Les idées clés
- En France, l’eau du robinet est potable sur le plan sanitaire, mais peut être polluée par des pesticides, des microplastiques, des PFAS… d’où l’importance de filtrer l’eau du robinet !
- 4 critères à retenir pour bien choisir son filtre à eau : les certifications et études indépendantes, les contaminants filtrés, la taille des microns et l’installation et l’entretien du dispostif + le coût des cartouches.
- Différents systèmes de filtration existent : la bâton de charbon, les filtres céramique, les carafes filtrantes, les filtres à charbon actif & multi-étapes (type Berkey), les filtres à osmose inverse, les filtres à UV, ou encore les filtres magnétiques.
- Les filtres à osmose inverse sont les meilleurs filtres, mais ils sont onéreux et leur installation est plus complexe.
- L’eau en bouteille peut être aussi contaminée que l’eau du robinet non filtrée.
De nos jours, la pollution est partout : dans l’air, dans nos objets du quotidien, et même dans l’eau que l’on boit ! Face à ce triste constat, hormis jeter bébé avec l’eau (polluée) du bain, que faire ? Comment est-ce que l’on peut se prémunir face aux pesticides, PFAS, métaux lourds… qui s’invitent dans notre eau du robinet et viennent, notamment, chambouler nos hormones ?
Heureusement, une solution existe : filtrer son eau ! Oui, mais là encore, quel filtre à eau choisir ? Comment savoir si les arguments énoncés sur les fiches produits correspondent bien à la réalité ? On va essayer de répondre simplement à cette question assez complexe, pour vous aider à faire le meilleur choix, en fonction de vos contraintes et de votre budget 😉
L'article, en bref
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Pourquoi filtrer son eau du robinet ?
En France, l’eau du robinet est conforme aux limites de qualité fixées par la réglementation, et traitée pour éviter les principales maladies véhiculées par l’eau impropre à la consommation (typhoïde, choléra, dysenterie, etc.)
Néanmoins, l’eau du robinet est aussi de plus en polluée par des molécules chimiques émergentes, mieux détectées aujourd’hui grâce aux progrès des méthodes d’analyse, et dont certaines proviennent directement de nos activités agricoles, industrielles ou domestiques. Ainsi, des études montrent que l’eau du robinet peut contenir :
- Des microplastiques
- Des pesticides
- Des résidus de médicaments et de produits chimiques
- Des métaux lourds
- Des PFAS : ce sont des polluants éternels, qui peuvent perturber notre système hormonal (ce sont donc des perturbateurs endocriniens). Nous vous avions parlé en détail dans notre article sur les poêles sans PFAS et nos recommandations de marques cosmétiques sans perturbateurs endocriniens ! En Alsace, la concentration en PFAS de l’eau du robinet a dépassé les normes recommandées et les autorités recommandent aux personnes « sensibles » de ne pas la consommer.
Le CNRS a par ailleurs alerté sur le fait que certaines molécules sont tellement petites qu’elles ne sont pas encore détectées par les technologies de contrôle et de filtration de l’eau actuelles. Le problème, c’est qu’elles peuvent passer plus facilement la barrière intestinale, rejoindre la circulation sanguine et perturber le fonctionnement de notre corps (et notamment de nos hormones !), voire s’avérer cancérigènes.
On notera aussi que parfois, les seuils réglementaires sont modifiés lorsque des zones présentent une eau contaminée :s L’eau devient donc « conforme » légalement, alors qu’elle n’a absolument pas été traitée !

Comment savoir si notre eau du robinet doit être filtrée ?
Tester ton eau du robinet est le premier réflexe recommandé : voici 3 manières de vous y prendre !
Dans un premier temps, vous pouvez consulter gratuitement le rapport ARS concernant la qualité de l’eau de votre région. À noter qu’à partir de janvier 2026, suite à la nouvelle Directive européenne (2020/2184), les collectivités devront rendre obligatoires dans leurs contrôles de routine la surveillance d’un ensemble élargi de micropolluants, comprenant notamment une liste de 20 PFAS, ainsi que le bisphénol A, les chlorates, les microcystine‑LR et l’uranium, entre autres. En effet, actuellement, ces analyses sur les PFAS et autres micropolluants ne sont pas systématiquement effectuées !
Vous pouvez aussi vous armer d’un kit maison, mais cela reste assez limité puisque vous pourrez seulement tester le pH et la dureté de votre eau et la présence de chlore, de nitrates et d’un ou deux métaux. Certains testeurs TDS d’eau permettent aussi de vérifier la pureté de l’eau, mais ils ne dont pas la différence avec les oligoéléments :s
Enfin, vous avez également la possibilité de consulter un laboratoire pour analyser votre eau, afin d’en avoir un vrai profil complet, avec les PFAS, les pesticides, les métaux lourds rares et microplastiques si le labo le propose. Cette option est bien sûr plus onéreuse !

Les différents types de filtre à eau
Dans ce qui suit, nous allons vous lister toutes les solutions existantes pour filtrer l’eau du robinet, avec leurs avantages, leurs inconvénients, les molécules filtrées, etc 🙂
Le bâton de charbon actif
Vous avez peut-être déjà vu ce petit bâton noir, glissé dans une bouteille d’eau : le binchotan est en effet réputé pour absorber le chlore et certaines molécules responsables du mauvais goût ou de l’odeur de l’eau, et pour capter certains composés organiques volatils (COV), pesticides, et quelques métaux lourds (plomb, cuivre, mercure).
Néanmoins, le charbon seul ne retient pas les bactéries, virus, protozoaires ou microplastiques, et est inefficace sur les nitrates, les PFAS, l’arsenic, le fluor, les résidus médicamenteux, et les métaux lourds à concentration élevée. Il faut également penser à bien l’ébouillanter régulièrement, afin qu’il ne relargue pas toutes les molécules captées une fois qu’il est plein !
