Les idées clés
- Après l’accouchement, l’ovulation peut revenir assez vite, à partir de 3 semaines après l’accouchement si on n’allaite pas. L’allaitement peut en revanche décaler le retour de l’ovulation de quelques semaines, voire de plusieurs mois !
- Après l’accouchement, une femme est fertile dans les 3 semaines qui précèdent son retour de couches.
- Il existe tout un panel de contraceptions possibles après la naissance, qu’elles soient hormonales (pilules, patch, DIU, anneau vaginal) ou non (DIU au cuivre, préservatif, MAMA, symptothermie, etc.).
- Certaines méthodes de contraception sont en revanche déconseillées tout de suite après l’accouchement en cas d’allaitement, comme les pilules oestroprogestatives.
- Certaines méthodes de contraception après accouchement sont utilisables tout de suite (comme le préservatif, qui en plus, protège des infections sexuellement transmissibles), quand d’autres ne sont recommandées que dans un certain délai (de minimum 3 semaines).
Une fois qu’on a réussi la prouesse de mettre un bébé au monde, on est généralement soumises à deux discours un peu contradictoires : reprendre les rapports ASAP (alors qu’on a parfois juste envie d’entrer au couvent !), mais surtout pas sans contraception (on ne voudrait surtout pas enchaîner les grossesses, n’est-ce pas ?).
En réalité, si on souhaite vraiment éviter une seconde grossesse consécutive, il est important de penser à sa contraception après l’accouchement et de prendre le temps de considérer toutes les options qui s’offrent aux jeunes mamans. Car oui, vous n’êtes pas forcément obligée d’opter pour la pilule ! Il existe plusieurs méthodes de contraception adaptées au post partum, qu’elles contiennent des hormones de synthèse ou non, allant du préservatif au stérilet, en passant par la méthode MAMA et la symptothermie (oui, spoiler, c’est possible !).
Néanmoins, bien sûr, ce choix de contraception est tout de même un tout peu moins large en post partum et certaines précautions sont à observer après l’accouchement, notamment si vous allaitez 🙂
🎧🎞 En complément de cet article, n’hésitez à pas écouter ou visionner notre épisode de podcast consacré à la contraception en post partum !
L'article, en bref
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Quand reprendre une contraception après l’accouchement ?
La plupart des jeunes mamans pensent qu’elles ne sont pas fertiles tant que leurs règles ne sont pas de retour et qu’elles ne peuvent pas retomber enceintes avant leur retour de couches : sauf que ! Pour qu’il y ait des règles, il faut qu’il y ait eu une ovulation en amont : cela signifie qu’on peut être potentiellement fertile jusqu’à 3 semaines avant son retour de couches :2 semaines environ entre l’ovulation et les premières règles post accouchement, et 5-6 jours avant cette première ovulation réussie (car un spermatozoïde peut rester en vie jusqu’à 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale). Il ne faut donc pas attendre le retour des règles pour se considérer comme à nouveau fertile !
Le timing de la reprise de l’ovulation dépend bien sûr de chaque femme en post partumet selon la Haute autorité de santé, elle peut survenir dès 3 semaines. Ensuite, le délai est grandement influencé par l’allaitement, puisque la prolactine empêche ou du moins entrave l’ovulation après l’accouchement !
Chez une maman qui n’allaite pas, l’ovulation peut reprendre 3 semaines après l’accouchement
Chez une maman qui allaite au sein, l’ovulation est généralement retardée de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois. Toutefois, rien n’est garanti et l’ovulation peut faire son grand come-back à tout moment !
On peut donc potentiellement tomber enceinte assez vite après la naissance de son bébé, d’où la nécessité de réfléchir à une méthode contraceptive post accouchement.
Petit point sur le taux de fiabilité d’un moyen de contraception
Quand on ne veut pas avoir un enfant, le critère numéro 1 est bien sûr la fiabilité du moyen de contraception choisi.
