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migraine cataméniale

Migraine cataméniale : le lien entre maux de tête et hormones féminines

Les idées clés

  • La migraine cataméniale est aussi appelée migraine hormonale, car elle est liée aux hormones du cycle menstruel.
  • La migraine cataméniale survient généralement pendant les règles ou quelques jours avant. Elle peut aussi survenir juste après l’ovulation.
  • La crise de migraine hormonale est a priori liée à la chute des oestrogènes en fin de cycle menstruel ou après l’ovulation.
  • Elle peut aussi venir de la prise d’une contraception hormonale et être aggravée par la fatigue, le stress, ou encore le manque d’hydratation.
  • Il existe des traitements médicamenteux qui viennent soulager les crises migraineuses, mais aussi des solutions naturelles.

Certaines d’entre nous sont particulièrement sujettes aux maux de tête, voire aux migraines carabinées, qui nous obligent parfois à stopper toute activité pour aller dormir. Et souvent, ces migraines sont directement liées à… nos hormones féminines ! C’est probablement ce qui explique que les femmes soient deux fois plus concernées que les hommes par les crises migraineuses.

Mais pourquoi ? En quoi notre cycle menstruel et nos variations hormonales ont un rôle à jouer dans nos migraines ? Quels sont les mécanismes sous-jacents et les facteurs déclenchants, voire aggravants d’une migraine cataméniale ? Et surtout, comment soulager ces migraines hormonales ? Pas de panique : on vous explique tout 🙂



définition migraine hormonale

Qu’est-ce qu’une migraine cataméniale et d’où vient-elle ?

La migraine cataméniale, définition

La migraine cataméniale est une migraine liée à notre cycle menstruel : les maux de tête surviennent généralement dans les 2 jours précédant les règles et jusqu’à 3 jours après leur début.

On parle généralement de migraine cataméniale pure quand elle survient uniquement pendant les règles. En revanche, une crise cataméniale « non pure » peut démarrer quelques jours avant le début des règles.

Les symptômes de la migraine cataméniale

Les symptômes de la migraine hormonale sont similaires à ceux d’une migraine classique sans aura :

  • Maux de tête intenses et pulsatiles, souvent d’un seul côté de la tête (parfois des deux côtés !)

  • Nausées et parfois vomissements

  • Sensibilité accrue à la lumière (photophobie) et au bruit

  • Fatigue intense

Quand une crise cataméniale débarque, on a généralement une seule envie : aller dormir, dans le noir et avec un bandeau sur les yeux, en attendant que ça passe ! #truestory

Dernier élément mais non des moindres, qui distingue la migraine cataméniale d’une migraine classique : elle concerne les femmes menstruées, et fait son apparition toujours au même moment du cycle, souvent juste avant les règles ou parfois, en milieu de cycle.

Quelle est la différence entre les migraines et les céphalées ? Les céphalées sont en général moins douloureuses et donnent une sensation d’étau, prenant tout le crâne, avec une douleur constante (non pulsatile). Elles ne s’accompagnent pas d’autres symptômes, et perturbent beaucoup moins la vie quotidienne.

Le diagnostic de migraine cataméniale est posé par votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme : toutefois, si vous avez une suspicion et pour vous assurer que vos crises de migraine sont bien liées à vos hormones, vous pouvez suivre votre cycle et noter, sur une application ou un carnet, les moments du cycle menstruel où elles surviennent, afin de réellement repérer une corrélation.

La migraine cataméniale est l’un des symptômes du syndrome prémenstruel (SPM), mais elle peut aussi survenir en milieu de cycle menstruel, plutôt juste après l’ovulation.


causes migraine hormonale

Quelles sont les causes de la migraine cataméniale ?

La chute des oestrogènes est à blâmer !

La migraine cataméniale est aussi appelée migraine hormonale, car elle causée par la chute des oestrogènes en fin de cycle menstruel. Chez certaines femmes, elles peut aussi se manifester immédiatement après l’ovulation, lors du shift hormonal entre les oestrogènes (hormones de la phase pré-ovulatoire et de l’ovulation) et la progestérone (hormone de la phase post-ovulatoire).

