Les idées clés
- Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est un trouble de l’humeur qui se manifeste par des symptômes psychologiques intenses (anxiété, irritabilité, tristesse profonde, voire idées suicidaires) avant les règles. Ces symptômes s’améliorent après leur arrivée et peuvent considérablement perturber la vie quotidienne des femmes concernées.
- Il s’agit d’un véritable trouble neuropsychiatrique lié au cycle menstruel, recensé dans le DSM-5, manuel de référence, qui établit plusieurs critères de diagnostic.
- En cas de doute, le mieux est d’en parler à un professionnel de santé, même si le TDPM reste méconnu et le parcours de soins assez inégal selon les praticiens.
- On peut apaiser le TDPM en associant antidépresseurs, psychothérapie et mesures d’hygiène de vie.
TDPM : derrière ces 4 lettres qui peuvent ne rien évoquer chez la plupart d’entre nous se cache une réalité bien pénible pour les 3 à 8% des femmes en âge de procréer concernées, selon l’INSERM.
En effet, le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) peut leur faire vivre un enfer juste avant leurs règles, avec un cocktail de symptômes neuropsychiatriques particulièrement éprouvants : immense tristesse, dépression, irritabilité, sentiment de vide, absence totale de motivation, voire idées suicidaires. Un tableau peu réjouissant qui s’estompe comme par magie au moment de l’arrivée des règles !
Mais comment expliquer ça ? Quel est le rôle de nos hormones du cycle menstruel dans l’apparition de ces symptômes et surtout, comment faire et vers qui se tourner si on est concernée ? On vous explique tout !
Psst ! Pour aller plus loin : nous avons consacré un épisode du podcast Émancipées au trouble dysphorique prémenstruel, avec Hélène Marais, psychothérapeute spécialisée dans l’accompagnement des femmes concernées par le TDPM ! Nous y abordons notamment les difficultés du diagnostic, les conséquences du trouble sur la vie quotidienne et les différentes possibilités de prise en charge 🙂
Table des matières
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Qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) ?
Le TDPM ou trouble dysphorique prémenstruel, est en fait une combinaison de symptômes psychologiques / psychiatriques avant les règles, qui s’estompent quand elles se déclenchent.
C’est assez sérieux, car les femmes concernées peuvent se sentir vraiment très tristes, déprimées, en colère, ou peuvent même avoir des idées suicidaires. La phase prémenstruelle devient alors une période de très grande vulnérabilité psychologique, et si vous vous reconnaissez dans cette courte description du TDPM, vraiment, on est de tout coeur avec vous ❤️
Les causes probables du TDPM
On l’a dit, le TDPM se caractérise par une vraie cyclicité, avec des symptômes psy qui font leur apparition après l’ovulation et avant les règles. Les menstruations sont généralement une vraie délivrance pour les femmes concernées !
A priori, le TDPM est lié à la sensibilité particulière du cerveau de certaines d’entre nous aux variations hormonales au cours de la phase lutéale (entre l’ovulation et les règles). En effet, nos hormones sexuelles ne jouent pas seulement un rôle dans notre appareil reproducteur : elles agissent aussi sur notre cerveau ! Les œstrogènes et la progestérone (ainsi que certains de leurs métabolites, notamment l’alloprégnanolone pour la progestérone), interagissent avec plusieurs systèmes de neurotransmission, notamment ceux impliquant la sérotonine et le GABA, qui participent à la régulation de l’humeur et de l’anxiété.
Chez certaines femmes, le cerveau semble particulièrement sensible à ces fluctuations hormonales pourtant physiologiques, ce qui pourrait expliquer l’apparition de symptômes psychologiques particulièrement marqués avant les règles.
Néanmoins attention : les recherches pour expliquer les mécanismes du TDPM sont encore en cours ! C’est un trouble du cycle menstruel particulièrement complexe à comprendre, car il est question d’hormones, certes, mais aussi de neurobiochimie. Sans oublier qu’il y a autant de TDPM que de femmes !

Les symptômes du trouble dysphorique prémenstruel
Il faut être assez claires : le TDPM n’est pas juste un SPM +++, plutôt axé sur la sphère émotionnelle. C’est un ensemble de symptômes psychologiques d’une forte intensité juste avant les règles et qui impactent vraiment la vie quotidienne !