Il faut savoir que ce taux de fiabilité est calculé selon l’indice de Pearl : cet indice, sur 100, indique le nombre de grossesses qui ont été observées sur l’année par les femmes utilisant le dit moyen de contraception. Ainsi, un indice de Pearl de 99% signifie que sur 100 femmes, seule 1 est tombée enceinte en utilisant ce moyen de contraception durant l’année écoulée.
Ensuite, cet indice de Pearl est sous-découpé en deux taux de fiabilité distincts :
Le taux de fiabilité théorique : il s’appuie sur l’application du moyen de contraception dans des conditions parfaites de laboratoire.
Le taux de fiabilité pratique : il s’agit du taux de fiabilité de la « vraie » vie, en tenant compte des erreurs, des oublis et des circonstances particulières. C’est ce qui explique que le taux de fiabilité pratique est souvent moins élevé que le taux de fiabilité théorique !
Cette précision étant faite, on peut maintenant dérouler la palette des moyens de contraception qui s’offrent à vous si vous venez d’accoucher 🙂 Pour info, on parlera toujours du taux de fiabilité pratique, puisque c’est celui qui nous intéresse le plus !
Contraception après accouchement : quelles options ?
Il n’est pas rare que les mamans ressortent de la maternité avec une prescription de pilule : cela étant, il existe donc tout un panel de méthodes de contraception possibles après l’accouchement 🙂

Contraception hormonale après l’accouchement : ce qu’il faut savoir
Pilules combinées (et autres méthodes oestro-progestatives)
Côté pilule, il est possible de recourir aux pilules combinées (qui contiennent à la fois des oestrogènes et de la progestérone de synthèse) après l’accouchement, mais sous certaines conditions : le risque de thrombose est également augmenté en post-partum, ce qui est une contre-indication à la pilule combinée.
Si vous allaitez au sein : les contraceptifs œstro-progestatifs sont contre-indiqués avant 6 semaines post-partum, puis déconseillés jusqu’à 6 mois en cas d’allaitement exclusif.
Si vous n’allaitez pas : vous pouvez commencer votre pilule combinée à partir de 42 jours après l’accouchement (soit environ 6 semaines). En effet, les autorités de santé préfèrent recommander ce délai, car comme dit plus haut, le risque de problèmes cardiovasculaires (notamment de thrombose) est majoré après l’accouchement. Néanmoins, ce délai peut passer à 21 jours, si votre médecin estime que vous ne présentez pas de risque : donc discutez-en avec votre sage femme ou votre gynécologue 🙂
Outre la pilule, d’autres moyens de contraception fonctionnent sur le même principe, en délivrant à la fois des oestrogènes et de la progestérone de synthèse, tels que le patch et l’anneau vaginal, qui répondent aux mêmes contraintes de délai d’utilisation, en cas d’allaitement notamment et contre-indications.
Le patch contraceptif est un petit timbre adhésif carré d’environ 5 cm de côté qui se colle sur la peau. Il contient des oestrogènes et de la progestérone de synthèse, qui sont libérés progressivement à travers la peau et passent dans la circulation sanguine. Il bloque l’ovulation, épaissit la glaire cervicale et altère la paroi de l’endomètre pour rendre l’implantation d’un embryon plus difficile. Le principe est d’appliquer un nouveau patch toutes les semaines (sur le ventre, les fesses, le haut du bras ou du dos), pendant 3 semaines consécutives, et respecter une semaine de pause avant de reprendre.
L’anneau vaginal, quant à lui, est un anneau souple et transparent, qu’on vient mettre au fond de son vagin, comme un tampon et qui y reste pendant 3 semaines consécutives. On le retire pendant 7 jours, avant d’en remettre un autre, pour 3 semaines. Il a moins d’impact sur la charge mentale que la pilule et le patch, puisqu’il ne faut pas y penser tous les jours ou toutes les semaines, mais « seulement » au moment de le mettre, puis de le retirer 3 semaines plus tard.
Le patch et l’anneau, comme la pilule, nécessitent une prescription médicale, de la part de votre médecin, gynécologue ou sage femme. Ils peuvent être utilisés, hors allaitement, 6 semaines après l’accouchement.