En effet juste avant l’ovulation, les oestrogènes sont à leur plus haut niveau du cycle (ils sont produits par le follicule dominant qui s’apprête à libérer son ovule), et du jour au lendemain, quand l’ovule est libéré, il n’y a plus du tout d’oestrogènes. Cette chute est brutale !

De même en fin de cycle, le corps jaune produit un peu d’oestrogènes, donc ils remontent après l’ovulation, puis redescendent avant les règles, avec de nouveau une chute assez brusque.

phases cycle menstruel

Mais pourquoi ? Tout simplement parce que les oestrogènes n’agissent pas uniquement sur notre système reproducteur, mais aussi sur d’autres mécanismes physiologiques, notamment dans notre cerveau !

Les oestrogènes et les neurotransmetteurs

Les œstrogènes modulent l’activité de plusieurs neurotransmetteurs importants comme la sérotonine, le GABA et l’acétylcholine. Leur diminution rapide perturbe cet équilibre neurochimique, ce qui peut favoriser l’apparition de migraines.

Les oestrogènes et la circulation sanguine cérébrale

Les œstrogènes ont un effet vasodilatateur sur les vaisseaux sanguins cérébraux. Leur chute brutale peut entraîner une vasoconstriction suivie d’une vasodilatation réactionnelle, mécanisme impliqué dans la douleur migraineuse.

Les oestrogènes influencent notre sensibilité à la douleur !

La baisse des œstrogènes semble augmenter la sensibilité du nerf trijumeau, responsable de la transmission de la douleur au niveau de la tête. Cela abaisse le seuil de déclenchement des migraines, puisqu’on est en fait plus sensible à la douleur.

Le shift hormonal provoque une inflammation

Les fluctuations hormonales peuvent favoriser la libération de substances pro-inflammatoires au niveau des méninges, contribuant à l’inflammation neurogène caractéristique des crises de migraine.

Les oestrogènes agissent sur l’hippocampe

La chute des œstrogènes affecte le fonctionnement de l’hippocampe, une région cérébrale impliquée dans la régulation du stress et des émotions, pouvant ainsi indirectement favoriser les migraines.

Petit point de « détail », mais qui a toute son importance : c’est spécifiquement cette fluctuation hormonale brutale, et non un taux bas d’œstrogènes en soi, qui est responsable du déclenchement des crises de migraine cataméniale chez les femmes sensibles à ces variations.

contraception hormonale

Une migraine cataméniale peut aussi être causée par votre contraception hormonale

Les contraceptifs hormonaux, en particulier les pilules combinées (œstrogènes + progestatifs), créent des variations artificielles des taux d’hormones dans le corps. Ces fluctuations, notamment la chute du taux d’œstrogènes pendant la semaine sans pilule, peuvent déclencher des migraines chez les femmes sensibles, voire carrément un SPM sous pilule.

De plus, les hormones contenues dans les contraceptifs peuvent affecter les niveaux de neurotransmetteurs comme la sérotonine, impliquée dans la régulation de la douleur et potentiellement dans la pathophysiologie de la migraine.

Enfin, les œstrogènes ont un effet vasodilatateur sur les vaisseaux sanguins cérébraux. Les variations de leurs taux dues à la contraception peuvent perturber cette régulation vasculaire et favoriser les migraines cataméniales.

La contraception orale peut même être une contre indication absolue en cas de migraine cataméniale dans certains cas !

Votre gynécologue peut vous la déconseiller si vos migraines sont des migraines avec aura : les migraines avec aura sont des migraines classiques, qui s’accompagnent de troubles neurologiques transitoires, comme des engourdissements, des troubles visuels (des points, des tâches ou des trous dans votre champ de vision) ou une difficulté à s’exprimer. Ces troubles peuvent précéder ou accompagner la crise de migraine.

Et si la pilule est alors déconseillée en cas de migraines cataméniales avec aura, c’est parce que les femmes qui en souffrent présentent un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Ce sera aussi le cas si vous présentez d’autres facteurs de risque comme l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme ou l’obésité, en plus des migraines cataméniales : le risque d’AVC est encore plus élevé et la contraception œstroprogestative est généralement contre-indiquée. Idem si vous avez plus de 35 ans !