Ainsi, le binchotan est un bon outil d’appoint pour améliorer le goût de l’eau du robinet peu contaminée, mais ce n’est pas un système de purification complet, et il ne remplace pas un filtre certifié si l’eau contient des polluants à risque.
Les filtres céramique
Les filtres céramiques présentent des pores très petits (souvent 0,2 à 0,5 µm) qui permettent de retenir bactéries et protozoaires. Certains modèles combinent un média interne, comme du charbon actif ou une résine échangeuse d’ions, pour réduire certains contaminants chimiques (chlore, pesticides, métaux lourds…).
En revanche, la céramique seule est inefficace contre les nitrates, les résidus de médicaments ou les PFAS, et ne retient que les microplastiques plus gros que ses pores.
De plus, comme souvent, l’efficacité de filtration dépend fortement de la conception du filtre : un modèle céramique nu ne fera pas le même travail qu’un modèle combiné à un média adsorbant performant. Les filtres céramique sont donc plutôt adaptés aux zones où l’eau est déjà potable mais où l’on souhaite éliminer certaines impuretés microbiologiques ou particulaires.
Les carafes filtrantes
Viennent ensuite les carafes filtrantes (type Brita) : la plupart d’entre elles utilisent du charbon actif (souvent en granulés ou bloc), parfois combiné à de la résine échangeuse d’ions.
Généralement, elles permettent d’obtenir :
- Une réduction du chlore, ce qui améliore le goût et l’odeur de l’eau
- Une réduction de certains métaux lourds (plomb, cuivre) si la résine utilisée est adaptée.
- Une réduction de certains pesticides et composés organiques volatils (COV).
- Certaines sont désormais certifiées contre les PFAS (ex. Clearly Filtered, Epic Water, ZeroWater, Brita Elite US).
À retenir : leur efficacité dépend énormément de la qualité du média filtrant et de la certification. Sans certification NSF/ANSI, c’est un peu la loterie ! Par ailleurs, elles ne sont pas efficaces contre les bactéries/virus (l’eau doit être microbiologiquement saine au départ, ce qui est généralement le cas de l’eau du robinet) et sur les nitrates pour la plupart des modèles.
De plus, leur performance de filtration chute vite, puisque le charbon actif se sature rapidement (de quelques semaines à quelques mois). Enfin, dernier désavantage et non des moindres, elles ne filtrent généralement pas les molécules inférieures à un micron et laissent donc passer les microplastiques, les virus et les molécules dissoutes (PFAS, arsenic, fluor)
Pour enfoncer le clou, certaines carafes ajoutent du plomb ou du bisphénol A si elles sont composées de plastique bas de gamme : d’où l’intérêt de choisir des modèles certifiés NSF 372 (plomb ≤0,25 %).
Ainsi, l’agence de santé publique fédérale des États-Unis (CDC) recommande par exemple les carafes comme solution de confort pour améliorer le goût et l’odeur de l’eau, mais pas comme barrière contre les contaminants microbiens. La CDC est une référence fiable utilisée internationalement, car l’agence base ses recommandations sur des études scientifiques et des standards reconnus.
De son côté, l’EWG (Environmental Working Group), une ONG américaine qui réalise des tests indépendants sur l’eau du robinet et sur les filtres domestiques, précise que certaines carafes haut de gamme (Clearly Filtered, Epic, ZeroWater) peuvent réduire jusqu’à 99 % des PFAS selon leurs tests, mais il faut alors changer les filtres très régulièrement.
Les filtres à charbon actif & multi-étapes (pitchers, microfiltration, KDF)
Ces systèmes existent en plusieurs formats : carafes filtrantes, filtres sous évier, ou filtres gravitaires (deux grands contenants superposés, souvent en inox, posés sur le plan de travail : le réservoir supérieur reçoit l’eau à filtrer, l’inférieur récupère l’eau purifiée).
Ils combinent généralement plusieurs technologies :
- Charbon actif, qui absorbe efficacement le chlore, les goûts, les odeurs, certains métaux lourds (plomb, mercure…) et les composés organiques (pesticides, COV).
- Média KDF (cuivre-zinc), qui réduit le chlore et les métaux, inhibe la prolifération bactérienne à l’intérieur du filtre, mais qui reste insuffisant seul pour filtrer les protozoaires ou les PFAS à forte concentration
- Résine échangeuse d’ions (sur certains modèles), efficace sur certains métaux lourds et PFAS à chaîne longue (jusqu’à 100 % de réduction si la résine adaptée et le débit contrôlé).
Le filtre Berkey et son équivalent anglais, le British Berkefeld, utilisent ce principe multi-étapes avec un média à base de charbon actif et d’autres composants absorbants.
Néanmoins, ils sont moins efficaces sur les PFAS à chaîne courte (TFA, PFBA…) et les performances sont variables selon la qualité du filtre, sa certification et l’entretien.
Osmose inverse (RO)
Les filtres à eau les plus performants semblent être ceux à osmose inverse. Installés souvent sous-évier ou sur plan, ils sont composés d’une membrane nanofiltrante très fine (0,0001 µm), qui élimine virus, bactéries, PFAS, plomb, fluor, uranium, etc.
Les systèmes RO sont testés selon NSF/ANSI 58, ce qui apporte une garantie sur le retrait d’arsenic, plomb, nitrates, etc, et parfois NSF/ANSI P473 pour les PFAS, si le fabricant l’a demandé. Ainsi, les systèmes à osmose inverse ne sont pas tous certifiés P473, donc vérifiez bien avant votre achat !