Voici leur taux de fiabilité pratique respectifs :
Pilule combinée : 93%
Patch : 91%
Anneau vaginal : 93%
Le patch et l’anneau vaginal comporte les mêmes risques et effets secondaires que la pilule combinée.

Pilules micro-progestatives (et autres méthodes à base de progestatifs)
Les pilules microprogestatives sont utilisables dès 3 semaines après l’accouchement, que la maman allaite ou non. Elles présentent en effet moins de risques, car elles ne contiennent que de la progestérone de synthèse.
Les pilules progestatives présentent néanmoins des contre-indications : elles ne sont pas recommandées aux femmes qui ont des saignements génitaux non expliqués, une grave maladie du foie, ou encore un cancer du sein ou de l’utérus, ou certains problèmes cardiovasculaires, entre autres.
D’autres méthodes de contraception reposant sur un progestatif sont également proposées aux femmes qui viennent d’accoucher (ou non, d’ailleurs !). En post partum, il est par exemple également possible de recourir à l’implant : l’implant est un petit bâtonnet glissé sous la peau qui délivre seulement un progestatif (étonogestrel), pendant 3 ans. C’est la raison pour laquelle il peut, lui aussi, être posé 3 semaines après l’accouchement et présente les mêmes contre-indications que la pilule micro-progestative.
Quant au stérilet ou dispositif intra-utérin hormonal, il délivre une dose de progestatif (lévonorgesrel) en continu et peut être posé à partir de 4 semaines après l’accouchement, après avoir vérifié l’absence d’une infection sexuellement transmissible ou génitale.
Enfin, certaines femmes font le choix des injections intramusculaires de progestatif (généralement de la médroxyprogestérone), à réaliser toutes 8 à 12 semaines. L’injection est réalisée par un professionnel de santé (médecin, infirmière, sage-femme) dans le bras ou la fesse.
Voici les taux de fiabilité pratique des différentes méthodes à base de progestatifs :
Pilule progestative 93%.
Implant : 99,9%.
Stérilet (DIU) hormonal : 99,8%
Injection : 94%
Pilule du lendemain
Il est également possible de recourir à la contraception orale d’urgence, plus communément appelée « pilule du lendemain« : néanmoins, demandez toujours conseil à votre médecin avant d’y avoir recours notamment si vous allaitez, afin qu’il vous donne une pilule du lendemain adaptée en post partum et à l’allaitement. La pilule du lendemain doit être prise dans les 3 ou 5 jours qui suivent le rapport à risque (selon la molécule utilisée) et gardez en tête que l’ovulation est décalée, mais pas annulée : c’est signifie que vous devrez utiliser une méthode barrière jusqu’à vos prochaines règles.
Petit mot sur le retour de couches si vous employez une méthode contraceptive hormonale avant le retour de vos règles : l’ovulation étant entravée, il n’y aura pas de véritable reprise de votre cycle menstruel. Les saignements vaginaux que vous observerez sous pilule, implant, patch etc. sont des saignements de privation et non de « vraies » règles. Ces saignements ne sont donc pas, au sens strict du terme, un « retour de couches ».

Méthodes non hormonales de contraception après l’accouchement
Après l’accouchement, on peut aussi opter pour une méthode contraceptive sans hormones, qui ne bloque pas la reprise de votre cycle menstruel et votre ovulation 🙂
Préservatif
Il s’agit de la seule méthode de contraception qui protège des IST (infections sexuellement transmissibles), mais elle présente une fiabilité pratique plus faible que d’autres méthodes, de l’ordre de 85% pour le préservatif masculin et 79% pour le préservatif féminin. Le préservatif a également l’avantage de ne pas présenter de contre indication majeure et de pouvoir être utilisé assez vite après un accouchement, dés que vous vous sentez prête à reprendre les rapports. Il permet aussi de répartir la charge contraceptive dans le couple.
DIU au cuivre
Le stérilet ou DIU au cuivre peut être posé dans les 4 semaines après l’accouchement (parfois 48 heures après, mais de manière plus rare), après avoir vérifié qu’il n’y ait pas d’infection sexuellement transmissible ou vaginale (comme pour le stérilet hormonal). Il s’agit également d’une méthode de contraception d’urgence.