Les facteurs déclenchants ou aggravants de la migraine cataméniale

En plus du shift hormonal qui semble être à la racine de la crise migraineuse hormonale, d’autres facteurs peuvent aggraver la récurrence ou l’intensité des maux de tête : le stress, le manque de sommeil, le manque d’hydratation, etc. L’hygiène de vie a donc toute son importance !

Petit aparté ! Si vos migraines surviennent plutôt au milieu du cycle (avant/pendant l’ovulation), il peut s’agir d’un autre mécanisme, où l’histamine est en cause. L’histamine est très liée aux oestrogènes (plus il y a d’oestrogènes, plus il y a d’histamine et plus il y a d’histamine, plus il y a d’oestrogènes) et est une molécule pro-inflammatoire : en soi, elle n’est pas mauvaise, mais quand elle s’emballe un peu trop, c’est elle qui déclenche nos allergies en faisant sur-réagir notre système immunitaire en présence d’un « intrus » (l’allergène).

L’histamine peut donc provoquer des migraines, car elle augmente, elle aussi, la dilatation des vaisseaux sanguins dans notre cerveau. Elle serait à l’origine de 87% des migraines, notamment quand l’enzyme chargée de la dégrader, la DAO est en déficit dans notre organisme.

Pour info, ces migraines liées à l’histamine étant l’un des symptômes du syndrome pré-ovulatoire, on parle dans le Moody Club (notre club destiné à celles qui veulent équilibrer et apaiser leur cycle menstruel, leur SPM et leur SPO), en vous donnant plein de pistes pour les apaiser, ainsi que toutes les autres joyeusetés qui accompagnent parfois l’ovulation 🙂

Es-tu concernée par le SPM ?

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Quels sont les traitements des migraines cataméniales ?

Une fois le diagnostic posé, il existe heureusement des solutions pour soulager, voire diminuer la fréquence des crises de migraine, que ce soit via une prise en charge et des traitements médicaux, ou des approches plus naturelles 🙂

Les traitements médicamenteux

Souvent, en cas de crise migraineuse, le médecin traitant prescrit un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à prendre avant que les douleurs ne soient trop intenses.

Un autre type de traitements existe, les triptans, qui sont une classe de médicaments spécifiquement développés pour traiter les crises de migraine, et notamment les migraines cataméniales, ainsi que les symptômes associés comme les nausées, les vomissements et l’hypersensibilité à la lumière. Ils réduisent la dilatation des vaisseaux sanguins, l’inflammation et le signal de la douleur. Le souci, c’est qu’ils sont interdits aux femmes ayant des troubles cardiovasculaires :s

Si les triptans ne sont pas suffisants, votre médecin peut vous faire une ordonnance de traitement à base de dérivés ergotés (dérivés de l’ergot de seigle), qui vont notamment agir sur les récepteurs de la dopamine et de la sérotonine. Ils présentent tout de même un certain nombre d’effets secondaires (vertiges, engourdissements, douleurs dans les extrémités, voire des fibroses abdominales, thoraciques ou cardiaques) et de contre-indications (la présence de troubles cardio-vasculaires et la combinaison avec les triptans).

Outre les anti-inflammatoires, les triptans et les dérivés ergotés, d’autres médicaments peuvent être proposés, comme des anti-dépresseurs ou des beta bloquants (qui ont tous leurs contre-indications spécifiques).

Lorsque l’intensité des migraines menstruelles est trop forte, votre médecin peut aussi décider de stopper le cycle menstruel grâce à une contraception hormonale. Toutefois, la contraception hormonale pouvant aussi provoquer les crises migraineuses, il est également possible de changer de contraception, en optant pour une contraception non hormonale.

solutions naturelles migraine hormonale

Les solutions naturelles

Outre ces traitements médicamenteux qui peuvent grandement soulager, les solutions naturelles et l’hygiène de vie peuvent avoir un réel impact sur la fréquence des crises de migraine cataméniale et leur intensité.

