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Peut-on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule

Peut-on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule ?

Les idées clés

  • La majorité des pilules contraceptives bloquent l’ovulation, ce qui explique qu’en théorie, une grossesse est impossible avec ce mode de contraception.
  • Mais, en cas d’oubli de pilule, le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires peut reprendre et mener à une ovulation réussie !
  • Le risque de grossesse suite à un oubli de pilule est plus important en début et en fin de plaquette, car, en comptant les jours de pause (ou la prise de comprimés placebo), cela laisse plusieurs jours à l’axe cerveau/ovaires pour redémarrer.
  • Les oublis de pilule sont l’une des raisons pour lesquelles la pilule est efficace à seulement 93% en usage typique, c’est-à-dire dans la vraie vie.

Dès que l’on commence à prendre la pilule, on pense souvent « et si je l’oublie une fois ou deux, c’est grave ? » et la réponse est… comme souvent, ça dépend ! En réalité, oui, un seul oubli de pilule dans tout le cycle peut mener à une grossesse non désirée, en fonction du type de pilule et du moment de l’oubli.

Mais comment un seul oubli de pilule peut avoir de si lourdes conséquences, alors qu’il y a 21 (voire 28) autres comprimés à prendre dans un cycle sous pilule ? On vous explique concrètement pourquoi 🙂



fonctionnement pilule contraceptive

Comment la pilule contraceptive empêche une grossesse ?

Pour bien comprendre pourquoi l’oubli d’un seul comprimé peut déclencher une grossesse, il est essentiel de comprendre comment, concrètement, la pilule contraceptive fonctionne 🙂

La pilule contient des hormones de synthèse, des copies chimiques de nos propres hormones féminines, à savoir les oestrogènes et/ou la progestérone

Dans un cycle menstruel classique, les oestrogènes sont, si on schématise, les hormones de la première partie du cycle, la phase pré-ovulatoire (des règles à l’ovulation) et leur rôle est de préparer l’ovulation ; la progestérone, quant à elle, n’est sécrétée qu’en phase post-ovulatoire (de l’ovulation aux règles), en plus des oestrogènes, et l’un de ses rôles et de bloquer toute nouvelle ovulation, pour protéger l’éventuel embryon venant d’être créé (oui, même si on ne veut pas d’enfant, notre corps réagit ainsi tous les cycles !). 

Pour être tout à fait complet, il faut savoir que ces hormones, produites au niveau ovarien, répondent en fait aux hormones du cycle sécrétées par le cerveau, la FSH et la LH, qui stimulent les ovaires pour les faire ovuler. Et tout ce ballet hormonal se déroule selon une cascade et un timing précis pour permettre l’ovulation, le blocage d’une nouvelle ovulation et l’implantation d’un embryon, puis les règles à la fin quand le corps réalise qu’il n’y a pas d’embryon (le cerveau n’est alors plus bloqué par la progestérone et peut relancer une nouvelle ovulation !).

Sous pilule oestro-progestative, c’est-à-dire contenant des “faux” oestrogènes et de la “fausse progestérone”, cette orchestration est cassée, car on prend la même dose de ces hormones, version artificielle, tous les jours.

Résultat, le cerveau croit que le corps est déjà en phase post-ovulatoire (puisqu’il y a un haut niveau de progestérone, artificielle certes mais ça il ne le sait pas !), et il arrête de stimuler les ovaires. L’ovulation est donc bloquée, et les saignements que l’on observe sont de “fausses” règles, artificiellement créées par une fausse chute hormonale en fin de cycle, quand on arrête la plaquette ou qu’on prend des comprimés placebo, ou vides si vous préférez (les derniers de la plaquette) C’est la raison pour laquelle le « cycle » sous pilule est régulier ! Mais vous l’avez compris, les saignements observés pendant la semaine de pause (ou de prise de comprimés placebos) ne sont pas des vraies règles (puisqu’il n’y a pas d’ovulation sous pilule), mais un saignement de privation.

hormones féminines cycle menstruel classique
hormones féminines sous pilule

Attention, petite nuance ici : ce sont surtout les pilules combinées (qui contiennent des oestrogènes et de la progestérone de synthèse) et les pilules progestatives contenant du désogestrel (un type de progestatif, que l’on trouve dans la pilule Cérazette et ses équivalents) qui bloquent l’ovulation.