C’est d’ailleurs pour ça que le TDPM est reconnu dans le DSM-5 (l’ouvrage de référence qui liste et classe les troubles psy) depuis juillet 2013. Selon le DSM-5, le TDPM est confirmé si ces critères sont présents :
- Avoir au moins 5 symptômes, dont au moins un symptôme émotionnel majeur : irritabilité, anxiété, humeur dépressive ou variations importantes de l’humeur
- Les symptômes apparaissent dans la semaine précédant les règles et s’améliorent dans les jours qui suivent
- Les symptômes étaient présents pendant la majorité des cycles menstruels au cours de l’année précédente.
- Ils ont un impact significatif sur la vie quotidienne, à la fois personnelle, professionnelle, sociale ou familiale.
- Ce sont des symptômes qui ne s’expliquent pas uniquement par un autre trouble, comme une dépression ou un trouble anxieux, ni par les effets d’une substance, d’un médicament ou d’une autre pathologie
- Le TDPM est ensuite confirmé par un suivi quotidien des symptômes pendant au moins deux cycles menstruels même si un diagnostic provisoire peut être posé avant.
La différence entre SPM et TDPM
À ce stade de votre lecture, vous vous demandez peut-être si vous n’auriez pas, vous aussi un TDPM ? Il y a de fortes chances que vous soyez plutôt concernées par le SPM, mais voici un tableau comparatif pour vous guider !
| CRITÈRE | SPM | TDPM |
|---|---|---|
| SYMPTÔMES | Physiques et/ou émotionnels | Au moins un symptôme affectif majeur, avec d’autres symptômes possibles |
| INTENSITÉ | Variable | Suffisante pour provoquer une vraie souffrance ou un retentissement significatif sur la vie quotidienne |
| PÉRIODE | Phase prémenstruelle | Phase prémenstruelle |
| DIAGNOSTIC |
Clinique (basé sur le suivi du cycle et les symptômes) |
Critères spécifiques du DSM-5-TR |
Comment savoir si on a un TDPM ?
Et justement, question cruciale : comment savoir si on est concernée ?
Comment diagnostiquer un TDPM et quel professionnel consulter ?
Il faut savoir que les professionnels de santé peuvent se trouver un peu démunis face à vos symptômes, car comme le SPM ou la périménopause, il s’agit de sujets encore peu étudiés et souvent pas du tout abordés lors des études de médecine. En effet, les symptômes peuvent varier d’une femme à l’autre, voire d’un cycle à l’autre !
De plus, il n’existe pas de prise de sang ou de bilan hormonal pour confirmer la présence de ce trouble, c’est surtout la récurrence et la sévérité des symptômes qui peuvent mettre sur la piste du TDPM.
Ainsi, le diagnostic est souvent établi par votre gynécologue et/ou votre psychiatre (qui peuvent ensuite collaborer pour un meilleur suivi), mais on peut aussi consulter sa sage-femme ou son médecin généraliste en cas de doute.
Votre professionnel de santé peut aussi travailler par élimination, en écartant tout ce qui est dépression, trouble bipolaire, etc., en sachant que les variations hormonales pourraient aussi aggraver un trouble déjà présent ! On parle alors d’exacerbation prémenstruelle : les symptômes sont présents tout au long du cycle, mais deviennent particulièrement intenses avant les règles. Dans le TDPM, en revanche, les symptômes apparaissent principalement pendant la phase prémenstruelle et s’améliorent nettement après le début des règles, jusqu’à devenir minimes ou absents pendant la semaine qui suit. La nuance est donc importante, car les prises en charge peuvent être différentes. Et bien sûr, les deux situations peuvent aussi coexister !
C’est notamment pour cela que le suivi quotidien des symptômes sur plusieurs cycles est si précieux : il permet de mieux comprendre leur évolution et d’aider les professionnels de santé à poser le bon diagnostic.
Et bien sûr, les critères du DSM-5 sont très précieux pour confirmer / écarter un TDPM, mais encore une fois, il faut trouver un soignant qui en ait connaissance et sache ensuite les évaluer en fonction de votre situation personnelle.
Comment préparer sa consultation pour un TDPM ?
Si vous pensez être concernée par un TDPM, on vous conseille de préparer un peu votre rendez-vous médical, pour pouvoir expliquer le plus précisément possible ce que vous traversez !
En effet, le TDPM est un trouble qui peut être difficile à identifier, notamment parce que les symptômes disparaissent ou s’atténuent après les règles. Et quand on se sent mieux, on peut avoir tendance à minimiser ce qu’on a vécu quelques jours plus tôt !