Lorsque les maux de tête surviennent, si vous le pouvez, allez vous reposer, dans le noir 🙂 Vous pouvez également boire des tisanes de camomille romaine, qui aident à soulager les migraines, tout comme l’huile essentielle de menthe poivrée, en appliquant une goutte sur vos tempes, que vous viendrez masser. Le gingembre est aussi souverain pour calmer les nausées, tout comme, là encore, la menthe poivrée, mais plutôt à prendre en infusion, cette fois.

On l’a dit, le stress, la fatigue et le manque d’hydratation peuvent être des facteurs aggravants de la migraine cataméniale : essayez alors d’intégrer des exercices de relaxation ou de respiration dans votre routine, de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour et de prendre soin de votre sommeil.

La migraine cataméniale étant liée à la chute des oestrogènes, vous pouvez aussi tenter d’ajouter des phytoestrogènes dans votre alimentation, comme le soja ou les graines de lin, afin de moduler votre taux d’oestrogènes à la hausse. Néanmoins, l’effet des phytoestrogènes peut varier selon les personnes, donc notre recommandation serait plutôt d’essayer et d’aviser en fonction des résultats 🙂

D’ailleurs, si vous souhaitez que votre +1 et les personnes qui partagent votre foyer sachent ce que vous traversez et comment vous vous sentez au fil de votre cycle, on a créé le Décodeur Anti-Embrouille !

Il vous permet d’afficher clairement votre humeur et vos besoins du jour et où vous en êtes dans votre cycle, de manière simple et visuelle 😊 Cela peut vous permettre de communiquer subtilement autour de vos migraines, et éventuellement d’autres symptômes liés au SPM que vous pouvez ressentir !


questions fréquentes

Questions fréquentes


La migraine cataméniale n’a désormais plus de secret pour vous 🙂 Vous l’aurez compris, elle est clairement liée aux variations des oestrogènes (et surtout à leur chute), ce qui explique qu’elles soient fréquentes avant ou pendant les règles.

Cela dit, si vous êtes concernées, on vous envoie toute notre force et gardez à l’esprit que vous n’avez pas à souffrir de crise migraineuse à chaque fin de cycle : des solutions existent, qu’elles prennent la forme d’une prise en charge médicamenteuse et/ou de pistes plus naturelles, liées à certaines plantes alliées et des ajustements dans votre hygiène de vie. Les deux sont d’ailleurs très complémentaires !

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des remarques, ou des astuces, des conseils pour d’autres lectrices qui seraient elles-aussi sujettes aux migraines cataméniales ? Partagez-nous tout ça en commentaire 🙂

30 réflexions au sujet de “Migraine cataméniale : le lien entre maux de tête et hormones féminines”

  1. Bonjour et merci beaucoup pour cet article passionnant ! Ça fait des années que je remarque que mes migraines ont lieu systématiquement un ou deux jours avant mes règles, avec une intensité croissante. Depuis peu je cherche vraiment à trouver une explication et une solution car je ne parviens plus à travailler quand elles surviennent, et j’ai eu plusieurs fois des bouffées de chaleur quelques jours après les règles, mais je n’ai que 36 ans et ça me paraît étrange d’entrer déjà en préménopause. J’ai une hygiène de vie plutôt bonne, je dors bien, j’ai une activité physique quotidienne importante, je mange bio, beaucoup de légumes… Pourriez vous me donner un conseil pour essayer de comprendre plus précisément ce qui se passe?

    Répondre
    • Coucou Claire ! Le mieux serait de faire un bilan hormonal en début de cycle + 7 jours après ton ovulation, pour voir comment tu te situes, à peu près 🙂 Voici notre article sur le bilan hormonal, si tu souhaites creuser 🙂 https://www.emancipees.com/bilan-hormonal-femme/
      Par ailleurs, dans ton alimentation, est-ce que tu as bien des protéines et des bons gras, par exemple, qui sont hyper importants pour nos hormones ? 🙂 Est-ce que tu as d’autres symptômes de SPM, comme des règles douloureuses, par exemple ? Bonne journée et plein de bonnes ondes !!