En revanche, les pilules progestatives à base de lévonorgestrel ou de noréthistérone (d’autres progestatifs que l’on trouve dans les pilules d’ancienne génération, type Microval) ne bloquent pas systématiquement l’ovulation, mais agissent surtout en modifiant la glaire cervicale et l’endomètre. Elles compromettent ainsi les chances de fécondation et de nidation, au cas où une ovulation aurait pu avoir lieu en amont.

Les pilules combinées et progestatives de 3e génération ont aussi cet effet sur la glaire et l’endomètre, mais en plus, elles bloquent carrément le cycle.

La pilule est souvent présentée comme l’un des moyens de contraception les plus sûrs : si son taux de fiabilité théorique est effectivement de 99,7%, dans la vraie vie, son taux de fiabilité est plutôt de 93% en usage typique, c’est-à-dire avec les oublis, erreurs ou prises irrégulières. Ce taux de 93% signifie que sur 100 femmes ayant utilisé la pilule comme moyen de contraception, 7 sont tombées enceintes durant l’année écoulée.


Pourquoi un seul oubli de pilule contraceptive peut permettre une grossesse

Pourquoi un seul oubli de pilule contraceptive peut permettre une grossesse ?

On l’a dit, sous pilule, le cycle menstruel est en pause, mis en sommeil, le corps est bloqué dans une fausse phase post ovulatoire, voire si vous préférez dans un faux état de grossesse, vu la quantité d’hormones apportées… Mais un seul oubli de pilule peut, dans certains cas, relancer une ovulation ! En effet, en cas d’oubli, le taux d’hormones synthétiques présentes dans le sang chute rapidement, ce qui peut permettre à l’axe cerveau – ovaires de redémarrer et donc préparer une ovulation dans les jours qui suivent.

Ainsi, un risque de grossesse existe si un rapport sexuel non protégé a eu lieu dans les jours qui précèdent cet éventuel retour de l’ovulation, c’est-à-dire la fenêtre de fertilité (qui s’ouvre environ 5 jours avant l’ovulation, les spermatozoïdes pouvant survivre cette durée là, grâce à la glaire cervicale, et jusqu’au lendemain, car l’ovule a une durée de vie de 12 à 24 heures).

En effet, même si l’un des modes d’action de la pilule est d’épaissir la glaire cervicale, par l’action des progestatifs, et donc de la rendre imperméable aux spermatos, lors d’un oubli, la chute hormonale peut suffire à réactiver le cerveau et donc les ovaires, et donc la production de glaire. Elle peut alors redevenir suffisamment qualitative pour permettre la survie de spermatos (même si la pilule est reprise dès le lendemain de l’oubli, car les spermatos peuvent déjà être en train d’attendre dans cette glaire, au niveau du col de l’utérus, que l’ovulation redémarre !). 

Cela est différent de l’arrêt total de pilule, qui lui demande un redémarrage total du cycle menstruel, le corps ne recevant plus du tout d’hormones de synthèse. C’est un peu comme mettre la voiture au garage, moteur coupé, après l’avoir laissée garée mais allumée au point mort pendant des mois. 

Quand on arrête une contraception hormonale, le cerveau doit donc relancer le cycle menstruel (aka rallumer le moteur et relancer la batterie), et l’ovulation à partir de rien : le cerveau doit se remettre à produire de la LH et de la FSH, les ovaires doivent répondre… Et cela peut prendre du temps !