Le principal problème, c’est qu’ils filtrent absolument tout, y compris les minéraux et les oligo-éléments naturellement présents dans l’eau et qui nous sont bénéfiques, tels que le magnésium et le calcium. Néanmoins, certains modèles proposent d’ajouter des minéraux dans l’eau du robinet ainsi filtrée !
Enfin, les filtres à osmose inverse sont également assez coûteux (plus de 300 €), c’est donc un investissement ! Ils nécessitent également un entretien régulier (changement des filtres tous les 6–12 mois, et de la membrane tous les 2–5 ans) et, ce que l’on ne soupçonne par toujours, c’est qu’ils génèrent une consommation d’eau plus élevée que d’autres systèmes (les modèles récents réduisant toutefois le ratio de rejet !)
Filtres UV
Moins connus, mais que l’on voulait citer ici, les filtres UV ! Dans ce système, l’eau passe devant une lampe UV-C (avec une longueur d’onde d’environ 254 nm) qui détruit l’ADN/ARN des micro-organismes. Ainsi, les filtres UV sont efficaces contre les bactéries (E. coli), les virus et les parasites (Giardia, Cryptosporidium).
En revanche, les filtres UV n’éliminent aucun contaminant chimique (métaux lourds, pesticides, PFAS).
C’est la raison pour laquelle ils sont d’excellents compléments pour traiter une eau microbiologiquement douteuse (puits, eau de pluie, post-filtration), mais doivent être combinés à une filtration mécanique/chimique pour couvrir l’ensemble des risques.
Filtres magnétiques
Que penser des filtres magnétiques ? Ici, un aimant est placé autour ou à l’intérieur du conduit d’eau, pour “modifier la structure” du calcaire ou “revitaliser” l’eau.
Néanmoins, ce système ne dispose pas de base scientifique solide et les études indépendantes montrent aucune réduction significative de la dureté de l’eau ou de la teneur en calcium/magnésium.
De plus, ces dispositifs n’ont aucun impact sur les contaminants chimiques, les métaux lourds, les PFAS, les bactéries et les virus. Un peu inutiles, donc !


Quels sont les 4 critères de choix pour un filtre à eau ?
Maintenant que l’on a passé en revue les différents systèmes de filtration de l’eau du robinet (et c’était un peu technique désolée, mais important pour que vous puissiez faire votre choix en toute connaissance de cause !), voyons quels sont les 4 critères à retenir pour faire le bon choix.
Certifications et études indépendantes
Les promesses marketing sont légion et les filtres à eau n’échappent pas à la règle ! Si possible, appuyez-vous au maximum sur les certifications et les études indépendantes menées sur la qualité de votre filtre et de sa capacité à retenir les polluants.
Pour ce faire, visez plutôt les certifications les plus pertinentes, qui sont celles délivrées par la NSF International ou par l’ANSI (American National Standards Institute). Elles garantissent que le filtre a été testé par un organisme indépendant pour un usage et des contaminants précis.
- NSF/ANSI 42 : amélioration du goût, de l’odeur et réduction du chlore, particules visibles.
- NSF/ANSI 53 : réduction de contaminants sanitaires comme le plomb, l’arsenic, le mercure, certains pesticides, COV, et kystes.
- NSF/ANSI 58 : performance des systèmes à osmose inverse (arsenic, plomb, nitrates, fluor, sels dissous, certains micro-organismes).
- NSF/ANSI 401 : réduction de “micropolluants émergents” : certains médicaments, pesticides, herbicides, microplastiques.
- NSF/ANSI 244 : protection contre les contaminants microbiens (bactéries, virus, protozoaires) dans une eau municipale.
- NSF P231 : élimination des bactéries, virus, protozoaires selon la norme OMS (eau de surface ou non traitée).
- NSF P473 : réduction spécifique des PFAS (PFOA et PFOS).
- NSF/ANSI 372 : garantie que les matériaux au contact de l’eau contiennent moins de 0,25 % de plomb.
À noter qu’un bon filtre cumule souvent plusieurs certifications (ex. NSF 42 + 53 + 401, ou NSF 58 + P473).
Par ailleurs, EWG recommande de toujours lire la fiche de performance pour voir les résultats de tests indépendants en parallèle des certifications, et pas seulement la liste des normes affichées.
Les contaminants ciblés
Certains filtres à eau retirent très bien le chlore ou les germes, mais sont inefficaces face aux PFAS par exemple. Ainsi, si vous cherchez absolument à éliminer les PFAS, il vaudra mieux vous tourner vers des systèmes de filtration de l’eau à osmose inverse, certaines carafes filtrantes ou certains filtres à charbon actif & multi-étapes.
La taille des microns
La taille des pores en microns est primordiale pour les bactéries, les protozoaires et les microplastiques.
Néanmoins, pour les métaux lourds, les PFAS et pesticides, ce n’est pas vraiment la taille qui compte, car ce sont des molécules chimiques extrêmement petites (0,0008 µm environ), qui sont impossibles à retenir juste avec un “tamis”. C’est la raison pour laquelle il faut ajouter un média adsorbant ou chimique (charbon actif, échange d’ions, membrane RO) pour capter ces polluants.
En effet, les filtres gravitaires type Berkey/British Berkefeld annoncent souvent autour de 0,2 microns, ce qui est suffisant pour les bactéries et les protozoaires, mais pas pour les virus ou les contaminants chimiques dissous, d’où l’importance des couches adsorbantes, qui elles, peuvent faire le reste du travail.
En revanche, les systèmes à osmose inverse présentent, on l’a vu, une granularité de filtration de 0,0001 microns, ce qui est efficace sur quasiment tout.