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  2. Bonjour Laurène,

    Merci pour ton article éclairant.

    J’aimerai simplement signifier que les huiles essentielles sont à utiliser avec beaucoup de précautions et de discernement, toujours diluées. Rappeler qu’elles peuvent être toxiques me semble très important. Les HE sont hyper concentrées, d’où leur appellation. Une goutte est déjà beaucoup. Tout comme les médicaments allopathiques, il y a une posologie à respecter pour ne pas surdoser.
    Sans parler de l’aspect écologique, car il faut en effet une quantité énorme de plante pour extraire 10ml d’huile essentielle.

    Répondre
    • Coucou Clé ! Tu as absolument raison, il faut utiliser les huiles essentielles avec prudence et seulement sur recommandation de quelqu’un qui s’y connait (pharmacien, naturopathe formé, phytothérapeute, etc.) Bonne journée et plein de bonnes ondes pour 2026 !

      Répondre
  3. Bonjour Laurène,

    Tout d’abord, merci pour tout ce que tu fais, ton site et tes contenus en général sont une vraie mine d’informations ! J’ai tellement appris grâce à ton travail !

    J’ai toujours été migraineuse, depuis l’enfance, avec des périodes plus ou moins intenses (traitées par triptans). J’ai de l’endométriose donc j’ai été mise sous pilule continue (Qlaira, Slinda il y a quelques années et les migraines se sont grandement améliorées (et je comprends mieux pourquoi en lisant cet article !)
    J’ai arrêté Slinda il y a 6 mois car je suis en essai bébé, et depuis, les migraines reviennent de façon cyclique : avant l’ovulation et 2 jours avant les règles.

    Aujourd’hui je suis à 8 DPO et le mal de tête est présent, comme d’habitude (les règles arrivant en général à 10 DPO chez moi). J’ai fait un test de progestérone (Proov) ce matin et la progestérone est stable par rapport à hier. Est-ce que ça signifie que les oestrogènes ont quand même pu chuter ? Est-ce que cette céphalée pourrait être également un symptôme de grossesse (même si 8 DPO est un peu trop tôt, je le conçois) ? Ou bien est-ce que je peux d’ores et déjà considérer que les règles vont arriver ?

    A chaque fois, je n’ose pas prendre de médicaments de peur de perturber une potentielle nidation…

    Merci 🙂

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    • Coucou Nadia ! Mince, je compatis, ça ne doit vraiment pas être évident ces migraines :s Il est possible que ta progestérone soit stable, mais que tes oestrogènes soient trop hauts, ce qui peut donner des migraines. En revanche, non, cette céphalée n’est pas forcément signe de grossesse, ou d’une absence de grossesse d’ailleurs ! 🙂 En tout cas, tu peux tout à fait prendre des médicaments si tu en ressens le besoin et, en parallèle, peut-être travailler sur ton SPM et ces migraines : pour ce faire, tu as le Moody Club, qui est vraiment notre club pour équilibrer les hormones, ou le Fertility Club, qui redémarrera en février (mais je t’espère de ne plus en avoir besoin d’ici là !). Bonne journée et plein de bonnes ondes !

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  4. Bonjour,

    Enfin des explications claires et détaillées, merci vos recherches et cet article !!
    Je suis concernée par les migraines cathaméniales qui me mettent en difficultés dans ma vie depuis longtemps. Je me retrouve dans le commentaire de Kandhys…
    Migraines qui ont commencé doucement dès l’apparition de mes règles à 15 ans. Puis détection endométriose + fibrome plus tard. Je suis tombée enceinte à 40 ans et j’ai continué d’avoir des migraines pendant les 2 premiers trimestres de grossesses puis plus rien le 3ème trimestre, le rêve. Pas trop de migraines pendant l’allaitement ni même après le retour des règles. Par contre à la fin de l’allaitement, à aujourd’hui 42 ans, grosses crises mensuelles. Mes cycles raccourcissent, durent environ 21 jours avec 12 jours de règles. Anémie, migraines, fatigue. Le gynécologue me prescrit une pilule progestative (au choix optimizette gé ou slinda). Mais aux vues de vos explications, le fait d’être tout le temps avec la progestérone, cela ne va-t-il pas me faire enchaîner les migraines, en stoppant la production d’œstrogène ? Ne devrait-on pas plutôt se supplémenter en œstrogènes ? Que pensez-vous des tisanes de sauge en fin+début de cycle pour aider pendant la crise ?
    Merci, bien à vous.