En revanche, en cas d’oubli isolé, surtout chez une femme qui ovulait normalement avant de prendre la pilule, le cerveau n’est pas totalement « à zéro » (la voiture est garée moteur allumé, car alimentée par de “fausses” hormones): l’axe hormonal peut redémarrer plus vite, le cervreau peut envoyer un petit “coup de LH” très rapiment, comme si la machine n’était pas totalement arrêtée et qu’il suffisait juste d’un petit relâchement pour qu’elle reparte vite. C’est ce qui explique que même un seul oubli peut suffire à ovuler.

Plus précisément, ce risque de reprise de l’ovulation dépend de deux choses : le type de pilule utilisé et le moment du « cycle » auquel la pilule a été oubliée !

En effet, chaque type de pilule présente une tolérance différente à l’oubli :

  • Pilule oestro-progestative ou progestative type Cerazette / Désogestrel : on considère que la pilule a été oubliée si elle a été prise plus de 12 heures après l’heure habituelle. Ainsi, si vous avez l’habitude de la prendre à 21h, vous avez jusqu’à 9h le lendemain matin pour la prendre en restant dans les temps.
  • Pilule microprogestative : ce type de pilule est plus exigeant, puisqu’il faut la prendre à heure fixe, avec un delta de seulement 3 heures. Ainsi, si vous prenez habituellement votre pilule à 21 heures, vous devez la prendre au plus tard à minuit.

Le risque de grossesse après un oubli dépend également du moment du « cycle » (ou plutôt du moment où vous en êtes dans votre plaquette) :

  • La première semaine : cette période est celle qui est la plus à risque de grossesse. En effet, compte tenu du fait que vous avez très probablement fait une pause de 7 jours auparavant, cela laisse au cerveau le temps de relancer une ovulation. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines pilules proposent des comprimés placebo (21 comprimés actifs + 7 placebos), pour ne pas perdre l’habitude de prise quotidienne et éviter les oublis à la reprise.
  • Deuxième semaine : le risque est plus faible, car l’organisme est encore sous l’effet contraceptif fort des jours précédents, mais il n’est pas nul. En cas d’oubli, on peut quand même avoir une reprise de l’activité ovarienne !
  • Troisième semaine : en théorie, le risque est limité car l’ovulation est bien bloquée… sauf si on oublie une pilule juste avant la pause (ou qu’on oublie la dernière pilule), ce qui peut faire enchaîner plus de 7 jours sans hormones (oubli + pause), et là, danger : l’ovulation peut se relancer.
  • Quatrième semaine (pause ou prise des comprimés placebo) : a priori pas de danger, si vous pensez bien à recommencer votre plaquette dans les temps ! Mais si un oubli a eu lieu juste avant ou juste après cette phase, le risque peut exister.

Les “règles” sous pilule, la raison de sa moindre fiabilité ?

A l’origine, la pilule devait être prise en continu, sans comprimés placebo, et bloquer totalement les règles (normal, quand on n’ovule pas, on n’a pas de règles). Mais pour rassurer les femmes et faire en sorte que le cycle sous pilule ressemble à un cycle naturel, ses créateurs ont mis en place la semaine placebo pour créer une fausse chute hormonale et donc un détachement de l’endomètre, se faisant passer pour des règles (que l’on appelle en réalité “hémorragie de privation”). . 

Sauf que vous l’avez compris, c’est notamment cette semaine d’arrêt qui rend la pilule moins robuste, qui crée une sorte de fenêtre de vulnérabilité ! Une pilule prise en continu, sans saignement, sera plus fiable car on ne laisse alors pas le temps à l’ovaire de relancer une activité, il est constamment sous contrôle.


que faire oubli pilule

Que faire en cas d’oubli de pilule contraceptive ?

Si vous avez oublié votre pilule, la conduite à tenir ensuite dépend également de ces 2 facteurs : l’ampleur du retard + le moment de votre plaquette.

Combien d’heures de retard ?