Alors, pour aider votre professionnel de santé à y voir plus clair, vous pouvez noter :
- Les dates de vos règles, pour identifier à quel moment du cycle les symptômes apparaissent.
- Les symptômes ressentis, qu’ils soient émotionnels (anxiété, tristesse, irritabilité, etc.), cognitifs ou physiques.
- Leur intensité, en notant par exemple chaque jour leur sévérité sur une échelle de 1 à 5.
- Leur impact sur votre quotidien : difficultés à travailler, tensions dans votre couple, envie de vous isoler, etc.
- Les éventuels traitements que vous prenez, notamment hormonaux ou psychotropes.
L’idéal est de réaliser ce suivi quotidiennement pendant au moins deux cycles menstruels, pour repérer une éventuelle cyclicité. Et surtout, n’hésitez pas à expliquer concrètement à votre soignant à quel point ces symptômes peuvent peser sur votre vie. Ce n’est pas parce qu’ils disparaissent quelques jours plus tard qu’ils ne méritent pas d’être pris au sérieux !
Le questionnaire DRSP : un outil pour repérer les symptômes du TDPM !
Pour vous aider à y voir plus clair, il existe également un questionnaire spécialement conçu pour suivre les symptômes prémenstruels : le DRSP (Daily Record of Severity of Problems). Cet outil, utilisé dans les études scientifiques sur le TDPM, permet de noter chaque jour l’intensité de différents symptômes émotionnels, physiques et comportementaux, ainsi que leur retentissement sur la vie quotidienne.
L’objectif ? Vérifier si les symptômes apparaissent régulièrement avant les règles et s’atténuent après leur arrivée, plutôt que de se fier uniquement à ses souvenirs !
Vous pouvez retrouver des informations sur cet outil auprès de l’International Association for Premenstrual Disorders (IAPMD). Bien sûr, ce suivi ne remplace pas une consultation médicale, mais il peut être très utile pour préparer votre rendez-vous et faciliter le diagnostic 🙂

Les solutions et traitements en cas de TDPM
Comme le diagnostic, le parcours de soins du trouble dysphorique prémenstruel n’est pas encore très établi !
Néanmoins, comme le soulignait Hélène Marais, psychothérapeute spécialiste du trouble dysphorique prémenstruel que nous avions reçue dans le podcast, 3 volets semblent indispensables :
- Des antidépresseurs, principalement des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), à prendre en continu ou éventuellement seulement après l’ovulation
- Une psychothérapie (et éventuellement les TCC, thérapies cognitivo-comportementales), pour verbaliser ce que l’on ressent quand ça ne va pas du tout et trouver des ressources pour mieux faire face à la vague émotionnelle qui survient avant les règles
- Des modifications d’hygiène de vie : essayer de limiter au maximum les situations stressantes, prendre soin de son sommeil (ultra-précieux pour le système nerveux !), manger de manière équilibrée pour avoir toutes les ressources nécessaires pour bien ovuler et « tenir le choc », peut-être essayer les exercices de méditation et de respiration si on sent que ça nous fait du bien, etc.
On insiste sur l’importance de ce triptyque ! Comme nous l’expliquait Hélène Marais dans le podcast, les antidépresseurs peuvent être très efficaces pour soulager le TDPM, mais ils ne font pas de miracles chez toutes les femmes : selon les études, environ deux tiers des femmes répondent favorablement à ces traitements.
C’est pourquoi Hélène insiste sur l’importance d’y associer une psychothérapie, pour ne pas seulement agir sur les symptômes, mais aussi apprendre à mieux traverser ces périodes de grande vulnérabilité psychologique et à gérer leur retentissement sur le quotidien. Sans oublier les mesures d’hygiène de vie, qui peuvent elles aussi contribuer à améliorer la qualité de vie !
Ces trois approches peuvent donc être particulièrement complémentaires, même si elles ne sont pas systématiquement nécessaires chez toutes les femmes. Et c’est justement tout l’intérêt d’une prise en charge adaptée à chaque situation, avec plusieurs professionnels de santé si besoin 🙂
Quid de la pilule ? La pilule peut soulager en cas de TDPM, mais c’est surtout parce qu’elle bloque l’ovulation et le cycle menstruel et supprime les variations hormonales qui peuvent impacter le cerveau au cours du cycle menstruel. Par ailleurs, certaines femmes peuvent se sentir encore plus mal sous pilule et cette solution s’avère inadaptée si vous êtes en essai bébé !