L’installation, l’entretien et le coût des cartouches
Si les carafes filtrantes ne requièrent aucune installation, et que les filtres Berkey n’ont besoin que d’un simple montage des cuves, les systèmes sous-évier (notamment à osmose inverse) nécessitent souvent de percer l’évier ou le plan de travail pour ajouter un robinet dédié. Certains modèles peuvent se brancher directement sur la conduite d’eau froide, d’autres demandent un kit spécifique ! Cette installation peut être faite par soi-même si on est bricoleur(se), mais beaucoup préfèrent passer par un plombier pour lequel il faut compter 50–150 € de main-d’œuvre.
Ensuite, les systèmes de filtration de l’eau reposent, bien sûr, sur des filtres, qu’il faut changer régulièrement pour qu’ils restent efficaces, et même éviter qu’ils ne deviennent un nid à bactéries !
Par ailleurs, un simple bâton de charbon actif (binchotan) coûte seulement 6-7 euros, tandis que les filtres des carafes filtrantes, des systèmes type Berkey ou à osmose inverse peuvent être plus onéreux.
La fréquence de remplacement des cartouches dépend de la qualité de l’eau, du volume filtré et du type de média (charbon actif, résine, membrane…). Les fabricants indiquent généralement un débit maximum ou un nombre de mois d’utilisation : le dépasser implique une chute d’efficacité et un risque de relargage des contaminants captés.
Enfin, il faut également prendre en compte le nettoyage régulier du réservoir ou de la carafe pour éviter la prolifération bactérienne, ainsi qu’une purge et un rinçage selon les recommandations du fabricant, surtout après une longue période sans utilisation.

Filtre à eau, nos recommandations
Tout ceci étant dit, quel filtre à eau choisir, pour quel usage ?
- Pour un usage quotidien domestique, notamment si vous voulez réduire les PFAS et autres polluants, un système d’osmose inverse sous-évier ou sur plan reste la solution la plus efficace scientifiquement. Attention toutefois : il filtre aussi les oligo-éléments bénéfiques (mais il est possible de redynamiser l’eau ensuite, ce qui engendre des frais supplémentaires), son installation est plus complexe et le coût initial plus élevé.
- En solution portable et abordable, certaines carafes à charbon actif certifiées NSF/ANSI (ZeroWater, Epic, Clearly Filtered) montrent d’excellents résultats sur les PFAS (plus de 98–100 % de réduction) selon des tests indépendants réalisés par EWG. Essayez aussi de choisir une carafe en verre, et non en plastique.
- Les filtres gravitaires comme le Berkey ou le British Berkefeld peuvent aussi être intéressants : ils ont donné de très bons résultats en laboratoire sur les PFAS, mais n’ont pas à ce jour de certification officielle spécifique à ces polluants (NSF P473).
- Enfin, dans les zones où l’eau est déjà de bonne qualité microbiologique et chimique, un filtre céramique peut suffire, surtout combiné à du charbon actif, pour retenir bactéries, protozoaires et certaines particules.
Zoom sur Berkey et British Berkefeld
Quand on parle de système de filtration, Berkey figure parmi les marques les plus connues du marché. Que faut-il retenir de ce filtre américain et de son équivalent anglais, British Berkefeld (qui est en fait né avant Berkey !) ?
Le filtre à eau Berkey
Le filtre Berkey présente de nombreux avantages :
- Une filtration multi-étapes : charbon actif + autres médias (dont résine échangeuse d’ions), qui lui confère une efficacité sur le chlore, les métaux lourds, les pesticides, certains PFAS, les bactéries, et les protozoaires.
- Une grande capacité : idéale pour les familles ou les lieux sans accès constant à l’eau potable.
- Ne nécessite pas d’électricité : il fonctionne par gravité est donc utilisable en camping, dans les zones isolées ou en cas de coupure de courant.
- Sa durabilité : les éléments filtrants Black Berkey peuvent filtrer environ 22 700 L par paire avant remplacement, soit plusieurs années d’usage domestique (environ 5 ans)
- Ses résultats contre les PFAS : certains tests (menés par EWG, et d’autres laboratoires indépendants) ont montré 100 % d’élimination pour PFOA/PFOS dans des conditions de test spécifiques.
- Sa polyvalence : il peut traiter l’eau du robinet, l’eau de pluie, et même l’eau de rivière (si elle est claire et sans contamination chimique extrême).
En revanche, côté inconvénients :
- Pas de certification officielle NSF/ANSI, même si des tests indépendants existent.
- Opacité sur la composition exacte du média filtrant
- Performance PFAS non garantie sur la durée, en raison notamment de l’absence de certification P473 et de données limitées sur l’élimination des PFAS à chaîne courte.
- Débit lent : la filtration par gravité prend du temps (surtout quand les filtres commencent à se colmater). Néanmoins compensé par la grande capacité des cuves !
- Encombrement : cette cuve en inox volumineuse prend de la place sur le plan de travail.
- Prix élevé à l’achat (250–400 € selon modèle), même si la longévité des filtres compense partiellement.
- Maintenance : ce système nécessite un nettoyage régulier des cuves et un “priming” (amorçage) des filtres un peu technique au début.
Le filtre à eau British Berkefeld
Voyons maintenant les performances de son équivalent anglais, la marque British Berkefeld, en réalité et précurseur et aux résultats équivalents !