  • Si votre oubli est de moins de 12h (pilule combinée ou progestatif au désogestrel)) ou de moins de 3h (pilule progestative ancienne génération) : vous êtes encore protégée. Prenez le comprimé oublié dès que possible, même si ça fait deux comprimés d’un coup dans la journée.
  • Si votre oubli est de plus de 12h ou de 3h (selon votre pilule) : une perte d’efficacité contraceptive est possible !

À quel moment de la plaquette a lieu l’oubli ?

Semaine 1 (jours 1 à 7) : comme expliqué précédemment, le risque est plus important si l’oubli a lieu à ce moment-là. Dans ce cas :

  • Prenez le comprimé oublié dès que possible et continuer la plaquette normalement
  • Utilisez un préservatif pendant 7 jours
  • La pilule du lendemain (ou contraception d’urgence) est envisageable si vous avez eu un rapport sexuel non protégé dans les 5 jours qui précèdent l’oubli, car elle décale l’ovulation. En revanche, si vous avez pris EllaOne, sachez qu’elle peut amoindrir l’efficacité de la prise de pilule sur le reste de la plaquette. C’est la raison pour les autorités de santé recommandent d’utiliser un préservatif en parallèle.

Semaine 2 (jours 8 à 14) : le risque modéré, si la plaquette a été bien suivie jusque-là, mais il n’est pas nul pour autant !

  • Prenez le comprimé oublié, et continuez normalement votre plaquette
  • Préservatif pendant 7 jours par précaution

Semaine 3 (jours 15 à 21) : le risque est surtout lié à la pause ou la prise de comprimés placebo pendant 7 jours. Ici, deux options sont possibles :

  • Option 1 : vous prenez le comprimé oublié, finissez votre plaquette, et enchaînez directement avec la suivante (sans pause)
  • Option 2 : vous arrêtez tout de suite la plaquette (si vous êtes à quelques jours de la fin), vous faites une pause de 7 jours maximum (ou prenez les comprimés placebo), puis vous recommencez une nouvelle plaquette.

Attention, toutes ces infos sont données à titre indicatif : référez-vous à la notice de votre pilule et demandez toujours conseil à votre médecin (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme) ou votre pharmacien en cas de doute !


enceinte sous pilule

Comment savoir si on est enceinte sous pilule contraceptive ?

Il peut être assez délicat de savoir si on est enceinte avec un seul oubli de pilule, car la pilule crée un simulacre de cycle régulier, avec des saignements que l’on peut prendre pour des règles : or, dans la mesure où ce ne sont pas des règles naturelles liées à l’ovulation, leur présence ou leur absence ne dit rien sur l’éventualité d’une grossesse !

En théorie non, on ne peut pas avoir ses règles sous pilules en étant enceinte, puisque la grossesse empêche normalement l’apparition des hémorragies de privation provoquées par la chute du taux d’hormones de synthèse lors de la semaine de pause / de placebo. En effet, si une grossesse a démarré, les hormones naturelles (surtout la progestérone) sont au taquet, et leur rôle est notamment de stabiliser la muqueuse utérine : l’endomètre ne se détache plus, et donc les “fausses règles” disparaissent. Ainsi, théoriquement, une grossesse ne peut pas cohabiter avec les saignements de privation liés à la pilule. 

Néanmoins, on peut tout à fait avoir un saignement de privation en étant enceinte sous pilule, car l’endomètre peut encore réagir au retrait des hormones de synthèse (surtout en tout début de grossesse). De plus, les effets secondaires de la pilule et les symptômes d’un début de grossesse (maux de ventre, fatigue, troubles digestifs, etc.) peuvent être similaires ! Notre article sur les signes précoces de grossesse peut vous aider à aller plus loin 🙂

En revanche, le fait d’avoir un saignement en fin de plaquette ne garantit pas à 100 % qu’on n’est pas enceinte. Certaines femmes enceintes peuvent présenter de petits saignements de début de grossesse (implantation, col fragilisé, petits décollements) qui peuvent être confondus avec les “fausses règles” de la pilule. Cela peut donner une fausse impression de sécurité et retarder le diagnostic de grossesse !