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    • Coucou Virginie ! Il est fréquent que les symptômes que l’on rencontrait avant une grossesse reviennent de manière plus intense en post-partum, car c’est une période où le cycle est très perturbé avant de retrouver son rythme de croisière. Souvent, les migraines hormonales viennent d’un excès d’oestrogènes qui est encore plus présent après l’accouchement, du fait d’une absence d’ovulation (le cycle est bloqué le temps de redémarrer) ou d’ovulations peu qualitatives qui ne donnent pas un corps jaune suffisamment puissant pour sécréter assez de progestérone et contrebalancer les oestrogènes.

      Ainsi, ici, tu peux essayer de travailler sur ton équilibre hormonal en post partum et c’est vrai que la pilule va plus masquer le problème que le résoudre (mais elle peut être une béquille utile pendant quelques mois si tu souffres trop), et c’est d’autant plus dommage que si tes migraines sont liées à ton post-partum, elles devraient s’atténuer avec le temps.

      Il est également possible que tu expérimentes les premiers symptômes de la préménopause, qui peut démarrer dès 40 ans, voici notre article à ce sujet : https://www.emancipees.com/perimenopause/ Je t’embrasse !

      Répondre
  5. Bonjour,
    Migraineuse depuis plusieurs années, j’ai des migraines en début/ fin de règles puis juste après l’ovulation (le lendemain en général).

    Nous sommes en essai bébé et j’aimerais savoir si les migraines et la prise de triptan (zolmitriptan) pourrait affecter ma fertilité ?

    Merci beaucoup ☺️

    Morgane

    Répondre
    • Coucou Morgane ! Pour te répondre, les migraines hormonales sont fréquentes autour de l’ovulation et des règles car elles sont souvent liées aux variations d’œstrogènes (chute rapide juste avant les règles, et pic puis baisse après l’ovulation). Elles n’altèrent pas la fertilité, mais cela peut parfois révéler une hypersensibilité hormonale ou un déséquilibre œstrogènes / progestérone qu’il peut être intéressant de creuser 🙂
      Quand au Zolmitriptan, il agit sur la sérotonine, et non sur les hormones, donc il ne devrait pas avoir d’impact (ils sont en revanche à arrêter en cas de début de grossesse, par précaution) 🙂 Bonne journée !

      Répondre
  6. Bonjour, je fais des migraines depuis plus de 20 ans, plusieurs fois par cycle. C’est une vraie plaie car ça affecte énormément mon quotidien, ma vie de famille et ma vie professionnelle. J’ai des phases d’épuisement intense accompagnées de différents maux: migraines, douleurs physiques, humeurs changeantes, chaud/froid,etc ainsi que des phases de dépression où je peux être agressive avec mon entourage, des phases où je cherche mes mots, je dis des mots pour des autres, je ne sais plus construire des phrases correctes sans devoir y réfléchir ce qui fait que j’ai peur de prendre la parole dans une assemblée (je suis enseignante en Haute Ecole) et le fait de ne pas avoir une énergie constante fait que je n’ose plus trop me lancer dans des projets car je sais que je peux avoir envie/besoin de tout lâcher du jour au lendemain… c’est donc une réelle source de stress qui lamine m’a confiance en moi. J’adore mon métier mais parfois je ressens le besoin intense de me retrouver sur une île déserte, loin de toute forme de stress.
    De plus, comme ce n’est pas visible pour les autres et que chez moi, les symptômes peuvent être plus intenses 1 cycle sur deux et sont liés à mon trouble dysphorique prémenstruel, ou à mon ovulation, je ne sais pas trop anticiper et j’ai souvent l’impression qu’autour de moi, c’est pris comme ‘la bonne excuse’. Tout le monde me dit qu’il doit certainement exister un traitement et personne ne semble accepter le fait que non,… J’ai tout essayé depuis les traitements hormonaux aux traitements phyto, médecines chinoises et autres médecines alternatives. J’ai 49 ans et je croise les doigts pour que la ménopause règle tous mes problèmes mais ma gyneco m’a expliqué que ça peut aussi être l’inverse… Pour l’instant, je suis réellement moi-même et ‘bien’ environ 7 jours par mois après l’ovulation… Le reste du temps, mes journées sont rythmées par la fatigue, les humeurs changeantes, les maux de tête,… Quand j’ai des migraines, je prends des suppos que mon médecin m’a prescrit à base de indometacine, caféine anhydre, domperidone et lidocaine.
    Je fait également très très attention à manger des produits non transformés et bio. Je ne bois quasi que de l’eau et des tisanes.