Ligature des trompes
Lorsqu’on est sûre de ne pas vouloir d’autre enfant après son accouchement, il est également possible d’avoir recours à la ligature des trompes, qui est irréversible. Elle est généralement réalisée 6 semaines après l’accouchement, le temps que l’utérus retrouve sa taille initiale.
Dans certains couples, c’est l’homme qui choisit une méthode contraceptive définitive, la vasectomie. Cette dernière n’empêche la production de sperme, ni l’éjaculation : en revanche, le sperme ne contient pas de spermatozoïdes.
MAMA
Comme expliqué précédemment, la prolactine,l’hormone de la lactation, bloque l’ovulation. Ainsi, certaines femmes s’appuient sur ce phénomène pour éviter une grossesse après l’accouchement :cette méthode de l’allaitement s’appelle la MAMA (Méthode de L’Aménorrhée et de l’Allaitement Maternel).
Elle est efficace à 98% en pratique, mais répond à certaines exigences :
Elle ne fonctionne que les 6 premiers mois du bébé
Le retour de couches ne doit pas avoir eu lieu
L’allaitement doit être exclusif : pas de biberon, pas de tétine, pas d’alimentation diversifiée
L’espace entre deux tétées ne doit pas être de plus de 4 heures en journée et 6 heures la nuit
Si l’un de ces 4 critères n’est pas respecté, cette méthode contraceptive n’est plus efficace :s
Symptothermie
Enfin, en post partum, il est également possible de recourir à la symptothermie !
Cette méthode de contraception s’appuie sur l’auto-observation des symptômes de l’ovulation, à savoir la glaire cervicale et la température.
La glaire cervicale, en période d’ovulation, devient crémeuse, laiteuse, voire « blanc d’oeuf cru » sous l’influence des oestrogènes
La température au réveil augmente d’environ 0,3 degrés après l’ovulation sous l’impulsion de la progestérone.
Le seul « souci », c’est qu’après l’accouchement, il est assez compliqué de déceler l’ovulation, car le cycle est bien moins lisible, puisque le dialogue entre le cerveau et les ovaires peut avoir du mal à se faire, d’autant plus en cas d’allaitement. L’idée est alors de s’appuyer sur la glaire cervicale, qui annonce que le corps tente une ovulation : à partir de ce moment-là, on peut reprendre sa température et si elle augmente, c’est que l’ovulation a bien eu lieu ! Il faut garder en tête qu’il peut y avoir plusieurs « départs de glaire », qui signalent autant de tentatives d’ovulation. C’est la raison pour laquelle les femmes ont l’impression d’avoir plein de pertes blanches en période post-natale ! On vous rassure, c’est totalement normal 🙂
Mais dans tous les cas, présence de glaire = fertilité potentielle = prudence (même si parfois, l’ovulation ne se concrétise finalement pas).
On vous recommande vivement d‘être formée et accompagnée si vous souhaitez pratiquer la symptothermie en post partum, qui vous permettra à la fois d’anticiper votre retour de couches(si vous repérez votre première ovulation réussie, vous pourrez vous dire que vos règles seront de retour d’ici 16 jours maximum) et éviter une grossesse surprise !
Voici leur taux de fiabilité pratique respectifs de ces différentes méthodes de contraception sans hormones en post partum :
Préservatifs : 85% pour le préservatif masculin et 79% pour le préservatif féminin
DIU cuivre : 99,2%
Ligature des trompes : 99,5% – Vasectomie : 99,8%
MAMA : 98%
Symptothermie : 98%.
De manière générale, les méthodes non hormonales sont tout aussi efficaces que les méthodes hormonales, voire parfois plus efficaces (sauf pour le préservatif).

Pourquoi certaines contraceptions sont déconseillées après l’accouchement ?