Enfin, on peut aussi ne plus avoir ses règles sous pilule sans être enceinte, notamment si la muqueuse utérine est trop fine, si on a enchaîné plusieurs plaquettes, si on prend une pilule en continu, ou encore en cas d’oubli, de stress, de changement de pilule…

Ainsi, en cas de doute, d’oubli + de rapport sexuel non protégé, on vous recommande de faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport à risque, même si vous avez bien repris votre pilule contraceptive avec l’oubli.


spotting oubli pilule

Oubli de pilule et spottings

Dans un cycle menstruel au naturel, lorsque l’ovulation n’est pas suivie d’une fécondation, la chute hormonale (celle de la progestérone notamment) provoque le détachement de la muqueuse utérine (aussi appelée endomètre), sous forme de règles.

Parfois, dans les jours qui précèdent, l’endomètre commence à se désagréger par endroits, ce qui peut provoquer des petits saignements avant les règles proprement dites, souvent marrons ou rosés, parfois rouges : on parle alors de spottings prémenstruels.

La pilule (qu’elle soit œstroprogestative ou progestative seule) quant à elle stabilise la muqueuse utérine grâce à un apport continu d’hormones de synthèse. C’est l’arrêt de la prise de pilule qui provoque le détachement de l’endomètre en fin de plaquette ! D’où le terme d' »hémorragie de privation » pour les saignements qui apparaissent entre deux plaquettes.

Or, quand vous oubliez un ou plusieurs comprimés, le taux d’hormones chute brutalement également, et votre corps peut croire que c’est le moment d’évacuer l’endomètre !

Ces spottings ne sont pas forcément le signe d’un souci donc, mais ils sont tout de même à surveiller, surtout s’ils ont lieu après un oubli durant la première ou la dernière semaine de la plaquette : en effet, ils peuvent signaler une chute hormonale suffisante pour permettre de relancer une ovulation !


éviter oublier sa pilule

Comment éviter d’oublier de prendre la pilule ?

Maintenant que vous avez compris qu’un seul oubli de pilule peut compromettre tous vos efforts de contraception, vous vous demandez comment faire pour ne pas oublier cette satanée pilule ?!

Pour vous aider, n’hésitez à vous mettre des rappels sur votre téléphone, et à l’installer dans votre routine du matin ou du soir pour bien la prendre à heure fixe.

Si cette prise quotidienne est vraiment prise de tête et/ou que vous l’oubliez souvent, il peut être intéressant de vous poser la question de changer de contraception ! Pour info, voici les taux de fiabilité pratiques (dans la vie réelle) d’autres moyens de contraception :

  • Contraception hormonale : implant (99,9%) ou stérilet hormonal (99,8%). Leur efficacité est importante, car il s’agit de dispositifs que vous gardez en vous plusieurs années, sans avoir à vous en occuper (mais il faut être à l’aise avec cette idée d’avoir un corps étranger dans le corps).
  • Contraception non hormonale : stérilet au cuivre (99,2%, qui est, là encore, un corps étranger) ou la symptothermie (98,2%).

Si vous avez sûrement déjà entendu parler du stérilet et de l’implant, la symptothermie est peut-être plus floue pour vous ? Pour faire simple, la symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui s’appuie sur les signaux de fertilité (glaire cervicale + température) pour déterminer la date de l’ovulation. À partir de là, on sait qu’on évite tous rapports sexuels non protégés pendant sa fenêtre de fertilité (qui dure environ 6-7 jours par cycle, alors que oui, on s’oblige à prendre la pilule au moins 21 jours par mois)).