    Répondre
    • Coucou ! Nous sommes navrées que tu sois dans une telle errance médicale et une telle souffrance… On ne peut pas vraiment te donner de conseils personnalisés « tout prêts », mais le mieux serait de surveiller ton cycle avec la symptothermie, pour repérer ton ovulation, voir la durée de ta phase pré-ovulatoire et de ta phase post-ovulatoire, pour voir à quel moment exact du cycle tes symptômes se manifestent. Ensuite, tu peux faire un bilan hormonal en début de cycle et après ton ovulation pour voir quelles hormones sont en déséquilibre (n’hésite pas à creuser du côté de la thyroïde également). En fonction de cela, tu pourras ensuite construire une routine d’hygiène de vie adaptée.

      Pour compléter ma réponse, voici des articles que tu peux lire :
      – Syndrome prémenstruel : https://www.emancipees.com/spm-syndrome-premenstruel/
      – Bilan hormonal : https://www.emancipees.com/bilan-hormonal-femme/
      – Symptothermie : https://www.emancipees.com/symptothermie/

      On t’envoie nos meilleures ondes !!

      Répondre
  7. Bonjour,
    Mes migraines cataméniales ont été très atténuées avec la prise de la pilule slinda.
    Cependant parfois je peux encore avoir une crise quand je suis fatiguée ou quand j’ai fait un excès.
    Mes crises durent toutes trois jours. Très précisément. Étonnement, j’ai moins mal quand je marche. (Sans stress, sinon ça pulse).
    Actuellement je suis en pré-ménopause, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de crise. La Gyneco m’a prescrit une prise de sang pour savoir où j’en suis.
    En attendant je vais essayer le soja et les graines de lin !

    Répondre
    • Coucou Anabelle ! Oui, il faudrait comprendre d’où viennent ces migraines pour pouvoir les soigner efficacement en parallèle de la prise de pilule et la prise de sang te permettra sûrement d’en savoir davantage (même si, a priori, la pilule bloque et modifie artificiellement le fonctionnement du cycle : la prise de sang ne reflètera donc pas ton fonctionnement naturel, ton niveau naturel d’oestrogènes et de progestérone). Bonne journée !

      Répondre
  8. Bonjour et merci pour votre article .
    Je me doutais que ces maux de tête étaient liées au cycle hormonal.
    Ce qui m’interroge dans mon cas, c’est qu’ils ont fait leur apparition il y a 3 ans et avec d’autres signes de perimenopause.
    Et l’année dernière j’ai également commencé à faire de l’hypertension (les médecins n’ont rien trouvé qui explique une tension à 18)
    Qu’est-ce qui pourrait expliquer l’apparition de migraines après 45 ans?
    Merci

    Répondre
    • Coucou Gwen ! Les migraines hormonales peuvent effectivement être un symptôme de la pré-ménopause, les hormones étant plus chaotiques que par le passé 🙂 N’hésite pas à lire notre article sur la préménopause, si tu veux aller plus loin : https://www.emancipees.com/perimenopause/ 🙂 Néanmoins, ce n’est pas la seule piste possible, et n’hésite pas à faire le point avec ton équipe médicale. On t’envoie toutes nos bonnes ondes !