Après avoir vu les méthodes de contraception qu’il est possible d’adopter après l’accouchement, voici celles qui ne sont pas recommandées chez la femme en post partum :
Capes cervicales, diaphragme, spermicides : selon la Haute Autorité de Santé, ces méthodes barrières ne doivent pas être utilisées dans les 6 semaines après l’accouchement, car le col est encore plus souple, plus ouvert et plus large, la teille et la forme du vagin peuvent avoir changé et les tissus sont fragilisés. De plus, la taille de la cape et du diaphragme doivent être revues par votre médecin ou votre sage femme, pour être bien ajustés. Le post-partum immédiat est également une période où le risque d’infection est plus grand (l’endomètre cicatrise, notamment) donc introduire un dispositif vaginal peut concourir au risque d’infection, sans oublier qu’il peut provoquer des douleurs et des irritations après un accouchement.
Pilules oestroprogestatives :
- si vous allaitez, la pilule combinée est formellement contre-indiquée pendant 6 semaines, et déconseillée entre 6 semaines et 6 mois en cas d’allaitement exclusif, en raison du risque de thrombose majoré.
- Si vous n’allaitez pas et en l’absence de facteur de risque thromboembolique, la contraception œstroprogestative peut être envisagée à partir de 21 à 42 jours après l’accouchement, selon votre situation médicale personnelle. La décision se prend toujours avec votre médecin ou votre sage-femme !
La MAMA, en cas d’allaitement mixte, et/ou 6 mois après l’accouchement, ou bien si le retour de couches a eu lieu.
Contraception après accouchement : le tableau récap !


Pour résumer – Questions fréquentes
Quelle contraception est compatible avec l’allaitement ?
Si vous allaitez votre bébé, vous avez le choix entre le stérilet au cuivre (à partir de 4 semaines après l’accouchement), une pilule progestative (à partir de 3 semaines après l’accouchement), le préservatif masculin, la méthode MAMA ou la symptothermie.
Peut-on tomber enceinte avant le retour de couches ?
Oui, on peut tout à fait tomber enceinte avant le retour des règles, car si les menstruations sont de retour, c’est qu’il y a eu une ovulation dans les 16 jours précédents. Et si on part du principe qu’on est fertile 5 jours avant l’ovulation, on peut donc tomber enceinte 3 semaines environ avant son retour de couches.
Quelle est la meilleure contraception après un accouchement ?
Le meilleur choix de contraception (après un accouchement ou non) est celui qui vous convient, autant en termes de praticité que pour votre santé 🙂
Assez souvent, le personnel soignant demande aux jeunes mamans de faire leur choix pendant leur séjour à la maternité, juste après leur accouchement : on vous recommande donc d’y réfléchir plutôt en amont, en fin de grossesse, afin d’avoir le temps de considérer toutes vos options !
Quand commencer la contraception après un accouchement ?
Si vous n’allaitez pas, il est recommandé de reprendre une contraception assez vite après votre accouchement, car l’ovulation peut revenir rapidement :
- Pilule combinée, anneau, patch (contraceptifs hormonaux à base d’oestrogènes et de progestérone de synthèse) : 6 semaines après l’accouchement (attention, cette contraception hormonale n’est pas recommandée aux mamans qui allaitent, pendant au moins 6 mois)
- Pilule microprogestative, implant progestatif : 3 semaines après l’accouchement (allaitement ou non)
- Stérilet hormonal (progestatif) : 4 semaines après l’accouchement (allaitement ou non)
- Stérilet au cuivre : 4 semaines après l’accouchement (allaitement ou non)
- Pilule du lendemain : 3 à 5 jours après le rapport à risques, mais demander une pilule adaptée si vous allaitez. Généralement, on recommande plutôt le lévonorgestrel (Norlevo) car l’ulipristal (EllaOne) nécessite un arrêt temporaire de l’allaitement
- Méthode MAMA : disponible tout de suite
- Préservatif masculin : disponible tout de suite
- Symptothermie : disponible tout de suite, mais demande d’être formée et accompagnée pour la période particulière du post partum.
Quelles méthodes naturelles de contraception utiliser en post-partum ?