On ne va pas vous mentir, cette observation quotidienne peut ne pas vous convenir si vous avez vraiment du mal à être rigoureuse (cf les oublis de pilule), mais pour confirmer l’ovulation, il faut surtout être attentive et sérieuse une dizaine de jours environ, pendant votre fenêtre de fertilité. Mais ensuite, une fois l’ovulation confirmée, vous pouvez oublier toute observation jusqu’à vos prochaines règles, puisque vous êtes infertile de l’ovulation jusqu’aux menstruations suivantes !

Attention, néanmoins : si la symptothermie est une méthode de contraception naturelle aussi fiable (98,2% en usage pratique on le rappelle, contre 93% pour la pilule), une formation sérieuse est OBLIGATOIRE pour bien comprendre les règles, observer correctement, interpréter les signes, et les intégrer au quotidien.

C’est comme pour le permis de conduire : vous devez prendre des cours de conduite pour apprendre à manier le volant, lire les panneaux, et prendre des décisions en autonomie, avant de pouvoir filer sur l’autoroute en toute sécurité 🙂

Alors que (si vous me permettez de continuer les métaphores douteuses), avec la pilule, c’est un peu comme si vous mettiez tous les jours un imperméable sans tenir compte de la météo, même sous 35 degrés… avec le risque d’avoir un seul petit trou sur le haut du crâne et de vous retrouver trempée un jour d’orage !).

Trêve de métaphore, si vous souhaitez vous former à la symptothermie, le Serenity Club est là pour vous !


questions fréguentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Voici notre réponse à cette question hyper intéressante « peut on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule ? » ! Vous l’avez compris, un seul oubli peut permettre à notre système reproducteur de relancer une ovulation, compte tenu du timing et de la pilule que vous prenez. Incroyable, non ?

L’idée de cet article n’est pas de vous faire peur en vous disant que la pilule n’est pas fiable, mais plutôt de vous permettre de comprendre ce qui se joue dans votre corps en cas d’oubli. Ainsi, vous avez toutes les cartes en main et pouvez être davantage souveraine de votre contraception, en sachant précisément ce que cela implique et comment réagir. Et cela, c’est précieux ! Bien sûr, on le répète, en cas d’oubli et si cela vous stresse, le mieux est de faire le point avec votre médecin ou votre pharmacien, afin d’ajuster la suite des événements (pilule du lendemain, préservatif, test de grossesse… ou rien de tout ça, en fonction de votre cas !).

Et bien sûr, la pilule n’est pas votre seule option contraceptive ! On espère en tout cas que cet article vous sera utile (ou pas, car on sait le stress que peut générer un oubli de pilule !) et qu’il vous permettra d’y voir plus clair 🙂 Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans l’espace commentaires !

2 réflexions au sujet de “Peut-on tomber enceinte avec un seul oubli de pilule ?”

  1. Bonjour,

    Un oubli de 6h d optimizette au 15 ème jour de la plaquette peut il être suffisant pour tomber enceinte?
    Il y a eu un rapport le jour même de l oubli.
    Mais si l ovulation se déclenche au bout de 7 jours après l’oubli. In ne devrait pas y avoir de risque?
    Est il nécessaire de prendre une contraception d ‘urgence?
    Ma situation. Personnelle ne me permet pas d avoir un enfant car je n ai pas encore de situation stable pour pouvoir l ‘assumer financièrement.

    Répondre
    • Coucou ! Normalement, la pilule Optimizette tolère un retard de 12 heures et un retard de 6 heures ne devrait pas permettre à l’ovulation de reprendre 🙂 Sur la suite de ta plaquette, il vaut peut-être mieux avoir des rapports protégés avec un préservatif et si jamais tu as un doute, faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport à risque 🙂 Je ne pense pas qu’une contraception d’urgence soit nécessaire, mais n’hésite pas à confirmer cela avec ton médecin ou ton pharmacien 🙂 Je t’envoie toutes mes bonnes ondes !

      Répondre

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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