Les avantages du filtre British Berkefeld :
- Technologie éprouvée : filtre céramique avec charbon actif intégré et média pour réduire les métaux lourds, qui est efficace contre les bactéries, les protozoaires, le chlore, le plomb, certains pesticides et les composés organiques volatils
- Contrairement à Berkey, British Berkefeld dispose de ertifications officielles NSF/ANSI, pour le modèle Ultra Sterasyl : NSF/ANSI 42 (goût, odeur, chlore), NSF/ANSI 53 (contaminants sanitaires comme le plomb), NSF/ANSI 401 (micropolluants émergents : certains médicaments, pesticides, microplastiques), NSF/ANSI 372 (faible teneur en plomb des matériaux)
- Performance prouvée par des tests indépendants : efficacité élevée sur le plomb, pesticides, bactéries, microplastiques.
- Pas d’électricité nécessaire, comme Berkey
- Durabilité, comme Berkey
- Entretien simple : nettoyage mécanique de la céramique pour restaurer le débit.
- Polyvalence, comme Berkey.
Inconvénients du British Berkefeld :
- Pas de certification PFAS (NSF P473): son efficacité est possible sur certains PFAS, mais non testée officiellement pour ces polluants.
- Moins performant que l’osmose inverse sur les contaminants dissous (nitrates, fluor, certains PFAS, arsenic).
- Débit lent, comme Berkey (compensé néanmoins par la grande capacité des cuves)
- Capacité limitée selon modèle : moins volumineux que certains Berkey, mais il nécessite des remplissages plus fréquents en usage familial intensif.
- Prix moyen à élevé : 200–350 € selon modèle et nombre d’éléments filtrants, mais compensé par la longévité (comme Berkey).
Pour compléter, un test récent (juillet 2025) montre que parmi les filtres gravitaires, British Berkefeld obtient de meilleurs scores que Berkey, grâce à une réduction plus importante des contaminants, ses certifications officielles, sa facilité d’installation et sa maintenance. À noter que ce test a bien été réalisé en laboratoire, mais sur une quantité d’eau assez faible et ne vaut pas pour certification 🙂
Fun fact : Berkey et British Berkefeld sont des systèmes tout à fait similaires, si bien que l’on peut combiner leurs filtres et contenants ! Et pour info, les filtres Berkey (à installer dans la cuve) ne sont plus disponibles à la vente : vous pouvez néanmoins opter pour des filtres British Berksfeld donc, mais également pour des filtres Bouroux ou Doulton, qui sont 100% compatibles 🙂

Et les bouteilles en plastique ?
Face à la complexité de la filtration de l’eau du robinet, on peut être tenté d’opter pour des bouteilles en plastique. Toutefois, ce n’est pas si simple !
En effet, les bouteilles en plastique contiennent des microplastiques & nanoplastiques, parfois à des niveaux élevés. Selon une enquête de l’Office français de la biodiversité (OFB), des taux “incommensurables” de microplastiques ont été mesurés dans certaines eaux minérales Nestlé (Contrex, Hépar), posant de sérieux doutes sur l’image de pureté associée à l’eau en bouteille :s
De plus, certaines substances comme le bisphénol A (pour certains bouchons) ou les phtalates, qui sont des perturbateurs endocriniens, peuvent migrer dans l’eau, surtout si vous laissez votre bouteille au soleil. Quant aux nouveaux bisphénols (comme le bisphénol S), ils ne sont pas forcément plus sûrs : le bisphénol S et le bisphénol F sont considérés comme des perturbateurs endocriniens !
Sans parler, bien sûr, de l’impact environnemental engendré par la production et le transport des ces bouteilles, en plus des déchets générés (même recyclées, les bouteilles ont un coût énergétique élevé).
Ainsi, si vous avez vraiment besoin d’eau embouteillée, privilégier les bouteilles en verre ou, à défaut, les bouteilles PET récentes et conservées au frais, à l’abri de la lumière.
On espère que vous y voyez maintenant un peu plus clair concernant le choix de votre filtre à eau ! Il s’agit d’un sujet vaste et complexe et on essayé de vous apporter une information aussi factuelle que possible 🙂
Néanmoins, n’hésitez pas à compléter la lecture de cet article avec vos propres recherches, car les choses peuvent évoluer dans les prochains mois/années, dans la mesure où la lutte contre ces nouveaux polluants est toute récente, et on manque encore de recul.
Vous pouvez également demander aux marques de vous envoyer leurs résultats d’analyse et leurs certifications, pour vous assurer que les promesses énoncées sont véritables 🙂 Une chose est sûre : il vaut mieux filtrer votre eau, même avec une simple carafe filtrante (si possible en verre !), que de ne rien faire du tout, ou boire de l’eau en bouteille 😉
Si vous avez des questions ou des remarques, n’hésitez pas à nous en faire part dans l’espace Commentaires !
Les sources complémentaires
46 réflexions au sujet de “Quel filtre à eau choisir pour éviter les perturbateurs endocriniens ?”
Bonjour,
Pouvez-vous me conseiller sur une marque de carafe ou de cuve (de préférence) filtrante qui prend aussi en charge le calcaire et le chlore ? J’étais jusqu’à présent sur la carafe classique Brita avec filtre plastique mais je crois comprendre que ce n’est vraiment pas top tout ce plastique 🙁
Merci beaucoup
Coucou Véronique,
Effectivement plutôt privilégier une carafe en verre, et surtout bien changer les filtres régulièrement. Mais hélas te donner le nom d’une marque de carafe, il y en a tellement que je ne saurais te répondre.
L’idéal reste quand même pour nous, les filtres à eau, ou les systèmes comme Berkey!
A bientôt !