En post-partum, les méthodes naturelles utilisables sont :
- Préservatif (efficacité réelle : 85 %),
- Méthode MAMA (efficacité : 98 % si allaitement exclusif, bébé <6 mois, pas de retour de couches),
- Symptothermie post-partum, qui est fiable à 98% si elle est bien maîtrisée, mais demande une formation adaptée aux cycles irréguliers du post-partum.
En conclusion, vous l’aurez compris, la pilule n’est absolument pas le seul moyen de contraception à votre disposition après l’accouchement ! Vous avez accès à toute une palette de contraceptifs et la possibilité de faire votre choix en fonction de votre situation, de votre état de santé et de vos préférences, avec l’appui de vos professionnels de santé (médecin, gynécologue ou encore sage-femme). L’idée est vraiment que vous puissiez choisir en toute conscience une méthode qui vous convient et qui présentera le moins d’effets secondaires possibles.
Quelle méthode a votre préférence ou bien quelle est la méthode de contraception que vous avez adoptée, vous, après la naissance de votre bébé ? 🙂
8 réflexions au sujet de “Contraception après accouchement : la pilule est-elle la seule option ?”
Bonjour Laurene,
Comment prendre sa température quand on allaite et qu’on se lève 3 fois dans la nuit ?
Coucou ! En post-partum, la prise de température est effectivement un peu plus compliquée ! Théoriquement, il faut prendre sa température avec la plus longue période au repos, mais effectivement, ça dépend aussi des heures auxquelles tu es réveillée.
Il est délicat de te donner des directives précises en commentaires sans te suivre personnellement, je risquerais de te dire des bêtises :s Le mieux est de te former dans les règles de l’art pour bien intégrer les règles spécifiques à cette période particulière, et être accompagnée par une conseillère qui pourra analyser ta courbe avec toi et te donner des conseils plus personnalisés pour la prise de température, en fonction de ton rythme de réveils à toi. Si tu le souhaites, on ouvre une prochaine session du Serenity Club dans quelques jours, qui comprend bien évidemment tout un module sur le post-partum et un accompagnement dédié avec nos expertes 🙂 Bonne journée !
Bonjour Laurène,
Merci pour cet article très intéressant ! J’ai pratiqué la symptothermie pendant 2 ans (suite au SC3) puis nous avons eu un enfant. J’ai eu mon retour de couche cet été et depuis, c’est un peu anarchique mes cycles (durent entre 38 et 46 jours contre 33 jours avant la grossesse) donc compliqué à observer. As-tu des pistes à me donner pour éclaircir tout cela ?
Merci pour ton partage !
Coucou Chloé ! Oui, effectivement, le cycle est souvent un peu perturbé après l’accouchement 🙂 Le mieux, c’est de bien continuer à observer et noter ta glaire et de prendre ta température, notamment avec le Tempdrop si les nuits sont hachées (et dans la mesure où tu as été formée en amont). Si tu souhaites être accompagnée, n’hésite pas à nous envoyer un mail à serenity-club@emancipees.com, car on propose maintenant un espace de pratique après la formation, avec nos expertes, pour qu’elles puissent regarder vos courbes 🙂 Bonne journée et plein de bonnes ondes pour 2026 !
Merci pour ce super article et l’épisode du podcast dédié. Très instructif.
Ça resonne bcp par ici – coucou/caché la glaire.
A partir de quand s’inquiéter si toujours pas de vraie ovulation/retour de couches ? Bébé de 1 an allaité, mais pas exclusivement.
Merci beaucoup Laurène and team
Coucou Camille ! Avec grand plaisir 🙂 Ca dépend vraiment des femmes, je pense que tu pourras faire le point une fois que tu auras complètement arrêté d’allaiter 🙂 Bonne journée !
Merci pour cet article! Que conseilles-tu comme formation pour pratiquer la symptothermie en post-partum, lorsqu’on a déjà pratiqué pendant plus d’1 an (avec succès!) avant de tomber enceinte? Est-ce que le serenity club est approprié ou est-ce qu’il y a des formations plus spécifiques post-partum?
Coucou Agathe ! Le Serenity Club est tout à fait approprié, on a l’habitude d’accompagner des femmes en post-partum 🙂 Très belle journée à toi ! 🙂