Des études ont néanmoins montré qu’une pilule œstroprogestative associant de la drospirénone (un progestatif) et de l’éthinylestradiol (un forme synthétique d’oestrogènes) : ainsi la prise d’une pilule doit être évaluée en fonction de vous, de vos envies, de vos contraintes et de vos symptômes, avec votre soignant 🙂
Que penser des plantes et compléments alimentaires ? Concernant le TDPM, on peut voir passer des contenus conseillant particulièrement le calcium, la vitamine B6, le magnésium ou le gattilier. Si le magnésium reste un must-have de la sphère nerveuse (même sans SPM ou TDPM) et le gattilier peut être bienvenu en cas de SPM (sous réserve d’être bien accompagnée), ces compléments n’ont pas fait leurs preuves sur le TDPM, qui est un trouble qu’on ne soigne pas de manière « artisanale » et surtout pas sans avis médical, notamment en cas de traitement.

Pour résumer – Questions fréquentes
Le TDPM peut-il apparaître soudainement à 35 ou 40 ans ?
A priori, oui ! En effet, nous ne sommes pas des robots, notre corps et notre cerveau peuvent changer avec le temps.
Par ailleurs, il est possible que le TDPM soit aggravé par la périménopause, qui survient généralement dans la quarantaine, parfois plus tôt, et qui précède de plusieurs années l’arrêt complet des cycles, aka la ménopause.
En effet, la périménopause est une période où les hormones commencent un peu à devenir chaotiques, avec des cycles qui deviennent irréguliers, des ovulations qui peuvent se faire plus rares, et ces variations hormonales peuvent elles aussi impacter la sphère neuronale et donc aggraver un SPM ou un TDPM.
Le TDPM s’aggrave-t-il à l’approche de la ménopause ?
Oui, le TDPM peut s’aggraver à l’approche de la ménopause ! En effet, les fluctuations hormonales parfois importantes de la périménopause peuvent accentuer la sensibilité du cerveau aux variations d’œstrogènes et de progestérone, et donc aggraver les symptômes du TDPM chez certaines femmes.
Ce n’est cependant pas systématique : toutes les femmes concernées ne constatent pas une aggravation de leurs symptômes à cette période.
Peut-on avoir un TDPM avec des cycles irréguliers ?
Oui, bien sûr ! Ce qui compte n’est pas la régularité du cycle menstruel, mais la récurrence des symptômes : s’ils apparaissent régulièrement avant les règles, puis s’atténuent ou disparaissent après leur arrivée, c’est que le cycle menstruel a probablement un rôle à jouer.
Attention cependant : cela ne suffit pas à confirmer un TDPM, qui répond à des critères diagnostiques précis. Et lorsque les cycles sont irréguliers, il peut justement être intéressant de suivre ses symptômes au quotidien, pour vérifier s’ils sont bien liés à la phase prémenstruelle.
Le TDPM disparaît-il pendant la grossesse ?
En principe, oui ! En effet, pendant la grossesse, le cycle menstruel est mis sur pause : il n’y a plus d’ovulation, ni de fluctuations hormonales cycliques comme celles que l’on connaît habituellement.
Or, ce sont justement ces fluctuations qui sont impliquées dans l’apparition du TDPM. Les symptômes cycliques caractéristiques du trouble disparaissent donc généralement pendant la grossesse !
Mais attention, cela ne signifie pas que la grossesse est forcément une période de sérénité absolue : les hormones évoluent aussi énormément pendant ces neuf mois, et certaines femmes peuvent connaître des troubles de l’humeur pendant la grossesse ou après l’accouchement.
Le TDPM est-il une maladie psychiatrique ?
Oui, le TDPM est un trouble psychiatrique reconnu et listé dans le DSM-5, manuel de référence pour le diagnostic des troubles mentaux, dans la catégorie des troubles dépressifs.
Le TDPM est étroitement lié à la physiologie hormonale : il semble résulter d’une sensibilité particulière du cerveau aux fluctuations hormonales normales du cycle menstruel. C’est donc un trouble qui se situe à la croisée de la gynécologie et de la psychiatrie, ce qui explique aussi l’intérêt d’une prise en charge pluridisciplinaire.