Bonjour,
Pourriez vous me donner votre avis sur les filtres à robinet tappwater ecopro smr ? Merci 🙂
Bonjour Stéphanie ! Je suis désolée, je ne connais pas ce robinet 🙂 Néanmoins, on vous donne dans l’article les critères sur lesquels vous appuyer pour faire le bon choix, notamment en choisissant un système de filtration ayant une certification spécifique aux PFAS (NSF P473), des études validées par des laboratoires indépendants (elles sont normalement disponibles sur les sites des marques et sinon, il est possible de les contacter pour les leur demander). Le coût d’installation et des éventuelles cartouches et la taille des particules filtrées sont également importantes 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène,
Que pensez des systèmes de filtration à la sortie du robinet ? ( ex OKO, Pureva, Purify waters etc… )
Je suis étonné que vous ne les citiez pas 🙂
Merci d’avance !
Constant
Coucou Constant ! Pour te répondre, on ne les a pas cités car les systèmes “sortie robinet” sont très variables en termes d’efficacité, notamment sur les PFAS. Certains peuvent en réduire une partie (surtout avec du charbon actif), mais tous ne se valent clairement pas, et les données sont parfois limitées.
Aujourd’hui, les technologies les plus efficaces pour les PFAS restent surtout l’osmose inverse et certains filtres à charbon actif type British Berksfeld 🙂
Et comme il existe énormément de marques qui se lancent, on a préféré donner des critères pour aider à trier plutôt que faire une liste exhaustive 🙂
Si ces marques t’intéressent, le mieux est effectivement de leur demander s’ils ont bien la certification NSF (type P473) et surtout des résultats de tests indépendants sur les PFAS. Bonne journée !
Belle journée !
Ok ! Je comprends 🙂 Je vais regarder ça. Merci Laurène !
Bonne journée !
Hello ! On emménage dans une nouvelle maison donc je suis résolue à filtrer mon eau ! Cependant, petite question bête : je me doute que je filtrage de l’eau est essentielle quand elle est bu (par ailleurs, j’utilise au quotidien la gourde OKO qui est géniale) mais quand est-il pour l’eau utilisée pour rincer nos légumes, cuire les pâtes, se brosser les dents ? Pouvez-vous m’aiguiller ? Merci ! 🙂
Coucou Julia ! Ce n’est pas une question bête, je te rassure ! Et non, ce n’est pas la peine d’utiliser l’eau filtrée pour cela, c’est surtout pour l’eau que l’on boit 🙂 Bonne journée !
Bonjour
Est ce que vous auriez un avis pour les filtre Purificateur d’eau Doulton hip sous évier avec cartouche ultracarb et robinet eau pure certifié NSF vendu par Leroy merlin ?
https://www.leroymerlin.fr/produits/purificateur-eau-doulton-hip-sous-evier-avec-cartouche-ultracarb-et-robinet-eau-pure-certifie-nsf-85471160.html
Merci beaucoup
Hello Caroline ! Je ne connais pas ce filtre, mais en regardant un petit peu, il semble que la cartouche simple Ultra Carb ne filtre pas les PFAS et qu’il faille ajouter une cartouche spécifique PFAS à ajouter dans les systèmes DUO ou TRIO pour cibler ces molécules. Par ailleurs, la cartouche doit être changée souvent (environ 6 mois) sinon l’efficacité chute. Personnellement, je préfère les filtres Berkey ou British Berksfeld 🙂 Bonne journée !
Bonjour
Je suis en train de regarder les filtres sous évier, avez vous un avis sur Propre turquoise de la vie ? Je me noie actuellement dans les infos. Mon objectif est de réduire les perturbateurs endocriniens, notre eau étant déjà très bien niveau score potable global. Mais cela ne suffit pas j’imagine. Merci pour toutes ces recherches !
Coucou Agnès ! Non, je suis navrée, je ne connais pas 🙂 Je comprends, c’est parfois difficile de s’y retrouver : c’est la raison pour laquelle on te recommande de demander directement aux marques si elles ont bien les certifications anti-PFAS mentionnées dans l’article + des analyses indépendantes de l’eau filtrée grâce à leur dispositif 🙂 Personnellement, je trouve que les filtres Berkey ou British Berksfeld sont très bien ! Bonne journée !
Merci pour ta réponse ! Ils publient bien une analyse indépendante, mais ne veulent pour autant pas préciser le type de certifications par exemple… le marketing est vague et il n’y a pas tant d’articles ou de tests qui parlent de la marque. J’ai tjr peur que ça soit que du marketing. Pourtant ça a l’air bien. Cartouches recyclables, France etc… J’avais mal écrit c’est La Vie : filtre Opropre. Bonne journée et merci pour ton travail !
Coucou Agnès ! Mince, c’est embêtant et le manque de transparence peut être un red flag :s Et je te comprends, ce n’est pas simple de s’y retrouver ! On a essayé de vous donner des clés, des critères dans notre article + des recommandations, mais effectivement, d’une marque à l’autre, il faut parfois creuser un peu plus. Ce filtre a l’air bien, mais il est moins documenté pour l’instant, comparativement à British Berksfeld pour lequel on a plus de recul, des certifications et des études indépendantes par exemple 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
Connaissez-vous le système de filtration MyWater ? Qu’en pensez-vous ?
https://mywater.community/
Je vous remercie d’avance pour votre réponse !
