, car cet excès favorisant la prolifération de l’endomètre, on a aussi une stimulation de la production de prostaglandines pro-inflammatoires.

En cas de SPM, toutes les conditions sont donc réunies pour avoir l’impression d’être un Bibendum sous stéroïdes à l’approche des règles ! Sans oublier tout l’impact émotionnel du SPM (stress, anxiété, fatigue) qui joue directement sur le nerf vague, le nerf qui fait le lien entre notre cerveau et nos intestins et peut ralentir la digestion.

Alimentation perturbée

En deuxième partie de cycle menstruel, la progestérone vient également augmenter notre appétit (toujours dans cette optique de nous permettre de porter un enfant !), ce qui peut nous pousser à manger davantage.

Par ailleurs, si on souffre d’un SPM, on va aussi avoir davantage tendance à se diriger vers de la comfort food (gâteaux, chips, chocolat, etc.) qui sera moins facile à digérer et nous restera un peu plus sur l’estomac, ou du moins, dans nos intestins ! Ce sont aussi des aliments moins riches en fibres, qui peuvent encore ralentir le transit.

C’est l’une des raisons qui explique que globalement, on gonfle et on prend un peu de poids en fin de cycle (de manière généralement transitoire).

Endométriose

Les femmes qui souffrent d’endométriose connaissent que trop bien cette sensation de ventre gonflé avant et pendant les règles, que l’on appelle d’ailleurs « l’endobelly« .

Là encore, les recherches continuent pour connaître les causes exactes de cette pathologie, mais il semblerait que l’endométriose se développe davantage en cas d’inflammation et d’hyperoestrogénie (comme pour le syndrome prémenstruel, mais en version augmentée), tout en accentuant elle-même l’inflammation à l’intérieur du corps, en raison des lésions et adhérences qu’elle génère.

Par ailleurs, une sur-réaction du système immunitaire semble être liée à l’endométriose, ce qui entraîne également une hausse de l’inflammation, qui est, à la base, un mécanisme naturel (et bénéfique) de notre organisme pour nous protéger des virus, bactéries et autres. Mais il arrive parfois (en cas d’allergie et de maladies auto-immunes notamment) que le système immunitaire s’emballe un peu trop :s

En cas d’endométriose, on peut aussi observer une altération du microbiote intestinal et vaginal, ce qui, là encore, augmente les ballonnements.


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Comment soulager les ballonnements avant et pendant les règles ?

Maintenant qu’on vous a expliqué pourquoi vous pouvez avoir le ventre gonflé pendant vos règles, voire avant, autant vous rassurer tout de suite : ce n’est pas une fatalité ! Voici quelques conseils et astuces, essentiellement basés sur votre hygiène de vie, que vous pouvez intégrer facilement pour limiter cet inconfort :

  • Manger équilibré : intégrer des protéines et des bons gras est un excellent réflexe pour favoriser une bonne production hormonale et donc apaiser un éventuel déséquilibre hormonal en fin de cycle 🙂 Et bien sûr, on n’oublie pas les légumes et les fruits entiers qui sont riches en fibres et aident le transit !
  • Consommer des crucifères, qui aident à éliminer les oestrogènes après l’ovulation (attention toutefois si vous y êtes sensibles, ils peuvent accentuer les ballonnements !).
  • Limiter les aliments transformés, très gras, salés et trop riches en sucres. Dans le même temps, essayez aussi d’éviter l’alcool et le café, qui peuvent déshydrater et perturber le système digestif.
  • Boire suffisamment, là encore pour faciliter la digestion et limiter la rétention d’eau (ça paraît contre productif, mais promis, ça marche !)
  • Bouger (marche, yoga, vélo, etc.) pour favoriser le péristaltisme intestinal, faire circuler les gaz et booster la circulation sanguine (idéal contre la rétention d’eau !)
  • Consommer des épices et aromates comme le cumin, le gingembre, le basilic ou l’anis vert, qui sont reconnus pour réduire les ballonnements.
  • Porter des vêtements amples / des culottes de règles confortables (voire opter pour une taille de pantalon supplémentaire !)
  • Appliquer du chaud sur le ventre permet de détendre les muscles utérins : à vous les bouillottes et les douches chaudes / les bains chauds !
  • Pratiquer un auto-massage du ventre pour aider la digestion et la circulation sanguine. Parfois, l’ostéopathie peut aussi grandement aider à décrisper la zone du bas-ventre 🙂
  • Apaiser votre sphère nerveuse et votre stress, qui peut accentuer les ballonnements.

Et bien sûr, on ne peut que vous recommander de travailler sur votre cycle menstruel et votre système hormonal, c’est tellement important pour vivre une fin de cycle et des règles plus apaisées !

Que vous ayez un « simple » excès d’oestrogènes ou un syndrome prémenstruel plus installé, des solutions existent, qu’elles se trouvent du côté de votre alimentation, de plantes, des compléments alimentaires, etc.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée en ce sens, le Moody Club, notre programme pour mettre à terre votre SPM, est là pour vous 🙂


consulter médecin

Ventre gonflé & règles : quand consulter ?

Une prise en charge médicale s’impose si vos ballonnements impactent vraiment votre qualité de vie, et s’ils s’accompagnent de douleurs importantes, par exemple.

Votre médecin (généraliste, gynécologue, sage-femme) pourra investiguer, afin de connaître la cause sous-jacente de vos ballonnements XXL, qui peuvent être l’une des conséquences d’une endométriose ou d’un trouble intestinal, par exemple ! En tout cas, ne banalisez pas ce symptôme, qui, s’il vous handicape sérieusement plusieurs jours par mois, n’a rien de physiologique et peut signaler un souci lié à votre système hormonal.


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous avez désormais la réponse à cette question sur les ballonnements en fin de cycle que l’on s’est toutes déjà posée ! On espère que la lecture de cet article vous aura permis de mieux comprendre ce qu’il se passe dans votre corps (et dans votre ventre) avant et pendant les règles, mais aussi des pistes pour apaiser ces ballonnements qui sont parfois pénibles à vivre et peuvent altérer votre bien être.

Si vous avez d’autres questions, on reste à votre disposition dans les commentaires, surtout n’hésitez pas !

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À PROPOS

Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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