Le TDPM peut-il provoquer des idées suicidaires ?
Oui, le TDPM peut s’accompagner d’idées suicidaires, voire de passages à l’acte. Et les chiffres sont particulièrement préoccupants : dans une étude américaine publiée en 2014, 37,4 % des femmes présentant un TDPM rapportaient avoir déjà eu des idées suicidaires et 16,2 % avoir déjà fait une tentative de suicide.
C’est donc un trouble qui ne doit absolument pas être banalisé, même si les symptômes disparaissent quelques jours plus tard, avec l’arrivée des règles. Si vous êtes concernée, il est essentiel d’en parler rapidement à un professionnel de santé, sans attendre que les symptômes passent. En France, vous pouvez également contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuitement et à toute heure. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112. Prenez soin de vous, vraiment ❤️
Peut-on guérir définitivement du TDPM ?
Pour le moment, il n’existe pas de traitement permettant à proprement parler de guérir définitivement du TDPM tout en conservant un cycle hormonal naturel, puisqu’on ne connaît pas encore tous les mécanismes associés à son apparition.
Néanmoins, il existe des moyens de l’apaiser, parfois très efficacement : antidépresseurs, psychothérapie et mesures d’hygiène de vie et comme nous l’expliquait Hélène Marais dans le podcast, ces trois approches peuvent être particulièrement complémentaires et permettre une prise en charge plus globale du TDPM.
Par ailleurs, le TDPM disparaît généralement au moment de la ménopause, puisque les fluctuations hormonales cycliques qui déclenchent les symptômes prennent fin. Cela ne veut évidemment pas dire qu’il faut attendre la ménopause en serrant les dents : des prises en charge existent, alors vraiment pensez-y ❤️
Voici tout ce que l’on peut dire à ce jour sur le TDPM : on ne doute pas que les prochaines découvertes scientifiques pourront améliorer son diagnostic et sa prise en charge, pour réduire l’errance médicale autour de ce trouble qui est bien réel et peut vraiment peser lourdement sur la vie quotidienne et la santé mentale.
En tout cas, au moindre doute, n’hésitez pas à demander un avis médical, à ouvrir la discussion avec votre soignant. Si vous évoquez un véritable retentissement sur votre qualité de vie, tout bon médecin saura vous écouter avec sérieux et au besoin vous orienter vers un confrère ou une consoeur plus aguerri(e) sur ce sujet du TDPM, qui reste encore malheureusement trop méconnu. Il ne doit en tout cas pas être balayé d’un revers de la main !
Si vous avez des questions ou des remarques, l’espace commentaires est en tout cas à votre disposition et si vous préférez nous parler de tout ça plus discrètement, vous pouvez aussi nous envoyer un mail à hello@emancipees.com 🙂
Les sources complémentaires
- #PayeTonCycle : C’est quoi le syndrome prémenstruel ? – INSERM
- The Prevalence of Premenstrual Dysphoric Disorder: Systematic Review and Meta-Analysis (2024)
- Differential Behavioral Effects of Gonadal Steroids in Women with and in Those without Premenstrual Syndrome (1998)
- Allopregnanolone in Premenstrual Dysphoric Disorder (PMDD): Evidence for Dysregulated Sensitivity to GABA-A Receptor Modulating Neuroactive Steroids Across the Menstrual Cycle (2020)
- The Steroid Metabolome in Women with Premenstrual Dysphoric Disorder During GnRH Agonist-Induced Ovarian Suppression: Effects of Estradiol and Progesterone Addback (2017)
- Daily Record of Severity of Problems (DRSP): Reliability and Validity (2006)
- Management of Premenstrual Dysphoric Disorder: A Scoping Review (2022)
- Psychotherapy Modalities for Premenstrual Change: A Systematic Review (2025)
- Management of Premenstrual Disorders — ACOG Clinical Practice Guideline (2023)
- Psychological Intervention for Premenstrual Syndrome: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials (2009)
- Cognitive-Behavioral and Pharmacological Interventions for Premenstrual Syndrome or Premenstrual Dysphoric Disorder: A Meta-Analysis (2012)
- Efficacy of a New Low-Dose Oral Contraceptive with Drospirenone in Premenstrual Dysphoric Disorder (2005)
- Premenstrual Dysphoric Disorder as a correlate of suicidal ideation, plans, and attempts among a nationally representative sample (2014)