Coucou Anna ! Sur le premier bilan d’analyse avant/après fourni par la marque, le filtre semble enlever les PFAS, mais attention, cela peut varier d’un échantillon testé à l’autre et il faudrait voir si la cartouche était neuve au moment du test, par exemple (les filtres perdent vite en efficacité.) De plus, le prélèvement a été fait par la marque, donc c’est petit peu moins « robuste » scientifiquement. Le mieux serait de te rapprocher de la marque, pour leur demander plus d »infos et de vérifier de ton côté si le filtre a bien les certifications PFAS mentionnées dans l’article, c’est toujours mieux 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène. Bravo pour votre post, j’en ai rarement vu d’aussi fouillés sur internet ! Les propositions abondent, il est impossible de les connaître toutes et vos recherches permettent déjà d’y voir plus clair. A propos de clarté, je l’adopte aussi : je suis la CEO de MyWater.community, la marque sur laquelle Anna vous a questionnée. (Mon nom est Béa Ercolini, vous me trouverez sur Instagram et Linkedin.) Je me permets de répondre… Les prélèvements dont nous publions les résultats n’ont pas été effectués par nous mais par des utilisateurs belges du système MyWater. Habitant dans des zones touchées par une pollution PFas, ils ont fait appel à un laboratoire indépendant, Eurofins, qui a testé l’eau avant et après traitement. Des analyses similaires ont été effectuées dans le Gers, résultats identiques, nous attendons les documents du laboratoire pour les poster sur le site. A ma connaissance, nous sommes les seuls à poster les documents émanants de laboratoires, les autres marques publiant des tableaux qu’ils ont remplis eux-mêmes. Enfin, la RTBf, la télévision belge, a fait effectuer des analyses avant et après MyWater pour un reportage, résultats identiques : plus de PFas détectables après. https://www.rtbf.be/article/quelle-eau-boire-notre-grand-test-entre-robinet-filtres-et-bouteilles-11553685?
Votre question quant à la nouveauté des filtres est ultra-pertinente. Le résultat varie fortement selon qu’ils sont neufs ou « chargés ». Raison pour laquelle nous ne vendons pas de machine mais proposons un service. Un abonnement mensuel tout compris (mais sans contrainte : vous arrêtez quand vous voulez) à 34€/mois. Il couvre l’usage, l’entretien, les filtres (oui, les filtres aussi) et leur entretien. On vous appelle quand il est temps de les changer, et on vient vous les remplacer. Zero charge mentale, et la certitude que les filtres sont toujours au top. Pour plus d’info : MyWater.community sur Instagram ou le site de mywater.community Excusez-moi d’avoir été si longue, le sujet est technique, vous l’avez constaté par vous-même 😉
Bonjour Béatrice ! Merci beaucoup pour cet éclairage, qui sera sûrement précieux pour les personnes qui nous lisent 🙂 C’est effectivement un sujet technique ! Bonne journée 🙂
Bonjour mzrci pour votre article, connaissez vous l’installation sur robinet Geyser ?
Qu’est ce qui est le plus adapté en terme d’installation pour se prémunir de ces polluants ?
Merci
Coucou Solène ! Il faut regarder s’ils ont bien les certifications PFAS mentionnées dans l’article, et leur demander des résultats d’études indépendantes en cas de doute 🙂 Normalement, le top du top sont les filtres à osmose inverse, mais les filtres Berkey ou British Berksfeld sont très bien aussi ! 🙂 Bonne journée !
Bonjour
Quand est il du filtre puure qui est nsf42/53 mais qui prétend filtrer les pfas aussi
Merci
Hello Cécile ! La norme F42 certifie que le filtre améliore le goût, l’odeur et l’aspect visuel de l’eau, et la norme NSF 53 atteste que le filtre réduit des substances ayant un impact sanitaire (plomb, mercure, etc.). Pour les PFAS, il faut rechercher NSF/ANSI 53 avec mention PFAS, ou la norme plus récente NSF/ANSI 401 (contaminants émergents) 🙂 Bonne journée !
Bonjour
Et comparé à purefilters ou phoenix gravity, c’est quoi le mieux svp?
Coucou Céline ! Le mieux est de regarder en fonction du modèle visé s’il rentre dans les critères : est-ce qu’il a bien une certification NSF P473 par exemple, est-ce qu’il a fait l’objet d’une étude indépendante, quel est le type de contaminant filtré et la taille des microns, et si le système d’installation + de cartouches te convient 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
qu’en est-il des carafes Brita? Sur leur site, ils indiquent que leurs carafes filtrent les PFAS et en faisant une recherche avec Mistral/Chat GPT, je trouve qu’elles répondent aux normes suivantes:
NSF/ANSI 42 : Réduction des contaminants organoleptiques (goût, odeur, chlore, etc.).
NSF/ANSI 53 : Réduction des contaminants ayant des effets sur la santé (comme le plomb).
NSF/ANSI 401 : Réduction des composés et contaminants émergents (comme certains résidus de médicaments ou perturbateurs endocriniens).
Dans l’article, vous recommandez par ex. ZeroWater mais je ne vois pas où les carafes zerowater pourraient avoir des certifications supplémentaires que les carafes Brita (par exemple) n’ont pas? Quelle est la différence ?
Merci!
Cécile
Coucou Cécile ! Pour te répondre, certaines cartouches Brita affichent les normes NSF/ANSI 42, 53 et 401, mais ces normes ne signifient pas automatiquement qu’elles éliminent tous les PFAS 🙂
– 42 = goût/odeur/chlore (donc pas de lien avec les PFAS)
– 53 = contaminants à impact sanitaire (peut inclure certains PFAS comme PFOA/PFOS si c’est explicitement mentionné)
– 401 = polluants émergents (mais ce n’est pas une garantie globale sur tous les PFAS)
Donc oui, certaines Brita peuvent réduire certains PFAS, surtout ceux à chaînes longues (PFOA/PFOS), mais l’efficacité dépend du modèle et de la technologie (principalement charbon actif).
En comparaison, mes systèmes comme ZeroWater utilisent en plus une résine échangeuse d’ions, technologie généralement plus performante pour abaisser fortement les PFAS 🙂
Enfin, la plupart des carafes Brita sont en plastique, et même si elles sont conformes aux normes de contact alimentaire, cela reste un point que certaines personnes souhaitent éviter, notamment si on veut éviter les polluants contenus dans les plastiques 🙂 Bonne journée !