      Répondre
  9. Le médecin qui s’occupe des hormones est l’endrologue, pourquoi ne pas s’adresser à ce spécialiste ??

    Répondre
    • Coucou Cathy ! Le spécialiste des hormones est l’endocrinologue (tandis que l’andrologue est le « gynéco » des hommes) et on peut effectivement demander une consultation pour faire le point en cas de migraine cataméniale 🙂 Très bonne journée !

      Répondre
  10. Je suis à la ménopause et on m’a prescrit des ovules d’oestrgènes mais mes migraines se sont empirées. Je dois arrêter car risque d’Avc. Quel traitement hormonal serait le mieux ? Je ne veux pas de triptans. Merci

    Répondre
    • Coucou Elizabeth ! Je te recommande de lire notre article sur la périménopause, qui évoque le traitement hormonal à la française, avec des hormones bio-identiques, qui ont moins d’effets secondaires : https://www.emancipees.com/perimenopause/ Après, le mieux est d’en parler avec ton médecin, qui te suit et saura te conseiller au mieux 🙂 Très bonne journée à toi !

      Répondre
      • Merci beaucoup pour ton article. J’ai enfin une explication à ce que je vie depuis. Je partagerai ton article avec ma genico afin qu’elle puisse me donner un traitement adapté.

        Répondre
        • Avec grand plaisir ! Oui, n’hésite pas à lui expliquer que tes migraines sont pénibles pour toi et que tu sens bien qu’elles sont liées à ton cycle 🙂 Bonne journée !

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    • Pourquoi vous ne voulez pas de triptans ? C’est miraculeux comme traitement, personnellement je ne pourrais pas « vivre » sans eux.

      Répondre
      • Coucou Cathy, pour te répondre, les triptans sont effectivement déconseillés en cas de troubles/risques cardio-vasculaires et ne sont pas forcément recommandés à toutes les femmes 🙂 Mais c’est chouette si ce traitement te convient à toi ! 🙂

        Répondre
  11. Hyper intéressant ! Merci !! Boulot de dingue, je me sens reconnaissante d acoir croisé votre chemin dans ma vie !
    Merci !

    Répondre
  12. Je connais enfin le nom pour ce type de migraines! Le descriptif correspond exactement à mes symptômes merci. Et j’ai essayé de prendre la pilule et j’ai eu deux migraines à aura par jour jusqu’à ce que je fasse le lien entre la prise de la pilule et les migraines. J’ai arrêté la pilule et suis allée voir ma gynécologue.
    Quand j’ai mal je prends de l’excedryn (paracétamol, aspirine et caféine), médicament sans prescription et qui est très efficace (demandez la posologie au pharmacien).
    Quand je suis tombée enceinte, j’ai eu une énorme migraine comme j’en avais jamais eue. Et un mois avant d’accoucher j’ai recommencé à faire des migraines. Est-ce que vous avez une explication entre les changements hormonaux liés à ces moments de la grossesse et le déclenchement des migraines?

    Répondre
    • Coucou Jennifer ! Super si notre article peut t’aider ! <3 Oui, il est possible que la hausse des oestrogènes du début de grossesse ait augmenté ton taux d'histamine, qui, souvent, déclenche des migraines. Je ne peux rien affirmer à 100%, mais c'est une piste probable ! Merci encore pour ton petit mot et très bonne journée à toi !

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    • « 2 migraines à aura par jour » : concept bizarre ! J’ai fait l’expérience de migraines qui durent jusqu’à ce que je prenne le seul médicament qui est réellement efficace (Maxalt ), donc elles peuvent durer de 1h à 72h. Les autres médicaments font croire que la migraine est terminée mais elle continue en sourdine

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      • Certains médicaments peuvent effectivement masquer les douleurs sans les soigner 🙂 Quant au traitement le plus adapté, cela vraiment dépend de chacune 🙂 Très bonne journée !

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Auteur/autrice de l’image

Émancipées redonne aux femmes le contrôle sur leur cycle menstruel.

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