Merci beaucoup, c’est plus clair pour moi 🙂
Bonjour Laurène,
merci beaucou pour ta réponse! C’est un peu plus clair pour moi.
Je viens de regarder à nouveau et mon coeur balance entre
– une carafe Brita EN VERRE mais qui apparemment est moins efficace que la ZeroWater concernant les PFAS
– une carafe ZeroWater avec une résine échangeuse d’ions (donc plus efficace pour les PFAS) mais ils n’existe que des modèles en plastique 🙁
Que me conseillez-vous?
Merci!
Cécile
Coucou Cécile ! Il est difficile de te répondre, effectivement, c’est un arbitrage à avoir :s Sinon, personnellement, j’ai un filtre Berkey que je trouve très bien 🙂 Bonne journée !
Bonjour,
A-t-on des retours fiables et sourcés de la marque à osmose inversé FILTRABIO svp ?
Merci
Coucou Mag ! Je te recommande d’échanger avec la marque directement, qui sera plus à même de te répondre 🙂 Bonne journée !
Bonjour. Nous avons emménagé dans une maison inhabité depuis 5 ans et dont la plomberie en cuivre a au moins 30ans. Nous n´avons pas pu faire testé l´eau, trop compliqué et cher. L´eau de ville est réputée de bonne qualité.
J´ai peur que la plomberie est été dégradé pendant la coupure d´eau de 5 ans. Quel type de filtrage vous me préconisez? Et est ce que j´ai raison de m´inquiéter? En attendant je fait boire de l´eau en bouteille à mes enfants et je frémis du tout le plastique que je mets dans leurs organismes, (et le miens, je suis en guérison d´un cancer)
Merci
Coucou Nadine ! Dans ce cas précis, on sort un peu du sujet des perturbateurs endocriniens “classiques” et il peut surtout y avoir un enjeu de relargage de métaux (cuivre, plomb si soudures anciennes) ou de stagnation.
Le plus pertinent, si c’est possible, reste vraiment de faire contrôler la tuyauterie par un plombier (état du cuivre, rinçage, éventuels points à risque). Certains laboratoires ou services d’eau proposent aussi des analyses ciblées 🙂
En attendant, utiliser de l’eau en bouteille pour les enfants est compréhensible, mais si ça t’angoisse côté plastique, une solution transitoire peut être un filtre certifié pour les métaux lourds (type charbon actif + résine), en gardant en tête que ça ne remplace pas un avis pro sur l’installation.
Je t’envoie en tout cas vraiment beaucoup de douceur et de soutien dans ce que tu traverses 🤍
Bonjour Laurène,
Auriez vous un avis sur les filtres en argile + charbon actif + argent colloïdal. Comme ceux de la marque Ecofiltro.
https://fr.ecofiltroeurope.com/products/ecofiltro-water-filter-20l-black?variant=47903226528089
Merci beaucoup.
Coucou Léa ! Pour te répondre, d’après le rapport disponible sur leur site, le test ponctuel réalisé montre une efficacité sur les PFAS à chaîne longue, mais qui est moindre sur les PFAS à chaîne courte ; de plus, les résultats diffèrent selon les 3 filtres testés, alors qu’ils sont censés présenter les mêmes performances puisqu’il s’agit du même modèle. Ainsi, c’est mieux que rien, mais si tu es dans une zone très exposée aux PFAS (et je crois que toute la France est concernée), il vaut mieux opter pour les filtres Berkey ou British Berkfield (qui sont certifiés) ou un filtre à osmose inverse. Bonne journée !
Bonjour,
Et les fontaines EVA ? Qu’en pensez-vous ?
Sophie
Bonjour Sophie ! Selon le rapport qu’ils ont publié sur leur site, les carafes Eva ne sont pas ultra performantes contre les PFAS, ni contre les métaux lourds. De plus, les modèles en plastique sont plutôt à éviter et les systèmes magnétiques n’ont pas prouvé leur efficacité 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène,
Avez vous un avis pour les filtres en terre de diatomée + charbon actif de ce genre :
https://aqwa.dk/products/aqwa-pure-vandfilter-til-vandhanen
Merci beaucoup !
Alice
Coucou Alice ! Non, je ne connais pas du tout, mais n’hésite pas à demander directement à la marque si le filtre élimine bien les PFAS, s’ils ont des rapports et des études indépendantes à te remettre 🙂 Bonne journée !
Et connaissez vous les fontaines à eau Melusine ? 🙂
Bonjour ! Je crois qu’il s’agit d’un système à osmose inverse ?
Bonjour, il existe des systèmes qui allient filtration, adoucissement naturelle et dynamisation de l’eau. Qu’en est-il ? Vous avez un retour d’expérience ? Je suis bien intéressée par celui proposé par BIOLISME. Merci pour votre retour !
Coucou Noémie ! Ce système de filtration semble moins performant que les systèmes à osmose inverse ou les systèmes comme Berkey ou British Berksfeld. Concernant Biolisme, on ne trouve pas d’études indépendantes qui prouvent que leur système retire bien les PFAS comme indiqué sur leur site, contrairement à British Berksfeld, par exemple. Si tu optes pour Biolisme, tu peux demander au fabricant : le rapport complet (laboratoire accrédité) sur PFAS pour ton modèle exact et les conditions de test (volume filtré, type d’eau d’entrée, quels composés PFAS testés) 🙂 Bonne journée !
Merci Laurène,
quid des perles/billes en céramique EM ?
merci.
Myrtille
Coucou Myrtille ! Les billes ne filtrent pas, à ma connaissance, les PFAS et sont plutôt utiles pour le calcaire 🙂 Bonne journée !